SNCF : une grève avant tout politique

Les Français ont raison d’être choqués par les grèves SNCF, elles ont tout d’une manifestation purement politique.

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SNCF : une grève avant tout politique

Publié le 3 avril 2018
- A +

Par Patrick Aulnas.

Le sujet est très peu abordé. Pourtant, la grève à la SNCF présente toutes les caractéristiques d’une grève politique. Les tenants du modèle ancien, qui d’une manière ou d’une autre disparaîtra dans un avenir indéterminé, s’opposent à toute évolution. Ils veulent conserver la SNCF traditionnelle, vaste administration publique croulant sous une réglementation tatillonne et supportant des contraintes de service public datant du début du XXe siècle.

Trois aspects de ce mouvement social lui donnent un caractère politique.

Des modalités de grève totalement nouvelles

La durée et les modalités de cette grève sont inédites. 36 jours de grève ont été programmés du 3 avril au 28 juin 2018 à raison de deux jours de grève tous les 5 jours. Il ne s’agit ni d’une grève illimitée (le travail reprend), ni d’un grève perlée (pas de travail au ralenti), mais d’une grève intermittente sur longue période. Cela n’avait jamais eu lieu.

Cette innovation en dit long sur la volonté politique des syndicats, qui tentent un baroud d’honneur pour conserver un bastion inexpugnable jusqu’alors : le fameux « service public » ferroviaire.

Le beurre et l’argent du beurre : profiter du marché sans les risques du marché

La CGT et de SUD-Rail s’opposent à toute évolution du statut des personnels. Le projet gouvernemental est pourtant très modéré puisque les salariés actuels de la SNCF embauchés au statut conserveront ce statut. Il s’agit essentiellement de la garantie de l’emploi, du niveau de rémunération et du régime spécial de retraite. Seuls les contrats de travail conclus après l’entrée en vigueur de la réforme relèveront du droit commun.

La conception ancienne, celle d’une administration publique, prévaut toujours chez les leaders syndicaux sur la réalité actuelle. La SNCF est en effet devenue une entreprise, mais une entreprise monopolistique, dont les déficits sont comblés par l’État, qui en est d’ailleurs partiellement responsable (retraite des personnels, investissements TGV).

Les syndicats veulent le beurre et l’argent du beurre : bénéficier d’un marché du transport ferroviaire considérable en faisant supporter les risques à la collectivité nationale toute entière sous le prétexte fallacieux de la défense du service public. On est déjà passé par là avec la téléphonie. Qui pourrait regretter aujourd’hui l’administration des PTT ?

Rompre les engagements internationaux de la France ?

La France s’est engagée au niveau européen à supprimer les monopoles anciens : postes et télécommunications, distribution du gaz et de l’électricité, transport ferroviaire. Le processus est en cours dans la plupart des pays et produit d’excellents résultats à l’issue d’un certain nombre d’années transitoires. Mais le culte voué à l’État par une partie de l’opinion publique française entraîne des résistances plus fortes qu’ailleurs.

La grève du printemps 2018 à la SNCF a pour objectif d’empêcher le pays de se mettre au diapason européen. Il s’agit d’une tentative de pression sur le pouvoir politique visant ni plus ni moins à reporter, voire à rompre, des accords internationaux. Rien de plus politique qu’une telle attitude. Une petite minorité profite de sa position stratégique dans le transport ferroviaire pour dicter la politique internationale du pays.

François Ruffin, l’inénarrable député de la France insoumise, mi-clown, mi-politicien, l’a affirmé clairement sur BFMTV :

Le sens de la grève à la SNCF dépasse la SNCF, il y a un enjeu plus général  […] Qu’est-ce que la SNCF ? Qu’est-ce que les cheminots ? Ils ont la possibilité d’être une digue pour les autres, de dire stop, on peut espérer que les cheminots soient une digue pour le reste de la société, au-delà de leur sort, s’il y a un stop, ce sera un stop pour les autres réformes derrière.

Tout est clair : la grève vise à imposer un modèle de société.

