Expérimentation du revenu universel en Finlande

La Finlande va-t-elle servir de modèle pour les autres pays européens ?

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Helsinki-Mariano Mantel(CC BY-NC 2.0)

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Expérimentation du revenu universel en Finlande

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 janvier 2016
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Par Guy Sorman

Helsinki-Mariano Mantel(CC BY-NC 2.0)
Helsinki-Mariano Mantel(CC BY-NC 2.0)

 

Les politiciens de profession sont devenus très ennuyeux, ce qui explique l’émergence, dans toutes les démocraties occidentales, de partis rebelles : Ciudadanos en Espagne, Le Front national en France, le Tea Party, Parti du Thé aux États-Unis, les Indépendantistes catalans ou écossais… Il faut comprendre les électeurs : ils s’ennuient à subir les mêmes ritournelles, à droite et à gauche. La politique, dès l’instant où elle est devenue un spectacle, exige du nouveau. Mais pas seulement pour des raisons superficielles : les vieux programmes incessamment recyclés n’apportent pas de solution à des situations pénibles, durables, parfois héréditaires, comme le chômage des jeunes non qualifiés ou la dépendance excessive de certaines strates de la population envers les aides publiques. Il en va de même face à l’immigration, où les discours symétriques et opposés de la mondialisation ou du nationalisme ne se traduisent en rien par des effets pratiques : les migrants, en dernière analyse, décident seuls de leurs mouvements.

Ce ne sont pourtant pas les idées qui manquent, conçues et affinées par les économistes et sociologues dans les Universités, les Laboratoires, les Fondations et les études et ouvrages publiés. Mais tout se passe comme si les politiciens ne lisaient rien, ne consultaient aucun expert en dehors de leurs conseillers en marketing et fabricants de slogans usés. Ce qui rend d’autant plus stimulante une innovation fondamentale, que la Finlande s’apprête à expérimenter : le revenu minimum universel, nommé souvent par les économistes Impôt négatif sur le revenu.

Le concept est ancien : on l’attribue souvent à Milton Friedman qui l’a défendu avec ardeur et talent dans les années 1980. Mais la proposition était déjà disponible sur le marché des idées, de père inconnu. Dans le projet finnois qui devrait être mis en œuvre cette année, chaque citoyen adulte, quel que soit son revenu et sa situation, recevrait une allocation mensuelle de l’ordre de 800 euros. Chacun serait libre d’utiliser cette somme à sa guise, considérant que tout individu, pauvre ou riche, est responsable de son destin : s’il consacre son allocation mensuelle à acheter de la vodka, c’est son choix et l’État ne doit pas s’en mêler.

Cette allocation implique, en contrepartie, la suppression de la plupart ou de toutes les aides sociales accordées jusqu’ici par l’État, sous condition de revenus et affectées obligatoirement à une destination spécifique, comme l’aide au logement, à la scolarisation des enfants, à l’isolation de votre logement, etc. La suppression des anciennes aides conditionnelles devrait dégager des ressources publiques suffisantes pour financer le revenu garanti universel : ce serait un jeu financier à somme nulle. La bureaucratie qui actuellement gère les aides sociales n’aurait plus raison d’être, elle disparaîtrait. Il ne serait plus nécessaire de solliciter quelque aide que ce soit, de remplir un dossier et au bureaucrate compétent d’examiner ce dossier et de décider d’aider ou non le solliciteur.

Le revenu garanti automatique devrait desserrer l’étreinte de la bureaucratie publique sur les citoyens, inversant un siècle de socialisation par le haut. En pratique, chaque citoyen devra remplir une déclaration d’impôts, recevoir automatiquement son allocation mensuelle, quel que soit son revenu, et réintégrer, dans son revenu taxable le montant de l’allocation. Les plus modestes qui ne payent pas d’impôt sur le revenu conserveraient donc l’intégralité de l’allocation et les autres en restitueraient une partie, ce qui, de fait, introduit une certaine progressivité dans l’allocation.

Le diable se cachant dans les détails, on ne sait pas encore, en Finlande, à quel seuil de revenus l’allocation universelle pourrait ou non être taxée ; on ne sait pas encore si cette allocation remplacerait toutes les aides sociales existantes ou si certaines seraient maintenues comme, par exemple, des aides aux handicapés.

Fait remarquable, extraordinaire, tous les grands partis finnois approuvent cette initiative : elle n’est ni de gauche ni de droite. À gauche, on peut se rassurer en caractérisant l’aide généralisée de l’État à tous comme une forme achevée de socialisme universel. À droite, on peut y voir un recul sans précédent du contrôle de la bureaucratie sur les citoyens, une extension de la liberté du choix, une restitution, sans condition, aux citoyens d’une partie de leurs impôts.

Le gouvernement finnois en attend des effets bénéfiques sur l’emploi et la croissance : un jeune ou moins jeune peu qualifié acceptera plus volontiers un emploi médiocrement rémunéré, sachant que par ailleurs il continuera à percevoir son allocation universelle. Par symétrie, l’employeur hésitera moins à recruter ou licencier, l’allocation universelle jouant le rôle d’amortisseur social. Comme la richesse nationale est fonction du nombre de personnes actives, la Finlande en espère un sursaut de croissance. L’allocation pourra, le cas échéant, régler le flux migratoire selon que le gouvernement décide ou non de l’attribuer seulement aux citoyens et résidents légaux.

Au total, ce projet est tellement simple et apolitique que l’on se demande pourquoi il n’a jamais été appliqué, alors même que la procédure est vantée par les économistes depuis cinquante ans. Il faut envisager que la classe politique et bureaucratique craint d’innover et plus encore de perdre une partie de son influence sur la société : l’abandon des aides sociales spécifiques ne permettra plus d’acheter des voix électorales. Si l’expérience finlandaise est convaincante, toute l’Europe suivra1, exactement lorsqu’au début des années 1980, le monétarisme américain s’est imposé, jugulant l’inflation, et que les privatisations, inventées en Grande-Bretagne, se sont universalisées. Un jour prochain, on parlera peut-être d’un modèle finlandais, ce qui rendra la politique ordinaire moins ennuyeuse, l’État moins pesant, les citoyens plus responsables.

Sur le web

  1. Le projet de votation en Suisse, instaurant un minimum garanti pour tous, est une caricature du projet finnois : le montant élevé inciterait à ne plus travailler du tout et ne pourrait pas être financé, car il n’envisage pas d’élimination des programmes sociaux existants.
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  • moins de bureaucratie , moins de fonctionnaires , moins de paperasse….pas sure que cela plaie à nos zélés zélus du ps ….

  • le revenu de bas apparaît comme un mieux sur le plan de la bureaucratie, pour autant il y des problèmes tant pratiques que moraux.

  • « si certaines seraient maintenues comme, par exemple, des aides aux handicapés » ce serait choquant? injuste? pas libéral?

    • Ce serait légèrement contradictoire avec le principe.
      Si on fait une exception, pourquoi ne pas en faire avec l’assurance chômage, les allocations familiales, etc, vendues aux enchères de la démagogie électorale ?

