Les personnes et les marchandises doivent pouvoir circuler librement

Dans un monde où circulent librement les capitaux, les marchandises et la monnaie, il n’y a aucune raison que la liberté de mouvement soit refusée aux seuls êtres humains, quels qu’ils soient.

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Fence flowers By: Daniel McAnulty - CC BY 2.0

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Les personnes et les marchandises doivent pouvoir circuler librement

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 20 février 2017
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Par Philippe Simonnot.

circuler
Fence flowers By: Daniel McAnultyCC BY 2.0

Le terrorisme a fait tellement de dégâts dans nos esprits qu’il n’est plus possible de discuter aujourd’hui de migration humaine sans se faire insulter soit par de bonnes âmes toujours prêtes à accueillir la misère du monde avec l’argent des autres, c’est-à-dire des contribuables, soit par les populistes, « patriotes », protectionnistes, néo-nationalistes et autres souverainistes qui n’avouent pas leur racisme. Aussi est-il nécessaire, et même urgent, de faire le point sur les rapports entre migration et libre-échange.

Commençons par dire que dans un monde où circulent librement les capitaux, les marchandises et la monnaie, il n’y a aucune raison que la liberté de mouvement soit refusée aux seuls êtres humains, quels qu’ils soient. Par conséquent, les obstacles légaux à la migration humaine (émigration ou immigration) doivent être considérés, au même titre que les droits de douane, les barrières non tarifaires et les contrôles des changes, comme des violations des principes du libre-échange.

L’usage de la force ne peut être que défensif

Dans un monde libre-échangiste, l’usage légitime de la force, qu’elle soit privée ou publique, ne peut être que défensif, c’est-à-dire aux fins de se protéger soi-même ou/et sa propriété. La seule question qui vaille en ce qui concerne le problème de la migration humaine est donc la suivante : constitue-t-elle en elle-même une menace pour l’intégrité physique ou/et la propriété de quiconque ? Si ce n’est pas le cas, alors il n’y a aucune raison de l’entraver, encore moins de l’interdire.

Il n’y a pas ici de demi-mesure qui serait fonction de la mission historique ou religieuse de tel peuple, de l’héritage traditionnel de tel autre, de la « capacité d’absorption » de telle société (le « seuil de tolérance » évoqué quelques fois par un certain François Mitterrand), des problèmes démographiques de tel pays d’origine ou d’accueil, de la nature même de la migration, qu’elle soit dite « économique » ou impulsée par les horreurs d’une guerre, d’un nettoyage ethnique, ou d’une dictature sanguinaire. Prétendre par exemple, comme on le fait si souvent, que des immigrés viendraient combler les trous de notre pyramide démographique et équilibrer nos régimes de retraite, ne peut entrer ici en ligne de compte. Ce point de vue utilitariste n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Distinguons l’émigration de l’immigration

Distinguons maintenant l’émigration de l’immigration. Des barrières à l’émigration continuent à exister en Corée du Nord et à Cuba. Elles ont longtemps caractérisé l’empire soviétique retranché derrière son « rideau de fer », le tristement célèbre Mur de Berlin en étant l’incarnation la plus spectaculaire. Souvenons-nous que beaucoup d’intellectuels parvenaient à soutenir cette barbarie au prix d’acrobaties « philosophiques ». Les « fuyards » n’avaient-ils pas été nourris, éduqués par le système ? Ce refrain est parfois entonné à l’encontre de nos compatriotes diplômés qui quittent la France pour chercher emploi, voire fortune sous d’autres cieux.

Comme il est impossible à qui que ce soit, même le moins ingrat, de partir sans emmener avec soi son capital intellectuel (c’est l’insigne mérite de ce type de capital, bien connu des minorités opprimées), toute sortie serait en principe interdite avec de tels arguments. Aussi les barrières à l’émigration ont-elles été presque partout démantelées comme contraires aux « Droits de l’Homme ».

Remarque en passant : si l’on s’accorde à estimer que l’émigration est légitime, alors il faut bien que les candidats aillent quelque part… et se transforment en immigrés. Oui, mais où et comment ?

L’immigration pose des problèmes de plus en plus complexes

L’immigration, il est vrai, pose des problèmes de plus en plus complexes dans les conditions présentes. Avant la Première guerre mondiale, il était possible de circuler dans le monde avec une liberté bien oubliée aujourd’hui. Il y avait peu de contrôle aux frontières. Dans la plupart des cas, on pouvait entrer dans un pays ou en sortir sans produire de documents officiels. C’est dire à quel point l’étatisme a progressé sur ce plan au détriment de nos libertés.

