Le néolibéralisme, une mystification intellectuelle

Sous la bannière « Non au néolibéralisme », le collectif Tam Tam attaque le gouvernement fédéral en Belgique. Mais le néolibéralisme est un mot inventé par la gauche pour mettre sur le dos des libéraux la faillite de la social-démocratie.

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Le néolibéralisme, une mystification intellectuelle

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 février 2018
- A +

Par Corentin de Salle, depuis la Belgique.

La récente campagne du collectif citoyen Tam Tam attaque le gouvernement fédéral au nom d’une guerre déclarée au « néolibéralisme ». S’il y a bien un concept fédérateur pour la gauche, c’est celui-là. À l’en croire, pratiquement tous les malheurs de la société sont imputables au néolibéralisme.

La condamnation du néolibéralisme est une formule sacramentelle. Dans les librairies, la table des nouveautés est colonisée par des ouvrages, tous identiques, égrenant les sempiternelles jérémiades et imprécations contre le néolibéralisme : apparemment, faire figurer le mot honni sur la couverture d’un manuscrit est devenu une condition suffisante pour qu’un éditeur accepte de le publier.

Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, le néolibéralisme n’existe pas. La gauche l’invoque constamment mais absolument personne ne s’en revendique. Aucun intellectuel ne se définit comme néolibéral et aucun gouvernement au monde n’applique les idées prétendument attribuées à cette doctrine fantomatique. C’est une mystification intellectuelle.

Cette théorie inventée de toutes pièces par des intellectuels antilibéraux en vue de discréditer indirectement le libéralisme est un agrégat de propositions caricaturales, d’affirmations cyniques, de mythes (sélection du plus fort, démantèlement de la sécurité sociale, négation de toute normativité, etc.), de citations tronquées ou mensongèrement attribuées aux libéraux.

Depuis, les choses se sont compliquées : en raison du caractère prolifique de cette littérature antilibérale depuis des décennies, les intellectuels antilibéraux en sont venus à considérer de bonne foi que les amalgames, inventions et mensonges de leurs prédécesseurs sur le libéralisme constituaient réellement le corpus du libéralisme.

Les détracteurs du néolibéralisme prennent toujours soin de distinguer « libéralisme » et « néolibéralisme ». Après le naufrage des idéologies collectivistes du XXe siècle, il est devenu malaisé de s’attaquer frontalement au libéralisme en tant que tel. La tradition libérale est indissolublement liée à l’émergence de l’État de droit, de la séparation des pouvoirs, de la démocratie, du constitutionnalisme, des libertés fondamentales, de la distinction Église/État et des droits de l’homme. Mieux vaut donc désolidariser artificiellement les deux pans (politique et économique) pourtant indissociables du libéralisme et affubler le second du préfixe « néo » pour en faire un repoussoir.

On m’accusera sans doute de jouer sur les mots. Qu’importe le flacon, ce que nous critiquons, diront mes contradicteurs, ce sont les recettes : privatisation, dérégulation, démantèlement des protections sociales, etc. La crise que nous subissons n’est-elle pas la conséquence de ces politiques (néo) libérales désastreuses ?

Une politique sociale-démocrate

Loin de moi évidemment l’idée de nier l’existence du libéralisme (et son rôle salutaire). Mais, en réalité, les idées libérales sont tout sauf dominantes aujourd’hui. Depuis plusieurs décennies, les politiques adoptées un peu partout en Europe et aux États-Unis sont sociales-démocrates.

Avant l’émergence de l’actuel gouvernement libéral et jusqu’en 2014, la Belgique a mené une politique sociale-démocrate et en porte aujourd’hui les stigmates. La preuve par 5. Premièrement, une politique économique libérale implique un budget en équilibre.

Or, la Belgique vote des budgets en déficit à tous les niveaux de pouvoir depuis presque dix ans (même si ce déficit se réduit et que l’équilibre budgétaire sera probablement rétabli d’ici un an ou deux). Deuxièmement, une politique économique libérale implique un faible prélèvement fiscal. Or, avec la France, la Belgique détient – tous les rankings le confirment chaque année – le record mondial en termes de pression fiscale et parafiscale. Troisièmement, une politique économique libérale implique des dépenses publiques modestes : en 2014, la Belgique dépensait 54,3 % de son PIB ! Bien au-delà de la moyenne européenne déjà très élevée.

