Quel avenir pour les retraites « à la française » ?

Retraite par répartition ou par capitalisation ? Quel modèle suivre pour sauver notre système de retraites ? Plus on tarde, plus les réformes seront pénibles.

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Quel avenir pour les retraites « à la française » ?

Publié le 13 mars 2017
- A +

Par Pierre Tarissi.

La « retraite à la française » repose sur le principe technique de la « répartition » présenté comme icône de la « solidarité entre les générations » par opposition aux systèmes dits « de capitalisation ». Qu’en est-il objectivement et concrètement ? Quel avenir et voies de progrès possibles pour ces systèmes ?

La retraite pétainiste par répartition

On l’oublie souvent mais la retraite de base des salariés a bel et bien été instituée par le régime de Vichy fin 1941, après débats qui duraient depuis des années. Cette façon de procéder présente au moins trois avantages :

  • Elle permet, au début de la mise en œuvre, de servir des retraites à des gens qui n’ont jamais cotisé ;
  • Elle protège les retraités des aléas des marchés financiers, puisqu’elle est redistribuée dès son prélèvement sur les salaires ;
  • Elle est une « assurance vieillesse » au sens « horizontal » : les cotisations de vie active proportionnelles à la rémunération assurent des prestations en rente viagère également proportionnelles à la rémunération passée. Cela est conforme au principe « assurantiel » du « modèle social français » issu des réflexions du CNR (et qui a repris en particulier la retraite pétainiste).

Cette technique présente toutefois des limites importantes, liées au fait que les revenus de gens inactifs (dans ce cas des retraités) sont forcément, d’une façon ou d’une autre, prélevés très concrètement sur les richesses produites par leurs contemporains actifs.

Or, le système de retraites « par répartition » assure une redistribution entre deux catégories de personnes strictement limitées : les actifs travaillant en France qui versent des cotisations et les retraités ayant travaillé en France qui perçoivent les pensions. Pour que cela « fonctionne », le seul paramètre « juge de paix » est le ratio « actifs / retraités » – tout le reste relevant d’ajustements techniques.

Quand les calculs actuariels des « retraites par répartitions » ont été établis, dans les années 1930, les gens commençaient à travailler à 14 ans, et l’espérance de vie était de 59 ans. Donc, on a royalement mis l’âge de la retraite à 65 ans.

Les décennies de vaches grasses pour certaines retraites

Pendant quelques décennies, tout a été pour le mieux dans le meilleur des mondes : les retraités étaient peu nombreux, les cotisants très nombreux, et les retraites étaient versées sans difficultés. A l’époque, les caisses de retraite REDUISAIENT les taux d’appel des cotisations, pour ne surtout pas risquer de « faire des réserves », horrible tentation « capitaliste ».

Ces temps de vaches grasses sont terminés depuis la fin des années 70 – date à laquelle toute la population était soit « cotisante » soit « pensionnée » du système en « répartition » au travers d’une mosaïque de dizaines de « régimes » le plus souvent d’origine professionnelle (EDF, RAPT, UIMM, Clercs et Employés de Notaires, Ouvriers mineurs …).

La nature professionnelle de ces régimes est d’ailleurs un problème supplémentaire en soi, puisque la démographie professionnelle est extrêmement variable sur 60 ans (durée actuelle de cotisation + retraite …) et cette variabilité ne peut qu’augmenter. Cela oblige à des transferts financiers entre régimes, d’autant plus opaques que chacun a développé des avantages spécifiques pour ses membres.

Puis, l’âge d’entrée dans la vie active a fortement augmenté, l’âge de départ à la retraite a diminué, l’espérance de vie enfin a fortement augmenté. Sans même évoquer l’installation d’un chômage de masse qui touche 10% de la population active. Tout cela a fortement dégradé, sans retour, le ratio « actifs/retraités ».

Pendant ce temps, un discours et une pratique politiques se sont développés totalement à contre-courant de l’évolution de ces paramètres : la manie de diminuer les effectifs d’une entreprise en difficulté par des mises à la retraite anticipée (grande mode des années 70 à 90), le totem de la « retraite à 60 ans », tout le monde sachant très bien que ce n’était pas tenable sur le long terme. Nous en sommes donc arrivés aujourd’hui à avoir l’un des taux d’emploi des 55-65 ans  les plus faibles du monde.

