La France, 21ème « pire économie mondiale »

Dans le classement des pires économies au monde, la France se classe mal, tandis que les régimes socialistes d’Amérique Latine trustent les pires positions.

Par Alexis Vintray.

Chaque année, Bloomberg sort son Misery Index, pendant négatif du classement Ease of doing business index de la Banque Mondiale (à ne pas confondre avec le Tax Misery Index de Forbes). Une fois de plus, la France s’en sort mal, en 21ème place du classement, comme en 2015 (cliquer sur l’image ci-dessous pour voir les détails).

Bloomberg Misery Index 2016 (Crédits Bloomberg, tous droits réservés)

Ce classement est calculé en additionnant simplement deux indicateurs, le taux d’inflation et le taux de chômage. Cette définition simple et créée par le célèbre économiste Arthur Okun, est reconnue comme une bonne mesure de la situation économique et sociale d’un pays pour ses habitants (dans le sens où ils pâtissent à la fois du chômage et de l’inflation).

Une Europe très mal notée

La France reste donc à une place peu enviable de 21ème sur 63 (63 étant le meilleur, 1 le pire), malgré une inflation quasiment négative, qui fait que la quasi totalité du mauvais score de la France est due au chômage élevé dont souffre le pays depuis quarante ans.

La faute à une économie qui ne parvient pas à créer des emplois, entre une fiscalité étouffante et un maquis d’aides inefficaces.

L’Europe est loin d’être en reste puisque la Zone Euro est en moyenne 20ème de ce classement. La pire économie européenne étant la Grèce, malgré une inflation zéro mais à cause d’un chômage qui dépasse les 25%. L’Espagne, avec son chômage élevé, suit de peu en 6ème place, tandis que la Croatie, Chypre, le Portugal ou l’Italie font eux aussi pire que la France.

Toutefois, l’Allemagne et la Suisse se distinguent en bien, respectivement en 43ème et 61ème position de ce classement, soit une troisième meilleure place pour l’économie suisse.

Quelles sont les pires économies ?

Dans les pires économies au monde, c’est sans conteste le Venezuela qui remporte à nouveau la palme, après un premier « titre » en 2015. Avec une inflation de plus de 150% et un chômage officiel de près de 10%, le « socialisme bolivarien » réussit le tour de force d’avoir un Misery Index quatre fois supérieur à celui de son dauphin.

L’Argentine en effet, avec un Misery Index de 40%, prend la deuxième place du classement. Là encore, le mélange d’étatisme, de protectionnisme et de socialisme a assuré à l’économie argentine une deuxième place dans le classement des pires économies au monde. Espoir cependant pour le pays, qui a renvoyé chez eux aux dernières élections les responsables du désastre pour élire le libéral-conservateur Macri.

Suit ensuite l’Afrique du Sud, la Grèce, ou encore l’Ukraine, ravagée économiquement par la guerre avec la Russie.

Les économies prospères sont aussi les plus libérales

À l’inverse, dans le top 3 des pays aux économies les plus prospères figurent Singapour (2ème), la Suisse (3ème) et la Thaïlande (1ère), mais cette dernière ne doit son classement (en bonne partie usurpé) qu’à un chômage inférieur à 1% dont la méthode de calcul est « particulièrement avantageuse » selon Damien Durand du Figaro. Plus généralement, les meilleures places du classement accordées à la Chine, à Taïwan ou à la Roumanie suscitent des doutes sur les chiffres officiels, utilisés dans cette étude.

Si on met de côté ces anomalies statistiques, dur de ne pas remarquer que les pays parmi les plus libéraux sont au sommet, et les pays les plus socialistes dans les abîmes du classement…

 

 

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