Le pic pétrolier dépendra de la demande

Nous n’aurons pas de pénurie de charbon ou de pétrole. Car nous passerons à autre chose.

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Le pic pétrolier dépendra de la demande

Publié le 11 juin 2017
- A +

Par Nick Hubble.

À présent nous savons que le peak oil ne se produira jamais. Du moins, pas de la façon dont on s’y attendait.

Peut-on imaginer les hommes de l’Âge de pierre s’inquiéter de manquer de pierres pour fabriquer leurs outils ? Ou les tribus de l’Âge de bronze discutant de ce qui se passerait une fois que tout le bronze serait fondu ? Les civilisations de l’Âge de fer se sont-elles inquiétées de la manière d’aborder le « pic ferreux » ? Ont-elles subventionné des outils moins efficaces fabriqués à partir de bois durable et renouvelable ?

Pures fariboles que tout cela – quoique…

En réalité, ce qui est arrivé, c’est que nous avons progressé. À chaque fois, nous avons trouvé quelque chose de mieux. Toute difficulté à se procurer la bonne pierre, le bronze adéquat ou le fer approprié nous a aidés à progresser, en encourageant les efforts de recherche et de développement. Probablement sur fond de découvertes fortuites ou à coup d’essais et d’erreurs.

On peut observer aujourd’hui le même phénomène dans le domaine pétrolier. Chaque fois que les prix augmentent fortement, une technologie alternative se développe. Au final, le pétrole provoquera le pic sur lequel il s’empalera lui-même. Une autre source d’énergie deviendra soudainement plus forte, plus efficace, plus propre, plus facile à utiliser et surtout moins chère.

Il semble que nous atteindrons ce point de basculement très bientôt. J’y reviendrai plus loin.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le pic pétrolier sera un phénomène déterminé par la demande. Tout comme nous n’avons pas connu de pénurie de pierres à l’Âge de pierre, de bronze à l’Âge de bronze ou de fer à l’Âge de fer, nous n’aurons pas de pénurie de charbon ou de pétrole. Nous passerons à autre chose.

C’est la phase de transition qui est intéressante. C’est là que, en tant qu’investisseur, vous pouvez vous positionner pour tirer le plus grand bénéfice. Une seule règle d’or : ne vous fiez pas à l’État pour vous conseiller…

La catastrophe du diesel

Car des gouvernements ont gâché l’élan des progrès de l’humanité. De l’éthanol au diesel, dès que l’État s’implique dans le processus, c’est la catastrophe.

Je n’étais pas au courant du cataclysme écologique que représente le diesel jusqu’à aujourd’hui. Il était masqué sous toutes les infos sur le scandale des émissions de Volkswagen qui ont fait les gros titres des journaux.

L’État ayant incité l’achat de voitures diesel par une réduction d’impôts, a par la suite découvert que ces voitures ont en réalité un échappement plus polluant que celui des voitures à essence. Quelqu’un aurait quand même pu vérifier ce point avant d’encourager l’achat de voitures diesel. Mais qui voudrait barrer la route à une bonne initiative politique ?

L’organisation de protection de l’environnement ClientEarth a intenté un procès au gouvernement britannique pour les dégâts qu’il porte à l’environnement avec ses politiques favorisant le diesel. Je n’ai pas pu trouver de trace que le gouvernement ait soutenu la réduction d’impôts en faveur du diesel afin de réduire les émissions de CO2 au départ, mais il l’a probablement fait.

En tous les cas, la Haute Cour de justice de Londres a statué que les plans pour la qualité de l’air au Royaume-Uni sont si médiocres qu’ils ne se conformaient pas à la réglementation de l’UE, qui exige des gouvernements de mettre en œuvre des mesures adéquates. Voici ma partie préférée de la décision du Juge Garnham sur la manière d’interpréter la loi européenne :

Je récuse toute allusion au fait que l’État puisse accorder de l’importance au coût.

Voilà une autre bonne raison de quitter l’UE !

Il semble donc que le pétrole et ses dérivés comme le gaz vont être dans le collimateur du gouvernement. Cela fera monter leur coût, ce qui convient aux compagnies pétrolières. Mais leur bonne fortune touche à sa fin car des coûts plus élevés font entrer les alternatives dans le domaine du possible.