Milton Friedman disait que, au-delà de 30 % de prélèvement annuel du PIB, une économie cessait d’être libérale. Avant que le gouvernement fédéral ne décide de mettre fin à la gabegie selon une trajectoire budgétaire raisonnable, la Belgique n’a jamais réduit massivement ses dépenses publiques ces dernières décennies : entre 2007 et 2013, les dépenses publiques par rapport au PIB en Belgique ont même augmenté de… 7,4 % (Eurostat). Quatrièmement, une politique économique libérale implique un endettement limité : l’endettement de la Belgique avoisinait 106 % en 2014 (104 % aujourd’hui). Cinquièmement, une politique économique libérale implique une administration de taille raisonnable : la Belgique totalise une administration de 814 000 fonctionnaires, ce qui place notre pays au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE en termes de fonctionnaires par habitant.

Éviter la faillite de la sécu

Prétendre que la Belgique est aujourd’hui menacée par une libéralisation sauvage, c’est vivre dans un univers parallèle.

Ce déni pathologique du réel explique également l’incapacité de comprendre que les mesures de maîtrise des dépenses publiques sont motivées, non par la volonté de « faire des cadeaux aux riches » au détriment des pauvres mais par le souci de garantir la pérennité du système de Sécurité sociale au profit des plus faibles et des générations futures. Suivre les recettes de contempteurs du néolibéralisme, c’est, paradoxalement, se diriger résolument vers ce vers quoi ils mettent en garde : la faillite de la Sécurité sociale.

En définitive, cette peur irrationnelle procède d’une erreur d’analyse fondamentale : nos démocraties occidentales souffrent, non d’un « excès » de libéralisme, mais d’un « manque » de libéralisme. Le néolibéralisme est un mot inventé par la gauche pour mettre sur le dos des libéraux la faillite de la social-démocratie.

Non au « capitalisme de connivence »

Même s’ils en méconnaissent la cause, les antilibéraux n’ont néanmoins pas tort de dénoncer, dans les démocraties occidentales, la pression exercée par les milieux économiques et financiers sur le monde politique pour faire passer des législations qui les avantagent.

Adam Smith dénonçait déjà ce fait. Ce phénomène, nommé « capitalisme de connivence », est nocif au fonctionnement du marché et a toujours été combattu par les libéraux. C’est le fruit maudit, non du libéralisme, mais de l’interventionnisme des politiques sociales-démocrates : la corruption est fille de la réglementation.

Les politiques sociales-démocrates consacrant l’extension illimitée des pouvoirs de l’État ont coïncidé avec la montée en puissance de ce capitalisme de connivence. Rien qu’aux États-Unis, ce sont 4 000 milliards de dollars qui sont distribués chaque année aux entreprises.

Tout le monde veut sa part de butin. Loin de pousser à la dérégulation, l’establishment industriel favorise l’essor de nouvelles réglementations car, même s’il en pâtit, il sait que ses concurrents, moins bien établis que lui, en souffriront davantage.

Il y a deux ans, certains m’ont accusé de révisionnisme parce que je niais l’existence du néolibéralisme. Cela m’a rappelé un passage de Zadig, le célèbre roman de Voltaire. Zadig était menacé d’exécution car, à la grande fureur des sages de Babylone, il niait l’existence des griffons. Et cela alors même qu’un archimage avait composé 13 volumes sur les propriétés du griffon !

Et si, plutôt que de disserter à l’infini sur les calamités imputables à cette créature fantasmatique qu’est le néolibéralisme, on examinait rationnellement le bilan de ce gouvernement ?

Texte d’opinion paru en premier sur le site de La Libre.Be

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  • Ceux qui parlent de neo ultra giga méga libéralisme ne savent pas lire un bulletin de salaire et ne savent pas que si on cumule les charges patronales aux charges salariales on arrive à plus de 80% du salaire net……….Bref sur un salaire net de 2000 euros, l’ état récupère plus de 1600 euros, franchement si ça c’ est du liébéralisme moi je viens de de la planète Mars.

    • Pas besoin de lire un bulletin de salaire. Si l’état prélève en moyenne 57% du PIB enfants et vieillards inclus, cela signifie forcément que le prélèvement sur les actifs est beaucoup plus élevé.

  • Historiquement, le néo-libéralisme désignait simplement les politiques de Thatcher et Reagan.
    Depuis, le novlangue est passé par là.

  • « la corruption est fille de la réglementation »

    Et réciproquement !

  • « la pression exercée par les milieux économiques et financiers sur le monde politique pour faire passer des législations qui les avantagent. »
    dit autrement: démantèlement des services publics, libre concurrence accrue et j’ajouterais pression accrue sur les salariés également.

