« Brexit » or « Brexin » : la perfide Albion va-t-elle faire chuter l’Europe ?

Publié Par The Conversation, le dans Europe

Par Yves Petit.
Un article de The Conversation

Britannia

Britannia By: sean_hickinCC BY 2.0

Madame de Sévigné et Bossuet sont à l’origine de l’expression « Perfide Albion », celle-ci ayant été inventée au XVIIe siècle pour caractériser le sentiment de la France, passablement irritée par la mauvaise foi régulière du gouvernement anglais de l’époque. Un être humain est perfide quand il manque à sa parole, ne tient pas ses promesses, ou bien encore trahit une confiance. Le Premier ministre britannique, David Cameron, pourrait bien de ce point de vue ne pas tenir la promesse de son discours du 23 janvier 2013, et le référendum du 23 juin 2016 apparaître comme une consultation perfide. Il tient en effet à propos de cette consultation un double discours : un premier à destination du peuple britannique, un second à l’adresse de ses partenaires européens, cette duplicité confinant à la mauvaise foi.

Afin d’éviter tout malentendu, rappelons que le Premier ministre de Sa Majesté a promis aux Britanniques l’organisation après les élections de 2015 d’un référendum portant sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ou sur son maintien mais, après avoir obtenu, sur la base d’un review of competences de l’ensemble des politiques européennes, une refondation de sa relation avec l’Union, afin de pouvoir y demeurer mais à ses propres conditions. Le « nouvel arrangement pour le Royaume-Uni dans l’Union européenne » pose ces nouvelles conditions de fonctionnement de l’Union et, sur cette base, David Cameron a décidé d’organiser un référendum avant la fin de l’année 2017 comme prévu.

La question posée aux Britanniques est la suivante : « Should the United Kingdom remain a member of European Union or leave the European Union ? (Le Royaume-Uni doit-il rester un membre de l’Union européenne ou quitter l’Union européenne ?) ». À quelques jours du scrutin, en dépit de l’incertitude et de la marge d’erreur des sondages, il semble bien que les partisans et les opposants au maintien du Royaume-Uni se tiennent dans un mouchoir de poche et il est difficile de prévoir le résultat du vote. L’assassinat de la Députée travailliste Jo Cox le 16 juin a, de surcroît, vu les camps du « in » et du « out » suspendre provisoirement leur campagne, le déroulement de l’élection risquant fort d’en être bouleversé.

David Cameron se comporte comme un apprenti sorcier et fait preuve d’une rare inconscience, plongeant à la fois son pays et l’Union dans une incertitude extrême. À vrai dire, ce référendum est celui de tous les dangers, pour son propre pays, pour l’Union et les autres États membres, ainsi que pour cette technique décisionnelle du droit constitutionnel.

Un Royaume-Uni disloqué en cas de Brexit ?

N’en déplaise au Premier ministre britannique, un vote « Leave » lors du référendum risque d’entraîner en priorité la dislocation du Royaume-Uni avant celle de l’Union européenne. Elle pourrait être à la fois politique, mais également d’ordre territorial.

Sur le plan politique, il semble bien que, sous couvert d’Union européenne et d’immigration au Royaume-Uni, le référendum apparaisse comme un combat entre David Cameron et Boris Johnson, un duel fratricide entre un eurosceptique pur et dur et un eurosceptique modéré ou « contrarié ». Le référendum sur le Brexit dérive donc en un plébiscite portant sur le futur titulaire du poste de Premier ministre, la crise politique en découlant ayant pour victime Cameron s’il perd cette élection.

Si le parti conservateur risque d’accentuer sa scission, le parti travailliste est déjà divisé, car il est également traversé par un clivage pro et anti-Brexit, le leader du Labour, Jeremy Corbin, qui a voté « non » lors du référendum du 5 juin 1975 alors que le « oui » l’a largement emporté, se retrouvant piégé par ses propres contradictions.

