Vote pro-Brexit : les Anglais sont-ils vraiment idiots ?

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Europe

Par Éric Verhaeghe.

Le Brexit n’a pas l’air de plaire à ceux qui sont au pouvoir. Ils envoient leurs meilleurs chiens de garde pour expliquer que le referendum britannique n’est rien d’autre qu’un triomphe de la bêtise contre l’intelligence, une victoire épouvantable des cons sur les gens éclairés et capables de décider. Une tripotée d’amis qui se tiennent par la barbichette depuis des années pour capter les médias à leur profit et s’y auto-congratuler en infligeant au pays leurs idées toxiques (et lucratives) enrage de voir que les Anglais n’ont pas fait comme on leur avait dit de faire. Et les noms d’oiseaux fleurissent.

En hommage à tous ces cons auxquels je suis fier d’appartenir, je voulais aujourd’hui présenter une anthologie des meilleures marques de mépris et adresser une rapide réponse forcément très conne à leurs arguments forcément très intelligents.

Médaille d’or à BHL

Pour redonner du sens à une situation où la nomenklatura française a perdu le nord, le troisième quotidien le plus subventionné de France : Le Monde, a appelé à la rescousse le plus brillant (et le plus désintéressé) philosophe de notre époque, Bernard-Henri Lévy, qui a écrit :

« Ce Brexit, c’est la victoire, non du peuple, mais du populisme. (…)

C’est la victoire, autrement dit, du souverainisme le plus rance et du nationalisme le plus bête.

C’est la victoire de l’Angleterre moisie sur l’Angleterre ouverte sur le monde et à l’écoute de son glorieux passé.

C’est la défaite de l’autre devant la boursouflure du moi, et du complexe devant la dictature du simple. (…)

C’est la victoire des casseurs et des gauchistes débiles, des fachos et hooligans avinés et embiérés, des rebelles analphabètes et des néonationalistes à sueurs froides et front de bœuf. (…)

Ce sera, toujours, la victoire de l’ignorance sur le savoir.

Ce sera, chaque fois, la victoire du petit sur le grand, et de la crétinerie sur l’esprit. »

J’en passe et des meilleures, ce texte étant la longue répétition de la même phrase sous toutes ses formes : les cons ont battu les génies.

Je suis heureux d’avoir lu ce très grand texte de BHL (et je me félicite que le contribuable file 13 millions d’euros au Monde pour publier ce texte plein de reconnaissance pour les « cons »), grâce auquel j’ai compris pourquoi je n’aurais jamais eu l’agrégation de philosophie si je l’avais tentée, et grâce auquel je sais enfin pourquoi certains passent en boucle à la télévision pour y exposer leurs idées. Ils sont intelligents, et moi je suis con. Je suis un rebelle analphabète, voire un hooligan embiéré, en pleine boursouflure du moi. Ceux qui, comme BHL, sont contre le Brexit et pour le Remain appartiennent en revanche à « l’esprit », au « complexe ». Moi qui suis soumis à la « dictature du simple », je ne peux pas comprendre leur raisonnement.

C’est d’ailleurs parce que je suis très con que je ne suis convaincu par aucun des brillants arguments de BHL.

Médaille d’argent à Quatremer

Sous la plume d’un Jean Quatremer qui nous a habitués à mieux sur Libération (sixième quotidien le plus aidé de France), on lira des considérations d’une ironie facile sur le choix des Britanniques.

« Amis Anglais et Gallois, merci, du fond du cœur. Vous avez su résister à tous les arguments, des plus rationnels aux plus apocalyptiques, de ceux qui militaient pour le «remain.» (…) Vous avez pris le risque de diviser pour longtemps votre société entre, d’une part, jeunes, diplômés et urbains, massivement «remain», et, d’autre part, vieux, peu diplômés et ruraux, massivement «leave», une fracture sociale pour longtemps béante. »

Vouloir le Brexit, ce n’est évidemment pas poser la question du fonctionnement de l’Union Européenne et de sa rationalité économique. C’est seulement appartenir à la catégorie peu ragoûtante des « vieux, peu diplômés et ruraux ». On continue :

« Votre sursaut churchillien restera dans l’histoire ! Car vous savez ce qui vous attend : après la Seconde Guerre mondiale, vous vous êtes enfoncés dans la dépression économique au point que le FMI a dû voler à votre secours, comme une vulgaire Grèce. Votre PIB, lors de votre adhésion en 1973, était l’un des plus bas de la CEE, et c’est pour cela que vous avez rejoint un projet qui vous répugnait. »

Bien entendu, l’appauvrissement de la Grande-Bretagne en 1973 n’a rien à voir avec son excès de réglementation et tient uniquement à son absence de la Communauté Européenne à l’époque. Et le retour de la Grande-Bretagne à la prospérité ne doit rien aux réformes lancées par Margaret Thatcher, mais doit tout à sa simple adhésion à l’Union.