Imaginez que vous soyez un investisseur dans le bronze à la fin de l’Âge de pierre ; ou un investisseur dans le minerai de fer à la fin de l’Âge de Bronze ; ou que vous ayez acheté des actions pétrolières avant que Churchill n’ordonne que la Royal Navy ne passe du charbon au mazout, avant la Première Guerre mondiale.

Grâce à vos ancêtres, vous seriez probablement encore en train de mener la grande vie. Ce qui soulève la question : qu’est-ce qui viendra après le pétrole ?

Le diesel blanc et l’Âge de l’électricité

Le diesel blanc ?

C’est la matière première qui alimentera le prochain âge énergétique – l’Âge de l’électricité.

Le défi de l’Âge de l’électricité n’est pas la production d’électricité mais sa distribution et son stockage : comment amener l’électricité d’une centrale pour faire tourner une roue ou charger un téléphone lorsqu’on en a besoin ? Nos technologies actuelles pour les infrastructures et les batteries ne sont pas assez efficaces.

La technologie des infrastructures peine encore à décoller. Mais la technologie des batteries progresse, et c’est là que se trouve votre opportunité d’investissement.

Un économiste futuriste de Stanford et un investisseur dans les technologies basés à Londres ont créé le think tank ReThink X, qui a récemment publié ses prévisions sur l’industrie automobile aux États-Unis. Et ça décoiffe !

Les économistes considèrent que les transports deviendront un service. Au départ, le phénomène se situe dans la location de courte durée comme Uber. Puis, avec l’apparition des voitures électriques sans chauffeur, la tendance s’accélérera fortement. Le coût sera quatre à 10 fois moins cher par kilomètre grâce à des taux d’utilisation beaucoup plus élevés des véhicules, à des coûts de maintenance et de l’énergie plus bas. Dix ans après l’autorisation des véhicules autonomes, 95% des kilomètres parcourus par les voyageurs devraient se faire avec de telles voitures.

Tout ceci détruira le secteur pétrolier tel que nous le connaissons. Selon le rapport de ReThink  X :

Il y aura moins de voitures qui parcourront plus de kilomètres, le nombre de véhicules pour particuliers sur les routes américaines chutera de 247 millions à 44 millions. Cela ouvrira de grands espaces pour d’autres usages, plus productifs. Près de 100 millions de véhicules existants seront abandonnés car ils deviendront économiquement non viables.

La demande en véhicules neufs chutera : le nombre de voitures et de camions fabriqués chaque année chutera de 70%. […]

La chaîne de valeur des transports fournira 10 000 milliards de kilomètres parcourus par l’ensemble des voyageurs en 2030 (une augmentation de 50% d’ici 2021) pour un quart du coût actuel (393 Mds$ contre 1 481 Mds$).

La demande de pétrole atteindra son apogée à 100 millions de barils par jour d’ici 2020, et chutera à 70 millions de barils par jour d’ici 2030.[…] Cela aura un effet catastrophique sur l’industrie du pétrole avec l’effondrement des prix (avec un coût d’équilibre de 25,4 $ par baril). […]

De quoi ont besoin tous ces véhicules électriques autonomes pour fonctionner ? De batteries remplies de diesel blanc, c’est-à-dire de lithium.

ReThink X pense que le lithium est assez important pour être mentionné dans sa synthèse de rapport :

La géopolitique du lithium et d’autres minéraux essentiels pour les Véhicules Électriques Autonomes est totalement différente de celle du pétrole. Il n’y aura pas « d’Arabie Saoudite du lithium. » Le lithium est une matière première solide, tandis que le pétrole est un fluide. Une perturbation dans la production de lithium n’aura pas d’effet sur sa distribution.

Imaginez le Moyen-Orient sans l’argent du pétrole. Ou l’indépendance de l’Écosse sans l’argent du pétrole. Comment les États américains du pétrole de schiste vont-ils s’en sortir ? Qu’adviendra-t-il de la mainmise de la Russie sur l’Europe orientale si celle-ci n’a plus besoin du gaz russe ?

Bienvenue dans l’Âge de l’électricité.

Pour plus d’informations de ce genre, c’est ici.

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  • La fin de l’age de la pierre a eu lieu car le métal etait souvent meilleur sur bien des points…la fin du pétrole aura lieu mais il n’est pas dit que ce ne soit pas la difficulté à l’exploiter qui FORCE les gens à l’abandonner….je n’ai aucune idée sur le fait que le lithium puisse faire le job, il en faut pas mal….

