L’école sous Hollande, le triomphe de l’idéologie

Publié Par Jean-Baptiste Noé, le dans École & éducation

Par Jean-Baptiste Noé.

La gauche, c’est l’école. Depuis les nationalisations de Jules Ferry et les instrumentalisations politiques de Ferdinand Buisson, la gauche entretient une passion scolaire. Le corps de l’Éducation nationale le lui rend bien puisqu’il vote massivement à gauche et qu’il a plébiscité François Hollande en 2012. Dans son discours d’Orléans du 9 février 2012, entièrement consacré à l’école et placé sous les auspices de Jean Zay, le candidat Hollande avait dévoilé son projet scolaire.

Plus d’égalité bien sûr, plus de dépenses, plus d’embauches (60 000 personnels recrutés) et plus de valeurs de la République. De l’aveuglement d’une part (plus de moyens égalent de meilleurs résultats) et plus d’idéologie d’autre part (valeurs de la République et laïcité pour structurer le tout).

D’un président socialiste, on attendait beaucoup sur l’école et on ne fut pas déçu. Trois ministres, dont deux sont candidats aux primaires de la gauche, deux réformes majeures, celle des rythmes scolaires à l’école et celle du collège, beaucoup d’idéologie et un navire qui continue de couler. Voilà le bilan scolaire de François Hollande.

Des promesses d’embauches impossibles à honorer

Le candidat Hollande avait promis d’embaucher 60 000 personnels pour l’Éducation nationale, et il s’agit bien ici de personnels et non pas uniquement d’enseignants. Pour un État en faillite et en dépression budgétaire, accroître un tel nombre était une gageure.

Cela répond à un dogme solidement établi à gauche, et pas seulement à gauche : plus on met d’argent dans l’école et plus les résultats s’améliorent. C’est ainsi que les dépenses intérieures d’éducation sont passées de 129.9 milliards d’euros en 2000 à 146 Mds€ en 2014. C’est ainsi qu’un lycéen coûtait 7 700€ en 1990 et 11 190€ en 2014.

Des dépenses en hausse pour des résultats scolaires qui ne cessent de se dégrader. Le quinquennat Hollande n’a rien changé à l’affaire, au fil des classements Pisa et des tests des journées de citoyenneté la réalité est cruelle : le niveau scolaire ne cesse de baisser. Mme Belkacem jure que c’est à cause du quinquennat précédent, mais on a du mal à la suivre quand elle veut exonérer son propre gouvernement.

Recruter 60 000 personnes en plus était donc inutile et coûteux. D’autant que, comme l’ont montré de nombreuses études, dont celle de l’Ifrap, l’école libre coûte presque deux fois moins cher que l’école d’État, avec de meilleurs résultats.

Mais il y a un point que François Hollande n’avait pas prévu, c’est que l’on n’arriverait pas à recruter ces 60 000 personnes. En dépit d’un fort taux de chômage et d’un attrait quasi pathologique pour la fonction publique, les jeunes Français ont refusé de travailler dans l’Éducation nationale.

Cette promesse n’a pas pu être tenue, non pas à cause d’un manque de moyens, mais à cause du refus de travailler pour l’Éducation nationale. Cette désaffection touche toute l’école : chaque année, aux concours de recrutement, il y a moins de candidats que de postes à pourvoir et de plus en plus de professeurs quittent le navire. Par manque de personnel, l’Éducation nationale aura disparu dans dix ans.

Des réformes coûteuses et désastreuses

Que ce soit la réforme des rythmes scolaires ou celle du collège, nous avons touché le fond de l’idéologie.

La première est très coûteuse, car il a fallu embaucher du personnel pour occuper les enfants entre 15h et 17h avec des activités qui devaient être ludiques et attrayantes. Mais les promesses de poterie, d’expression artistique et de langues étrangères se sont vite envolées : face au coût et aux difficultés d’embauche, les mairies ont très souvent organisé des heures d’étude. Résultats : les enfants passent plus de temps à l’école et ils sont plus fatigués. C’est l’inverse que ce qui était recherché.

La réforme du collège est elle aussi une catastrophe. La mise en place des EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) est un vaste fourre-tout qui n’a aucun intérêt pédagogique et qui ne sert qu’à masquer le manque d’enseignants. Grâce à eux, les professeurs d’EPS (pléthoriques) vont pouvoir donner des cours de mathématiques ou de physiques, disciplines où l’on manque cruellement de personnels.

Les professeurs sont révulsés par ces deux réformes et par le fait qu’ils ne sont jamais écoutés. Ne pouvant s’y opposer frontalement ils manifestent par passivité : soit ils quittent l’Éducation nationale, soit ils se détournent du PS, beaucoup rejoignant les rangs de l’autre parti de gauche qu’est le FN. À force de taper sur un électorat acquis, le gouvernement a fini par le perdre.