Appliquons le principe énoncé plus haut. Aussi longtemps qu’un immigrant se trouve sur la propriété d’un citoyen du pays-hôte avec l’accord de ce dernier, il n’y a aucune violation du droit de propriété, et personne ne peut empêcher l’accord conclu entre l’immigrant et son hôte, que celui-ci offre son hospitalité par charité ou pour de l’argent. Et ce quelles que soient la race, la religion, les mœurs de l’une et l’autre parties au contrat conclu. Toute autre position ne peut que se fonder sur une forme ou une autre de racisme.

Objection : et s’il ne se trouve personne pour accepter cette transaction ? Réponse : dans ce cas, il n’y a pas d’immigration. Mais on peut parier qu’il se trouvera toujours quelqu’un qui sautera sur l’occasion volontairement, soit pour faire une bonne œuvre, soit – plus probablement – pour faire de l’argent en louant sa propriété ou en la vendant.

Par exemple des patrons de restaurants chinois en France auront tendance à faire venir de Chine des cuisiniers du cru pour donner plus d’authenticité à leur établissement. Qui pourrait s’y opposer et au nom de quoi ? De même, des start-up françaises dans la Silicon Valley recrutent des informaticiens français. Qui s’en plaindrait ? Ou bien un paysan français à la retraite trouve un petit bourgeois anglais pour acheter sa chaumière. Ce qu’il faut incriminer dans ce cas, c’est la politique agricole absurde qui a appauvri notre paysan au point de l’obliger à aliéner son patrimoine.

Si donc l’ensemble de l’espace disponible était sous le règne de la propriété privée, l’immigration ne poserait AUCUN problème. Elle serait seulement soumise au droit des contrats entre personnes adultes, c’est-à-dire libres et responsables de leurs actes.

Vont-« ils » prendre le travail des indigènes ?

Mais ces immigrés, même s’ils ne violent aucune propriété, ne vont-ils pas prendre le travail des indigènes au cas où ils chercheraient à entrer sur le marché du travail ? Un tel argument manifeste une certaine ignorance de l’économie. Il n’y a jamais, dans aucune société, de quantité de travail fixe à partager entre les travailleurs. Si c’était le cas, n’importe quelle invention qui permet d’économiser de la main-d’œuvre serait cause de chômage. Et comme depuis des siècles, nombre d’individus passent leur temps à inventer des machines, nous devrions être tous au chômage.

Faudrait-il derechef gratter la terre avec nos ongles pour permettre à notre société de retrouver le plein-emploi ? La « fin du travail », annoncée de temps à autre depuis trois siècles par quelques bonnets d’âne, n’est pas pour demain…

Nul n’est propriétaire de la valeur de son bien ou de son travail

Autre argument rabâché, juste celui-là : ces nouveaux arrivés sur le marché du travail vont faire baisser les salaires, tout en augmentant les profits des patrons et la valeur du foncier, si les immigrés, au même moment, se portent acheteurs de propriétés immobilières. En bref, les patrons et les propriétaires fonciers gagnent à l’affaire, et c’est pour cette raison qu’ils sont favorables à l’immigration et rejoignent les élites cosmopolites sans foi ni âme etc., etc. dans une sorte de « complot mondialiste contre les peuples ». Cette chanson nauséabonde se répand à la vitesse des courriers électroniques.

Réponse : il est possible que cette baisse des salaires soit accompagnée par une baisse des prix à la consommation, causée précisément par la réduction du coût du travail, ce qui fait que, finalement, le pouvoir d’achat soit maintenu. Mais ce n’est qu’une éventualité. De même la hausse du foncier peut être bénéfique aux travailleurs indigènes qui sont eux-mêmes propriétaires, ce qui compenserait l’éventuelle réduction des salaires. Là encore, c’est une simple possibilité.

La réponse correcte est la suivante, et elle est assez cruelle : si chacun, dans un monde de libre-échange, est propriétaire de son bien ou du fruit de son travail, aucun n’est propriétaire de la valeur de ce bien ou de ce travail. Si c’était le cas, il faudrait pour une seule personne figer les milliers de relations qui font que tel bien ou tel travail de cette personne ont telle valeur – et arrêter les pendules. Si chacun était vraiment propriétaire de la valeur de son bien et/ou de son travail, ce serait la fin de tout système économique, capitaliste ou non.

