Dissipons le malentendu autour du revenu universel

Quels que soient les malentendus autour du revenu minimum et de l’impôt négatif, l’idée est neuve et serait efficace : elle rassurerait les peuples, elle accompagnerait le progrès économique, elle affaiblirait le discours populiste.

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Milton Friedman (Crédits : The Friedman Foundation for Educational Choice, licence Creative Commons)

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Dissipons le malentendu autour du revenu universel

Publié le 25 janvier 2017
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Par Guy Sorman.

Dissipons le malentendu autour du revenu universel
Portrait de Milton Friedman, Wikipedia.

En politique, les idées neuves sont rares : pour peu que l’on relise les Anciens, Cicéron ou Polybe, il semble que tout a été dit. Ou presque. Ces temps-ci, le débat démocratique est, à juste titre, hanté par une préoccupation nouvelle : comment rendre acceptables à tous les effets accélérés de la mondialisation des échanges ? La croissance économique a toujours été fondée sur la destruction créatrice : des activités périmées disparaissent, de nouvelles plus performantes surgissent.

Dans ce processus, des hommes et des femmes sont pris en étau, entre deux emplois : à leur attention furent créées les allocations chômage et les primes à la formation continue. Le cycle s’accélère, ce qui amplifie l’anxiété, fondée ou infondée, face à un avenir que l’on ne connaît pas. L’opinion publique, en général, attribue à la mondialisation seule, cette amplitude de la destruction créatrice. À tort.

Les échanges internationaux ajoutent à l’incertitude, mais la cause première de la destruction créatrice reste le progrès technique. La mondialisation, si elle est réelle, vient en second, mais elle est première comme bouc émissaire : d’où les mouvements populistes qui laissent croire, à tort, que la fermeture des frontières, le protectionnisme, restaureront le plein emploi.

À cette anxiété, les économistes répondent de manière globale : l’innovation et les échanges améliorent l’économie, globalement, en moyenne. Mais nul ne vit en moyenne, ni globalement : chacun s’attache évidemment à sa situation personnelle. Si elle se dégrade, l’amélioration globale de l’économie n’est pas rassurante en soi. S’ajoute à l’anxiété, justifiée ou non, l’effet d’asymétrie perpétué par les médias.

L’impôt négatif sur le revenu

Une entreprise ancienne qui ferme fait la Une, car c’est spectaculaire. Une autre qui ouvre passe inaperçue, car nul ne sait où elle se trouve ni si son avenir est prometteur. La création de Microsoft ou de Zara passa inaperçue en leur temps. La solution la moins mauvaise à cette distorsion entre perception individuelle et croissance globale, celle qui rendrait acceptables la mondialisation et le progrès technique sans déstabiliser les employés menacés, serait ce que l’on appelle ordinairement le revenu minimum universel ou, en termes plus techniques, l’impôt négatif sur le revenu.

Le revenu minimum universel est facile à énoncer : la collectivité nationale garantit à chacun en tout temps, qu’il soit riche ou pauvre, actif ou chômeur, un revenu qui permette de vivre décemment. Le montant, qui peut varier selon la situation de famille, est fixé annuellement par le gouvernement ; il doit être évidemment compatible avec les ressources publiques. Une manière pratique de distribuer ce revenu minimum est de créer un impôt négatif. Chacun déclare son revenu, quel qu’il soit : ceux qui tombent au-dessous d’un certain seuil, celui de la dignité, perçoivent une somme qui les remonte au niveau minimum.

Ceux qui sont au-dessus du minimum paient un impôt progressif sur le revenu. Mais, et c’est là que tout se complique, le revenu minimum n’est compatible avec l’équilibre des finances publiques qu’à condition de remplacer toutes les aides sociales actuellement existantes.

Ce qui ferait perdre à certains des allocations spécifiques et réduirait énormément les pouvoirs de l’État, qui ne serait plus en mesure de créer des clientèles attitrées. De plus, la philosophie du revenu minimum est profondément libérale puisqu’elle suppose qu’une fois le revenu minimum alloué, chacun en fera l’usage qui lui convient, moral ou immoral, socialement utile ou inutile ; cette réforme reposerait entièrement sur la responsabilité personnelle.

On ne sait pas qui a conçu cette idée de revenu minimum. Milton Friedman, dans les années 1970, s’en fit l’avocat, mais il n’en est pas le créateur. J’ai moi-même soutenu ce projet en France dans les années 1990, sans plus de succès que Friedman aux États-Unis. L’idée est donc neuve, dans la mesure où elle n’a jamais été mise en œuvre. Mais on sent, en ce moment, comme un frémissement.

La Finlande expérimente une expérience de revenu minimum, mais sur un échantillon trop restreint de deux mille personnes. La Corée du Sud l’envisage. Les socialistes français le proposent mais, absurdement, en ajoutant le revenu minimum aux allocations existantes, ce qui est financièrement impossible et philosophiquement incohérent. Au sommet des vanités qui vient de se tenir à Davos, le revenu minimum a hanté les débats comme rempart contre le populisme.

Malheureusement, à Davos et ailleurs, on a retenu avant tout les aspects techniques et financiers du revenu minimum sans souligner la révolution intellectuelle qui l’accompagne : la neutralité sociale de l’État et le remplacement de la tutelle bureaucratique par la responsabilité personnelle. Raisons pour lesquelles Milton Friedman soutenait le revenu minimum, seule politique sociale, selon lui, compatible avec un ordre libéral.

