Glyphosate : un traitement médiatique honteux

Le rôle des médias n’est pas de décrédibiliser la science et d’alimenter les peurs là où elles n’ont pas lieu d’être.

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Glyphosate : un traitement médiatique honteux

Publié le 29 novembre 2017
- A +

Par Laurent Pahpy.
Un article de l’Iref-Europe

L’IREF faisait récemment un état des lieux du consensus scientifique et des recommandations des agences sanitaires concernant l’herbicide le plus utilisé au monde.

Nous soulignions que le traitement politique et médiatique de la question du renouvellement de la licence du glyphosate dans l’Union européenne n’obéissait malheureusement pas à une démarche intellectuelle honnête et rigoureuse.

La molécule incriminée serait plutôt un prétexte pour justifier une prétendue urgence d’obliger l’ensemble de l’agriculture à se tourner vers des cultures dites biologiques.

La différents membres de la Commission européenne ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord et c’est lors d’un ultime « comité d’appel », le 27 novembre dernier, qu’un vote a eu lieu en faveur d’une prolongation pour cinq ans de l’autorisation du glyphosate : dix huit pays ont voté pour la proposition, neuf contre (dont la France) et un seul s’est abstenu. Entre temps, une étude de grande ampleur a été publiée par le Journal of the National Cancer Institute. Cette étude réalisée à partir de 1993 sur plus de 54 000 agriculteurs tire la conclusion qu’aucune association statistique solide n’a pu être détectée entre l’apparition de tumeurs et le glyphosate.

Cancérigène probable

Certaines données montrent qu’il pourrait y avoir un risque accru d’apparition de la leucémie myéloïde aiguë pour le quartile le plus exposé, mais sans pouvoir le prouver.

Cette étude ne contredit pas forcément les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui classe le glyphosate comme « cancérigène probable pour l’homme » dans la mesure où ce dernier évalue le danger et non le risque. Le risque correspond à la probabilité d’être exposé multipliée par le danger de l’agent en question.

Une surexposition par rapport à la dose maximale est donc par définition un risque significatif. C’est ainsi que l’ensemble des agences sanitaires du monde jugent que le glyphosate ne présente pas de risque aux doses conformes aux prescriptions. Le Conseil fédéral suisse vient d’ailleurs de décider de ne pas interdire l’herbicide.

Aucun trouble dans le consensus scientifique

Les Échos, Libération et Le Point titraient le 22 novembre que cette étude « sème le trouble ». Non, il n’y a aucun trouble dans le consensus scientifique. Cette étude ne contredit pas les centaines d’études réalisées depuis la mise sur le marché du glyphosate dans les années 1970.

L’article des Échos sous-titre « Les utilisateurs surexposés en danger », ce qui est la définition même de la surexposition. Quant au quotidien Le Monde, le journaliste s’empresse de remettre en cause les résultats de cette étude. Le traitement médiatique des plus grands journaux français sur la question n’est pas digne de l’honnêteté intellectuelle requise pour traiter de tels sujets.

Il serait bon que la presse ne joue pas le jeu des politiques et des lobbies promouvant l’hégémonie de l’agriculture dite biologique.

Le rôle des médias

Le cas du glyphosate pose des questions légitimes sur les conflits d’intérêts dans les agences gouvernementales, sur les processus de mise sur le marché des produits phytosanitaires et sur l’arbitrage entre coûts et risques sanitaires.

Toutefois, le rôle des médias n’est pas de décrédibiliser la science et d’alimenter les peurs là où elles n’ont pas lieu d’être.

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  • Le problème de la France est qu’elle veut être championne en tout et en fait n’est championne en rien..son hobby actuel , faire du bio…dernière chance pour la France puisqu’elle a perdu la bataille de l’agriculture et de l’elevage efficace…pour des raisons dites idéologiques…et qui sont sans doute uniquement basées sur des pots de vin..bio….dommage pour elle , quand on est bon en agriculture « normale » on est bon aussi en agriculture de niche à forte valeur ajoutée…voir l’Allemagne ou la plus part des pays réellement libre d’entreprendre.

  • Le travail de nuit est aussi classé comme « cancérigène probable pour l’homme »
    quid de son interdiction ?