Là encore, nous les cons, nous n’avons rien compris et nous devrions nous élever vers la lumière en acceptant sans coup férir une argumentation émise avec beaucoup de finesse par des gens beaucoup plus intelligents que nous.

Médaille de bronze à Jacques Attali

bhl rené le honzecComme toujours en phase de stress, les bobos du Monde convoquent tous leurs meilleurs amis des salons parisiens pour expliquer ce qu’il faut penser. Plus subtil que BHL, Attali s’est senti obligé d’ouvrir le débat de façon drôlatique, et avec un total manque de clairvoyance (puisqu’il prédisait la victoire du Remain au matin du referendum) :

« J’ai toujours pensé que les Britanniques rejetteraient le « Brexit ». La sortie de l’Union européenne serait un suicide pour le Royaume-Uni. Il existe, dans l’histoire, des cas où des nations se sont suicidées, mais je ne crois pas que ce soit la tentation des Britanniques. »

On mesure là encore les dégâts que l’influence exercée par Attali peut provoquer sur les politiques français. Les partisans du Leave justifient en effet leur position par leur volonté de préserver leur État-nation face au système communautaire. Réponse d’Attali : vouloir survivre, c’est être suicidaire. La mécanique de renversement des évidences à l’œuvre chez BHL est ici aussi en marche. Simplement, elle se fait plus discrète, moins directement insultante.

Au passage, on notera que dans cet entretien du 23 juin au matin où Attali prédisait la victoire du Remain, il se livrait à une autre prédiction tout aussi fiable :

« Depuis longtemps, je prédis que la troisième guerre mondiale, si rien ne change, est pour 2025-2030. Tout semble se mettre en place. »

Irma Attali.

Prix spécial du jury à Slate

Puisque je parle d’Attali, je ne voulais pas manquer une occasion de parler de l’un des médias dont il est actionnaire (comme beaucoup d’autres adeptes ou acteurs du gouvernement profond) : Slate. Ce pure player a mené une campagne hostile au Brexit dont l’argumentation essentielle a reposé sur la logique exposée ci-dessus : d’un côté la lumière, de l’autre l’obscurité.

Je prends au hasard quelques articles :

Vote pro-Brexit

Réactions au vote pro-Brexit

Bravo, Slate, pour cette brillante contribution à l’intelligence contre la toxicité des populistes idiots que nous sommes.

En tant que con fini pleinement assumé, je voulais ajouter un seul point sur ce constat. Manifestement, les partisans de la construction communautaire qui prétend être l’Europe s’obstinent à ne pas voir que le referendum britannique a d’abord consacré un rejet de l’arrogance, et une hostilité profonde à cette confiscation de la démocratie par une élite avaricieuse qui prétend la faire fonctionner seule, et qui attend qu’on lui dise « merci » avec le sourire.

Sur le web

  1. Et médaille en chocolat (ou Gaspard de Plomb) à Gaspard Koenig qui, dans un article du Figaro plein de rancoeur, pédant et arrogant, fait honte aux libéraux. Nous avons aussi notre BHL! Décidément, avec des rigolos normalsupiens de la sorte, la cause libérale est invendable.

    1. Oui, lui il vient de se saborder … encore que il était déjà bien avancé !!!!

    2. Koenig libéral ? Je laisse cette antienne aux rêves bien humides des socialistes.

    3. Ah oui, merci, je l’avais raté. M’étonnerait que cet article apparaisse ici. Il faudrait fermer les commentaires au bout de 2 heures !