Quels que soient les malentendus autour du revenu minimum et de l’impôt négatif, l’idée est neuve et serait efficace : elle rassurerait les peuples, elle accompagnerait le progrès économique, elle améliorerait l’offre politique des partis d’inspiration libérale, voire social-démocrate, elle affaiblirait le discours populiste. Le revenu minimum est, pour paraphraser Luigi Pirandello, un personnage en quête d’auteur.

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  • Merci Guy Sorman pour remettre les pendules a l’heure, l ’impôt négatif sur le revenu est l’un des remparts efficace contre les populismes liberticides.

    • Oui, sauf que pour clarifier entièrement :

      L’impôt négatif est un modèle d’imposition et de protection sociale minimale, dont la formule est Impôts = revenu * (coef) – base; le coef et la base sont calculés mathématiquement en fonction de l’ensemble des revenus et de l’écart type : il n’y a aucune décision politique

      Cette solution remplace TOUTES les allocation par répartitions (chômage, retraite, invalidité, logement, etc…) et la suppression de TOUS les prélèvement sociaux. Les revenus issus des capitalisations sont inclus.

      C’est la solution proposée par Friedman et c’est plus ou moins la solution testée en Finlande (la base n’est pas calculée, vu que le système est en test sur un échantillon de population et le modèle d’imposition reste le même que pour les autres, mais toutes les allocations sont supprimées et remplacées)

      Le but des Finlandais est de vérifier que pour les chômeurs de longue durée, le RU coûte MOINS cher que le système actuel.

      Je pense que quand Hamon fait référence à la Finlande, il ne doit pas savoir que le système finlandais remplace toutes les allocations et que le « RU » Finlandais est imposable ..

  • La mesure serait libérale si elle n’impliquait pas l’État!
    Tous fonctionnaires, dépendants de l’État, mêmes les bébés à naître!
    N’importe quoi!

  • facile à énoncer certes
    « Le revenu minimum universel est facile à énoncer : la collectivité nationale garantit à chacun en tout temps, qu’il soit riche ou pauvre, actif ou chômeur, un revenu qui permette de vivre décemment. »
    mais il y a beaucoup dans le décemment, on pourrait ajouter beaucoup dans le garantit sinon dans la collectivité nationale me semble t il ,nos budgets ne sont ils pas en déficit? Ne faudrait il pas que les autres collectivités quelque part s’engagent à assurer à la france des prêts lui permettant de « garantir ».
    voyons la France s’engage à respecter un déficit de3% un dette de ..60% je crois…
    Allons y c’est quoi vivre décemment,…

  • Bonjour

    La philosophie du libéralisme est l’indépendance de l’individu. Avec le RU (ou l’IN) une partie de la population sera payé par l’état, donc sous sa domination. Le RU augmente considérablement l’emprise de l’état sur les citoyens.

    • Cela dépend sa de la manière dont cela est mis en place. En effet, si cela dispense d’une multitude de paperasse comme cela est actuellement le cas avec des allocations tels que le RSA et est automatique cela semble bien plus sain. De plus, cela permettrait de réduire considérablement sur le long terme une partie des fonctionnaire chargé de s’occuper actuellement de ce type de tâches…

  • Et si au lieu du revenu minimum on faisait une non-taxation minimum?
    Ca me dérange que l’état me prenne une partie de mon revenu pour me la redistribuer comme il le fait souvent. Ce principe du « tu as vu, je te donne 500… mais bon, je t’ai taxé 700 » fait juste croire que l’état est gentil. Mais l’état n’a pas à être notre ami, il a juste à dire « tu as vu, je te prends 200 pour assurer mon fonctionnement » et que l’on ait le droit de voir ce qui justifie la prise de ces 200. Tout le reste n’est que fumée pour cacher disfonctionnements, abus et missions on prioritaires pour tenter d’être l’ami qu’il n’est pas.

    • Il est clair que c’est le problème, en France, sans espoir, vu le nombre de « fonctionnaires » anormal, par excès, dans la représentation nationale. Demander une suppression de toute allocation pour les remplacer par un salaire minimum fixe sans aucune autre aide quelconque, correspond à la suppression de milliers de fonctionnaires distribuant des subsides sous conditions d’une paperasserie énorme justifiant le job de nombreux fonctionnaires devenus inutiles: Aucune chance de faire passer ça à lassemblée nationale!

  • Le RU n’est pas une idée neuve.. il s’applique depuis longtemps a une partie de la population : les politiciens..
    Et d’après le canard , aux femmes de politiciens…..
    Comme quoi , il est tout a fait possible de détacher le revenu du marche d’échange de travail en troquant contre autre chose comme un câlin ou un vote utile.

  • Si on veut claquer des milliards, pourquoi ne pas accompagner plutôt le changement en formant efficacement les salariés, chômeurs et étudiants aux métiers anti chômage?
    Du boulot il y en a une tonne, mais personne ne veut bosser dans la restauration, les services à la personne ou le BTP car trop dur, pas assez payé. À ceux-là je leur dit « arrêtez de râler et démerdez-vous !!! »

  • Je ne suis pas d’accord avec l’argumentation de cet article : pour les populistes, il est évident que le revenu minimum doit s’ajouter à la couverture sociale existante comme le propose Hamon, et c’est ce qui fait son succès.
    De plus, se pose la question du périmètre : réservé uniquement aux citoyens ou étendu à tous les migrans ? Je vous laisse deviner la réponse des populistes.
    Donc le revenu universel n’est pa une réponse libérale au populisme, mais un levier pour les populistes pour étendre l’étatisation de la société. Le libéralisme a tout à y perdre.