  • Le rôle des médias serait précisément d’expliquer avec du recul au grand public les subtilités et les implications d’une étude scientifique.
    Et là, au contraire, on les a pris la main dans le sac d’une instrumentalisation de la science pour une fin idéologique.
    Les médias considèrent donc leur rôle non pas comme devant informer mais comme devant conscientiser l’ensemble de la population au grand délire de l’écologisme politique..

  • Qui des médiats ou des lobbys est à incriminer?

    Le rapport du J.N.C.I. (organisme privé financé par des fonds privés) publie des analyses ou études de toute personne ou organisme finançant cette publication.
    Cette dernière ne démontre absolument rien:
    – les critères prennent en compte d’autres facteurs réputés cancérogènes (alimentation déséquilibrée, tabagie, alcool…) pour rendre l’étude plus crédible, et ne font que créer le doute
    – Les conclusions sont: on ne peut être sûr qu’il y ait une relation entre le glyphosate et les cancers constatés.

    • C’est le rôle des médias, théoriquement, d’expliquer qu’en l’absence par construction de relation, la conclusion de toute étude scientifique sera « on ne peut être sûr qu’il y ait une relation », que ces mots ne peuvent absolument pas être pris comme un sous-entendu, et qu’ils n’ont aucunement la signification « il y a probablement une relation, mais notre mise en évidence n’est pas probante ». Mais essayez de dire ça à un journaliste, vous verrez qu’il vous coupera la parole au milieu de votre phrase, il ne cherche que des confirmations de ses postulats.

    • La corrélation est facile à faire. Ceux qui sont les plus exposés étant les paysans qui le répandent, il suffit de relever le nombre de cas de cancer chez eux. Soit il est plus élevé, soit il ne l’est pas! Point barre. Il n’y a aucun besoin de polémiquer.

      • Mais on vous dira que les paysans menant une vie plus saine par nature devraient avoir moins de cancers que les citadins. Donc s’ils en ont autant, c’est forcément qu’il y a un facteur artificiel qui contrecarre les effets bénéfiques de la nature.

        • C’et le cas il y a moins de cancer,leucémie etc… chez les paysans que dans le reste de la population

        • oui ça ne prouve pas grand chose sinon que le mode de vie des gens est un facteur plus déterminant que l’exposition aux pesticides…et donc que si c’est un problème de santé publique il n’est pas le plus important…et encore ..ça le suggère..ça ne prouve rien…
          mais pas la peine d’etre rationnel , allez faire un tour et lire des commentaires sur des médians grand public… on peut diffamer sans que ça pose le moindre problème de conscience…monsanto est méchant..var il vend une saloperie..qui est une saloperie car c’est monsanto qui le fabrique…souvent on en est là….
          et si l’allemagne a voté pour c’est parce que bayer a racheté monsanto…je ne voudrais pas etre jugé pas ces gens là…mais bové est un modèle là dessus…

          • Voilà que vous aussi vous mélangez les pesticides au glyphosate ! Là, je suis d’accord que le mélange est malsain 🙂 Et il faut faire très attention à la formulation : « le mode de vie est un facteur plus déterminant que l’exposition au glyphosate » n’est pas du tout la même chose que « l’exposition au glyphosate n’est pas un facteur plus déterminant que le mode de vie ».

    • Le JNCI est un organisme privé financé par des fonds privés? Et alors? C’est forcément négatif? Bel exemple de la mentalité bien française pour laquelle le privé « c’est mal » et le publique, c’est forcément bien. Ce genre d’argument n’a de la valeur que pour la Gauche.
      D’autre part, la revue du JNCI est une revue à comité de lecture avec un Impact Factor de 13 (une paille!). Ne sont publiés que des articles qui ont passé le crible de reviewers et ce n’est pas simple. Où donc avez vous lu qu’il suffit de payer pour y être publié?
      Un article publié dans une revue scientifique peut avoir un accès libre (càd gratuit) pour un lecteur non abonné. Mais dans ce cas, c’est l’auteur qui doit payer pour cet accès gratuit (entre 2000 et 4000E en général). Sinon l’accès est n’est possible que pour les abonnés (les bibliothèques universitaires y sont abonnés pour permettre l’accès à leur étudiants et enseignants) ou en achetant l’article à la revue.
      C’est le cas pour le JNCI: https://academic.oup.com/jnci/pages/charges

