Tourisme médical : aubaine pour les patients et les hôpitaux ?

Si en 2007, le nombre de patients internationaux avoisinait les 7,5 millions, en 2012, pas moins de 16 millions de personnes ont voyagé pour se faire soigner à l’étranger.

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Médecin pédiatre (Crédits David Mason, licence Creative Commons)

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Tourisme médical : aubaine pour les patients et les hôpitaux ?

Publié le 16 août 2017
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Par Théophile Gacogne.

À l’heure où prendre l’avion coûte bien souvent moins cher que de se déplacer en voiture ou en train et où l’Internet permet de s’informer sur n’importe quel établissement de santé, le tourisme médical apparaît comme une solution intéressante pour bénéficier de traitements médicaux de qualité à moindre coût ou accéder à des soins qui ne sont pas disponibles près de chez soi.

Gros plan sur une tendance qui ne semble pas prête de s’essouffler et que la France a tout intérêt à suivre.

Un tourisme aux motivations diverses

Plusieurs raisons peuvent pousser les patients à se faire soigner en dehors des frontières de leurs pays mais on retient quatre grandes variables principales :

1 – Tout d’abord, le facteur économique est indéniable, en particulier pour les destinations asiatiques ou de l’Europe de l’Est. Les tarifs des soins peuvent en effet passer du simple au double d’un pays à l’autre pour des prestations assez similaires, sans parler du taux de change qui peut également peser dans la balance. Par ailleurs, de nombreuses compagnies d’assurance privées remboursent aujourd’hui les soins effectués à l’étranger, en particulier dans l’espace européen. Même en ajoutant les frais liés au voyage (billets d’avion, hébergement, etc), les soins dans certains pays bénéficient d’un avantage comparatif non négligeable.

2 – Le deuxième facteur qui pousse certains patients à voyager est l’accès à des soins ou traitements qui ne sont pas forcément disponibles chez eux. Soit parce qu’ils sont interdits, soit parce que les infrastructures locales ne sont pas suffisamment bien équipées ou les techniques insuffisamment maîtrisées. Les lois et réglementations différentes d’un pays à l’autre peuvent également intéresser certaines personnes, notamment dans le secteur de la fertilité et de la reproduction assistée.

3 – Ensuite, il est important de noter que le temps d’attente pour se faire soigner est une variable importante. C’est particulièrement le cas en Amérique du Nord et au Royaume-Uni où les listes d’attente sont extrêmement longues pour les opérations chirurgicales non vitales.

4 – Enfin, la qualité des soins peut également pousser les patients à choisir un autre pays pour s’y faire soigner. Le tourisme médical ne se cantonne en effet pas aux patients des pays riches voyageant dans des pays moins développés pour bénéficier de tarifs plus avantageux. Il touche également les classes supérieures des pays en développement qui souhaitent bénéficier de soins de qualité dans des pays riches.

Le tourisme médical, un marché en pleine expansion

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si en 2007, le nombre de patients internationaux avoisinait les 7,5 millions, en 2012, pas moins de 16 millions de personnes ont voyagé pour se faire soigner à l’étranger.

En 2015, le secteur du tourisme médical pesait déjà plus de 56 milliards d’euros et cette tendance ne semble pas prête de s’arrêter si l’on en croit de nombreux experts qui parient sur une croissance de 15 à 20% dans les années à venir.

Les destinations préférées des Français pour se faire soigner

Pour se différencier et faire face à la concurrence croissante, les différents acteurs du tourisme médical se sont spécialisés et certains apparaissent même comme des leaders sur un type de soin médical.

L’Afrique du Sud et les pays du Maghreb sont ainsi les destinations phare du marché de la chirurgie esthétique et plastique. La Tunisie et le Maroc attirent en particulier une clientèle francophone.

En Europe, l’Espagne attire de nombreux patients français en raison de l’absence d’âge limite légal pour les femmes souhaitant une fécondation in vitro ainsi que du nombre d’embryons implantés. Par ailleurs, plusieurs pays de l’Europe de l’Est comme la Hongrie ou la Roumanie se sont spécialisés dans la chirurgie dentaire et oculaire.

