Ces managers qui frôlent le nouveau sans le comprendre

Ces personnes, ces managers, qui croient à leur carte ancienne, qui pensent que l’inconnu n’existe pas, on en connaît, non ?

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Ces managers qui frôlent le nouveau sans le comprendre

Publié le 16 janvier 2018
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Par Gilles Martin.

Vous connaissez ceux qui ont dans la tête une carte de tout ce qui existe. Pour eux, rien n’est incertain, il y a une référence, une destination, déjà connue, ils appellent ça l’expérience, l’expertise. Ils prévoient, ils anticipent.

C’était le cas de Christophe Colomb, tel que j’en retrouve le récit dans Sapiens de Yuval Noah Harari.

Christophe Colomb quitte l’Espagne en 1492, à la recherche d’une nouvelle route vers l’Est asiatique. En partant, il croit encore aux vieilles cartes du monde, celles qui sont complètes. Avec ça, il calcule que le Japon se situe à 7000 kilomètres à l’ouest de l’Espagne. En fait c’est plus de 20.000 kms, et tout un continent inconnu, qui séparent l’Asie de l’Est de l’Espagne.

C’est le 12 octobre 1492 que l’expédition de Colomb se heurte à ce continent inconnu. Comme il imagina avoir débarqué aux Indes ; il donna aux habitants des lieux le nom d’Indiens.

L’homme du Moyen-Âge

Ce qui est fantastique c’est que Colomb, jusqu’à la fin de sa vie, s’accrocha à son erreur. Pour lui, l’idée qu’il ait pu découvrir un continent totalement inconnu était inimaginable. En effet, depuis toujours, les penseurs et les savants n’avaient connu que l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Comment imaginer que même la Bible ait pu oublier la moitié du monde.

Christophe Colomb, c’est l’homme du Moyen-Âge, convaincu de connaître le monde entier, et, même en découvrant le nouveau monde, il n’arrive pas à se persuader du contraire. Il refuse d’admettre son ignorance.

Vous voyez où je veux en venir.

Ces personnes, ces managers, qui voient le Japon à 7000 kilomètres, qui croient à leur carte ancienne, qui pensent que l’inconnu n’existe pas, on en connaît, non ?

Ce sont les Christophe Colomb qui frôlent le nouveau mais ne le comprennent pas.

Voilà une belle leçon pour tous ceux qui croient innover et qui n’innovent pas, parce qu’ils restent persuadés que le Japon n’est qu’à 7.000 kilomètres.

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  • Soit dit en passant, les adversaires de Colomb disposaient d’une estimation correcte de la taille de la planète, estimation faite depuis 1600 ans. C’est bien pour cela qu’ils s’opposaient à son projet. La carte de Colomb n’était pas du tout consensuelle.

  • Enfermés dans leurs cavernes de Platon, ils managent !

  • Pour ceux qui ne la connaitraient pas, la blague de Churchill: Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait… et il faisait tout ça aux frais des contribuables. »

  • Les commentaires sont fermés.

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