  • Qu’est-ce qui nous permet d’affirmer que la ressource est en quantité suffisante? Qu’ont donné la recherche sur les batteries au carbone?

  • Bonjour,
    votre demonstration se base sur des prémices pour le moins branlantes,
    « Les civilisations de l’Âge de fer se sont-elles inquiétées de la manière d’aborder le « pic ferreux » »
    vous n’avez vraisemblablement jamais étudié la deforestation quasi totale de l’angleterre lors du début de la révolution industrielle.
    La gestion par l’état des conflits d’usage du bois (chantier naval, metallurgie, énergie) était particulièrement stricte et la situation était très tendue

    • À la fin du XII siècle av JC, le passage de l’age du bronze à celui du fer s’est fait dans la guerre, les invasions, la destruction et la fin des empires dans l’ouest de la méditerrané (déjà?), seul l’Égypte a survécu.
      J’admire l’optimisme rafraichissant ce cet article, mais le passage d’un système à un autre peut être particulièrement périlleux.

  • Et si le lithium n’était que la « pierre » avant le bronze ?
    Et le la Bolivie, quasi « Arabie Saoudite » du lithium soit X risait le prix du lithium ?
    Bref, comme dit par ailleurs dans l’article, le gros problème de l’électricité c’est son stockage, et le lithium est, pour le moment, la moins mauvaise et la plus « efficace » des solutions pour les batteries.
    D’autre part à un prix de 25,4$ (bravo pour la décimale, êtes vous sur que ce ne sera pas 25,3 ou 25,5 ?) le baril, le pétrole … aura encore de beaux jours devant lui, et ce sont les compagnies aériennes qui vont être contentes !
    « Prédictions / prévisions » dignes de celles fournies par les « modèles climatiques », ce qui n’est pas peu dire !

    • En effet, il faut se méfier des prévisions. Il est très dur voir impossible de détruire l’avenir. Et l’une des principales raisons de cela c’est les progrès technologiques considérables. Qui dit que dans 15 ou 20 ans, on aura pas mieux que le lithium ?
      Le pétrole va sans doute finir par être remplacé par quelque chose de mieux mais à la question quand et par quoi je ne m’avancerais pas trop. Une chose quasi certaine le pétrole ne va pas disparaître. On délaisseras le pétrole (mais il existera toujours) car on aura quelque chose de mieux.

  • Faut arrêter avec le lithium ,il n’est absolument pas comparable au charbon ou au pétrole , celui ci est recyclable…c’est le cas pour la plus part des metaux…le pick oil aura donc lieu car c’est un produit qui disparait après usage…il suffit que l’Inde et la Chine doublent leur niveau de vie et nous avons le bec dans l’eau..et je ne parle même pas de l’Afrique…

  • La tendance actuelle n’est pas à la raréfaction du pétrole. C’est l’inverse. En fait, on trouve du pétrole partout, et on pense pouvoir demain transformer des « pré-gisements » de kérogènes en pétrole extractibles via des champs de micro ondes. http://www.ozy.com/fast-forward/move-over-fracking-theres-a-new-technology-in-town/71701

  • Et là, les réserves atteindraient des sommets

  • Pour le charbon, une nouvelle technologie rendrait le charbon (presque) aussi peu émissif que le gaz naturel: http://reason.com/blog/2017/06/09/coal-as-clean-as-natural-gas
    En fait, les nouvelles technologies permettent aux énergies fossiles de devenir plus propres. Il n’a pas besoin de tomber dans le délire du renouvelable. Les écologistes oublient toujours ce facteur: l’innovation.

  • Energie: la guerre gaz-charbon pas terminée, le charbon reprendrait quelques parts de marché
    http://uk.reuters.com/article/usa-natgas-kemp-idUKL8N1J22CL

  • Et bien franchement confondre une énergie primaire (le pétrole) avec une énergie secondaire (l’électricité), c’est se prendre les pieds dans le tapis dès le départ du raisonnement.
    A revoir sérieusement.
    Une question : avec quoi est fabriqué l’électricité, à votre avis ?

