Principe de précaution : un principe tueur

Tel un boa constrictor, le principe de précaution étouffe lentement l’activité économique de la France en paralysant les initiatives.

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Principe de précaution : un principe tueur

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 mars 2018
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Par Michel Gay.

imgscan contrepoints791 principe de précautionLe principe de précaution de la Charte de l’environnement inscrit en 2005 dans le préambule de notre Constitution est un principe tueur d’innovation, de risque et de plaisir d’entreprendre. Il tue l’audace, la création et le goût de l’avenir. Tel un boa constrictor, il étouffe lentement l’activité économique de la France en paralysant les initiatives.

Tout le mal vient de l’article 5 de cette Charte que chaque Français devrait connaître par cœur puisque nul n’est censé ignorer la loi :

« Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ».

 

Les origines philosophiques du principe de précaution

L’origine de ce principe vient du philosophe allemand Hans Jonas, « l’un des penseurs les plus néfastes du siècle dernier » selon Claude Allègre. « L’idée de prendre des précautions même lorsqu’on ne sait rien est naturellement une idée absurde qui gênera le progrès et le développement économique. Mais elle a surtout l’énorme défaut de mettre la peur comme vertu première au-dessus du savoir. »

Dès janvier 2008, Jacques Attali préconisait d’abroger cet article de la Charte :

« Cette formulation floue ouvre au juge la possibilité d’interpréter le texte fondateur de la République. En vertu de ce texte, l’administration est supposée être en mesure de suivre l’ensemble des recherches scientifiques, ce qui parait peu réaliste. Ne pouvant le faire, l’administration recourra donc très souvent à l’interdiction, solution la plus certaine juridiquement, la plus confortable administrativement, et la plus pénalisante pour notre croissance. »

L’innovation est « toujours dangereuse » écrivait Flaubert avec humour dans son Dictionnaire des idées reçues publié de manière posthume en 1913. Le progrès (mot qui prend aujourd’hui une connotation péjorative), est maintenant entouré d’un halo d’inquiétude, non seulement pour la population mais aussi pour les chercheurs, les scientifiques et autres découvreurs. Ils se demandent dorénavant s’ils ont « le droit » de proposer une découverte, s’ils se sont bien entourés de « toutes les garanties », ou s’ils vont se retrouver devant un tribunal et finir en prison.

 

Du principe de précaution au principe d’inaction

Mais le plus stupéfiant est que ce principe de précaution, qui s’est transformé au fil des années en « principe d’inaction » ou « d’abstention « , visait exactement l’inverse… L’enfer est décidément pavé de bonnes intentions.

Ce principe avait certes pour objectif « d’éviter et d’anticiper des dommages majeurs pour l’environnement », mais il devait aussi « conduire à une stimulation de la recherche scientifique pour réduire les incertitudes. Le texte de la Charte visait à contraindre les pouvoirs publics à modifier leurs comportements en matière de gestion des risques sans être synonyme d’incitation à l’immobilisme et à se prémunir contre des interprétations diverses susceptibles de paralyser la recherche et de freiner le développement économique. »

Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est raté…

Pourtant, le 16 juin 2004, avant l’inscription de la Charte dans le préambule de la constitution, Jean Bizet avait déjà « fait part de sa réserve initiale sur l’intérêt d’une telle réforme qui pouvait conduire à entraver la recherche scientifique, l’innovation technologique et le développement économique, voir à l’inaction au nom de l’impossible quête du risque zéro. »

Bien vu Monsieur le sénateur ! Même s’il a ensuite levé ses réserves « après un examen en profondeur du texte à la lumière de nombreuses auditions … »

En mai 2014, dix ans plus tard, le même écrit :

« À rebours même de la philosophie qui animait le Constituant en 2005, les dérives constatées dans l’interprétation qui a été faite de la notion de principe de précaution, invoqué de manière irrationnelle et compulsive, ont contribué à amplifier un climat de méfiance vis-à-vis de l’innovation, voire même du progrès scientifique et technique. »

Le Sénat, sur la proposition du sénateur Jean Bizet, a adopté en première lecture une modification de cette charte le 27 mai 2014. Il y est introduit la notion de « coût économiquement acceptable » et les autorités publiques devront également veiller « au développement des connaissances scientifiques, à la promotion de l’innovation et au progrès technique ».