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  • Ce sujet a été très bien abordé hier par François de Closets dans l’émission de Pujadas sur LCI (entre autres vers 44′ environ), ce qui lui a permis par la même occasion de remettre les pendules à l’heure sur le rôle de chaque institution (syndicats, gouvernement) :
    https://www.lci.fr/replay/24h-pujadas-l-info-en-questions-replay-du-lundi-2-avril-2018-2083436.html

  • À tous ces romantiques de la révolution, il conviendrait de leur rappeler que dans la nuit du 4 août 1789 la constituante votait l’abolition des privilèges.
    https://www.fichier-pdf.fr/2018/03/19/primes-cheminots/

  • quand vous dites que là SNCF c’est politique..je viens d’entendre la ministre des transports.ne répond pas aux questions..mais le fond du probléme n’est -pas la privatision de la SNCF ..le gouvernement dit non, comment peux t-on les croire voir EDF ….il n’y a pas plus menteur qu’un ministre ….
    ils veulent faire payer les routes empruntées par les routiers soit par une taxe où redevance mais au final c’est le consommateur qui va se la manger…
    maïs par contre o% de déficit et moins de 50% de Dépense Publique..et remboursement du PIB…

  • Tout est dans la titre un greve politique, cepoint de vue n’ a pas beaucoup d’interet car il est simplement idéologique, pensez vous que les cheminots fassent greve par plaisir? si j’avais un seul conseil à donner à M AULNAS ca serait de s’instruire un minimum sur la politique des transports voyageurs, marchandises, d’aller interroger quelques cheminots vous pensez que yous les grevistes sont syndiqués, vous pensez qu’ils soutiennent tous la CGT? vous avez entendu parler du bashing cheminots? vous pensez que les cheminots, leurs statut, leurs facilités de circulations sont la cause reelle de la dette?vous pensez que l’état peut se passer de ce mode de transport? vous pensez que les bus vont pouvoir remplacer l’ensemble des trains? vous pensez que les cheminots sont des feignasses? vous pensez que le petit cheminot qui fait greve aujourd’hui n’a qu’un objectif « emmerder » MACRON? alors sortez de votre idéologie qui voudrait croire que les salaries n’auraient qu’un objectif renverser les gouvernements qui se suivent. Je pense sincerement que vous n’avez rien compris à la situation et que tant que vous utiliserez ce prisme pour analyser la situation politique et economique de ce pays vous aurez tout faux. Avoir une idéologie, une philosophie politique c’est bien encore faut-il qu’elle ne biaise pas trop votre vision et interprétation de votre environnement sinon cela s’appelle simplement de l’intolérance et de l’enfermement.

    • Je ne sais pas si les cheminots font grève par plaisir, il est toutefois clair qu’ils ont une forte motivation pour avant toute autre revendication démontrer leur pouvoir de nuisance. Alors s’ils n’y prennent pas plaisir, pourquoi cherchent-ils à nuire et à faire perdre aux autres contribuables et à eux-mêmes des fortunes ? Ils sont cinglés ?

    • « Tout est dans le titre une grève politique » Veillez toutefois à ne pas trop le déformer, cela enlèverait de la crédibilité à votre analyse qui s’avère pourtant très pertinente, c’est d’ailleurs en général le rôle d’un titre.
      « pensez vous que les cheminots fassent greve par plaisir? » Non en général, sauf pour ceux qui snt rémunérés par leur syndicat pendant la grève.
      « vous pensez que yous les grevistes sont syndiqués, vous pensez qu’ils soutiennent tous la CGT? » Non, il serait d’ailleurs intéressant de connaître leur avis.
      « vous avez entendu parler du bashing cheminots? » Oui, par les cheminots eux-mêmes.
      « vous pensez que les cheminots, leurs statut, leurs facilités de circulations sont la cause reelle de la dette? Non, mais cela peut devenir la cause d’une perte de compétitivité de la SNCF et à terme de sa faillite dans le futur contexte de concurrence.
      « vous pensez que l’état peut se passer de ce mode de transport? » Oui très bien, mais pas les usagers, et par contre ce mode de transport peut très bien se passer de l’état.
      « vous pensez que les bus vont pouvoir remplacer l’ensemble des trains? » Non, c’est bien pour cela que cette grève est inacceptable dans une situation de monopole.
      « vous pensez que les cheminots sont des feignasses? » Non, mais je suis frappé par le fait qu’actuellement seuls les cheminots abordent ce sujet.
      « vous pensez que le petit cheminot qui fait greve aujourd’hui n’a qu’un objectif « emmerder » MACRON? » Non pas plus qu’un autre à priori, ce qui ne lui ôte pas son caractère essentiellement politique.