Sur le plan territorial, la question posée aux Britanniques soulève celle du devenir du Royaume-Uni dans l’hypothèse d’un Brexit. Le pays restera un territoire insulaire, mais le tropisme – pour ne pas dire le nationalisme – anglais incarné par le Brexit est susceptible de reposer avec davantage d’acuité la question de l’indépendance de l’Écosse. Les Écossais sont nettement favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’UE ; ils avaient même demandé à ce que le résultat du référendum soit calculé en appliquant une double majorité, ce qui leur a été refusé par le gouvernement britannique.

Comme promis le 13 mars 2016 par Nicola Sturgeon, chef du gouvernement écossais, un second référendum sur l’appartenance de l’Écosse au Royaume-Uni n’est pas à exclure. Les institutions de l’Union seraient alors amenées à prendre position sur l’appartenance d’une région d’un État membre ou ancien État membre à l’Union… Ce qu’attend vraisemblablement la Catalogne !

Le Brexit aura également des répercussions en Irlande du Nord, qui ne serait alors plus membre de l’Union, ce qui n’irait pas sans rappeler les nombreuses années d’affrontements et de tensions en Ulster entre l’IRA et l’armée britannique. La réapparition d’une frontière extérieure de l’Union et d’une partition de l’Irlande ne seront pas sans conséquences, les Irlandais du Nord se demandant logiquement s’ils n’auraient pas alors intérêt à s’unir à l’Eire. Ainsi, non seulement le Royaume-Uni risque l’amputation de son territoire, mais également de contraindre l’Union à un saut dans l’inconnu.

Brexit, Nexit, Frexit ?

Le vote du 23 juin porte sur le premier vrai retrait de l’Union européenne, en application de l’article 50 TUE. S’il est entouré de nombreuses incertitudes du fait de l’application concrète de cette nouvelle procédure introduite par le traité de Lisbonne, il est utile de le replacer dans le prolongement de précédents référendums et d’affirmer qu’il sert et servira probablement de catalyseur pour d’autres consultations.

Quasiment passé inaperçu dans le landernau européen, les Danois ont rejeté par référendum, le 3 décembre 2015, la participation de leurs pays aux programmes européens de sécurité avec 53,1 % des suffrages exprimés. Initialement prévu en 2016, il a été prudemment avancé afin d’éviter toute interférence avec le référendum britannique.

Plus récemment, les Néerlandais ont rejeté le 6 avril 2016 lors d’un référendum – certes consultatif, avec une faible participation, mais avec un non à 61,57 % – le traité d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. Ce référendum ne pose-t-il pas en creux la question du « Nexit », c’est-à-dire de la sortie des Pays-Bas de l’Union, d’autant que le peuple néerlandais a déjà rejeté en 2005 le traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Il s’avère en effet qu’aux Pays-Bas comme au Royaume-Uni, les europhobes rêvent d’un référendum sur la sortie de l’Union. La vérité est que les populistes de tous bords ont bien compris que « le référendum est devenu une arme létale contre l’Union ». La Hongrie confirme cette manière de voir. Après avoir déposé comme la Slovaquie, à l’automne 2015, un recours devant la Cour de justice de l’Union contre le plan de répartition des demandeurs d’asile, le gouvernement de Budapest a annoncé la tenue d’un référendum sur le système de quotas obligatoires pour l’accueil des migrants au sein de l’UE, ce que la Commission européenne a dénoncé.

La multiplication des référendums dans les États membres fait donc apparaître au grand jour la crise de confiance, voire le désintérêt croissant des peuples pour l’UE. Alors que se répand le néologisme Frexit pour France exit, ne faut-il pas craindre un effet domino suite au référendum britannique du 23 juin ? Il est vrai qu’il constitue, en quelque sorte, une synthèse des multiples crises qui affectent l’Union et invite de manière implicite à sa redéfinition. Il faut cependant être prudent, afin que celle-ci ne soit pas paralysée par les référendums, d’autant plus qu’ils sont systématiquement détournés de leur objet.