Ouf, on est sauvé !

Cet article a été publié une première fois en 2014.

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  • Ce n’est pas le principe de précaution qui est un problème, c’est (comme toujours) les abus qui en sont fait.

    • Ce n’est pas la censure qui est un problème, ce sont les abus qui en sont faits…
      Pareil pour le planisme, l’expropriation,…

    • Le principe de précaution tel qu’il est formulé c’est « s’il y a le moindre doute on bloque tout ». Ce n’est pas une question d’abus d’interprétation. Ce principe est paralysant par nature.

      • absolument pas. la formulation est équilibrée, voire creuse et vide, à la limite de la tautologie.

        qu’est-ce qui est « paralysant par nature » dans des « procédures d’évaluation des risques » et des « mesures provisoires et proportionnées » ? Rien.
        L’ennui ce n’est pas le principe de précaution, c’est qu’il n’est justement pas appliqué : en pratique on a zéro évaluation des risques, et que des mesures définitives et disproportionnées (exemple : interdiction des OGM)

        • Le fait d’envisager « la réalisation d’un dommage [qui] pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement » est déjà une forme d’évaluation des risques. C’est une évaluation grossière et naïve qui aboutit à une conclusion inéluctable.

          • une évaluation des risques va bien au-delà du simple fait d’envisager un dommage. Il faut évaluer ce qui peut arriver, comment on pourrait y remédier, combien ça couterait en temps, en argent etc. ce qu’on gagne dans le meilleur des cas et ce qu’on perd dans le pire, etc.

            • @ P
              Pourtant, le risque de tomber dans le « non sense » le plus stupide n’a même pas été envisagé et c’est évidemment ce qui devait arriver!

        • Le problème est de prendre des mesures non pas proportionnées à un majorant du risque en attendant qu’il soit mieux évalué, mais proportionnées aux conséquences imaginées. Pour que ça marche, il faudrait 1) que le majorant du risque en l’état actuel des connaissances doive obligatoirement être supérieur au seuil habituellement admis pour le niveau de conséquences envisagé et 2) que les mesures provisoires soient limitées à 3 ans non reconductibles.

        • « absolument pas. la formulation est équilibrée, voire creuse et vide, à la limite de la tautologie. »

          Donc complètement inutile juridiquement!

          • pas tout à fait, dans la mesure où il interdit (en théorie) les mesures définitives du type loi anti-OGM

            • D’accord, mais on peut faire durer indéfiniment le doute sur les OGM :
              – on n’a jamais fait d’étude sur les effets de la consommation de tel plante sur tel animal sur toute sa vie;
              – on n’a jamais fait d’étude sur les effets de la consommation de tel plante sur tel animal sur toute sa vie sur 2000 individus pour détecter les effets rares;
              – on n’a jamais fait d’étude sur les effets de la consommation de tel plante sur tel animal sur 15 générations.

              Appliquez ça à un animal encombrant et cher à entretenir et étudier comme un singe (contrairement aux rongeurs), et pouf, fini les OGM.

              • Je signale à madame que cela fait plus de 20 ans que des milliards de personnes et d’animaux consomment des OGM (tout le monde n’est pas aussi débile que les français) et que médecins et vétérinaires n’ont RIEN signalé. Les études sur les effets sont inutiles puisque cela fait 20 ans que l’étude a lieu en live. Comme vos connaissances en génétique égalent le 0 absolu, tout comme votre logique d’ailleurs, vos objections sont irrecevables!

          • au contraire applicable à tout , il suffit de dire que on n’est pas assez sur, que ça coûtera trop cher etc ..que des jugements de valeur…
            le code de la route c’est 50 à l’heure en agglomération sauf specification contraire indiquée si il etait rédigé en disant adopter dès qu’on s’approche des zones habitables une vitesse de circonstance adaptée à l’état de la route la visibilité et la circulation….on pourrait mettre une prune pour excès de vitesse à tout le monde….

            imaginez donc un principe de précaution pour la liberté de parole… en gros tu dépasses les bornes toto! donc panpan cucu…