  • La pensée malthusienne part toujours du principe qu’il n’existe qu’une quantité limitée de quelque chose (travail, ressources naturelles…) et que, face à une augmentation continue de la population qui consomme cette ressource, une « pénurie inévitable » s’ensuivra. Les tenants de ce credo réclament ensuite des mesures drastiques à prendre au plus vite pour enrayer la trajectoire. Simple, séduisant, et faux.
    L’erreur est dans le postulat de base, l’idée que les ressources soient en quantité limitée. Entre les approvisionnements alternatifs, les progrès technologiques diminuant la consommation, le recyclage ou bien d’autres solutions sorties de l’inventivité humaine, cela ne s’est jamais vérifié, même pour des ressources prétendument rares comme le pétrole. De plus, les êtres humains ne sont pas des robots et face à la rareté, ils adaptent leur comportement en conséquence. le génie humain est infini.

  • Les prévisions alarmistes sur la fin des ressources naturelles, dans la lignée de Malthus se sont toujours trompés. Quel crédit apporter à ces prévisions au vu de l’absence totale de fiabilité des prévisions passées ?
    Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari en donne de nombreux exemples dans son livre C’est trop tard pour la Terre : elle rappelle que, par exemple, dès 1914, le Bureau des mines aux États-Unis estimait que la production future de pétrole était limitée à 5,7 millions de barils, soit peut-être dix ans de consommation. Elle ajoute également, entre autres exemples, que le Rapport Meadows prévoyait en 1972 pour avant la fin du XXe siècle un épuisement de certaines ressources dont la substitution paraissait impossible. À chaque fois les erreurs n’ont pas été minimes mais énormes, toujours dans un excès d’alarmisme.
    De même, Daniel Yergin, spécialiste américain de l’énergie a montré que, grâce aux réserves et aux progrès de la technologie, « le monde n’est pas près de manquer de pétrole ». Les techniques nouvelles permettent d’extraire davantage de pétrole des nappes et de mettre en valeur de nouveaux gisements, de sables bitumineux par exemple.
    En outre, le recyclage des matières premières est une solution mise en place depuis longtemps avec succès : 50 % du fer utilisé est recyclé, 90 % du platine et 80 % de l’or. Le géochimiste Claude Allègre appelle de ses vœux un développement de ces filières pour toutes les ressources terrestres : « À une économie unidirectionnelle à ressources infinies (on produit – on utilise – on jette) doit se substituer une économie cyclique à ressources finies. ».
    Dans les deux cas, c’est… le marché qui permet le développement de ces solutions, par le mécanisme des prix.
    Les prévisions d’épuisement des ressources sont tout le temps exagérées car elles minimisent la capacité de l’esprit humain à toujours inventer de nouvelles solutions avec le progrès scientifique, à trouver de nouvelles énergies, à toujours découvrir. On en voit un exemple avec l’intensité énergétique des pays développés.
    Comme Karl Popper l’a montré, il faut laisser la place au débat, à un cheminement par tâtonnement, avec des erreurs nécessaires.
    Prenons l’exemple de Nicolas Hulot. Ce dernier entend imposer son idéologie comme une vérité supérieure, refuser toute possibilité de discussion, d’échange, de débat et il ouvrait ainsi son « pacte écologique » par ces mots inquiétants : « le temps de l’information, du débat, des controverses est révolu ». Non seulement il fait l’erreur d’embrigader la science et de faire de ses « vérités » des actes de foi, mais en outre il rend impossible tout progrès de la science, justement. Loin d’être la solution, un contrôle supérieur de l’écologiquement correct ne ferait qu’empirer les choses. Plutôt que ces mesures liberticides, c’est une plus grande liberté qu’il faut pour laisser émerger les idées les plus innovantes et efficaces.
    On peut également souligner que grâce au progrès, l’intensité énergétique des économies développées a fortement décru depuis plusieurs dizaines d’années. La courbe de Kuznets offre également un fondement scientifique à cette perspective.
    Pour faire du papier, il faut abattre des arbres mais on plante d’autres arbres pour avoir les ressources nécessaires à la production de papier plus tard. Et depuis quelques années, on recycle le papier, ce qui permet une croissance de la production de papier sans augmenter la ressource arboricole ou bien permet de réduire la production arboricole pour la même quantité de papier produite.
    Les ressources minières (métaux, gaz, pétrole…) peuvent un jour devenir très rares mais là aussi, les métaux se recyclent et les sources actuelles d’énergies pourront être remplacées par d’autres. La simple application de E=mc² vous donnera une idée du potentiel d’énergie qu’on peut tirer d’un seul gramme de matière. Un jour, l’Homme sera capable de tirer beaucoup plus d’énergie de la matière qu’aujourd’hui et il est vraisemblable qu’il utilisera en premier les déchets.
    Ce qui freine la croissance, ce sont les contraintes étatiques, les conflits, les catastrophes.