« La réponse est non. Rappelez-moi la question ? »

À l’évidence, le référendum se concilie très difficilement avec la construction européenne. Cela est d’autant plus difficile, pour ne pas dire impossible, que David Cameron entend régler un problème interne en recourant à la voie européenne et à une inutile manipulation de l’opinion. Vouloir annihiler la surenchère eurosceptique au sein du parti conservateur est tout à fait louable, mais cette tentative ne réglera pas la question cruciale de la place et du rôle du Royaume-Uni au sein de l’UE.

Instrumentaliser l’Union européenne n’est pas la bonne solution et conduit à la discréditer davantage qu’elle ne l’est déjà. Le référendum est effectivement à manier avec beaucoup de précautions : il ne permet qu’une lecture strictement binaire d’une question extrêmement complexe. Il ne faut pas non plus vouloir combler l’absence d’une démocratie réelle au niveau européen en multipliant les référendums nationaux, d’autant que le peuple est fréquemment dépossédé du résultat de son vote. C’est d’autant plus vrai que la campagne électorale qui précède le vote est émaillée de mensonges, dans le but de dramatiser la portée du vote. Ainsi, la contribution nette du Royaume-Uni au budget de l’UE est de seulement 136 millions de livres par semaine et non de 350, comme le prétendent les partisans du « out ».

Comme l’a exprimé avec humour Woody Allen, « La réponse est non. Rappelez-moi la question ? ». Il est effectivement presque certain que lors du vote du 23 juin, la quasi-totalité des électeurs, qu’ils votent oui ou non, aura oublié l’arrangement du 19 février 2016. L’expérience montre que le référendum est certes un apprentissage de la démocratie, mais qu’il peut vite devenir une « prime à la démagogie » – ce qui fait craindre la « démagogie semi-directe ».

Il ne permet plus, comme l’avait relevé Carré de Malberg, au peuple de statuer « en sa masse universelle et indépendamment des affiliations à des groupements spéciaux » (Considérations théoriques sur la question de la combinaison du référendum avec le parlementarisme ).

Dans l’attente des résultats de la consultation si – comme l’a déclaré Winston Churchill au Général de Gaulle, « Sachez-le ! Chaque fois qu’il nous faudra choisir entre l’Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large » – le Royaume-Uni choisit le grand large, il faudra respecter le choix du peuple britannique. À moins qu’il n’opte pour un remake du référendum du 5 juin 1975 !

Sur le web-Article publié sous licence Creative Commons-(CC BY-ND 4.0)

The Conversation

  1. L’Union européenne et l’Euro ont fait plus de mal que de bien aux défavorisés, surtout de cette ceux des six pays du départ de ce « machin » voulu par des grosses fortunes britannico-étatsunisiens qui avaient mandaté pour ce faire Monnet et Schuman dès avant 1939

    Quel que soit le résultat, il n’en est pas moins vrai, qu’on ait ou non entendu parler des théorèmes de Condorcet, Arrow et Gibbard-Satterthwaite, que c’est plus ou moins manquer de sens critique élémentaire que de considérer comme rationnel et louable notre culte de ce qu’il est abusivement convenu d’appeler « la démocratie », le concept en lui-même – dont l’historicité est très mal connue – déjà et a fortiori son application quotidienne dans les « meilleurs » états considérés comme « démocratiques ». Nos médias sont pourtant quotidiennement emplis des tristes , voire horribles conséquences de ce culte grégaire.

    On aura beau dire, on aura beau faire « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »(A.E)  

    « Nous sommes victimes d’un abus de mots. Notre système (les « démocraties » occidentales) ne peut s’appeler « démocratique » et le qualifier ainsi est grave, car ceci empêche la réalisation de la vraie démocratie tout en lui volant son nom. »  (S-C.K)

    « La démocratie, c’est le nom volé d’une idée violée » (J-P.M).

