Le Front national aux portes du pouvoir

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By: Blandine Le Cain - CC BY 2.0

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Le Front national aux portes du pouvoir

Publié le 1 mars 2017
- A +

Par Claude Robert.

Jamais le FN n’a été si proche d’offrir à la France son futur Président. Dire que cela est quasiment acté n’est même pas exagéré. Ce sera une femme en l’occurrence, mais cela ne rassure pas vraiment quand on considère les risques induits par un tel événement. Le programme économique du FN est en effet constitué de bric et de broc. C’est une espèce de mélange de mesures étatiques d’un autre âge (proches de celles du Front de gauche) et de bidouilles populistes dont la mise en place serait dramatique à la fois pour nous Français et pour l’Europe.

Quitter la communauté ne représente en aucune façon une solution à nos déboires économiques : la monnaie unique n’est en rien la cause de nos échecs, bien au contraire, puisqu’elle a amorti et différé ceux-ci comme pour les Grecs ! Une telle décision nous fera beaucoup de mal sans rien apporter de durablement positif. L’avènement d’une présidence FN aura des conséquences dramatiques qu’il nous appartient de faire connaître avant qu’il ne soit trop tard.

Mais finalement, comment la France en est-elle arrivée là ?

Dans une démocratie soi-disant avancée comme la nôtre, encore comptabilisée parmi les 25 plus riches de la planète (oui, nous avons sacrément reculé en PIB per capita), ce basculement populiste, cet entichement pour un parti économiquement et politiquement irresponsable est la conséquence d’une série de faits générateurs, aux premiers desquels le mandat de Mitterrand, véritable mise en orbite de la fusée à plusieurs étages nommée Front National. Ceci étant dit, cette succession d’événements à l’origine de la flamboyante réussite de ce parti n’a cessé de se renouveler depuis. Parmi les causes les plus évidentes, force est de souligner :

  • une classe politique majoritairement social-démocrate (droite comprise) qui a préféré agiter le chiffon rouge anti-FN plutôt que de nommer puis de traiter les problèmes qui exigeaient une approche pragmatique, libérale, et donc du courage ;
  • les médias qui, au lieu de jouer leur rôle de contre-pouvoir, ont emboîté le pas comme un seul homme à cette classe politique piquée d’idéologie gauchisante et assimilée au « camp du Bien » ;
  • la déculturation des Français en matière d’économie, en particulier d’économie libérale ;
  • le rejet viscéral de notre élite endogame constituée d’énarques et de « hauts » fonctionnaires.

Une classe politique inconséquente

Le fabuleux boom du chômage apparu sous le gouvernement de Mitterrand aurait mérité un traitement radical. Jamais la France n’avait en effet connu pareille flambée après les trente glorieuses et ses taux de croissance à faire rêver les USA. Or, la réponse du gouvernement de l’époque n’a pas été à la hauteur. Certes, celui-ci a opéré un changement de fusil d’épaule après deux années d’errements idéologiques, mais sans jamais nommer les problèmes ni opter pour les réformes libérales déjà nécessaires.

C’est même tout le contraire qui s’est produit, derrière une doxa mensongère dont les trésors d’inventivité n’ont été déployés que pour montrer du doigt le populisme, alors que celui-ci n’était qu’une simple conséquence de la détérioration économique et sociale.

Cette confusion entre les conséquences, c’est-à-dire la basculement d’une frange de plus en plus importante de la population française vers le populisme extrémiste (de gauche comme de droite d’ailleurs), et les causes, à savoir le chômage, la précarité et l’insécurité, cette confusion donc est à l’origine de la diabolisation anti-populiste qui dure maintenant depuis plus de trente ans et qui consiste à accuser les citoyens d’avoir de mauvaises pensées.

Il s’agit bien sûr du degré zéro de l’efficacité politique, car, sauf preuve du contraire, la classe politique est élue pour traiter, voire prévenir les difficultés. Or c’est bien l’inverse qui est advenu : n’a-t-elle pas accusé le peuple de stigmatiser les problèmes dont il souffre ?