      Pour dénigrer un article/étude commencer par attaquer le support, puis l’auteur…

  • Les media sont une injure à l’intelligence et une honte pour la culture. Après avoir fait campagne contre les OGM, les voila qui le font contre le glyphosate, en accusant les scientifiques de malhonnêteté et de corruption! Et bien sûr, ils sont tous des relais du GIEC, en bafouant la déontologie de leur profession et l’information du public!

  • Il y a une différence remarquée depuis longtemps. Le peuple Suisse est intelligent, ce que confirment sa prospérité et son niveau scientifique, ce qui n’est pas le cas du Français!

    • De Gaulle affirmait que c’étaient des veaux!

      • @ Virgile
        L’article contient des erreurs comme celle-ci: « … Commission européenne ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord »!

        C’est bien l’aveu d’une incompréhension et une ignorance négativement critique du fonctionnement européen: non, la décision vient d’une absence d’unanimité pour l’autorisation ou l’interdiction du produit: donc pas de décision: les choses en restent au « statu quo ante » pour 5 ans et chaque pays est libre de légiférer dans ses frontières! Meilleure décision n’aurait pu être prise légalement!

        Le problème n’est plus là! Bien sûr, plus on en sait (scientifiquement prouvé), mieux ça vaut.

        Dans « pesticide », « cide » signifie « tuer »: donc tout pesticide est un poison « tuant » une mousse, une plante, un animal et, absorbé, inhalé ou en contact avec la peau, en quantité suffisante, un homme, une femme, un enfant, un embryon ou un foetus!

        Mais il y a plus grave car maintenant fortement suspectés: ce sont les perturbateurs endocriniens dont on constate, scientifiquement collectés et décrits, les effets sur la population, avec encore beaucoup d’inconnues à propos des facteurs responsables!
        La plupart des « journalistes » risquent encore de prendre franchement position, même sans rien y comprendre! On n’a pas fini de rigoler!

        • @mikilux
          « Prendre franchement position,même sans rien y comprendre »:
          a-t-on « compris » le rôle des statines remis en question récemment,de la Dépakine,de l’amiante,du chlordécone,etc…etc… qui a fait concrètement tant de victimes???
          Une seule question logique devrait se poser:
          Le statut de cobaye humain est-il envisageable s’il y a « incompréhension »à quelque niveau que ce soit comme vous l’exprimez justement ?

          • alors voila ce qui se passe au niveau de l’espêrance de vie
            http://www.observationsociete.fr/wp-content/uploads/2016/01/esperance_de_vie.jpg
            quand on voit ça on se dit que en dépit de certains cas la façon d’aborder les choses autrement dit interdire un truc une fois que la preuve est faire de sa nocivité n’est pas mauvaise…

            • @jacques lemiere

              Que proposez vous d’efficace pour avoir » une preuve de nocivité »?
              De simples courbes d’espérance de vie?
              Car il s’agit bien d’établir des preuves « pour ne pas prendre position sans rien y comprendre »(O.K.@mikylux).
              En matière de preuves ,seuls les scientifiques peuvent trancher puisqu’ils sont sensés à priori « comprendre ».
              Attendre qu’il y ait des victimes pour parler de preuves c’est possible,mais souhaiteriez-vous en faire partie?

              • @ Léonides

                Le nuance un peu plus, je crois et si je crois qu’il faut des études (de type) « scientifiques », leur texte final devrait pouvoir être compris bien au-delà des seuls « scientifiques ». C’est dans la méthode « scientifique » de recherche d’une affirmation (« vérité » diront les gens) que se trouve la preuve de la recherche d’une objectivité la plus idéale possible (en négatif:éviter les « biais » qui fausseraient les résultats où au moins les signaler comme dans toute recherche qui interroge les « sujets »). (la démarche est largement de type « statistique »).

