Anne Hidalgo : l’amère courage de Paris

Toute la presse bien-pensante encense Anne Hidalgo, devenue la star incontournable de la politique d’aujourd’hui : pourquoi autant de servilité ?

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Anne Hidalgo (crédits Philippe Grangeaud-Parti Socialiste, licence Creative Commons)

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Anne Hidalgo : l’amère courage de Paris

Publié le 17 octobre 2017
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Par Marc Suivre.

Depuis la rentrée, la presse de gôôôche, la progressiste, la seule, la vraie, l’unique, celle que le monde entier nous envie, ne ménage pas ses efforts pour nous survendre Anne Hidalgo.

À première vue, une telle débauche d’activité laudative pourrait surprendre. En quoi l’action publique d’une inspectrice du travail n’ayant jamais connu ce qu’elle était supposée inspecter avec nos sous mérite-t-elle un pareil tapis d’éloges ? Quel péril la guette ? Quelle mouche la pique ? Pour ainsi dire : pourquoi tant de servilité ?

Sainte Anne

Anne Hidalgo est en danger. Les revers s’accumulent et comme tous ses échecs se font à grand renfort d’argent du contribuable, cela commence à sentir le roussi. Certes, Paris est rempli de bobos et le bobo vénère Hidalgo.

Ceci étant, bien que férocement progressiste l’animal est sensible aux cris de douleurs de son porte-monnaie, car son individualisme atavique le rend nerveux quand les forces du bien menacent de rendre sa bonne conscience écologiste douloureusement payante.

Il faut dire qu’un livre odieusement machiste à la solde du lobby de l’automobile et de la droite réactionnaire, comme il se doit, est venu ternir le blason quelque peu écorné de l’édile. Passe encore que son aveuglement idéologique lui ait fait louper le train En Marche, mais voir ainsi s’étaler son absence totale de résultat dans sa « Grande et Sainte » croisade contre la pollution, voilà qui est fâcheux.

Airparif qu’il est pourtant difficile de taxer d’automobilophilie — tant il est dépendant des subsides de la Mairie de Paris — admet que les dernières marottes du lointain successeur de Jean Sylvain Bailly1, pour pourrir la vie des automobilistes, font autant d’effet en matière de qualité de l’air que cautère sur jambe de bois.

Rien de significatif, ni à la hausse, ni à la baisse n’est dû à la fermeture des quais, mesure pourtant emblématique du mieux vivre sans ma bagnole de l’an dernier. Pire encore, la pollution a même augmenté de 15 % dans les zones de report (ou d’engluement, c’est selon les goûts) que sont devenus le quartier de l’Arsenal et le quai Henri IV.

Nul doute que l’autoroute vide à vélos, à l’autre bout de la voie (désormais très lente) Georges Pompidou, du côté de Boulogne ne produise les mêmes effets.

Hidalgo superstar

À mesure que les résultats de sa politique apparaissent pour ce qu’ils sont : un gros bide dispendieux, la communication d’Anne Hidalgo s’enferre dans un jusqu’au-boutisme militant, sous les vivats de la Presse d’opinion subventionnée.

Il faut dire que ces « braves gens» ne se sont pas remis d’avoir si bien réussi avec Macron. Ils sont donc de nouveau persuadés que le public auquel ils adressent leur propagande effrénée les écoute. Ils se rêvent en nouveaux prescripteurs et caressent ouvertement le désir de faire le bonheur des gens contre eux.

Tout ce qui se lève pour critiquer leur Sainte laïque est ainsi exécuté sommairement, sans autre forme de procès. Et lorsque qu’il est impossible de crier au complot réactionnaire, comme dans le cas des constatations d’Airparif, on relaye de manière si complaisante que cela en devient ridicule, le contre-feu pathétique de la Maire de Paris, selon lequel les voitures à propulsion thermique seront interdites en 2030.

