Le système français de retraites à bout de souffle

Les travaux du Conseil d’Orientation des Retraites de ce mercredi sur la mise en place d’un système par points s’ouvrent sous de sombres auspices.

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Le système français de retraites à bout de souffle

Publié le 13 février 2018
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Par Éric Verhaeghe. 

Le système français de retraites est à bout de souffle. Les polémiques qui surviennent sur l’ampleur des dégâts causés par la hausse de la CSG devraient être nourries par les prochains versements en début de mois de février. Elles illustrent la difficulté de réformer un système insoutenable, et incompris par ses bénéficiaires. Les travaux du Conseil d’Orientation des Retraites de ce mercredi sur la mise en place d’un système par points s’ouvrent donc sous de sombres auspices.

Comme le montrent les chiffres de l’OCDE ci-dessus, l’espérance de vie n’a cessé d’augmenter depuis 1970. Cette année-là, un retraité français pouvait espérer vivre près de 17 ans (soit un peu moins qu’aux États-Unis et au Canada). En près de cinquante ans, l’espérance de vie à 65 ans en France a gagné pratiquement 7 ans, plaçant la France derrière le Japon, mais très loin devant les États-Unis.

On mesure immédiatement l’impact de ce progrès pour le système de retraites : avec une dépense mensuelle moyenne de près de 1.400 euros, le retraité français perçoit une rente majorée de près de 120.000 euros par rapport à 1970. Compte non tenu de la baisse démographique, cette évolution constitue donc un défi majeur pour le financement des retraites.

L’évolution du système français de retraites n’a pas été expliquée aux Français

Combien de retraités sont conscients de l’impact financier produit par l’augmentation de l’espérance de vie à 65 ans, obtenue souvent au prix d’une médicalisation forte et coûteuse ? Beaucoup de Français sont convaincus que les cotisations qu’ils ont versées durant leur carrière professionnelle ont servi à financer leur retraite d’aujourd’hui.

L’opacité du système de Sécurité sociale contribue largement à brouiller les pistes et à nourrir l’illusion que les cotisations d’antan financent la rente d’aujourd’hui. Bien évidemment, cette amnésie est commode, si l’on se souvient que, pour le seul régime général, les cotisations ont doublé depuis 1970.

Ce rappel n’inclut pas la création de la CSG, de la CRDS, la fiscalisation du FSV. Toutes ces contributions nouvelles, en hausse constante ces dernières années, renchérissent fortement le coût des retraites actuelles. Or, ceux qui bénéficient de ces retraites coûteuses ont moins cotisé à leur époque…

D’où l’idée fausse selon laquelle la hausse de la CSG contrarierait la solidarité intergénérationnelle. En réalité, elle compense une redistribution inégalitaire des richesses aujourd’hui. Mais la légende est tenace, et suscite d’importantes haines dans la population… des retraités.

Macron parviendra-t-il à réformer un système à bout de souffle ?

Face au krach annoncé d’un système épuisé par sa rigidité et ses règles de calcul trop favorables, Emmanuel Macron tente une immense tenaille pour transformer le dispositif français en système par points ou notionnel. L’enjeu est majeur… et compliqué, car on voit mal comment passer de manière fluide d’un système à l’autre. Il faut en effet expliquer aux actifs qui financent les retraites actuelles qu’ils ne bénéficieront pas du même dispositif…

Imaginer la transition d’un système à l’autre est précisément l’objet des cogitations du Conseil d’Orientation des Retraites de mercredi. Plusieurs scénarios doivent être examinés pour savoir comment passer de notre toxique retraite par répartition à rente connue à un système notionnel tel que l’a promis Emmanuel Macron durant sa campagne.