      • c’est vrai que la « solidarité contrainte » pour les handicapés, les accidentés, des personnes âgées et ceux atteints de maladie grave c’est carrément du communazisme. Hayek n’était donc pas un vrai libéral.
        Je me dis parfois que si la voix des libéraux ne se fait guère entendre, particulièrement dans la Socialie française où les ondes sont saturées de Mollande, de Méchancon, de Cécile Duflop et autres Marine Le Peine (à beaucoup de choses), il y a des cas où ce n’est pas plus mal que ça ne s’ébruite pad trop. Camarades estropiés, vous n’avez pas été assez responsables et remettez vous-en à la bonne fortune caritative, parmi tous les libéraux à la soif de vaincre quoitidienne, au patrimoine génétique supérieur et au QI élevé, il y a aura bien un Bill Gates pour s’occuper de vous

        • Pourquoi n’y en aurait-il pas, en effet ? La sympathie pour son prochain dans le malheur n’est pas l’apanage des seuls losers, au patrimoine génétique inférieur et au QI faible, que je sache.

        • @ Salma :

          En quoi la solidarité contrainte est-elle encore de la solidarité ?

          Si vous voulez voler les uns pour donner aux autres sous quelque motif que ce soit, appelez cela un vol, mais ne cachez pas ce fait sous des mots vides de sens comme : solidarité, générosité, etc …

          Il est si facile d’être généreux avec l’argent des autres …

  • Hum Tea-party ne fait pas référence à un parti politique (beaucoup sont républicains, quelques uns non inscrits) mais à une part, une fête, celle improvisée qui a eu lieu à Boston en 1773. Ses membres ne demandent pas des expérimentations plus ou moins hasardeuses, mais un retour strict à un texte à peine plus récent : la constitution. En fait les démocrates et républicains mainstream sont au contraire veux qui veulent innover et l’ont fait depuis déjà longtemps avec les conséquences désastreuses que l’ont voit…

  • Bonjour

    Je ne comprend pas les libéraux qui sont pour le RU.

    Les libéraux sont pour limiter au maximum l’intervention de l’état, le RU va au contraire sanctuariser les allocations au lieu de les diminuer.

    • La lutte contre la bureaucratie est prioritaire sur celle contre les aides sociales pour pas mal d’entre nous.

      • Bonjour SweepingWave

        AMHA l’effet sera inverse.

        -Le RU deviendra systématique pour toute la population et légitimera l’intervention de l’état sur TOUT le monde.

        -La bureaucratie et les aides sociales sont les deux même face de l’état providence.

        La bonne tactique est plutôt de diminuer la surface d’intervention des lois sociales et réduire les allocations et non de les fusionner.

        L’état n’a pas à intervenir dans le marché.

        • A partir du moment où le RU est imposable, votre argumentation s’effondre.

          • On en a discuté mille fois, c’est une horreur économique (l’argent gratuit des autres) avec des effets incontrôlables et qui va engloutir 25% du PIB.. et il faut continuer à payer le reste, les maladies, les écoles, la culture, le sport, l’armée, les retraites, la police, les routes etc..

            En plus comme on est bobo, on va le filer au étrangers (pas taper).. CPEF

          • Perso j’ai bien ri en lisant ceci :

            « Les plus modestes qui ne payent pas d’impôt sur le revenu conserveraient donc l’intégralité de l’allocation et les autres en restitueraient une partie… »

            et cela :

            « ce serait un jeu financier à somme nulle. »

            Une somme nulle se fait avec des plus et des moins… Que l’auteur retourne à l’école.

        • Réduire les aides sociales n’est politiquement pas possible donc oubliez ça.

          Ce RU est une solution intelligente pour réduire massivement le nombre de fonctionnaires ainsi que les dépenses sur les bâtiments où ils opèrent sans pour autant braquer la population et en trouver un soutien politique élargi.
          Ce n’est pas une fin en soi mais c’est un excellent début, à condition qu’il y ait des gardes fous : Pas d’augmentation annuelle supérieure à l’inflation, uniquement pour ceux ayant la nationalité française voir d’un pays de l’UE (UE oblige) et pas d’aides autres pour des catégories spécifiques.

          A force de ne vouloir rien faire et de ne s’ouvrir à rien les libéraux vont finir par perdre toute crédibilité.
          Il s’agit là d’une expérience très intéressante dont je suis impatient de voir les effets, la Finlande en difficulté économique cherche à innover et c’est fascinant. Rendez-vous dans quelques années pour voir où cela mène.

          • Expérience très intéressante, certes, et dont je suis tout aussi impatient de voir l’effet, si elle est conduite de manière honnête. Distribuer plus du quart du PIB sans contre-partie de création de richesse, ça devrait rappeler très vite quelques réalités arithmétiques, lesquelles, ne vous en déplaise, ont encore la priorité sur la politique.

            • « Distribuer plus du quart du PIB sans contre-partie de création de richesse »
              Ca existe déjà, ça s’appelle payer les fonctionnaires.

            • « Distribuer plus du quart du PIB sans contre-partie de création de richesse » … complétement faux à partir du moment où le RU est intégré dans le calcul des impôts et que les allocations sont supprimées.

              Arrêtez de gesticuler des épouvantails, ca ne rajoute rien au débat.

              • On ne doit pas avoir la même conception du terme « création de richesses ».

                • Pour moi, l’idée est de limiter la « destruction de richesse ». Question de bilan final …

                  La pauvreté, la non intégration d’une partie de la population sont sources de destruction de richesse :
                  – par la charité (au mieux) ou la redistribution forcée,
                  – par l’insécurité (physique ou prophylactique),
                  – par l’instabilité politique et économique, le fractionnement de la société,
                  – par la diminution des échanges en valeur et en quantité et les diminutions d’échelle dans la production.

                  La validité, la faisabilité, le bilan final restent théoriques et la mise en place utopique, mais je ne vois pas en quoi le principe d’augmenter les richesses en évitant de les détruire vous gêne. (Quand on a bien posé par principe que le but n’était pas l’égalitarisme).

            • @Michel
               »
              Distribuer plus du quart du PIB sans contre-partie de création de richesse, ça devrait rappeler très vite quelques réalités arithmétiques, lesquelles, ne vous en déplaise, ont encore la priorité sur la politique
               »

              cela fait longtemps que les QE et autres interventions fiduciaires ont destitué l’arithmétique du domaine de l’économie.

              • la contre partie est connue.
                les gens avec le Ru sont rassurés, tentent plus, font de meilleur choix égoistes que parfois les politiques n’imaginent pas (genre envoyer les gamisn a l’école, investir dans une boutique, se payer le permis)

                Ce qui est marrant c’est que les antilibéraux poussent une vision idylique des fonctionnaires qui sauraient tout, et une vision cataclysmique des gens qui seraient irresponsables.

                la vrai vision libérale c’est que les gens sont mieux placés pour choisir pour eux que pour les autres.

                maintenant le Ru c’est effectivement un truc qu’n s’impose en groupe pour se libérer de l’état. sinon de toute façon il restera de sproblèmes que l’état devra mal gérer, genre la santé, les gens malheureux qui rendent les autres malheureux…
                C’est aussi une assurance. qu’elle soit obligatoire est effectivement contre certains dogmes libéraux, mais c’est un gros progrès quue le Ru soit inconditionnel.

                on financera les artistes, les entrepreneurs (pendant les vaches maigres), les étudiants, les mathématiciens, les sportifs fous…
                et indirectement beaucoup vont créer de la valeur pour les autres.
                c’est une infrastructure, mais c’est pas l’état qui décide, c’est chacun qui décide de construire son infrastructure…
                car au fond, tant qu’on pense près de soi, on est des gens cools et responsables.