Le gouvernement voulait aussi réformer le lycée, mais il a manqué de temps. Il est vrai que la dernière réforme datait de 2011, il y avait donc probablement urgence à en faire une nouvelle.

Un gouvernement idéologique

Là où la marque scolaire de François Hollande s’est le plus manifestée, c’est sur le volet de l’idéologie. Jamais nous n’avions eu un gouvernement aussi sectaire et borné, préoccupé uniquement par la volonté de diffuser son idéologie égalitaire et constructiviste.

Vincent Peillon avait pourtant prévenu : il s’agit de transformer la jeunesse pour changer la société. Nous fûmes servis. Dans l’esprit des pédagogues de la rue de Grenelle, l’enfant n’appartient pas à ses parents, mais à l’État (ce qu’affirmait déjà Danton). C’est donc à l’État de modeler la jeunesse et de lutter contre tous les déterminismes, c’est-à-dire les parents et la famille qui voudraient inculquer une autre vision de l’homme.

L’idéologie du genre s’est infiltrée dans un grand nombre de disciplines. Celle-ci n’est jamais diffusée au grand jour, ce qui permet à Mme Belkacem de dire qu’elle n’existe pas, mais elle est omniprésente. Les attentats ont servi de prétexte pour renforcer la police de la pensée et lutter contre toutes les opinions déviantes.

À coup de charte de la laïcité placardée dans les écoles (devant lesquelles les terroristes doivent frémir), à coup de colloques et de conférences de presse exaltant les valeurs de la République (qui ne sont jamais définies), le cabinet ministériel est devenu un cabinet de combat idéologique, uniquement préoccupé par la diffusion de ces idées.

Le combat pour les valeurs de la République était affirmé dans le discours d’Orléans et fut une constante de l’action du gouvernement. Dès le mois de juillet 2015, le ministre annonçait un grand plan visant à les défendre. Les attentats du mois de novembre 2015 ont concrétisé et accéléré la défense de ces valeurs. Le 22 janvier 2016, le ministre prévoyait un grand plan de mobilisation de l’École pour les Valeurs de la République. Ce plan était présenté comme une réponse aux attentats.

En réalité, compte tenu de son importance, il n’a pas été possible de le préparer en si peu de temps. Celui-ci était déjà en gestation et les attentats ont été un prétexte légitimant une cause. À la fin du quinquennat, le gouvernement s’en est pris à la liberté scolaire. C’est qu’à force de mal former et d’être violente, de plus en plus de parents sont rebutés par l’école et ont décidé de scolariser ailleurs leurs enfants.

Une conséquence inattendue : la liberté scolaire

C’est l’heureuse surprise du quinquennat Hollande : de nombreuses écoles indépendantes sont nées pour permettre aux enfants d’échapper à la destruction intellectuelle. Le mouvement était enclenché avant 2012, mais il s’est accéléré depuis. La Fondation pour l’école recense des dizaines d’écoles qui se créent chaque année, avec des chiffres en augmentation constante : 37 en 2013, 67 en 2015, 93 à la rentrée 2016.

Certes, elles scolarisent peu d’enfants, mais elles démontrent qu’il est possible de se passer de l’État pour instruire et que les initiatives privées sont possibles. Surtout, le mouvement est ascendant et commence à inquiéter le gouvernement. À cela s’ajoute l’accroissement de l’école à la maison, qui a augmenté de 54.6% entre 2012 et 2015.

Le gouvernement tente alors de lutter contre la liberté scolaire, d’une part en restreignant les possibilités d’ouverture d’écoles indépendantes, d’autre part en cherchant à obliger ces écoles à respecter les programmes de l’enseignement d’État. Pour cela, il sort l’argument des valeurs républicaines : il s’agit de limiter la liberté scolaire pour empêcher la fondation d’écoles islamistes. Les attentats servent de prétexte à la restriction de la liberté. Hélas, beaucoup de personnes tombent dans ce piège.

Qu’en conclure ?

Sur le court terme, ce quinquennat aura été désastreux pour l’école. Sur le long terme, il pourrait être bénéfique. Le mouvement de création d’écoles indépendantes est puissant et bien soutenu par des associations structurées et motivées. De plus en plus de Français sont attachés à la liberté scolaire.

Dans un récent sondage de l’Ifop (octobre 2016) on apprenait que 78% des Français sont favorables à ce que les chefs d’établissement puissent recruter librement leurs professeurs. Si cette mesure est mise en place, c’est la fin de l’Éducation nationale. Plus surprenant, 58% des gens de gauche y sont favorables. En décembre 2016, France Stratégie, qui agit pour le compte du Premier ministre, publiait un rapport soutenant la nécessité de l’autonomie des établissements scolaires.