Les gouvernements Chirac, Sarkozy (dans une moindre mesure au début tout au moins) puis Hollande n’ont eu de cesse de masquer leur inaction, de nier les problèmes de précarité et d’insécurité, et d’accuser allègrement et quotidiennement le FN. Ce mouvement perdure encore, qui voit le candidat du centre gauche Emmanuel Macron (candidat d’un PS post mortem depuis que les indignés ont annexé celui-ci via Benoît Hamon) se présenter comme le meilleur rempart contre l’élection de Marine Le Pen, tout cela après avoir participé au gouvernement qui a généré plus de 1.100.000 chômeurs, de la dette et de l’exclusion en pleine période de reprise économique européenne et mondiale ! En un mot, le comble de l’immoralité.

Des médias qui ont abandonné leur rôle de contre-pouvoir 

L’entichement des médias français pour la gauche et leur détestation de la droite remonte à loin. Nombreux étaient ceux qui voyaient un dictateur en puissance en la personne du Général de Gaulle lorsqu’il était au pouvoir. Il y a d’ailleurs bien longtemps que l’intelligentsia française est percluse d’idéologie, ce qui fait la particularité de notre pays par rapport à nos voisins comme l’Allemagne (Bad Godesberg date de 1959 !) ou l’Angleterre, beaucoup plus pragmatiques et moins enclins à se perdre dans des théories aussi dogmatiques qu’abstraites.

À partir du règne de Mitterrand,  tout est bien sûr rentré dans l’ordre, et la fonction de la plupart des médias a consisté à épauler la classe politique enfin revenue du côté du Bien, et à lutter contre les pensées nauséabondes des citoyens désespérés par leur quotidien. La fuite dans les idées qui caractérise notre pays s’est allègrement poursuivie dans une négation des difficultés sociales et culturelles, dans le refus de voir la crise économique et sécuritaire, et dans la survalorisation des solutions étatiques.

Les gouvernements successifs ont ainsi pris l’habitude de faire croire qu’ils s’attelaient aux problèmes économiques en utilisant des solutions keynésiennes (emplois aidés, aides aux ménages, recrutements de fonctionnaires) dont ont sait pourtant qu’elles coûtent cher (1 emploi public tue selon les économistes de 2 à 3 emplois privés) et ne traitent en aucune façon les lacunes en matière de compétitivité. L’insuffisance de l’offre de notre économie a été la grande oubliée, avec pour conséquence notamment la chute de moitié de notre part de marché mondiale industrielle (et de -20% sur les services pourtant peu concurrencés).

Parfaitement disciplinés, sous le charme d’une classe politique idéalement exemplaire (puisque social-démocrate), les médias ont martelé ce discours aussi keynésien que laudatif sans jamais le dénoncer (à quelques exception près), en dépit de la dégradation progressive et continue de l’ensemble des indicateurs économiques.

Au lieu de réveiller le peuple et de le maintenir en état de conscience vis-à-vis d’un réel qui se détériorait de façon structurelle, les médias ont abondamment relayé le mouvement de la classe politique qui a consisté à endormir le citoyen et à l’infantiliser comme jamais.

Par son absence de critique, et par sa soumission presque totale, la classe médiatique a fait preuve d’une évidente responsabilité. Rien ne l’obligeait en effet à se rapprocher puis à fusionner avec la classe politique comme elle l’a fait. Le pot aux roses aura été découvert le jour de ce fameux sondage sorti des urnes en 2012, car certains ne le croyaient pas encore : 74% des journalistes ont voté pour François Hollande à la présidentielle (en dépit d’un programme totalement inadapté pourtant).

Ce score de 74% est la preuve irréfutable de ce manque de représentativité et d’indépendance des médias. Ultime avatar, symbole démoralisant de la puissance de ce tropisme gauchisant, même la sélection et les enseignements dans les écoles de journalisme l’ont semble-t-il intégré au point de l’accompagner afin de donner toutes leurs chances aux étudiants futurs journalistes1. Généralement, ce genre de soumission ne se rencontre-t-il pas dans les dictatures ?

La déculturation méthodique des citoyens

Pour ce travail de décérébration, afin de bêtifier sciemment les citoyens en matière d’économie, la classe politique ne pouvait espérer de meilleurs alliés : les médias ainsi que l’Éducation nationale ont en effet travaillé sans relâche à ce projet monstrueux. Il est difficile d’ailleurs de dire, a posteriori, si ce projet était conscient ou non. À l’ampleur de ses conséquences, on serait tenté de le penser.