  • Ah, les économistes, qui parlent sur ce qu’ils ne connaissent pas. A chaque commentaire sur l’énergie je dois revenir sur les fondamentaux (Carnot) loi de la conservation d’énergie (on ne peut pas créer, ni détruire l’énergie) de la même manière que vous ne fabriquerez pas un électron, une molécule ou du minerai de fer, vous ne fabriquerez pas d’énergie, car elles viennent de la transformation des énergies primaires déjà présentent sur notre planète. Tous les modes de transformation sont dépendants du pétrole même em reclyclant, vous devriez savoir qu’il n’y pas de transformation sans énergie, ni énergie sans transformation!!! et toutes les énergies sont dépendantes du pétrole pour leur fabrication, instalation et maintenance (matières premières, transport etc.) avec la fin de l’accès au pétrole vous n’aurez plus d’énergies disponibles que ce soit du nucléaire ou des renouvelables, indépendament de la technologie.
    L’économie n’est qu’une énorme machine à transformer des ressources naturelles en produits finis grâce à l’énergie, les services ne sont que des sous-ensembles du système productif. Nous n’aurons plus accès au pétrole bien avant 2030, ce qui veut dire principalement plus de transport (un camion sur deux transporte des aliments), plus d’agriculture intensive car il faut environ 100 l/ha de diesel, des engrais (phosphore, pic de production dans une vingtaine d’années et sans remplaçant), des produits phytosanitaires. Nous consommons 1,6 planète de ressources renouvelables, 1 tonne d’aliment s’accompagne de 1 à 4 tonnes de pertes de terres arables, les déserts augmentent, le défrichage des forêts aussi !!!! Comment ferons nous pour produire l’acier, le ciment, les plastiques, les lubrifiants enfin tous les composants de toutes les énergies?
    Vous regardez votre nombril avec la voiture électrique, de plus le support est le même que celles des moteurs thermiques. Un pneu c’est 95% de pétrole, l’électronique 90% etc.… Vous oubliez les camions (200 millions), le matériel agricole, les avions (17000 en vol au pic), les navires (plus de 500 millions de tonnes de marchandises à tout moment).
    Vous mettez quoi à la place????
    Le pic pétrolier est une démonstration particulière du théorème de Rolle. Donc existe!!!
    Voilà où nous en sommes sur le pétrole:
    L’état des compagnies pétrolières:
    https://srsroccoreport.com/the-blood-bath-continues-in-the-u-s-major-oil-industry/
    La consommation versus futur:
    https://www.peakprosperity.com/blog/108822/way-save-ourselves
    L’état de l’OPEP:
    https://srsroccoreport.com/world-economies-in-trouble-middle-east-oil-exports-lower-than-40-years-ago/
    L’état des réserves:
    https://srsroccoreport.com/future-world-economic-growth-in-big-trouble-as-oil-discoveries-fall-to-historic-lows/
    L’état du pétrole de schiste:
    https://srsroccoreport.com/troubling-signs-at-bakken-as-oil-production-growth-stalls/
    L’état des finances mondiales:
    https://srsroccoreport.com/central-bank-market-rigging-horrified-about-the-biggest-global-bank-run-in-history/
    Les champs qui fournissaient em 1995, 60 Mbp/j sont à 20 Mbp/j aujourd’hui, en moyenne déclin de 5% par an, d’après Mr. De Marjorie (TOTAL) em 2013 avant sa mort, il faudrait trouver et exploiter l’équivalent de 55 Mbp/j soit 4 Arabie Saoudite ou 10 Mer du Nord en 2035. Où sont ces champs? La fin des énergies fossiles est la fin de notre société. Donc le collapse est pour 2030 ± 5 anos
    http://www.dailymotion.com/video/x1bw879_des-resultats-annuels-2013-en-baisse-pour-total-christophe-de-margerie-dans-integrale-bourse-12-02_news

    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/1972-2012-le-club-de-rome-confirme-114264

    « Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »Kenneth Boulding (1910-1993), président de l’American Economic Association.

