Bruxelles, ville d’individualistes étriqués ? Réponse à Jean Quatremer

Publié Par Joachim Caffonnette, le dans Belgique

Par Joachim Caffonnette, depuis la Belgique.

Manneken Pis invasion crédits Marie Guillaumet (CC BY-NC-ND 2.0)

Manneken Pis invasion crédits Marie Guillaumet (CC BY-NC-ND 2.0)

J’écris ce petit article suite à une polémique déclenchée sur Twitter avec Jean Quatremer et à laquelle un nombre effarant de misanthropes aigris a pris part.

Ce qui suit est la vision personnelle d’un Bruxellois, pour qui les connaissances en matière de sociologie s’arrêtent à une année de cours dans son cursus au conservatoire. Par contre, quand il s’agit de refaire le monde autour d’une bière avec des connus et des inconnus issus de milieux divers et variés, j’ai une sacrée expérience. Il s’agit ici surtout d’apporter un point de vue différent de la description étriquée de Quatremer et consorts.

Lors d’une interview au Petit Journal de Canal +, Jean Quatremer a affirmé sans retenue que Bruxelles n’est pas une ville comme les Français la conçoivent : Bruxelles, ce sont des petites maisons, chacun vit dans son coin et personne ne se mélange. Il y a selon lui 3 Bruxelles : Les Européens, Les “Belgo-Belges” (qui aspirent à quitter Bruxelles dès qu’ils auront accumulé leur petit pactole) et les Musulmans. Et les contacts entre ces trois catégories se limitent à un hochement de tête quand ils se croisent en rue.

Le Belge n’aspire pas, au contraire du Français, à la vie collective, dit-il. Le Français qui lui est un exemple en la matière… Maîtrisant la convivialité comme il maîtrise les langues étrangères… Au jeu de celui qui balancera le plus de clichés, on peut jouer infiniment. Mais c’est justement comme ça qu’on en vient à se refermer sur soi et à croire que c’est la norme.

Évidement en tant que Bruxellois passant la moitié de mon temps en dehors de chez moi, l’intervention de Quatremer m’a rendu pour le moins assez perplexe. Je n’ai absolument pas ce sentiment quand je me promène en ville, que j’assiste à des concerts, boire un verre ou jouer au foot au parc du Cinquantenaire. C’est assez consternant, de la part d’un journaliste, de dresser de manière aussi catégorique un portrait tellement simpliste de la deuxième ville la plus cosmopolite au monde.

Des Européens j’en croise souvent dans les lieux que je fréquente. On y trouve aussi des “Belgo-Belges” originaires des quatre coins du pays – qui n’aspirent certainement pas à quitter la capitale puisqu’ils viennent de s’y installer – et des tas de “Musulmans”, comme les appellent Quatremer. J’imagine qu’il parle des personnes d’origine nord-africaine, essentiellement de culture musulmane.

En fait, ce que décrit le journaliste, c’est la vision grossière d’une capitale qui est comme toutes les grandes villes du monde. On y trouve en effet des communautés, souvent regroupées par quartiers. Mais il n’y a pas de murs, et si certains membres de ces communautés restent effectivement entre eux (que ça soit à Bruxelles, New-York ou Paris), d’autres changent de quartier, travaillent et vivent ensemble sans même avoir conscience d’appartenir à une catégorie ou l’autre d’habitant.

Ce qui est consternant, c’est de voir comment chacun pense que sa vision des choses est la seule qui compte. Comme eux restent dans leur confortable petit biotope, ils pensent que c’est le cas de tout un chacun. Même si ce que Quatremer dit est vrai pour certaines personnes, dont il fait visiblement partie, ce n’est pas vrai pour beaucoup d’autres. Si je regarde le mois qui vient de s’écouler, j’ai discuté et travaillé avec une demi douzaine de Français établis à Bruxelles, trois Italiens, deux Belges d’origine congolaise, un Belgo-Tunisien, un Belgo-Marocain, un Franco-Algérien, un Sénégalais, au moins quinze Flamands, des Belges nés à Bruxelles, des Belges nés à Arlon, des Belges né à Anvers, deux Musulmans, beaucoup d’athées, trois homos (pour autant que je le sache), des gens de droite, des gens de gauche, des gens de droite se pensant à gauche, des Juifs, des Espagnols, des jeunes, des quinquagénaires, des vieux, des cons et des gens brillants. Et beaucoup de ces personnes sont dans le même cas que moi, ça en fait déjà un bon paquet qui est à l’antipode de ce que décrit Quatremer.