    .
    Et bien voilà, c’est ça le néolibéralisme, donc ça existe bien, ne vous en déplaise, tout cela est théorisé par vos économistes libéraux, Hayek et Friedman… merci à Reagan et à Thatcher d’avoir relayé et initié cela et merci à l’Europe de poursuivre cette tache avec zèle (ironique bien sur).
    .
    Moralité, pour l’enrichissement accru du gros capital (merci le ruissellement lol), il y a de plus en plus de laissés pour compte en Europe et US, dont tout le monde se fout, et qui vont là où ils se sentent soutenus JLM en France, voire où ils peuvent exprimer leur colère chez Marine.
    Plus qu’à attendre que ça passe le seuil critique en se bouchant les yeux….
    .
    Par ailleurs, depuis la chute du mur de Berlin, le capitalisme à la pépère peut se lâcher. Terminé les 5% , y a bon le 20.
    Plus besoin d’être séduisant face au bloc soviétique.
    There is no alternative disait la dame de fer…

    • Votre assimilation du capitalisme de connivence (fille du socialisme et de toutes les politiques sociales démocrates) au libéralisme est un parfait exemple de la manipulation bien-pensante et illustre parfaitement les propos de l’auteur. Merci pour cette démonstration. 🙂

      • Bonjour Cyde,

        Où voyez vous manipulation ?
        Chronologiquement il y a eu les systèmes divers et variés d’après seconde guerre mondiale pendant 30/40 ans puis introduction de libéralisme économique via Hayek et Friedman,Reagan et Thatcher.
        .
        Connivence , corruption sont inhérent à la nature humaine et ont toujours été présents, de tous temps.
        Ce n’est pas le libéralisme, ni aucun système qui éradiquera cela car le « mal » en chacun de nous.*
        .
        Voilà le résultat que je décris plus haut et que chacun peut constater.
        le néolibéralisme n’est peut être pas le libéralisme que vous appelez de vos vœux mais c’est bien cette introduction de libéralisme économique qui engendre démantèlement des services publics, libre concurrence accrue et j’ajouterais pression accrue sur les salariés également dont beaucoup sont insatisfaits.
        C’est ce qui est appelé néolibéralisme.
        Nommez le comme vous voulez, il y a bien eu une composante de libéralisme introduite dans l’ancien monde économique.
        .
        Autre preuve que le néolibéralisme existe, c’est le correcteur orthographique de contrepoints qui reconnait le mot 🙂
        .
        *La société est la somme de tous ses membres, par conséquent si des pans de la société sont corrompus (connivence), c’est que la nature humaine porte en elle cette corruption.
        Seul le fait d’avoir conscience de sa propre corruption interne permettrait de s’en libérer individuellement et donc par agrégation d’individus non- corrompus, de créer une société non corrompues.
        Il manque une composante spirituelle et de cœur au libéralisme, ce que réclament les enjeux de notre temps.(épuisement graduel des ressources)

        • @leham
          Bonjour,
          « Ce n’est pas le libéralisme, ni aucun système qui éradiquera cela car le « mal » en chacun de nous.* »
          Qu’attendent donc les non néo-ultra-méga-giga-libéraux pour mettre tout le monde dans un trou afin d’éradiquer les mauvaises personnes, puisque le « mal est en chacun de nous » ? (Eux inclus)
          « c’est bien cette introduction de libéralisme économique qui engendre démantèlement des services publics, libre concurrence accrue et j’ajouterais pression accrue sur les salariés également dont beaucoup sont insatisfaits. »
          L’ancien directeur d’Air France dit que la libre concurrence permettrait d’assainir la S.N.C.F, d’améliorer sa qualité, tant sur le plan technique que sur le plan du personnel. Au passage la S.N.C.F a un trou de 44 milliards d’euro que le contribuable de France renfloue. Ce n’est pas néolibéral et pas libéral du tout.
          Ensuite, quant à la pression sur les salariés :
          Pour qu’un salarié touche 1498 brut (le SMIC), dont il ne percevra que 1170 net, le patron paiera en tout 1872. L’Etat prend les 802 euro de différence. Qui met la pression en s’accaparant 42% du labeur du salarié, sans rien faire ? La somme que paie l’employeur au total est la vraie valeur du travail de l’employé.
          La libre concurrence n’est pas qu’une question de prix : certes il intervient, mais la qualité aussi. Le pain au supermarché du coin coûte moins de 50 centîmes mais je ne le trouve pas bon. Je préfère mettre deux fois cette somme et prendre du pain que je trouve meilleur. La Sécu, que nous la trouvions de bonne qualité ou non, nous la payons tous. Elle coûte toujours plus cher et rembourse de moins en moins. Idem pour les services administratifs.

