OMS : la lutte antitabac durcit le ton, mais a-t-elle raison ?

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OMS : la lutte antitabac durcit le ton, mais a-t-elle raison ?

Publié le 18 août 2016
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Par Yael Ossowski.

OMS : la lutte antitabac durcit le ton
By: Luciano BelvisoCC BY 2.0

Dans quelques mois, l’Inde accueillera à New Delhi les plus importantes administrations mondiales de santé pour réfléchir à de nouvelles régulations sur le tabac. Ces nouvelles directives impacteront chaque pays du monde ; pourtant plusieurs douzaines d’États ne pourront pas participer au débat de novembre 2016, ou COP 7, selon des sources internes.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est l’agence chargée de la santé publique pour l’Organisation des Nations unies (ONU). Elle se réunit bi-annuellement dans la perspective de sa Convention-cadre pour la lutte antitabac. Ces réunions fonctionnent de manière parlementaire et ont pour but le contrôle de la production ainsi que de la consommation de tabac. Plus de 180 pays seront représentés lors de la septième édition de la conférence des partis (ou COP 7) de New Delhi, du 7 au 12 novembre.

Exclure les États liés au tabac

anti-tabac rené le honzecDans les documents publiés par la Convention-cadre, l’OMS demande “l’exclusion des représentants des États disposant d’un monopole, même partiel, dans quelconque industrie du tabac”. En outre, la Convention-cadre espère pouvoir bannir les “représentants et élus officiels des branches exécutives, législatives et judiciaires des gouvernements concernés” d’assister à la conférence. Cet effort destiné à exclure les délégués ayant une quelconque relation avec l’industrie du tabac exclurait certains ministres des Finances et des représentants dans les domaines de la santé publique et du développement économique.

En outre, les gouvernements sont responsables de plus de 40% de la production mondiale de tabac. Plusieurs pays subventionnent des centres de recherche et promeuvent des agences de promotion pour densifier les exports. Par exemple, la Chine, Cuba, l’Égypte, la Bulgarie, la Thaïlande, et même l’Inde, le pays hôte des réunions sur la Convention-cadre de novembre, seront dans l’impossibilité d’avoir le droit à une représentation lors de cette conférence.

Du côté des organisateurs de la COP 7, cette exclusion des acteurs ayant des relations avec les cigarettiers est légitime. Les représentants de ces pays ont « prévenu les intérêts de santé publique en jeu dans les discussions précédentes », selon des sources internes.

Boycotter des participants et des représentants de la conférence n’est pas un phénomène nouveau pour la Convention-cadre. Pis, la convention a un mandat de longue date pour empêcher les personnes travaillant dans cette industrie d’y participer ou d’être représentées. Par exemple, certains agriculteurs indiens travaillant pour l’industrie du tabac se lamentent de ces politiques strictes, et ont l’impression qu’une fois de plus, ce sont les pauvres qui souffrent.

“Plutôt que d’adresser ce problème de justice sociale, les oligarques de l’OMS se réuniront en Inde lors de la septième conférence des partis (COP 7) dans le cadre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac de novembre 2016”, indique B.V. Javare Gowda, président de l’association des agriculteurs de la fédération indienne, lors une discussion publique avec des parlementaires indiens qui a eu lieu jeudi dernier à New Delhi.

“Cette conférence va détériorer le statut déjà précaire des ouvriers indiens travaillant avec les cigarettiers”, indique-t-il. Il appelle le gouvernement indien à envoyer une délégation d’agriculteurs à la Convention-cadre, afin d’éviter de mettre en danger plusieurs millions de travailleurs sans pour autant améliorer la santé publique.

Des journalistes expulsés

Au contraire des agriculteurs indiens, les médias sont autorisés à assister à la conférence, mais n’ont pas le droit d’observer les discussions. Par exemple, lors de la COP 6 de 2014 à Moscou, les médias furent systématiquement expulsés des réunions sans explication, selon Drew Johnson, un journaliste du Daily Caller qui couvre régulièrement la conférence bisannuelle. Johnson indique qu’il a été “menacé d’être arrêté, puis physiquement expulsé des supposées réunions publiques”.

Si bannir les médias, ainsi que tout individu ayant des liens avec les cigarettiers est devenu monnaie courante à la Convention-cadre, interdire aux élus officiels de représenter leur pays lors de ces conférences est une nouvelle étape pour une agence des Nations Unies.

Laurent Huber, directeur exécutif d’Action on Smoking and Health (ONG basée aux États-Unis), anticipe dans le Huffington Post que le résultat de ces négociations vont “densifier le contrôle sur les produits issus de l’industrie du tabac et subséquemment augmenter les taxes sur ces produits”.

  • Yael Ossowski est journaliste canadien, il vit à Vienne et est responsable de Students For Liberty.

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