            • « quelques réalités arithmétiques, lesquelles, ne vous en déplaise, ont encore la priorité sur la politique »

              Ne vous en déplaise pas, c’est loin d’être le cas. Sinon nous n’aurions pas de déficits budgétaires intenables, mais en même temps, nous aurions une gestion des finances publiques (étatiques) purement technocrate, pour le meilleur ou pour le pire.

          • « les libéraux vont finir par perdre toute crédibilité. »

            euh, j’ai un doute sur le montant de la crédibilité des libéraux

            • @Salma :

              Comme disait Von Mises (dans l’action humaine, quasiment à la fin), contrairement au socialisme, aux disctateurs et autres, le libéralisme / capitalisme de marché n’ pas besoin qu’on lui érige des statues.

              Il suffit de regarder autour de soi dans un pays développé.

              Pour la crédibilité du libéralisme, regardez donc autour de vous ce qui marche…

        • Tous les Etats développés de la planète ont un Etat providence pour certains très dispendieux pour d’autres à minima mais qui est quand même présent.

          Etre pour la suppression totale de l’Etat providence c’est faire de l’idéologie.

          Pour la bureaucratie ça bien au delà du marché elle a envahi toutes les sphères de la sociétés, le public comme le privé.

          Il n’ y pas que les lois sociales qui peuvent perturber le marché, loin de là, les normes sur tous les secteurs y jouent beaucoup.

          Si ce RU permet d’économiser sur le reste des prestations sociales pourquoi pas. Au final la conditionnalité de la plupart des prestations sont telles en terme de paperasse administratives et de bureaucratie que l’expérience vaut le coup d’être tenté.

          • Mais il faudra quand même de la bureaucratie, vérifier qu’on ne le touche pas 2 fois, que l’on n’est pas mort, donc cerfa à remplir et attente aux guichets et plein de certificats à fournir.

            • Certe mais elle sera toujours moins imposante que ce qu’elle est.

              A part si vous trouvez que la situation actuelle est idéale est on ne peut faire mieux auquel cas j ai un peu de mal à comprendre la démarche de certains libéraux.

              • Faire disparaitre une partie de la bureaucratie française ? Commençons par là, et on reparlera du revenu universel après.

                « Les plus modestes qui ne payent pas d’impôt sur le revenu conserveraient donc l’intégralité de l’allocation et les autres en restitueraient une partie, ce qui, de fait, introduit une certaine progressivité dans l’allocation ». Surtout pour ceux qui devront forcément rembourser plusieurs fois l’allocation, l’argent ne venant pas de nulle part.

          • @ Lazarius :

            Tous les états développés de la planète ont un roi et des cerfs comme sujet, vouloir la disparition des rois, l’éducation pour tous et la démocratie, c’est faire de l’idéologie.

            Ca, c’était avant 1789 …

            • La c’est vous qui en faites j observe juste la realite.l’Etat sans Etat providence n’a à ma connaissance pas vu le jour.

      • En théorie, tout est toujours parfait.

        Je ne suis pas certain que rendre tout le monde dépendant de la dépense de l’État réduise la bureaucratie…

        • Une bureaucratie moins tentaculaire, plus petite. Techniquement c’est le but, et ça m’irait bien.

          • Moi aussi, mais je me méfie des belles promesses et des solutions toutes faites.
            Je préfère juger les politiques aux résultats qu’aux intentions.

            Je doute donc franchement que si on adopte un RU, il y ait ce genre de contrepartie.

            La pression clientéliste sera très forte, les clients des politiques voudront leurs avantages, les fonctionnaires, qui représentent une grosse partie du PIB des dépenses publiques ne se laisseront pas faire.

            Ce genre de politique nécessite qu’il faille compter sur l’intelligence, la compétence et l’honnêteté du politicien, et ça, c’est déjà la preuve de son échec.

            • @ph11
              « Je préfère juger les politiques aux résultats qu’aux intentions. »
              D’où l’intérêt de cette expérimentation 🙂

            • En même temps :

              – Compter sur l’intelligence, la compétence et l’honnêteté du citoyen, c’est fort désirable.
              – Les politiciens sont quand même, avant tout, des citoyens.

              Il faut sûrement ramener les politiciens sur la terre ferme, puisque lorsqu’ils flottent, ils deviennent dangereux. Cependant, la plupart de l’attrait du revenu universel repose sur son impartialité et son manque d’arbitraire. Or, c’est précisément par cet arbitraire que les politiciens obtiennent la possibilité même de corrompre la population. Je trouve qu’il y a moyen de façonner le revenu universel pour que, justement, la marge d’intervention du politique soit moindre que dans le cas de l’état-providence actuel. Je sais que c’est contre-intuitif et que l’idée de donner de l’argent à des gens « pour rien » gène plus qu’un. Je comprends ça parfaitement.

              De toute manière, nous avons la chance, je dirais même le privilège quitte à utiliser le lexique des égalitaires à deux balles, de pouvoir contempler la première tentative de mise en place sans qu’elle nous touche directement. Et d’en tirer des leçons.

    • Les allocations ne sont pas pire que l’impôt, ce qui est terrible se sont les privilèges d’allocations et d’impôts, qui entraînent clientélisme et détournements.

    • La réponse est dans votre question : limiter AU MAXIMUM. Cela n’en fait pas forcément une bonne idée – on risque fort de découvrir que l’on a sous estimé l’incitation à ne pas travailler. Mais cela « limite » bien l’intervention de l’état dans la mesure où l’on remplace des milliers de règles par une règle unique.

      Ce serait encore plus cohérent en l’associant à la « flat tax ». Peut-être même que cet impôt favorisant la « cupidité » serait l’antidote au RU favorisant la « paresse ». Mais ça devient tellement révolutionnaire (et donc risqué) que j’ai un gros doute, aussi bien pour son adoption que pour sa réussite.

      • Bonjour pragmat

        Je parle de limiter, en france actuellement nous sommes pas dans la limitation, mais dans l’excès de l’état.
        Actuellement on a 57% de dépense de l’état et le RU valide ce niveau de dépense excessif.

        Friedmam proposait un impot neg mais le niveau de l’époque au US n’était pas si délirant.

        L’urgence est de rééquilibrer les budgets et non pas de faire des experiences constructivistes hasardeuses.

        Le RU est anti liberal car c’est redistributif et basé sur l’idée socialiste, ‘A chacun suivant ses besoins’.

        Ps et je ne parle pas des effets d’aubaine, l’étudiant qui prolonge ses études, la femme au foyer (pas taper) qui va toucher, et le pre retraité qui partira plus tot.