    • On pourrait commencer par cesser d’appeler les migrants ainsi, et reprendre le terme de réfugié, qui correspond mieux et plus souvent à leur situation. Les migrants sont les réfugiés de Calais qui migrent pour aller en Angleterre.
      Ceci étant dit, je ne considère pas que la France doive quelque aide sociale qu ce soit aux migrants. Une aide aux réfugiés oui, pourquoi pas.
      Mais dans tous les cas rien de durable, de pérenne : la France terre d’asile et d’accueil ne doit pas été une France pourvoyeuse d’aide sans limites.
      Donc, RU réservé aux citoyens me semble un principe de base.
      Quitte à étendre la citoyenneté, ou à en faire une qui soit « transitoire ».
      Rien de populiste là dedans, juste un ras le bol général.
      Et commençons par supprimer le RSA et l’AME, on y verra plus clair…

  • Merci monsieur Sorman.
    J’avais cru que monsieur Hamon avec son irresponsabilité incommensurable avait tué politiquement le revenu universel. Sa proposition est tellement absurde que la population rejette majoritairement le principe de RU. Un long travail de pédagogie est à faire pour expliquer qu’il y a d’autres formes de RU bien plus enviables.
    La difficulté reste tout de même la transition vers ce système que vous décrivez, car aujourd’hui la France doit d’abord se réformer avant de mettre ceci en place : c’est une réforme fiscale en profondeur qu’il faut opérer!!!

  • @liam: le revenu universel est aussi un puissant anti-bureaucratie… plus besoin de fonctionnaires pour gérer et distribuer ces aides pléthoriques et complexes.
    Regardez les règles d’attribution du RSA disponibles en ligne (tout est comme ça) : un casse tête.

    • Les fonctionnaires nécessaires à récupérer les fonds pour le payer seront en nombre encore bien plus grand. Quant à la vérification que les bénéficiaires ne le touchent pas deux, trois, quatre fois et qu’ils existent bien, je suppose que les banques vont la faire pour le compte de l’Etat ?
      Vous faites une erreur fondamentale : vous imaginez que la bureaucratie aurait besoin de facteurs favorables pour se développer, alors que c’est pour l’empêcher de croître naturellement qu’il faut déployer une grande énergie…

  • Si le revenu minimal est une forme d’assurance contre les accidents de la vie et si c’est à somme nulle catégorie par catégorie (i.e. les gens auxquels je peux m’identifier reçoivent en moyenne autant qu’ils donnent) alors cela pourrait avoir un certain intérêt. En revanche si cela partage la population entre une sous population productive et une sous-population définitivement (et pour plusieurs générations) improductive et vivant aux dépends de l’autre alors il y a un grave problème. Il n’est pas admissible qu’une partie de l’humanité vive sans apporter sa contribution. Ce n’est pas la même chose qu’un individu ait besoin d’aide du fait d’un accident ou que tout un groupe social ait besoin d’aide éternellement.

    • Je ne suis pas certain que l’oisiveté soit l’ambition de la très grande majorité des citoyens. La loupe médiatique malsaine nous aveugle à ce sujet.

  • Milton Friedman, dans les années 1970, s’en fit l’avocat, mais il n’en est pas le créateur. […] L’idée est donc neuve, dans la mesure où elle n’a jamais été mise en œuvre.

    Présenter comme une idée neuve quelque chose qui a été imaginé il y a au moins 45 ans, il faut oser…

    Prenons la question dans l’autre sense. Si cette idée n’a jamais été mise en oeuvre nulle part alors que certains en parleent depuis des décennies, c’est peut-être parce qu’elle ne tient pas debout? 😀

    • Non, c’est parce que l’impôt négatif est incompatible avec l’Etat providence et avec la social démocratie : les deux variables (la base négative et le coefficient de flat taxe) sont valable pour tous et il signifie la fin de TOUS les prélèvements obligatoires et de TOUTES les allocations.

      En fait c’est un autre système qui ne peut pas s’additionner à l’Etat providence.

  • Quid du dilemme de hazlitt?
    « Toute allocation de type »impôt négatif » s’avère toujours insuffisante pour les plus pauvres et toujours excessive pour les plus riches ».

  • On dirait que l’argent tombe du ciel ou que l’Etat le fabrique à volonté…
    On oublie trop souvent, et en particulier dans le monde politique, qu’avant de distribuer il faut créer de la richesse.
    Emprunter pour distribuer un revenu à des gens qui ne font aucun effort pour participer à cette richesse collective et laisser la dette à nos descendants est du pur égoïsme même si cette idée semble humaniste.
    Nous avons en France un système social extrêmement poussé qui protège de tous les aléas de la vie et qui n’encourage pas à se retrousser les manches. N’en rajoutons pas, nous n’arrivons déjà pas à le financer !
    Et ce sont toujours les mêmes qui tirent la charette de plus en plus chargée… jusqu’à ce qu’ils abandonnent définitivement et que la charette reste au bord de la route…

  • Je me demande quel serait le type de compensation? Manichéen j’y verrai une sorte de système fidélisant aux partis politiques ou alors ne pouvant plus partager le travail, donnerait un salaire. Ne le fait on pas déjà avec tous les emplois aidés et les sureffectifs dans les grandes entreprise et la fonction publique?