    « L’erreur ne devient pas  vérité parce qu’elle est approuvée par beaucoup » (M.G)

    « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont forcément raison » (M.C)

    «  Ceux qui regardent le vote universel comme une garantie de la bonté des choix se font une illusion complète. » (A.T)

    « Qui trouve globalement rationnelles et louables nos organisations et pratiques sociétales, en particulier sur le plan politique et économique et a fortiori environnemental, ne l’est guère » (I.I)  

    1. Fondamentalement le pouvoir est à considérer comme une charge donnée par Dieu. Une sorte de malédiction.
      La démocratie, en en faisant un objet désirable est en soi perverse, clienteliste, populiste etc… Géré par une armée d’imbéciles comme la France contemporaine, le pouvoir court comme un canard sans tête, d’inamovibles technocrates tirant les ficelles du réel en fonction des intérêts de lobbies. Le tout dans la plus parfaite impunité, les contre-pouvoirs étant muselés.

  2. pourquoi perfide Albion ?? pour donner dans le sensationnel ? je pense quand à moi que ce peuple va prendre la décision la meilleure pour l’avenir de leur pays n’en déplaise à certains ….et nous devrions en faire de même car au vu des résultats de notre adhésion a cette europe bureaucratique ,nous nous enfonçons désespérément vers un abime sans fond qui mène notre nation vers une ruine totale et ça pas besoin d’avoir fait l’ENA pour s’en rendre compte !!!!

    1. Et inutile de faire un référendum sur le sujet en France, vu le culte grégaire dénoncé par ailleurs, nos représentants (qui ont aussi besoin des cotisations des députés européens de leur part) s’arrangeraient pour ne pas le respecter.

      1. Vous croyez franchement qu’un referendum serait imaginable en France comme il l’est au Royaume-Uni?

        Organisé par le gouvernement sous l’autorité du président?

        D.Cameron démissionnera en cas de victoire de « Leave ».

        Fr.HOLLAnde serait-il assez fou pour faire ce pari? La réponse est dans la question.

        Même au Royaume-Uni, les gens restent aussi indécis que les sondages le montrent (qui sont en train de remonter pour le « remain »). Et ils ne viendront pas vous demander conseil! Alors!…. Ça m’étonnerait qu’ils lisent la presse française pour prendre leur décision! (Si au moins vous appliquiez ce que vous conseillez aux autres en concluant qu’un referendum n’est pas démocratique! On arrête les bêtises?

  3. Quel point de vue pafaitement defaitiste!
    Ou le legitimiste murmure, la maison en feu, qu’il ne sert a rien de courrir, a rien de brancher la lance …
    Cheer up you ol bugger !

  4. l’union européenne….si elle avait été faite de manière positive pour tout le monde , nous n’en serions pas là ; en dehors de ça , je parie un bisou virtuel qu’il n’y aura pas de bréxit ;

  5. Le brexit divise les britannique et une partie de l’Union européenne. Pour y voir plus clair voici quelques arguments en faveur du stay dans l’article : « Les conséquences économiques d’un Brexit : un argument en faveur du stay » sur Trop Libre ( http://goo.gl/04xDQI )

    1. Hélas, je crains que vous n’ayez raison. Pas de Brexit, ^pas plus que de président autrichien dit « populiste » on a vu comment le système s’y prend….A chaque fois que c’est serré, le « camp du bien » l’emporte quand même malgré les règles les plus élémentaires des probabilités qui voudraient qu’il perde de temps à autre. Maastricht aussi est passé sur le fil du rasoir, Hillary Clinton a remporté plusieurs primaires contre Sanders à la corde dans des conditions loufoques… etc, etc…..