En Asie, l’Inde et la Thaïlande figurent parmi les destinations privilégiées pour les opérations de chirurgie générale et en particulier pour la chirurgie cardiaque, bariatrique ou encore les traitements contre l’infertilité. Singapour, quant à elle, attire les patients fortunés venus de Chine et d’autres pays d’Asie de l’Est.

En France, le marché est sous-exploité

Malgré ses atouts incontestables en matière de qualité des soins et d’avancées technologiques, la France est à la traîne dans le domaine du tourisme médical. En effet, bien qu’il soit difficile de donner un chiffre précis, les experts, David Marguerit et Mathilde Reynaudi, dans leur note destinée au commissaire général à la stratégie et à la prospective, estimaient à 8900 le nombre de patients non résidents soignés en France en 2015, ce qui est très faible.

Les établissements de santé français sont en effet peu habitués à soigner des patients étrangers, notamment en raison de la faiblesse linguistique des professionnels de santé mais également à cause du manque de label de qualité identifiable au niveau international.

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  • Et on se demande pourquoi tant d’étrangers hésitent à se faire soigner en France, alors que c’est le pays où les soins sont les moins chers de tous les pays européens.
    Et concernant les implants dentaires posés en Hongrie ou ailleurs, ne pas oublier de préciser que la SAV est dans la pays d’origine, même pour retirer les points suite à la chirurgie, va falloir reprendre l’avion, aucun praticien en France ne les retirera sous peine de devenir co-responsable du soin si jamais il y avait des suites disons imprévues.

    • Quand un médecin vous opère en france, c’est une infirmière qui vous retire la plupart du temps les points… ce n’est pas un acte chirurgical, ni invasif… c’est un soin infirmier et ça ne l’engage pas du tout sur l’opération réalisée.
      Vos réflexions datent d’un autre âge : avec vous il ne faudrait jamais changé de dentiste.

      • Deux choses,
        1) nous, les dentistes n’avons pas d’infirmières pour retirer nos points, ça fait partie de l’acte global et souvent ça permet de constater l’état de la cicatrisation. Celui qui fait un acte chirurgical en assume toutes les suites .
        2) vous avez tout à fait le droit de changer de dentiste, mais vous en prenez la responsabilité et j’ai aussi tout à fait le droit de recevoir ou non un patient. Si un patient décide de se faire soigner à l’étranger parce que c’est « moins cher », il en assume les conséquences. S’il revient me voir pour gérer les suites opératoires je ne me sens pas compétant pour cela. J’assume la responsabilité de mes actes pas ceux de mes confrères.

        • Mais c’est entièrement votre droit, mais votre intervention ne fait que prouver ce à quoi nous a amené le numerus clausus : une profession protégée qui peut se permettre de choisir ses clients, à l’abri de toute concurrence nationale.

          Dans un autre domaine, et c’est ainsi dans beaucoup de métiers, je repasse après certains de mes confrères pour rectifier les erreurs qui ont été faites, c’est la meilleure façon de fidéliser un client… N’ayant pas la science infuse, je ne doute pas d’ailleurs que d’autres repassent certaines fois après moi si mon client n’est pas satisfait pour diverses raisons.

  • N’importe quoi cet article, encore un qui n’y connait rien et qui la ramene… franchement, les soins en France, qui en voudrais ? notre système de santé s’écroule, il y a de plus en plus d’incompétents venant des pays pauvres que l’on paye une misère, de moins en moins de médecins, seuls quelques hôpitaux Parisiens et des grandes villes peuvent encore apporter des soins de qualité. Quand à la médecine libérale (je suis médecin libéral), les tarifs indigents imposés au professionnels abaissent gravement la qualité des prestations, et je rejoint le premier commentaire de cet article: si vous cherchez de la qualité, fuyez !!
    Quand aux soins dentaires réalisés a l’étranger, je meurs de rire, les dentistes français ont 80/100 de leurs soins réalisés à perte a des tarifs inférieurs même à ce qui se pratique dans certains pays d’Afrique, si les Français vont tous à l étranger pour réaliser les 20/100 de leurs soins pour lesquels les tarifs français sont plus élèvés, ben il n’y aura tout simplement plus de cabinets dentaires (ou alors que des merdes de centres low cost type dentexia)
    la concurrence c’est bien, mais honnêtement la médecine n’est pas une marchandise comme une autre, le tourisme médical tel qu’il est pratiqué actuellement n’est pas une solution pérenne !

