Le SMIC et le Code du travail détruisent des emplois

Le modèle social français crée non seulement du chômage de masse, mais fabrique aussi des travailleurs pauvres.

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Le SMIC et le Code du travail détruisent des emplois

Publié le 6 juin 2017
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Les arguments les plus fréquents présentés par les adversaires de la réforme du marché du travail concernent la « paupérisation » des travailleurs en cas de libéralisation et d’introduction de la flexibilité. Ceux-là (ils sont de gauche et de droite) devraient bien lire le dernier Rapport de l’OCDE sur le pourcentage des travailleurs pauvres dans les pays membres.

La France fait partie des… moins bien lotis. Avec 7,1 % des travailleurs pauvres, notre pays est au même niveau que la… Hongrie. Ce pourcentage est même deux fois plus élevé qu’en Allemagne (3,5 %), pays donné comme « mauvais exemple » concernant la réforme du marché du travail.

En réalité, notre SMIC et les rigidités du Code du travail fabriquent des travailleurs pauvres. Les pays mieux classés que la France, comme le Danemark, la Suisse, la Nouvelle Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni, l’Irlande sont aussi des pays où le marché du travail est très flexible.

En Suisse par exemple, on ne dénombre que 200 pages de textes juridiques sur le travail, il n’existe pas de salaire minimum fédéral, les salaires sont négociés au niveau intra-branche par des conventions collectives et des accords d’entreprise, et les licenciements n’ont pas besoin d’être justifiés.

L’exemple allemand

En Allemagne, il n’y a pas vraiment de Code du travail comme en France et une disposition très intéressante a été introduite en 2004 : la protection de l’emploi sous forme de contrat à durée indéterminée ne vaut que pour les sociétés de plus de 10 salariés. Dans les PME avec moins de 10 salariés il existe donc une totale liberté de licencier. Enfin, au Royaume-Uni, l’introduction des contrats zéro heure a favorisé une flexibilité importante dans le marché du travail en permettant aux employeurs d’embaucher des salariés et de les faire travailler en fonction des besoins de l’entreprise. La combinaison de ces contrats flexibles négociés directement avec les entreprises avec une faible indemnisation chômage et un plafonnement du montant total des transferts sociaux produit une incitation forte au travail.

Il est dommage que ces chiffres n’aient pas été repris par les défenseurs d’une réforme importante du marché du travail. Ils sont imparables. Le modèle social français crée non seulement du chômage de masse, mais fabrique aussi des travailleurs pauvres.


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  • Le SMIC devient une obsession…supprimons le…… et cela ne changera rien chaque emploi qualifié a lui aussi un ‘ SMIC ‘ négocié .
    Vous parlez de travailleurs pauvres…les smicards en font partie !
    Ce n’est pas cela qu’il faut faire d’ailleurs le SMIC ne sera jamais supprimé….citez moi un seul job ne méritant pas une rémunération au SMIC ?
    A part les emplois ou job d’été , hein quels sont ils ?

    • reactitude: citez moi un seul job ne méritant pas une rémunération au SMIC ?

      Citez-moi un seul pays méritant un chômage massif des jeunes et primo-entrant exclu du marché, sans possibilité de gravir les échelons ?
      Je sais que vous ne comprenez jamais rien à rien, mais cette vidéo sur les problèmes du SMIC est compréhensible même par les enfants:

      • Êtes vous prêt à bosser pour la moitié du SMIC actuel ?
        Le problème du chômage français est la création d’emplois bien rémunéré pas le smic. Si un médecin était paye comme il devrait l’être sa consommation créerait plus d’emplois !

    • @reactitude : citez-moi une seule raison au légitime un salaire minimal qui soit par convention légale applicable à n’importe quel travail, même totalement improductif (et il y en a plein). Le salaire rémunéré la production, pas l’emploi.

      • Il n’existe pas de travail improductif mais il existe des produits trop cher pour nos moyens…le coût du travail dépend des revenus du client potentiel.