            Dans un monde normal les écolos feraient rire tant ils abusent des phrases sans queue ni tête…… faut pas en faire trop quoi, exploiter raisonnablement quoi, il faudrait que les fermes ne soient pas trop grandes quoi…etc etc… en gros les écolo ils sont contre les excès et les abus…comme tout le monde…mais mieux quand m^me…faut que ce soit à taille humaine…oui aux vaches à taille humaine…dans des fermes à taille humaine avec des agriculteurs à taille humaine qui conduisent des tracteurs à taille humaine …

      •  » Le principe de précaution tel qu’il est formulé c’est « s’il y a le moindre doute on bloque tout ».  »

        C’est même pire; le principe de précaution; c’est tant que l’on aura pas prouvé un moindre doute on bloc tout

        • @ Le nouveau
          Ben! Tant qu’il y a un prétexte pour arrêter de travailler, les Français sont preneurs, évidemment!

  • « affecter de manière grave et irréversible l’environnement »

    Je ne comprend pas en premier lieu cette notion « d’irréversible ».

    – d’un côté, cela suppose que l’homme serait capable de modifier de façon durable une nature dont on constate pourtant qu’elle finit toujours par reprendre le dessus : la végétation se multiplie, détruisant les constructions humaines, les espèces animales se multiplient, etc …
    – d’un autre côté, cela revient à s’interdire toute modification d’un état de chose : interdiction de détourner un cours d’eau, de couper une forêt pour cultiver, d’éradiquer des insectes nuisibles …
    – cela suppose en revanche que l’on peut se permettre de causer du tort aux autres à condition que ce soit temporaire, même si on rétablira les choses après leur mort. Cela suppose même que les droits de la « nature » sont supérieurs à ceux des individus, y compris leur propre vie.
    – on entend régulièrement parler aussi des générations futures. Mais les générations futures peuvent-elles avoir des droits avant même d’exister ?

    Je comprends parfaitement que chacun veuille laisser à ses enfants un « environnement » correct. Mais c’est un droit individuel. Je ne vois pas en quoi il serait supérieur à n’importe quel autre droit de n’importe quel autre individu. La défense de l’environnement érigée comme principe aboutit à une grave dérive autoritaire : on peut priver de grandes parts de la population de ses ressources vitales au nom d’un soi-disant intérêt collectif qui ne les concerne même pas, et qui ne concerne même personne sinon quelques utopistes qui pensent que leur vision de la « nature » est plus importante que l’humanité elle même.

    • « La défense de l’environnement érigée comme principe aboutit à une grave dérive autoritaire »
      Et oui, et c’est même le but. Terrorisme, lutte contre la drogue, le chômage ou les atteintes à l’environnement, tout ce qui peut faire prétexte pour justifier l’autoritarisme est utilisé.

    • Très juste votre raisonnement! Mais les écolos sont des ignorants, stupides et cinglés. Ils s’arrogent le droit de détruire les perspectives d’avenir de l’humanité, car ils haïssent celle-ci.

      • « ignorants, stupides et cinglés ». Certes mais pas forcément. Ce sont surtout des croyant (ici l’idole concerné est Gaïa) qui refusent catégoriquement la séparation de leur église avec l’état.

  • ce principe de précaution a fait de nombreuses victimes enrôlées par des sectes.Il était utilisé en son temps au niveau de l’éducation et a fait de nombreuses victimes dont nombre de femmes trop soumises et qui n’ont jamais réussi à s’affirmer avant que n’arrive un électrochoc de la vie qui elle en possède de nombreux pour donner le coup de fouet nécessaire à l’humain pour qu’enfin il soit maitre de sa propre vie
    En lisant l’article on voit que les vieux schémas ont vie longue et qu’il suffit d’adapter ce qui n’a pas marché dans un domaine en croyant que pour autre chose il ira mieux ce qui est totalement faux

  • Un paradoxe du principe de précaution: le domaine des vaccinations!
    Par « précaution » face à une risque de maladie (pour ne pas dire d’épidémie) « réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine », on injecte des substances aux vertus et risques tout aussi incertains. Le pire étant de rendre la vaccination obligatoire et de la maintenir telle contres des maladies non contagieuses (tétanos), rares, curables… Et par « précaution » contre certaines maladies (hépatite B, papillomavirus…), on pousse à la systématisation de la vaccination indépendamment du risque individuel de contracter la maladie… en faisant courir à l’individu le risque bien qu’incertain d’un dommage supérieur (ex. sclérose en plaques) même si le lien n’est pas « scientifiquement » démontré ou expliqué. De sorte que la « précaution » s’avère pire que le mal redouté. Et là il ne s’agit pas d’environnement, mais directement de l’individu!
    Le paradoxe est désormais poussé jusqu’à contester la « précaution » qu’il y aurait à vacciner avec davantage de discernement, voire à ne pas vacciner du tout.