Des petites maisons individuelles ? 50% de mes connaissances vivent en colocation, avec des personnes qu’ils ne connaissaient parfois pas avant, ne jurent que par Bruxelles, et n’ont aucune intention d’aller s’installer à Lasne, Wemmel ou Rhode-Saint-Genèse. Pour parler encore un peu de ma propre expérience, j’ai grandi à Rhode-Saint-Genèse justement, le rêve du Bruxellois belgo-belge moyen selon Quatremer.

À l’époque, il était moins cher d’avoir une maison avec jardin là-bas qu’un appartement à Bruxelles, donc tout l’inverse du riche qui quitte la ville. Dans mon école, il y avait des enfants de bourgeois, des fils de diplomates, des réfugiés somaliens, serbes et croates, des Congolais, des enfants de la “classe moyenne”, une famille péruvienne, même des Arabes, des témoins de Jéhovah et quelques Juifs c’est vous dire… tout le monde fréquentait cette petite école, et croyez le ou non, mais on se parlait et on fêtait les anniversaires l’un chez l’autre ! Et tout se passait comme dans n’importe quelle école primaire.

Il est évident que la politique belge en matière d’immigration et d’intégration, comme pour la plupart des pays occidentaux, est un désastre. Que d’avoir laissé des quartiers communautaires se former et d’avoir raboté année après année les budgets de l’éducation et de la culture a créé un clivage indiscutable entre certains membres des différentes communautés peuplant Bruxelles. Mais il existe aussi des dizaines d’initiatives qui luttent contre ce clivage, et des milliers de Bruxellois qui, consciemment ou non, communiquent et vivent avec d’autres Bruxellois d’origines, de confessions et d’opinions des plus diverses.

Et là où Jean Quatremer est complètement à côté de la réalité, c’est quand il affirme que c’est un problème proprement bruxellois… Les banlieues parisiennes ou marseillaises sont manifestement un exemple de réussite d’intégration de population d’origine étrangère… Ou Chinatown, la preuve d’une mixité culturelle réussie dans les quartiers des grandes villes, là où Bruxelles a lamentablement échoué.

C’est incontestable, les immigrés ont tendance à se regrouper par quartier, c’est aussi vieux que le monde et jamais les politiciens n’ont vraiment essayé quoi que ce soit pour qu’il en soit autrement. C’est de là que vient le problème, c’est de là que vient le constat étriqué de Quatremer. Mais affirmer avec un tel aplomb que c’est le cas particulier de Bruxelles et de tous les Bruxellois, c’est à la fois d’une arrogance crasse à peine croyable de la part d’un journaliste de Libération, résident bruxellois depuis si longtemps.

Messieurs Quatremer, Marcel Sel, Isodore Poireau, et les autres, je vous invite à vous promener le long du canal et même à le traverser. À aller au Bravo, au Magasin 4, sur le Parvis de Saint-gilles, Place Saint-Josse, à la Jazz-Station, à Schaerbeek, Place de Bethléem, dans les Marolles, Place de la Bourse, Place du Luxembourg, au Fat-Boy, au Michael Collins, à Matonge, à la Mandibule, au Tournant, place Flagey… à vous asseoir à une terrasse (ça tombe bien, les beaux jours reviennent) et à partager une Zinnebir, une Beck’s, une Guinness, une Super Bock ou un thé à la menthe avec les gens qui s’y trouvent. Vous verrez, c’est pas si terrible, vous y ferez même peut-être une belle rencontre qui vous enlèvera ce goût de bile qui semble remplir vos palais.

Vivre ensemble, si on y met un peu de bonne volonté, qu’on s’extrait de sa sinistrose et de son défaitisme, qu’on prend un peu de hauteur et qu’on regarde les choses sous un autre angle, c’est tout à fait possible. C’est même une réalité pour beaucoup et ça ne risque pas de vous péter à la gueule.