Depuis un système de double affiliation jusqu’aux affiliations cadencées dans le temps, le COR doit trouver la solution qui rassurera et qui sera praticable. L’enjeu consiste en particulier à reconstituer les droits acquis dans l’ancien système, pour éviter des cotisations inutiles…

Ce dossier technique et ingrat méritera d’être suivi de très près, dans la mesure où il augure d’une nouvelle structuration profonde de la solidarité en France. Rien n’exclut qu’il donne lieu à une véritable réforme…

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  • Les différences entre les systèmes de retraite sont secondaires. Le seul et vrai problème est le rapport actifs/retraités. La réforme clef est donc de repousser l’âge de la retraite avec deux nuances :
    1 celui qui est vraiment en mauvaise santé doit pouvoir partir plus tôt que l’âge optimal (c’est à dire celui qui équilibre a peu près les niveaux de vie entre actifs et retraités) pour la population moyenne
    2 celui qui est en bonne santé et veut vraiment partir tôt doit en payer le prix et donc accepter une retraite de misère.

    • Très mauvais résumé. S’agissant de la bonne santé, il ne s’agit évidemment pas des tires au flan mais de ceux qui ont un réel problème. C’est l’honneur d’une société de soutenir ceux qui ont la malchance d’une faiblesse qui aurait pu tomber sur n’importe qui. Et pour ceux qui sont en bonne santé, il s’agit justement que ce ne soit pas les autres qui paient pour eux. Si par choix personnel je part assez tôt à la retraite pour en bénéficier pendant 30 ans, pourquoi les autres devraient ils payer ce luxe que je m’offre ? Si l’on est pour le libéralisme (en principe le crédo de ce site), on doit accepter l’idée que l’éventail des choix individuels soit ouvert au maximum mais que chacun assume le prix de ses choix.

      • Petite remarque pour appuyer votre propos :
        dans le ratio actif/retraité, il faut supprimer les fonctionnaires qui non seulement ne cotisent pas mais qui en plus bénéficient d’un traitement de faveur.

      • Ben que chacun assume le prix de ses choix, en effet. La santé n’est pas un choix, mais ça n’a pas de sens de mélanger santé et retraite. A 65 ans, le médecin vous annoncera peut-être que votre espérance de vie n’est pas de 23.2 ans, mais de 3 mois. Inversement, à 45 ans on vous donne 10 ans à vivre, et vous vivez jusqu’à 100 ans. C’est la vie. L’honneur des individus, c’est de soutenir ceux qui sont en dessous du minimum vital, ça n’est nullement de resserrer l’éventail afin que chacun dispose exactement de la part moyenne.

      • Si chacun doit assumer ses choix vis-à-vis de la retraite, alors il convient d’instaurer des comptes d’épargne personnelle indépendants les uns des autres. Ainsi, votre épargne d’assurance retraite finance votre retraite personnelle et seulement celle-là, et non celle du voisin. C’est le système de retraite par capitalisation, ouvert à la concurrence des assureurs, qui n’empêche ni la solidarité ni la mise en commun volontaire d’une partie des fonds épargnés comme garantie en seconde intention. Dans le système par capitalisation, vous décidez librement à quel âge vous prenez votre retraite, puisque cette décision strictement personnelle n’a aucun impact sur autrui.

        La retraite par répartition doit devenir l’exception, privilège exorbitant réservé aux vrais fonctionnaires, c’est-à-dire aux militaires et aux policiers, puisqu’il s’agit d’une rente versée en récompense des sacrifices consentis. Cette retraite doit être exclusivement financée par l’impôt et modulée, comme n’importe quel budget public, en fonction de la capacité financière de l’Etat votée chaque année par la population qui consent à financer l’impôt.

        Remarquez enfin que les revenus de la retraite par capitalisation ne constituent pas une rente puisqu’ils proviennent de la légitime rémunération de l’investissement au travail alimentant le processus de création de richesses, contrairement aux pensions issues de la répartition qui forment bel et bien une rente, c’est-à-dire le résultat d’une spoliation, revenus perçus sans contrepartie de création de richesse.

        Il n’existe aucune différence de nature entre les rentes d’Ancien Régime et les rentes modernes de la retraite par répartition.

        • Je suis en grande partie d’accord avec vous mais il faut préciser ce dernier point:
          « pensions issues de la répartition (…) revenus perçus sans contrepartie de création de richesse »

          Il s’agit en principe de revenus différés, contrepartie de cotisations (employeur+ salarié) obligatoires prélevées sur la valeur du travail fourni.
          Ces cotisations étant dépensées au lieu d’être capitalisées, la spoliation n’est pas dans l’attribution promise de ce revenu différé mais dans l’obligation de cotiser en faveur des seuls retraités actuels, à perte puisqu’à l’évidence à terme ce shéma de Ponzi est appelé à s’effondrer.

