Pourquoi je ne suis pas réactionnaire

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By: Renaud Camus - CC BY 2.0

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Pourquoi je ne suis pas réactionnaire

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 avril 2017
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Par Drieu Godefridi.

J’aime Alain Finkielkraut, son courage, sa finesse, son style et, depuis plus récemment, son sens de l’humour. Avec un meilleur sens de la nuance, il aurait pu prendre la relève du si regretté Jean-François Revel, l’un des seuls philosophes de ma connaissance que l’on peut lire en éclatant de rire.

Toutefois, la relève ne se fera pas. Car Alain Finkielkraut n’est pas libéral (comme l’était Revel), mais réactionnaire. Certes, l’épithète de « néo-réac » est en vigueur, plus smart et moderne, mais de même que celle de « néo-libéral », elle n’apporte strictement rien à la connaissance de son objet, et l’on me permettra dès lors de vous en dispenser !

La France apocalyptique d’Alain Finkielkraut

Dans une interview au Figaro (31/3), le réactionnaire Finkielkraut brosse de la France un paysage apocalyptique, marquant le triomphe insupportable de tout ce qu’il déteste. Ainsi déclare-t-il, à propos du désormais fameux face-à-face entre Christine Angot et François Fillon, sur France 2, que c’est « le spectacle politique le plus douloureux et le plus dégradant qu’il m’ait été donné de voir. » Hitler à Nuremberg, les procès de Moscou : roupie de sansonnet que tout cela !

Ce qui est reproché à Fillon, selon notre Académicien, n’est pas sa vénalité, ni la bêtise de sa défense initiale, c’est « le côté vieille France. Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions. »

Amalgame hâtif

On ne voit pas trop le rapport entre emplois fictifs, cadeaux à 13.000 euros et la France comme « open space » — Finkielkraut dit aussi aéroport dans son dernier ouvrage La seule exactitude — mais l’amalgame hâtif permet à Finkielkraut de faire un lien avec l’une de ses marottes.

Le propos qui domine cette interview, comme tous les écrits de Finkielkraut depuis 10 ans, est que « c’était mieux avant ». Ces quatre mots définissent toute entière la posture du réactionnaire : c’était mieux avant. Ils en trahissent aussi la faible rationalité. Car, qu’est-ce qui était mieux avant ? Et d’abord, pour qui ?

Selon les rapports des Nations Unies, peu suspectes de sympathies ultra-néo-libérales « open spacistes », les trente dernières années ont vu des centaines de millions d’enfants, de femmes et d’hommes se hisser hors de la misère dans laquelle ils croupissaient, pour se donner des conditions de vie décentes.

C’était vraiment mieux avant ?

Demandons-leur peut-être si, à leur estime, c’était mieux avant ? Demandons à Monsieur Finkielkraut si la misère c’était « mieux » que l’accès à l’eau potable ?

Ah mais, vous répond le réactionnaire, peut-être avez-vous raison, mais cette amélioration relative de la condition des Asiatiques et des Africains a un prix, qu’en Occident nous payons cher. Car leur enrichissement, à vos masses, se paie de notre appauvrissement !

C’est un marqueur du réactionnaire que non seulement il ne comprend rien, mais ne veut rien comprendre, à l’économie, qu’il considère comme vulgaire (surtout en France). En réalité, la richesse globale n’a cessé de progresser, et si les classes moyennes occidentales ont, à certains égards, vu leur condition se détériorer, elles ne se sont certes pas appauvries — il n’existe pas un seul classement, même controversé, qui ferait état d’un tel appauvrissement.

L’hôpital ou le shaman ?

Du reste cette assertion « c’était mieux avant » n’est pas sans évoquer la querelle entre les deux grands épistémologues du XXe siècle, Karl Popper et Paul Feyerabend. Comme le second soutenait, en parfait relativiste, que la technique occidentale n’était pas supérieure en soi à ses alternatives — ce qui, sur le plan conceptuel, est en effet plaidable — Popper lui répondit en lui demandant si, malades, les adversaires de la technique occidentale préfèrent se confier aux bons soins d’un hôpital moderne, ou d’un shaman usant de techniques ancestrales à base de fumée et de cris perçants ?