      • Ou vous faites une erreur commune c’est de dire que la SNCF est en situation de monopole, c’est faux, le rail n’est qu’un mode de transport, nous avons connu l’époque de la coopération entre exploitants de divers réseaux, les trains FS, DB, belges, espagnols roulaient et roulent encore sur le réseau français, la concurrence est un faux problème, ce n’est qu’une question idéologique.
        Interessez vous au Fret vous verrez que la concurrence existe et qu’en plus c’est une catastrophe, sécurité des circulations entre autre, car ce qu’oublient trop souvent les entrants c’est que l’on ne peut pas faire n’importe quoi au niveau de la sécurité, poids, vitesse, freinage et trop souvent pour des questions de rentabilité les nouveaux entrants veulent s’affranchir de certaines contraintes avec à la clé des incidents graves de circulation et de mise en danger des divers opérateurs. Quand on voudra bien sortir de l’idéologie seule on fera deja un grand pas, le sujet est trop sérieux et technique pour le laisser aux seuls idéologues.

        • La concurrence n’est pas un faux problème, c’est l’absence de concurrence qui est un vrai problème parce qu’elle permet à la SNCF de poursuivre impunément dans ses deux travers majeurs : le mépris du client et le paiement des pertes par le contribuable.
          Réduire les contraintes pour tous, voilà ce que devrait être l’objectif du cheminot. Pas imposer les règles de 1945 et vilipender la rentabilité !
          A chaque article sur la SNCF, nous voyons apparaître des commentateurs manifestement cheminots, pressés de conserver le statu quo et leurs avantages, mais jamais aucun d’entre eux ne propose la moindre amélioration ni même ne justifie les avantages par un service de qualité. Pas étonnant que cela soulève l’ire des contribuables, à plus forte raison quand ils sont aussi clients…

          • La SNCF est en concurrence avec la voiture et l’avion sauf quand il s’agit de financer le train de vie de ses membres (14 milliards/an)

    • @ Perignacien
      Sympa les « conseils » mais commencez par nous « instruire un minimum sur les transports [-] marchandises » : Geodis filiale à 98.4 % de la Sncf et qui ne respectait pas la convention collective du transport en retraite et prévoyance.
      Tout ça en conservant la structure de la Sernam ? Instruisez nous svp de votre « idéologie », de votre « philosophie politique » non biaisée !
      Et ça vient parler d’enfermement ? Pfff !

      • Vous connaissez la situation du fret? vous savez ce que l’on a fait du Sernam? vous savez que la SNCF justement via Geodis est le premier transporteur routier en France, vous savez que le gouvernement demande justement à la SNCF de vendre Géodis pour diminuer la dette alors que c’est Geodis qui permet justement à la SNCF de renflouer la partie Fret puisque l’on a dézinguer l’outil: triages, portiques et autre.

        • @Perignacien
          Pourquoi conserver les 2 entités Sernam et Geodis ?
          Pourquoi lorsque les cheminots pleurent la Sernam ils occultent que leur entreprise au travers de Geodis se paye d’autres transporteurs à coup de plusieurs centaines de million d’€ ?
          La partie fret, ce sont les cheminots eux-même qui l’ont dézinguée comme vous dites en n’étant pas compétitifs sur un marché transport en pleine évolution.
          Et il ne vous parait pas normal que la Sncf lâche du capital pour renflouer ses déficits abyssaux ? C’est vous qui n’êtes pas normal !

    • Les cheminots font grève pour défendre leurs privilèges insensée, alors que les syndicats de gauche ne cessent de parler d’égalité. C’est nous les contribuables qui payons le déficit de la SNCF et leurs retraites. Cela suffit!

      • « les cheminots font grève »
        Sauf erreur c’est une minorité de cheminots qui sont en grève même si une majorité de trains doivent être supprimés.

  • J’ai entendu cela, ce qui pourrait pousser les routiers dans la grève, la phrase dite trop tôt ?

  • Cela devient surtout une grève pour la survie de syndicats, car leurs dernières batailles ont souvent été perdues. Un compromis sera probablement trouvé pour sauver la face de chacun, où nous apprendrons dans x temps que x euros auront été distribués d’une façon ou autre. Et chacun dira qu’il a réformé pour l’un qu’il a défendu les agents pour les autres.