      • J’en verrais bien une : pour éviter l’esclavagisme. Tout travail mérite salaire.
        Sans contrainte minimale, est-ce qu’on aboutirait pas à de (rares, j’espère) abus où des salariés ne seront pas payés, ou alors 0.01€ de l’heure ?

        Par contre, à quel niveau doit être fixé ce seuil, là est la question.

  • travailler pour un salaire de misère détruit la santé , physiquement , moralement , psychiquement ;

    • c est pour ca que je suis rentieor a monaco..!!

    • C pour ça qu’il faut supprimer les prélèvements obligatoires. Rendez nous nos vrai salaires !
      Quand un smic touche 1139€ net par moi, son employeur paie 2298€. C’est pour ça qu’il est pauvre.

      • C’est bien gentil tout cela!
        quelle est donc l’utilité des cotisations sociales?
        N’est-ce pas de faire fonctionner et de maintenir notre système de protection sociale « le meilleur du monde » à flot?
        De toute évidence, lui aussi est en train de couler (hôpitaux dépassés, sombres prévisions sur les retraites…)
        C’est une solution globale qu’il est donc urgent d’adopter afin que la fracture sociale, que la plupart refusent de voir, ne se transforme en gouffre mortifère!!!

        • La solution globale est simple et connue de tous : versement du salaire complet, libre choix des assurances concurrentielles et des niveaux de risques couverts par chacun, suppression du travail administratif de calcul, versement, actualisation des cotisations par les employeurs.

          • J’apporte une nuance : salaire complet moins *UNE SEULE TAXE* prélevée directement à la source et une bonne fois pour toute.
            Et à taux fixe et simple.

            De la même façon que la TVA payée à chaque achat.

      • @Liam
        Merci, grand merci, de rappeler combien certains se gavent sur notre fiche de paie, et le cachent en comptant pas les montants dans le « brut ».

        Commençons par supprimer les notions de ‘salarial’ et ‘patronal’.
        Dans les deux cas, l’argent est perdu pour le patron et le salarié.

    • @marie et rester chez soi toute sa vie faute de trouver de travail , vous ne pensez pas que cela détruit encore plus ?

  • @ilmryn
    Vous êtes grave , travaillez vous?
    Un emploi qui ne nourrit pas n’a aucune raison d’exister. Supprimer le SMIC relancerait……les petits job d’appoint ,c’est cool ,il parait que le
    Travail est bon pour la santé.. un petit job est il vraiment un travail ?

    • C’est à celui qui le propose et à celui qui l’accepte d’en décider, pas à l’Etat.
      Rien ne justifie que des politiciens qui n’ont jamais travaillé de leur vie pour produire une quelconque richesse imposent à tout le monde une valeur minimale de l’heure travaillée.
      Car des jobs où la valeur de l’heure en terme de richesse crée est inférieure au minimum légal, il y en a à la pelle.
      Et du coup, personne ne fait ce travail en France. Quelle stupidité !

      • @reactitude & Pukara Tane
        Le seul avantage du SMIC était qu’il permettait de faire un seul boulot pas très bien payé, au lieu de deux mal payés.