Mais l’inconséquence journalistique et l’aveuglement idéologique des enseignants (aux premiers desquels ceux qui ont la charge de construire les programmes) sont tels qu’il est permis d’imaginer que tout cela s’est mis en place spontanément, par défaut, faute d’autre chose, par ignorance des dangers potentiels, par inculture humaniste, bêtement pour ainsi dire. Sans doute la classe politique était-elle consciente de ses manipulations, car il s’agissait pour elle de camoufler son manque de courage et ses mauvais résultats. Mais il est plus difficile de croire cela en ce qui concerne les journalistes et les professeurs…

Quoi qu’il en soit, le résultat de ce projet est maintenant monstrueux : l’économie est le parent pauvre de la culture française, les classements internationaux en attestent à chaque nouvelle édition. Quant au libéralisme, il est relégué parmi les monstruosités de l’Histoire, au même titre que le communisme, ainsi que l’a résumé avec le talent qui est le sien Jacques Chirac (homme politique  pourtant de droite) il n’y a pas si longtemps : « Le libéralisme, ce serait aussi désastreux que le communisme » [2. Le Figaro 16/03/05.]

Triste conséquence de ce mépris du réel économique, le programme en jeu pour les présidentielles de 2017, élément pourtant crucial en ces temps mouvementés, n’est pour le moment quasiment pas évoqué. Alors que le pays fait face à de sérieuses difficultés, la campagne électorale se joue à coups d’attaques judiciaires contre le candidat modérément libéral (sur des faits pourtant connus depuis des années), à coups de promesses mirobolantes en matière de confort et de protection (par les candidats de gauche), et sur la capacité à empêcher le diable frontiste d’être élu in fine (slogan que risquent de s’approprier à tour de rôle, au gré des sondages, les challengers successifs) !

Le rejet d’une élite politique si particulière

Rares sont les pays dont la fonction politique est trustée à ce point par un seul et même profil : le « haut » fonctionnaire, et par sa version « améliorée », l’énarque, dont la formation était si décriée par le sociologue des organisations Michel Crozier, lui-même ancien juré de cette école à la réputation sulfureuse (à consulter absolument : « promotion Titanic »).

À force de constater que la réalité quotidienne est de plus en plus problématique, les esprits simples en ont déduit qu’il fallait rejeter la classe politique dans sa globalité. Certes, les citoyens les plus au fait des réalités économiques affichent des jugements moins tranchés, car ils savent faire la part des choses entre les personnalités, les promesses éventuellement intenables et les programmes a priori mensongers ou suicidaires. Mais ces citoyens-là ne sont pas si nombreux.

De même qu’il n’est pas toujours facile de se construire une opinion lorsque l’on est continuellement bombardé de messages allant dans le sens du déni du réel et de l’idéologie social-démocrate. Rejeter l’ensemble du système n’est donc pas complètement dénué de bon sens, le risque étant par contre de s’assurer que la reconstruction qui doit suivre sera rapide et saine, ce qui hélas n’est aucunement garanti, l’Histoire en témoigne si souvent…

Victime de ce contexte savonné de longue date, cette campagne électorale a très mal commencé. Il ne reste plus qu’à espérer qu’elle se montre enfin digne d’une véritable démocratie en se terminant par l’examen objectif et dépassionné des différents programmes proposés…

Sur le web

  1. Cf. Valeurs Actuelles du 1/12/16.
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  • Pierre TARISSI
    1 mars 2017 at 5 h 39 min

    Bonjour à toutes et à tous,
    Très vrai … et pendant ce temps, absolument personne ne s’intéresse aux problèmes concrets, réels et pratiques :
    https://www.linkedin.com/pulse/quattendre-du-prochain-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-pierre-tarissi
    Amitiés,
    Pierre

    • @Pierre Tarissi
      j’ai eu la curiosité d’éplucher les 144 mesures du programme présidentiel de Marine Le Pen, puisque c’est elle qui sous-tend cet article, et je constate que sur les 5 mesures emblématiques que vous identifiez, elle s’est engagée fermement sur trois d’entre elles, la formation, la recherche/industrialisation et les fonctions régaliennes. Sur la maîtrise de la dépense publique elle avance plusieurs pistes de réduction, mais on peut être très inquiet quand elle parle d’autoriser le financement directement du Trésor par la Banque de France. En revanche elle est muette sur le modèle de protection sociale.
      Il est clair que ces questions l’intéressent. Maintenant je crains fort que le traitement médiatique de la campagne électorale conduise à ne pas en parler.