  6. C’est bizarre d’entendre sans arrêt, lorsque des populations sont conviées (de moins en moins souvent) à donner un avis, la longue liste des catastrophes auxquelles s’attendre si la populace dérogeait aux bons oracles. Le mieux est d’attendre de voir ce qu’il va se passer et probablement qu’il ne se passera rien. Et de profiter des derniers référendums, car à part la Suisse et ses votations, on ne peut pas dire que la consultation publique en UE soit très usée à force de servir…

    1. Heu, la Suisse n’est pas dans l’UE à que je sache.

      Et tant mieux pour elle.

    2. @ serge

      Comme vous dites! Et l’oracle de ce jour en est une caricature!

  7. C’est une honte que tant des peuples aient voulu quitter l’URSS, il faut croire qu’ils étaient vraiment tous trop incultes pour ne pas voir la beauté du socialisme triomphant.

    Il faut quand même être sacrément maboule pour vouloir rester dans cette entité qu’est l’UE ou les traités même quand ils sont rejetés par les peuples sont ratifiés dans leur dos, pour que derrière ils n’aient aucune valeur contraignante et que les états membres puissent les fouler sous les bravos des institutions.

    Je sais bien que les britanniques ne sont pas dans l’euro mais quand on voit comment les traités ont été foulés pour que la BCE puissent racheter de la dette souveraine et des QE ça en dit quand même long sur le fonctionnement de la gouvernance du machin et qu’il faut s’en écarter au plus vite sur tout quand comme les britanniques on y est pas encore trop intégrés.

    1. Lol pour l’URSS, je n’avais pas vue le commentaire, on a eu la même idée.

    2. Personne ne retient la France de force, que sache!

      Et, à tout hasard, je vous rappelle que quasi jusqu’à présent, le décideur final reste (malheureusement) le conseil européen des chefs d’état et de gouvernement (la France y comprise), et à l’unanimité (donc droit de veto), le plus souvent. On entreprend enfin l’intervention plus importante du Parlement européen (où la France possède 10% des voix quand ils sont en séance)!…. Il ont été élus par des Français et vous les connaissez peu ou souvent pas du tout!!!

      Le problème français de prendre part à la décision au plan de l’Union Européenne n’existe donc pas.

      Il est amusant, par exemple, que la France ne parvienne pas encore en 2016 5 (et en 2017) à respecter les accords et décisions européennes, comme les critères de convergence qui datent de 1992! Aucun autre pays ne peut être tenu responsable de votre incurie! Sans compter que ça fait du bien de maitriser sa dette, de voir son budget national sans déficit avec une inflation raisonnable!

      Vous comparez l’Union Européenne à l’URSS, d’autres la trouvent trop libérale et « complice des U.S.A. » et tous les Français tiennent enfin leur bouc-émissaire principal commun, seul coupable de tout ce qu’ils n’ont pas pu ou su gérer eux-mêmes, dans leur pays! Et comme tout le monde a horreur du changement, chez vous, ça risque de durer un quinquennat de plus avec un président inamovible!

      1. On compare l’UE et l’URSS dans leur monde de fonctionnement, et la façon de faire de la propagande.

        C’est un fait que personne ne retient la France, mais quand le peuple vote non au traité établissant une constitution pour l’Europe, les institutions de l’UE et les autres membres poussent au cul pour que le même traité à quelque chose près soit ratifié.

        Vous avez parfaitement raison ce n’est pas l’UE qui est responsable des conneries de l’état français, le problème c’est que maintenant les conneries de l’état français ne regarde plus seulement que les français et sa faillite pourrait entrainer de funeste conséquence pour des individus qui n’y sont strictement pour rien.

        Les états membres s’assoient régulièrement sur les traités dernièrement ceux régissant la BCE pour que celle-ci puissent racheter des dettes souveraines ou faire des QE, le tout avec l’approbation des institution de l’UE parlement et commission pour que soit mis en place des monstruosités comme le FESF.

