Présidentielle : au secours, Marx et Lénine sont candidats !

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Présidentielle : au secours, Marx et Lénine sont candidats !

Publié le 8 avril 2017
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Par Nicolas Lecaussin.

Un article de l’IREF.

Ils étaient 11 sur le plateau télé afin d’aborder des thèmes comme l’emploi, la sécurité ou bien la moralisation de la vie politique. Qui aurait cru qu’on était en France, en 2017 ?

11 candidats à la présidentielle, 10 étatistes !

Sur les 11 candidats, 10 ont fait des propositions étatistes, voire… 10,5 si l’on compte la grande ambiguïté d’Emmanuel Macron pour une demi-part ! Quatre d’entre eux sont des léninistes révolutionnaires prêts à en découdre, comme en 1917, avec la moitié de la population. Inquiétant à seulement quelques semaines des élections.

François Fillon a été effectivement le seul à prôner davantage de libertés pour les Français et à rappeler qu’une dette – très importante – pèse au-dessus de notre tête. Les autres – à l’exception de Macron – ont désigné, à tour de rôle, les boucs émissaires favoris des politiques : l’Europe, la mondialisation, le libre-échange, l’Allemagne, le patronat, les multinationales, les riches, les marchés financiers, les banques, l’immigration… Qui dit mieux ? Si la France va mal, bon dieu mais c’est bien sûr ! C’est leur faute ! et non pas celle… d’un État omnipotent et impuissant à la fois, d’une classe politique biberonnée à l’argent public, d’une énarchie qui enfonce l’économie du pays depuis plus de 40 ans ou des dépenses publiques largement au-dessus de la moyenne européenne.

Pratiquement tous les candidats (à l’exception de François Fillon) ont proposé d’augmenter les dépenses et d’embaucher davantage de fonctionnaires. Mais dans quel monde vivent-ils ? Avec des dépenses publiques à 57 % du PIB, des prélèvements obligatoires à 45 % et 6 millions de fonctionnaires, nous devrions avoir, selon leurs critères, les meilleurs services au monde et l’économie la plus prospère ! Et la Guyane, qui ne vit que des subventions publiques, devrait être un paradis sur terre !

Sur les 11 candidats, 4 sont issus de l’ENA, deux seulement ont travaillé dans une entreprise privée (à moins que l’on ne considère aussi M. Macron avec sa courte période de connivence public/privé). Leur vision de l’économie est celle de la lutte des classes, qui nécessite un fort interventionnisme. À remarquer aussi le fait que certains n’ont pas hésité à citer Marx lors du débat et que M. Poutou a même été applaudi ! On aurait pu lui rétorquer plus clairement que les délégués syndicaux bénéficient d’une «immunité syndicale», qu’il est pratiquement impossible de les licencier…

Aucun candidat n’a mentionné les réformes faites à l’étranger, quel que soit le secteur économique. D’ailleurs, tout ce qui vient de l’étranger est vu comme une menace.

Y a-t-il des libéraux dans la salle ? À la fin du débat, si la question avait été posée, aurait-on vu une main se lever ? Étions-nous en 2017, ou en… 1917 ? Pauvre France.


Paru initialement sur le site du Figaro Vox.

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  • Bon, mis a part le parti pris évident pour Fillon et contre macron. Il faut revoit des chiffres et ses dossiers : s ils sont 10_ c est que un d’entre eux n en est pas (FF) et si macron est plus ou moins a 0,5 alors ça fait 9,5 et pas 10,5
    Ensuite, ils sont candidats a la présidence de la république, c est a dire a la gestion de l état, c est donc un peu normal qui ils veuillent construire leur influence au travers d l administration. Mais ou je suis d accord c est que même pris individuellement aucun n est un bon candidat, et autant François Holland est plus nul que Sarkozy qui lui était plus nul que Chirac, qui a été le plus nul de tous les présidents de la Vème, autant le prochain (dont on peut affirmer que le nom finira par on, petit patapon) sera encore plus nul. Le seul cote positif c est qu on est vraiment à la fin de quelque-chose, souhaitons que nous soyons au début d autre chose qui pourra(it) être mieux…

    • Un article particulièrement médiocre, en effet.

      On croirait lire l’autre énarque qui sévit régulièrement sur Contrepoints.

    • Fillon n’est pas libéral. son programme comporte quelques maigres réforme timidement libérale (et aussi des réforme purement étatistes) donc cela fait bien 10,5…

  • Philippe du Penhoat
    8 avril 2017 at 9 h 30 min

    Et encore ! Je ne vois pas beaucoup de marxisme dans le gloubi-glouba qu’on nous sert. Marx ne confondait pas capital et revenu. Et le terme « production » est devenu un gros mot, il faut taxer les robots !

  • on dit le peuple français grognon et raleur ….et pour cause ; nous avons tout de même une classe politique qui est loin d’être enviable ; pas de quoi être optimiste ;

  • Je regrette le titre de l’article, sa vignette de présentation, qui caricature 10 (pas 2, disons 3) des candidats sur 11 comme étant des Marxistes-Léninistes. J’ai eu du mal à vous prendre au sérieux.
    On se plaint, à juste titre, que le libéralisme est caricaturé. Alors pourquoi faire de même ? Poutou et Arthaud défendent sans ambiguité l’idéologie communiste-trotskyste. Mélenchon et Le Pen sont sur la ligne. Personnellement, je désignerais comme du « colbertisme », une économie tenu en laisse.
    Pour tout les autres, y compris Macron bien entendu, chacun défend une implication de l’Etat plus ou moins importante dans l’économie. Seul Fillon semble trouver grâce à vos yeux.
    Oui, il n’y a pas de champion authentiquement « Libéral » à vos yeux. Lorsqu’on est « borné » à ce point, idéologiquement, on ne peut voir que le mal dans tout ceux qui ne partagent pas vos convictions. C’est triste et pas du tout constructif que de penser qu’en terme d’absolu.