Les miettes de l’État-providence

Autre argument, tout à fait sérieux celui-là : les immigrés sont attirés par les largesses de l’État-providence. On fait remarquer d’abord que cet État non seulement n’a rien à voir avec le libre-échange, mais qu’il est son contraire. Les reproches que l’on fait sur ce plan-là doivent donc être adressés non pas aux vilains capitalistes, assoiffés de main-d’œuvre servile, mais à l’État lui-même.

La réponse ne peut être : ce sont seulement des miettes de notre festin. Car ces miettes sont du pain béni pour des populations misérables, affamées, exploitées. Même le niveau de vie d’un prisonnier, dans nos geôles, qui sont pourtant surpeuplées et indignes, est supérieur à celui de beaucoup de ces migrants.

La réponse ne peut pas être non plus : empêchons ces gens d’approcher de nos côtes, car ils risquent de venir s’attabler à notre table avec les droits que leur accorde notre État, car ce serait revenir sur le principe de la liberté de mouvement pour tout être humain que nous avons rappelé tout au début de notre propos.

La seule réponse est de supprimer sinon tout État-providence, ce qui aurait notre préférence, mais du moins ce qui dans cet État-providence joue le rôle de « pompe aspirante ».

L’État mauvais gardien des domaines publics

L’immigration fait problème en effet parce que les migrants s’introduisent sur divers espaces publics, bâtiments publics, routes publiques, transports publics, hôpitaux publics, écoles publiques, etc. Suffirait-il d’appliquer à ces espaces les mêmes règles qu’à la propriété privée ? Pour s’y installer, il faut le consentement de l’autorité concernée, municipale pour ce qui concerne les rues, les squares, les jardins publics, les bibliothèques ; départementale pour les routes, les forêts, les plages ; régionale ; nationale, etc.

Il est vrai que ces autorités publiques souvent mettent beaucoup de temps à se manifester, en tout cas davantage que ne le feraient des propriétaires privés confrontés à un problème d’intrusion, car elles ne sont pas les vraies propriétaires de ces lieux publics, financés par l’impôt. Ces « retards à l’allumage », si l’on ose dire, ne font qu’aggraver le problème et rendre plus douloureuse la solution inéluctable, comme on l’a vu pour la Jungle de Calais.

Mais même si les pouvoirs publics étaient plus prompts à faire respecter leur propre ordre sur des espaces dont ils ne sont pas d’authentiques propriétaires – comme on vient de le dire et qui explique qu’ils sont des gardiens négligents de leur domaine –, la question n’est pas réglée pour autant. Car l’État-providence pousse ses ramifications d’une manière plus souterraine, moins visible, mais tout aussi calamiteuse pour le libre-échange.

Multiples entraves à la libre transaction

Les propriétaires et/ou les patrons sont obligés par la loi de faire affaire avec des personnes avec lesquelles ils ne voudraient pas commercer pour des raisons qui ne regardent que leur conscience. Les patrons ne peuvent pas employer ou licencier toujours qui ils veulent, ou sont obligés d’embaucher des personnes dont ils ne veulent pas pour une raison ou pour une autre, par exemple la religion.

Le Code du travail les oblige en outre à les payer à un certain salaire. La durée légale du travail n’est pas négociable, etc. Les propriétaires sont obligés d’accepter des locataires dont ils ne voudraient pas pour des raisons ethniques, s’ils étaient vraiment libres de choisir. Les patrons de restaurants ou de boîtes de nuit doivent accepter des clients qu’ils refuseraient s’ils pouvaient appliquer librement leurs propres critères aux fins de conserver la réputation de leur établissement (tenue vestimentaire, comportement, mœurs, niveau d’alcoolémie, trafic de drogues, etc.).

L’on a vu, dans un article précédent, qu’à l’origine de la crise de 2008, les subprimes avaient obligé des banques américaines à prêter contre leur gré à des ménages peu solvables, voire insolvables. Pour résumer, une transaction dans laquelle au moins une partie n’est pas libre de ses choix à cause des « affirmative actions », des lois anti-discriminatoires, est contraire aux principes fondamentaux du libre-échange. Et ces lois devraient donc être abolies.

L’immigration qui est causée – mieux vaudrait dire forcée – par l’État-providence et ses règlements peut donc tout à fait être stoppée sans porter atteinte aux principes du libre-échange. C’est un projet politique concevable, à condition toutefois qu’en même temps, on ne proclame pas à hauts cris d’installer de nouvelles entraves au commerce des biens et des services ou au mouvement des capitaux. Car ce serait jeter le bébé avec l’eau du bain.