  • si les changement sont très mal acceptés. .c’est normal..quand vous entendez .. J’ai Décidé..!!en réalité c’est une obligation de Bruxelles là concurrence qui doit être faite sinon pénalités que Bruxelles appliquera….d’accord où pas il exécute !!!

    • Bruxelles n’oblige à rien que Paris n’ait pas préalablement accepté.
      Cette mise en concurrence a été acceptée à plusieurs reprises par la France.

  • Des le départ les postulats pour mener la reflexion sur la situation de la SNCF sont biaisés, soit c’est une erreur d’analyse politique mais je pense avant tout que c’est une erreur stratégique ou une fuite devant la réalité des causes, M. MACRON cherche à faire porter le chapeau d’une part à l’Europe sur l’obligation d’ouverture à la concurrence et d’autre part aux acteurs de terrain qui seraient la cause de la dette, hors les cheminots comme les salaries dans les entreprises, n’ont aucune prise sur les décisions politiques, les cheminots ne sont que des techniciens qui sont là pour faire rouler les trains point. En fait la réflexion à mener est beaucoup plus large que la situation de la SNCF seule, il s’agit de politique globale des transports, d’analyse des besoins, de complémentarité des modes de transport, d’aménagement du territoire, de pollutions: bruit, qualité de l’air, de gestion de l’espace. Alors tant que l’on en sera à chercher et à accuser les lampistes sur la crise n’est pas prête d’être reglée et le politique aurait interet à revoir rapidement sa strategie .

    • @ Perignacien
      Bla, bla, bla,
      bla, bla, bla, ouin, ouin, bla, bla, bla . . .

      • Gian il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, donc je ne vois aucunement l’interet d’echanger avec vous

        • Rectificatif : vous n’entendez aucunement l’intérêt d’échanger avec ceux qui ne sont pas déjà d’accord avec vous.

        • Vous n’échangez rien du tout. Vous voulez que l’on continue à payer 10 milliards par an pour les cheminots. On ne peut car la France n’a plus les moyens, justement à cause des syndicats qui ont désertifié l’industrie française et ruiné son économie! Avec cette grève qui paralyse le pays ils en rajoutent une couche, pour l’achever!

      • Effectivement, il revient à l’Etat de définir « une politique globale des transports, d’analyse des besoins, de complémentarité des modes de transport, d’aménagement du territoire, de pollutions: bruit, qualité de l’air, de gestion de l’espace…  » et de la mettre en oeuvre.
        Pour la mise en oeuvre, il est envisagé , les objectifs et le cadre étant défini par les pouvoirs publics (au sens large, état et collectivités territoriales), de confier à des entreprises en concurrence d’agir.
        Deux postulats, deux croyances, soutiennent ce raisonnement :
        – la concurrence va se traduire obligatoirement par une amélioration de la qualité du service et une réduction des coûts,
        – le service public assuré par des fonctionnaires sera toujours coûteux et de mauvaise qualité, une impasse.
        Si le modèle de la SNCF a montré ses carences , il ne faut pas croire naïvement qu’un nouveau modèle – piloté par les pouvoirs publics mais ayant recours à la privatisation et la mise en concurrence- constitue la panacée… Le risque de dérapages demeure, notamment si les usagers – devenus clients – ne sont pas suffisamment représentés et puissants.

    • @Perignacien
      Vous avez parfaitement raison : le management catastrophique de la SNCF est le reflet de l’emprise des politiques sur la gestion de cette entreprise. Les politiques, comme vous le constatez vous-même, sont incapables de mener une réflexion stratégique saine pour la SNCF car ils répondent avant tout à des pressions électoralistes.
      La conclusion logique pour sortir de cette impasse est de réduire l’influence du politique dans la gestion de la SNCF. Pour le dire autrement, Macron n’est pas allé assez loin dans sa réforme : c’est de davantage de libéralisation dont a besoin le chemin de fer français. Les exemples de l’Allemagne et du Royaume-Uni le démontrent.

      Toute personne qui regarde les faits – RÉELLEMENT sans idéologie – parviendra à cette même conclusion.