          • L’histoire des revenus différés est une légende urbaine, un constant mensonge politicien.

            Pour qu’il existe des revenus différés, c’est-à-dire des revenus gagnés par la personne en son temps mais non immédiatement versés et conservés précieusement jusqu’à ce qu’ils lui soient enfin distribués, il faudrait une épargne longue. Où se trouve cette épargne ? Nulle part.

            En réalité, le cotisant de la répartition paye à fonds perdus la retraite d’autres personnes que lui, ce qui ne lui garantit en aucune façon de toucher à son tour une retraite au moins équivalente. Les promesses politiques n’ont aucune consistance économique.

            La retraite par répartition, c’est à 100% une spoliation des jeunes générations actives, sacrifiées sur l’autel du collectivisme socialiste. La retraite par répartition, c’est à 100% une rente, un revenu volé à autrui, une spoliation entre générations obtenue sans contrepartie de création de richesse, une rente étatique (pléonasme) typique de l’Ancien Régime.

  • une solution à ce probleme. .ex:les péages d’autoroute .suppression de 35% de personnels avez des marges à 2 chiffres ..de bénéfice. .un faut instaurer une cotisation sociale 1er retraite sur là robotisation des péages..!!!! er sur d’autres professions qui remplace l’être humain …le travail va devenir rare.!!

    • Oui, il va falloir creuser les nouveaux barrages à la petite cuillère :mrgreen:

    • Le travail ne peut être rare car il existe en quantité illimité. En revanche, la volonté de travailler, expression de la seule véritable solidarité entre les humains, existe en quantité beaucoup plus limitée.

      Si vous voulez du travail, venez me voir, je vais vous en donner immédiatement. Mais je ne vous donnerai pas d’emploi ni de salaire, ne rêvez pas.

  • à mon humble avis , il vont reculer à 70 ans l’age de prendre sa retraite ; comprenez , entre ceux qui vont rentrer en apprentissage ( on peut jusqu’à l’age de 30 ans aux dernières nouvelles ) , ceux qui vont rentrer en formation , ceux qui ne veulent pas trop bosser et le peu d’actifs et de contribuables qui va rester , ils n’auront pas beaucoup de marge de manœuvre ;

  • En ce moment tout le monde parle des retraites, mais la majorité de personnes ne connaît pas le vrai problème. Liberté, égalité, fraternité ; OUI, mais surtout pas pour les retraites. Les politiques avancent à reculons sur ce sujet. La réforme des retraites a entre 20 ou 25 ans de retard. La réforme des retraites des fonctionnaires de l’Etat et des régimes spéciaux les plus généreux, EDF, SNCF, RATP et surtout la très prodigue Banque de France a au minimum 30 ans de retard ! Car, il faut le savoir, nous ne sommes pas tous égaux devant la réforme. Le régime général qui concerne les salariés du privé a subi de profonds changements en 1993 (au mois d’août et en dehors de bla bla aucun syndicat n’a bougé), réforme dite  » Balladur « , et sans qu’aucune modification n’ait été apportée aux régimes des fonctionnaires. Jupé a dit en novembre 1995 qu’il allait réformer les régimes spéciaux et il a eu 7 semaines de grèves. Les grévistes ayant été payés les choses se sont calmées et les réformes ont été repoussées. Pauvre Rocard qui a fait un livre blanc sur les retraites a été viré au profit de Me Cresson (copine de Mitterrand homme fâchée avec l’économie de marché). En 18 ans, certains retraités du privé auront perdu 15% de leur pouvoir d’achat du fait du simple jeu de l’indexation sur l’inflation (ou plutôt moins que celle-ci) alors que les retraités du public ne subissent aucune diminution de leur pouvoir d’achat. Dire qu’il n’y a aucune différence entre le public et le privé, c’est vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes.