        J’ai bossé au SMIC à temps partiels (la boîte ne donnait que peu de temps plein) dans 2 boîtes privées différentes sur 10 ans. Lorsque je suis passé « chef » dans chacune, ma paye a augmenté de 0.30 ct de l’heure. Avec mon taff à faire mieux que les autres (minimum pour un chef, à mon avis), vérifier le travail des autres sur ma zone, les recadrer quand il y en avait besoin, former les nouveaux, gérer la pession des rushs et celle mise par les cadres sans la faire trop sentir à mes équipiers, et être responsable des ennuis sur ma zone. Tout ça pour 0.30ct/heure de plus. YOUHOU ! Malgré les desboires qui ont suivi, je n’ai pas eu à bosser ailleurs pendant mes jours de repos, en étant plus ou moins à temps plein lors de mes passages à chef de zone. Cependant, il y avait un mes collègues, qui lui, bossait à temps plein dans une autre entreprise, avec des horaires matinaux, contrastés avec les nôtres, et qui venait faire 13 heures avec nous, le soir en fin de semaine. Entre ces deux boulots, il était à 48H/semaine, le maximum légal. Je précise que ni lui ni moi étions assis derrière un bureau avec une machine à café au bout du couloir.
        Pour moi, à l’époque, au vu de cette situation, le problème ne venait pas du SMIC, mais du salaire, pas assez élevé pour vivre correctement. Dans les années 80, un smicard faisait vivre sa famille, aujourd’hui, célibataire, il tire la langue.
        Je pense aussi que fixer une limite, les 35 heures, comme mur butoir me semble une ineptie. 35 heures, que perso, je trouve pas mal, (ayant aussi pratiqué les 39h/semaine), devraient être une base. Tu fais moins, t’es payé moins évidemment, tu taffes plus tu gagnes plus. heures sup’ à 25% et basta ! Je ne me vois pas bosser 60 heures en 5 jours, ou alors, j’aime tellement ce que je fais, que je compte pas les heures, mais je les veux payées. Mais ça serait mieux avec une baisse voire suppression des charges patronales. Comme le dit Liam « Quand un smicard touche 1139€ net par mois, son employeur paie 2298€. C’est pour ça qu’il est pauvre. » L’employeur paie 20 euro de plus à l’Etat que ce qu’il donne à son employé, sans lequel, il ne peut pas exister (2298-1139=1159). C’est peut-être utopique, voire naïf me diront certains, mais si au lieu de filer 1159 euro à l’Etat-gouffre, l’employeur versait 200 à 300 euro de plus à son employé, ce serait bien mieux pour ceux qui travaillent et embauchent. Et pour l’Etat aussi, plus de fameux pouvoir d’achat, plus de consommation, donc de TVA, et plus d’I.R. M’enfin, nous sommes en France, pas de ça chez nous; voyons !

        • @STF « Mais ça serait mieux avec une baisse voire suppression des charges patronales » : et oui , on revient toujours au poids de l’état. Du coup les patrons embauchent moins , les employés ont trop de travail et en plus sont moins bien payés que dans les pays voisins … et l’état se gave et n’en a jamais assez..

        • « Le seul avantage du SMIC était qu’il permettait de faire un seul boulot pas très bien payé, au lieu de deux mal payés. »
          Sauf que « grâce » au SMIC, le « un seul boulot pas très bien payé » est devenu beaucoup plus rare induisant de fait une augmentation du chômage chez les personnes faiblement qualifiées. La création de ce « réservoir » important de chômeurs permet justement à l’employeur d’offrir très peu en supplément en cas de meilleure qualification (votre propre exemple): 1/ parce que l’employeur essaye de « récupérer » le surcoût qu’entraîne le SMIC sur les emplois peu qualifiés et 2/parce qu’il sait que, vu l’importance du chômage et la difficulté à trouver un emploi, le salarié a peu le choix même s’il est un peu mieux qualifié.

          • @cyde
            Bonsoir,
            C’est pourquoi j’ai écrit « était ». Il n’a plus d’avantage maintenant.
            Le surcoût pour l’employeur est surtout dû en grande partie aux charges patronales qui peuvent représenter la totalité du salaire brut d’un salarié. Pour un salaire à verser, l’employeur doit en verser un autre à l’Etat.
            J’ajouterai en 3/ que vu que pour un même job, la France paye de toute façon beaucoup moins qu’ailleurs, les offres d’emplois n’emballent pas trop de monde, et font partir les autres.
            En plus de ça, le SMIC est de plus en plus raboté puisqu’on ne peut plus acheter que 1557 de nos jours, contre 1691 en 2000.

