Va-t-on interdire le vapotage ?

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Va-t-on interdire le vapotage ?

Publié le 20 octobre 2017
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Par Yves Buchsenschutz.
Un article d’Emploi 2017

Les cigarettes électroniques, apparues il y a quelques années, sont une solution de remplacement du tabac, et qui présentent de nombreux avantages : beaucoup moins – si ce n’est presque pas – de produits toxiques dans le e-liquide qu’elles contiennent, un dosage choisi de nicotine ou pas de nicotine du tout, le choix d’une grande variété de goûts, etc.

Une recherche, assez rapide il est vrai, ne m’a pas permis de factualiser la nocivité réelle de cette pratique (pour l’entourage comme pour le vapoteur lui-même). À part peut-être une certaine accoutumance, mais il y en a bien d’autres, elle a surtout comme défaut de rappeler aux adversaires du tabac, qu’on ne leur a obéi que partiellement. Ceux-ci craignent, si la e-cigarette devient trop à la mode, une recrudescence des fumeurs classiques, par association en quelque sorte.

Le désir de régenter

Le désir, incoercible, d’une catégorie particulière de personnes, de régenter les us et coutumes de leurs concitoyens semble donc n’avoir ni limite, ni cohérence, ni décence. Après l’e-cigarette, va-t-on interdire les pailles, les bonbons… voire les mamelons des seins ? On ferait mieux de surveiller correctement la composition des produits inhalés.

« En même temps » – comme dirait notre président – certains hommes politiques, probablement les mêmes, envisagent très sérieusement de demander la légalisation du cannabis, lequel semble – quel que soit le bout par lequel on le prenne – être entre quatre et cinq fois plus dangereux que le tabac, sans inclure le risque d’accident pour les autres lorsqu’on est sous influence.

Ils sont, en effet, responsables d’un grand nombre d’accidents de voiture à côté de l’alcool. Il paraîtrait que les consommateurs n’arrivent pas à s’en passer, alors que les tabagiques ont, eux, maintenant une issue possible.

Précisons que je ne suis fumeur ni de tabac, ni d’e-cigarette, ni de cannabis.

Relèvent du même tabac, si l’on peut dire, l’interdiction des courses de taureaux, la condamnation de la consommation de viande, la promotion des animaux familiers (car ils consomment des ressources de la planète), l’installation – à l’instigation posthume d’Alphonse Allais – de la campagne à Paris avec Madame Hidalgo, etc. Comme le disait feu le président Pompidou :
« Et si on arrêtait d’em… les Français ? »

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  • « le cannabis semble – quel que soit le bout par lequel on le prenne – être entre quatre et cinq fois plus dangereux que le tabac »
    Cet une affirmation que je met en doute à part si ce sont les fabricants de tabac qui l’on commandité.
    Personnellement je fume uniquement du cannabis depuis plus de 20 ans. Je n’aime pas la cigarette et sur ces 5 dernières années mon usage est que je fume uniquement les week end. Et il m’arrive d’en fumer pure sans tabac.

    « sans inclure le risque d’accident pour les autres lorsqu’on est sous influence. »
    Et quid du téléphone? de la fatigue? de la vitesse pas adapté? combien ne mettent pas leur clignotants? le non respect des distances de sécurité? Combien de personne je vois tous les jours qui ne sont pas sous influence et qui conduise mal sans toutefois avoir un accident.

    « Ils sont, en effet, responsables d’un grand nombre d’accidents de voiture à côté de l’alcool. »
    Avancé un nombre dans ce cas précis serait bienvenus. Il me semble qu’avec un taux au-delà du toléré (et avec 2 verres de vin on est limite) le risque est multiplié au moins par 7. Pour le cannabis il est de 4 ou 5… Et je ne parle pas des malades sous cachetons qui ont une certaines impunité puisque seule la codéine est dépisté. Attention je ne cautionne pas la conduite sous influence quelle quelle soit.

    « Il paraîtrait que les consommateurs n’arrivent pas à s’en passer, alors que les tabagiques ont, eux, maintenant une issue possible. »
    Le doute est permis sur ce que vous avancez, parce que en France avec notre belle loi sur les stupéfiants de 1970 on consomme le cannabis avec du tabac dans ce qu’on appel couramment un « pétard ». Quel belle mise au pied à l’étrier pour commencer à fumer des cigarettes. D’ailleurs j’ai pleins de connaissance qui on arrêté de consommer du cannabis mais on gardé la cigarette… c’est que la vrai drogue est la nicotine non?