  • Toute politique qui introduit des seuils est vouée à l’échec. Et c’est naturel.

    Quel montant mensuel pour le RU ?
    Comment ajuster le taux d’imposition ?
    Est-il réellement universel ou les plus riches en sont-ils exclus ?
    Comment controler son effet inflationniste ?

    Le RU est une très mauvaise idée, liberticide. Il serait aberrant de fixer ad vitam son montant, l’eéconomie évoluant. Il serait donc ajustable, ce qui constitue une porte ouverte à la demagogie et la surenchère politique qui joueront sur les seuils, et la ruine de la France.

    Une manne financière aura forcément un effet inflationniste. Tout comme les APL ont grossi les loyers, le RU grossira toutes les dépenses courantes, loyers compris. Son effet sera donc contreproductif. On peut alors imaginer une politique d’encadrement des prix assez féroce pour contrebalancer les hausses. autant de fonctionnaires à engager pour cette mission. boom, le RU perd encore de son intérêt : baisser le cout de fonctionnement de l’Etat.

    Devant toutes ces difficultés emergera un homme qui se proposera d’en exclure les plus riches afin d’augmenter le montant des plus démunis. Son projet sera voté. Comment définir un riche, un pauvre ? Par des seuils. Retour à la situation actuelle ou les partis s’egosillent démagogiquement sur des ajustements de seuils.

    « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    • « une politique d’encadrement des prix » conduit à la pénurie cf Venezuela…

      quand à l’exclusion des richesses je ne crois pas que cela soit un problème. si une personne touche un RU de 800 € et paye 100000 € d’impôt ça ne changera pas grand chose et on pourra finalement à peut de frais relatif continuer à lui verser le RU tout à fait hypocritement…

      • Je présente la politique d’encadrement comme un conséquence néfaste possible du RU. J’en connais les torts.

        « si une personne touche un RU de 800 € et paye 100000 € d’impôt ça ne changera pas grand chose. »

        Le problème de cette éventualité étant de définir qui est riche, et qui ne l’est pas, jubilent les démago.

  • Les mots ont-ils encore un sens ? Sans vouloir taquiner trop violemment les diptères, confondre l’impôt négatif avec le revenu universel est un contresens. L’impôt négatif, s’il est réservé à ceux qui ne payent pas d’impôts à partir d’un seuil de revenus, n’est pas universel. Au passage, par pitié, qu’on arrête de parler de décence ! Les promoteurs du RU veulent seulement acheter les pauvres avec l’argent des classes moyennes pour gagner la paix sociale afin qu’ils puissent continuer à jouir du monde tranquillement et sans risque.

    L’idée n’a rien de neuve puisqu’il s’agit d’une rente. Or, des rentes ont été expérimentées tout au long de l’Antiquité puis du Moyen-Age, jusqu’à l’abolition des privilèges une certaine nuit. La rente est l’outil du puissant qui s’assure une clientèle fidèle dont la survie dépend du bon vouloir de son bienfaiteur. Aujourd’hui, les social-démocraties en fin de vie, désespérées, cherchent une solution qui n’existe pas à leur contradictions insurmontables. Du coup, elles tentent de recréer des privilèges semblables à ceux de l’époque précédente. Voilà qui ne devrait pas surprendre ceux qui ont compris la véritable nature du socialisme.

    Il est quand même plaisant d’observer ces pays au bord de la faillite consacrer leur temps à discuter d’une dépense nouvelle qui ne manquera pas de les précipiter dans le défaut final. On aurait pu l’imaginer mais sans y croire. Et pourtant, c’est exactement ce qui se produit.

    • c’est le propres des médiocres de ne jamais reconnaitre quand ils sont dans l’impasse et de poursuivre sur leur lancer jusqu’au mur…Il faut bien l’avouer la société occidental (et particulièrement l’europe) est en bout de course. Tout ce qui avait permit les incroyables progrès du passé ont disparu ne reste que le besoin de confort et la peur…

  • Au fond, quelle est la différence avec le RSA ?

  • associer Milton Friedman au revenu universel est un raccourci à ne pas faire.

    Milton Friedman est pour l’impôt négatif, qui est tout l’inverse du revenu universel : l’impôt négatif s’adresse à ceux qui travaillent mais qui ne gagnent pas assez et qui pourraient être découragés de travailler si l’impôt était trop fort.

    Le but de l’impôt négatif est d’encourager à la reprise d’activité ou au maintien d’activité.

    Le but du RU, c’est de verser à tout le monde sans condition pour assurer un niveau de vie.