        Quand vous voyez que le problème de la dette grecque qui s’élève à 3% du PIB de la zone Euro n’a toujours pas été résolu et que l’on est partie dans de cavalerie financière ça laisse quand même songeur sur l’utilité du machin?

        Franchement les conneries il vaut mieux que chaque état les fasses tout seul dans son coin (ils n’ont pas besoin de l’UE pour les encourager) et en assume seul les conséquences au lieu de répartir la responsabilité sur 450M de contribuables.
        L’UE se comporte en fait comme un pousse au crime qui dilue la responsabilité des états membres.

        Moi la CEE ça me convenait très bien et jamais on aurait jamais du aller au delà, sachant qu’on aurait parfaitement pu de le cadre des institutions de la CEE instaurer la libre circulation des biens et des personnes.

      2. Comme le dit Bibi c’est sur le plan de la propagande que je parlais, ou plus profondément sur la rhétorique « il est pas possible de changer sinon c’est le déluge ».

        Ce qui est inquiétant c’est de comparer cela à l’évolution de la fédération des USA depuis la confédération originelle à nos jours, ça fait vraiment peur.

        Les « Etats Unis d’Europe » que voulait Hitler verront t’elle je jour?

        Oui je sais c’est mon point godwig, mais pour une fois qu’on la dans ce sens ça fait du bien lol.

        Plus profondément, vou faites bien de noter que l’UE est démocratique, donc pour se maintenir elle doit forcement avoir une politique qui pousse chaque Etat à avoir une politique plus proche de la politique moyenne des Etats, donc la France étant plus socialiste est poussé vers plus de libéralisme, c’est tout. Mais une fois que les Etats n’ont plus de réel souveraineté comme les Etats américains qui ont perdus graduellement la leurs jusqu’à n’être plus que des sous traitant de ce que l’Etat décide de leurs laisser en gros sous Wilson, alors là tout change. A ce moment là l’Etat fédéral peut même être plus socialiste que le l’Etat le plus socialiste, c’est d’ailleurs ce qu’était Wilson.

  8. Au délà de la question de l’UE en soit, je suis insupporter par l’alarmisme des pro-UE, ont dirait que l’Island est un enfer, qu’il avence des argument sérieux.

    A les entendre si vous sortez de l’UE vous plonger dans l’obscurantisme et la barbarie, c’est l’inconnu et tout vos avantages seraient terminés, vous vous couperiez du monde, à croire que l’internet, les Swift et les telephones ne fonctionne qu’en UE, faut vraiment arrêter.

    On dirait un pro soviétique qui tente de faire peut à des pays d’EX URSS.

    Il y a clairement une fracture chez les libéraux entre ceux qui pense qu’il faut absolument un gouvernement mondial pour ensuite tenter de libéraliser et ceux qui comme Acton pense que plus un Etat est grand et à de compétence plus il est tyrannique et plus ses contre-pouvoir son illusoires et déconnectés des droits naturels.

    Au fond ce n’est pas une lubie, si on pousse les choses cette différence découle de la conception disons « libérale moderne » pour qui la majorité est forcement dans le bon droit.

    Pour les jusnaturalistes comme moi qui considèrent que les individus y compris en groupes agissent selon des intérêts et faillible devant la tentation de violer le droit naturel en particulier quand ils ne le connaissent pas, cet vision est totalitaire.

    Bien au contraire pour moi un libéral est pour le plus de pouvoir locale voir parfois pour la sécession, pour un politique le plus proche possible de l’individu incarné.

    C’est un des deux grands marqueurs inter-libéraux.

  9. « À l’évidence, le référendum se concilie très difficilement avec la construction européenne. »…What else ? Cela n’explique-t-il pas tout le reste….