    • Ah oui, ce pic pétrolier qui doit arriver dans 10 ans depuis 50 ans ! Quelle crédibilité 🙂 ! AU fait, pourquoi les prix du barils sont si bas si on en manque ?

      • En premier lieu Malthus est mort avant la découverte du pétrole, donc augmentez la parenthèse de 200 ans des combustibles fossiles, la seule chose que disait le Club de Rome est que le colapse de notre monde aurait lieu durant la première moitié du 21eme siècle. Tout le reste a été supposition de la presse à partir des données de l’époque. La grande majorité n’a jamais lu le rapport qui est confirmé aujourd’hui par des simulations et des données actualisées. Nous consommons 1,6 planète de ressources renouvelables, 1 tonne d’aliment s’accompagne de 1 à 4 tonnes de pertes de terres arables, les déserts augmentent, le défrichage des forêts aussi, tout va bien, le mur arrive de plus en plus vite !!!! Regardez le lien sur le Club de Rome
        L’ excès de pétrole sur le marché est dû a une bulle financière, tout aujourd’hui est financé par la dette, arrêtez de prêter et tout s’écroule, les companhias pétrolières US doivent déjà plus de US$ 200 Milliards et les banques continuent. De plus le marché financier du pétrole est au moins 30 fois supérieur au marché physique, c’est un peu comme les papiers sur l’or, vous n’en verrez jamais la couleur.

        https://srsroccoreport.com/u-s-still-producing-a-lot-of-natural-gas-but-still-not-making-money/
        https://srsroccoreport.com/the-great-u-s-energy-debt-wall-its-going-to-get-very-ugly/

        • Roberton: Nous consommons 1,6 planète de ressources renouvelables, 1 tonne d’aliment s’accompagne de 1 à 4 tonnes de pertes de terres arables, les déserts augmentent, le défrichage des forêts aussi

          Oui, tout est foutu, tout est finiiiii *ding ding ding*.

          Roberton: 1 tonne d’aliment s’accompagne de 1 à 4 tonnes de pertes de terres arables

          Une simple règle de trois aboutis à la conclusion que les champs de pomme de terre, par exemple, ont perdu 18 000 tonnes de terre par km2 et par année.

          On vit sur le socle rocheux depuis des décennies sans le savoir 🙂 C’est cocasse et c’est dire le niveau d’absurdité propagandiste auquel vous êtes rendu.

          • Selon la Commission européenne, l’érosion est la principale menace pesant sur les sols avec 792 800 000 kilos d’humus érodés chaque seconde. On évalue à environ 16 à 17 % de la surface du territoire européen affectés par l’érosion hydrique, soit 26 millions d’hectares : environ 12% du sol sont menacés par l’érosion des eaux et 4% par l’érosion du vent. L’érosion du sol existe également sur 95 millions d’ha de terres en Amérique du Nord et 500 millions d’ha en Afrique.
            https://www.planetoscope.com/sols/623-erosion-des-sols-dans-le-monde.html

            • Vous comprenez vraiment les textes que vous citez ou vous cédez à la panique au moindre chiffre donné à la louche ?

              Par exemple vos « 12% du sol sont menacés par l’érosion des eaux »….

              Ça fait des milliards d’années que le sol soumit à « l’érosion des eaux », ça ne veut rien dire du tout. Ensuite vos « 792 800 000 kilos d’humus chaque seconde » chiffre donné totalement au doigt mouillé ne dit strictement rien des cycles biogéniques en jeu.

              Aucune remise en perspective, aucune intelligence, juste des chiffres « oh là là » pour affoler les guignols.

                • Le problème des affolés-de-l’apocalypse comme vous, c’est qu’ils sautent d’une déclaration apocalyptique à l’autre sans jamais s’asseoir pour réfléchir à chacune rationnellement et scientifiquement.

                  De vraies savonnettes 🙂


                  « 1 million de tonnes d’humus qui disparaissent chaque seconde », c’est un chiffre ridicule sortit du cul de la crémière qui ne dit ABSOLUMENT RIEN du contexte, des ordres de grandeur, de l’anomalie éventuelle et des « méthodes » pour arriver à ce chiffre-pour-gogo.