    Ayn Rand, que n’a pas du lire Mr Sorman (que j’apprécie pourtant) a tout dit sur cela :

    Dans la mesure où les choses dont l’homme a besoin pour survivre doivent être produites, et où la nature ne garantit le succès d’aucune entreprise humaine, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de garantie d’une sécurité économique. L’employeur qui vous donne un emploi n’a aucune garantie que son entreprise va rester en activité, que ses clients vont continuer à acheter ses produits ou services. Les clients n’ont aucune garantie qu’ils auront toujours la capacité et l’envie d’échanger avec lui, aucune garantie de ce que leurs besoins, choix et revenus seront dans le futur. Si vous vous retirez dans une ferme autonome, vous n’avez aucune garantie vous protégeant des conséquences d’une inondation ou d’un ouragan sur vos terres et vos cultures. Si vous laissez tout aux mains du gouvernement et lui donnez tout pouvoir pour planifier l’économie dans son ensemble, cela ne garantira aucunement votre sécurité économique, mais garantira l’abaissement de la nation entière à un niveau de pauvreté misérable – le résultat pratique que toutes les économies totalitaires, communistes ou fascistes, ont démontré.
    Moralement, la promesse d’un impossible « droit » à la stabilité économique est une infâme tentative d’abrogation du concept de droits. Elle ne peut signifier et ne signifie qu’une seule chose : la promesse de réduire en esclavage tous les hommes qui produisent au bénéfice de ceux qui ne travaillent pas. « Si certains hommes ont le droit de bénéficier des fruits du travail des autres, cela signifie que ces autres sont privés de droits et condamnés à travailler en esclaves. » Il ne peut y avoir de droit de réduire en esclavage, i.e. de droit de détruire les droits.
    Ayn Rand, « The Ayn Rand Letter » ; *Ayn Rand, « Capitalism: The Unknown Ideal ».

    De même, Tocqueville mettait déjà en garde contre une tentative de RU :

    « Mais je suis profondément convaincu que tout système régulier, permanent, administratif, dont le but sera de pourvoir aux besoins du pauvre, fera naître plus de misères qu’il n’en peut guérir, dépravera la population qu’il veut secourir et consoler, réduira avec le temps les riches à n’être que les fermiers des pauvres, tarira les sources de l’épargne, arrêtera l’accumulation des capitaux, comprimera l’essor du commerce, engourdira l’activité et l’industrie humaines et finira par amener une révolution violente dans l’État, lorsque le nombre de ceux qui reçoivent l’aumône sera devenu presque aussi grand que le nombre de ceux qui la donnent, et que l’indigent ne pouvant plus tirer des riches appauvris de quoi pourvoir à ses besoins trouvera plus facile de les dépouiller tout à coup de leurs biens que de demander leurs secours. » Tocqueville (paupérisme)

    • Très bien expliqué 🙂

    • Je ne vois pas trop comment l’impôt négatif serait le « contraire » du RU. Si je veux que tout le monde reçoive au minimum 1000 leurros, qu’il travaille ou non, eh bien que je verse les 1000 à tout le monde puis les reprenne derechef en impôts à ceux qui gagnent suffisamment plus, ou que je ne les verse directement qu’à ceux qui gagnent moins, le résultat sera strictement le même.

    • Pour compléter, Frédéric Bastiat : « Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité. Ce n’est jamais sans créer pour l’avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu’on soustrait l’individu aux conséquences de ses propres actes.

      Le jour où tous les citoyens diraient : « Nous nous cotisons pour venir en aide à ceux qui ne peuvent travailler ou ne trouvent pas d’ouvrage », il serait à craindre qu’on ne vît se développer, à un point dangereux, le penchant naturel de l’homme vers l’inertie, et que bientôt les laborieux ne fussent réduits à être les dupes des paresseux. Les secours mutuels impliquent donc une mutuelle surveillance, sans laquelle le fonds des secours serait bientôt épuisé. »

    • L’humain est il paresseux par nature ?
      Ne pensez vous pas que ce RU pourrait amplifier la création d’activité ? Ou plutôt accélérer le phénomène de destruction créatrice ? Je ne sais pas mais je m’imagine bien essayer de faire autre chose que mon boulot actuel si assurer mes besoins vitaux n’est plus un problème mais c’est parce que je ne suis pas paresseux, qu’en est il de la majorité des humains ?

  • « réduirait énormément les pouvoirs de l’État, qui ne serait plus en mesure de créer des clientèles attitrées »
    C’est tout le contraire, l’état en garantissant par l’impôt un revenu à des dizaine de millions d’individus deviendra leur seul et unique maitre le spectre de la suppression ou la carotte de l’augmentation de ce revenu servant d’outil aux démagogues. Lorsque vous dépendez entièrement et sans contrepartie d’un tiers pour votre subsistance vous n’êtes pas plus libre vous l’êtes moins.
    Le revenu universel (ce revenu n’a d’universel que le nom, 60% de la population verra ses revenus baisser) c’est l’aveu d’impuissance de nos gouvernants mais plutôt que de reconnaitre que l’état est et sera toujours incapable de gérer la vie des gens l’orgueil les pousse vers ce dernier et pathétique baroud d’honneur qui consiste a pousser jusqu’à l’absurde la fiction socialiste (tout le monde essaye de vivre au dépend de tout le monde).
    OUI la solution est dans plus de liberté car ce qui provoque le chaumage dans nos société ce n’est ni l’innovation ni l’ouverture des frontières mais le blocage, le flicage, la fonctionnarisation de la société et pas la liberté de dépenser l’argent des autres. Si dépenser l’argent des autres créait de la richesse la France serait un pays de cocagne depuis longtemps puisque c’est notre spécialité.
    De manière plus pratique il est illusoire de croire que le revenu universel, si il est instauré, restera en l’état, il y aura comme pour le SMIC et les autres minimas sociaux une pression constante pour son augmentation et cette pression sera d’autant plus forte que des dizaines de millions de personnes en seront bénéficiaires. De plus, il sera impossible d’inclure toutes les prestations sociales dans un revenus minimum (sécurité sociale, APL, etc…) car le montant totale sera sans doute proche d’un SMIC donc parfaitement impossible à financer. Même la généralisation de la CMU à tous les bénéficiaires d’un revenu fera exploser le système.