    Les régimes publics vont commencer à s’effondrer. Le régime général connaîtra le même problème. Bien d’autres pays ont entamé des réformes. Les périodes de transition sont longues. 15 ans pour l’Allemagne, 30 ans en Italie, pour ne prendre que des exemples européens. L’Italie a supprimé les régimes spéciaux très avantageux des fonctionnaires. En Allemagne, en Belgique, il n’existe pas de règles particulières concernant le public, celui-ci est soumis au même régime que le privé à l’exception de quelques cas particuliers qui sont la police, les militaires. En Suisse, le statut des fonctionnaires a été supprimé, le 24 mars 2000. Le combat de la fonction publique en France semble plus un combat pour les privilèges plutôt que pour l’équité. On aimerait que nos hommes politiques aient un courage équivalent. Nous ne pourrons pas, à l’instar de nos partenaires européens, faire l’économie d’une réforme structurelle. Notre situation démographique est telle que de simples aménagements apportés au système en vigueur s’avèrent insuffisants et souvent stériles. La force des corporatismes – liberté, égalité, fraternité – est immense. Pourtant, à cotisation égale, retraite égale. Il est grand temps de réformer structurellement ; ayons le courage de bon sens.

    • Pour que cette réforme ne soit pas le n-ième ajustement d’un système en perpétuel déséquilibre mais qu’elle soit menée au nom de l’équité et de la pérennité, elle implique des efforts de tous, public et privé. Tant qu’on n’alignera pas public et privé, on aura du mal à réformer vraiment notre système de retraites, car les réticences les plus fortes sont au cœur de l’État. Or et de plus, il convient d’être pessimiste, quand on voit comment aujourd’hui, le gouvernement achète la paix sociale en adossant en catimini le régime spécial de certaines entreprises (EDF etc.) publiques au régime général tout en maintenant les avantages exorbitants dont ces salariés jouissent. Un vrai racket du régime général organisé par la loi. Mais ce pessimisme ne doit pas empêcher de proposer des voies de réforme plus respectueuses de la majorité silencieuse de ceux qui se font plumer par le lobby des syndicats de défense des privilèges de la « noblesse » d’État. Réformer les retraites n’est donc pas seulement une question technique, mais d’abord une question de survie. Peut-on encore croire à un sursaut, donc une vraie réforme ? Non, je n’y crois pas. Il faudra, hélas, en passer par la faillite : Et c’est bien ce qui va se passer à vouloir rester « consensuel » et corporatiste. Je souhaite vivement me tromper.

      • Le privé fait déjà des efforts. En outre, ses rentes ne sont pas revalorisées. Il faut donc continuer avec les fonctionnaires avant de s’attaquer à nouveau au privé.

        Et surtout mettre une bonne dose de capitalisation.

    • A votre post très clair, j’ajouterais l’arrêt de toute immigration et le paiement de retraites à des non cotisants exogènes….Style centenaires algériens ou anciens combattants du FLN

    • au sujet de Liberté Egalité Fraternité….

      Les attentes des francais sont certainement diverses et peu aisées à agréger mais pour reprendre notre devise qui fédère plutôt, divisons en trois catégories les mesures qui pourraient être prises par un dirigeant politique.
      LIBERTE EGALITE FRATERNITE
      Rendons des libertés aux Français :
      LIBERTE :
      – Obtention d’un équivalent chèque éducation utilisable dans les organismes agréés par l’Education Nationale (liste répondant à un cahier des charges fort qui veillera à la réalité de l’enseignement proposé, à la gestion financière et humaine de l’établissement). Ce chèque sera versé en intégralité à l’établissement pour tout membre de la famille.
      – Obtention d’un chèque syndical. Ce chèque sera versé en intégralité à un syndicat qui relèvera du contrôle du Ministère du Travail. A charge pour lui d’être dans au moins 100 entreprises et de compter au moins 1.000 adhérents. Obligation de comptabilité. Cahier des charges défini.
      – Liberté de choix dans les associations aidées par la collectivité nationale. Toute association présente sur le territoire devra être auditée et tenir une comptabilité. A défaut, elle ne pourra percevoir d’argent de tout organisme public ou para-public. Tout don à une association respectant cette règle donnera lieu à un crédit d’impôt équivalent déductible à hauteur de 10% de ses revenus. Pour les entreprises, seul le mécénat sera autorisé avec une règle stricte. L’Etat, directement ou indirectement ne pourra, hors crédit d’impôt, contribuer à plus de 33% des ressources d’une association.
      – Presse et media. La Presse aujourd’hui bénéficie d’aides diverses (TVA réduite, abattement fiscal aux journalistes, coûts de distribution minorés, aides directes, etc…) pour près de 5 Milliards d’euros. Annulation de toutes les mesures existantes et remplacement pour un même montant d’une aide à la diffusion de l’information par subvention de l’abonnement. Pour chaque abonnement effectué par un individu, le montant de l’abonnement sera abondé par le fonds d’aide à la diffusion de la Presse de telle façon que la somme de 5 Milliards soit reversée en intégralité. Aucun media ne pourra faire deux années déficitaires ni bénéficier de « prix de transfert » frauduleux.