        • Je suis totalement persuadé que l’on est dans l’excès, que l’on a dépassé le taux de prélèvement permettant une simple survie de l’économie et que les budgets ont besoin d’être rééquilibré.

          Mais ne jetons pas par principe le bébé avec l’eau du bain sur le côté redistributif ou social :
          – l’idée de RU ne repose pas sur des besoins individuels estimés de façon subjective et adaptée de manière individuelle (à celui qui crie le plus fort). Elle traduit pour moi une réalité sociale : le libéralisme étant un système social (d’échange libre entre les individus), il nécessite l’acceptation et la coopération de l’ensemble des individus, y compris ceux qui sont pas, peu, plus, mal adaptés. D’un point de vue économique, une masse importante de miséreux, de malades, de non-intégrés est tout simplement un frein important. La générosité a souvent des arrières-pensées – tant mieux ou tant pis.

          Quant à l’effet d’aubaine, c’est ma principale interrogation et je pense que ceux qui mettront en place le RU sans la « flat tax » et sans revoir le niveau global de prélèvement iront au mur.

          • Je ne suis pas si pessimiste que vous, je considère que la plupart des gens peuvent trouver leur place et leur bonheur dans la société, mais l’état met des barrières partout SMIC, loi sur l’habitat, salariat ect..

            Il est vrai qu’il restera malheureusement des asociaux, et pour eux aucune solution n’est satisfaisante.
            Mais le libéralisme n’est pas un système parfait, et prétendre que l’intervention de l’état sera bénéfique est un voeu pieux.

            • « prétendre que l’intervention de l’état sera bénéfique est un vœux pieux. »

              D’où l’idée de limiter au maximum (non pas en budget ou pourcentage de prélèvement qui ont leurs propres limitations), mais en nombre de règles.

              En outre sur un aspect pratique, l’éducation et la mentalité n’ont pas préparé les générations actuelles en France à s’auto-assumer. Et c’est de fait la vraie réforme – et la plus difficile – à mener. La loi n’est pas le problème : elle est (plus ou moins) le reflet des mœurs. Mais quand ces mœurs nous conduisent à une impasse – l’idée de vivre au dépend de l’état donc des autres – on va inévitablement au mur.

              Le RU n’est concevable pour un libéral que comme une indemnité de subsistance. Cette limite et les implications sur le changement de société devrait en faire un épouvantail pour les socialistes. Ce sont les américains qui devraient tenter l’expérience.

            • Je pense que vous avez tous deux une vision décalée de ce dont sont prêt les Français et surtout les jeunes aujourd’hui.

              Sinon comment expliquer la popularité de Macron dans les sondages ?

      • Si on se base sur les 50 Mds prévus en Finlande, le revenu universel en France ferait un budget de 600 Mds à lui seul, auquel il faudrait ajouter au moins 200 Mds de dépenses incompressibles. Le taux de flat tax qui serait nécessaire à percevoir plus de 800 Mds doit être, par comparaison avec la CSG, de l’ordre de 8 fois celui de la CSG donc environ 120%. Bonjour les dégâts…

        • De fait, il semble bien que la France soit impossible à réformer. Tant mieux ou tant pis pour nous. Mais si un autre pays européen était capable de mettre en place quelque-chose de cohérent et efficace et accueillait les immigrants au moins européens, alors j’apprends la langue et je fais ma valise.

        • 800€ x le nombre d’adultes ne fait pas 600Mds
          Il faut comparer la somme aux dépenses sociales actuelles.
          La suppression de la plupart des niches fiscales peut être aussi un élément de calcul.

          • Je ne crois pas que ce soit limité aux adultes. Mais même, enlevons les 14 millions de – de 18 ans, 800 x 12 x 52 000 000 -> 499 Mds

            • J’ajoute qu’il faut comparer la somme au PIB privé, soit environ 900 Mds.

            • Non le RU n’a de sens que si il est imposable et que l’assiette de l’impôt fait en sorte que la flat tax commence bas pour équilibrer le coût.

              De plus le RU supprime allocations chômage, retraite, niches fiscales, invalidité, ISF …

              Votre calcul est complètement faux : Vous calculez avec le modèle actuel comme si le RU était un cadeaux en plus, ce qui n’a aucun sens.

              • Vous ne proposez pas de calcul différent. Mon calcul donne les mêmes résultats que l’on applique à la France ou à la Finlande, Finlande 50 Mds. de coût estimé, 5 et quelques millions d’habitants, 190 Mds de PIB. France 12 fois plus, donc coût estimé 600 Mds. Vous pouvez toujours dire qu’on va faire de merveilleuses économies en supprimant toutes les allocations, il reste des dépenses incompressibles (armée, police, justice, éducation, infrastructures). Donc faites le calcul du taux de la flat tax nécessaire, et postez-le plutôt que d’affirmer autoritairement que le mien serait faux.

                • @MichelO : Vous devez au minimum enlever les 15 millions de moins de 18 ans (qui n’y ont pas droit), les 20 millions de retraités, les 1 millions de personnes qui touchent une pension handicapé, les 2 millions de bénéficiaires du RSA, les 3 millions de chômeurs pour éviter le double comptage, soit 41 millions, il vous reste 25 millions de personnes, pour lesquelles il faut enlever les charges salariales et patronales, les impôts, CGS, RDS etc… qui servent à payer les allocations des 41 millions et la part d’impôt payé sur le RU par tout le monde.

                  Faites le compte, le RU coute moins cher que le système actuel.

                  Pour les étrangers, le système est simple : ne touchent le RU que les personnes payant l’impôt.

                  • Pas clair, que conservez vous dans les recettes, et que conservez vous dans les dépenses ? Par exemple, vous dites qu’il faut enlever les moins de 18 ans. Cela veut-il dire que vous supprimez les allocations familiales et autres aides à la famille, mais que vous ne les remplacez pas ? Est-ce que les bénéficiaires du RU devront se payer leurs assurances chômage, maladie, retraite, avec ?

                  • Ah c’est le revenu universel sauf pour les retraités, les chômeurs etc…
                    Pour votre info : la retraite et le chômage sont des formes d’assurance (en théorie) et si vous baissez les revenus ou le RU suivant les situations ce n’est plus universel.
                    D’autre part vous oubliez que tous ceux qui vont se désengager du travail n’auront jamais cotisé pour leur retraite ni pour leur santé…
                    Tous les études de RU prévoient un niveau de 300E par enfant… Pour la Finlande on en reparle, vous verrez.

                    Et 800E pour vivre, se loger et payer son assurance santé… c’est comique.
                    Par contre en couple avec 2 gosses ça le fait un peu mieux…. mais c’est une inégalité ça !

                • L’assurance chomage et la sécurité sociale (hormis la branche famille) sont des régimes assurantielles, pas redistributif. Donc aucun moyen de réduire ce qui engloutis la majorité du PIB avec le RU.

