Faut-il amender le programme de la droite pour les législatives ?

Une lettre ouverte à Éric Woerth sur l’avenir de la droite, qui passe nécessairement par la maîtrise des dépenses publiques et la réforme de l’État.

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Faut-il amender le programme de la droite pour les législatives ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 avril 2017
- A +

Par Alain Mathieu.

Monsieur le ministre,

Les contribuables français vous adressent leurs plus vives félicitations. Les Républicains ont fait un excellent choix en vous chargeant de rédiger leur programme électoral pour les élections législatives de juin.
Vous avez fort justement déclaré : « Ce n’est pas la droite qui a perdu, c’est Fillon ». Son programme avait votre soutien : « Le programme de François Fillon c’est un programme de redressement du pays » déclariez-vous. Ce programme était d’ailleurs sans doute à vos yeux insuffisant, puisque vous écriviez en juillet 2015 : « Pour passer à 50 % du PIB de dépenses publiques compte tenu de l’augmentation de certaines dépenses, il faut faire 250 milliards d’économies ».

Assurer l’harmonie fiscale

Les 110 Mds d’économies initiales de François Fillon, ramenés à 100 par la suite, n’étaient pas suffisants pour assurer l’« harmonisation fiscale » européenne qui permettra de redresser la France en rendant ses entreprises compétitives.
Et pourtant vous allez être soumis à de très fortes pressions des perdants de la primaire des Républicains, comme de certains de leurs candidats aux élections législatives, pour « amender », « recentrer » le programme de François Fillon : réduire les baisses d’effectifs de fonctionnaires, les 39 heures dans la fonction publique, la retraite à 65 ans, etc.

Économiser les dépenses publiques

Contrairement à ce qu’ils vous diront, ces amendements ne leur feront pas gagner des voix et des sièges de députés. Ils vous en feront perdre en décourageant les 7 millions de Français qui ont voté pour François Fillon malgré ses « affaires ».
Dans les sondages, les Français donnent les priorités suivantes aux économies de dépenses publiques qu’ils jugent indispensables (par ordre décroissant d’adhésion) : durée de travail des fonctionnaires ; gel des allocations sociales ; suppression de postes de fonctionnaires ; suppression des départements ; relever l’âge de départ à la retraite, etc. Tenez compte des souhaits des Français.

Soyez ferme

Si vous êtes toujours convaincu qu’un programme énergique est nécessaire pour redonner à notre pays l’élan et la croissance qui lui manquent, ne cédez pas aux pressions de politiciens qui pensent trop à eux et pas assez à la France. Soyez ferme. Vous vous ferez quelques adversaires momentanés. Mais les Français vous en seront longtemps reconnaissants.

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’expression de ma très haute considération

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  • les républicains sont sonnés par leur défaite ;mais certains ont reconnu qu’il y avait dans leur programme un manque d’empathie envers les plus fragiles , mais aussi et surtout cette manie que cette droite et cette gauche ont de ne travailler que pour leur caste respective ; en l’occurence , si fillon avait été président , aux yeux de la plus grande partie des citoyens , il aurait été le président des riches ; je pense que les républicains vont devoir tenir compte du fait que la population française s’appauvrit , et que ce n’est pas en tapant sur les plus pauvres que l’on redressera ce pays ; un peu d’humanisme dans ce monde de brute ne peut pas mener un pays à sa perte ;

    • Il conviendrait peut être de se poser la question suivante: pourquoi la population française s’appauvrit elle ?

      Si les entreprises n’étaient pas soumises à plus d’impôts, de taxes et de réglementations que leurs concurrentes européennes, elles chercheraient à se développer , à investir et à embaucher. Le système actuel les en dissuade et après, vous chercherez pourquoi votre fille est muette.

    • « ce n’est pas en tapant sur les plus pauvres que l’on redressera ce pays  »

      Il n’a jamais été question de taper sur les plus pauvres, mais sur les dépenses publiques.
      Les plus pauvres en sont les principales victimes alors même qu’ils s’en croient les bénéficiaires.

  • Directe panier…..si on pouvait diminuer les dépenses cela aurait été fait depuis longtemps…en conséquence il faut investir….dans la diminution des coûts en entreprise,quelques années sans charges et impôts pour relancer l’économie ,devenir un paradis pour les entreprises et les investisseurs !

  • Les commentaires sont fermés.

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