      EGALITE :
      – Mise en équivalence à effet immédiat des retraites avec pour un euro cotisé par la personne, un montant de retraite identique pour tous. Re-calcul sur les cotisations faites dans le passé afin de déterminer le montant à percevoir. Le retraité aura le choix entre toucher le montant qu’il percevait ou d’accepter la mise à niveau calculée. Dans le premier cas, cette retraite sera figée à ce montant en attendant d’être rejointe par la retraite unique. Un compte sera fait de l’écart calculé actuariellement jusqu’à la date prévue de fin de retraite (décès) et cette dette vis-à-vis du régime unique des retraites sera prélevée sur l’actif successoral et/ou toute donation effectuée.
      – Mise à niveau unique des jours de carence à 3 avec stricte interdiction de paiement par l’employeur. Au titre de la fraternité et pour compenser le coût de la protection sociale universelle offerte par la France, le 1er jour serait néanmoins payé par l’entreprise ou l’employeur à la Sécurité Sociale.
      – En contrepartie de l’actuelle garantie d’emploi d’une catégorie de citoyens, participation aux cotisations chômage qui seront alignées sur un taux unique.
      – Réduction à 2 ans du délai de retour dans la fonction publique pour tout fonctionnaire qui se mettrait en disponibilité.
      FRATERNITE :
      – Ouverture de la possibilité de donation intégrale à l’Etat pour des causes identifiées (aide aux migrants, ministères, etc…)
      – Dans le cadre du service Public, pour prendre en compte l’altruisme des personnes engagées en politique, interdiction absolue de percevoir le moindre traitement, émolument ou remboursement de toute institution publique ou para-publique (financement supérieur à 50%) après l’âge de 65 ans.

  • Les Français sont des veaux !
    Ils vont là où le fermier au pouvoir leur dit d’aller.
    Ils étaient tous dans la rue pour sauver la retraite à 60 ans en 2012 et depuis plus rien.
    En 2018 on les ponctionnera de 8 Mds € au titre de la Cspe et ils ne piperont mot.
    Cet argent ne serait-il pas plus utile aux retraites qu’à brasser du vent pour un si piètre résultat ?

  • Il n’y a pas de problème de retraite , il suffit d’un actif pour les payer ,un actif très riche ,55% du PIB, 90% de prélèvements fiscaux sur les revenus, l’état.

  • Retraite par capitalisation, et chacun gère son biz… Si les gens veulent mutualiser leurs fonds ensuite, libre à eux. Problem solved.

    Le politicien français cherche effectivement à réformer les retraites, mais tout en gardant le montant des cotisations dans son giron. c’est voué à l’échec.

    • C’est le passage du système par répartition vers le système par capitalisation qui va poser problème.
      Que faire de ceux qui ont déjà cotisé toute leur vie, dont l(‘argent est déjà cramé, et qui ne peuvent plus capitaliser ?
      La Suède a bien mis une transition en route mais il faudra toute une génération pour en voir vraiment les effets.

      • Nous, il faudra bien deux générations avant d’oser s’y attaquer, et là, on aura eu le temps de voir les effets de notre inaction !