  1. Quand on voit comment Jean Quatremer est aussi peu au fait d’une ville et d’un pays où il vit depuis pas mal d’années, quand on voit comment des journalistes étrangers qui ont passé en tout et pour tout une heure à Molenbeek sont capables de nous pondre à main levée leurs théories sociologiques sur l’islamisme, le « communautarisme », la « faillite » de la Belgique et tutti quanti, on se rappelle les mots de Nietzsche : « Encore un siècle de journalisme et tous les mots pueront.« 

  2. Je suis forcé d’être d’accord avec J. Quatremer. Il a donné un bon résumé. J’y habite encore mais tous mes amis ont fuis notamment suite à une série d’agressions dues à la même communauté. Les belges de souche que je côtoie encore expriment une haine des immigrés qui m’étonne moi-même, ce n’était pas le cas il y a 5 ans.

    1. Ce commentaire sent les galéjades à des lieues. Et n’a que très peu à voir avec le propos de Quatremer.

      1. Mes amis sont partis dans le Brabant Wallon en m’indiquant que leur principale raison était l’immigration et les agressions dont ils avaient été l’objet notamment l’attaque de la femme enceinte d’un de mes meilleurs amis. A Jette, ma voiture a été cambriolée 4 fois et j’ai été agressé à deux reprises, à chaque fois par ce que l’on nomme pudiquement des « norvégiens ». L’emploi de ce terme montre qu’une forme d’oppression intellectuelle est présente en Belgique. J’ajoute aussi que ni moi ni mes amis n’ont aucun ami immigré, ce qui semble valider l’analyse de J. Quatremer.
        J’ajoute aussi que la situation se dégrade.
        Une illustration, dans les quartiers à grande concentration d’immigrés il est habituel maintenant de constater que des véhicules roulent en sens interdit voir même sur les trottoirs.

        1. La dernière phrase de votre commentaire prouve à suffisance la galéjade. Comme le supposé emploi du terme « Norvégiens » par les Bruxellois.
          Sinon, on rappellera qu’après des décennies de perte de population, Bruxelles a vu celle-ci augmenter de 10% ces cinq dernières années. J’imagine que les nouveaux venus (dont une quantité invraisemblable de Français, n’est-ce pas M. Quatremer) doivent être attirés par une ville ravagée par la violence.

          1. C’est mon vécu, il est limité à ce que je peux connaitre mais il est corroboré avec mon entourage et mes collègues.
            Il me semble que l’augmentation de la population est due à l’immigration européenne et extra-européennes et non aux belges de souche qui quittent Bruxelles notamment quand ils fondent une famille.
            Les nouveaux venus sont attirés par les institutions internationales ou par le régime fiscal des revenus du capital.

    2. Il y a bien un exode de la classe moyenne belge de Bruxelles mais l’une des principales raisons s’est l’immobilier. Bruxelles coûte cher. Quand aux endroits où l’immobilier est bon marché s’est en général dans des quartiers pourris où il n’y a presque plus de belges de souche. Ceci dit vous n’avez tort de dire qu’une raison qui pousse les gens à quitter Bruxelles c’est le sentiment d’être envahi et la criminalité. Même si je ne nie pas que cette raison existe et qu’elle a une certaine importance, je doute qu’elle soit la principale.

      Je doute que les gens que vous citez soient contre tous les immigrés, ils sont contre certains types d’immigrés.

      Bruxelles s’est pas Chicago non plus. Il faut pas exagéré. Vivant à Auderghem, je n’ai jamais été agressé ni cambriolé. Ceci dit, je me déplace rarement dans les quartiers chauds ou les endroits où je serais le plus susceptible de subir ce genre d’actes.

  3. Contrairement à Paris, il y a peu de quartier/ville par CSP, par exemple Schaerbeek-cinquantenaire n’est pas si typé contrairement Schaerbeek-nord …

  4. M. Caffonnette est un artiste et son « confortable petit biotope » n’est pas plus représentatif de Bruxelles que celui de M. Quatremer. Avatar du bobo parisien, M. Caffonnette détient comme eux le seul pouvoir de dire qui est vraiment de gauche (« gens de droite se croyant de gauche »). Si la vision de M. Quatremer est un peu réductrice, celle de M. Caffonnette n’est pas vraiment représentative.
    A mon sens, Bruxelles est en effet particulière par le nombre et l’enchevêtrement de ses quartiers pourris, qui vivent une vie quasi-autonome par rapport au reste de la ville, et par la non-intégration des Européens non francophones, même s’il y a quelques zones de melting pot et si globalement la musique adoucit les mœurs.