  • Si c’est pour affaiblir le discourt populiste, c’est mal parti. Si c’est fait avec comme but l’optimisation des ressources de distribution, cela pourrait fonctionner, dans tous les autres cas, c’est direction le mur plein gaz.

    • Travailler contre de l’argent n’est pas une fin en soi, disposer d’un revenu seul ou avec le conjoint pour pouvoir vivre décemment avec sa famille, si famille il y a est un droit si on l’assortit de devoirs assumés.

      Le minimum décent, différent du minimum vital est un concept très subjectif

      On peut réussir très bien sa vie sans jamais avoir été au ski en vacances d’hiver, ni en vacances en été en avion à l’étranger

      Le trop peu célébré et pourtant très sérieux « Travailler deux heures par jour » des années 1970(Collectif Adret) serait à réécrire actualisé

      Guy Sorman, non caricaturé, comme ministre des Finances du Président Hamon ? 🙂

      Comment va-t-il ce soir, sans se piéger, défendre ce point clé essentiel s de son programme que beaucoup de doctes experts dénigrent sans nuances en le caricaturant ?

      • « disposer d’un revenu seul (…) est un droit » : bien sûr que non, dès lors que ce revenu est pris par la force à quelqu’un d’autre. Un droit ne peut être la conséquence d’un vol. Disposer d’un revenu, loin d’être un droit, est une contrainte que tous doivent supporter s’ils veulent vivre. On vit à la sueur de son front, pas à la sueur du front de son voisin.

        La décence est un point de vue, pas une réalité objective opposable. Si vous ne foutez rien de vos dix doigts, ceux qui travaillent peuvent considérer qu’il est décent que vous ne puissiez survivre.

        Ce qui est objectif en revanche, c’est votre liberté. C’est votre droit de choisir le suicide. Personne n’a le droit d’interférer avec votre liberté, notamment en versant le RU. Sans doute possible, le RU priverait de leur liberté ceux qui le toucheraient.

        L’affaire du RU est intéressante car elle permet de définir clairement ce qu’est un droit. Ainsi, disposer d’un revenu n’est pas un droit tandis que choisir de vivre est un droit. Mais si vous choisissez de vivre, alors il faut bosser. Eh oui, la liberté n’est jamais sans conséquence.

      • donc…mes choix de vie..les autres les assument…

        décent????? accepteriez vous de travailler pour un patron qui vous promet un revenu décent…dans quel monde vivez vous?
        décent ne veut rien dire ..on ne base pas un accord sur quelque chose qui ne veut rien dire.. d’abord parce que tout accord qui sera établi pourra être renié dès lors qu’on mettra des chiffres sur les mots…

      • « Travailler contre de l’argent n’est pas une fin en soi »
        et bien si c’est bien un fin en soit car au fond l’homme DOIT travailler car rien depuis sa naissance jusqu’à sa mort ne lui ai automatiquement acquit. Et quand on parle de travail on parle de vie, pour vivre il faut manger, boire, se protégé du froid, de la chaleur, des maladies, des prédateurs…tout cela DOIT être fait et c’est une fin en soit pour pouvoir continuer à vivre. Il n’existe que trois alternatives si vous ne voulez pas travailler : le suicide, la mendicité ou le vol. Le RU représente la troisième solution, c’est aussi simple que cela.

  • Tous ses penseurs sont de grosses nouilles, moi clown je vous dit que le RU est possible et ne coûte rien. Il suffit que la BCE le finance avec la planche a billets , c’est quand même pour cela qu’on a abandonner l’or , ne jamais manquer d’argent de poche pour nos élites… au tour des pauvres d’en profiter.

    • … au sens propre comme au figuré … dans les dents… paf ❗ Ah ils en ont plus ❓ Dans ce qui reste alors 🙁

    • Donc si j’ai bien comprit il suffit de créditer tous les comptes de France d’un million d’euros pour que tous les problèmes soient résolues? on se demande bien pourquoi on ne l’a pas fait avant…

  • Ce que l’auteur ne prend pas en compte est ce qui se passerait au lendemain de l’adoption du RU tel qu’il l’envisage, c-à-d accompagnée de l’abrogation de toutes les autres formes d’assistance versée sous une forme ou une autre à la population.
    Je ne donne pas une semaine au RU pour qu’apparaissent les premières manifestations portée par tous ceux qui verraient leur revenu diminuer suite à la perte des nombreux – trop nombreux- avantage financier octroyé par l’état spoliateur.
    Je ne donne pas un mois au RU pour voir des formations politique (et donc populiste) venir à la charge pour dire que c’est l’ultra libéralisme sauvage et, diantre, anglo-saxon en marche.
    Je ne donne pas un trimestre pour qu’une longue liste de situation toute plus particulières les unes que les autres présents des cas « exceptionnel s» pour lesquels il faut que l’état intervienne en sus du RU… Hivers un peu rigoureux, cheque mazout. Combustion de trop de mazout, incitation financière à la filière bois. Disparation des bosquets, cheque panneau solaire et subside à l’éolien.
    Je ne donne pas un quinquennat pour que la longue liste aboutisse à la solution déjà proposée par le PS aujourd’hui… Tout le bastringue de subside, d’aides, d’allocations, etc. en plus du RU.
    Ce pays, voir ce sous-continent, es foutu.
    Fuyez !