  2. bah …ça bout de colère dans leur petite et mesquine cervelle ; et la colère est mauvaise conseillère , elle fait souvent dire n’importe quoi ; et ce n’est pas en rabaissant les gens que les choses changeront ;

  3. et je me perméttrais d’ajouter que le grand phylosophe bhl ne cherche même pas à comprendre et approfondir les raisons qui ont poussées les anglais à voter le bréxit ; ça la fout mal pour un phylosophe…..et ça prouve à tout le moins qu’il n’a pas grand chose dans le teston , mais ça on le savait déjà….

  4. Résistant Valaisan

    Et en bonus, si vous voulez rire, le témoignage d’ un Français installé à Londres, au JT de 20 H du 24 juin sur TF1 :

    « j’ allais acheter un appartement dans cette rue mais j’ ai mis une clause spéciale Brexit. Parce que les prix de l’ immobilier londonien pourraient chuter jusqu’ à 50% en cas de Brexit ».

    LOL LOL LOL LOL

  5. Ben je m’associe à vous et je me déclare con ! Économiquement, c’est un choix difficile, surement plein d’embûches. Socialement, la volonté de reprendre en main son destin est très courageuse,on ferait bien de s’en inspirer.

  6. Le coup des vieux et des ruraux qui votent mal, on l’a déjà eu en Autriche…

  7. voila un article qui donne le sourire !!!!

  8. Dans l’Est Républicain du dimanche 26 juin, interview de Joseph Mount, leader du groupe Metronomy, installé à Paris.
    Florilège :
    « C’est une décision très réactionnaire », « Cameron est stupide d’avoir donné ce choix », « Les gens ne sont pas suffisamment éduqués pour prendre la bonne décision », « Cette victoire est celle d’un courant conservateur de droite », « Je vais pouvoir dire [à mes enfants] que les anglais sont vraiment trop stupides »…
    Prétentieux connard !

    1. Pourquoi prétentieux connard ?
      « C’est une décision très réactionnaire » : correct
      « Cette victoire est celle d’un courant conservateur de droite » : correct
      « Je vais pouvoir dire [à mes enfants] que les anglais sont vraiment trop stupides » : plutôt injurieux, et trop centré sur les anglais, mais franchement, est-ce que vous connaissez un peuple qui, collectivement, ne méritent pas d’être qualifié de « trop stupide » ?
      « Les gens ne sont pas suffisamment éduqués pour prendre la bonne décision » variante plus polie du précédent…
      « Cameron est stupide d’avoir donné ce choix » encore une variante du même, avec injure centrée sur Cameron (comme si il avait eu le choix, mais passons…).

      Moi je trouve plutôt rafraîchissant cet aveu aussi franc que ce monsieur trouve que la démocratie c’est moisie. Et en fait toute la « gauche » (qui du coup mérite des guillemets, parce que si mépriser le peuple c’est être de gauche…)

      1. J’ai l’impression que le gars, en rabaissant les autres, se décerne à lui-même des brevets d’ouverture, de tolérance, d’intelligence, de clairvoyance, etc… Vous avez certainement raison pour « réactionnaire-conservateur-de droite » mais parce que vous prenez les mots pour ce qu’ils signifient alors que pour lui (mon impression encore une fois), plus prosaïquement, ça doit vouloir dire facho (dont il ne fait pas partie bien entendu, mais c’est encore moi qui interprète). Alors peut-être que ce garçon n’est ni un prétentieux ni un connard, c’est moi qui ai extrapolé, mais c’était bien imité et il devrait faire plus attention à la manière dont il s’exprime. 🙂
        Quant aux peuples, tout ce qu’ils méritent, c’est qu’on les laisse tranquille gérer leurs petites affaires, comme ils le veulent, avec qui ils veulent, tant qu’ils n’emm… personne.

        1. Votre impression est plutôt logique, mais elle n’apporte rien. Qu’il soit prétentieux, ou connard, ou pas, n’a aucune importance. Le fait qu’il qualifie le peuple de stupide (comme si c’était un scoop) au point d’être inapte à prendre une décision (la démocratie ? RAF !), et qu’il juge stupide un type qui s’est hissé au poste de Premier juste parce qu’il a fait appel au peuple, est en revanche significatif, il me semble.