  • Robin des Champs
    1 mars 2017 at 7 h 59 min

    Bel article. Je suis en phase totale avec les éléments décrits.Le manque de Libéralisme en France est criant! C’est pour cela que l’on nous propose de l’etatisme de droite ou de gauche. Cela reste une dictature de fonctionnaires…Il ne se passera rien en 2017. Je pense que je vais voter avec mes pieds. Il faut laisser couler ce système scléreux. Peut être plus tard pourra t’on proposer la liberté ! Pour l’instant la Libération n’est pas encore pour demain !
    Bien cordialement.
    Robin

  • À lire, relire et surtout faire lire. Diffusé sur FB et Tw

  • C’est exactement ce que je constate et ce que je ressens. Mais que faire ? Au premier tour mon choix est fait… (Si cette ripoublique ne nous prive pas par ses manoeuvres nauséeuses du candidat choisi par un grand nombre d’électeurs…)
    Mais un deuxième tour MLP Macron me laisserait dèsespérée… Ne pas voter ? Inacceptable pour moi, voter pour l’un ou l’autre ? Inacceptable pour moi… et je ne parle pas de Hamon …
    J’espère encore que les Français prendront le temps de réfléchir aux conséquences de leur choix et ne voteront pas une fois de plus contre quelqu’un ou quelque chose mais pour un avenir meilleur pour tous…

  • Bonjour,
    Votre article est un peu désespérant à lire.
    D’un côté, le constat est que la classe politique ayant déjà exercé le pouvoir n’a rien fait de bien. Pourquoi dans ce cas feraient-ils mieux maintenant ?
    D’un autre côté, le FN qui semble d’après votre article la seule alternative électoralement possible, même si elle n’a encore rien fait car pas au pouvoir sur des fonctions significatives, ne semble rien proposer de solide non plus.
    En conclusion, faut-il se résigner à voir arriver au pouvoir la nouvelle génération formée et sélectionnée par les anciens incompétents ?
    Le tout sous le regards et les tentatives d’influence des médias mainstream (qui faute de se créer un électorat ne survivent que grâce aux subventions de l’état) qui ne font pas de l’information mais distillent des opinions (pas trop loin du pouvoir pour ne pas mordre la main qui les nourrit)…
    🙁

    • Et j’oublie dans le paysage, les banlieues en feu dans lesquelles l’état refuse de faire régner l’ordre (il suffit de regarder des vidéos longues sur les réseaux sociaux et de discuter avec des gendarmes ou des policiers) et qui à chaque problème deviennent de plus en plus violentes

    • Asphyxié par l'étatisme
      1 mars 2017 at 12 h 54 min

      Retenir de cet artice que le FN est la seule alternative relève d’un effort d’imagination remarquable. Je cite: « L’avènement d’une présidence FN aura des conséquences dramatiques qu’il nous appartient de faire connaître avant qu’il ne soit trop tard. »

  • Cet article décrit très bien les conséquences du culte exclusif que les Français vouent à l’état.
    Si je ne pense pas que LePen puisse gagner la présidentielle, je suis assez inquiet de ce qui va sortir des législatives.
    En effet, avec 4 partis faisant + 20% des voix, il y aura moult quadrangulaires dans lesquelles le « front républicain » ne fonctionnera plus.

  • c’est un excellent article et clair

  • Je suis en désaccord avec le préambule de l’article quand il met en exergue les conséquences dramatiques de l’avènement d’une présidence FN, en en occultant totalement les conséquences positives. Si je laisse de côté les questions relatives à l’immigration et à la préférence nationale, le programme de Marine Le Pen comporte de nombreuses mesures visant remettre du bon sens terrien dans les questions de sécurité (elle est la seule à s’engager sur la reprise en main par l’Etat des zones de non-droit), de justice (en finir avec le laxisme judiciaire), de défense nationale (augmentation du budget de la défense), de production d’énergie, de recherche et d’innovation, de simplification administrative (réduction presque de moitié du nombre de députés et de sénateurs), etc…
    Reste bien évidemment la question économique. Là je pense que nous allons avoir droit à un début très difficile. Mais nous avons le précédent du premier septennat de Mitterrand. Après deux années à faire n’importe quoi, la réalité a repris ses droits et une nouvelle équipe gouvernementale s’est appliquée à pratiquer une gestion plus rigoureuse. Deux ans, est-ce si long ? C’est à mon avis le prix à payer pour avoir enfin un gouvernement qui remette du bon sens dans la gestion des affaires publiques.