  • et on s’attaquait aussi aux revenus indécents!

    • Quels revenus indécents ? Qui peut légitimement évoluer la décence d’un revenu ?
      Le concept de décence ne s’applique pas aux revenus, qu’ils soient trop faibles (RSA, salaire minimal) ou trop élevés (salauds de patrons, salauds de financiers, salauds de sportifs, salauds de peuples oisifs, etc.).
      Tant que ces revenus ne sont pas volés à quelqu’un, ou est le problème ?

  • Est-ce que s’ils se déclarent en grève tous les jours pour obtenir une juste revalorisation de leurs indemnités, on leur retient leur revenus? C’est un grave problème, parce que ça fiche la grève en l’air…

  • Surtout une bonne mauvaise idée qui renforcerait les populiste : qui dit gain dit insider/outsider l’auteur pense sans doutes que tous le monde n’ait français et qu’il n’aura de dérives ni de réseaux mafieux

  • au fait méluche dit que 1700 euros c’est le minimum pour vivre décemment…on ne peut pas décemment dire que le principe du ru…est clair..voire bien posé…beaucoup de décence partout…ça en devient indécent.

    Ce flou n’est pas un problème mineur du RU….quelle est l’espèce d’andouille qui peut dire ce que ça veut dire?

  • Oui, M. Sorman a raison, le RU n’est viable que si on supprime toute l’usine à gaz redistributive (allocations diverses, revenus aux chômeurs – en fin de droits qu’ils ont acquis par leurs cotisations -, tarifs préférentiels à la cantine pour les gosses, pour la colo, etc. ), donc des mécanismes clientélistes mis en place par des politiques qui ne payent pas ça de leur poche mais en prenant dans celle des autres. Ce n’est pas le sens des propositions de M. Hamon qui, bien évidemment en période électorale, promet le beurre et l’argent du beurre.

    Allons plus loin ; pour que le système s’autofinance, il faut faire disparaitre les miliers d’emplois de gens qui passent leur temps à contrôler que tel ou tel individu à droit à telle ou telle chose, dont le RU… Tiens, au passage on crée du chômage… Donc il faudra que Mme Bettencourt ou M. Dassault touchent le RU, sachant bien sur qu’ils en restitueront 80% sous forme d’impôt. Cela ne me choque pas que l’état fasse un cadeau annuel de 180€ à des gens qui par ailleurs payent des dizaines de milliers d’euros d’impôt. C’est presque se moquer d’eux.

    Mais attention à un problème énorme avec ce système. S’il n’y a pas une clause du type « calcul au prorata du nombre d’années de travail dans le pays passé par le bénéficiaire ou ses parents, on va créer un appel d’air absolument gigantesque à l’immigration sauvage. Du fin fond de la planète les boat people vont affluer dans notre pays pour toucher le RU ! Donc cela voudra dire qu’il y aura deux catégories de citoyens : ceux qui pourront justifier d’un pédigree de souche suffisamment ancien et les autres. Et on fait quoi pour les autres… on recrée un système redistributif ?

  • Un revenu minimum permettant de vivre décemment. Mais il existe actuellement des boulots (parmi les plus pénibles) qui ne rapportent pas de quoi vivre décemment. Comment va-t-on avec ce RU obliger certains d’entre nous à prendre ces boulots qui sont nécessaires mais dont personne ne veut et qu’on n’accepte que lorsque on ne peut pas faire autre chose ?

  • on parle toujours de l’Homme Nouveau du socialisme indispensable à sa réussite.j’ai le regret constater que la réussite de la proposition de monsieur Sorman est de même nature….Toujours la discussion philosophique en priorité même quand le barbares sont à nos portes , Si nous partons de la réalité humaine et de la réalité tout court c’est inapplicable ….et c’est l’ouverture à toutes les turpitudes humaines …