      • Il y aura forcément quelqu’un de floué dans le process, autant que ce soient ceux ayant profité des trente glorieuses, et de l’explosion du prix de l’immobilier.

        J’ose imaginer qu’une majorité des retraité peut se satisfaire du capital accumulé durant leur vie, sans pension additionnelle. Vendre la maison secondaire et/ou le logement principal pour quelque chose de plus petit. Cette génération est aussi celle qui durant des décennies a mis des ploucs au pouvoir.

        Un passage progressif serait de libérer sur 10-15 ans les cotisations retraites, rendant aux individus graduellement leur argent, passant d’un système par répartition à un système par capitalisation. Entre temps une partie des baby-boomers aura décédé.

        • Pour le moment, les floués sont ceux qui veulent passer à la capitalisation et qui ne peuvent pas le faire sans continuer à payer une part intégrale de répartition. Les autres, on ne peut pas parler d’être floués, ils se rendent compte que l’obligation morale de prendre en charge leurs anciens est de plus en plus coûteuse, mais ils s’imaginent à tort que le choix est entre continuer à supporter une charge de plus en plus lourde, ou lâcher les anciens sans état d’âme…

  • La question « MACRON PARVIENDRA-T-IL À RÉFORMER UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE ? » est intéressante.
    A-t-il seulement envie ou même prévu de le réformer ?

  • Ce n’est pas la fin ,tout va continuer même après la « réforme ».
    Il faut voir un truc très simple à comprendre, pour se payer un retraite confortable il faut gagner suffisamment d’argent pour plus d’une vie…ce n’est pas possible avec un état obèse , il faut des gains de productivité et nous sommes un maximum.la seule réforme pour permettre aux retraités de garder un minimum de confort est « moins d’état » et « moins de privilèges ».
    Le’passage aux points n’est pas une réforme, les retraites complémentaires sont aussi en ruine !…..d’où le slogan habituel sponsorisé par les organismes financiers « faites votre retraite »….comme avant que l’état vous prennent vos fonds de pension pour créer la retraite par répartition…ce qui finira par se refaire plus vite qu’on ne le croit !

  • si les fonctionnaires cotisent RAFP 23,66 E par mois et d’autre part une partie du salaire est en primes (env 250e) qui ne comptent pas dans le calcul de la retraite C’est pour ça que à 65 ans je travaille encore (surcote)en ayant accumulé + de 200 TRI cotises(au lieu des 165 requis) début boulot 17 ans et ça s’invente pas Tout ça pour pouvoir continuer dignement à vivre.

  • – Mise en équivalence à effet immédiat des retraites avec pour un euro cotisé par la personne, un montant de retraite identique pour tous. Re-calcul sur les cotisations faites dans le passé afin de déterminer le montant à percevoir. Le retraité aura le choix entre toucher le montant qu’il percevait ou d’accepter la mise à niveau calculée. Dans le premier cas, cette retraite sera figée à ce montant en attendant d’être rejointe par la retraite unique. Un compte sera fait de l’écart calculé actuariellement jusqu’à la date prévue de fin de retraite (décès) et cette dette vis-à-vis du régime unique des retraites sera prélevée sur l’actif successoral et/ou toute donation effectuée. TOUS CONTENTS et JUSTE!!

  • Moi j’aimerais savoir ce que sont devenus les cotisations des travailleurs de la génération du babby boum. On ne me fera pas croire que tous les versements ont servi à financer la pension de leurs parents. Qu’avez-vous fait de notre argent criaient les manifestants grecs lors de leur crise. C’est la même chose pour les Français , nous pourrions aussi crier lors d’une manif : qu’avez-vous fait de notre argent ? Eric Verhaeghe pourrait-il faire des recherches dans ce sens ? Et je voudrai savoir si les Jeunes accepteraient aujourd’hui de travailler 39, 40, voire 45 heures par semaine qui a été la norme pendant longtemps. Et les Jeunes acceptent-ils de travailler à la Pentecôte ?(souvenez-vous : solidarité avec les « Anciens ». Bref deux générations antagonistes, ceux qui ont bossé dur, ceux qui veulent en faire le moins possible.

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