    • C’est ça, laissons tomber la vaccination et toutes les maladies mortelles se répandront à nouveau. Il y a déjà des morts à cause de la rougeole qui revient. La plupart de ces maladies ne sont pas soignables car les antibiotiques n’ont plus d’effet sur les bactéries et virus. Quant à la sclérose elle n’est pas provoqué par le vaccin. Corrélation n’est pas causalité. Ces personnes l’auraient contracté sans.

    • @ hugh
      L’absence d’intelligence fait sa démonstration quand elle renie des faits pourtant dûment constatés et statistiquement incontestables à cause d’un oligophrène qui, un beau matin, doute!!!

  • Dans les faits le principe reste très circonscrit, à ma connaissance il y a peu de censures du conseil constitutionnel au visa de l’article 5 de la charte. Egalement, le Conseil d’Etat a, par ses décisions de 2012, considérablement réduit la possibilité pour le pouvoir réglementaire de fonder des mesures de polices sur ce l’article 5.

  • Dans un monde uniquement composé de propriétés purement privées, tout contrat d’interaction finirait par obéir au même principe.

    Une entreprise contacte le propriétaire d’un territoire afin d’obtenir la permission de venir exploiter une ressource naturelle en échange de ristournes. Tout propriétaire consciencieux commencera par examiner le risque de l’activité d’exploitation, puis demandera à l’entrepreneur de fournir une assurance suffisante pour dédommager tout accident pouvant être anticipé.

    Le fait que l’État agisse à titre de propriétaire du territoire ne change rien au principe.

    S’il y a quelque chose à critiquer ici, c’est l’évaluation du risque et l’assurance demandée.

    • Bonjour RL
      Toutes relation présente un risque et un contrat de même. Le propriétaire est tiraillé entre la sécurité et le gain. Si ses exigences d’assurances sont disproportionnées il n’y aura pas de contrat mais aussi pas de gain.

      « l’État agisse à titre de propriétaire » Humm…

      • C’est vrai que les risques sont impossibles à évaluer à la perfection et c’est aussi vrai qu’il existe toujours un minimum d’asymétrie d’information dans une relation principal-agent . C’est certainement la responsabilité du propriétaire de juger du risque sur sa propriété en fonction du gain et dans le cas d’un propriétaire unique, c’est assez simple.

        Disons qu’une copropriété, un terrain avec des ressources naturelles, appartient à 3 frères en parts égales. Appliquons le même scénario, l’entrepreneur arrive et propose d’exploiter une ressource en échange de ristourne. Il faudra alors que le contrat soit signé par les 3 frères d’accord sur les modalités et la gestion du risque.

        Si on considère alors une copropriété qui appartient à 100 millions de citoyens, part égales. Le problème ici est qu’il est quasiment impossible d’obtenir un concensus, doublé du problème que certains copropriétaires ne s’occupent même pas de leur propriété, triplé du problème que certains copropriétaires comprennent mal les enjeux et prennent des positions extrêmes.

        Le système de décision par représentation ajoute un niveau de plus au problème principal-agent. Cela créé l’illusion de réduire l’asymétrie d’information alors qu’en fait, ça l’emplifie. En plus du problème de gestion du risque au départ, on se retrouve en plus avec tous les défauts prévus par la théorie des choix publics.

        Considérant alors un espace de discussion publique où des experts et amateurs de tous les domaines peuvent échanger suffisamment d’information, le référendum semble alors le processus de décision collective qui présente le moins de risques.

        Pourquoi des gens sont surpris quand l’État est considéré comme une propriété collective?

        • Bonjour RL
          « Si on considère alors une copropriété qui appartient à 100 millions de citoyens »
          Je vous arrête tout de suite si vous croyez que la france appartient à ses citoyens, vous vous leurrez.

        • Dans une SAS, on n’attend pas le « consensus » des actionnaires!

