Le matraquage fiscal des retraités

Depuis des décennies la pression fiscale s’accumule sur les retraités, et le gouvernement Macron ne déroge pas à la règle.

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Le matraquage fiscal des retraités

Publié le 20 février 2018
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Une tribune de l’Institut fiscal Vauban

Depuis plusieurs années, nos retraités français sont bien maltraités par la fiscalité. Retour sur les principaux coups de bambou fiscaux ; auxquels s’ajoutent notamment plusieurs coups extra-fiscaux tels que le changement des modalités de calcul des pensions de retraites (réforme Balladur de 1993) et l’absence de revalorisation de ces dernières ; sans compter le moindre remboursement des frais de santé depuis la réforme Touraine de 2016.

2013 : instauration d’une nouvelle contribution sur les pensions de retraites

La contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) est prélevée au taux de 0,3% et s’ajoute à la CSG et à la CRDS.

2014 : suppression de deux niches fiscales destinées aux retraités

Il s’agit tout d’abord de la majoration de retraite de 10 % pour charges de famille qui bénéficiaient à ceux ayant élevé au moins trois enfants ; auparavant exonérée, elle doit désormais être intégrée dans leur revenu imposable.

Il s’agit ensuite de la demi-part veuve ; sachant que celle-ci n’a été que partiellement supprimée (elle existe toujours mais s’applique dans des conditions très restrictives).

La suppression de ces deux niches fiscales a eu un impact important, non seulement au regard de l’impôt sur le revenu et de la CSG (de nombreux retraités se sont retrouvés assujettis au taux normal de CSG de 6,6 % au lieu du taux réduit de 3,8 %), mais aussi de la taxe d’habitation dans la mesure où environ 600 000 retraités jusqu’alors exonérés en sont devenus redevables à compter de 2015.

Ironie du sort : le gouvernement a justifié la hausse de la CSG pour les retraités modestes par la suppression de leur taxe d’habitation ; alors que c’est le précédent gouvernement qui les a soumis à cet impôt.

2015 : application plus restrictive du taux réduit de CSG de 3,8 %

Depuis 2015, le taux réduit de CSG de 3,8 % est seulement réservé aux retraités dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain seuil ; alors qu’il était jusqu’à 2015 aussi applicable à ceux qui étaient non imposables du fait de l’application de réductions fiscales. Environ 460 000 retraités ont ainsi vu le taux de CSG appliqué sur leur retraite passer de 3,8 % à 6,6 %.

2018 : hausse de 1,7 point de la CSG

Le dernier coup de bambou a été porté par ce gouvernement qui a acté non seulement le report de la revalorisation des pensions de retraite à janvier 2019 (au lieu d’octobre 2018) mais aussi la hausse de 1,7 point du taux normal de CSG pour 60 % des retraités ; à savoir les retraités isolés dont le revenu fiscal de référence est supérieur pour l’année 2016 à 14 404 € (ce qui correspond à une pension d’environ 1 200 € par mois) et les retraités en couple dont le revenu fiscal de référence est supérieur pour l’année 2016 à 22 095 € (ce qui correspond à deux pensions d’environ 920 € par mois, ce montant étant inférieur au seuil de pauvreté fixé par la France et l’UE à 1 008 € par mois en 2014).

Conclusion

Les prélèvements s’élevaient jusqu’au 31 décembre 2018 à :

 

  • 7,4  % (6,6 % de CSG + 0,5 % de CRDS + 0,3 % de CASA) pour la retraite de base
  • 8,4 % (6,6 % de CSG + 0,5 % de CRDS + 0,3 % de CASA + 1 % de cotisation assurance maladie) pour la retraite des régimes complémentaires

 

Avec la hausse de 1,7 point de la CSG, ces prélèvements s’élèvent depuis le 1er janvier 2018 à :

  • 9,1 % pour la retraite de base
  • 10,1 % pour la retraite des régimes complémentaires
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  • le gouvernement macron a un besoin très urgent de pognon ; tant qu’à faire , autant s’en prendre à ceux qui ne descendront pas dans la rue pour y mettre une pagaille monstre ;

    • Je vous aurais volontiers mis +1 si vous aviez écrit « une envie irrépressible » plutôt que « un besoin très urgent ».