        • La vrai raison de l’existence du SMIC est de garantir un minimum de revenu….à l’état . Cela sert à ça la politique des seuils, l’état optimise , il se fout royalement du sort du « peuple » dont il ne fait pas partie

          • @reactitude
            Bonjour,
            Je n’ai pas parlé de « vraie raison » du SMIC, mais d’un « avantage » qui n’est plus.
            La « vraie raison » de votre point de vue est la garantie d’un revenu minimu pour l’Etat. Si cela était le cas, l’Etat nous laisserait gagner notre vie, nous laisserait nous enrichir car lui aussi s’enrichirait.
            Le SMIC est un projet de clientélisme politique, qui a effectivement accru la clientèle. Sans la part gagantuesque de l’Etat, le PIB de la France est inférieur à 1000 milliards d’euros, et inférieur à celui de l’île de la Grenade, habitée par moins de 120000 âmes. Poue le « minimum de revenu… à l’Etat » vous repasserez.

    • @ilmryn
      Vous êtes grave , travaillez vous?

      Avez-vous été regarder la vidéo, avez-vous compris les explications, avez vous des objections sur les faits avancé au moins ?
      Avec vous regardé les données comparatives, par exemple la différence entre le chômage des jeunes suisses (3.8%) et les Français (25%) et l’énorme perte en termes d’emplois, de richesse et d’ascenseur social que le SMIC créer en France ?

      Vous êtes grave , travaillez vous?

      Justement, j’ai commencé en Suisse sous-payé dans les années 80, j’ai acquis de l’expérience, en 5 ans je gagnais déjà une fois et demie le salaire moyen et maintenant j’ai une TPE. En France un jeune au bout de 5 ans de chômage n’a rien, n’est rien, l’âge moyen du début de carrière c’est 26 ans a cet âge j’avais déjà une bonne expérience et je gagnais très largement ma vie.

      C’est vous qui êtes grave, tout le monde vous dit que vous ne comprenez rien et vous ne faites aucun effort ni de lecture ni de réflexion avant d’inonder chaque article de vos « cogitations ».

    • @reactitude « un petit job » : que voulez vous dire par là ? Pour moi , il n’y a pas de « petit job » . Il y a une personne qui a besoin de quelqu’un pour faire qqchose et quelqu’un qui est d’accord pour le faire pour le prix offert. Cette appellation « petit job » est pour le moins déplacée , limite méprisante.Etudiante j’ai donné des cours , gardé des enfants etc etc ce n’était pas des petits jobs pour moi mais plutôt une fierté d’être capable de pouvoir gagner ma vie.

      • @ Val

        Là, vous avez bien raison: quand on est jeune, étudiant, on vit sur le compte d’un autre sans prendre conscience de la valeur de l’argent ni parfois de la générosité des parents ou « d’autres payeurs » (état, bourse … ).

        Les jobs-étudiants sont ce premier pas dans la vie et le « monde du travail, monde réel, avec travail sérieux, possible fatigue, moments pénibles, horaires élastiques et ce choix: tire-au flanc ou volontaire apprécié.

        À un âge où on découvre et on apprend facilement et rapidement.

        C’est aussi le moment où on découvre ET le travail salariée avec la différence entre salaire payé et argent en poche ET heures en « noir » où on perçoit 100% forfaitairement.

        Tout jeune devrait faire cette expérience pour comprendre plus tôt et plus vite! (dans mon pays: dès 15 ans, pour et par la municipalité qui n’en tire un bénéfice que symbolique, mais sans doute plus un « bénéfice » pédagogique pour les jeunes jobistes).