                • Bonjour Roberton,

                  Et oui rien n’est stable, tout est dynamique, la vie ce sont des flux avec des zones d’érosion.. et des zones de sédimentation.
                  L’homme doit faire avec et ne pas se lamenter dans des peurs stériles.
                  De même pour le pétrole, il y aura une fin et sous la nécessité le marché trouvera autre chose (enfin j’espère) :).

                  • La loi de la, conservation de l’énergie démontre que nous ne pouvons pas créer ou détruire de l’énergie. Il faut se rappeler le chimiste Lavoisier « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ». L’homme ne peut que transformer, il ne crée pas un atome, du minerai ou de l’énergie. Nous ne pouvons que transformer en énergie utile les énergies primaires qui sont présente sur notre planete ((énergie géothermique, l’énergie nucléaire, l’océan (marée, courants et vagues), le soleil (lumière, chaleur ) et associée à l’atmosphère (vent, pluie), la biomasse ancienne (fossiles – charbon, pétrole et gaz), récente (notre nourriture et des animaux que nous consommons, bois)) l’hydrogène et l’électricité (ne sont pas natives et proviennent de transformations chimiques, mécaniques et/ou de chaleur). Pas de « nouvelles » énergies. L’énergie caractérise le changement d’état d’un système, alors elle est l’unité de compte de la modification de notre environnement. Sans transformation rien ne se passe!!!! Le monde consomme 95Mb/j ou 12 millions de tonnes ou 40 pétroliers de 300.000T par jour. N’importe quelle technologie aura toujours besoin de ressources minerales et d’énergie pour être fabriquée, transportée, installée e maintenue durant au moins 50 ans pour les énergies nucléaires, sans pétrole dans quelques decennies, j’aimerai savoir par quel miracle, l’énergie du thorium ou autres pourraient fonctionner durant des siècles.

                    • sans pétrole dans quelques decennies, j’aimerai savoir par quel miracle, l’énergie du thorium ou autres pourraient fonctionner durant des siècles.

                      Comment arrivez vous à sortir des absurdités pareille ?
                      Le pétrole ne représente qu’une infime fraction de l’énergie disponible sur terre comme énergie primaire ou comme vecteur d’énergie.

                      Le pétrole est juste une des plus pratique et des moins chère.

                    • @ilmryn
                      Vous ne comprenez rien à la 1ere loi de la thermodynamique et ses conséquences, 80 % de l’énergie mondiale vient des énergies fossiles, sans elles tout s’arrête, les transports et même l’électricité. Besoin d’un cours sur l’énergie urgent !!!! Mme Royale a poluée votre compréhension avec sa transition énergétique qui est une impossibilité technique, ni soutenable, ni renouvelable, à moins de n’être que moins de 2 milliards sur la planète. Lisez le livre de Mr Bihouix sur l’économie circulaire !!!! Comme ingénieur durant 40 ans j’ai eu l’occasion d’installer des systèmes de la navigation aérienne sur plateforme de pétrole et discuter dans les temps libres avec des gens de Halliburton, Schlumberger, Petrobras etc….donc continuer à rever sur votre petit nuage!!!

                    • Vous ne comprenez rien à la 1ere loi de la thermodynamique et ses conséquences

                      Tu es gentil, mais ce n’est pas loi de la thermodynamique qui démontre ta conclusion et tes chiffres.

                      Tous les charlatans et les religieux utilisent la même méthode: quelques évidences scientifiques niveau collège… censé démontrer leurs raisonnements grossiers.

                      80 % de l’énergie mondiale vient des énergies fossiles

                      Quelle surprise, c’est la moins chère et la plus pratique à utiliser.
                      Tu penses que le monde est figé, qu’une fois le pétrole devenu cher l’homme ne se tournera pas vers les autres solutions ?

                      Mme Royale a poluée votre compréhension avec sa transition énergétique

                      Royale fait partie de ton église de l’apocalypse, garde là et c’est à cause des prêcheurs comme toi que des gens affolés se jettent dans des imbécillités comme la TA.

                    • « Mme Royale a poluée votre compréhension avec sa transition énergétique qui est une impossibilité technique »
                      Ségolene n’est pas notre référence, relisez posément la position des libéraux, mais je pense que vous faite fausse route.

                • Roberton: D’après vous on paye donc des gens à ne rien faire?

                  Vous croyez n’importe qui du moment qu’on le paie ?