  • Et pourquoi donc les retraités ne seraient pas matraqués à comme les autres ?.
    À revenu égal matracage égal ,pas de privilèges pour les retraités ni pour les fonctionnaires !

  • Le tout sans oublier quand même que désormais la quasi totalité des retraités ne va plus toucher sa retraite à taux plein : rares sont les salariés qui vont pouvoir (plus que vouloir) travailler jusqu’à 67 ans. Et comme les calculs sont bien faits, les derniers trimestres manquants pèsent lourds….Donc en tout état de cause, nous allons vers un appauvrissement réel de la catégorie « retraités ».

    • C’est le but du jeu ,plus longue est la carrière demandêe plus il y aura d’accidents de parcours et donc moins de versement de retraites.
      Lorsqu’il y a plein emploi on compte sur la mortalité, maintenant ce sont les période de chômages..c’est comme ça avec la répartition mal calibrée….et ce n’est peut être pas mauvais de s’arrêter tôt avec une petite retraite que ..trop tard pour en profiter.

    • On ne rétablit pas l’équilibre en tirant les uns vers le bas mais en tirant les autres vers le haut.

  • C’est tout à fait normal. Les sots (cialistes) sont faibles avec les forts et forts avec les faibles.
    Et comme les retraités sont faibles, plus de dents, de l’arthrose, une vue déclinante, donc pas de quoi lancer des pavés et brailler CRS SS, eh bien on leur cogne dessus. Fistalement.
    Une société … eugéniste ❗

    • On se souviendra qu’en 1991, les CRS avaient dézingué au canon à eau des infirmières qui manifestaient. Leur crime ? elles manifestaient trop près de la mitterrandie. Plus près de nous, Hollande a laissé les CRS gazer des femmes et des enfants qui manifestaient contre le mariage homosexuel.

      En revanche, plus personne pour demander aux racailles de payer leurs PV.

  • Sans compter que bien souvent, les retraités d’aujourd’hui aident souvent leurs parents, voire leurs enfants et/ou petits-enfants lorsqu’ils le peuvent. S’il ne leur reste que le minimum vital, est-ce l’état qui va les remplacer, et donc tous les autres contribuables? Pénaliser les retraités est un bien mauvais calcul.

    • on peut enlever le « voire » dans « voire leurs enfants et/ou petits enfants ». Bref, de la véritable solidarité intergénérationnelle de cœur et d’espèces : parents, enfants et petits-enfants

      • N’oubliez quand même pas que ce sont justement les enfants et petits enfants qui triment pour payer ces retraites. Alors, la solidarité, je ne sais pas trop dans quel sens elle va.

        • Ils ont cotisés toute leur vie, et jusqu’à 65 ans. C’est vous qui refusez la solidarité!

          • Ils ont cotisé alors qu’il y avait peu de pensionnés par rapport aux actifs, et malgré cela, ils ont creusé une dette abyssale. Comment expliquez-vous cela?

            • Il n’y a pas de cotisation dans la retraite par répartition. L’enveloppe qui attend son retraité est vide lors du départ.

            • La dette n’est essentiellement pas celle des régimes de retraite, lesquels sont pour le moment à peu près à l’équilibre malgré les régimes spéciaux. C’est facile à expliquer : toute remise en cause de ces régimes spéciaux met les syndicats et les étudiants dans la rue, et faire des déficits dans 5 ou 10 ans en accordant des avantages immédiats est une astuce électorale fort prisée.

  • «Les retraités ont un devoir de solidarité inter-générationnel» (Macron)