Pareillement, posons cette question à Monsieur Finkielkraut : Monsieur l’Académicien, si vous tombez gravement malade, ou si votre enfant souffre d’une rage de dent, votre choix se portera-t-il sur un médecin de Molière, ou sur les outils de la technique médicale contemporaine ?

Jamais soucieux de cohérence, le réactionnaire vous répondra que certaines choses étaient mieux avant, pas toutes, révélant l’essence de sa posture, qui n’est que cela : la posture d’un contemplatif macérant dans sa détestation du Monde. «Garde-toi de dire : « Comment se fait-il qu’autrefois, les choses allaient mieux qu’aujourd’hui ? » Car ce n’est pas la sagesse qui te dicte une telle question.» (Ecclésiaste 7:10)

 

 

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  • Résumer les propos de Mr Finkielkraut à « c’était mieux avant » est franchement réducteur. Merci pour le trait d’humour de le traiter de réactionnaire , peut être voulez vous par là attester officiellement de notre statut de pays communiste 😉 . Bon plus sérieusement , j’entends votre propos , la richesse s’est développée dans le monde , bien sûr, soit. Maintenant nier que la position économique, politique , militaire, culturelle française ait reculé dans le monde ces dernières années (et d’une manière plus générale , l’Europe) relève d’un déni absolu. Ce n’est pas de la réaction , ce n’est que de la lucidité . Bon après on peut trouver ça bien ou mal question du nombre de ses passeports.

    • Pour ce qui est de la position de la France reculant c’est malheureusement l’effet du rattrapage des pays ex tiers monde.
      Avec 1% de la population mondiale il est inévitable que la France recule quand des pays comme la Chine, l’Inde commence à monter. Même l’hyperpuissance américaine connait un recul relatif.
      Ceci étant dit je ne suis pas sûr que Fiekielkraut se base sur des donnée objective (PIB, nombre de canon etc…) pour parler du « c’était mieux avant ». Je ne retrouve pas d’accent gaullien de « la grandeur de la France » dans son discours mais plutôt une déploration de ce qu’est notre mode de vie.

      Questions :
      C’était mieux avant; mais avant quoi ?
      C’était mieux avant; mais avant quand ?
      C’était mieux avant; mais alors n’était ce pas mieux avant, avant ,avant ? (perso je suis nostalgique du taillage du biface et la chasse aux mammouths 🙂 )

      • Montaudran: Pour ce qui est de la position de la France reculant c’est malheureusement l’effet du rattrapage des pays ex tiers monde.

        Pas une seconde.
        L’économie française est socialisée et étatisée pour deux tiers, les énergies sont réprimées, rackettées, le pays d’à côté et bien d’autres n’ont absolument aucun des problèmes français.


        Vous passez la frontière, une caissière chez Aldi gagne 4300 euros par mois alors que sont homologue française à 10km gagne 1308 euros et la première peut en plus compter sur un chômage à 3.5% pour retrouver du boulot ou des impôts faibles pour monter une petite boîte à elle sans qu’un RSI ne lui tombe dessus pour demander des sommes qu’elle ne gagne même pas.

        • Une fois de plus, vous comparez des pommes et des poires.

          Certes, une caissière chez Aldi Suisse gagne env. 4’000 €/mois. Mais il ne faut pas s’arrêter à ça. Elle paye aussi 1’500€ son loyer, 400€ son assurance maladie. Ces habits coûtent 4 x plus cher que dans le pays d’à côté, tout comme tout ce qu’elle mange et boit. Ses loisirs coûtent aussi 4x plus cher. Il faut tenir compte de tout et pas seulement de ce qui vous arrange.

          • C’est gentil de copier/coller les mêmes âneries que j’avais déjà explosé avec le budget détaillé de la « caissière », mais en voilà un autre:

            Selon une étude du cabinet GfK les suisses ont le deuxième meilleur pouvoir d’achat d’Europe avec un indice de 456, les français le 9ème avec trois fois moins de points soit 151.

            Ces habits coûtent 4 x plus cher que dans le pays d’à côté […] Ses loisirs coûtent aussi 4x plus cher.

            C’est ça oui, du coup les Suisses sont plus pauvres que les français… N’importe quoi.

