Rythmes scolaires : le changement, c’est maintenant !

À peine nommé ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon a annoncé qu’il voulait mettre fin à la semaine de 4 jours. Pas de doute, on sent qu’avec ce nouveau gouvernement, il va y avoir du changement à l’école !

À peine nommé ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon a annoncé qu’il voulait mettre fin à la semaine de 4 jours. Voilà donc le premier gros chantier annoncé : la réforme des rythmes scolaires. Pas de doute, on sent qu’avec ce nouveau gouvernement, il va y avoir du changement à l’école !

Par Julien T. pour Contrepoints.

 

Il est des sujets fondamentaux et redondants en Royaume de France et de Navarre. Des sujets capitaux, déterminant la destinée du pays, que l’on se doit de régulièrement remettre en question. Les privilèges effarants de nos dirigeants ? Les atteintes répétées aux libertés ? Une dette et des déficits chaque jour plus colossaux ? Une bureaucratie toujours plus importante et opaque qui nuit au développement du pays ? Non, vous vous dispersez. Des sujets bien plus importants que ces sujets qui s’avèrent très secondaires en comparaison des problématiques majeures que nous allons évoquer.

Ces sujets de l’importance la plus haute, on les rencontre 110 rue de Grenelle à Paris. Au Ministère de l’Éducation Nationale. Mais il y a des saisons pour avoir la chance de les observer dans leur milieu naturel. En fait, on les observe de façon systématique voire stéréotypée à chaque changement de Ministre de l’Éducation Nationale : ce sont les inlassables rythmes scolaires, le classique poids du cartable, et j’en passe. Toujours les mêmes. Des débats à n’en plus finir depuis des décennies.

Prenons exemple sur les rythmes scolaires. Tous en ont fait une problématique centrale.

  • Vincent Peillon, notre nouveau ministre, vient de remettre le dossier sur la table.
  • Luc Chatel l’a fait.
  • Xavier Darcos l’a fait.
  • Et ainsi de suite : Gilles de Robien, Luc Ferry, Jack Lang, Ségolène Royale, François Bayrou, Lionel Jospin, et tous leurs prédécesseurs, ont réfléchi, réformé, disserté sur les rythmes scolaires. René Haby, ministre de Raymond Barre en 1977, les traitait déjà.

Tous. Absolument tous. Pour quel résultat ? Une remise en question perpétuelle, au gré de l’humeur de la rue de Grenelle, se justifiant sur les travaux de tel expert à l’instant x, dénoncés par les travaux de tel expert par la suite à l’instant y.

Dans les débats des derniers jours, la semaine de 5 jours serait la seule saine pour l’enfant. J’ai fait toute mon école primaire en ne travaillant que le lundi, mardi, jeudi, vendredi, je crois pour l’instant m’en être remis et avoir plutôt bien réussi.

L’uniformité. Un dirigisme profond, d’un temps de travail qui ne pourrait qu’être fixé par l’État, pour tous, sans alternative. Une norme, unique.

Et si tout simplement, nous redonnions la liberté à nos écoles ? Et si chaque école, avec son équipe pédagogique, avec les parents d’élève, s’efforçait de trouver par eux-mêmes la solution la plus adéquate ? En associant cette mesure avec l’abolition totale de la carte scolaire, on laisserait alors le choix aux parents de choisir l’école qui répond le mieux à leurs attentes, choisir l’école qu’ils estimeront la meilleure, la plus adaptée à leurs enfants, en fonction des particularités et des besoins de chacun de ces enfants. On pourrait qui plus est en quelques années avoir des données sur la réussite des différents modèles. Le concept de chèque-éducation se révèle par ailleurs un encouragement à la mise en place et à l’amélioration de telles pratiques.

La France est régulièrement en fin de classements dans les études internationales sur les systèmes éducatifs. La France a toujours défendu un modèle d’éducation monolithique, standardisé, uniformisé, sans alternative. Il est temps d’évoluer, et de rendre la liberté aux plus à mêmes d’évaluer ce qui est le mieux pour le bien-être et la réussite de nos enfants : leurs parents, leurs instituteurs.

La problématique actuelle porte sur les rythmes scolaires. Mais le raisonnement et les conclusions à tirer sont valables pour toutes les problématiques de l’Éducation Nationale, mais également de l’État français. La centralisation se révèle être un échec. Redonnons leur chance à la liberté et aux individus. Le changement, c’est maintenant.