  • – La classe politique française et les LR surtout en ce moment, par le spectacle pitoyable et repoussant qu’ils nous offrent ; démontrent que c’est la classe la + bête du monde avec ses comportements dignes de romans de Balzac ou de Stendhal ! Les électeurs hésitent la Finance veut allumer 1 contrefeu au FN, si il prêche le retour à notre souveraineté monétaire et au Franc hors de l’UE, comme nous témoigne Olivier Deleulaere : https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2017/03/01/propagande-marine-le-pen-presidente-defaut-de-paiement-majeur-dette-francaise-armageddon-financier-mondial/

  • Personnellement ce qui m’inquiète le plus dans le fait que le Fn puisse venir au pouvoir, ce n’est pas que tout le monde s’accorde à dire qu’ils n’auraient pas programme qui tienne la route sur le plan économique, çà c’est ce que l’on voudrait nous faire croire, car j’ai eus l’occasion de lire quelques exposés à ce sujet, et sans être un économiste, j’ai trouvé cela plutôt cohérent, et puis quoiqu’il en soit, il est totalement impossible de faire aussi mal que les socialistes, même en le faisant exprès. Non, moi ce qui m’inquiète le plus, c’est la volonté farouche que certains vont déployer pour les faire chuter, car ce sera encore et toujours la même volonté que celle dont ils ont fait preuve depuis cinq ans pour détruire notre pays par tout les moyens. Et surtout n’oublions pas que tout les rouages de nos administrations sont gangrenés, et il va falloir que celui ou celle qui sera élu(e) se dote également d’un programme de grand nettoyage s’il veut pouvoir réussir la restructuration et le redressement de notre FRANCE qui a bien besoin que l’on s’occupe d’elle, et seulement d’elle, ce qui n’a plus été le cas depuis le grand CHARLES.

  • 2017 Macron
    2022 MLP

  • Bonjour à toutes et à tous,
    Vous analysez et commentez le programme du FN. J’écoutais à nouveau récemment Charles Gave https://www.youtube.com/watch?v=7pHcq5FFubk
    Et je cherche à me positionner sur l’UE qui mène une politique non démocratique, très peu satisfaisante pour notre peuple. Le référendum de 2005 a été nié par nos élus lors d’un congrès.
    Où est l’offre politique sur ce point précis ? Essentiellement chez la FI de Mélenchon et au FN de Le Pen. J’ai bien noté que deux candidats sont l’objet de poursuites judiciaires, l’un pour enrichissement familial notamment, l’autre au profit de son parti. Pour un troisième a été évoqué l’usage de fonds ministériels pour une activité politique, sans aucune enquête de justice. Tout cela crée le climat délétère que nous connaissons. Car nous sommes, nous les citoyens, les employeurs de ce personnel politique qui prétend utiliser notre argent sans aucun contrôle. Et nous sommes du même coup privés du débat citoyen de fond, au moins pour l’instant. Je reste toutefois, de façon très pragmatique et en n’acceptant pas de me laisser diaboliser par de quelconques anathèmes, intéressé à trouver le programme, donc le candidat, qui me permettra de redonner à la France les moyens de faire sa politique, en nous dégageant de tout lobby ou de tout alignement formel.
    Je reste attaché à l’Europe de la paix, passant par une Europe des peuples; elle est à construire. Nous pouvons donc quitter une Europe qui échappe au peuple français et qui ne satisfait plus ses intérêts généraux : je ne me reconnais pas dans le traité de Lisbonne. Je veux contribuer à faire cesser cette fuite en avant et je voterai pour satisfaire cet objectif. Je reste attentif aux débats à venir…

  • Les commentaires sont fermés.

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