          •  » Ces habits coûtent 4 x plus cher que dans le pays d’à côté, tout comme tout ce qu’elle mange et boit. Ses loisirs coûtent aussi 4x plus cher. Il faut tenir compte de tout et pas seulement de ce qui vous arrange.  »

            Et c’est vous qui parlez de comparaison entre des pommes et des poires? Vous croyez vraiment que les français dans la moyenne ont un pouvoir d’achat 4 fois supérieurs à celui des suisses? Comparer les prix français et Suisse pour parler d’îlot de cherté de la Suisse c’est du grand n’importe quoi venant de journaliste qui ne savent pas comment se créée un prix de vente . Pour savoir si un prix de vente est trop élevé on le calcule; on ne le compare pas avec les prix appliqués à l’étranger. Et le calculer veut dire prendre le salaire brut, les charges sociales, les frais généraux, le matériel ou les marchandises utilisés dans le compte d’exploitation, un perte et profit… et la TVA pour terminer. Ensuite le prix calculé vous le comparé avec le prix mis sur le marché. Et c’est là que vous savez si un prix est trop élevé ou pas.

            Parler des prix 4 fois plus élevé en Suisse par rapport à la France c’est du grand n’importe quoi. A prix comparé pour le commerce de détail les écarts sont plutôt dans une fourchette entre 15% et 20% en moyenne plus élevé en Suisse. Mais ça ne prouve rien comme expliqué plus haut.

      • @ Montaudran,

        Ce n’est pas parce que l’un progresse que l’autre recule forcement. Ce n’est pas parce que votre Ferrari roulant à 250 km/h rattrape une Peugeot que cette dernière ralentissait.

        Prenez l’exemple de la Suisse. Elle ne recule pas pendant que la Chine avance. La Suisse au contraire a récemment repris la première place des pays les plus compétitifs.

        • Je suis absolument d’accord et d’ailleurs la France ne recule pas. Mais effectivement depuis 1956 (Suez) la France n’arrive pas à faire son deuil de sa puissance perdue.
          Mais on mélange malhabilement deux choses, la prospérité dont la Suisse est un parfait exemple et la puissance dont la Chine est un exemple météoritique.
          Oui la Suisse est plus prospère que la France mais la France n’a pas de complexe vis à vis de la Suisse ou le Luxembourg du fait de leurs puissances respectives largement inférieure. Mais à contrario la France a décrochée depuis longtemps des USA après les guerre mondiale et maintenant la Chine et bientôt d’autres pays.

          • Montaudran: mais la France n’a pas de complexe vis à vis de la Suisse

            L’état français est en danger de faillite, ce n’est pas une question de « complexe »…

          • Mais les français si, avec 7 millions sans emploi et 10 millions pauvres, dont plus de 400 SDF qui meurent tous les ans de froid dans les rues. Tout cela grâce à cet état que le monde entier nous envie!

    • Val : non, la France ne recule pas vraiment, mais son environnement progressé.
      Comment dire : quand vous faites une course de fond et que vous êtes en tête pendant longtemps, il peut vous arriver de vous reposer un moment. Mais alors vos concurrents peuvent vous rattraper et vous dépasser. Vous n’avez pas hangé de place, n’êtes pas revenu en arrière. Objectivement, mais en effet vous avez reculé dans le classement.
      C’est la « course de la reine rouge » d’Alice au pays des merveilles : pour rester sur place il ne faut pas s’arrêter de courir.
      Le lièvre et la tortue marche aussi très bien…

  • Bien sûr que c’était « mieux avant », la preuve j’y étais jeune 🙂

  • N’être que réactionnaire et rien d’autre, bien entendu n’amène pas toujours au bon sens.
    Il faut entendre aussi que tout, partout et tout le temps, ne va pas mieux. Et oui des fois, certaines choses étaient mieux avant… Des fois on se trompe lourdement en voulant changer les choses.
    Personnellement, le plus souvent, je suis progressiste, libéral (et oui j’additionne ces deux postures) et parfois, à l’occasion, je peux me montrer réactionnaire.
    Etre réactionnaire, quand on l’est rationnellement, honnêtement et de bonne foi, c’est remettre en cause la voie empruntée, c’est de se poser la question « Est ce qu’on ne se serait pas trompée de chemin ».
    Etre réactionnaire n’est pas un mal, lorsqu’on l’est par pragmatisme.