En finir avec l’automobile

Car ces arbitres des élégances ont bien compris que la lutte contre la pollution n’est qu’un prétexte commode. Le problème n’est pas d’améliorer la qualité de l’air, mais bien d’en finir avec l’automobile, ou du moins avec l’automobile pour tous.

Cela se traduit par l’usage d’un vocabulaire culpabilisateur de circonstance, visant à faire de l’usager un mâle hétérosexuel blanc et fortuné, bref : le salaud intégral. On l’aura compris, les femmes noires homosexuelles et smicardes n’ont sans doute pas le permis…

En vérité il s’agit surtout d’en finir avec l’envahissement que la démocratisation de l’automobile a imposé aux bobos. C’est que les pauvres et leurs désirs d’autonomie encombrent ces bonnes âmes. Le Peuple n’a qu’à se satisfaire des moyens de transports publics, non mais sans blague ! La collectivisation de la liberté de déplacement, voilà le vrai combat de ces ayatollahs.

Salauds de pauvres !

Sans ces salauds de pauvres, les routes parisiennes seraient plus paisibles et plus fluides, car réservées aux happy few, capables de se mouvoir avec d’onéreuses piles sur roues. Ne nous y trompons pas, si d’aventure les progrès de la science venaient à rendre accessibles les véhicules électriques, l’amère de Paris y trouverait certainement à redire.

Le problème de Madame Hidalgo semble bien être davantage le partage que sous-tend toute démocratisation qu’une hypothétique qualité de l’air… c’est ballot quand on est de gôôôche.

Mais Anne Hidalgo ne compte pas s’arrêter là, comme une vulgaire Twingo sur les quais hauts. Elle a de plus nobles ambitions. La cérémonie d’attribution des JO à Lima nous a donné une assez bonne idée de ce qui nous attend. Outre ses talents de comédienne (« comment les JO à Paris, non, mais quelle surprise, oh trop de chance !!»), elle nous a ébloui, par son sens de la fête et sa capacité inépuisable à dépenser l’argent des autres.

En bonne socialiste, elle n’a pas mégoté. Il faut dire que cette « victoire » est inespérée quand on songe qu’elle ne voulait pas des Jeux, lorsque Hollande décida, en dépit des trois bâches précédentes, de lancer le pays dans cette nouvelle aventure budgétivore.

La gourou des bobos devient d’un coup une icône de dimension internationale. Son melon enflant à l’unisson, elle se voit vraisemblablement un destin national (oui, c’est ridicule, mais encore une fois, François Hollande a bien été Président de la République).

La presse aidant, elle ne va donc pas tarder à « incarner la gauche». C’est donc quand elle en sera au stade de nous expliquer, comme Jacques Chirac en son temps qu’elle « fera pour la France ce qu’elle a fait pour Paris» que nous devrons sérieusement songer de fuir ce pays de fous.

 

  1.  Premier Maire de la Capitale élu par acclamation le 15 juillet 1789 démissionnaire le 18 novembre 1791 et guillotiné le 12 novembre 1793.
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  • Concernant les pistes cyclables sur les quais Pompidou, elle n’ont ouvert que début octobre. Laissons aux usagers le temps de se l’approprier !

    Pour être tout à fait complet sur le sujet, ne faut pas oublier que bien qu’elle ne représente que 10% des déplacements à Paris, l’automobile mobilise plus de 50% de l’espace de voirie publique. Je trouve tout à fait justifié le redécoupage de l’espace public en faveur d’un partage plus équitable entre les différents usagers.

    • C’est de l’humour ?
      Ah, Paris, un jour de janvier bien frais où on a un rhumatisme, choppé la crève dans le métro, et plusieurs rendez-vous dans des quartiers bien éloignés les uns des autres…

    • Bonjour,

      Je suis d’accord avec vous sur le premier point, utiliser comme argument une piste cyclable ouverte que depuis 15 jours… c’est moyen.