    Cette affirmation macronienne cherche à justifier la ponction des retraites avec la hausse de la CSG.
    Elle cherche à culpabiliser les retraités inutilement car les actifs actuels ne toucheront rien de cette hausse des taxes qui ira se perdre dans les profondeurs des caisses de l’Etat et rembourser quelques foutièmes de poils de la dette colossale. C’est donc un mensonge.
    Quant au travail proprement dit, les retraités ont travaillé bien plus que les actifs d’aujourd’hui. Au lieu des 35 heures, les semaines faisaient plutôt 50 heures, sans compter les déplacements et les week-ends: beaucoup de cadres travaillaient aussi le dimanche à la maison et le lundi matin était maudit par les secrétaires qui voyaient débarquer une flopée de textes à taper ou à corriger…Les retraités ont certainement bien mérité leurs retraites, certainement plus que les jeunes générations ne mériteront la leur.
    On dit : les retraités ont plus d’argent que les 20-30 ans. C’est normal, les premiers ont travaillé 40 ans pour se payer une maison, une voiture…les seconds n’ont pas eu encore le temps de le faire.
    Au moment où la reprise se fait jour, il ne faut pas baisser le pouvoir d’achat mais au contraire doper la consommation pour accélérer la croissance. Un ancien ministre de l’économie devrait savoir cela. Mais l’a-t-il été vraiment? On est en droit d’en douter.
    Les retraités représentent un marché de consommateurs considérable avec 16 millions de personnes, 24 millions en 2020. Qui achète des voitures neuves? Les jeunes couples? Non, les retraités. Qui fait rénover ou construire des maisons pour leur retraite? Les jeunes couples? Non, les retraités. Qui fait travailler les voyagistes, les maisons de santé, les mutuelles, les banques, les fabricants de vêtement, etc, etc? Les retraités. Qui fournit les cohortes de bénévoles qui viennent en aide aux SDF, aux migrants, dont le gouvernement est lamentablement incapable de s’occuper? Encore et toujours les retraités.
    Au lieu d’être discriminés, les retraités devraient être félicités, chouchoutés, encouragés, leurs pensions revalorisées.
    Monsieur Macron est un pantin incompétent, un usurpateur et un foutriquet.

    Un retraité tour à tour du public et du privé.

    • Vous avez tout à fait raison. Mais le socialiste Macron cherche toujours une catégorie à voler. Il a choisi les retraités, en bon énarque mafieu.

    • Vous devriez lire Bastiat (ce qui se voit et ce qui se voit pas). Les retraites consomment plus car on ponctionne les actifs (qui du coup en effet doivent acheter des voitures d occasion ou doivent se loger loin de leur travail).
      Mais est ce vraiment une economie saine ?
      Si on suit votre raisonnement, on devrait subventionner a fond les intermittants du spectacle ou les roms. Ils consomment beaucoup et font tourner l economie (ah bon, augmenter les impots sur le secteur productif le fait couler ? ca alors, quelle surprise ;-( )

    • « Quant au travail proprement dit, les retraités ont travaillé bien plus que les actifs d’aujourd’hui.  »
      Mais ce sont les retraités d’aujourd’hui qui sont en grande majorité à l’origine de la baisse du temps de travail décidée il y a 20 ans et encore avant. On ne peut pas en faire le reproche aux actifs d’aujourd’hui. De plus, si les actifs d’aujourd’hui travaillent moins, ils cotisent beaucoup plus que leurs aînés par rapport à leurs revenus.

      Par ailleurs, comme le dit cdg, l’activité économique engendrée par les retraités français n’est que la conséquence d’une ponction de l’Etat et d’une redistribution des revenus des actifs, transfert d’argent dont vous connaissez très bien le rendement étatique exécrable et le coût induit. Vos arguments auraient été acceptables dans le cas d’une retraite par capitalisation où la somme placée volontairement par le sujet en activité aurait constituée un réinvestissement dans l’économie active (capitalisation) et dont les revenus ainsi produits (les pensions de retraite en tant que telles) et dépensés auraient effectivement soutenus une activité économique comme vous en donnez l’exemple.
      Quoiqu’en pensent les français, la décision et l’acceptation du système de retraites actuel a placé les retraités français en obligés (en serfs?) de l’Etat qui ne se privera pas de le leur faire sentir quand la dégradation des finances de l’Etat nécessitera de trouver de l’argent frais pour maintenir son train de vie.

  • Je sens que je vais me faire des ennemis. Certes il est parfaitement désagréable pour les retraités (j’en suis un) de payer davantage d’impôts.
    Mais il faut se souvenir que les retraites sont payées non pas par les cotisations passées, qui ne sont qu’une base de calcul et qui ont été versées aux générations précédentes, mais par un prélèvement aujourd’hui sur les jeunes. Et cela quel que soit le système de retraite : directement dans notre système actuel par répartition, indirectement dans un système par capitalisation.