                • @mikilux

                  Les résultats des études scientifiques restent déterminants pour les autorisations de mise sur le marché de certains produits.
                  L’éternel problème sont les divergences d’appréciations et surtout d’interprétation de ces résultats qui sont hors de portée du grand public.

                  -Comment pourrait-il en être autrement?

                  Si l’on ajoute les impératifs économiques devant être pris en considération,les préjugés et autres « biais » »,il n’est pas étonnant que la  » compréhension »pour un sujet aussi sensible ne soit pas la chose au monde la mieux partagée !

  • Les anti glyphosates confondent risque et danger cela les décrédibilise. Une bonne partie de leur argumentaire repose sur cette confusion et ils voudraient être pris au sérieux. Un très bon article sur le sujet: http://www.second-glance.fr/2017/10/27/danger-et-risque/ (cet article explique bien la différence entre risque et danger et la confusion entre ces deux notions dans le débat du glyphosate)
    Quelle différence entre Risque et Danger ? https://www.youtube.com/watch?v=oCZq7SdvQB0&feature=youtu.be

    • L’article n’est pas inintéressant, puisqu’il rappelle de façon pertinente ce qu’est un risque, à savoir une espérance mathématique.
      Hélas, il n’est pas d’une grande utilité pour le dossier du glyphosate.
      Pourquoi, parce que cela fait l’impasse sur la taille de la population concernée. Le risque, tel que défini dans l’article, reste une notion individuelle : quand vous traversez la rue, il y a une probabilité faible de vous faire renverser, le dommage étant la mort. En base jump, le dommage est toujours la mort, avec une probabilité plus forte.
      POURTANT, il y a bien plus de piétons morts à la suite de la rencontre avec une voiture que de base-jumpers à la suite d’un contact terrestre incontrôlé.
      Vous voyez où je veux en venir ? Le premier risque a beau être plus faible, l’impact collectif est, en revanche, beaucoup plus important car il y a plus de piétons que de base-jumper…
      Retour sur le glyphosate : on bouffe tous du glyphosate. Si le danger du glyphosate est bien celui que décrivent ses opposants, l’impact sanitaire est redoutable pour la collectivité.

      • Il y a aussi une autre différence, c’est celle du choix. Vous avez le choix d’être prudent quand vous traversez la rue, d’attendre que le feu soit rouge, de vous assurer qu’il n’y a pas de voiture dans les environs… Si vous jugez que le base-jump est un sport dangereux, rien ne vous oblige à en faire.
        Par contre, dans un monde où pratiquement tout ce que vous bouffez est contaminé au glyphosate, vous faites comment pour y échapper ? Vous vous laissez mourir de faim ?

      • « Si le danger du glyphosate est bien celui que décrivent ses opposants, l’impact sanitaire est redoutable pour la collectivité » sauf que ce n’est pas du tout risqué. Le glyphosate ne présente aucun risque pour la santé du consommateur. Lisez ceci: https://www.contrepoints.org/2017/11/10/302819-glyphosate-lindignite-nationale-europeenne (ainsi que mes commentaires en dessous)

      • Quand vous privilégiez la notion de risque à sociétal à celle de probabilité individuelle, vous vous permettez de juger à la place d’autrui. Par principe, c’est inacceptable (chacun a le droit de faire du base jump tant qu’il vérifie qu’il ne va pas impacter autrui), et de plus c’est hautement prétentieux : en quoi êtes-vous qualifié pour évaluer les risques encourus par autrui, et en tirer des conclusions que lui-même n’en tirerait pas ?

        • Les risques encourus par autrui, vous avez parfaitement raison, je ne suis qualifié en rien pour les évaluer. Je vous rejoins sur la nécessité de ne pas légiférer sur un danger (pas un risque, un danger) qui ne concerne que moi. Si j’ai envie de faire du base-jump, de rouler sans casque, c’est mon choix, ce devrait être mon droit.
          Seulement, depuis que les statistiques étatiques existent, il faut bien faire avec ; pour un phénomène d’ampleur comme les accidents de la route, la pollution, les actes terroristes, le tabagisme, même si à titre individuel cela représente un risque faible (encore que, sur le tabac…), l’Etat ne peut pas y assister sans rien faire, d’autant qu’une part importante de la population réclame des mesures.