  • Si l’on désir supprimer le SMIC, c’est nécessairement pour abaisser les salaires des plus pauvres, sinon on ne se poserait même pas la question du SMIC. Si l’on désir faciliter le licenciement, c’est nécessairement pour licencier davantage, sinon on ne se poserait pas la question du licenciement. Si l’on veut affaiblir les normes sécuritaires et sanitaires en vigueur sur le marché du travail, c’est bien pour se permettre d’assurer une moins bonne sécurité de travail chez les salariés et une moins bonne hygiène de travail, sinon on ne se poserait pas la question des normes.
    Un travailleur avec une plus faible rémunération, un contrat instable l’obligeant à se soumettre à toutes les conditions fixées par son employeur pour garder son travail, un cadre de travail moins sain, ne peut être que plus pauvre; sinon il faut m’expliquer par quel miracle en supprimant ces normes, celles ci s’améliorent.
    Je veux bien croire l’enquête de l’OCDE, quoique l’on connait tous le lobbying qui impacte toutes ces institutions d’autorité, cependant quand bien même cette étude serait sérieuse, il n’y a qu’une interprétation envisageable; les pauvres sont moins nombreux mais plus pauvres. La question est alors de savoir quel ration entre la quantité et la qualité de pauvre est le plus souhaitable? Est il davantage souhaitable qu’il y ait un ration de -1.5 pauvre pour +1.1 très pauvre? L’inverse est il davantage souhaitable? C’est ici qu’on rentre dans les limites de l’interprétation de données statistiques pas assez complètes.

    • SI le divorce était interdit, et que vous ne pouviez marier une personne qu’ apres l’avoir rencontré seulement 2 fois, il n’y aurait pas beaucoup de gens assez fous pour se marier.
      Maintenant, remplacez « divorce » par licenciement et « marier » par embaucher.

      Par quel miracle la Suisse, qui n’a pas de salaire minimum national, a un taux de chomage a moins de 4% et un salaire de base a environ 3000€?

      • Le divorce n’est pas interdit en l’occurrence. Si l’on divorce il nous faut une raison valable ou bien en assumer les conséquences. On ne brise pas un accord sans raison sans conséquence.

        • Iwine: On ne brise pas un accord sans raison sans conséquence.

          Adolfo t’explique avec cet exemple, facile à comprendre, que si les conséquences sont trop lourdes, les gens ne passent plus d’accord. En France plus de 90% des embauches se font en CDD actuellement.

          Sur 148 pays la France est classée:
          -130ème place pour le poids global des réglementations.
          -134ème pour les prélèvements obligatoires.
          -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.

          La Suissesse est classée dans les dix premiers: 3,8% de chômage des jeunes, doubles salaires et le choix de changer d’employeur quand ils le veulent s’ils n’en sont pas contents.

          Devine qui franchit en masse la frontière tous les matins pour aller se réfugier bosser chez l’autre, les français ou les Suisses ?

          Iwine: Le divorce n’est pas interdit en l’occurrence.

          :facepalm:

        • Vous préférez donc virer les 9 autres employés grâce à une faillite due au indemnités, trop lourdes pour la PME, versée au premier licencié ❓

          Le premier remporte le jackpot, les suivants emportent les pots cassés et les larmes ❓

    • Iwine: Si l’on désir supprimer le SMIC, c’est nécessairement pour abaisser les salaires des plus pauvres

      « Les plus pauvres » sont souvent des jeunes en début de carrière, il ne savent rien faire, ne sont pas efficaces, personne ne va les embaucher pour perdre de l’argent.
      Résultat, ils sont au chômage, 25% d’entre eux en moyenne et jusqu’à 70% dans certaines cités, c’est lamentable.

      -Ils ne se construisent aucune expérience.
      -Ils commencent leur carrière, et leur évolution de salaire, bien plus tard que dans d’autres pays.
      -Ils coûtent à tout le monde au lieu d’être un atout.

      Iwine: Si l’on veut affaiblir les normes sécuritaires et sanitaires en vigueur sur le marché du travail, c’est bien pour se permettre d’assurer une moins bonne sécurité de travail chez les salariés

      Vous racontez n’importe quoi, absolument personne ne souhaite qu’on ne porte plus le casque sur les chantiers par exemple. C’est la régulation centralisée des salaires et des horaires qui est en cause.