          Juste une majorité stable qui approuve une stratégie.

    • à RL : vous oubliez le fameux  » en dehors des connaissances scientifiques »….
      Ces petits mots peuvent se traduire par « dans l’absolutisme le plus délirant »
      Ou encore par « par idéologie totale »…
      Evaluer un risque nécessite 2 choses :
      1) de connaitre le phénomène et les dégâts qu’il pourrait occasionner s’il se réalisait = le risque
      2) de connaitre les conditions, techniques et mesures à prendre pour réduire le risque.
      Tout ceci relève de la science.

      Maintenant : comment évaluer les risques d’un phénomène que l’on ne connait pas et dont on ne sait strictement rien ????
      Solution : on interdit tout … même les expérimentations scientifiques d’évaluation des risques : comme le cas pour les pieds de vignes OGM de Colmar ou le juge s’est permis de dire que l’on avait aucune connaissance des risques de l’expérience (qui visait justement à avoir une idée des risques) et donc que l’état n’aurait jamais du autoriser cette expérience.

      Le Principe de Précaution est une arme pour détruire toute innovation !!!

      • @ Daniel

        Pour un propriétaire privé, l’évaluation du risque est une chose tout à fait personnelle. Au-delà des connaissances scientifiques, il y a également la conception subjective de la valeur. Pour une activité commerciale qui risque de détruire un bien, seul le propriétaire privé du bien peut en juger personnellement la valeur en tenant compte du marché mais également de ses propres critères.

        C’est quand la propriété privée appartient à un groupe de gens que la décision collective devient difficile. Et c’est exactement là que les uns tentent de convaincre les autres avec des « sciences ».

        • @ RL : Comme vous le dites il y a une dimension personnelle , que je qualifierais d’affective = subjective
          1) Subjectifs : sentimentaux, personnels, vécu…
          2) Objectifs : évaluation bénéfices / risques. Et pour se faire il faut des critères « sûrs » donc expérimentaux et reproductibles.
          Prendre une décision basée uniquement sur l’affect est le meilleur moyen de se tromper. Encore plus quand cet affect est lui-même basé sur une idéologie sans fondement !!!

      • oui…
        plus exactement une arme pour empecher toute innovation qui ne plait pas …

        • et je le répète dans l’énoncé…peu importe les éventuels bienfaits pour l’humanité

        • Qui ne plait pas à une minorité, laquelle par sa propagande relayée par des media malhonnêtes finit par faire croire à la majorité que sa phobie est justifiée! Les OGM en sont le parfait exemple.

  • Un meilleur nom: le principe de frilosité.
    C »est les incompétents qui décident, de préférence avec un référendum bien cher après le bourrage de crâne de journalistes incompétents mais bien vendus…

  • Si le principe de précaution était un bon principe on devrait avant tout l’appliquer à toute mesure gouvernementale et étatique. Que ces charlots de politiciens-législateurs nous montrent d’abord que leur mesure ne produit pas d’effet secondaires indésirables ou dangereux, que leur mesure permet d’atteindre le but souhaité sans casse, etc., et ensuite on discutera de la possibilité d’en faire une loi.

    Avant cela, pas de preuve de l’innocuité d’une mesure étatique, pas de loi restreignant la liberté!

  • le texte est si crueux qu’il permet tout, en outre on remarque que, si on évoque des dégâts irréversibles potentiels sur la nature , rien n’est dit sur les progrès potentiels possible pour les gens voire la nature ..ah non pas la nature car toute modification de la nature qu’on peut en vertu du second principe considérer comme irréversible l’écarte de son..état naturel…bon on parle un peu de sou faut y penser quoi…

    vous êtes sur une île entouré de dodos..et habité par le principe de précaution…
    encore un » on touche pas à sainte nature et tant pire pour les zom. »

    toute recherche qui vise le progrès pour l’homme peut être arrêtée…

  • D’accord sue le fond. Mais j’eviterais de citer Allegre a la rescousse, ne serait-ce qu’en raison de ses positions sur l’amiante … Cordialement, JT

  • Remettre en cause le principe de précaution Est ce une bonne chose?
    A t’on oublié les nombreux scandales de l’amiante au mediator , en passant par celui de la vache folle… qui par une application du principe de précaution auraient, peut-être, pu être évités?
    C’est sans doute, comme d’ailleurs le dit l’article de Contrepoint, l’application du principe de précaution par l’Admnistration qui pose problème, et non le principe lui-même, lequel n’est rien d’autre que la traduction scientifique de la nécessité de suivre le précepte de Montaigne: « Science sans conscience n’est que ruine de l »âme ».