          • Edit
            « « la pression exercée par les milieux économiques et financiers sur le monde politique pour faire passer des législations qui les avantagent. »
            dit autrement: démantèlement des services publics, libre concurrence accrue et j’ajouterais pression accrue sur les salariés également. »
            Dit autrement : capitalisme de connivence, qui n’a de capitalisme que le mot, et rien à voir avec le libéralisme, ni même avec ce que vous-même dites « autrement ».
            Le meilleur exemple pour illustrer la citation que vous utilisez est l’éthylotest, obligatoire. Un patron s’est enrichi grâce à sa relation très proche avec l’Exécutif ,en particulier le chef : N. Sarkozy. Et hop ! une loi qui rend obligatoire la présence d’un éthylotest dans chaque véhicule, évidemment sous prétexte de « sécurité » (composante spirituelle et de coeur). De là nous pend au nez l’éthylotest anti-démarrage, installé au frais du propriétaire de véhicule.
            Dans un Etat de droit, une république, démocrate normale, les Pouvoirs sont séparés. Le Pouvoir Exécutif n’a donc pas à passer de lois.
            « Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. » – Préambule de la DDHC 1789.
            « Art. 16. Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

            • Bonjour STF
              Je ne vais pas faire du point par point détaillé car se serait trop long.
              Je ne vais pas vous convaincre non plus, vos convictions et manière de raisonner sont solidement ancrées, on peut se rejoindre sur certains points.
              Je peux tout au plus vous amener à relativiser certains de vos propos (provocateurs ? :-))
              .
              « Qu’attendent donc les non néo-ultra-méga-giga-libéraux pour mettre tout le monde dans un trou afin d’éradiquer les mauvaises personnes, puisque le « mal est en chacun de nous » ? (Eux inclus) »
              .
              Ce n’est pas ce que j’ai dis et ne m’assimilez à aucun mvt svp.
              Je suis certainement plus libéral que beaucoup ici, la liberté est d’abord intérieure, c’est cela la spiritualité et le cœur, et rien d’autre, une liberté intérieure.
              Donc oui la corruption est en chacun de nous. j’ai la liberté de le voir en moi. J’ai donc la liberté d’agir sur ce point.
              Celui qui ne voit pas n’est pas libre de ce qu’il n’a pas vu, il réagit sans comprendre, il est prisonnier de ces réactions stéréotypées (culturelles et acquises).
              Chacun à cette liberté de voir et d’agir sur lui même, c’est tout ce que je dis. Personne ne peux le faire à notre place.
              On peut se penser(rêver) inconsciemment totalement intègre mais l’est on vraiment ? ça se niche dans toutes les petites actions de la vie.
              Un petit bouquet de fleur pour acheter la paix…
              .
              L’introduction de privatisation et de concurrence dans les transports est du libéralisme économique.
              cela n’améliore pas la sécurité, les anglais s’en mordent les doigts, cela supprime des service sur les lignes non rentables. Visiblement il faut en passer par là pour entendre ensuite « c’était mieux avant ».
              M’enfin le service de la dette et le manque de rentrées fiscale ne sont pas Etranger à la dégradation du service ferroviaire actuel et de tous les services publics en géneral.
              et sans doute que des économies peuvent être réalisées.
              Tout est question de mesure et d’intelligence dans les actions.
              Vous de dire que c’est l’état qui est gras, moi de dire c’est l’égoïsme individuel qui est source de tous les maux.(attention a ne pas réagir en pensant que je dis qu’il faut supprimer l’égoïsme, donc les gens, puisque le gens ont de l’égoïsme)
              .
              « L’Etat prend … 42% du labeur du salarié, sans rien faire ? »
              Ce qui est faux est: sans rien faire ou donner en contrepartie, Car c’est bien cela que vous sous-entendiez ? quid du service public ??
              .
              « La Sécu, que nous la trouvions de bonne qualité ou non, nous la payons tous. Elle coûte toujours plus cher et rembourse de moins en moins. »
              C’est vrai, je pourrais vous opposer le manque à gagner qui ne rentre plus dans les caisses de l’état avec 50Milliards mini de fraude fiscale par an, je pourrais vous opposer le service de la dette qui sans l’intérêt servit au privé, serait quasi inexistante. La dette, premier poste budgétaire de l’état qui implique de faire des économies partout dont à l’hôpital déjà pressuré comme un citron, je pourrais vous opposer le coût de la santé privée aux US, proportionnellement bien supérieur au cout en France, avec un service bien moindre qui n’hésite pas à laisser mourir 2000 personnes par an, faute de ressource suffisantes.
              Comme résume bien Timsit: « Aux US t’as pas de CB, t’es pas malade »
              et j’ajouterais « de toute façon ils allaient mourir, alors… »
              .
              « Dit autrement : capitalisme de connivence, »
              Pourtant intiment liés jusqu’à la fin des temps, vous n’éviterez jamais la connivence et l’entente : l’appât du gain personnel sera toujours existent, sauf si un travail des personnes sur elles mêmes est réalisé, voir plus haut, ce qui amènera la fin du capitalisme.
              Lorsque l’on commence à faire éclore certaines vérités en soi, on ne peut plus adhérer au capitalisme, comme à tout autre système d’ailleurs.
              .
              « capitalisme que le mot, et rien à voir avec le libéralisme, ni même avec ce que vous-même dites « autrement ». »
              Sans doute, mais le libéralisme plébiscite le capitalisme et que vous le vouliez ou non, le capitalisme cultive l’avidité en l’homme. L’avidité est bien sur présente avant le capitalisme mais il la cultive, l’entretient, la nourrit.
              L’homme est ainsi conforté dans ses l’ instincts primaires du moi d’abord ce qui limite fortement toute évolution vers une libération des ces instincts.
              On a ce que nous sommes.
              .
               » éthylotest  » oui bel exemple de connivence et corruption ne serait ce que sentimentale ou amicale pour Sarko à son ami.
              Vous avez une bien piètre image de la spiritualité et du cœur 🙂
              Sans doute faites vous référence à des postures spirituelles de façade, bien courantes.
              .
              Voilà qui peut être vous séduira ?
              « Nos prétendus « représentants » sont en fait les larbins des grands marchands, qui trahissent tous les jours l’intérêt général, impunément. Soumis à une constitution digne de ce nom, ils auraient des comptes à rendre et pourraient être punis. »
              Etienne Chouard.
              .
              Nous sommes aussi a une époque (Internet) où de la démocratie directe pourrait être introduite, plutôt que de se coltiner uniquement une démocratie qui n’en a que le nom, la démocratie dite représentative, d’un autre siècle, ou le peuple n’a plus droit à la parole, une fois les élections passées.
              Du pain sur la palanche..lol
              .
              Cdlt