      • Le plus simple voyez vous c’est de demander aux usagers anglais et allemands ce qu’ils pensent des résultats des privatisations et vous aurez deux avis totalement opposés, en Angleterre la privatisation est un echec et les anglais renationalisent, chez les Allemands seuls les réseaux de certains lands sont privatisés et pas totalement car il y a une différence fondamentale entre faire du commercial en exploitant du trafic voyageurs où la différence pourra se faire sur le service vendu, le confort. Donc arrêtons de theoriser sur la concurrence, soyons pragmatiques et surtout ayons de la méthode. Mais le fond du problème n’est pas là: mais qui gére les circulations, la sécurité, les aiguillages, les installations et là vous ne pouvez pas avoir divers opérateurs. Concernant la concurrence : il y a dejà longtemps que la SNCF a externalisé donc confié au privé un grand nombre de ses activités, travaux sur les voies, entretien d’une part du matériel, privatisation du parc de wagons, trains de fret privés, vente de billets, c’est pourquoi l’argument du monopole et du refus de la concurrence ne sont pas recevables pour ceux qui s’interessent un peu au chemins de fer et qui veulent bien sortir un peu du seul prisme idéologique pour apprécier la situation, bien sur que j’ai aussi mon appréciation politique et je ne m’en cache pas mais ce qui m’importe c’est l’honneteté intellectuelle et je refuse les anathèmes ainsi que les prejugés et les procés d’intentions.

        • Ben alors, on attend la grève pour la privatisation à l’allemande.

        • Cessez de revendiquer une honnêteté intellectuelle dont vous ne faites pas preuve. Et vous parlez de préjugés alors que vous étalez les vôtres et refusez les faits bien réels que soulignent vos contradicteurs!

          • Virgile je vous laisse à vos jugements, je crois avoir apporté les informations et les arguments que je pense pouvoir avancer au devant des « faits bien reels » que vous et vos amis revendiquez comme vérités absolues. Vous me direz alors qui juge de ces faits?, moi je ne vous parle pas de « on-dit » de rapports d’experts, de spécialistes, soit patentés soit auto-proclamés, moi je parle de vécu, de factuel, de terrain. Maintenant les cheminots méritent-ils tout le fiel que l’on déverse sur eux, la SNCF est vilipendée à longueur de temps, la concurrence serait la panacée, moi la concurrence je l’ai vue à l’oeuvre dans divers domaines SNCF, dont la formation, l’expertise, ils devaient nous apprendre des choses et la plus part du temps c’est nous qui leur apprenions leur métier, alors!!! Maintenant la gréve elle, est bien réelle, est ce que Blablacar, les bus, et autres alternatives suffisent et peuvent remplacer le ferroviaire: la réponse est clairement non! Est ce que la désignation des responsables de la gabegie actuelle en matière de transport de masse des voyageurs et des marchandises ainsi que les motifs donnés aujourd’hui par nos gouvernants pour l’ouverture à la concurrence sont recevables: la réponse est clairement non et la majorité de nos concitoyens en sont convaincus. Si cela vous satisfait de ne trouver à cette gréve qu’une motivation politique ou un moyen de survivance pour une organisation syndicale la CGT pour ne pas la nommer de se refaire une santé, je pense que vous avez à un moment « occulté » mais c’est à vous de le dire, les motivations profondes et autrement plus importantes que des visions à court terme politiques ou idéologiques, je le dis d’autant plus librement que je n’étais pas syndiqué à la CGT mais vous allez bien arriver à me le faire regretter.

            • @Perignacien
              « moi je ne vous parle pas de « on-dit » de rapports d’experts, de spécialistes, soit patentés soit auto-proclamés, moi je parle de vécu, de factuel, de terrain. »

              Ah, ah ! C’est la meilleure celle-là ! Les études et rapports de Spinetta, d’Eurostat, de l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer ou de l’European Railway Performance Index ne vaudraient rien à côté de votre petit ressenti partisan de gréviste !

              Et ça ose traiter ses contradicteurs informés d’idéologues et prétendre à l’honnêteté intellectuelle et au pragmatisme…

              Je comprends que vous refusiez les faits rapportés par ses études, parce qu’ils ne servent votre cause, mais pitié cessez de venir nous raconter vos bobards : l’idéologue qui refuse de tirer les leçons des expériences menées au Royaume-Uni ou en Allemagne pour mieux préserver égoïstement ses privilèges, c’est vous !