    « Relèvent du même tabac, si l’on peut dire, l’interdiction des courses de taureaux, la condamnation de la consommation de viande… »
    Dans vos exemples il y a des victimes tandis que pour les consommations de produits nocifs seuls les consommateurs sont les victimes. Ça me rappel l’arguments des prohibitionnistes puisque que l’on arrive pas à résoudre quelque chose autorisons là comme si on allait légaliser le crime ou les vols et les viols…

    Un dernier point le sujet portant sur le vapotage. Dans les pays qui ont changés leur législation sur le cannabis on peu désormais vapoter du cannabis et donc se passer de tabac. En France on en est encore loin le président ayant dit que les sujets sociétal et ethique ne sont pas là priorité…

  • Bonjour,
    Dans son film documenté et tonique « Vape Wave », le réalisateur Jan Kounen – qui a arrêté de fumer grâce à la e-cigarette il y a plus de quatre ans – a fait un tour du monde pour un état des lieux de la vape. Son constat est rude. Un peu partout, sous la double pression des lobbyistes du tabac et de l’industrie pharmaceutique, les politiques ont réussi à amalgamer légalement la cigarette électronique qui a pourtant permis à des millions de fumeurs d’arrêter le tabac… à la cigarette cancérigène ! (Si je n’écris pas de bêtise, les vapoteurs ont échappé à un projet de loi de l’UE qui aurait obligé les adeptes de la vape à se faire prescrire la e-cigarette par un médecin, cela dans le but évident de dissuader les futurs vapoteurs.)
    On peut parler de non assistance à fumeur en danger de la part du personnel politique travaillé par les lobbyistes.
    Fumeur durant quarante ans, j’ai totalement arrêté le tabac il y a plus de deux ans après un infarctus du myocarde grâce à la e-cigarette. Les offensives visant à en marginaliser l’emploi, voire à l’interdire sous le prétexte fallacieux qu’elle pourrait inciter des non fumeurs à se mettre au tabac – un argument totalement infondé – montrent les moyens de pression des puissance économiques du tabac et de l’industrie pharmaceutique et l’irresponsabilité d’une partie des politiciens. Bien cordialement.

    • @ claurec
      En France, il est toujours plus urgent de légiférer avant de savoir pour avoir étudié: principe de précaution, sans doute: tout risque est strictement interdit!

  • En France tout est ou sera interdit. Je commence à stocker des cigares et de l’Armagnac pour anticiper la prohibition.

    • @ GN (et @ jack et @ claurec)

      « Tout est ou sera interdit »: je ne sais pas!
      Mais règlementé et taxé, ça, c’est plus que probable!

      Oui, le « vapotage » a montré son utilité dans le sevrage tabagique, les tabacologues sont prêts à en témoigner.

      Oui aussi, un « pétard » sans filtre (habituellement!) est pire qu’une cigarette car les inspirations de fumée sont plus nombreuses et plus profondes. (le but n’est pas banalisé comme fumer une cigarette, le coût n’est pas le même non plus!).

      Si le vapotage a permis de bannir l’addiction tabagique, pour certains, ce qui est prouvé, à un an ou plus, un vapotage sans nicotine est encore mal étudié, jusqu’ici à cause des diverses origines des appareils et des produits à composition aussi variable que la qualité, la pureté etc…

      Si vapoter au restaurant n’est pas indiqué (effluves odorantes), par contre sur le quai d’une gare SNCF parisienne, abritée des averses mais ouverte sur le plein air, c’est bien moins justifiable.

      Mais comme on sait, interdire est générateur d’amende!

  • Les cigarettes en chocolat sont interdites en France depuis 2005. Alors le vapotage !

  • Quel dommage que vos recherches aient été trop rapides…
    1. les cigarettes électroniques sont en train d’acquérir un statut intermédiaire entre celui du patch anti-tabac (on commence à reconnaître leurs vertus pour qui veut se sevrer du tabac) et celui du tabac (elles restent autorisées dans des lieux où le tabac est devenu interdit).
    2. le cannabis n’est pas 4 ou 5 fois plus dangereux que le tabac pour la bonne raison qu’on ne fume pas, en général, 1 à 2 paquets de joints par jour ; ceci le rend bien moins cancérogène que le tabac
    3. s’agissant de la sécurité routière, il est, consommé seul, 10 fois moins dangereux que l’alcool ; consommé seul, il multiplie le risque d’accident par deux, soit à peu près l’équivalent de quelqu’un qui conduit avec un rhume, quand l’alcool le multiplie par plus de 20 !
    4. la comparaison est vaine avec les corridas, les animaux familiers… car aucune de ces activités n’a d’influence sur la santé humaine ; ce sont avant tout des questions éthiques

  • Les commentaires sont fermés.

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