Si Marine Le Pen était élue présidente de la République…

Imaginons les premiers instants après l’élection de Marine Le Pen à la tête de l’État, et les premières réactions de ses opposants dans la rue, les médias et le champ politique…

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Marine Le Pen, Leader of the French National Front Image Courtesy: Rémi Noyon (www.flickr.com/photos/remijdn/6957828536/), Licensed under the Creative Commons Attribution 2.0 Generic | Flickr

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Si Marine Le Pen était élue présidente de la République…

Publié le 25 janvier 2017
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Par Philippe Bilger.

Si Marine Le Pen était élue présidente de la République...
Marine Le Pen, Leader of the French National Front Image Courtesy: Rémi Noyon (www.flickr.com/photos/remijdn/6957828536/), Licensed under the Creative Commons Attribution 2.0 Generic | Flickr

C’est bien volontiers que je rassure les inquisiteurs politiques, les suspicieux médiatiques. Ce titre évoque une éventualité mais ne formule pas un souhait. Même quand on n’y est pas contraint, il n’est jamais inutile de réduire à néant les procès d’intention.

Avant que Donald Trump soit élu président au grand désappointement de beaucoup de Français mais par des Américains en masse ayant oublié de souscrire aux injonctions de la bienséance internationale, la présence de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle était quasiment acquise pour la plupart des observateurs et dans tous les sondages.

Depuis l’élection de Trump et à un degré moindre le résultat du Brexit, voir la France, par désespoir, par irresponsabilité, par détestation des offres politiques classiques, porter au pinacle Marine Le Pen n’est plus du tout perçu comme une idée absurde, une impossibilité. Rêve pour certains, cauchemar pour d’autres. Mais plausibilité aujourd’hui.

D’autant plus que du côté de la gauche, les discours et les pratiques n’ont cessé de renforcer le FN, en amplifiant ce qu’ils prétendaient combattre, en grande partie à cause d’une indifférence suicidaire à l’égard du peuple, cette multitude si vulgaire qui estimait avoir des droits et devoir être écoutée !

Face aux protestataires violents

Les électeurs du FN sont courageux ou inconscients. Je n’ai pas pu m’empêcher de songer à eux en considérant l’incroyable déni démocratique aux USA, un pays pourtant emblématique sur le plan des principes. Cette démocratie exemplaire, on l’a vue parfaite dans la relève présidentielle et par le comportement indépassable de tenue du couple Obama.

Mais, à côté de cette allure officielle, tous ces protestataires violents, ces casseurs cagoulés – pourtant on n’était pas en Europe ! -, ces foules manifestant contre le président élu à cause de ses propos sur les femmes et les immigrés, comme s’il n’avait pas suffi pour elles d’avoir exprimé leur opposition, avant, par la voie légitime ! Il n’était pas tolérable que cette personnalité l’ait emporté et au moment même où cette multitude prétendait lui donner des leçons d’éthique et de vertu, elle montrait elle-même le peu de cas qu’elle faisait des valeurs !

Imaginons ce qui se passerait en France si Marine Le Pen se retrouvait en effet qualifiée pour le second tour. J’ose espérer que, contrairement à son père que Jacques Chirac avait snobé – on peut avoir peur de quelqu’un qu’on affecte de mépriser -, Marine Le Pen serait naturellement admise à débattre avec son adversaire.

Le fascisme ne passera pas

Je néglige le tintamarre médiatique qui durant une semaine, selon les quotidiens et les hebdomadaires concernés, nous annoncera que « le fascisme ne passera pas » ou qu’il est à nos portes. Valeurs actuelles, pour sa couverture sur Marine Le Pen avec cette interrogation sous sa photographie : « La future présidente ? », sera traîné dans la boue par ses confrères. Le Monde, dans un éditorial brillamment fielleux, dispensera une leçon de morale civique au peuple coupable de n’être pas de gauche. France Inter bouleversera sa programmation et à chaque Matinale, les humoristes viendront nous rappeler qu’ils ne sont pas là pour faire rire mais pour penser. BHL sonnera le tocsin. Laurent Delahousse, au journal de France 2, avec élégance nous bercera et nous détournera du diable avec le sourire. Jean d’Ormesson écrira un article balancé dans Le Figaro. Mediapart appellera à l’insurrection d’une nouvelle Commune. Il sera interdit de se moquer.

Pour faire « objectif », on invitera une fois Gilbert Collard et on le regrettera, parce que ses bons mots auront attiré la sympathie de gens voués à être aux antipodes de lui.

La dramatisation exacerbée, la honte anticipée, l’horreur proclamée : avec, la main sur le cœur, l’assurance que l’électeur est libre et doit demeurer serein.

Bref une République dans toute sa splendeur, à armes égales !

Alain Minc sera questionné. Il affirmera que Marine Le Pen ne peut qu’être battue.