              • Le vécu du client-contribuable qui paie doublement plein pot pour un service aléatoire (sauf pour la ponctualité, qui n’est pas aléatoire mais absente de manière quasi-certaine) doit vous échapper…

            • Bla, bla, bla,
              ouin! ouin !
              bla, bla, bla . . .
              Qu’est-ce que je disais ?

        • @Perignacien
          « en Angleterre la privatisation est un echec »…

          Ben voyons !… Et revoici la bonne vieille légende de la privatisation britannique qui aurait été en échec…
          Sauf que ce n’est que ce n’est que cela : une légende !

          La réalité est tout autre : en matière de qualité de service (ponctualité et sécurité), le Royaume Uni fait jeu égal avec la France. En revanche, il surpasse largement la France en matière de volume de trafic de voyageurs, de maîtrise de la masse salariale et de rentabilité.

          Pour le dire autrement : le RU offre une qualité de service comparable à moindre coût, en rationalisant l’offre (c’est-à-dire avec une meilleure allocation des ressources).

          • Raphael il faudra revoir votre source d’information et surtout voyager un peu, croyez moi allez sur place, ça vous fera un énorme bien, à moins bien sur que vous soyez beaucoup plus malin que nos amis britanniques, usagers du rail et politiques apparemment vous n’avez pas les mêmes sources, alors dans ce cas le meileur moyen c’est d’aller sur placeet d’y prendre le train aprés vous viendrez nous dire.

            • Mes sources comme indiquées plus haut : études et rapports de Spinetta, d’Eurostat, de l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer ou de l’European Railway Performance Index.

              Désolé mais je préfère ces sources-là à vos bobards de gréviste.

              • @ Raphaël
                Et encore, ne lui parlez pas de ce que les Japonais sont capables de faire,
                là il se fout sous un train.

            • Lol, il suffit de savoir lire en anglais et de faire deux trois recherche chez la presse et les divers organismes anglais et autres.

              Le pire c’est que vous prenez en plus les gens pour des idiots.

              Commencez par ça, ça vous calmera :

              https://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2013/7/25/1374774811646/Train-fatalities-graphic.-001.jpg

              Le tableau est limpide : les pays surs sont ceux qui ont privatisé leur transports ferroviaires.

            • Bah justement, ça fait quelques années que j’ai quitté la France et de vécu je peux vous dire qu’ailleurs est bien meilleur qu’en France. Ayant utilisé les transports ferroviaires en GB et en Allemagne, j’étais assez content de ne pas avoir à prévoir une heure entre chaque correspondance juste pour être sure que mon train arrivera à temps pour que je puisse attraper ma correspondance.

              • J’ai voyagé en Angleterre : pas senti être traité comme une merde par le personnel. Dans une entreprise normale, le quart du dizième de ce que font certains personnels serait passible du licenciement pour faute grave ou de la faillite dans le cadre d’un commerce.

        • C’est hallucinant ces mensonges éhontés sur le rail Anglais et Allemand, avec en prime leçons de morale et d’honnêteté.

          On rêve.

    • « M. MACRON cherche à faire porter le chapeau … aux acteurs de terrain qui seraient la cause de la dette »

      Là aussi ce sont des faits. Le rapport Spinetta a bien chiffré les mauvaises performances du personnel. Les effectifs, le coût de la main d’oeuvre, la motivation (l’absentéisme est anormalement élevé) et la productivité des cheminots sont très mauvais : 1 euro de masse salariale ne rapporte qu’un euro de chiffre d’affaires. Ce qui cause chaque année un déficit de financement de 3 Mds. 3 Mds qui viennent gonfler chaque année l’endettement.

      Donc oui, la médiocrité du travail réalisé par les cheminots est bien l’une des causes de la dette massive (pas la seule certes).

    • @ Perignacien

      Bien essayé!
      Wikipédia: « cheminot »: On utilise souvent le mot pour mettre l’accent sur la spécificité de la corporation, le poids de la tradition et la puissance revendicative que possèdent les cheminots.

      Tout est dit en finesse!