  • Autre détail, le revenu universel doit plus à Hayek qu’à Friedman qui l’a simplement amélioré avec l’idée d’impôt négatif qui réduit un peu les effets négatifs qu’un tel dispositif aura dans quasiment tous les cas.
    Ce type de mesure attire les socialistes en tant qu’elle est une mesure de redistribution généralisée. Elle attire un peu les libéraux en tant que transition permettant de détruire progressivement le système de redistribution et l’état providence.
    Donc il est facile de le mettre en place (enfin, presque) mais la suite promet d’être rock and roll et va très probablement conduire à l’explosion des dépenses puisque les économies liées aux suppressions de postes de fonctionnaires ne seront jamais réalisées et que très vite il y aura pression pour monter le niveau du dit versement…

    M’enfin ça coûte rien de penser que les socialistes vont d’eux même se transformer en anar’cap et les liberaux résister aux tentations du pouvoir et de la popularité… Ça coûte rien mais c’est une erreur !

  • Une association milite pour le revenu de base en France, et elle commence à avoir de l’audience. Malheureusement la contrepartie bien mise en évidence dans l’article ci-dessus et appliquée quasi strictement dans le projet en Finlande, à savoir supprimer l’usine à gaz des aides sociales de toute sorte, ne fait pas partie de leur programme. Ainsi présenté, le projet est donc une utopie car impossible à financer.

    La suppression de cette usine à gaz redistributrice et son remplacement par un « tuyau » unique et simple à mettre en oeuvre est un projet ultra-libéral car il vise à libérer l’individu de l’emprise de l’état et à lui rendre sa liberté. C’est là probablement un point où le bât blesse : les services sociaux le savent bien, nombre d’individus qui relèvent de leur cercle d’action sont incapables de gérer un budget, et notamment assurer le minimum à leurs enfants pour leur permettre de suivre une scolarité normale. Si le revenu universel sert à acheter de la vodka ou autres biens de consommation plus ou moins utiles, au détriment de la nourriture et des vêtements des enfants, il faudra bien que l’état y veille d’une manière ou d’une autre. Peut-être ce risque est il plus faible en Finlande que dans l’Europe du sud.

    Je verrais bien, pour combattre cette dérive possible, le revenu de base versé sur un compte en banque spécial, dit « compte social », avec la possibilité aux créditeurs d’accepter ces chèques seulement en contrepartie de produits dits de première nécessité (énergie, vêtements, nourriture à l’exception de l’alcool, etc.).

    • En gros vous voulez mettre tous les gens sous tutelle administrative pour les libérer de l’administration ?

      • Le RU, dès lors qu’il n’est pas un revenu unique, ne peut pas être considéré comme une mise sous tutelle générale.

        • Vous n’avez pas lu le commentaire au dessus du mien, n’est-ce-pas ? « un compte spécial » qui ne peut servir que pour les produits dits de de première nécessité, c’est quoi ? C’est pas une mise sous tutelle administrative (parce que bien sûr c’est l’administration qui fixera la liste et contrôlera son respect). Et comme tout le monde aura ce compte (sinon ce n’est pas un revenu universel) tout le monde est mis sous tutelle.

          Bravo la liberté !

    • « les services sociaux le savent bien, nombre d’individus qui relèvent de leur cercle d’action sont incapables de gérer un budget »

      N’y a-t-il pas un cercle vicieux? Quelqu’un fait des graves erreurs de gestion, se retrouve dans le besoin, fait appel aux services sociaux, qui l’aident (c’est leur mission). Comme au final il s’en sort pas trop mal, il recommence…

      Je ne crois pas que la majorite des gens qui dependent des services sociaux soient debiles. Certes, il y a quelques exceptions, mais la majorite s’adapte a son environnement « social ».

    • « Si le revenu universel sert à acheter de la vodka ou autres biens de consommation plus ou moins utiles, au détriment de la nourriture et des vêtements des enfants, il faudra bien que l’état y veille d’une manière ou d’une autre. »

      Fouyayaya…

      Donc, il faut que l’État vive la vie des gens à leur place…
      1/ pas viable
      2/ Ces gens ne seront plus des citoyens, mais des charges lourdes pour lesquelles il deviendra tentant de les liquider… …dans quel sens du terme ?

  • « un jeune ou moins jeune peu qualifié acceptera plus volontiers un emploi médiocrement rémunéré, »
    M. Sorman a-t-il jamais été jeune ou moins jeune peu qualifié ?

  • « suppression de la plupart ou de toutes les aides sociales »
    Quid des allocations familiales?

    • quid de la sécurité sociale? de la CMU? à 800 €/ mois il me semble que vous n’avez plus droit à la CMU donc cela veut dire que la CMU disparait? Les enfants touchent également la RU?

  • « un jeune ou moins jeune peu qualifié acceptera plus volontiers un emploi médiocrement rémunéré, sachant que par ailleurs il continuera à percevoir son allocation universelle. »

    Je ne vois pas vraiment en quoi. Au contraire, cet emploi sera dévalorisé par rapport à l’oisiveté.

    « Par symétrie, l’employeur hésitera moins à recruter ou licencier, l’allocation universelle jouant le rôle d’amortisseur social. »

    Et l’employé sera moins hésitant à se faire licencier aussi.

    • « Je ne vois pas vraiment en quoi. Au contraire, cet emploi sera dévalorisé par rapport à l’oisiveté. »

      Aujourd’hui, les jeunes acceptent des stages rémunés très en-dessous du SMIC en lieu et place de vrais jobs.
      A croire que vous côtoyez trop peu de jeunes pour vous faire une idée de ce qu’ils sont en général.

      • Exact, y a 2 ans par exemple j’ai effectué un stage en Angleterre pour juste 100 livres par mois, et un autre l’an dernier en Belgique pour 500 euros. C’était que dalle, mais l’expérience professionnelle et internationale obtenues en valaient la peine.
        Y en a un peu marre des vieux vivant dans leur bulle et tentant de se rassurer en dévalorisant les jeunes alors que nous sommes plus flexibles, ouverts et mobiles que les générations. La crise économique des dernières années nous rend les choses difficiles, plus que ce que les plus de 35 ans auront vécu dans ce pays, c’est bien plus ardu de trouver emploi et bonne rémunération de nos jours. Et pourtant on subit en silence et on bosse dur.

        • Les jeunes acceptent ce genre de choses comme une étape dans un chemin qui leur permettra de gagner plus. Aucun ne le voit comme une activité durable.

          • Oui et ? Perso même avec un RU je rechercherais un bon emploi, je me vois mal rester oisif et vivre avec 800 euros. Faut pas croire on a de l’ambition 😉

            • Qui vous empêchera de partir à l’étranger travailler.. et de déclarer rester en france, et toucher le RU..

              Bonjour les fraudes.

              • Je ne fraude jamais, la prison ou un casier judiciaire font que je n’en verrais pas la peine et je pars du principe qu’on se fait toujours prendre un jour.

            • Et il vous faudrait avec votre « bon » emploi payer les 800 euros de trois personnes qui ne sont pas comme vous, mais comme mes neveux et nièces, plus vos 800 euros. En gros, vous travailleriez à 25% pour vous et 75% pour les autres. Tant mieux si vous êtes d’accord, moi je préfère le serment de John Galt et dans la mesure où j’aurai le choix, je n’aiderai que ceux que j’aurai choisis moi-même.