              • @leham
                Bonsoir,
                Je vous remercie de votre commentaire, cela fait un bel échange.
                Je ne répondrai qu’à votre « la liberté est d’abord intérieure ».
                Avez-vous déjà été privé de liberté ? Personnellement, oui, et cela ne m’a pas plu. Peu importait ma liberté sprituelle et de coeur, le fait était que je n’étais plus libre et que je n’avais pas choisi. Mon esprit m’a fait tenir bon, mais la pression des murs, la surveillance, montrer patte blanche, sont autre chose.
                Je ne vous rejoins pas sur votre sens de liberté.

                • Bonsoir STF,

                  « Je ne vous rejoins pas sur votre sens de liberté. »
                  Je peux le comprendre.
                  Je voulais juste introduire qu’un état très légèrement distancier de ce que l’on vit, un état méditatif, permet de se rendre compte qu’une conscience impersonnelle (non identifiée à soi) existe en nous.
                  Tant que tout est vécu au niveau personnel, tout est souffrance, ou plaisir.
                  La liberté spirituelle dont je parle est donc cette liberté d’observer notre vie avec un léger recul, plutôt que la vivre en étant identifié à tout ce que nous croyons être.
                  Tant que nous ne sommes pas libre de tout ce que nous croyons être nous ne sommes pas libre du tout. Nous réagissons, nous ne sommes pas vraiment intelligent, nous sommes notre propre prison.
                  Les droits du libéralisme cultivent l’identification à ce que l’on croit être, cultive le soi, ce qui n’est fondamentalement pas libérateur du tout.
                  Désolé mais le libéralisme n’est pas différent des témoins de Jéhovah ou autre croyant en quelque idée.
                  Les libéraux croient en la liberté de l’entité qui par manque de clairvoyance s’identifie à ce qu’il croit être, ce qu’il a vecu et nous ne sommes pas que ça et même arrivé à un certain stade de compréhension, surtout plus cela.
                  Il est intéressant d’arriver à ce niveau de non identification car cela change totalement les priorités et possiblement la société.
                  PS: je n’y suis pas vraiment, je flirt parfois…

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