    • Je crois, que dans votre cas, vous confondez réactionnaire avec conservateur.
      Ce que veulent dénier de pouvoir être ceux qui vous insulte de réactionnaire…

    • @ G.L.
      Il est très clair qu’être réactionnaire a, dans l’idée suggérée par le mot, une connotation négative dans le « politiquement correct », nouvelle police (liberticide) du langage et de la pensée.
      « C’était mieux avant », exprimé de façon aussi générale, est, en soi « insensé »! Mais même A.Finkielkraut ne peut pas être réactionnaire partout, tout le temps, sur tous les sujets: son ambition philosophique est bien, je l’espère, un peu pour nous mais surtout pour lui, de trouver des idées neuves à développer: c’est son job! À côté le « chroniqueur médiatique d’actualité » n’est probablement pas plus valable que les avis de tout un chacun un peu instruit!
      Vous vous dites « progressiste et libéral », moi j’ajouterais « plutôt optimiste » et surtout « vous-même »! Ne vous laissez pas influencer puisque vous êtes capable de vous questionner sur votre « chemin ».
      Et évidemment qu’on a chacun le droit à nos nostalgies de notre « jeune temps »! Ou même à entretenir des traditions du temps passé, sans avoir un caractère « réactionnaire » pour autant! La plupart des « étiquettes » sont conçues pour « condamner »; en soi, elles vont court-cicuiter l’argumentation. Laissez tomber!

  • Étonnant comme il est systématique aujourd’hui d’en remettre une couche sur le cas Fillon dès que l’occasion s’en présente, et quelque soit le sujet initial. Pas très libéral comme comportement… ça ressemble plutôt à du progressisme dans tout ce qu’il a de mauvais.

  • Désolée de devoir l’écrire aussi abruptement mais, cher Monsieur, vous n’avez rien compris. Alain Finkielkraut répond régulièrement à cette attaque trop facile qui oppose progrès, forcément positif des nouveaux lendemains qui chantent parce que portés par la force nécessaire du temps, de l’histoire ou de l’évolution sociale ou mieux « sociétale », et réaction, nostalgie irrationnelle, incapacité à saisir ce même sens de l’histoire, crispation, inadaptation. C’est d’ailleurs cette opposition progrès/ réaction que Monsieur Macron tente de mettre à la place de l’opposition droite /gauche, non pas deux conceptions économiques, deux visions de l’homme ou de la société et leurs déclinaisons mais une posture « morale », l’homme de progrès, et l’homme de réaction, indéfendable par nature.
    S’il n’existe pas de temps historique que l’on puisse regretter et idéaliser, et je n’ai jamais entendu Alain Finkielkraut en promouvoir l’ombre d’un seul, il existe des espoirs passés, d’autres évolutions possibles en germes dans le passé et que l’on peut, eux, regretter. Ainsi l’accès du plus grand nombre à une culture de qualité, un véritable enrichissement culturel individuel et collectif et non une multiplication des diversités et des divertissements, et, par dessus-tout, la poursuite, en Europe de la sortie de l’obscurantisme par l’émergence de la possibilité donnée à chacun de penser par soi-même.
    S’il n’y a pas d’époque où l’école était idéale, on peut regretter que l’éducation ne soit pas le lieu dans lequel les outils de cette liberté de pensée soient proposés. Je me permettrais même d’affirmer que l’école s’en éloigne chaque année un peu plus. J’assume cette pointe de nostalgie coupable car j’ai des enfants en âge scolaire et ma souffrance devant ce qu’ils apprennent est peut-être moins violente qu’une rage de dent mais tout de même bien réelle, plus profonde et plus lourde de menace pour l’avenir…
    On peut ne pas aimer le chemin que prend notre société et je remercie profondément ceux qui, comme Alain Finkielkraut élèvent courageusement leur voix, isolés dans le courant méprisant qui, au lieu de prendre en compte leurs arguments, et la partie de plus en plus prégnante de la réalité qui leur donne raison, préfèrent les disqualifier comme « réactionnaire », un mot commode pour se débarrasser d’ une pensée, d’une complexité et éviter d’interroger les faits qui dérangent.
    L’homme ne vit pas que de technologie, et de médecine high tech. Personne ne peut regretter que l’accès à l’eau potable se développe et que les malades soient mieux soignés, mais le progrès économique et technique a suffisamment de défenseurs pour laisser s’élever la voix de ceux qui défendent une vison plus humaniste de l’homme et, qui affirment que, justement, parce que nos pays sont suffisamment riches et développés, on peut regretter ce que l’on nous propose de faire de cette richesse.
    Vous mélangez allégrement les genres et les ordres, refuser une société qui ne transmet pas sa pensée, sa culture, sa langue, ses grandes oeuvres littéraires ne revient pas à préférer le chamanisme, ou le médecin de Molière. On peut reconnaître les bienfaits si évidents de la technique et se préoccuper de la servitude volontaire à la consommation ou à la religion.
    Vous pouvez vous moquer de ceux qui, comme moi, sont des enfants gâtés réactionnaires qui boudent leur vie confortable au nom d’une quête de valeurs, de l’autonomie de la pensée et de l’importance de l’horrible culture « élitiste » et vieillotte, ne vous en privez pas, c’est si facile, c’est dans le vent, c’est si progressiste, c’est la belle marche de l’avenir qui règne sur nos médias.
    Pourtant si votre objectif dans cet article, au nom du primat absolu de l’économie et de la société de consommation, est de nous empêcher, de nous interdire sous peine de l’anathème de « détestation du monde » de « réa »-gir, vous n’y parviendrez pas.