    • La médecine est l’échange d’un service de qualité variable (soins, conseils ou diagnostics) contre une rétribution (variable elle-aussi). Le service rendu peut être différent selon les compétences du praticien et/ou la qualité (et donc le prix) du matériel utilisé. Vous avez là les termes d’un échange économique volontaire entre deux personnes. En France, l’encadrement très serré (et de plus en plus) de la pratique médicale ne permet que très peu de concurrence. A part une satisfaction personnelle, améliorer sa formation, ses compétences, développer des spécificités pour se démarquer des autres médecins, n’apporte rien de plus en matière de revenus chez les praticiens travaillant en secteur conventionné (secteur I) sauf du travail supplémentaire voire des responsabilités accrues. Le retour sur investissement est plus intéressant chez les praticiens avec dépassement d’honoraires qui peuvent encore faire jouer une concurrence avec leur collègues également en secteur II mais il est de plus en plus limité (sauf à travailler dans certaines villes ou quartier très aisés), la plage de liberté laissée par l’Etat diminuant d’année en année (le but affiché étant de faire disparaître définitivement ce dernier bastion d’activité médicale concurrentielle).
      Conséquences, la médiocrité s’installe et certains patients préfèrent se faire soigner ailleurs. Ce tourisme médical n’est que la conséquence d’une médecine étatisée et collectiviste. Il se poursuivra tant que la France persistera dans ses choix.

    • « …mais honnêtement la médecine n’est pas une marchandise comme une autre… »

      Ah, le grand retour de « oui mais c’est pas pareil »

      • @ sam player
        C’est vrai que ce n’est pas pareil: s’exprimer dans sa langue, avoir la visite de la famille et de ses proches ou même des contacts avec des moins proches: non, la médecine n’est pas un commerce comme un autre. On ne parle d’ailleurs, la plupart du temps, que de ce qui est programmable pour ce qui est fait à l’étranger!
        Par contre, je sais que dans un pays voisin du votre et du mien, des procréations médicalement assistées diverses sont obligées de subir une liste d’attente afin de répondre en priorité à la clientèle nationale, tant la demande est importante!

  • @sam 1) vous pouvez changer de dentiste quand vous voulez la n’est pas le problème, vous n’avez pas saisi le fond du problème qui est que les patients français réalisant leur soins dentaires conservateurs et la maintenance en France (pour des sommes dérisoires) puis leurs soins dentaires prothétiques a l’étranger profitent de la distorsion de concurrence imposée par la sécu (pas très libéral tout ça).
    2) Malheureusement, la médecine que vous le vouliez ou non, n’est pas une marchandise, mais c’est dur à percevoir lorsqu’on est pas du milieu, il faut être sur le terrain pour s’en rendre compte

    • Mais je sais parfaitement que le niveau très bas de tarification des soins conservateurs est la raison pour laquelle les prothèses sont hors de prix. Il n’y a pas de secrets : quand des prestations sont tarifées, réglementées, non seulement leur qualité baisse, mais celles hors nomenclatures qui sont laissées libres explosent… et ce n’est pas spécialement propre aux travaux dentaires.

      Vous vous enfermez dans le cépapareil et validez ainsi l’intervention de l’état dans ce domaine, et ensuite vous venez vous plaindre :
      « “Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.”