      Par contre, pourriez-vous me définir ce que vous avez appeler un partage plus équitables de l’espace public entre les différents usagers ?
      Ces derniers regroupent des catégories bien différentes, si je me cantonne au véhicule je vais retrouver : les services publics (samu, policer, pomper, bus, etc.), la personne qui de part son métier doit être en voiture (matériels à transporter, etc.) et autres ! Et pour rappel, la préfet de police s’est inquiété de la réduction de certaines voies (rue de rivoli entre autre) et du risque sur l’augmentation du temps d’intervention.

      Enfin pourquoi ne pas revoir les métros et RER qui pourraient être encore améliorés (ce moyen de transport étant, pour moi, le plus adapté pour les grandes agglomérations) ? Au lieu de ceci, vous vous retrouver avec des projets à la con (je pèse mes mots) comme de créer une nouvelle ligne directe entre CDG et Paris (alors que le RER B fait déjà la liaison entre les deux !).

      • @ Eric
        J’ai appris récemment que le vélo (plus souvent électrique, maintenant) gagnait du terrain et du temps dans la circulation, dans plusieurs grandes villes européennes.

        Les J.O. seront un excellent prétexte pour assainir et moderniser les transports en commun, avec l’aide financière de tout le pays, évidemment! Pour le métro et le RER, d’accord, avec vous.

    • On peut quand même craindre que les cyclistes ne fréquenteront pas beaucoup cette piste pour des raisons bien expliquées ici : http://www.isabelleetlevelo.fr/2017/10/13/paris-autoroute-a-velos-sans-echangeur/

    • Il faut reconnaitre à Delanoë d’avoir réussi à remettre au goût du jour l’usage du vélo à Paris alors qu’il y a seulement 20 ans, ce moyen de déplacement paraissait un petit peu suicidaire.
      Malheureusement les aménagements pour le favoriser ne sont pas toujours réussis. Les pistes cyclables sur les trottoirs des boulevards des maréchaux en sont un bel et malheureux exemple. Près de chez moi par exemple, sur un coté d’une rue à sens unique, les places de stationnement ont été supprimées il y a quelques années pour élargir le trottoir (qui était bien étroit il faut le reconnaitre). Puis deux ans après, on a tracé au sol une bande matérialisant la possibilité pour les cyclistes d’emprunter la rue à contresens. Pratique et tant qu’on ne croise que des voitures, ça va à peu près, mais si c’est un camion (même petit), à moins d’être suicidaire, il faut vite remonter sur le trottoir. Si l’aménagement avait été bien pensé, la suppression de la file de stationnement aurait été partagée entre un élargissement un peu moindre (mais néanmoins suffisant) du trottoir et cette bande cyclable.
      Le cas de la piste cyclable sur la voie G.Pompidou dénuée de liaisons suffisamment nombreuses avec le reste de la voirie confirme que tous ces aménagements que je ne trouve pas nécessairement mauvais sur le principe sont malheureusement souvent mal conçus.
      Il n’y a pas eu de schéma d’ensemble cohérent et mûrement réfléchi préalablement à tous ces aménagements. On en rajoute (ou supprime, selon de quel point de vue on se place) un peu chaque année sans qu’aucune vision sur un aménagement final objectif ne soit proposée.

    • @ Deuxenun
      En fait, c’est 13 %. Et les 50 % de la voirie ne sont pas utilisés que par les automobiles : il y a aussi les vélos (quand ils ne roulent pas sur une piste cyclable), les motos (qui n’ont pas de voies dédiées), les camions et camionnettes de transport (ces trucs inutiles qui permettent de remplir les commerces parisiens ou d’amener dans les foyers les matériaux nécessaires à leur rénovation), les bus aussi qui n’ont pas toujours une voie rien qu’à eux…
      Cette idéologie du découpage de l’espace public, au-delà du raisonnable, en différentes cases fonctionnelles m’intrigue un peu dans un pays qui s’est toujours prononcé contre les régimes d’apartheid (excepté un épisode de courte durée au milieu du 20 ème siècle)…