      • mikylux pour le Petit Robert la définition c’est employé du chemin de fer idem pour le Larousse.
        Je remarque que Wikipedia verse un peu dans l’interprétation, mais pour autant cette definition ne me déplaît nullement, je pense qu’il est preferable d’être ferme sur les principes, j’ai un profond respect pour l’opinion d’autrui mais j’aime bien qu’elle soit assise sur le factuel et non sur l’interprétation que l’on se fait des choses, Copernic était convaincu qu’elle tournait, le temps lui a donné raison.

  • Une digue qui défend ses privilèges? Les insoumis sont toujours très soumis à leur connerie et malhonnêteté!

  • Pauvre Macron! Il veut faire croire qu’il va montrer ses biceps, les syndicats ne sont pas en reste mais tout est déjà joué d’avance car les accords internationaux sont irréversibles. Ces grèves et la manière dont elles sont programmées? Une façon de distraire les Français en attendant l’été.

  • @ canari
    Excellent !
    En attendant c’est Sur Neuf Cinq Fainéants.

  • Staline le grand ordonnateur de Contrepoint si c’est tant un libéral ! Génial !

  • La seule et unique question:
    Quelle est la crédibilité de la parole de l’état Macron ou non ???
    Péchiney: disparu
    Arcelor: disparu
    Alstom: en cours de disparition
    France télécom: Massacré et combien de suicides
    Sans parler des écoles, universités, hôpitaux ….
    Dans la novlangue politique le mot « réforme » est trop souvent traduit par « destruction » …
    Si la parole de l’état devient crédible cela change énormément les choses

  • Bah !
    Sans vouloir prendre parti… cette grève est une réponse politique… à une décision politique.
    La France pouvait (et peut encore ? ) refuser la libéralisation du rail au moment où cela s’est décidé au niveau européen. Les directives européennes ne tombent pas du ciel. Elles resultent de choix opérés par les États membres.
    En son temps, l’Etat n’a pas demandé son avis au peuple. Eh bien, il le donne maintenant !

    • Bien de votre avis : comme dans ce pays pratiquement tout est politique, on ne risque pas trop de se tromper.

      Sinon, vu que la démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, je ne vois pas en quoi l’Etat aurait à demander l’avis du peuple, vu qu’il est le peuple et qu’il agit pour le peuple.

      Mais j’ai peut être raté un truc.

    • Pourquoi les Allemands ou les Hollandais devraient-ils payer pour les canards boiteux français ?

      l’Etat n’a pas demandé son avis au peuple

      Pas plus que vous avez demandé aux vegan l’autorisation de manger de la viande.

  • C’est hélas une nouvelle occasion de constater que le communisme est réactionnaire.

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Alain Mathieu.

Jean-Pierre Farandou, le pdg de la SNCF a déclaré : « C’est le moment de réinventer le modèle TGV. »

La situation de la SNCF n’est pas brillante : des grèves à répétition, 14 milliards d'euros par an de subventions payées par les contribuables, une dette gigantesque, dont 63 % repris par les contribuables (soit 2200 euros pour chaque contribuable à l’impôt sur le revenu), des retards fréquents, des TER remplis à 25 %, etc.

Pourquoi Jean-Pierre Farandou ne réinventerait-il pas la SNCF, en s’inspirant de... Poursuivre la lecture

Par Jean-François Revel. Texte présenté par Damien Theillier

Jean-François Revel prend ici l'exemple concret des trains, en France et en Grande-Bretagne, pour illustrer l'omniprésence de la mentalité antilibérale, qui jaillit comme un cri du cœur en toute occasion, notamment lors d'une catastrophe ferroviaire (Voir aussi la vidéo tout en bas). Cette mentalité persiste à l'encontre de toute l'expérience historique du XXe siècle et même de la pratique actuelle de la quasi-totalité des pays. Comme il l’écrit si joliment :

« L'antil... Poursuivre la lecture

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Par François Turenne. Un article de l'IREF Europe

Le 9 mars dernier, la commission des Finances a rendu un rapport au vitriol sur la SNCF. Les deux auteurs font le constat que le modèle du groupe ferroviaire doit se réformer en profondeur car il ne pourra pas éternellement compter sur le soutien public pour éponger ses dettes. Ils saluent la libéralisation du rail, génératrice d’un cercle financier vertueux pour l’ensemble du secteur ferroviaire. Enfin, ils dénoncent le poids financier de plus en plus important de l’opérateur historiqu... Poursuivre la lecture

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