    Les Européens aiment l’Europe mais haïssent l’UE parce que c’est en train de devenir une dictature et la stigmatisation grandissante du principe du référendum en est la parfaite illustration. Voir des vidéos tournées en caméra cachée dans les salons de Bruxelles où la dame commissaire Redding explique en catimini à des députés européens que leurs choix passent au dessus des lois de leurs parlements respectifs qu’elles que soient les préférences des opinions publiques parce que leurs décisions seront appliquées vaille que vaille (par tous les moyens….) parce que l’UE détient la vérité, ou la commissaire Maelstrom déclarer que l’Union Européenne peut et doit recevoir beaucoup plus d’immigrés pour son bien (la preuve, c’est elle qui le dit …) que les référendum français et néerlandais disant « non » à la constitution n’ont pas été pris en compte….. ne peut que faire haïr l’UE et présenter ceux qui s’y opposent comme des « perdants » ou des « frustrés » s’apparente par le grotesque de l’argumentaire à la propagande naguère ne usage en URSS…..

    Les Européens ont commencé à haïr l’Europe quand ils ont compris qu’elle leur imposait non seulement une immigration extra européenne dont ils ne voulaient pas mais qu’elle facilitait leur assassinat culturel par toutes les incitations au communautarisme qu’elle engendrait ainsi que le détournement de leur héritage matériel au profit des nouveaux venus par toutes sortes de lois préférant l’immigré à l’autochtone (ne soigne-t-on pas gratuitement les clandestins pour 1 Milliard par an alors que le pouvoir cherche par tous les moyens à faire baisser les retraites des anciens pour faire des économies ?) privilégiant la démographie des nouveaux venus au détriment des autochtones qu’on incite à émigrer d’ailleurs laissant à terme leurs parents vieillir et mourir seuls ?

    L’UE mérite un bon coup de bâton derrière les oreilles et si nos amis Britanniques s’en chargent, quel que soit le prix à payer, on ne peut que les en remercier et ne jamais leur en vouloir…. Ils nous ont déjà montré l’exemple de l’esprit de résistance il y a 75 ans , qu’ils continuent.

  10. La perfide Albion va virer ce sur-étatisme qu’est l’U.E (voyez la machine à gaz du « machin ») n’en déplaise au vieux rêveur l’avenir est au pays libre. Cf: Suisse, Islande, Norvège ect… tous se portent TRÈS bien (avec des modèles différent, l’un libéral et les 2 autres presque plus « étatistes » (entendez par là faible inégalité, faible taux de chômage, protection sociale élevée, scolarité gratuite) que la France qui se fourvoie dans un pseudo-libéralisme.

  11. Marre de ces articles de presse en forme de parti-pris (celui de l’auteur étant clair dès le titre) !

    Et si vous (Mr The Conversation) laissiez les anglais LIBRES de choisir – démocratiquement – leur propre destin ?

    L’U.E. va très mal. Et de longue date. Sa capacité à changer est quasi nulle en dépit de nombre de mises en garde et d’efforts nationaux non écoutés.
    Au-delà des rêves de Pères fondateurs ’40-50s et d’une foultitude de SLOGANS médiatisés, faut en fréquenter régulièrement « les arcanes U.E. » pour comprendre l’inaptitude à gouverner au-delà de textes et de réunionnite aigüe.
    Les fréquenter ? Ce ne semble visiblement pas être votre cas … à moins que vous apparteniez vous-même de la caste imbibée des bureaucrates et des politiciens qui s’agitent tels des électrons fous …quand le monde change et nous bouleverse dans les fondements, sans qu’ILS MANIFESTENT un talent et/ou vision pragmatique pour manoeuvrer ce paquebot à 28 ponts qu’ILS ONT construit sans vigie d’anticipation ?
    Sorry, God save the Queen !
    Et si les écossais veulent biberonner à l’U.E. exsangue et rompre leurs amarres, qu’ils se re lancent donc dans l’aventure socialo-travailliste des années ’50-70s

  12. Le véritable problème, est que la grosse commission déposée sur Bruxelles, a des relents incommodants jusque de l’autre coté du « Channel ».
    Et il n’y a pas que là qu’elle incommode !

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