Il serait bien étonnant, certes, que ceux qui veulent arrêter toute immigration par l’armée et la police ne soient pas aussi des contempteurs du libre-échange, montrant ainsi eux-mêmes que la liberté serait indivisible.

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  • « Autre argument, tout à fait sérieux celui-là : les immigrés sont attirés par les largesses de l’État-providence. »

    Cet argument est très largement fantasmé : les migrants à Calais voulaient aller bosser au Royaume-Uni et pas rester en France pour profiter des « largesses de l’État-providence ». Même choses pour les latinos qui vont aux États-Unis, les Asiatiques aux Émirats, etc.

    • Amha vous faites erreur: les immigrants ont au RU et en Californie un accès très important à de nombreuses aides et un filet semblable et parfois supérieur au notre.

      • Avoir accès aux aides ne signifie nullement que les immigrants viennent aux States pour les avoir. À commencer par les millions « d’illégaux »…

    • Votre remarque est partiellemnt exacte. Ce ne sont pas les mêmes. Ironie de l’histoire, la majorité des gens issus des anciennes colonies ont tendance à rejoindre le pays de l’ex-colonisateur. Les Maghrébins restent en majorité en France.Ceux qui sont originaires d’anciennes colonies Britanniques veulent absolument passer en Angleterre, la très grande majorité des migrants de Calais sont Anglophones.

  • La libre circulation totale des personnes empêche des populations de s’auto-réguler naturellement. En Europe Occidentale par exemple, nous avons atteint un tel niveau de développement et de bien être que naturellement les taux de fécondité baissent. Plus besoin de faire 5 gosses pour que 2 survivent et aillent soutenir le père dans les champs. Aujourd’hui nous faisons 1 enfant qui reçoit toute notre attention, que nous envoyons faire de longues études pour qu’il aie une bonne vie. La quantité est remplacée par la qualité dans tous les domaines. La mécanisation économise du personnel. regardons le Japon! Une démographie galopante est le témoignage d’un sous développement.

    Et malgré ce fait incontestable, les gouvernements interviennent dans la courbe démographique naturelle en forçant l’immigration massive. Nous avons donc des situation a la française ou des masses de personnes sous qualifiées arrivent dans un pays qui n’en a pas besoin, perturbant ainsi l’auto-régulation démographique des peuples.
    Et une fois de plus, c’est l’interventionnisme étatique qui est en cause car cet afflux massif de travailleurs a pour seul et unique objet de faire tenir un système social inadapté et a bout de souffle. Dans une situation comme la notre de baisse démographique naturelle avec vieillissement de la population, le système par répartition est voue a l’échec.

    Ma conclusion: la libre circulation fausse le jeu de l’auto-régulation démographique. En tant que libéral je m’y oppose donc.

    • @Nathaniel
      Bonjour

      « Ma conclusion: la libre circulation fausse le jeu de l’auto-régulation démographique. En tant que libéral je m’y oppose donc. » Vous vous contredisez. Plus haut dans votre commentaire vous dites que ce sont les gouvernements qui interviennent et perturbent l’auto-régulation et que l’intervention étatique est en cause. Pourquoi concluez vous que c’est la libre circulation, puisqu’elle est régulée, faussée et donc pas libre du tout, par justement les gouvernements ?.

    • « Ma conclusion: la libre circulation fausse le jeu de l’auto-régulation démographique.  »
      « La libre circulation totale des personnes (…) c’est l’interventionnisme étatique »

      Mouarf !! Celles-là, elles sont collectors !

    • Cas pratique: Votre voisin français vend sa maison à une famille tibétaine qui s’y installe.
      Quel principe libéral vous permets de l’en empêcher?
      Indice: vous allez avoir du mal à en trouver…

      • Tibétaine, quel choix courant. Quel bon exemple!

        • C’était en effet un pièce à c*n dans le quel vous vous êtes lamentablement vautré.
          peu importe l’origine de la famille en question: Quel principe libéral vous permet d’empêcher la transaction?
          Vous avez vu le doigt mais vous cherchez encore la lune.

  • Bonjour.
    L’auteur affirme que le souverainisme est du racisme non assumé.
    Je ne suis pas d’accord. Je ne vois pas en quoi le fait d’abandonner sa souveraineté aux forces financières et aux multinationales (factuellement, c’est la situation actuelle) nous rend plus proche des autres peuples de l’humanité. Je voudrais bien qu’on m’explique.

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Que l’on soit d’accord ou non avec lui, on l’écoute, on apprend, il suscite le respect de ses interlocuteurs, ce qui permet la tenue de débats de qualité.

 

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