    • Pas de cahmpion authetiquement libéral? vous aimez les euphémismes vous. Aucun des condidats n’est libérale même de très loin, même en rève, même en étant très très peu regardant. Ce sont tous des étatistes pur jus. Certain envisage une (minuscule) baisse de l’intervention de l’état dans l’économie et la vie des français mais comment peut on leur faire confiance? le passé nous montre que ce genre de promesses ne sont jamais tenues.
      OUI on peut voir le mal dans tout ce qui a été exposé par les différent candidats sinon pourquoi croire que le libéralisme est la solution aux problèmes de notre société? On ne peut pas transiger sur la liberté, un tyran est un tyran même si de temps en temps il « lâche la bride » sur des détails.

  • Bertrand de Kermel
    8 avril 2017 at 10 h 20 min

    C’est vrai, mais en écoutant Poutou et ce qu’il dénonçait, (comme d’autres), je ne pouvais pas m’empêcher de penser a ce que j’avais lu dans le Figaro du 16 janvier, il est vrai en terme un peu plus policés, encore que…  » «Il faut une réforme du système capitaliste. Les gens ne s’y identifient pas en raison de trois sortes de défaillances: la corruption, le court- termisme des acteurs, des mécanismes fondés sur la méritocratie qui en tant que tels engendrent des gagnants et des perdants, or les premiers tendent à se désintéresser totalement du sort des seconds!», expliquait-il de façon incisive lors d’un récent passage à Paris.

    Et le même personnage déclarait également dans Le Monde du novembre 2011 : : « Aujourd’hui, partout dans le monde, les hommes et les femmes se demandent comment des décisions fondées sur la cupidité et l’incompétence ont pu être prises en faisant fi de tous les mécanismes de contrôle. Des décisions dont les conséquences terribles ont touché non seulement l’économie mondiale mais aussi le citoyen moyen qui a perdu sa retraite, son logement et son emploi. Les personnes concernées sont atterrées, désemparées, angoissées et en colère. »

    Entre deux, le 20 janvier 2014, dans les ECHOS il affirmait : « J’estime que cette situation est le résultat d’un échec collectif face à la façon de gérer les conséquences de la mondialisation. Un échec qui s’est construit pas à pas au cours des dizaines d’années qui viennent de s’écouler. Au fond, le message délivré par les militants antimondialisation au tournant du siècle dernier était juste.  » Oups ! Il visait José Bové pendant les manifs de Seattle après la création de l’OCM en 1994.

    Tout à pour dire que la vérité n’est pas si simple… et que la modestie dans les jugements ne nuit au fond jamais. Quant à l’auteur vous trouverez son nom en allant sur les sites des journaux concernés. Il ne me semble pas que ce soit un gauchiste incompétent ne connaissant rien aux affaires.

    Pour moi, ce sujet de la mondialisation et du capitalisme aurait dû être au cœur des réflexions des candidats libéraux, pour proposer les corrections nécessaires.

    Déjà, le 27 janvier 2010, dans son discours d’ouverture du Forum de Davos, Sarkozy avait déclaré : « Alors moi je crois, Professeur SCHWAB, qu’on n’a pas le choix. Ou bien nous changerons de nous-mêmes, ou bien les changements nous seront imposés. Par quoi ? Par Qui ? Par les crises économiques, par les crises politiques et par les crises sociales. Faisons le choix de l’immobilisme et le système sera balayé, et il l’aura mérité !

    Ou bien nous serons capables par la coopération, par la régulation, par la gouvernance de répondre à la demande de protection, de justice, de loyauté, ou bien nous aurons le protectionnisme, la fermeture et le chacun pour soi. Je suis pour la liberté du commerce, la liberté des échanges, mais y a-t-il une personne qui peut affirmer que les opinions publiques accepteront que certains pays s’exonèrent de toute règle pour inonder le marché des autres qui respectent des règles ? Le protectionnisme, qu’il ne faut souhaiter en aucun cas, viendra de ces dysfonctionnements-là »….

    je suis surpris que des gens cultivés et intelligents, réclamant l’honneur de Présider la France soient totalement aveugles à tous ces clignotants, et esquivent ce problème.

    • La plupart des dérives du capitalisme sont en fait des dérives de l’étatisme. Les connivences, le clientélisme, les relations incestueuses entre l’état et les banques, la dictature des fonctionnaire, voilà la sources de la plupart des maux de notre société. C’est ce que dénonce les libéraux depuis des lustres et sans succès. Il est tellement plus facile de perpétuer le mythe du « pilotage » de l’économie par l’état, de l’homme providentiel qui va résoudre tout les problèmes avec sa baguette magique. Les français ont été biberonnée au lait étatique et lorsque la réalité vient se rappeler à leur bon souvenirs que font ils? ils réclament davantage du même remède que les même charlatans leur administre depuis que le monde est monde. Autant de bêtise et d’inconséquence sont atterrante, finalement les français (et les autres) mérite amplement d’être diriger comme les moutons qu’ils sont.

  • Qu’il puisse y avoir 10 étatistes sur 11 candidats et même 4 marxistes parmi ces 10 montre l’incroyable emprise du socialisme sur les esprits de nos concitoyens. C’est « l’exception française ».
    Ceci dit, on peut se réjouir qu’il n’y ait qu’un candidat qui défende la liberté individuelle. Il peut l’emporter. S’ils étaient deux, la liberté n’aurait aucune chance.

  • Il y a bien 11 étatistes.

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