    1. Oui oui… Et l’Italien est voleur, le Juif est sournois…

  5. Je dois reconnaitre que Quatremer (que je n’apprécie pas plus que cela) a raison.Vivant à Bruxelles(evere),cette ville est devenue une poubelle et j’évite de me rendre en plein centre de cette ville qui est devenue tout sauf acceuillante.Suite aux attentats,la tv nous sert ad-nauseum des clips « Bruxelles ma belle » pour cacher la réalité qui est toute autre.Bruxelles est devenue une ville ghetto,appauvrie et sale.

    1. Vous caricaturez.Tout Bruxelles n’est pas comme vous le décrivez. Une partie seulement l’est. Pendant longtemps, Bruxelles était un bastion libéral (dans le sens belge du terme c’est à dire de centre droit, ce n’est pas du vrai libéralisme). Avec l’immigration musulmane, c’est devenu un bastion socialiste. Il est clair que Bruxelles à cause de l’immigration musulmane et de la prise du pouvoir du PS s’est appauvri et que la qualité de vie a diminué. Heureusement, ce n’est pas comme cela partout. Marrant, pour voir quels quartiers sont pourris, il suffit de prendre une carte électorale et de regarder les bastions PS. Vous pouvez être sûr que dans ces quartiers, il n’y a presque plus de belges et que ce sont des quartiers à éviter.
      Je vis à Auderghem (pour être précis à la limite entre Auderghem et Woluwé Saint Pierre) et c’est un quartier très bien. Je vis prêt du Parc de Woluwé. Mon quartier est très calme. Il n’y a pas de problème. Des communes comme Uccle ,Woluwé Saint Pierre, Woluwé saint Lambert, Auderghem,Etterbeek,….ne posent pas de problème. La qualité de vie y est excellente. D’ailleurs, pratiquement toutes les communes bruxelloises compte un « beau quartier ». Des communes comme Forest, Ixelles, Schaerbeek,….ont certes des quartiers mal famés composés presque exclusivement d’étrangers mais il y a d’autres quartiers dans ces communes qui sont très beaux.
      Il y a pratiquement aucune commune bruxelloise avec exclusivement des quartiers mal famés (la seule qui vient à mon esprit s’est Molenbeek). Certes, il y a des communes avec bcp plus de quartiers pourris que d’autres. Mais à Bruxelles, il y a une certaine mixité comparé en France (avec des cités où il y a toute la racaille).
      Ceci dit, je suis d’accord pour dire que j’aimerais pas habiter dans le centre de Bruxelles. Je préfères bien plus vivre dans un quartier tranquille où il y a des espaces verts.

      1. Bruxelles, ce sont 19 communes: 6 libérales, 6 socialistes, 3 CdH (centre), 3 DéFI (ex-Front des Francophones), 1 écolo. « Bastion »???

        1. La CdH est allié avec le PS, DéFI est allié avec le PS, et les écolos c’est pareil. arnaud a donc raison, il s’agit d’un bastion socialiste, c’est juste le nom des partis qui change.

    2. Bruxelles vaut bien mieux que des villes comme Charleroi, La Louvière, Verviers,….(ces villes sont des véritables problèmes). A noter que la plupart des grandes villes belges (Liège, Anvers,…) sont confrontés au même problème que Bruxelles. D’ailleurs, les autres grandes villes européennes sont aussi confrontés à ces problèmes. Bruxelles vaut bien mieux que Paris. Si Paris est bcp plus beau à visiter, la qualité de vivre y est bien meilleur à Bruxelles

      1. La qualité de vie y est excellente dans les quartiers que vous décrivés. Mais ayant vécu dans les deux (quartier Bockstael puis Auderghem) vivre dans certains quartiers peut être une horreur.
        Mon adolescence dans les années 90 est rempli de très mauvais souvenir de rencontre avec des « jeunes de quartiers » qui agissaient en toute impunité souvent en plein jour.
        Quiconque prenait régulièrement le métro de Pannenhuis à Comte de Flandre en dehors des heures de pointes n’est pas étonné outre mesure de l’actualité récente et du profil des coupables.
        Par contre, j’ai eu des amis autant d’origine maghrébine vivant dans les pires quartiers, que dans la zone plus vertes et même parmis les expat européens, le discours de Quatrmer est pas totalement faux mais bien partial tout de même.

  6. « ville d’individualistes étriqués »

    A priori, il me semble que cette qualification n’est pas le fait de Quatremer comme le laisserait supposer le titre. Je crois que l’on a suffisamment de problèmes sans mettre en plus de l’huile sur le feu.