    Or le nombre de retraités augmente rapidement alors que celui des actifs est en gros stable, et si on prélève trop sur les jeunes ils vont émigrer (c’est déjà le cas) ou leurs employeurs seront moins compétitifs, et il y aura moins d’actifs.

    Les retraites sont donc destinées à baisser, que ce soit par l’impôt ou autrement.

    Il y a deux façons de les baisser, la première est de diminuer les mensualités, ce qui ne pourra pas aller très loin, et la deuxième de diminuer le nombre d’années de retraite en partant plus tard (remarquons les perdants ne sont pas les mêmes dans chaque cas). Voir le détail de cette question sur : https://yvesmontenay.fr/2013/03/06/pourquoi-partir-plus-tard-est-la-seule-solution/

    • « Il y a deux façons de les baisser ». Non il y en a trois! Vous oubliez le principal qui va bientôt donner toute sa mesure et permettre leur euthanasie: l’inflation qui ne manquera pas d’arriver et à un niveau que l’on imagine même pas dans nos pires cauchemars… Sachant bien sûr que les retraites ne seront plus actualisées ou revalorisées.

    • Cela, toutes les personnes sensées le savent depuis des lustres. Il aurait été, et il serait encore, judicieux de préparer cette baisse en permettant aux futurs retraités de trouver d’autres ressources. Or le seul qui ait commencé quelque chose était Berégovoy, avec son ancêtre du PEA. Tous les suivants ont eu à coeur de restreindre les avantages de la capitalisation individuelle et de ramener tout le monde à la répartition.
      Et même si partir plus tard est apparemment la seule solution après tant d’erreurs, pourquoi ne pas favoriser le départ à la carte, et la réduction progressive d’activité pour ceux qui le souhaitent ?

    • Les retraites sont donc destinées à baisser, que ce soit par l’impôt ou autrement.

      Eh bien laissez les gens travailler jusqu’à 80 ans, et capitaliser.

      • Faut être fonctionnaire pour capitaliser. Le revers de la médaille, c’est de refiler son pognon (en fait celui des contribuables du secteur privé) à des syndicats marxistes.

    • « Et cela quel que soit le système de retraite : directement dans notre système actuel par répartition, indirectement dans un système par capitalisation. »
      Avec une énorme différence, par capitalisation, les personnes cotisent pour eux-mêmes et sont propriétaires de leurs cotisations avec la responsabilisation que cela induit sur le rythme, la durée et le taux de cotisation ainsi que sur les pensions futures qu’ils en attendent. Le placement de ces cotisations profite directement à l’économie et indirectement par les futures pensions qui en découleront. Dans le système par redistribution, les cotisations sortent de l’argent des échanges économiques pour, en grande partie, faire vivre une Etat dispendieux, improductif et inefficace. Seul l’argent reversé (les pensions) participera à l’économie réelle mais de manière moins efficace car ces pensions sont inférieures à celles qu’aurait permises un système par capitalisation.

  • le probleme du liberalisme, c est que la plupart, comme ici, confondent liberalisme et « ne pas payer d impot mais continuer a vivre aux crochets de l etat »
    Dire que les retraités sont matraqués est le comble du ridicule !
    Rappelons que ce sont les actifs actuels qui paient leurs pensions, que ce sont les actifs qui paient leurs soins medicaux (un systeme liberal ferait que chacun devrait s assurer personnellement, et alors un retraité devrait payer bien plus car son risque potentiel est bien plus grand (une prothese de hanche ou un pontage coronarien ca coute bien plus cher qu une grippe 😉 )

    En ce qui concerne la CSG, les retraités avaient un taux moindre que les actifs. Pourquoi donc ? car les precedents gouvernements ont toujours choyés les retraités vu leur importance electorale. Sans compter leur proximité generationelle quand ont voit l age de notre classe politique avant le nettoyage de l an dernier

    Pour finir, comment justifier l abattement de l IR pour frais professionnel des retraités ?