      Une faible régulation des salaires engendre une offre pléthorique d’entreprises et donc un choix énorme d’emplois pour les employés. Que croyez vous qui arrive dans ce contexte aux mauvais employeurs ? Ils ne trouvent personne, bravo ! Voilà la seule vraie protection qui marche pour les salariés.

      -La France qui est un des pays qui régule le plus au monde a un chômage ahurissant, un marché du travail sinistré, violent et des bas salaires.
      -La suisse qui régule très peu n’a pas de chômage, un salaire médian de 6000 euros et offre 4000 euros à des caissières qui touchent à peine 1400 euros en France.

      Sur 148 pays la France est classée à la:
      -130ème place pour le poids global des réglementations.
      -134ème pour les prélèvements obligatoires.
      -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.
      -137ème pour les réglementations liées au fait d’entreprendre.
      -135ème pour les relations conflictuelles entre entrepreneurs et salariés
      -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
      -117ème pour la flexibilité.
      -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
      -127ème pour les incitations fiscales à travailler

  • Re,

    Au fait,il n’est question que de licenciement sec,mais qui parle avant tout d’une modification éventuelle plus favorable aux employeurs et salariés du chômage économique pour des périodes précises en cas de difficultés ??? Personne!

  • Val,
    Rester chez soi toute sa vie faute de trouver du travail ?
    Vous voulez rire ! Demandez à tous les employeurs et ils vous expliqueront le mal qu’ils ont à recruter le moindre salarié, quel que soit le poste. Non, en France tout est fait pour encourager à rester chez soi et c’est de cela que la France meurt ! Les entreprises doivent porter à bout de bras un système social ruineux qui les détruit en détruisant leur compétitivité. Mais rassurez-vous, du travail il y en a encore pour les courageux qui veulent bien se lever le matin et qui refusent de vivre du travail des AUTRES !… Ouvrez les yeux !

    • Supprimer le monopole de la sécurité sociale et les salaires mêmes les plus faibles augmenteront tout en diminuant le coût du travail. Continuer avec ces usines à gaz tenu par les syndicats depuis la libération que sont la sécu, l’unedic, la formation professionnelle, le chômage de masse continuera ! (une journée de formation chez certains salariés mêmes cadres ou Médecin = la bonne excuse pour pas bosser, c’est du vécu étant moi mêmes médecin ayant quitté l’hôpital pour le privé car dégouté !)

      • Oui mais… la faible augmentation d’un salaire déjà trop faible au regard du coût de la vie, serait grévée par l’obligation de souscrire une couverture-santé – pour soi et pour sa famille, en plus des charges incompressibles qui réduisent à presque rien un budget de Smicard. C’est la notion même de salaire minimum (que je qualifierais plutôt de minimaliste), en tant que concept obsolète, et repère odieux quant au calcul de revenus encore inférieurs obtenus sous contrats à temps partiel subi. Actuellement, il n’est intéressant de travailler qu’à partir d’un salaire tournant autour de 2000 €. En-dessous, on est perdant. Et l’économie s’en trouve elle-même perdante.

    • Demandez aux chômeurs, notamment de longue durée ayant dépassé quarante ans, et ils vous expliqueront le mal qu’ils ont à se faire recruter, quel que soit le poste. La France se meurt aussi de certaines idées reçues.

  • La censure c’est quoi????Au revoir je me suis trompé de site!

  • Et que penser du concept de « Revenu minimum garanti » ?

    A savoir SMIC imposé aux entreprises divisé par deux par rapport au montant actuel, et l’état compense via toutes les aides sociales pour qu’au final le salarié touche le montant actuel du SMIC.

    Ca permettrait aux entreprises d’embaucher des non qualifiés, et ceux-ci seraient quand mêmes payés au SMIC

    • A ce moment-là, le SMIC ne serait plus imposable, donc perte sèche pour le fisc.

      • Ca serait pas plus mal, ça le forcerait à mettre en place un système plus simple, plus efficace et plus acceptable… comme une flat tax ?

        On prélève 20-25% de la somme perçue, point final.
        Comme la TVA.

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