    • @Olivier d’Arexy

      Prendre des précautions en fonction de ce que nous pensons (croyons?) savoir sur le moment est un bon principe, que je suppose nous appliquons tous à titre personnel? Cela s’appelle tout simplement de la prudence.
      Avoir judiciarisé ce principe me paraît une mauvaise chose. Vous citez des exemples malheureux, mais vous pourriez citer d’autres exemples: les travaux de Pasteur, à l’époque violemment contestés, auraient-ils pu être appliqués si le principe de précaution avait alors été inscrit dans la constitution? Car cela aurait permis aux opposants de faire un procès, qui aurait pu résulter en une interdiction au nom de ce principe, les experts de l’époque étant contre, et les juges parfaitement ignares.
      De plus, la judiciarisation extrême de la société, qui se développe en France à l’imitation des Etats-Unis, entraîne une effrayante pression sur les moyens productifs et l’imagination, le développement d’une classe sociale qui ponctionne au-delà du raisonnable la société, et un ralentissement de l’économie. Elle est douteuse dans son principe même, quand il s’agit de juger d’affaires scientifiques et techniques. Car on demande à des personnes, les juges, de prendre des décisions dans un domaine qu’ils ne connaissent pas. Ils doivent recourir à des experts, mais toute personne, au nom de la démocratie et de la liberté d’expression, est un expert, cela se voit à l’évidence sur les blogs.
      Cette judiciarisation, prévue pour prévenir les dérives provoquées par des intérêts économiques, ne les empêche guère, mais favorise par contre les dérives provoquées par les intérêts politiques. Il suffit pour cela d’avoir des avocats connaissant bien les ficelles, et de produire à l’appui des « études scientifiques » faites par des scientifiques marrons. Ce n’est pas pour rien qu’un parti que les dirigeants des »ONG » environnementales sont maintenant des avocats et non des scientifiques.
      L’humanité est toujours allée de l’avant en ignorant bien des risques, par essais et erreurs. Ses connaissances ont beaucoup augmenté et elle devrait pouvoir, en principe, éviter plus d’erreurs maintenant que par le passé. Curieusement, dans notre pays, c’est sur les risques les plus insignifiants que l’attention de concentre.

  • Faisons trève de blabla et d’arguties sans fondement…
    Quelqu’un peut-il me citer un exemple de développement technique ou d’innovation qui aient du être abandonnés en France, parce qu’ils étaient soupçonnés, sans preuve dûment établie, de nuire à l’environnement ?

      • Les OGM existent, en agriculture, depuis plus de 20 ans ! Les premières interdictions remontent à avant 2004, date de l’inscription du principe de précaution dans la constitution, et ne concernent que certains produits. Et nous continuons d’importer à ce jour, en France, des produits agricoles OGM.

    • L’exploration des hydrocarbures.
      L’éradication des trolls…

      • La fracturation hydraulique est notoirement connue pour ses dégâts sur l’environnement. On n’est même plus au doute raisonnable, là !

        • connues pour ses dégâts sur l’environnement, comme l’agriculture, l’exploitation de biomasse, comme les autres combustibles fossiles..

          comme toute activité humaine …

          donc …compte tenu de nos besoins énergétiques on fait comment?
          si la réponse est agir raisonnablement consommer moins , ou trouver des sources alternatives etc…ça ne m’intéresse pas…ce n’est pas une réponse.

          • Pour l’instant, certains misent beaucoup sur l’électricité, pour nos déplacements routiers. Ce qui a mon humble avis est un leurre. Mais bon, d’ici à ce qu’on considère que ces véhicules sont eux-mêmes source de pollution (liée à l’extraction minière), de l’eau aura coulé sous les ponts.
            Ceci dit, je m’interroge : comment se fait-il que nos véhicules actuels consomment toujours autant que les véhicules de nos parents et grands parents ? Aujourd’hui, une mégane de 150 ch consomme 6-7 L/100, ce qui était la conso des 4L, qui elles n’avaient que 25 ch !!… Aujourd’hui, on saurait faire des voitures qui consomment moins de 3 L/100, mais qui accepterait de rouler dans une voiture de 40 ch faisant 600 kg ?!