Jacques Attali publiera son centième ouvrage sur l’état de la France en 2042.

Et Marine Le Pen est élue présidente de la République !

L’Humanité titre : « Le fascisme est passé ». Le Parisien consacre une double page à l’opinion des Français qui n’ont pas voté.

Grèves, blocages, casseurs

Toutes proportions gardées, la France, dès cet instant, laisse les États-Unis à mille coudées en dessous d’elle. Nous avons eu une Révolution, nous avons coupé la tête d’un roi et nous allons montrer à cet odieux résultat électoral de quel bois nous nous chauffons ! Grèves, blocages, casseurs venus de banlieues ou d’ailleurs, un pouvoir débordé, un ministre de l’Intérieur laissant faire, des syndicats apolitiques mais à fond contre cette présidente, des étudiants survoltés et impliqués, une succession de Jours debout et de Nuits couchées, des Collectifs à foison, les avions ne s’envolent plus, les trains demeurent à quai, il y a des sit-in, des assemblées générales, une bienfaisante chienlit parce que républicaine, François Hollande ne dit rien et attend la passation des pouvoirs.

Des intellectuels sous la houlette d’Alain Badiou, d’Édouard Louis et d’Éric Fassin font signer une pétition pour que l’élection présidentielle soit recommencée afin que le peuple dûment chapitré ne s’égare plus et vote pour le bon.

Michel Onfray est agressé dans la rue par un jeune homme qui hurle CRS SS. Le philosophe lui demande pourquoi.

Éric Zemmour est invisible.

Henri Guaino explose chaque jour.

Éric Dupond-Moretti défend à tour de bras tous ceux qui font appel à lui. Forcément innocents. Il est sur tous les fronts contre le FN.

On somme les désengagés de signer des pétitions. Yasmina Reza renâcle.

Jean-Luc Mélenchon se tait. On se souvient que lors d’une émission politique il avait étonné en déclarant que le peuple français était seul juge et que s’il désirait Marine Le Pen, il faudrait en prendre acte.

Et la France est au bord du gouffre.

Le jour J est arrivé. L’entourage de François Hollande murmure que le président de la République nous prépare un coup. Une vraie surprise puisque pour une fois il ne l’aura pas annoncée ni commentée dans un livre en dialoguant avec des journalistes.

Marine Le Pen arrive. Elle est accueillie. Au bout d’une demi-heure, l’un et l’autre apparemment calmes et souriants sont sur le perron de l’Élysée. On s’attend à ce que François Hollande offense à sa manière Marine Le Pen, invente une indélicatesse comme il l’avait fait en 2012 en ne raccompagnant pas à sa voiture le couple Sarkozy. Il fallait excuser cette grossièreté : il n’y a qu’un seul Barack Obama et personne n’a pu prétendre l’égaler nulle part. Surtout pas François Hollande dont la Michelle a été Julie.

François Hollande serre normalement la main de Marine Le Pen mais soudainement il la gifle. Applaudissements du personnel de l’Élysée.

La présidente Le Pen, sans broncher, entre dans le Palais. François Hollande quitte les lieux en voiture.

Son secrétariat particulier diffusera très vite un communiqué que l’AFP reprendra. La gifle était « un dernier acte de résistance ». Pour défendre cette valeur essentielle de notre devise républicaine : la fraternité.

Entre gravité et dérision, entre fantasmes et réalités, si Marine Le Pen était élue présidente de la République, ses électeurs, à défaut de lucidité politique, auraient du cran. La politique serait moins que jamais un long fleuve tranquille…

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  • quand on apprend que fillon aurait crée eu emploi fictif pour sa femme , qui aurait touché en tout 500 000 euros , quand on soupçonne macron d’avoir utilisé 120 000 euros d’argent public pour des frais de bouche , quand on nous dit que les primaire du PS sont entaché de fraude électorale……et j’en passe et des meilleures , il ne faut pas s’étonner de la montée du FN qui se fait via le dégout des citoyens envers les autres partis ; ceci dit , si le FN est élu il se passera ce qu’il se passe actuellement aux USA : mais en pire ;

    • Vérifiez tous les ragots qui circulent!

    • Surtout, si le FN est élu, il se passera exactement les mêmes tromperies qu’avec les autres.
      Pire, à force de manger à tous les râteliers, le fn n’a plus aucune cohérence. Au delà d’agiter le drapeau et vomir sur l’islam et l’Europe, les courants qui le composent font le grand écarts sur tous les sujets concrets. Le fn explosera en vole.

    • Pour l’instant, il ne s’est rien passe de bien ou de mauvais aux Etats Unis. Il est bien trop tôt pour juger de quoique ce soit.
      Si le FN arrive au pouvoir, il aura de toutes les manières les mains liées par:
      1) probablement aucune majorité a l’Assemblée
      2) l’Union Européenne.
      Bref, il ne se passera rien.