Puis une augmentation des cotisations

La période des vaches grasses achevée, la classe politique et les « partenaires sociaux » censés gérer les systèmes de retraire qui techniquement sont « privés », ont réagi de façon très simple et au coup par coup. Ils ont augmenté les cotisations et raboté les pensions – de préférence en catimini pour que les systèmes « tiennent » jusqu’à la prochaine élection – d’où l’abondance de prétendues « réformes ». Mais surtout personne n’a jamais remis en cause ni la « répartition » ni la « retraite à 60 ans », vaches sacrées.

Toujours dans les « ajustements techniques », certains salivent aujourd’hui à l’idée de la mort des « baby-boomers » des années 46 à 70, qui devrait « rétablir » l’équilibre actifs/retraités – quitte à les « aider » en chantant les louanges de l’euthanasie. D’autres – ou les mêmes – rêvent d’une immigration massive et soudaine de millions de jeunes qui augmenteraient « miraculeusement » la population active.

Comment sauver les retraites ?

Il est certain que notre système de retraite a besoin – comme tout le « modèle social français » de profondes réformes et non de simples « ajustements techniques » destinés à replâtrer les failles jusqu’à la prochaine élection (au mieux). C’est en effet aujourd’hui la plus importante part des « prestations sociales » issue des prélèvements obligatoires et de la dette.

La seule vraie façon de faire fonctionner la « répartition » consiste en fait à repousser l’âge de la retraite de plusieurs années, en employant réellement et massivement les 55-6X ans – ainsi que les jeunes, ce qui revient à résoudre le problème du chômage des jeunes et des seniors, très vaste programme.

Les systèmes en « capitalisation » présentent un certain nombre d’avantages par rapport à la « répartition » :

  • Chacun cotise pour sa propre retraite, ce qui est indépendant de la catégorie professionnelle, et surtout de son évolution dans le temps ;
  • Le fait d’utiliser des fonds de placement permet de prélever les retraites sur des richesses produites partout dans le monde, ce qui libère en fait du ratio « actifs/retraités » national ;
  • Le « stock » d’épargne généré alimente la capitalisation des entreprises et le progrès technologique .

Mais ils présentent aussi les inconvénients correspondants :

  • La dépendance des marchés financiers ;
  • L’initialisation d’un système « par capitalisation » obligera(it) une génération à payer deux fois : en « répartition » pour ses aînés et en « capitalisation » pour elle-même.

Un système de retraite par « capitalisation » fera forcément appel à des fonds en parte « actions » capables de traduire dans la retraite servie à chacun les progrès du jeu à somme positive de l’économie.

Il y a deux prérequis pour que cela fonctionne. D’une part, il faut inventer un type de gestion collective qui le permette vraiment, compte tenu de la volatilité des marchés financiers : les actuels « fonds de pension » étrangers progressent dans ce sens. D’autre part, il faudra aussi retrouver – au moins tant que la population augmente – les chemins de la « croissance », ce qui est un énorme problème en soi.

Un système permettant de rémunérer sainement sur le long terme le financement de la Recherche fondamentale permettrait de lui affecter une partie non négligeable de ces fonds – mais ce point reste à concevoir et chiffrer, bien qu’il soit certainement l’un des principaux moteurs d’une future croissance.

On pourra aussi rendre une partie des capitaux constitutifs héréditaires sans droits de succession et inaliénables. Au fil des générations, cela constituera un vrai capitalisme généralisé à TOUS les citoyens. Pour que cela soit possible, il faut une prospérité capable de rendre concrètement le rendement d’un capital constitutif suffisant pour verser des pensions acceptables (sans le consommer comme la rente viagère).

Ces réformes de fond sont évidemment à coupler avec les réflexions sur un éventuel « revenu universel ».

Quelles que soient ces réformes, elles seront douloureuses à appliquer. Elles n’en sont pas moins indispensables et possibles : plus on tarde, plus elles seront pénibles.