              • Garder 25% de mon revenu ? J’en doute, ce RU n’ajoute pas d’impôts mais se substituent aux aides existantes et éliminent des emplois de fonctionnaires en masse. Apparemment vous n’avez pas saisi le principe.

                • Apparemment, vous n’avez pas fait les calculs. S’il se substitue aux aides existantes, alors ceux qui ne touchent pas ces aides ne toucheraient pas le RU, et accessoirement ça pérennise un système qui est déjà l’un des plus redistributifs au monde. Et s’il est vraiment universel comme en Finlande, expliquez moi comment vous pouvez redistribuer 600 Mds sans augmenter les impôts qui rapportent aujourd’hui 300 à tout casser. Même en économisant sur les salaires de fonctionnaires (à remplacer par le RU, et à calmer sinon ils bloquent le pays).

                  • Ce serait largement possible si l’on virait les fonctionnaires travaillant dans la création, la collecte et la redistribution des allocations existantes. Le problème comme vous le soulignez c’est leur capacité à foutre le pays en l’air par frustration.

      • Merci pour ce post, irritants ces mecs qui nous traînent dans la boue en se donnant le beau rôle alors qu’ils n’ont jamais eu à endurer une crise économique aussi dure et un marché de l’emploi aussi fermé.
        Notre génération est de loin la plus débrouillarde et celle qui souffre le plus du manque d’emplois, surtout les bien payés. En 2014 un jeune diplômé gagnait en moyenne 25 000 euros par an selon les statistiques et 20 000 euros en 2015 soit une chute de 25% en un an du niveau de vie général, et ça c’est pour ceux ayant un emploi !

        On fait des stages, pour certains on part à l’étranger, on fait des petits boulots..bref on fait comme on peut, on ne manifeste pas, on ne fait pas la révolution, on ne bénéficie pas d’une rente ou de pistons pour la grande majorité et on reste dignes.

        Nous sommes l’avenir, et on a aucune leçon à recevoir des générations précédentes qui ont mené le pays là où il est maintenant.

        • La France est un des pays les plus dogmatique et le plus arrogant du monde, l’Ednat a fabriqué une masse de narcissiques, d’enfant gâtés, d’intellectuels sans profondeur, qui ont toujours raison et ne se remettent jamais en question.

          Comme disait Rousseau : « les passions douces et affectueuses naissent de l’amour de soi […] les passions haineuses et irascibles naissent de l’amour-propre. »

          Avec une philosophie pareille, pas étonnant que ce pays soit foutu.

        • « En 2014 un jeune diplômé gagnait en moyenne 25 000 euros par an selon les statistiques et 20 000 euros en 2015 soit une chute de 25% en un an du niveau de vie général, et ça c’est pour ceux ayant un emploi ! »

          Akashi, si vous ne trouvez pas la statistique ce n’est pas la peine de l’inventer ! Et 25000 à 20000 ça ferait une chute de 20%, pas 25%… vous devez être jeune diplômé !

          Il y a une baisse mais de seulement 500 à 1000E suivant les écoles (de 33000 à 32000 suivant diverses études 2014 vs 2013). Il n’y a pas encore d’études sur les salaires de 2015.

          L’étude de l’Apec tous diplômes BAC+5 confondus (donc tout et n’importe quoi) donnent un salaire moyen de 26500 vs 28700 et vous devriez lire ce qui suit : quand au Zim babwe le litre de lait coûte 1Md de dollars, le lait n’est pas meilleur, c’est le dollar qui ne vaut plus rien… et remplacer dollar par diplôme.

          • J’ai écrit ça vite fait dans le métro donc la chute de 25% est une faute d’inattention due au fait que j’étais pressé ? Par contre le passage de 25000 à 20000 je suis certain à 100% de l’avoir lu sur Le Figaro Etudiant, ça m’avait suffisamment choqué pour que je l’oublie pas.

            Quand aux diplômes c’est évidemment faux. Le BAC ne vaut certes plus rien, la Licence à peine mais le Master / BAC+5 conserve toute sa valeur ?

            Ce sont les vieux diplômés d’autres fois qui ne valent plus rien, après tout ils avaient beaucoup moins de choses à apprendre avant vu que les connaissances étaient plus faibles qu’aujourd’hui (logique, avancées scientifiques, technologiques et économiques).

            • La valeur de tous les diplômes a glissé, il n’y a aucune raison que ça se passe autrement et surtout pas à partir d’un certain niveau.

              Il y en a qui font du racisme anti-jeunes, vous vous faites du racisme anti-vieux. Passés 5 à 10 ans d’expérience pro le diplôme n’est plus un critère de choix d’un candidat.

              L’étude que je cite est de l’Apec, pas du Figaro… allez on active ses petits doigts !

      • Il y a aussi des stages non rémunérés. Et pire encore il y en a qui payent pour aller à la fac ou dans une école ! Scandale, l’éducation, même professionnelle n’est pas gratuite ou à coût négatif ! :mrgreen:

        Qu’est ce qu’il ne faut pas lire…

    • Personnellement je vivrais très bien avec 800 €/ mois. Mes besoins sont faible et il est hors de question que j’aille me faire chier à bosser comme un chien pour 1200 voir même 1500 €. Plus de voiture, plus de transport, plus besoin d’habiter à proximité d’un lieu de travail, du temps pour faire pousser quelques légumes et le tour est joué! de plus j’imagine que les impôts vont augmenter et donc il sera encore plus facile de bosser un peu au noir pour arrondir ses fins de mois.

      • ben voila et il suffit d’organiser une économie d’échange ne faisant par intervenir d’argent pas taxable tandis que les zozos qui bossent contre salaire doivent le reverser…

        ce revenu a une potentialité autodestructrice…

        • Sans compter ceux qui vont aller s’installer dans d’autres pays leur permettant d’avoir un pouvoir d’achat plus élevé avec leur RU.

  • Minimum garanti universel

    En quoi serait-il « universel »
    Est-il envisageable en France seulement alors que l’Europe permet la libre circulation et garantit aux travailleurs européens établis en France les mêmes droits et avantages qu’aux français ?

    « …chaque citoyen adulte, quel que soit son revenu et sa situation, recevrait une allocation mensuelle de l’ordre de 800 euros.  »

    Un adulte avec disons 3 ados à charge percevrait une seule allocation ? et accessoirement verrait ses allocations familiales et APL supprimées… ?

    « …Cette allocation implique, en contrepartie, la suppression de la plupart ou de toutes les aides sociales accordées jusqu’ici par l’État, sous condition de revenus et affectées obligatoirement à une destination spécifique, comme l’aide au logement, à la scolarisation des enfants, à l’isolation de votre logement, etc. »

    Supprimer la PLUPART ou TOUTES les aides sociales change tellement le résultat qu’avant toute chose, il faudrait lister les aides en question et leur coût.
    Quid des allocations familiales, allocations handicapés, allocations chômage, RSA, CMU…

    « …En pratique, chaque citoyen devra remplir une déclaration d’impôts, recevoir automatiquement son allocation mensuelle, quel que soit son revenu, et réintégrer, dans son revenu taxable le montant de l’allocation. »

    C’est un fichage national organisé qui oblige chaque citoyen à se faire connaître et à être enregistré (les réfractaires seraient-ils bannis de la cité ?)
    Ceux qui seraient les plus intéressés par ce revenu sont les SDF, zonards, hors système, auxquels l’Etat devra fournir les moyens d’ouvrir un compte bancaire et de déclarer ce revenu, donc de réintégrer en partie le système dans sa forme la plus administrative.