  • Merci à Monsieur le Président Philippe BILGER pour cet exercice épistolaire éloquent…
    Pour ma part, je conçois que, lorsqu’on bénéficie d’une immunité liée à l’exercice de la profession de magistrat, on puisse se transcender dans la peau d’un autre personnage pour pratiquer le « geste auguste du semeur » à l’occasion d’une passation virtuelle de pouvoir…
    Les lecteurs apprécieront; certains y verront même une preuve d’impartialité…

  • Et les journalistes applaudiront la gifle tandis que la toile s’embrasera avec des messages « pas le droit de gifler Valls mais on peut le faire avec Le Pen? Hollande en prison et aux 100 et quelques heures de travaux d’intérêt généraux! »

  • Bien vu l’administration de la gifle, symbole des donneurs de leçons (démocratiques) qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes!

  • Super Bobo cette vision !
    Mais que peut on apprendre de personnes protégées des réalités, et vivant dans et par ces réseaux parasitocrates ?
    On propose au peuple, alors il choisi dans cette corbeille de fruits celui qu’il suppose le moins pourri.
    C’est ça la démocratie que vous avez construite, vous aussi les magistrats!

  • Ça donne presque envie juste pour le spectacle (surtout que je ne vis pas france) dommage que son programme soit si nul et étatiste

    • @ delcromp

      La meilleure façon de casser l’espoir illusoire que représente le FN serait l’expérience du pouvoir par M.Le Pen échouant lamentablement, qui serait plus convaincante que n’importe quel discours d’un autre politicien. C’est bien la conviction dominante? M.Le Pen ne pourrait pas réussir: l’échec comme celui de Fr.Hollande serait une « preuve par les faits » à moins … à moins que des politiciens d’autres partis « tournent leur veste » et collaborent (vieille habitude!) avec le FN en espérant une « sucette » ou un « maroquin ».

      • Puisqu’elle à en définitive un programme social et économique franchement de Gauche, elle pourrait ne pas échouer !

      • « La meilleure façon de casser l’espoir illusoire que représente le FN serait l’expérience du pouvoir par M.Le Pen échouant lamentablement, qui serait plus convaincante que n’importe quel discours d’un autre politicien. »

        Ça marche aussi pou Mélenchon ?

  • Et si cela était ? rien n’empêcherait les électeurs (transformés en politiques politiciens pour une fois) de voter aux législatives pour des candidats (non adoubés par les appareils de parti) n’ayant jamais été élus à l’exclusion de ceux se présentant sous l’étiquette du FN . . . je vous laisse savourer la suite :
    – Tête de Mme Le Pen
    – 1 ou 2 députés frontistes à l’assemblée nationale
    – désaveu de l’ensemble de la classe politique actuelle
    – soit dissolution de l’A.N. ou démission de Mme Le Pen
    voilà une élection présidentielle transformée en une sorte de référendum pour faire place nette sans verser une goutte de sang 🙂
    la première exigence du peuple français ; diviser par 6 le nombre d’élus de toutes sortes y compris députés et sénateurs ( à l’évidence, de quelques partis qu’ils soient) et les contrôler du début à la fin de leur mandat (questeurs)

    • Soit surtout une cohabitation : MLP prend acte et choisi le PM qui sortira du lot et décide de s’occuper du domaine présidentiel ( la diplomatie ), en laissant le gouvernement se débrouiller pour le reste.
      Ce dernier ne saura comment agir et laissera les hauts fonctionnaires français ou européens conduire les tâches.
      La présidente prendra en témoin les électeurs et proposera des référendums.
      De guerre lasse, les électeurs si politiques politiciens se mettront au diapason de l’exécutif…

      • ça m’étonnerais que les nouveaux députés, n’étant plus asservis par les appareils de parti, ne fasse pas feu de tous bois pour éradiquer quelques hauts fonctionnaires et autres préfets (du genre décimation qui ne dit pas son nom)
        Si MLP dissout l’assemblée, elle risque de se retrouver avec encore moins de députés et donc démissionnera.
        La vrai question : qui sera en mesure d’endosser les habits de la fonction présidentielle avec honnêteté ET intelligence

  • A noter que le « tintamarre médiatique » est quand même assez constant et que nombre de médias affichent régulièrement que « le fascisme ne passera pas ». Avec des fois une petite pointe supplémentaire lors des régionales (par exemple) ou autre. On peut également se souvenir que la passation de pouvoir entre Sarkozy et Hollande n’a pas été d’une grande sympathie. Et en quoi serait-ce plus le bordel que ce que l’on connait déjà, par la grâce d’un paquet d’amateurs, dont on peut dire qu’ils sont assez peu résistants?