  • Question que représente le vélo dans les déplacements parisiens ?
    0,001 % ?
    Sans compter bien sur tous ceux qui doivent aller bosser avec leur voiture, qui en traversant Paris perdaient 1 heure de moins dans les bouchons avant ces changements faits en dépit de bon sens. Sans être particulièrement partisan de la voiture, ce type de décision mérite un vrai plan d’alternatives préalables, avec des transports en commun qui font leur job sur des parcours adaptés au besoin, des parkings en périphérie qui ne coutent pas 5€ de l’heure, etc.
    Désolé, Hidalgo, c’est le summum de la politique politicienne bobo et de la « bien pensence » à vomir sans réflexion sur le fond. Récemment, j’ai été effaré de voir à la télé un groupe de journalises et animateurs reconnus du Paf, croire que le CO2 est un polluant !
    ne sachant pas que chaque individu en exhale, que les plantes en ont besoin…
    La pollution existe bien sur, allons la chercher ou elle est…
    (à la Mairie de Paris ? (sic))

    • Les automobilistes trouvent scandaleux de devoir payer pour utiliser leur voiture en ville. Ce faisant, ils oublient que
      1) Occuper gratuitement 12-15m^2 d’espace public est un privilège qui leur est concédé.
      2) Le stationnement privé nécessite des investissements importants, qu’il faut rentabiliser.

      Après, je doute que les parkings de périphérie coûtent réellement 5€/h, y-compris avec un abonnement. Peut-être pouvez fournir une source ?

      • Qui parle d’occuper gratuitement ? d’ailleurs, ça n’existe plus depuis longtemps. Stationnement privé entre les mains de Vinci, c’est clair que c’est une affaire très rentable. Cocurrence dans ce domaine ou es tu ? il n’y en a pas, ce sont de petite arrangements entre amis… Parking périphérie, difficile de trouver un exemple, il n’y en a pas, c’est bien la stupidité de la chose…
        Parking porte Maillot, aussi cher que le resto à coté…
        Si le but est que Paris devienne une ville musée pour bobo pour une part, un bidonville pour une autre part, on est sur la bonne voie…

      • Gratuitement ?
        Vous ne payez pas d’impôts locaux ?
        De taxes diverses sur l’achat de votre véhicule ?
        Vous ne mettez pas une essence taxée à 80% dans votre réservoir ?
        Gratuitement… LOL

      • J’aime beaucoup cette phrase : 1) Occuper gratuitement 12-15m^2 d’espace public est un privilège qui leur est concédé.

        Comme si dans grande mansuétude l’état attribuait un droit à avoir une voiture… Non, comme le dit laurent75005, vous payer des taxes sur votre voiture, vous payez (via les impôts) pour la voirie, vous payez les parkings, etc. donc non ce n’est pas gratuit.

        Après pour le parking en périphérie c’est une solution qui est en place dans d’autres grandes villes (Londres), il faudrait voir les résultats de ce choix ?