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  • Je suis un disciple d’Alfred Sauvy, qui pensait qu’il n’y avait aucune honte à répéter des choses très simples : les retraites ne sont pas une question d’argent, mais de nombre d’actifs pouvant nourrir et soigner les vieux. Cet article donne de bonnes pistes financières, mais ne traite pas le problème de base : ou il y aura suffisamment d’actifs au travail, ou il faudra transformer juridiquement les vieux en jeunes en augmentant l’âge de départ :
    https://yvesmontenay.fr/?s=retraites

    • Bonjour Yves, Bonjour à toutes et à tous,
      Très honoré ! 🙂
      C’est exact … Je l’évoque d’ailleurs en ces termes : « Pour que cela « fonctionne », le seul paramètre « juge de paix » est le ratio « actifs / retraités » – tout le reste relevant d’ajustements techniques. »
      Mais il est vrai que ce n’est pas le sujet principal du papier qui rappelle plutôt les grands paramètres techniques des systèmes « capi » et « répa » …
      Amitiés,
      Pierre

    • Un système capitalisation permettrait de diminuer le risque du manque de forces de travail. Ces forces existent en Europe et hors d’Europe. Pourquoi donc s’en priver ❓ Et qu’est-ce qui interdit d’avoir plusieurs systèmes en parallèle ❓ Avec le temps, on augmenterait progressivement la part de la capitalisation.

      • Le parallélisme des systèmes existe déjà, même en France sous la forme de retraite complémentaire.

        Cela ne vous empêche pas, en plus, d’augmenter, dès maintenant, l’âge de la retraite, progressivement de 60 à 67 ans ou la « carrière » de 40 à 42 ans, comme les autres pays (partant de 65 ans) l’ont fait.

        N’oublions pas le crack de 2008 où les employés de Lehman-Bothers ont perdu en une fois, leur job et leurs retraites en actions obtenue précédemment!

        Rien, à part la solidarité, ne peut garantir une pension si ce n’est la santé économique du pays. Et, en vieillissant, on adore moins le risque! Acheter Français et compter sur l’Europe et le monde pour vos pensions est « bizarre »!

        Dégraisser le train de vie de l’état est l’alpha et l’omega de la solution à la plupart des problèmes Français, un certain pragmatisme bien pensé remplaçant le « discours », étant « le complément d’objectif direct ».

        • Non ce n’est pas de la capitalisation. Il existe dans certains cas des systèmes similaires à la capitalisation, mais c’est bien minoritaire et marginal.
          Au demeurant, l’assuré devrait avoir la liberté de faire DES choix.
          Mais cela fait trop peur à la caste au pouvoir : la liberté c’est dangereux, pour eux … :mrgreen:

          • il y a un des trucs qui s’appellent mettre de l’argent de coté, constituer un patrimoine etc…

            • Mouais. Sauf que, un compte bancaire … l’état peut mettre sa grosse main boudinée aux doigts gras et velus dessus sans violer de contrat. Plus-values par ci taxes par là…
              Un compte retraite comme à Singapour, c’est plus délicat à spolier. Et aller dire à des fonctionnaires qu’ils peuvent se faire la retraite eux-même, faux pas pousser mémé dans les orties hein … Et comme ils ont déjà un peu de cela, pouah, leur en imposer plus, aucune chance.

              Mais ne craigniez rien : comme c’est trop proche de la liberté, cela ne sera pas envisagé:mrgreen :

          • Il y a plus de gens qui ont peur de la liberté que l’on pourrait le croire.

            • @Emile Sabords
              Bonjour,
              « Il y a plus de gens qui ont peur de la liberté que l’on pourrait le croire. »
              Le terme « Liberté » est devenu un gros-mot. Pour beaucoup il signifie faire ce qu’on veut sans se soucier d’autrui, quitte même à l’écraser.
              MichelC a absolument raison la caste dirigeante en a une trouille bleue, vu que la Liberté ne colle pas avec le social-communisme.

    • Transformer les vieux en actifs avec l’augmentation est une fiction, car dans la réalité, l’espérance de vie augmente, mais pas l’espérance de vie en bonne santé, celle qui permet aux seniors de travailler tard dans des contraintes de productivité accrue.
      Par conséquent, les actifs décrocheront avant l’âge avec une décote. Les actifs payent donc 2 fois : l’argent qui devrait servir à capitaliser sert à payer les retraites actuelles. La seule solution est de baisser le montant des grosses retraites.

  • Il faut clairement que les actifs travaillent plus longtemps comme le rappelle Yves Montenay. Il faudrait aussi davantage de prospérité, c’est à dire moins d’obstacles à la production, donc moins de dépenses publiques et de réglementations, et davantage de liberté pour innover, épargner, investir…

    • @ Jacques Peter

      Vous avez probablement raison: qui représente votre point de vue parmi les candidats président(e)s? « Nobody »?