          • Vous noterez, que par exemple, pour le tabac, on vous interdit d’enfumer les autres, pas de vous empoisonner. La conso de tabac reste autorisée, mais vous ne pouvez pas fumer dans des lieux publics fermés.
            C’est la même chose pour le glyphosate. Bouffer du glyphosate n’est pas un acte volontaire de votre part. C’est une nuisance subie, comme le tabac des autres. Dès lors, si cette nuisance est établie, il est du rôle des pouvoirs publics de vous en prémunir.
            Bien évidemment, personne ne vous interdira jamais, si le coeur vous en dit, d’aller acheter un bidon de glyphosate aux Etats-Unis, et d’en arroser, chaque matin, vos céréales du petit-déjeuner…
            Vous voyez bien que vos libertés individuelles sont respectées.

            • Pas d’accord, vous mélangez nocivité reconnue et innocuité reconnue. Vous n’avez pas le droit de fumer dans un lieu public, même si vous y êtes seul et que vous n’affectez que vous-même. Vous n’avez pas le droit de vapoter dans un bâtiment public, alors que vous y êtes totalement inoffensif pour autrui. Vous n’avez pas le droit d’offrir des cigarettes en chocolat à vos enfants, alors qu’il est reconnu que la cigarette en chocolat n’est pas plus mauvaise que les sucreries autorisées. Contrairement à ce que vous affirmez, on vous interdit certains actes parfaitement inoffensifs. Et logiquement, vous en tirez argument pour vouloir faire interdire d’autres actes tout aussi inoffensifs, mais dont vous prétendez qu’ils sont dangereux comme certains ont prétendu que les cigarettes en chocolat étaient dangereuses pour les faire interdire.
              Bouffer du glyphosate est un acte volontaire de ma part, c’est parce que j’estime idiot d’aller demander par caprice, puisqu’il n’y a aucune autre raison objective, que mon alimentation en soit exempte. Mais si ma religion l’interdisait, ce serait mon affaire de me débrouiller pour trouver un producteur qui respecterait mes interdits religieux.

  • Petite liste des choses qu’il faut interdire si vous pensez que le principe de précaution doit s’appliquer pour le glyphosate
    1/ Les cigarettes.
    Tabagisme actif ou passif, c’est nocif et le consensus scientifique est d’accord là-dessus.
    2/ L’éthanol.
    Là encore on peut avoir de la consommation active ou plus pernicieuse avec le syndrome d’alcoolisme fœtal ou les accidents provoqués par des personnes alcoolisées.
    3/ Le papier
    Vous savez comment on blanchit du papier ? En utilisant des peroxydes ou de l’hydrosulfite de sodium. S’humecter le doigt, tourner une page puis recommencer, vous voulez vraiment faire ça ?
    4/ Les murs
    Dans vos murs il y a du formaldéhyde.
    Une molécule CMR classée comme cancérigène et mutagène.
    Je propose donc d’interdire les murs.
    5/ Les carottes
    Vu qu’on a eu un doute sur les parabens (après études, rien de fondé semble-t-il, risque sur les parabens à chaîne longue) et qu’il y en a dans les carottes, interdisons-les.
    6/ Les fleurs, les plantes et les arbres
    Parmi les 26 substances allergènes étiquetables qu’on trouve dans les cosmétiques, 16 proviennent de fleurs/plantes et 2 sont des extraits de mousses d’arbre.
    Ce sont des allergènes puissants qu’il convient d’interdire !
    7/ Les plastiques
    Parce qu’on n’est jamais à l’abri d’un relargage de monomère (petite pensée pour le PVC qui relargue des monomères chlorés)
    8/ Les piles
    Je vous laisse aller regarder la composition mais le dioxyde de lithium et cobalt c’est pas le truc le plus folichon du monde.
    Ne prenons donc pas de risque avec !
    9/ Les médicaments
    Parce que ok ça peut sauver des gens mais on en parle des effets secondaires ? On peut pas continuer comme ça !
    10/ L’air
    Particules, Composés Organiques Volatils, micro-organismes.
    L’air est dangereux, c’est même par lui que nous attrapons certaines maladies.
    Interdisons l’air, le principe de précaution l’exige.
    Les viandes transformées sont classées cancérigènes certains par le CIRC alors que le glyphosate est cancérigène probable. Pourquoi interdire juste le glyphosate ?