Enfin, François Fillon a inscrit cette question de l’autonomie et du libre choix des parents dans l’école de leurs enfants à son programme. C’est la première fois qu’un candidat qui peut gagner l’élection présidentielle porte un tel projet de liberté scolaire. Sa victoire très nette face à un Alain Juppé qui, en matière scolaire, en était resté aux vieilles lunes du plus de moyens et du plus d’État est aussi le signe que les choses sont en train de changer dans le bon sens.

  1. philippe gachet-mauroz

    Le constat de l’auteur est sinistre, hausse des coûts, fatigue des élèves…mort de l’EN car difficulté de recrutement.
    La solution proposée m’angoisse encore plus…remplacement par une école indépendante, la liberté scolaire…
    La conséquence c’est quoi…une école minable dans les lieux minables, des écoles d’élites dans des zones d’élites, des écoles intégristes (islam ou catho) dans des zones intégristes.
    Au nom de la liberté on va créer des ghettos éducatifs, compromettant davantage encore les notions d’égalité et de fraternité

    1. Je suis passé par l’enseignement catholique tout simplement car les enseignants du public sont pour beaucoup de véritables tarés.

      Quant à votre notion d’intégrisme, qu’entendez-vous par là ? La notion est vague et fourre-tout.

      1. philippe gachet-mauroz

        j’avais mis mon fils dans école catho, je n’ai pas vu beaucoup de crucifix, mais un culte absolu de la réussite, des notes, du taux de réussite aux examens, au détriment, aujourd’hui l’intégrisme peut se situer partout, ça peut être instrumentaliser les enfants au service de n’importe quel dogme.
        Au fait le mot « tarés  » c’est pas un peu « fourre tout »?

    2. @ philippe N’ayez pas peur de la liberté: la concurrence stimule et pousse à l’amélioration, dans un cadre général défini bien entendu. Nous avons encore des professeurs compétents et bien formés, il est urgent de leur redonner la liberté d’exercer leur métier au mieux pour les élèves. Il faut pouvoir, sur le terrain, diversifier les méthodes pour s’adapter aux différents publics. Les ghettos, c’est aujourd’hui tout le monde le sait et la seule réponse du ministère c’est d’aligner le niveau de tous les établissements sur le minimum…
      Aujourd’hui, on interdit aux professeurs d’apporter tout ce qu’ils pourraient aux élèves sous prétexte d’égalité. Au lieu de définir seulement un minimum à acquérir pour tous les élèves, on impose un maximum. Le travail des enseignants est donc complètement bordé, et assorti de sanctions s’ils en font trop. On peut comprendre qu’ils soient dégoûtés…

    3. Dominogris a raison, ce dont vous avez peur, c’est déjà la réalité. Le déterminisme social est plus fort en France que dans les autres pays de l’ocde. Certainement pas parce qu’on est allés trop loin dans la liberté scolaire.