                  Je vous analyse l’article de votre journaliste-de-l’apocalypse:

                  Roberton: Il rappelle qu’il faut parfois jusqu’à 2000 ans pour que la nature

                  Ça veut dire quoi « parfois » ? Quelle est la norme et pourquoi avance-t-il une exception si ce n’est pour faire peur ?

                  Roberton: 60 % sont touchées par une ou plusieurs formes de dégradation : érosions hydrique et éolienne, tassement

                  Non, c’est 100% qui sont touchés à moins que l’érosion soit un phénomène récent sur terre !?

                  20 000 milliards de tonnes. Ce chiffre astronomique représente la quantité de terre érodée par an dans le monde

                  Comme le journaleux mélange allègrement l’érosion parfaitement naturelle à « l’artificielle » on n’en saura pas plus que sauf que « 20 milliards » ça fait bien peur aux guignols.

                  Dominique Arrouays (le chercheur de l’article) a dit aussi : « L’état des sols français n’est pas si catastrophique », c’est étonnant parce que d’après votre bible tout devrait déjà être mort en Europe avec votre risible « million de tonnes par seconde ».
                  http://jobs.inra.fr/Nos-metiers/Portraits/dominique-arrouays

                  Quant à la forêt française, elle a doublé de superficie depuis deux siècles. Elle a récupéré la même surface qu’en… 1824 !
                  https://bretagnemontagne.wordpress.com/le-bois/levolution-de-la-foret-en-france-2/

                  Vous trouvez ce genre d’informations sur vos sites « ding ding ding c’est la fin ? » (« Priez et surtout donnez votre fric »)

                • Ce qui est bien avec les dogmatiques, c’est d’avoir toujours raison, mais incapable d’expliquer et de comprendre rationnellement les choses, en premier, les énergies utiles à la socièté ne tombent pas du ciel mais viennent d’une transformation de celles qui existent déjà sur la planète moyennant des systèmes plus ou moins complexes de conversions. (Carnot et oui !!!) que vous le vouliez ou non !!!
                  Quelles autres solutions Mr. qui sait tout et qui veut changer les lois de la physiques??????
                  Toutes les ressources fossiles sont en quantité finies et on ne consommera pas plus que ce qui sera découvert, donc aura une fin, le problème n‘est pas le stock mais la vitesse à laquelle on retire ces ressources de terre (flux) or l’accès est de plus en plus difficile, cher et demande de plus en plus d’énergie et de matières premières, et le jour où un barril nécessitera de l’équivalent d’un barril de pétrole pour sortir de terre même coutant 10.000 € vous ne le sortirez pas. En dix ans de prospection l‘investissement a été x5 pour trouver la même quantité de pétrole, depuis 2000-2015 on ne remplace qu’un barril sur 5 consommés, en 2016 1:12, tout cela en explosant les dettes des compagnies pétrolières Americaines, combien de temps peut-on continuer dans un monde ou presque tous les pays développés ont des dettes aprochant les 100 % du PIB ?
                  Difficile de dire la vérité ! moi je suis réaliste, mais évidemment je fais tout pour augmenter ma résilience, achat de terre, avec de l’eau, de l’énergie individuelle, la sécurité etc. et vous ?

    • Roberton: et toutes les énergies sont dépendantes du pétrole

      N’importe quoi. Nous sommes dans une économie pétrolière parce que ça ne coûte quasi rien, mais les alternatives potentielles ou existantes sont nombreuses et ça peut changer très rapidement.

      Roberton: Nous n’aurons plus accès au pétrole bien avant 2030

      Faites un poster de cette citation que vous accrocherez dans votre chambre et quand rien ne se sera passé comme vous l’avez prévu, laissez tomber ces âneries, changez de source d’information et réfléchissez-y bien pour une fois.

  • Ouf nous voilà rassuré:
    « Car nous passerons à autre chose »
    Quoi on ne sait pas car tout ce qui est avancé est du sable mais à autre chose ça on en est sûr, et dans quelles conditions ça on le sait encore moins.
    C’est beau l’optimisme quand ce n’est pas de l’inconscience !
    Kenavo.

  • @Jacquessvd
    Trop long à expliquer, que vous êtes dans l’erreur.
    Sur l’énergie

    sur le recyclage des métaux

    Une étude sur la dépletion du pétrole:
    http://rsta.royalsocietypublishing.org/content/372/2006/20120448

  • Les commentaires sont fermés.

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