    PS:
    1) les retraités ne forment pas un groupe homogeme. Il n y a rien a voir une une grand mere de 90 ans (qui elle en effet souvent vit chichement) et un baby boomer de 60. Mais ces derniers devraient avoir la décence de se taire. Non seulement ils ont beneficié d une periode d expension economique exceptionnelle qui leur permet d avoir un niveau de vie superieur a ceux qui les financent (cf INSEE) mais en plus ils ont eut le mauvais gout de nous elire des présidents incompétents a chaque fois depuis 81

    2) j etais gamin dans les annees 60, donc pitié pas de couplet qui ramene la vie à l epoque a Cosette. Le boomer n a pas vecu la seconde guerre, ni meme l algerie (derniere classe envoyee = né en 42) et a partir de 1968 il travaillait 40h avec 4 semanies de vacances

    • « ne pas payer d’impôt et continuer à vivre aux crochets de l’Etat »
      Caricature indigne !
      On aimerait votre analyse sur pourquoi la capitalisation n’a jamais réussi à s’imposer, pendant les 4 décennies écoulées, pour ne laisser que le socle minimal à la répartition. Sur pourquoi les placements que les retraités ont souscrit pour disposer de quoi payer la pension dans une maison de retraite ont été pendant toute leur carrière et encore au dénouement soumis à une imposition confiscatoire. Sur pourquoi la sécu doit sortir de la logique assurancielle étalée sur le temps : un retraité qui a cotisé 40 ans à taux plein sans avoir pire qu’une grippe, il est trop tard pour lui dire qu’il n’aurait rien dû payer et qu’il devrait maintenant vois sa cotisation dépasser ses revenus parce qu’il va probablement tomber malade.
      Votre commentaire pue l’envie. On a toujours eu au bout de 40 ans de carrière un patrimoine incomparable à ce qu’on avait à ses débuts. Les 10% de frais professionnels sont un avantage qui devrait être intégré au barème, et pas susciter la vantardise de ceux qui en bénéficient.
      Et last but not least, une personne respectable cherche à réduire les impôts pour tous, pas à les aggraver pour telle ou telle catégorie qu’elle estime pas assez méritante.

      • C est assez simple. si vous introduisez la capitalisation, vous reduisez automatiquement les revenus a distribuer aux retraités actuels car les actifs ne pourront payer 2 fois : une fois pour les retraités actuels et une fois pour leur furture retraite par capitalisation. Autrement dit, introduire la capitalisation, c est mecontenter les retraités actuels qui devront se serrer la ceinture.
        Evidement on peut faire preuve de courage politique et le faire (ca a ete le cas par ex en suisse). Mais il aurait fallut le faire quand c etait facile (annees 70-80 ?) avec peu de retraités et pas mal de cotisants. Maintenant c est tres tres compliqué a moins d accepter de mettre a la diete les retraités actuels.
        Enfin votre reponse amene encore de l eau a mon moulin: la non reforme des retraites alors que tout le monde savait que le systeme est non viable et qu il etait encore facile de rectifier le tir est a mettre au debit des baby boomers

        PS: non je ne suispas jaloux et je ne cherche pas a aggraver les impots pour tel ou tel. Simplement j estime normal tout le monde ait le meme bareme (pas de taux de CSG reduit pour les retraités) et que s il y a deduction elle soit justifiée (si vouzs allez travailler tous les jour, vous avez des frais pro. si vous restez chez vous non)

        • Merci de votre réponse et d’avoir compris que mes critiques acerbes visaient vos arguments et non votre personne.
          Quand vous dites que les actifs ne pourront payer deux fois, vous oubliez qu’aujourd’hui, la moitié paie une fois, et l’autre moitié (les plus aisés, donc ceux qui paient le plus) paie 3 fois : une fois pour la répartition, une fois pour se constituer un complément personnel, et encore une fois parce que Bercy confisque en impositions diverses plus de la moitié de cette épargne à vocation de complément personnel. Introduire la capitalisation, ça peut se faire en ne diminuant que très progressivement la répartition, au fur et à mesure que les compléments en capitalisation deviendront substantiels. En revanche, cela demande de réduire drastiquement les prélèvements fiscaux sur l’épargne, et par conséquent les dépenses (improductives et à court-terme) de l’Etat. Là encore, l’investissement de l’épargne, beaucoup plus judicieux quand il résulte des choix des épargnants que des grandes politiques publiques, compensera très vite cette réduction.
          En résumé, l’imposition actuelle de l’épargne donne le volant nécessaire à attendre la montée en puissance de la capitalisation sans mettre à la diète les retraités actuels. A noter que la mise à la diète a pourtant lourdement commencé pour les retraités actuels, et que simultanément la goinfrerie continue voire s’amplifie pour le financement des dépenses somptuaires de l’Etat au détriment de l’épargne productive des Français.
          Enfin, les baby-boomers ont bon dos. Le reste de la population a exactement la même responsabilité, ça n’est pas la date de naissance qui conduit à défendre la répartition contre ceux des baby-boomers qui souhaitent la remplacer par la capitalisation, la preuve : les influenceurs d’opinion d’aujourd’hui, post-baby-boomers, sont les meilleurs supporters du statu quo et de la diète pour les vieux.