      • Les prothèses dentaires hors de prix en France, Mouarf! elles sont dans la moyenne des pays européens. Par contre pour les soins, ils sont du niveau de la Thaïlande ( vous aurez sans doute remarqué que le salaire médian en Thaïlande et en France n’est pas le même). Petite précision que vous semblez ignorer, en Allemagne un praticien travaille avec une assistante au fauteuil et une secrétaire réceptionniste, en France il y a statistiquement une assistante pour deux praticiens, cherchez l’erreur.

        • Hep les dentistes contributeurs ici, faudrait vraiment consulter… un psy afin de traiter votre paranoïa !
          Ce ne sont pas les dentistes en eux-mêmes qui sont dénigrés lorsque des patients vont à l’étranger, mais le coût et entre autres le reste à charge, peu importe la raison de ce surcoût.

          Il faut vraiment que vous ayez été ou soyez complètement déconnectés pour croire que le coût du travail et des charges n’allaient pas vous atteindre un jour : certes cela a été différé par rapport à d’autres professions, mais le fait que la dépense soit collectivisée ne vous a pas mis à l’abri. Pour les mêmes raisons qui font que vous achetez vos équipements (pro ou privés) à l’étranger, les patients font pareil, personne n’est protégé.

          Mais ma foi, si vous êtes dans la moyenne, vous n’avez pas de souci à vous faire, dormez tranquille.

        • « en France il y a statistiquement une assistante pour deux praticiens, cherchez l’erreur. »

          Faudrait que les dentistes étudient la loi des avantages comparatifs (cf wikiberal)…
          D’ailleurs, la première fois où j’ai lu cette théorie, ça parlait d’un dentiste et de sa secrétaire assistante : lors du départ en congés de sa secrétaire assistante, le dentiste s’était rendu compte qu’il effectuait le travail de son assistante en 4 fois moins de temps…. Devrait-il pour autant la licencier… telle était la question…

  • je ne valide absolument pas l’intervention de l’état, qui est catastrophique dans le domaine de la santé, on est bien d’accord.
    Mais comparer la vente d’un sandwich avec le soin d’une pathologie médicale c’est… bizarre, devant la souffrance humaine tous les grands principes, même libéraux peuvent paraître insignifiants.
    Et pour revenir au commentaire de chicotier, le retrait de point de sutures se fait sur prescription médicale du chirurgien opérant. Si il n’y y a pas de prescription la responsabilité de celui qui retire les points est en effet engagée (je suis chirurgien donc je sais de quoi je parle)

    • Merci pour ces 3 sophismes d’un coup !

      – la vente d’un sandwich… pourquoi pas la vidange d’une voiture pendant que vous y êtes, ça cause plus.

      – pas d’ordonnance médicale, où avez vous vu que j’ai écrit ça ?

      – je suis chirurgien donc je sais de quoi je parle : pétition de principe, le gars qui a inventé le Minitel (Théry, polytechnicien et ingénieur des télécoms) avait aussi dit qu’il n’y avait pas d’avenir dans Internet et que jamais personne ne ferait de commerce avec cet outil.

      En fait vous etes pour la concurrence mais NIMBY : et concernant vos arguments, on peut mourir à cause d’une mauvaise chirurgie certes, mais on peut aussi mourir de faim, on peut mourir parce que le garagiste a mal réparé votre voiture ou que le pilote de l’avion fait une grosse déprime… et donc pour tous ces métiers là c’est pas pareil… et par extension, tous les métiers peuvent causer la mort s’ils sont mal éxécutés.

    • @ erima
      oui, bon! On ne va pas faire tout un plat d’une ablation de fils! C’est un faux problème.