      • Et hop, un Spountz de contrepoints par -6 🙂

    • Le vélo, c’est environ 2 %. En réalité, le moyen de transport le plus utilisé à Paris, c’est la marche à pied.
      Le CO2 n’est certes pas un polluant, mais un GES, dont les émissions liées aux activités humaines, menacent si l’on en croit certains, le climat.
      A Paris (et dans certaines autres grandes villes), la question est avant tout, celle de la pollution. Principalement les particules fines et les oxydes d’azote.
      Sur la principale problématique, celle des particules fines, les seules restrictions envisagées sur les automobiles ne sont évidemment pas à la hauteur des enjeux. Par ailleurs, alors que le diesel est montré du doigt, le problème est en réalité déjà presque réglé (depuis une dizaine d’années, les diesels sont généralement équipés de FAP, et les FAP sont obligatoires depuis 2011 sur les voitures neuves).
      Le plus paradoxal reste cette injonction de report modal, comme on dit à Technoland, vers le métro et le RER, où les taux de particules sont 5 à 10 fois supérieurs par rapport à la surface !
      Comme est paradoxal, le revirement de Royal sur le chauffage au bois à Paris qui reste donc autorisé, en chauffage d’appoint. Chauffage d’appoint, dont les émissions représenteraient d’après les chiffres de l’ADEME, autant de pollution que toute la circulation routière parisienne !!
      Bref, malgré les bémols apportés à votre commentaire, je vous rejoins sur les renvois provoqués par cette politique de gribouille, dont la stupidité semble échapper, au moins officiellement, à Notre Drame de Paris !

  • Je suis désolé mais le vélo ne représente sûrement pas 0.001% des déplacements à Paris.
    Ex banlieusard et aujourd’hui parisien intra, j’affirme que, pour ces derniers, le vélo est bien le meilleur moyen de transport sur route, c’est sain (un peu d’exercice), pratique, et très économique. et pour les rares fois ou une voiture est nécessaire, une location (ou un taxi si, rêvons, ils sont un jour libéralisé).
    Pour autant, la politique d’Hidalgo est fondamentalement nuisible puisque, face à une problématique de manque de moyens de déplacements dans la région ile de france, sa réponse consiste à diminuer la capacité d’un de ces moyens (la voiture). La bonne réponse qui consisterait, si on veut diminuer la part de la voiture (ce qui me parait quand même une bonne chose pour Paris, il suffit de lever les yeux au ciel les jours sans vent pour s’en convaincre) à améliorer la capacité des autres moyens de transport et en particulier les transports souterrains ou aériens qui n’empiète pas sur les axes de circulation existant n’est pas envisageable car les investissement et les travaux dans notre douce et procédurière France ne produirait d’effet que bien après l’élection suivante.

    • La manière la plus simple de diminuer la part de la voiture est bien connue : diminuer les distances résidence-travail, faciliter le contournement de l’agglomération, rendre les transports en commun sinon agréables, du moins vivables, fluidifier la circulation, rendre le parking facile partout, etc. Personne ne prend sa voiture pour le plaisir de polluer l’air des Parisiens, on prend sa voiture parce que même avec les tracasseries incessantes de la mairie de Paris, les alternatives restent pires.

      • Tout à fait d’accord avec MichelO, une solution qui intègre les quelques 8 millions de personnes vivant en banlieu…

      • Tout à fait d’accord moi aussi. La difficulté parisienne est que la mairie n’a ni les moyens ni l’envie (?) de procéder aux améliorations que vous indiquez et qui constituent en effet la voie royale du succès.
        Et donc, elle ne peut agir que sur le niveau de contraintes s’abattant sur la voiture. Un pas a été franchi récemment, puisque cette politique d’écologie punitive est désormais parfaitement assumée par Hidalgo et Raspoutine, pardon Nadjowski.
        Bref, les Franciliens n’ont pas fini d’en baver.
        Reste l’exil en Province.

  • Les verts qui comme chacun sait habitaient la planète mars, l’ont tellement dépolluée qu’il ne reste qu’un paysage désertique, même pas vert. Voilà ce que va devenir Paris: Rien. En langage d’un habitant de Paris: c’est le bordel !

  • Cette femme est une calamité, à l’instar de son mentor l’abominable Filochard.
    Il n’y a pas de doute, la confrérie des inspecteurs de ce qu’ils ignorent est une mine de tordus, ce qui ne serait pas grave s’ils ne se mèlaient pas d’emmerder tous les autres

  • Le Paris bobo-clodo sent l’urine, les déjections et le diesel mal réglé même dans mon quartier haussmannien (ce n’est pas grave les gens ont perdu l’odorat). Les scootéristes nous gratifient d’une pollution sonore (et gazière) effarante (ce n’est pas grave les gens sont devenus sourds). Les Autolibs glauques gâchent le beau spectacle des rues de Paris (ce n’est pas grave les gens ne voient pas plus loin que le bout de leur nez). Les Vélibs incivils nous imposent une vigilance de fauve (ce n’est pas grave car cela fait de l’exercice pour nos nuques), et les métros sont toujours remplis de noyés (ce n’est pas grave Paris coule de toutes façon)….