  • Je pense sincèrement que l’électorat de gauche sera bien moins tolérant si Marine Le Pen est élue, que ne l’ont été les électeurs et militants du FN. Mais qu’à cela ne tienne, s’afficher de gauche c’est s’affranchir d’être fasciste…et pourtant. Quoiqu’il en soit, à l’image des bikers américains qui se sont engagés à soutenir Trump légalement élu, les futurs électeurs du FN, s’ils venaient à gagner, devront probablement défendre leurs convictions jusque dans la rue car l’intolérance n’est pas là où on veut nous le faire croire. Mais nous n’en sommes pas là.

  • L’un des défauts de la démocratie est de permettre aux fascistes et nazis d’arriver au pouvoir. Personne n’a oublié le cas de Hitler.
    Plus récemment les élections dans les pays du « printemps arabe » (Tunisie et Egypte) ont porté au pouvoir des islamo-fascistes qui parlaient de démocratie en public mais rencontraient des jihadistes et des extrémistes religieux en secret et disaient que c’est Dieu qui les a porté au pouvoir et qu’ils y resteraient 100 ans.

    • il y a aussi des socialo-fascistes . . .

    • Tout système politique peut subir l’avènement du totalitarisme: la Russie par exemple, ou il n’y avait pas de démocratie.
      Si le fascisme doit arriver, rien ne l’en empêchera.

      • Question fascisme, les 5 dernières années étaient un bon préambule il me semble. A mais non, j’suis con, c’étaient des gauchistes, donc ça vaut pas.

  • Bonjour Monsieur Bilger, heureuse de vous lire. Votre article est intéressant et vos hypothèses très utiles. Cependant quelques remarques.

    Vous évoquez la « comportement indépassable de tenue du couple Obama » mais semblez ignorer toutes les manœuvres politiciennes que le désormais ex-président a mises en places dans la période de deux mois de passation de pouvoir. Et ceci contrairement aux coutumes démocratiques de ce grand pays qui veut que le sortant se contente d’expédier les affaires courantes et passe le flambeau. En 2 mois, situation envenimée avec la Russie et déploiement des chars en Pologne, en Allemagne et en Europe de l’Est, subvention de dernière minute aux groupements palestiniens, déclarations intempestives mettant en cause le nouveau président y compris jusqu’au jour de l’investiture, jusqu’au fait de s’installer à demeure à Washington tout près de la maison blanche (au cas où ?). L’organisatrice de « la marche des femmes » n’est autre qu’une des collaboratrices d’Obama (elle était même citée sur le site de la Maison Blanche du temps de son mandat). Etc.. Oui les USA risquent actuellement une querelle civile interne, mais les démocrates qui n’ont jamais accepté leur défaite y ont grandement travaillé. Et ils continuent encore puisque de l’avis même de journalistes sur des plateaux télé on parle encore de l’impeachment de D. Trump dans certains cercles autorisés de la capitale des USA. Donc, si les Etats-Unis sont dans cette situation c’est aussi que beaucoup parmi les pouvoirs établis, les politiciens démocrates et les médias y mettent du leur. Ce n’est pas réellement le fait de la foule qui se fait haranguer par des Madonna… qui les manœuvrent.
    Cela prouve qu’un changement radical de politique, s’il rencontre de telles difficultés dans ce qu’on appelait jusqu’à présent la plus grande démocratie du monde, rencontrera forcément des difficultés dans tout autre pays. Car les rapports de force pencheront forcément du côté de ceux qui possèdent l’argent et les médias. Donc est-ce qu’il faut renoncer à tout changement et accepter la fatalité ? Je ne veux pas dire par là que le changement en France passerait forcément par Marine Le Pen. D’autres peuvent en faire autant. Que ce soit Fillon, Hamon, ou d’autres à venir, ils se heurteront à la haine manipulée, aux calomnies, aux cadavres dans les placards…Seul peut-être Macron ne rencontrerait pas ces difficultés car selon moi c’est un leurre mis en place pour contourner la volonté de changement des électeurs.
    Alors que faire ? je n’ai pas la solution je l’avoue. Et c’est très difficile d’imaginer l’avenir politique de notre pays. S’endormir ou tout enflammer ? Il nous faudrait une Teresa May pour faire passer la transformation et le maintien de l’essentiel…

    Mais pour moi, ce n’est pas vrai. Il n’y a pas d’un côté le camp du bien (comme le dirait la si chaste et bienpensante Madonna) et de l’autre ceux des « monstres ».

  • Compte tenu des surprises Brexit, Trump et maintenant Hamon, nous pourrions avoir un deuxième tour présidentiel Hamon ou Mélenchon et Le Pen et à la sortie Hamon ou Mélenchon aussi, quelle fiction, j’ai failli écrire miction. Je ne me tiens plus que voulez vous

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