  9. Apparemment les noms de Attlee, Bevan, Bevin, Wilson, Gaitskell et j’en passe, les politiques qu’ils ont mises en place et leur influence directe sur le déclin du PIB britannique ne disent absolument rien à Quatremer…

  10. Dans tous vos commentaires, vous êtes aussi pédants que les gens cités dans l’article ci-dessus. vous ne faites aucune analyse de la situation, mais mettez en avant le choix des peuples à disposer d’eux-même. Vous vous êtes autoproclamés chantres du Libéralisme au travers de ce site, mais malheureusement vous avancez des arguments frelatés.
    La plupart des britanniques a été biaisée par leurs élites politiques qui ont avancé des arguments fallacieux en faveur du Brexit (cf. les 350M€ qui seront redistribués à la « sécurité sociale » anglaise) etc. maintenant comme des moutons de panurge, les britanniques aont leur destin entre les mains qui va aboutir à:
    – la fin du Royaume-Uni: Ecosse et Irlande feront le nécessaire pour quitter la Couronne
    – une crise politique et financière de grande envergure (sans jouer les Cassandre)

    L’Europe est une bonne chose, malgré les ratés; il faut continuer cette construction mais revoir aussi les institutions car nous avons trop de bureaucratie et trop de fonctionnaires qui décident pour les peuples européens.

    Donc revoyez un peu votre suffisance et ne soyez pas aussi sur de vos commentaires.

    Soyez humbles et cela changera.

    Merci

    1. Humilité bien ordonnée commence par soi-même : la plupart des Européens ne s’est pas laissée biaiser, elle, pas leurs élites politiques qui ont avancé des arguments fondés, eux, au sujet du bien-être apporté par les normes et la stabilité économique des directives européennes.

    2. L’URSS est une bonne chose, malgré les ratés; il faut continuer cette construction mais revoir aussi les institutions car nous avons trop de bureaucratie et trop de fonctionnaires qui décident pour les peuples soviétiques.

    3. Moi je veux bien qu’on dénonce que « les élites politiques qui ont avancé des arguments fallacieux en faveur du Brexit », mais si c’est pour oublier que les élites politiques qui ont AUSSI avancé des arguments fallacieux en faveur du Bremain, et même en reprendre quelques uns dans votre post (fin du Royaume uni, carrément ? une crise politique et financière de grande envergure ? non mais sérieusement …) ça perd beaucoup de force.

      L’Europe est une excellente chose. L’UE en revanche n’a aucun mécanisme pour réduire sa bureaucratie et elle est conçue pour que des fonctionnaires cooptés décident pour les peuples européens, au pluriel, et il n’y a pas de peuple européen, au singulier, qui pourrait reprendre la main pour injecter de la démocratie là-dedans. Bossuet a écrit pour vous : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».

    4. Bah au moins Farage a eu l’honnêteté de dire qu’il avait dit une connerie, car en france il y en a toujours qui attendent que le chômage baisse depuis 4 ans… Bon, maintenant s’il faut faire des promesses et les tenir…

      1. Il est au pouvoir, Farage ?

    5. « L’Europe est une bonne chose »
      Merci d’argumenter. Je suis certains que je peux vous démontrer que chacun des soit-disant bienfaits de l’UE n’a absolument pas besoin d’un super-état.

      1. Pierre Kirool (émigré)

        Je suis sur qu’on peut aussi arriver à démontrer que les soit-disants bienfaits de l’UE sont en fait la conséquence de diverses causes extérieures à l’UE.

    6. « La plupart des britanniques a été biaisée par leurs élites politiques qui ont avancé des arguments fallacieux en faveur du Brexit (cf. les 350M€ qui seront redistribués à la « sécurité sociale » anglaise) etc. »

      Comme le dit un vieux proverbe chinois: les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

  11. Bruxelles a peur qu’il y ait effet boule de neige. Et si l’Angleterre s’en sortait ? Regardez l’Allemagne au lendemain de la chute du mur: ce fut dur mais ils s’en sont sortis. La Suisses, la Norvège et divers micros-états ne sont pas l’UE et ils sont loin d’être des pays en difficulté ! Les apparatchiks de Bruxelles ont surtout peur pour leurs privilèges, de ne plus pouvoir accéder à un marché de bidouilles, … Qu’a réellement fait l’UE hors imposer un diktat aux pays membres et à leurs populations ‘oisives’ et ‘niaises’ ?