  7. Dans ma rue, il y a une majorité d’étrangers mais c’est des francais ou des fonctionnaires européens. Je suis Belgo Belge et je n’aspire pas à quitter Bruxelles. Cependant, on ne peut pas nier l’exode de la classe moyenne belgobelge hors de Bruxelles. C’est une réalité mais il faut arrêter de dire n’importe quoi, tous les belgo belges n’aspirent pas à quitter Bruxelles. Il est vrai que la plupart des Belgobelges n’aimeraient pas vivre dans les quartiers à majorité musulmane.

    L’immigration européenne n’est pas hétérogène. Pour moi, il en existe quatre: la première composé d’européens tel que les italiens, les portugais, les polonais,….souvent de seconde ou troisième génération. A la base, quand leurs parents ou grands parents ont immigrés, ils n’étaient pas riches. Aujourd’hui, ils sont parfaitement bien intégrés et ils sont belges.
    La seconde, celle des fonctionnaires européens. Cette immigration est une chance pour la Belgique étant donné leurs salaires élevés.
    La troisième, celle des Francais (en général, de francais plutôt aisés). Celle là aussi se passe bien.
    La quatrième, c’est l’immigration récente venant d’Europe de l’Est. Il s’agit de gens ayant immigrés pour venir travailleur en Belgique. Ils occupent des jobs peu qualifiés (batiments, femmes de ménage,…). Cette immigration se passe plutôt bien
    Je dirais que l’immigration européenne se passe bien et est une chance pour Bruxelles.
    Tout comme l’immigration asiatique (Asie du Sud Est: chinois, Vietnam, Japonais, coréen) qui se passe aussi très bien.

    Le problème vient de l’immigration musulmane qui elle a conduit à l’appauvrissement de Bruxelles et à faire diminué la qualité de vie (criminalité, insécurité,…).
    Il y a deux grandes communautés musulmanes: la communauté turque et la communauté marocaine.
    La communauté turque a plutôt bien réussi professionnellement parlant (la criminalité venant de cette communauté est loin d’être élevé). Le problème s’est qu’au niveau de l’intégration, c’est un total échec. La plupart des turcs bien qu’ayant la nationalité belge se sentent turcs et pas du tout belges. Par exemple, plus de 90 % des mariages se font entre turcs. Ils vivent entre eux. Il y a un communautarisme très développé. Par exemple, les élus d’origine turcs socialistes sont des fidèles de l’AKP (parti de centre droit) et d’Erdogan. Certains sont même liés aux Loups gris (extrême droite turque). La fidélité de ces élus va clairement à la Truquie. Bcp de Turcs bien qu’ayant la nationalité belge crachent sur notre pays et sont des islamo nationalistes turcs.
    L’immigration marocaine est bien mieux intégré à la Belgique. Le communautarisme est bien mieux développé dans la communauté marocaine. Par contre, professionnellement parlant, c’est un total échec. La criminalité issu de cette communauté est très élevé. La plupart des djihadistes belges viennent de cette communauté.

    On peut aussi parler de l’immigration congolaise (qui est moins importante mais qui est non négligeable). Celle ci a moins bien réussi que l’immigration asiatique ou européenne mais mieux que l’immigration musulmane. Elle n’est pas parfaitement intégré mais elle est plutôt bien intégré (surtout comparé aux musulmans).

    A noter que la Belgique est bien moins ghettoisé que la France. Il n’y a pas de cités en Belgique. Bruxelles même si elle a certains quartiers difficiles avec une très forte population d’origine étrangère ayant des caractéristiques du ghetto n’a pas d’endroits comme la banlieue parisienne.
    Les problèmes qu’a Bruxelles existe dans la plupart des villes européennes. La mixité est sans doute plus développé à Bruxelles qu’à Paris

  8. Mieux vaut vivre à Bruxelles qu’à Paris. En terme de qualité de vie, il y a pas photo entre les deux villes. A Bruxelles, on a plus d’espace.
    Bruxelles s’est 161,38 km2 pour 1,1 million d’habitants alors que Paris (les 20 arrondissements) s’est 105 km² pour 2, 2 millions d’habitants.

    1. Si vous habitez dans une des communes vertes de bxl,ok pas de problémes; mais quels sont les prix de l’immobilier dans ces communes? Habiter à Woluwe ou uccle,je signe des deux mains et pour beaucoup d’autres communes de bxl…non merci !!

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