        • La fracturation hydraulique, en supposant qu’elle ait de véritables effets néfastes même en l’absence de vidéos truquées, n’est pas une méthode d’exploration mais d’exploitation. L’interdiction de l’exploration à cause de risques invérifiés dans l’exploitation éventuelle ultérieure est un parfait exemple de l’absurdité du principe de précaution.

          • A ma connaissance, l’exploration n’est pas interdite en France. Elle ne devrait l’être qu’en 2040, avec l’exploitation, ainsi qu’avec l’interdiction de vente des véhicules fonctionnant à l’essence ou au gazole.

            • Il n’y a AUCUNE exploration en France!

            • Aucun nouveau permis ne peut être délivré. Les permis d’exploitation existants ne seront pas renouvelés et expireront au plus tard en 2040. Dans les années 80, le secteur d’ingénierie d’exploration et d’exploitation pétrolière représentait un excédent commercial de 10 Mds de francs de l’époque par an. La France n’avait pas plus de pétrole qu’aujourd’hui, mais elle ne tapait pas bêtement pour le plaisir sur ses sociétés genre Technip, Coflexip, Bourbon, CGG, Doris, Sofresid, ETPM, etc.

  • Si l’on oublie notre petit nombril… il me semble que l’Allemagne aussi a inscrit ce principe dans sa constitution. Cela n’empêche pas l’Allemagne de figurer parmi les premières nations industrielles du monde.

    • Quelqu’un peut-il me citer un exemple de développement technique ou d’innovation qui ait surgi en France ou en Allemagne au cours de la dernière décennie ?

      • Les compteurs Linky, qui continuent d’être déployés à grande échelle… malgré les oppositions.
        Le coeur artificiel de Carmat… malgré les morts.
        Et une autre, qui ne va pas vous faire plaisir, et que vous aimeriez bien faire interdire, alors qu’il n’y a aucun risque pour la santé, ni pour l’environnement : l’éolienne marine à axe vertical.

        • Ne vous ridiculisez pas en affirmant des c…..ies, et en allant les chercher dans mon domaine de spécialité technique ! L’éolienne à axe vertical existait déjà en Crète il y a plus de 1000 ans, belle innovation de cette dernière décennie…

          • en mer ? ca m’étonnerait !

            • Ne change rien au fait que ce n’est pas une innovation, ni que ce mode de produire de l’électricité est dément car aléatoire et ne supprime en rien les centrales thermiques d’appoint, en plus beaucoup trop cher!

            • Un « responsable » de l’ADEME m’avait vanté le procédé il y a 20 ans au moins, et avait été été très fâché quand je lui avais démontré que c’était techniquement une idiotie. Non que ça ne puisse marcher, mais parce que les coûts sont délirants et les rendements bien plus faibles qu’une éolienne classique. Donc déjà que l’éolienne classique à terre n’est à mon avis pas profitable, mais alors installer ça en mer, c’est comme diraient les Anglais prendre plaisir à s’installer sous une douche glacée et y déchirer des billets de 100 livres. Cette discussion date d’il y a 20 ans, quand on ne parlait pas encore du principe de précaution, et si le truc se développe malgré tout, ça n’est pas une innovation récente mais une volonté politique de déchirer aussi des billets de 100€.

              • Je précise qu’il ne s’agissait pas d’une discussion de café du commerce, mais d’un avis professionnel tout à fait officiel.

  • Les résultats sont là pour prouver la nocivité de cette imbécillité de Chirac. Le déclin de la France lui est en partie redevable.

  • Principe de précaution = piège à cons. Tout le reste est littérature.

  • Le principe de précaution, s’il avait été appliqué, aurait dû conduire à l’absurde interdiction de toute production d’énergie hydro-électrique après les 423 victimes de la catastrophe de Malpasset.

  • Lors de son dernier mandat présidentiel, Jacques Chirac n’a rien fait, sauf deux énormes carabistouilles : inscription du principe de précaution dans la Constitution et lancement de l’IPBES, GIEC de la biodiversité. Encore un énarque beau parleur mais totalement incompétent…

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