  • Reymond, je suis entièrement d’accord avec vous sur cet article et je me sens par certains côté « réactionnaire » au sens où l’entend l’auteur et en particulier sur la dégradation de la France ( éducation, économie, société…) tout en étant pour le progrès et en reconnaissant l’évolution positive de la science, du niveau de vie mondial…

  • côtés… bien sûr !

  • AF. dit ce que d autres pensent tout bas.
    il n y a que les sots pour ne rien voir.tout va mal en France , nous sommes devant des murs…sans aucunes solutions …la France va mal et nous continuons à faire l autruche…est ce normal?
    arrêtez de mettre les gens dans des cases…écoutez les plutôt…

  • Si si, avant c’était mieux en France ❗
    Quand il y avait plus de libertés économiques.
    Quand à la liberté sociale, ce n’est pas mieux qu’avant : je n’ai pas le droit de léguer mes biens à une vache ou à un éléphant 🙁
    Le pays est à 6 millions de chômeurs ou très mal employés 🙁

    Ciel, je me découvre réactionnaire :mrgreen:

  • J’ai lu la chronique d’Alain Finkielkraut et, excusez-moi de vous l’écrire, mais elle n’a rien à voir avec l’analyse que vous en faites! Il fait un constat sut l’état de la France et des Français dans le monde et ne prétend pas que « c’était mieux avant » mais que ce n’est franchement pas terrible maintenant, surtout en ce qui concerne la désolante campagne des présidentielles!

  • Stéphane J. Perrin
    4 avril 2017 at 11 h 45 min

    Tout cela est joliment résumé en une phrase, tirée du NT : «Garde-toi de dire : « Comment se fait-il qu’autrefois, les choses allaient mieux qu’aujourd’hui ? » Car ce n’est pas la sagesse qui te dicte une telle question.» (Ecclésiaste 7:10)

  • Même constat que tous sur cet article.
    Mélange de pomme et poire et grossier homme de paille.

  • Vouloir réduire un conservateur à l’état de réactionnaire n’a d’égal que de réduire une personne solidaire à un socialiste …
    Et, cher monsieur, ne pas savoir d’ou l’on vient n’aidera certainement pas à savoir où l’on va…

  • Drôle de procédé, déloyal, que de mettre la photo de Mr Finkielkraut avec en titre : « Pourquoi je ne suis pas réactionnaire » !

    Je suis étonné que Contrepoints ait validé cette manipe …

  • La France a beaucoup de problèmes mais pas tous les problèmes du monde. Passer la frontière vers l’Espagne, l’Italie ou même la Grande Bretagne et je ne suis pas certain la caissière gagne 4300€.
    Ceci étant dit le recul relatif la Grande Bretagne le connait aussi, aujourd’hui 5eme économie mondiale elle sera sans doute dépassée par son ancienne colonie; l’Inde.
    Dans les années 80 le Japon nous est passé devant,
    Dans les années 90/2000 la Chine nous est passée devant.
    Dans les 2020 ce sera sans doute l’Inde comme je l’ai dit.Tous ces pays ont des problèmes différents mais reste qu’en terme agrégé ils montent du simple fait de leurs poids démographique.

    • Oups je répondait à Ilmryn.