    1.  » La Suisses, la Norvège et divers micros-états ne sont pas l’UE et ils sont loin d’être des pays en difficulté !  »

      Il faudra combien de fois le répéter que la Suisse n’est pas en dehors de l’UE même si elle n’a pas de représentant au parlement européen. La Suisse a signé avec l’UE des accords qui lui accorde la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes dans toute l’UE et vice-et-versa et qu’elle fait partie également de l’espace Schengen et que la Norvège est dans l’EEE qui est à peu de chose près à ce que la Suisse l’est avec les accords bilatéraux.

      D.J

      1. mais, la libre circulation des capitaux, des marchandises et des personnes, c’est tout ce qu’on demande, rien de plus…
        pas besoin de parlement, pas besoin de bureaucrates, pas besoin de normes, de commission ni de commissaires du peuple…

      2. La Suisse ne fait pas partie de l’union douanière européenne et il y a toujours un contrôle des marchandises et bien lui en prend car ainsi elle a pu négocier avec d’autres zones ou pays alors que c’est interdit aux pays de l’UE de négocier de leur coté…
        https://www.contrepoints.org/2012/11/01/102575-lue-union-douaniere-et-non-zone-de-libre-echange

        1. @ Sam player,

          Vous avez raison et bien fait de me le préciser, mais la Suisse n’est pas un îlot au milieu de l’UE totalement à l’écart. Elle en est plus dedans que dehors.

          D.J

          1. Oui et justement puisque c’est le débat on voit qu’il y a un certain avantage à être juste dans l’AELE et ce journaliste anglais en rappelait déjà à l’époque (2012) les avantages.

  12. Lu :
    « Le référendum britannique n’a pas donné le résultat escompté par les élites. Elles se demandent dès lors, de plus en plus ouvertement, comment neutraliser son résultat. Une chose est certaine: on se jure qu’on ne se laissera plus prendre: on ne fera plus de référendum. Le référendum ne serait pas un mode de consultation accordé aux exigences de la démocratie. Il libérerait les passions et pousserait le peuple à s’approprier la question qu’on lui pose, en l’investissant d’une signification autre que celle qui lui est prêtée par le système médiatico-politique. En gros, on reproche au référendum de politiser la politique, de la délivrer de la gangue gestionnaire et juridique. Par exemple, on ne pardonne pas au peuple d’avoir fait un lien entre la souveraineté britannique et l’immigration massive: ce serait un lien interdit. »

  13. effectivement, tous les commentaires en france sont orientés dans le meme sens: ce qui est déja louche.
    les débats sur le sujet en france ne faisaient intervenir que des « experts » contre le brexit.

    encore maintenant on fait croire que les électeurs se seraient fait berner par des fausses promesses(comme si le camp opposé n’avait jamais contredit les arguments fallacieux, et comme si de tels arguments n’étaient pas aussi utilisés par le camp du remain).

    Et ça marche : même parmi certains lecteurs de contrepoints

  14. Merci pour cet article ! Je vais reprendre un muffin !

  15. Cet article est amusant comme florilège partiel de cette copieuse poêlée de grenouilles de bénitier médiatique qui prétendent détenir la vérité. Et oui, dès que j’écoute Juncker, Attali, BHL ou les autres parler du Brexit, j’ai une furieuse envie d’aller à Bruxelles brûler tous les bâtiments de la commission en chantant God Saves the Queen and Boris Johnson.
    Mais pour équilibrer, un florilège de commentaires grotesques des partisans du Brexit serait probablement aussi facile à faire.
    Dès lors, un tel article ne fait pas tellement avancer le débat sur le Brexit, malheureusement.

    1. Tout dépend si on prend le résultat comme un non à l’UE ou un oui aux partisans du Brexit.

    2. Il faut chanter le Rule Britania :

      Rule, Britannia! Britannia, rule the waves:
      Britons never, never, never shall be slaves.

  16. Pour expliquer ce vote du Brexit bien mal analysé par BHL, mais ce n’est pas nouveau, il faudrait quand même souligner tous les mensonges et toutes les approximations déversées sur les électeurs par les pro-Brexit et aussi les mauvaises explications offertes par les partisans du Remain.

    1. Cela va de soit, mais le problème principal c’est que les pro-remain ont fait campagne sur la peur et lorsque ce n’était pas le cas, la plupart des arguments avancés trouvaient leurs racines dans des accords n’ayant rien à voir avec l’UE…brèche dans laquelle se sont engouffrés les pro-brexit…

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