    • Ah la la, ces confrères me foutent la honte parfois. Mais bon, combien ont ouvert un livre d’économie durant leurs études et vie, ce qui n’est pas un reproche mais un triste travers français. Je vais simplement relever des points qui ont été apportés comme arguments et qui se contredisent dans les conclusions:
      Les soins sont sous payés en France. OK.
      Les prothèses ne sont pas plus chères que dans les pays équivalents d’Europe. OK.
      Les dentistes français emploient bien moins de personnel que dans les pays équivalents. OK.
      Moi , tout bêtement comme consommateur lambda, je déduis de ceci que pour le même prix de prothèse je paie les services d’un cabinet avec plus de personnel et probablement plus de matériel moderne quand je vais dans un pays équivalent d’Europe ou alors que j’ai le même service qu’en France dans un pays d’Europe pas cher.
      Et donc j’en déduit que les prothèses sont trop chères en France pour le service donné, car elles sont indépendantes des soins conservateurs, pour moi, simple consommateur de soins prothétiques.

  • franchement je comprends pourquoi les libéraux sont pris pour des rigolos et qu’ils font des scores minables à chaque élections… c’est un drame même pour moi qui m’assume comme libéral, mais redescendez sur terre les gars!! Vous n’avez pas la science infuse!
    Ok il n’y a aucune raison de s’opposer au tourisme médical, mais je dis juste que c’est un mauvais choix que font les patients, d’après l’expérience que j’en ai. Le problème c’est qu’ils n’assument jamais leurs choix. Ils viennent chialer dans les pattes de l’état et des médecins français lorsqu’une merde leur arrive. Stop ! (regardez l’affaire DENTEXIA, un peu différent mais j’ai les même cas avec des touristes médicaux)
    Je ne connais pas bien le secteur dentaire, mais je pense que c’est similaire à toutes les disciplines chirurgicales.
    Et perso « c’est que des points de suture » lol ben moi je remets une prescription après chaque intervention pour le retrait des points et je dors tranquille mais le c.. qui les retire avant sans respecter la prescription est responsable si une merde arrive

    Quand à machin à qui je fous la honte parceque je n’y connais rien à l économie, arrête de te prendre pour un merle, et peut être que tu fera moins de tort à l’image déplorable dont jouissent les libéraux dans ce pays

    liberté = responsabilité (mais vous devez le savoir) donc tu pars te faire soigner à l’étranger, tu assumes. Mais ce n’est pas encore assimilé par les touristes médicaux, le voilà le problème

    • Et hop… je mélange tout… le libéralisme assumé, le libéralisme quand ça m’arrange (dont vous faites partie) et des patients qui vont se faire soigner à l’étranger et qui sont mécontents, qui viendraient se plaindre à l’état français (?)… et je te rajoute par dessus, avec prétérition, une affaire franco-française qui vient juste démontrer que l’agence française de santé est inefficace et ne sert à rien, mais ça on le savait déjà après les divers scandales PIP, Mediator, Distilbène, Sang contaminé, Amiante, Chlordécone (un nom prédestiné !), Isoméride, Dépakine… j’arrête là, y en a un wagon…

      Conclusion : il y a certainement des gens qui font des choix et qui ne les assume pas, il y a certainement des escrocs à l’étranger, mais il y a certainement aussi de bons praticiens qui veulent profiter du différentiel de prix pour faire la même chose que chez eux mais avec de meilleurs prix.

      Nul doute que comme pour l’agriculture, la santé deviendra vraiment à terme une industrie comme une autre, ça vous déplaît certainement, ça se comprend mais c’est comme ça.

      Si vraiment il y a des problèmes à se faire soigner à l’étranger, le marché va vous régler ça vite fait bien fait, comme pour les voyages, les hôtels, les biens et services avec un système de notation…

  • et pour revenir à l’article et arrêter les querelles d’ego, il est naze. le système de santé français périclite, les délais pour se faire soigner augmentent et la qualité des prestations médicales diminuent. En conséquence, je vois mal la France devenir une destination privilegiee pour le tourisme médical dans les 10 prochaines années.

    • … et le système de santé français est surtout soutenu par une grande partie des praticiens, qui ne font, en façade, que s’insurger contre les tarifs de certains actes mais qui en final, en coulisse, négocie avec la bête immondeuh afin de bien laisser les choses telles qu’elles sont, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien….

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