    • Montaudran: Passer la frontière vers l’Espagne, l’Italie

      Merci d’ajouter de l’eau à mon moulin: ces pays ont les mêmes défauts que la France, ils ne sont pas libéraux pour un sou:
      Indice liberté économique – Classement des pays

       
      On s’interroge toujours pour savoir qui des « PIGS » va lâcher le premier Italie, Espagne (Grèce c’est fait) avec un nouvel entrant, la France surendettée et surtaxée :
      https://en.wikipedia.org/wiki/PIGS_(economics)

      Montaudran: Dans les années 90/2000 la Chine nous est passée devant.

      1 ,357 milliards d’habitants contre 66 millions, et… ?
      Vous pensez que les Chinois avec seulement 442$ annuel se disent « youpie si on additionne nos 1,3 milliards de salaires ont est devant » ?


      Ça change quoi au fait que l’économie française réprimée et incapable de supporter le poids de sont état surdimensionné est en train de s’écrouler ?


      Je cherche la logique… !?

      • Je répondait à Val qui constatait que je cite « position économique, politique , militaire, culturelle française ait reculé dans le monde ces dernières années »; ce qui est vrai.
        Votre propos est de dire que c’est parceque nous ne sommes pas un pays libéral (euphémisme). Je me contente de dire que même un pays plus libéral comme le Royaume Unis connait ce déclassement. Même les États-Unis sont passé du status de seule hyperpuissance des années 90 au status d’élément majeur d’un duopole Chine-USA.
        Les Chinois n’ont pas le PIB par tête de la France ou de la Suisse certes mais l’une est devenu une super puissance pas les deux autres. Pas de problème on peut très bien vivre ailleurs que dans une super-puissance; les suisses seront bien d’accord.

        Vous chercher la logique à quelque chose que je n’ai pas dit; je n’ai pas dit que la situation de la France et de son économie était florissante. Cela ne m’étonne donc pas que vous ne la trouviez pas.
        Je remarque d’ailleurs avec amusement que dans ma phrase je citais 3 pays et que vous vous êtes braquez sur le deux premiers pays en faisant l’impasse sur l’Angleterre.

        • Je me contente de dire que même un pays plus libéral comme le Royaume Unis connait ce déclassement.

          Votre « logique » de « déclassement » comparé a une population 20 fois supérieure est absurde, en 2100 l’Afrique ultra-pauvre, mais forte de 6 milliards d’habitants devrait « dépasser » tout le monde, ça va leur faire plaisir d’être « No1 » avec rien à manger, mais passons… si une démonstration n’a pas suffit.

          je citais 3 pays et que vous vous êtes braquez sur le deux premiers pays en faisant l’impasse sur l’Angleterre.

          Vous n’avez pas assez explosé avec deux pays, vous voulez aussi le troisième ?

          L’Angleterre est relativement libérale (26 points en dessous du meilleur quand même), son économie est encore souple, adaptable, mais les tentations socialistes sont là comme en 1979 ou elle était carrément sous tutelle du FMI, noyautée et bloquée comme la France actuellement par les syndicats et la bureaucratie.

          Des réformes drastiques ont été entreprises après 2008, le chômage est redescendu à 4.8% et 12% chez les jeunes (contre 11% et 25% en France)

          Sont pouvoir d’achat est de 14 points supérieurs, sa dette préoccupante, mais elle a encore beaucoup de marges fiscales alors que la France n’en a plus aucune et la part de son état dans l’économie n’est que de 40% contre 60% en France.

          Le Brexit aurait pu être un problème, mais vu la direction que prend l’Europe avec la France et l’Italie comme boulet, je parie sur une chance plutôt.

    •  » 5eme économie mondiale elle sera sans doute dépassée par son ancienne colonie; l’Inde.
      Dans les années 80 le Japon nous est passé devant,
      Dans les années 90/2000 la Chine nous est passée devant.  »

      La Chine n’est même pas dans le top 25 des pays les plus compétitifs de la planète ( 28 ème ) L’inde est à la 55ème place. Sur les 25 pays les plus compétitifs, 17 sont des économies occidentales en comptant l’Australie et le New Zeland. Dans le top 10; 7 pays sont occidentaux avec la Suisse en tête.