  • Un système réel de retraites en répartition devrait en principe, comme cela s’est réalisé en sens inverse via des baisses de cotisations lorsque les comptes annuels étaient excédentaires, adapter mécaniquement le niveau des pensions servies dans l’année aux seules cotisations de l’année. Par définition, jamais un tel système ne devrait être en déficit structurel et se financer par la dette , les fluctuations conjoncturelles pouvant être quant à elles lissées par un système de provisions équilibrant les années entre elles. En réalité le système français est un système par répartition avec effet de cliquet, ce qui permet aux français de bénéficier du beurre et l’argent du beurre, alors qu’ils devraient assumer toutes les fluctuations que ce système suppose structurellement.

    • Bonjour gaston79, à toutes et à tous,
      Mais quelle horreur ! Vous suggéreriez que l’argent ne tombe pas du ciel ???
      Rassurez-vous, concrètement ce que vous dites se produit, mais de façon sournoise et sans rien dire. Concrètement, le niveau de vie des « retraités » pris globalement s’est élevé jusqu’en 1990 environ, et depuis il descend continûment, les pensions ayant perdu à la louche 20% en pouvoir d’achat depuis … toutes réformes confondues.
      Amitiés,
      Pierre

      • Ce qui représente une « rupture de contrat » quand d’autres, cotisant peu (monde politique et assimilés), touchent beaucoup: Combien la retraite d’un député (éventuel fonctionnaire dans la vie, comme par hasard) élu une seule fois pour un mandat de 5 ans, sans doute peu présent aux séances (sauf le mercredi!) ?

        • Bonsoir Mikylux, Bonsoir à toutes et à tous,
          Eh non ! Ce n’est pas une « rupture de contrat ». Selon la loi française, les contrats de retraite (ils existent bien même si le public n’en est pas très conscient) sont des contrats d’assurance dits « collectifs ». Ce qui signifie que les gestionnaires du contrat – et la loi – peuvent changer les conditions comme bon leur semble … tout au long de la vie du contrat. Quand j’ai commencé ma vie professionnelle (en 1977) la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein était de … 37,5 ans (parmi d’autres joyeusetés …).
          Amitiés,
          Pierre

  • et pas un seul commentaire pour expliquer que la justice voudrait que les baby boomers utilisent leur gros patrimoine pour financer les 20 années qui leur restent au lieu de continuer à voler ma génération et celle de mes enfants…
    ce qui accessoirement permettra
    à ma génération de basculer sur la capitalisation, seul système pérenne et juste (moralement indiscutable)

    • Bonjour Philippe, Bonjour à toutes et à tous,
      Je me permets de vous signaler que « ma » génération, celle des « baby-boomers », a pour sa part financé toute sa vie les retraites de ses prédécesseurs qui eux n’avaient pour certains JAMAIS cotisé …
      D’autre part, elle n’est pas responsable des décisions prises par Vichy avant sa naissance.
      Ceci dit, vous avez raison pour le côté fallacieusement « moral » des systèmes dits « en répa » …
      Accessoirement, pour ma part, je fait ce que je peux pour « aider » les générations futures par mon activité de Business Angel et de militant de la Recherche scientifique, mais c’est une option « personnelle » …
      Amitiés,
      Pierre

      • @ Pierre Tarissi

        Je suis aussi un « baby boomer » (1949). Je crois que cette « génération » (qui devrait se souvenir avoir été gâtée pendant les 30 glorieuses et ses suites) vient bien en aide à ses enfants, dans la plupart des cas, par générosité ou par nécessité, en tout cas pour ceux qui ne sont pas tombés dans le piège de la surconsommation (ma seule leçon retenue de mai ’68).

        Faut-il encore prouver que la France officielle rêve de son pouvoir toujours plus important sur une population de plus en plus dépendante? Jetez un oeil au-dessus de vos frontières! Il est temps!

    • Bonjour casuffit, Bonjour toutezétous,
      Attention tout de même aux solutions apparemment simples … qui à partir de votre propos débouchent rapidement sur un « racisme anti-vieux », puis couplé avec les théories sur le « droit-à-mourir-dans-la-dignité », directement sur l’euthanasie volontaire obligatoire, genre « Balade de Narayama » …
      Les dérives bien-pensantes vont vite …
      Amitiés,
      Pierre

    • @ casuffit

      Non je ne suis pas sûr que la population soit aussi … « pourrie » que ses « élites ».