    • Pour finir, comment justifier l abattement de l IR pour frais professionnel des retraités ?

      Y a pas. Vous avez des visions ❓ Vous faites des cauchemars ❓

    • « Ils ont bénéficié d une période d expansion économique exceptionnelle », mais ils sont partis de zéro pour longuement aboutir au niveau de vie dont la génération suivante a bénéficié depuis sa naissance. Essayez d’imaginer la vie dans les années 70, avec tv N&B à 3 chaines, peu de voitures fiables à bas coût, peu de téléphone et à cadran, peu de radios FM, développement des cités dortoirs ah ça vous plairait. En fait il est toujours difficile de comparer entre génération, il y a de bonnes et mauvaises choses pour les unes et les autres.

  • Dites merci aux socialistes! Et dire que beaucoup ont voté pour eux.

  • La Retraite en France c’est au départ un « contrat social ». Le Gouvernement a dit : « travailler bien pour le pays pendant 37 ans et demi, et vous pourrez partir à la retraite à 60 ans.
    Bien travailler c’est ce que j’ai fait.
    Pour le pays, forcément vu le matraquage fiscal qui s’est développé depuis Giscard d’Estaing (descendant de Louis XV par les soubrettes) et même si une partie de mes versements a été détournée par l’un ou l’autre des parties politiques qui se sont succédé au pouvoir, ou par des énarques qui gaspillent sans états d’âme l’argent qui n’est pas le leur.
    Le problème est que le « contrat social » a été rompu par le Gouvernement qui a passé la durée des cotisations à 40 puis 42 ans et demi, puis…. et qui a baissé les pensions de retraite servies aux travailleurs.
    Dans ce contexte, il me semblerait juste qu’il n’y ait u’un seul régie de retraite qui concerne également les élus, les gens du Gouvernement et les fonctionnaires.

    • Vous oubliez quand meme un sacré détail. En 1960, un retraité partait a 65 ans, avait le bon gout de mourir avant 70 et touchait une pension miserable (ben oui, il avait pas cotisé avant 1945)
      Maintenant les retraités sont plus nombreux (baby boom), ils partent à 60 ans, vivent sans probleme jusqu a 80 et touchent des pensions sans commune mesure avec celles des annees 60
      Forcement ca coute plus cher 😉

      A partir de la, on a du taxer nettement plus les actifs, faire du deficit et en effet pas trop augmenter les pensions (mais la logique aurait voulu qu on les baisse pour equilibrer les comptes)

  • Vous avez oublié la suppression de l’abattement de 1,75% sur la retraite brute pour le calcul de la CSG. Ce qui a pour conséquence une diminution de la retraite nette de 1,86% au lieu de 1,7%.

  • je viens de constater que pour 2017, sans l’augmentation des 1.7 % sur 2018, je dois déclarer 1200 euros de CSG que je n ai pourtant pas perçus…. des impôts sur une taxe c est intolérable … surtout quand je sais qu’on va me rajouter encore la moitié…… et que donc pour 2018 ma CSG non déductible va atteindre 1800 euros. Tout cela à cause de politiques profiteurs qui ne savent pas gérer mais qui vivent confortablement toute leur vie sur le dos des contribuables. Comment faire pour mettre fin à cette injustice fiscale qui consiste à payer des impôts sur des impôts ?

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