       » http://www.latribune.fr/economie/international/classement-mondial-de-la-competitivite-la-france-s-ameliore-selon-le-forum-economique-602649.html « 

      • La compétitivité s’améliore? Avec 1,1% de croissance en 2016, 7 millions de sans emploi et 10 millions de pauvres?

  • Cher Drieu, je vous invite à lire la Défaite de la Pensée de Finkielkraut où il rapproche assez intelligemment la pensée réactionnaire et le collectivisme dit de gauche, marxiste ou progressiste. Ayn Rand n’aurait pas renié, je crois, ce passage.
    J’avais à l’époque publié deux extraits éloquents sur Aperto Libro :
    http://aperto-libro.blogspot.fr/search/label/Alain%20Finkielkraut

  • Quand on connait l’auteur de ce texte, on comprend pourquoi il tente de se débattre pour prouver qu’il n’est pas réactionnaire. Parce que le doute était franchement permis…et il l’est toujours.

  • Pour ma part, à celui qui me dit « c’était mieux avant », je ne lui pose les questions « qu’est-ce qui était mieux avant ? » et « pour qui ? », qu’après qu’il m’ait répondu à la question : c’était QUAND, avant ?…

    Assez souvent, la dscussion s’arrête là 🙂

  • C’est au mieux faible, au pire malhonnête, de prétendre enfermer le caractère « réactionnaire » dans une seule définition extrêmement réductrice – et de fait, idiote. Cela l’est plus encore de prétendre y verser A. Finkielkraut, en plus sur la base d’un article autrement plus nuancé.
    Bref, article fort décevant (pour laisser le bénéfice du doute à l’auteur).

  • Je saisis mal votre ligne de pensée… Vous n’aimez pas beaucoup A Finkielkraut et c’est votre droit. De là à le traiter de réac ! Pour moi est réac celui que sa disposition d’esprit pousse à dire systématiquement : c’était mieux avant. Mais face à telle situation ou fait particulier, dire que c’était mieux avant sur ce sujet, n’est pas en soi réactionnaire, mais peut au contraire souligner une certaine lucidité ou objectivité. Etre réac est sans doute la marque d’une certaine rigidité de la réflexion. Traiter tout le monde de réac, comme c’est très bien porté dans certains milieux est bien commode et relève d’une rigidité tout aussi marquée.
    « Jamais soucieux de cohérence… » écrivez vous à son endroit : Et bien moi, j’ai du mal à saisir la vôtre.
    Vous vous appuyez sur l’Ecclésiaste pour démolir la position réac de Finkielkaut. En quoi l’Ecclésiaste établit-elle une démonstration. J’imagine que comme le Coran on peut lui faire dire tout et son contraire.

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Extrait de Philippe Nemo, Histoire des idées politiques aux Temps modernes et contemporains, PUF, 2002, p. 779-781.

Si l’on entend par socialisme une doctrine, ou une famille de doctrines, condamnant la propriété privée, prônant la mise en commun des biens, imposant des conduites normées qui restreignent la liberté individuelle, il est clair – et les premiers socialistes ont explicitement revendiqué cette parenté – que le socialisme peut et doit être rapproché des « communautés primitives » ayant précédé l’émergence de l’État et des so... Poursuivre la lecture

Par Johan Rivalland.

Alain Finkielkraut est souvent considéré par ses contempteurs comme une sorte de grincheux, de réactionnaire, de nostalgique ou je ne sais quel qualificatif encore. Mais les réalités qu’il décrit sont-elles surannées ou ne correspondent-elles pas à des mutations profondes aboutissant à de véritables renversements de valeurs ? Lui-même, qui s’était toujours considéré comme un homme de gauche (et est pourtant régulièrement catégorisé par certains comme un homme d’extrême droite) écrit ceci, page 135 :

En rompant av... Poursuivre la lecture

Par Johan Rivalland.

Tour d’Ivoire n’est pas ce que j’imaginais, à savoir la critique de ceux (intellectuels, politiques, journalistes, stars du show business) qui regarderaient les autres avec mépris du haut de leur tour d’ivoire ; mais plutôt, au contraire, une sorte de refuge littéraire profond contre la médiocrité de l’air du temps. Celle du conformisme de la pensée, de l’obsession du politiquement correct, plus particulièrement de la culture woke et de la mise au ban de ceux qui, tenant le moindre propos spécieux à cet égard, sont... Poursuivre la lecture

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