    « …La suppression des anciennes aides conditionnelles devrait dégager des ressources publiques suffisantes pour financer le revenu garanti universel : ce serait un jeu financier à somme nulle. »

    D’où la condition préalable de chiffrer les aides actuelles face au revenu garanti universel x N bénéficiaires et de déterminer clairement le nombre N de bénéficiaires et les aides supprimées.
    Dans les ressources dégagées figurent la suppression de postes de fonctionnaires devenus superflus du fait de la simplification attendue.
    Combien de postes, que deviennent ces fonctionnaires aujourd’hui protégés par leur statut ?
    Ce revenu universel s’accompagnerait donc d’une modification du statut des fonctionnaires en France…?

    « …un jeune ou moins jeune peu qualifié acceptera plus volontiers un emploi médiocrement rémunéré, sachant que par ailleurs il continuera à percevoir son allocation universelle »

    Vraiment…
    A ce propos, ce revenu aura-t-il une incidence sur les charges sociales liées au travail ou le travail au black restera-t-il attractif ?

    « …l’employeur hésitera moins à recruter ou licencier, l’allocation universelle jouant le rôle d’amortisseur social. »

    Cette allocation universelle s’accompagnerait donc d’une modification du Code du Travail et faciliterait les conditions d’embauche et de licenciement ?

    « …L’allocation pourra, le cas échéant, régler le flux migratoire selon que le gouvernement décide ou non de l’attribuer seulement aux citoyens et résidents légaux. »

    Point important…
    L’immigration en Finlande vient essentiellement de pays « voisins » le climat étant un facteur de choix important.
    En France, l’ouverture ou non d’un revenu universel aux réfugiés, aux illégaux aura des effets induits différents.

    Au delà du principe, la mise en place d’un tel revenu minimum suppose une grande transparence faute de quoi il risque de devenir rapidement une aide en plus et non « à la place de »

    • La première partie de mon commentaire n’a pas de sens
      « Est-il envisageable en France seulement alors que l’Europe permet la libre circulation et garantit aux travailleurs européens établis en France les mêmes droits et avantages qu’aux français ? »

      Ce qu’envisage la Finlande membre de l’UE et de la zone euro, la France peut l’envisager… 🙂

      • Avec votre dernière remarque je partage votre opinion faut d’abord faire l’inventaire des moins à économiser,voir les conséquences sur le personnel public para public devenu inutile donc à virer…établir quelles réglementations supprimer ( pas par dialogue social sinon c’est parler pour rien dire) quand on a fait l’addition du visible à économiser , déterminer quel budget on vient d’économiser et en face déterminer quels sont les bénéficiaires ? ( face à des frontières européennes …ouvertes qui y aurait droit? sinon tous les bras cassés européens ou d’ailleurs apprécieront d’ou une modif européenne nécessaire)) une petite division donnerait le montant exact de la »pension » universelle disponible … sachant qu’immanquablement des effets pervers apparaitront rapidement ( faites confiance à l’inventivité humaine pour vivre sur le dos des autres) Enfin si cela se faisait à somme nulle…vaste programme
        culturellement la France deviendrait responsable?alors ce serait un miracle

  • Avec un RU, objectivement il sera plus facile et rassurant de lancer sa propre entreprise.

  • Le RU est l’archétype de l’idée communiste.

    Ironie du sort, ses défenseurs sont libéraux.

    • Je ne vois pas comment on peut être libéral et soutenir cette « chose », cette monstruosité qui legitimise le système légal de raquette à un tout autre niveau. Pour les aides sociale avaient au moins une justification dans la vie réelle, un but avoué (même si, à la base, le concept même est inique). Le revenue universelle c’est le raquette institutionnalisé, le vol légalisé. On prend à A pour donner à B d’autorité sans autre justification. Ce n’est pas pour aider les pauvres ou soulagé la misère, c’est juste un « transfert » entre parties, du raquette. L’étape suivante sera d’augmenter progressivement ce revenu jusqu’à ce que tout le monde soit parfaitement « égale » ce qui ne manquera certainement pas d’arriver étant donné la propension naturel à la démagogie chez les politiques et la nature de nos démocratie.

      • C’est le classique « déshabiller Paul pour habiller Jacques ».
        Quid:
        – acceptation des parties
        – mille et une administrations à franchir
        – fonctionnaires pour valider chaque étape
        – comités Théodule pour envisager l’augmentation du RU
        – comités Théodule de Théodule pour envisager l’envisagement de la création d’un nouveau RU
        – comité pour étudier sérieusement pendant 3 ans tous frais payés le retentissement de la mesure

        – et enfin: le comité du comité pour envisager l’extension de l’augmentation de l’investissement quant aux délicates décisions à prendre en termes de budgétisation différée au terme duquel il va falloir requérir une intervention sur les places financières intrinsèquement liées à la redistribution intégrée des sommes visant à remettre d’aplomb les comptes courants qui sont en passe de fin de programme, où leur intégrité serait compromise mais tout à fait renflouable du fait que ces prises de décision seraient impactées par une éventuelle redéfinition du programme de financiarisation par le haut du panier?

  • « les privatisations, inventées en Grande-Bretagne » c’est une blague?

    Si on fait la listes des mauvaises idées qui se sont imposées on n’est pas couché…

  • Je ne sais plus ou j’ai vu ça mais l’Europe est bien la nouvelle URSS

    •  » l’Europe est bien la nouvelle URSS »

      l’adresse du Goulag, SVP?

      • @ Salma :

        On nous a vendu l’europe comme les états unis d’europe (la blague, des socialistes comme Delors qui nous disent cela) dans les années 80, mais il est clair qu’on est en train de réaliser l’URSS d’europe.

        On a pas encore le goulag, mais on déjà la pravda, le goulag va venir …

        • 35 ans pour mettre en place ne serait-ce que l’ombre d’un goulag, c’est pas du rapide, ça doit être parce que c’est des socialos qui sont aux commandes, lents à la détente et pas assez efficaces.

          Bon dieu, je ne sais pas si certains d’entre vous ont seulement conscience de ce qu’ils osent proférer, Europe = URSS, ben voyons

          Un petit voyage dans le temps à l’époque de Tonton Staline vous ferait le plus grand bien pour faire la différence entre fantasmes de salon et la cruelle réalité.

    • Laurent, ça ne peut être qu’un ignare qui n’a qu’une vision floue de l’URSS. D’autres sont persuadés qu’on est en France dans un pays Ultra-Libéral, comme quoi !