    • Et les marcheurs distraits marchent sur vos belles pompes ?…

      • Absolument, et en plus ils gâchent le cirage à la cire d’abeille bio que je leur applique avec un fétichisme sensuel et amoureux…Sans parler des touristes barbares qui usent ma Rolex en me demandant l’heure de façon intempestive et des banlieusards qui osent se garer en double file à côté de la Bentley héritée de mon grand père, qui pourtant a besoin de place…

  • On crée un boulevard pour les « GoogleCars ». Et après on se plaindra du chômage chez les fabricants de voitures et leurs équipementiers. (Ça va faire mal).

  • Il faut comprendre que les Parisiens ne veulent plus de voitures dans Paris. Trop de bruit, trop de pollution.
    Banlieusards, il faudra vous y faire. Ce sont les Parisiens qui votent à Paris…

    • Quand les Parisiens devront aller faire leurs courses en banlieue, ils comprendront qu’ils sont peut-être suffisants, mais pas auto-suffisants.

  • Les Franciliens ont deux problèmes avec Hidalgo.
    Un : elle est prisonnière de ses encombrants alliés verts, dont l’emblématique Nadjowski, chargé des Transports
    Deux : ses convictions ont l’épaisseur du papier à cigarette ; à grands fracas, elle avait dénoncé l’injustice sociale générée par les ZAPAs (« il faut zapper les Zapas ») en 1994, au moment de son élection, avant de devenir, environ un an plus, tard le plus ardent promoteur des ZCR (le nouveau nom donné aux ZAPAs par la gauche socialiste).
    Il n’est donc pas impossible que le maquillage verdâtre de cette pasionaria fonde comme neige au soleil à l’approche des prochaines élections si elle se rend compte que ses chances de succès dépendent en partie des macronistes parisiens à 4 roues. Ainsi,
    il y a du mou, récemment, dans sa croisade anti-diesel. La fin du diesel était annoncée, par Notre Drame de Paris elle-même, pour 2020. Aux dernières nouvelles, cette fatale échéance a été repoussée à 2024….
    Les Franciliens sont em…dés par la politique autophobe de Hidalgo. Les Parisiens, dont leur grande majorité, pour l’instant font mine de s’en moquer complètement. La moitié d’entre eux n’ont pas de voiture, et une partie de l’autre moitié, pourtant propriétaires d’une automobile, n’aiment pas les voitures… des autres ! J’ai quelques amis, qui bien qu’automobilistes, bien qu’utilisant leur voiture pour se rendre au boulot, aller faire leurs courses et partir en WE, sont en-chan-tés par la politique anti-bagnole défendue par la mairie actuelle. Individualisme schizophrène ?

  • @deuxenun
    Non mais quel culot que d’affirmer que les automobilistes profitent gratuitement d’une parcelle de terrain. Nous ne sommes plus dans un système féodal où la terre appartient aux seigneur, nous sommes dans un pays où l’espace public appartient de fait à tous les Français. Ça n’est pas parceque l’état s’occupe de gérer cet espace comme bon lui semble que la vérité est différente.
    Non on ne nous donne pas cet espace gratuitement on l’a de droit.

  • Très drôle, ce dialogue entre parisiens. Vraiment ? Ca se passe comme ça ? He bien, tant pis, , je descends à la plage, par l’escalier au fond du jardin, maintenant que les pollueurs sont repartis…..faire du vélo, à Paris.

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