    • @jacquessvd
      Qui vous parle « d’interdire » quoique ce soit?
      Qui vous parle de « principe de précaution obsessionnel »?
      il faut simplement trouver un juste milieu car la science a permis avant tout à l’humanité de progresser.
      Constater des dysfonctionnements graves et essayer d’y remédier est un principe de base qui permet d’avancer,ne croyez -vous pas?

      • « Qui vous parle « d’interdire » quoique ce soit? » On parles pas de l’interdiction du glyphosate peut être ???? Mon commentaire visait à montrer que ceux qui veulent interdire le glyphosate sont incohérents car si on suit leur logique jusqu’au bout, on pourrait interdire un tas de choses. J’ai donné quelques exemples.
        Il y a un business des marchands de peur.
        « Constater des dysfonctionnements graves et essayer d’y remédier est un principe de base qui permet d’avancer » Totalement d’accord mais il faut ces dysfonctionnements existent. Quels dysfonctionnements y a t il au glyphosate ???? Il faudra m’expliquer

        • @jacquessvd

          Avant de prononcer l’ interdiction d’un produit, un débat est nécessaire.
          Concernant la supposée nocivité du glyphosate, il semble que le débat entre spécialistes soit terminé puisque l’U.E.vient de voter.
          Vous expliquez,si j’ai bien compris que ce débat de scientifiques était superflu.
          Je ne suis pas en mesure d’affirmer quoique ce soit n’étant pas un spécialiste de la question.
          En revanche il est exact, comme vous l’avez mentionné,que la somme de nuisances et de pollutions supposées est impressionnante en général, et qu’il soit étonnant de cibler le glyphosate en particulier.
          « Les intérêts économiques ont sans doute leur raison que la raison ignore » !
          Ce qui doit avant tout concerner le citoyen lambda ,c’est bien sa possibilité de » voter » .
          Les récentes statistiques de consommation tendent à prouver une forte progression du secteur bio ce qui est bien un signe d’adhésion à une autre forme d’agriculture « raisonnée »,à laquelle adhèrent par ailleurs de plus en plus d’agriculteurs.
          Le choix de pouvoir opter pour des produits sains doit être évident,et il n’est point besoin d’être un écolo orthodoxe pour souhaiter mieux consommer.
          Pourtant le véritable problème est bien celui de la TRAÇABILITÉ,qui avec une économie mondialisée devient toujours plus complexe quelque soit le secteur considéré.
          Une prise de décisions d’interdiction d’un produit suite à un scandale sanitaire ne peut être considéré objectivement comme une solution.
          in fine,l’avis des scientifiques et autres spécialistes reste bien déterminant,et la LIBERTÉ de choisir pour le consommateur, en étant INFORMÉ, un droit élémentaire concernant le secteur alimentaire très spécifique et vital.

          • Bonjour Leonides

            La question est bien de savoir si l’état à travers une loi est légitime pour interdire un produit, une molécule, le port de vêtement etc..

            Sur ce site on pense que non.

            Si le consommateur ne voit pas d’objection à manger des produits traités avec des pesticides, je ne vois pas pourquoi l’état irait contre.

            Par contre si votre jardin est inondé de pesticides contre votre gré, vous êtes en droit de demander réparation (en apportant la preuve).