    4. François de France

      Philippe Gachet-Mauroz, il n’y a pas d’égalité ni de fraternité à l’école des socialistes, c’est le règne de la nomenklatura, du népotisme, des passe-droits. Eux-mêmes le constatent puisque ces élites gouvernantes mettent leurs enfants à l’École Alsacienne, rue d’Assas, proche du Luco et du Sénat. Ce n’est pas le libéralisme qui met en péril la société depuis 1981 (depuis 1947 avec le fameux rapport Langevin-Wallon), c’est le socialisme. Après 50 années de manipulation de l’esprit des masses par le marxisme-léninisme, les français ne savent même plus ce qu’est une entreprise, un point-mort, l’équilibre entre le passif et l’actif… Bref, ils vivent dans un monde de doux rêve en faillite qui va (qui a déjà) basculer dans le cauchemar, comme à la fin de l’URSS. On a beau dire et mentir que Poutine et Trump (les USA) sont l’horreur absolue dans les médias, que l’école de la République socialiste et la diplomatie, comme l’économie socialiste (le modèle social), sont un miracle d’équilibre et d’égalité. Dans les faits, les premiers sont efficaces, les seconds à la ramasse. Le socialisme est une catastrophe universelle constatée partout. Le modèle Français, avec Cuba, le Venezuela et la Corée du Nord, etc., le dernier artefact de cette sombre machination contre l’humanité qui dure depuis un siècle (1789 ?). La déprogrammation du syndrome de Stockholm appliquée aux esprits français lobotomisés va être longue et couteuse, la psychiatrie vend déjà des cachets par palettes, les laboratoires pharmaceutiques se frottent les mains du juteux marché de la folie en terre de France… Une génération (deux ?) va être sacrifiée sur l’hôtel de la pensée unique. Il y a aura des morts par millions (c’est déjà le cas), des prisons débordantes (c’est déjà le cas), du chaos social (c’est déjà le cas), le fascisme (c’est déjà le cas) s’étend, grâce aux vieilles méthodes de la NSA et du KGB dont raffole tout régime socialiste. La guerre civile ? J’ai 55 ans, j’ai 4 enfants (de 30 à 7), je peux échantillonner toutes les perles de l’EducNat depuis 50 ans. Le reste (l’économie, la dette, la faillite des entreprises et leurs délocalisations pour survivre, la moitié de la population active dépendant de l’État, etc.) n’est que la conséquence du mensonge orwellien développé à grande échelle depuis la maternelle sur notre territoire, depuis au moins 40 ans. Je fais partie de la dernière génération qui sait écrire le français sans fautes, lit 3 ou 4 langues dans le texte, lit 40 à 50 livres par an, 50 articles par jour, zappe systématiquement les journaux d’information pilotés par la rue de Solférino (télé et radio compris), lit la presse étrangère et la réinfosphère (dont ici) pour savoir ce qui se passe en réalité chez nous, calcule mentalement avec des règles de trois des calculs sur des chiffres jusqu’à l’infini. La mémoire historique que notre génération a accumulée permet de rendre caduque 95% des commentaires et propos des médias et politiques mainstream, ne parlons pas des commentaires sur les forums des journaux en faillite de la gauche, un zoo de primates en terme économique. On a appris à notre génération la supériorité des faits, pas la bouillie de l’idéologie, bien que nos profs d’histoire commençaient à nous bassiner, entre 70 et 80, sur « les merveilles de la société soviétique ». On leur amenait des faits, des livres de Soljenitsyne, ils se la fermaient. Aujourd’hui, on bassine nos enfants en 5è avec les merveilles de l’islam. Je suis obligé, pour la première fois de ma vie de dire à mes enfants « n’écoutez pas les conneries que vous disent les profs ; ils sont tous socialistes ; toutes les sociétés socialistes se sont cassé la figure ; il n’y a pas de chef d’entreprise socialiste ». Concernant l’école privée, mes enfants vont à l’école publique, mais ce n’est que la moitié de l’enseignement qu’ils reçoivent, le reste se passe à la maison, avec l’aide de la bibliothèque de milliers de livres, des encyclopédies, des films, des documentaires, de l’Internet Wiki & cie. Je leur ai appris à lire en syllabique (comme partout dans le monde anglo-saxon) quand l’EN en était encore à la méthode globale ou mixte (mes enfants savaient lire à l’entrée en CP, pas les autres), à calculer avec leur tête (avec des plaquettes de médicaments…) comme on le fait en Chine avec les bouliers… Bref, l’EN, j’en ai rien à battre qu’elle crève ou pas. Tant mieux. Marre de me battre comme Don Quichotte ! Je pourrai faire l’école à la maison et mes enfants n’apprendront pas de conneries grosses comme une maison. J’ai enlevé mes enfants de plusieurs écoles où des idéologues dominaient la salle des profs… Et je continuerai. S’ils s’en tapent de perdre de très bons élèves, c’est leur problème… Je fais mes courses, j’achète les meilleurs produits, comme tout le monde. Cet article n’est que factuel.

      http://www.dirlo.fr/GoogleTapSG_article_253.html
      http://www.ifrap.org/education-et-culture/les-iufm-font-de-la-resistance

      1. Sacrifié sur l’hôtel ? Version laïque du sacrifice biblique ? C’est mignon en tout cas.

  2. philippe gachet-mauroz

    je ne peux m’empécher de me rappeler du sketch des inconnus sur l’école (30 ans déjà) https://www.youtube.com/watch?v=5OhvWT9UK64

  3. L’école marche de plus en plus mal………bof, malgré tout c’est grace a elle que l’on est capable de la critiquer et que nous avons les meilleurs ingénieurs du monde… on aura beau faire des reformes ,un cancre restera un cancre ….et puis est ce que l’école telle qu’on la conçoit aujourd’hui a un réel avenir face aux réseaux sociaux et a la culture disponible sur le net ?

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « …nous avons les meilleurs ingénieurs du monde… »

      dupont

    2. Il est temps de se réveiller un peu. Nous nous n’avons plus les meilleurs ingénieurs du monde comme nous n’avons plus, les meilleures business schools du monde, le meilleur réseau ferré du monde, la meilleure couverture sociale, les meilleurs restaurants, les meilleurs écrivains et la plus belle ville du monde. Il est l’heure de couper votre téléviseur et de le parcourir …le monde.

    3. reactitude : nous avons les meilleurs ingénieurs du monde

      Ah ?

      Dépôt de brevets par millions d’habitants (2012):
      —————————————————————
      Grande-Bretagne: 80
      France: 126
      Danemark: 223
      Allemagne: 278
      Suède: 290
      Suisse: 426

  4. « D’un président socialiste, on attendait beaucoup sur l’école et on ne fut pas déçu »

    Il aurait été surprenant qu’il oublie le clientélisme inscrit dans les gènes de sa fratrie….

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