  • Un article qui a le mérite de dissiper effectivement tout malentendu sur le prétendu « revenu universel » ou prétendu « impôt négatif ». Il s’agit bien d’une idée socialiste, incompatible avec le libéralisme.
    1) « la collectivité nationale garantit à chacun en tout temps, qu’il soit riche ou pauvre, actif ou chômeur, un revenu qui permette de vivre décemment », Difficile de faire plus collectiviste ! Ce sont toujours des individus et non « la collectivité », qui créent, par leur travail, les biens et services qui permettent de « vivre décemment ». Au passage, ça veut dire quoi « décemment » ? La « collectivité nationale », si tant est qu’elle existe, ne crée rien, pas plus qu’elle ne peut garantir quoique ce soit. Pourquoi faut-il un « revenu » pour vivre « décemment » si ce n’est pour s’approprier une partie du fruit du travail des autres sans rien donner en échange, prétention contradictoire qui, dans une même proposition reconnaît que le travail n’est pas gratuit (si non, pas besoin de « revenu »), tout en refusant aux contributeurs leur droit de jouir librement des fruits du leur. Car, et c’est là qu’apparaît la supercherie :
    2) Un « revenu universel », un « impôt » négatif »,ça n’existe pas et ça ne peut exister. Il y a forcément des contributeurs et des bénéficiaires. Je te prends 2000€ tous les mois et t’en restitues 800€ sous forme d’impôt négatif, tu payes 1200€ d’impôts tous les mois.
    3) Suivent tout une panoplie d’arguments « techniques » déjà avancés par le défunt Jacques Marseille il y a pas mal d’années. Rien de nouveau. En gros, l’attribution sans condition du prétendu « universel » simplifierait les procédures administratives et ferait faire des « économies » à « la collectivité ». Comme on vient de voir qu’il y aura bien des contributeurs et des bénéficiaires, tous ces arguments tombent à l’eau car il faudra bien faire le tri.
    4) On peut prédire à coup sûr l’enchaînement des événements qui suivraient l’adoption de cette nouvelle forme de spoliation universelle (de ceux qui travaillent) car c’est déjà ce qu’on peut observer depuis la mise en place des « minimas sociaux » et autres mesures de redistribution forcée actuellement en vigueur :
    – tous ceux dont les revenus du travail nets d’impôts et taxes sont proches du « revenu minimum garanti », tous ceux qui en ont marre d’être contributeurs, continueront à cesser progressivement puis de plus en plus rapidement de travailler, pour passer du statut de contributeur à celui de bénéficiaire
    – pour continuer à payer les bénéficiaires, il faudra, en conséquence, augmenter les contribution, ce qui découragera de nouvelles vagues de travailleurs qui viendront grossir le nombre des bénéficiaires et ainsi de suite
    – moins de travailleurs = moins de biens et services produits, d’où accélération des pénuries en tous genre et augmentation des prix de tout
    – poursuite de la destruction accélérée du capital (par non remplacement) et avec celle-ci, baisse de la productivité des travailleurs restants entraînant une nouvelle baisse des salaires réels et du niveau de vie général.
    Loin de « rassurer les peuples » et « d’accompagner le développement économique », la mise en œuvre de cette fable ne ferait que nous précipiter encore plus sûrement qu’à l’heure actuelle vers la misère généralisée et probablement la tyrannie. Si on un vrai partisan du progrès social, il faut soutenir et promouvoir les idées libérales, les vraies.

  • C’est moi , ou cela a un bon vieux relent de communisme , que personne n’a paru souligner ici !???
    D’un égalitarisme forcené , pour mieux asservir .
    Du genre  » On vous donne de quoi ne pas crever de faim , alors fermez vos gueules et laissez nous nous enrichir en paix et réélisez nous à l’infini !  »

    Mais ici , je n’ai lu que des commentaires techniques sur la possibilité ou non de mettre ce machin en place .
    Il doit me manquer quelques cases idéologiques au cerveau .

    • On n’a pas du lire les mêmes commentaires. Nombreux sont ceux qui comportent d’excellentes critiques de fond et considèrent cette proposition pour ce qu’elle est, comme vous. Quant aux « asservisseurs » qui dominent une société communiste, rappelons au passage aux candidats potentiels que leur position n’est guère enviable, comme l’a montré l’histoire de tous les peuples asservis par les communistes :
      – vie dans un environnement de misère généralisée auquel ils ne peuvent pas échapper, même en étant privilégiés
      – risque permanent de faire partie de la prochaine vague de purges.
      Seul dictateur suprême, lorsqu’il a réussi à éliminer tous les autres candidats, est à l’abri. Mais il n’y a qu’un seul élu !

  • Mes grands parents ne sont plus de ce monde mais ils auraient été horrifiés par cette affaire. Nous avons oublié, où nous ignorons, comment nos ascendants ont travaillé dur pour seulement manger à leur faim. Pour ces générations, être assisté par la collectivité était une honte absolue. Ils auraient probablement considéré le revenu universel comme la dégénérescence la plus aboutie de nos sociétés occidentales peuplées de consommateurs râleurs attendant que tout leur tombe tout cuit dans le bec (et plus vite que ça).
    Les générations actuelles trouvent normal (et définitif) que l’eau chaude coule des robinets sans se rendre compte que la chose pas si anodine que ça, repose sur des structures complexes et…couteuses nécessitant en permanence de créer de la richesse à tous les niveaux.

    Hélas, tout se passe aujourd’hui comme si on pouvait faire absolument n’importe quoi sans que rien ne change de notre existence quotidienne : donner de l’argent sans contrepartie, faire embaucher les chômeurs par l’état, reprendre les entreprises boiteuses etc. tout cela sans que rien ne menace notre vie quotidienne vécue comme définitivement acquise… pas seulement l’eau chaude dont j’ai parlé plus haut mais l’existence des écoles, des hôpitaux, des infrastructures routières etc..
    Erreur ! grave erreur !
    Tout se paie un jour

  • et en plus quand on crée un bidule dont le nom est trompeur..on peut s’attendre au pire, revenu universel?
    Non « redistribution » élargie. mais au fait les revenus sont distribués ou gagnés?

    Disons : charité forcée et organisée par l’état sans critère d’obtention autre que la pauvreté relative financée par ceux qui n’en bénéficient pas ..le CFOESCOPRFPCQBP..pas le RU

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