            • @gillib

              Bonjour gillib,

              Votre façon de raisonner peut être considérée comme objective, et par ailleurs faut-il vous le préciser, j’ai choisis ce site que j’estime particulièrement digne d’INTÉRÊT.
              Pour autant ne trouveriez vous pas logique, pour étayer votre raisonnement, qu’un sondage sérieux soit effectué (la Suisse, favorable au glyphosate, est assez exemplaire à ce sujet ),pour savoir quelle proportion de la population est favorable à la consommation de produits traités avec des pesticides?
              il n’y a en effet aucune raison de consommer des pesticides contre son gré comme vous l’exprimez parfaitement.
              Par ailleurs il est toujours utile de rappeler que ces dernières années ont été marqués par des scandales sanitaires, (vache folle entre autre),qui indiquent simplement que certaines règles n’ont pas été respectées.
              Le rôle d’un état n’est-il pas à priori de faire respecter des règles évidemment légitimes?
              Ne vaut-il pas éviter de reproduire les erreurs passées et ainsi progresser vers plus de richesses?
              Cdt

  • « Entre temps, une étude de grande ampleur a été publiée par le Journal of the National Cancer Institute. »
    Etude sortie quelques jours avant la décision européenne. Mais c’est sûrement un hasard du calendrier…

    • cette étude n’est en rien financé par un quelconque lobby agro alimentaire ou par quelconques intérêts. C’est une étude indépendante faite par des experts reconnus. Il s’agit d’une étude longue haleine qui a dure de plus vingt ans. La date de publication était prévue depuis longtemps. Pour rappel, l’autorisation de la prolongation du glyphosate aurait déjà dû être accordé bien avant la publication. A moins de considérer que ces gens savent prédire l’avenir et savaient quand la prolongation allait avoir lieu ce que vous dites est absurde.
      Et dernière chose: il s’agit d’une étude américaine. Il faut arrêter l’europocentrisme.
      Des études prouvant la non toxicité du glyphosate sortent régulièrement. La différence c’est qu’ici il s’agit de l’étude de la plus grande ampleur sur le sujet.
      Cette étude est justement sorti trop tard pour que les différentes agences telles l’EFSA en prennent compte dans l’évaluation des risques.
      Il y a un consensus scientifique sur le sujet du glyphosate. Il faut arrêter le complotisme

  • Le problème qui se pose c’est qu’une interdiction uniquement française voire européenne n’arrangerait rien du tout. Elle se contenterai de mettre encore plus à mal l’agriculture française (qui est déjà mal en point) en la rendant encore moins concurrentielle avec le reste du monde.
    De ce fait, au lieu de manger des produits « plus sains » nous détruirions totalement l’agriculture française et serions contraints d’acheter des produits en provenance d’autres pays voire continents n’obéissants pas aux même normes que nous.

    Finalement nous mangerions toujours « aussi mal » mais en plus on détruirait aussi le marché local.

    • D’accord, juste la nuance : « nous mangerions toujours aussi bien, voire mieux, ainsi que le montrent les chiffres de la santé et de l’alimentation mondiale ».

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Philippe Wodka-Gallien[1. Philippe Wodka-Gallien. Institut français d’analyse stratégique. Ancient auditeur de l’IHEDN -47e Session nationale Armement - Économie de défense-. Prix Vauban 2015 pour son livre Essai nucléaire, la force de frappe française au XXIe siècle édité chez Lavauzelle. Auteur du récent ouvrage, La dissuasion nucléaire française en action, dictionnaire d’un récit national aux éditions Deccopman].

Le Monde : « La confrontation nucléaire, un scénario évoqué avec de plus en plus d’insistance en Russie ». Le Figaro ... Poursuivre la lecture

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Harold Innis est sans doute le principal théoricien canadien de la communication même si son nom est moins connu de nos jours que celui de son compatriote Marshall McLuhan. La profondeur de ses analyses fait que sa réflexion sur les médias a traversé le temps pour garder toute son actualité.

Pouvoir et connaissance au cœur de la communication

Si McLuhan et Innis assument tous deux la centralité de la technologie de communication, ils en déduisent des implications différentes.

Alors que McLuhan considère que les technologies de l... Poursuivre la lecture

Quand il a prononcé devant quelques rares partisans son discours de Marseille, on pouvait supposer qu’Emmanuel Macron se laissait aller à une « grosse blague », comme on dit précisément à Marseille. La démesure de son propos était excusable car il devait infléchir son discours vers la gauche puisque la cité phocéenne était entièrement acquise à Mélenchon. D’ailleurs les critiques ont relevé que l’expression « planification écologique » était de Mélenchon lui-même !

Mais les choses se sont aggravées et il semblerait que le grand projet ... Poursuivre la lecture

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