  • « les migrants, en dernière analyse, décident seuls de leurs mouvements. » Vraiment ? En fait les migrants doivent être acceptés par ceux chez qui ils veulent s’implanter. Ou les supplanter en les éradiquant (cf l’histoire des USA…et cf les discours de Boumedienne (1974) et de Khadafi (2006)). Mais les autochtones pourraient tout aussi bien éradiquer les migrants…: envoyer par le fond des barques et autres navires n’est pas bien difficile ni coûteux ! Votre affirmation suppose des règles « morales » qui ne sont ni évidentes ni indiscutables dans le temps et l’espace, sauf à imposer des vues totalitaires.

  • « Le projet de votation en Suisse, instaurant un minimum garanti pour tous, est une caricature du projet finnois : le montant élevé inciterait à ne plus travailler du tout et ne pourrait pas être financé, car il n’envisage pas d’élimination des programmes sociaux existants. »

    Le projet suisse, c’est ça : https://www.admin.ch/ch/f/pore/vi/vis423t.html

    par « existence digne » on entend généralement un peu au-dessus du seuil de pauvreté, ce qui serait j’imagine aussi le cas avec la proposition finlandaise. Et on peut partir du principe que les aides sociales conditionnelles à un revenu inférieur à ce seuil dispaîtraient automatiquement, tandis que celles qui peuvent l’excéder seraient maintenues (tout comme, peut-être, pour la Finlande).

    Autrement dit : les deux propositions sont équivalentes.

    Et aucune des deux n’est libérale : http://www.contrepoints.org/2015/10/05/224211-le-revenu-universel-un-asservissement-universel

    • le problème de cette définition du « un peu au dessus du seuil de pauvreté » c’est que mécaniquement ça augmentera le seuil de pauvreté, donc le RU, donc le seuil de pauvreté, donc le RU….

      Jusqu’à épuisement de l’argent des autres, comme toutes les autres formes de socialisme.

      Sauf à enfin admettre que le « seuil de pauvreté » dont on nous rebat les oreilles n’est qu’un gros canular à visées socialistes, calibré pour justifier la redistribution.

  • Votre information selon laquelle les gens feraient ce qu’ils veulent de cette somme, si elle est réellement appliquée conduira à un désastre.
    25% de la population est incapable de gérer un budget. On les retrouvera alcoolisés dans la rue.
    Il faut faire comme à Singapour, par exemple, pour tout le monde:
    Epargne obligatoire dès qu’on a un revenu pour avoir un capital pour se loger. Cette épargne n’est débloquée que si vous payez un logement. Si vous revendez le logement, une partie de la vente est bloquée à nouveau dans une épargne.

  • RU = super allocation braguette et fonctionnariat généralisé. les libéraux qui défendent ça doivent d’urgence prendre leur carte au NPA ou au FDG.

    800 euros, mais pourquoi pas 1500 ou même 3000 ? Le RU n’empêchera pas le clientélisme.

  • Plutôt que de fixer le revenu universel à un montant déterminé, qu’il faut ensuite financer, pourquoi ne pas déterminer un % d’impôt qui financerait ce RU ?

  • Le RU, c’est tout bonnement de l’esclavage.

    Si certains (même si c’est 100 % de la population) a droit à un revenu, cela implique forcément que d’autres (et bien sûr, là, plus du tout 100 % de la population) doivent fournir ce revenu.

    C’est donc du pur esclavage, sauf quand on est un socialiste scientifique (ie : un marxiste) qui croit encore que la richesse se crée defaçon autonome …

    Cela ne sert à rien de tourner autour du pot, ce RU aura les mêmes conséquences que la myriade d’aides actuelles : une trappe à pauvreté/inactivité/fainéantise.

    On va me rétorquer que il va y avoir des tas d’économies : les économies entre les mains des hommes politiques, elles sont déjà dépensées avant même d’être réalisées.

    Mais regardons donc la Finlande, et dans 20 à 30 ans, on en reparle !!!

  • Une problématique toutefois à poser.
    Un revenu de base ainsi décrit s’appliquerait il aussi aux populations étrangères immigrées. Si oui, dans quelle mesure ?
    Si non, alors il faudra s’attendre à avoir dans notre pays une part non négligeable de la population largement paupérisée, puisque exclue des avantages du nouveau système, tout en en subissant les effets négatifs (disparition des autres allocations et protections sociales, inflation des prix du à un hausse du pouvoir d’achat global).
    Sous couvert d’égalité universelle, on amplifierait en fait l’écart entre deux catégories dans la population : les citoyens français, rentiers de l’état, et les autres.

  • C’est quoi ce plaidoyer communiste ?

    L’auteur ne fait même pas la différence entre ce revenu et l’impôt négatif qui ne sont pas la meme chose !

    Pas une remarque sur le financement.

  • Je suis stupéfait en lisant le contenu de cet article. Déjà le RMU me hérisse le poil, car, nulle part, on ne mentionne la façon dont il sera financé, sauf, bien entendu, par l’impôt qui restera sévère. Libéral, vraiment ? Etatique à fond, oui ! Et là où j’ai avalé mon apéro de travers, c’est lorsque l’auteur mentionne que les pauvres couillons qui financent tout le bouzin ne pourront même pas en profiter, vu qu’ils seront taxé dessus !!! Grandiose ! Les cochons qui paient paieront deux fois : une fois pour financer l’utopie, et une deuxième fois quand l’Etat le leur arrachera leur part !!! C’est une révolution que l’on veut ? On en a zigouillé pour moins que ça… Aussi, je le dit clairement à Guy Sorman : lorsque tous les cochons payeurs auront quitté le pays pour des cieux plus cléments, avec quoi paierez-vous votre utopie ? De la monnaie de singe ? Gageons que ce n’est pas sur cette brillante idée que Friedmann a reçu son Prix Nobel…

  • Milton Friedman parle de l’impôt négatif sur le revenu dès la parution de « Capitalisme et Liberté » en 1962, d’après une série de conférences prononcées en 1956, soit nettement avant les années 1980. Il cite dans la préface certaines personnes avec qui il a discuté lors de la mise au point du texte : Hayek, Aron Director, George J. Stigler et d’autres.
    Je pense qu’on peut le considérer comme le père de cet impôt négatif.

  • « La suppression des anciennes aides conditionnelles devrait dégager des ressources publiques suffisantes pour financer le revenu garanti universel : ce serait un jeu financier à somme nulle. »

    Sauf que ce n’est pas le cas, il suffit de se souvenir des 2000 milliards d’euros de dette de l’état pour s’en rendre compte.

  • « Les plus modestes qui ne payent pas d’impôt sur le revenu conserveraient donc l’intégralité de l’allocation et les autres en restitueraient une partie,… »
    On en revient donc au système actuel de l’assistanat sauf que celui-ci sera généralisé.
    Et comme d’habitude, ce sera ceux qui produisent la richesse du pays par leur travaille qui seront injustement taxés.

  •  » l’État moins pesant, les citoyens plus responsables. »
    En quoi dépendre de l’argent de l’état le rendra moins pesant ?
    En quoi être encouragé à glander rendra les citoyens plus responsables ?

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