      L’accumulation de dette nationale et le « trou de la sécu », ultra-connus, sont une injonction naturelle pour les « braves gens », majoritaires, à la solidarité avec les générations actuelles, plongées dans la mouise, hors de l’aide étatique inadaptée.

      Le malheur veut que seuls, les politiciens aient le droit de décider des réformes indispensables … qu’on ne voit pas venir!

      Tant que les Français seront d’accord pour qu’on impose plus leur voisin mais pas eux, quand il faut un effort national, on en restera là!

      La tentative de Fr. Hollande d’attendre la croissance de ses voisins et en profiter sans s’imposer les mêmes efforts qu’eux, a échoué: les attaques terroristes ont suffi pour l’exempter de tout équilibre budgétaire: c’est délirant! (L’armée française est sur 13 spots, dans le monde! Pas ses partenaires! Pourquoi? Et est-ce justifié?).

      Que la France veuille recevoir de l’Union Européenne, très largement critiquée, après en avoir co-signé toutes les principales décisions, et qu’elle obtienne, maintenant, un statut spécial de pays sinistré (par quoi si ce n’est sa politique?) est en fait un appel pour que l’Union impose les mesures que le président ne veut pas s’imposer, tout en pensant rester membre à part entière du « couple franco-allemand », une illusion de plus!

  • La retraite… Répartition vs capitalisation.

    Smic annuel : 17763x12x43=763809 Taxés à 57% donne : 435371, pour l’Etat. Le smicard aura eu pour lui en 43 ans: 328438 (soit ce que gagne un député/sénateur en deux ans et quelques).
    Par capitalisation, même un petit taux de prélèvement plomberait un peu plus les revenus du smicard. Il faut donc que son investissement rapporte bien plus, ce qui est le but me direz-vous.

    Pourquoi pas un peu des deux, et ce qu’on veut/peut en capitalisation ?

    • Ce qu’il faut, c’est augmenter le nombre de personnes au travail qui cotisent. La on peut baisser un peu les cotisations de la répartition.
      Tout cela se fait progressivement.

      • @ MichelC

        Oui, la grosse erreur est de s’occuper des problèmes quand ils arrivent, concrètement!

        Dans mon pays, le problème des retraites est résolu jusqu’en 2030, la solution pour 2050 est en cours d’étude.

        N’est il pas encore assez clair que « gouverner, c’est prévoir »?

      • @MichelC
        Bonsoir,
        « Ce qu’il faut, c’est augmenter le nombre de personnes au travail qui cotisent. »
        Si mon commentaire ne le montre pas, je suis d’accord avec votre phrase. Je pointais juste le fait qu’il y en a un qui se gave plus que l’autre, et ce n’est pas celui qui trime ; que malgré toute la ponction de richesse, elle était très mal redistribuée. Dans l’état actuel des choses, augmenter le nombre de cotisants reste peu probable. De plus, le système par capitalisation est honni puisqu’il comporte la racine du mal selon les socialo-communistes, alors qu’il devrait être possible d’améliorer sa propre condition et de maintenir son bonheur, sans que l’Etat vienne régler à l’euro près ce qu’on peut gagner ou pas.

        • Oui, voir le commentaire de zuebask ci-dessous.
          Si les choses sensées sont honnies, eh bien il faut tout faire pour éviter ce pays.

          cela devient de plus en plus eugénique. On est encore au stade passif ❗

          • @MichelC
            Le commentaire de Zuebask est de bon sens. Et comme l’a déjà mentionné Ilmrym, ou vous peut-être, l’Etat n’utilise pas mieux que nous l’euro qu’il nous prend.

  • Je renvoie les lecteurs intéressés à mon article sur Agoravox : Retraites : répartition ou capitalisation ?
    C’est un article inspiré de mon essai Un projet social-libéral pour la France (Libréchange, 2017), dans lequel je propose un système de retraite constitué de deux volets : un, obligatoire, pour garantir une retraite minimum, et l’autre, totalement libre, incluant les droits acquis.
    La lecture des commentaires de cet article montre le travail à faire !

    • C’est le bon sens même, à tel point qu’on se demande ce que nos politiques attendent:
      -Un minimum vieilesse obligatoire par répartition
      -Une retraite complémentaire à la carte, avec possibilité de cotiser plus lorsque la carrière est à son plein, et moins lors des moments difficiles: cela suppose des lois fiscales favorisant les cotisations.

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