Réforme de l’Université : l’exemple britannique

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
By: Jim Larrison - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Réforme de l’Université : l’exemple britannique

Publié le 21 septembre 2016
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Réforme de l'Université : l'exemple britannique
By: Jim LarrisonCC BY 2.0

Alors que notre ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, propose de « réformer » le Master en le rendant encore plus « accessible » (il faut comprendre qu’aucune sélection n’interviendra entre la licence et le master et entre le master 1 et le master 2 et ainsi tous les étudiants auront la possibilité de faire deux années de Master), au Royaume Uni, on prépare une grande réforme du système universitaire qui le rendra encore plus compétitif grâce à la concurrence et à l’autonomie.

Une université moins dépendante de l’État

Intitulé La réussite d’une économie de la connaissance, un Livre blanc propose une série de mesures pour rendre l’Université britannique encore plus dépendante du marché et moins de l’État. En 2012, les subventions publiques avaient été pratiquement supprimées et les frais de scolarité multipliés par trois (rappelons que les frais obligatoires ont été introduits dès 1999). Récemment, en 2015, une autre réforme a aboli aussi le plafond du nombre d’étudiants acceptés dans une Université ainsi que le niveau des frais qu’elle doit proposer. On considère que l’enseignement supérieur britannique est très ouvert et compétitif par rapport à d’autres en Europe. Dans le classement Times Higher Education (2015-2016) qui vient de paraître, 3 Universités britanniques figurent dans les 10 premières au monde (la première institution française n’apparaît qu’à la…54e place).

Malgré ces indéniables succès, le Livre Blanc va encore plus sur le chemin des réformes libres. On propose encore davantage de liberté pour la création d’Universités privées, même de très petite taille, et qui auraient la possibilité de proposer plusieurs enseignements. Ça pourrait être même des Universités spécialisées dans un seul domaine. Une étude de la London School of Economics vient de montrer que multiplier par deux le nombre d’Universités ferait augmenter d’au moins 4 % le PIB par habitant.

Améliorer la qualité de l’enseignement

De même, la qualité des enseignements sera améliorée, d’abord par une plus grande flexibilité d’embauche des enseignants, ensuite par un système de notation en ligne. Les étudiants bénéficieront des informations complètes sur la qualité des enseignements dans chaque Université et sur les enseignants. Ils pourront choisir leur cursus en fonction de l’offre. L’enseignement supérieur devient un produit qui doit séduire les jeunes. Les Universités bénéficieront aussi des incitations fiscales (déductions d’impôts, etc.), en fonction des résultats et du nombre d’étudiants.

Toutes ces mesures qui paraitraient « ultralibérales » à notre Ministre n’ont fait en réalité qu’augmenter le nombre d’étudiants : en 1990, seulement 19 % des jeunes faisaient des études supérieures ; en 2013, ils étaient 40 %.

Liberté, flexibilité et concurrence sont les caractéristiques de l’Université britannique d’aujourd’hui. Ce sont des réformes que devrait suivre l’Université française à partir de 2017.

Sur le web

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • Tout est une question de société et de « système social »: il est vain de vouloir supprimer la sécurité sociale en France où chaque salarié est encore contraint d’y cotiser, sans autre forme de procès. Seul un passage progressif vers un système privé ne pourra être possible.

    L’enseignement universel des enfants d’un pays est, actuellement, important. Sa totale gratuité, bien plus discutable, est un système qui demande une gestion sévère! Et dans les pays à tendance plus libérale, on sait bien que les frais universitaires sont en partie pris en charge par des mécènes et par un système de bourses pour les étudiants moins fortunés, comme les « anciens » sont pris en charge par les plus jeunes, dans les systèmes « sociaux » traditionnels africains.

    Le choix est une décision collective (pas toujours démocratique). Mais tout est question de décision de passage d’un système à l’autre et de délai dans le passage de l’un à l’autre.

    Quel candidat français défend des universités plus libérales à partir de 2017?

  • un exemple? c’est plutôt l’Allemagne qui inspire .. Regardez le nombre des jeunes au chômage, très peu de diplômés le sont alors qu’ en Angleterre, il y a en a beaucoup plus . L’Allemagne est plus un modèle de réussite pour les universites… ..

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Par David Camroux. Un article de The Conversation

L’alliance AUKUS, réunissant l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis, a officiellement vu le jour le 22 novembre 2021, lors d’une cérémonie de signature discrète à Canberra, environ deux mois après l’annonce publique et spectaculaire de l’accord par les dirigeants des trois pays concernés.

Dans l’intervalle, une avalanche d’analyses s’est concentrée sur les aspects stratégiques et géopolitiques de cette entente pour l’Australie et les États-Unis, tendant à minimiser ses dyn... Poursuivre la lecture

L’Angleterre et l’Australie ne sont plus aux antipodes. La géopolitique post-Brexit opère un bouleversement copernicien sur le plan du commerce international et de la libre circulation.

Boris Johnson a admis que l’adhésion de la Grande-Bretagne à la CEE en 1973 et la fin de ses conditions commerciales préférentielles avec le Commonwealth « ont eu des effets assez dévastateurs sur de nombreux agriculteurs australiens ». Le ministre australien du Commerce a déclaré que l’accord commercial post-Brexit « corrigerait un tort historique ».Poursuivre la lecture

Boris Johnson pensait sans doute avoir vécu la pire semaine de sa vie de Premier ministre la semaine dernière, c’était sans compter le week-end. David Frost, le secrétaire d’État chargé du Brexit, a posé sa démission samedi. Véritable gardien de l’esprit du thatchérisme au sein du parti conservateur et allié de la première heure, David Frost a considéré l’adoption de nouvelles mesures coercitives pour combattre la pandémie comme la goutte d’eau faisant déborder le vase.

Fronde contre le passeport vaccinal

En début de semaine, pratiquem... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles