Santé : une nouvelle étude dédouane les OGM

Publié Par Wackes Seppi, le dans Environnement

Par Wackes Seppi.

Les Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de médecine des États-Unis viennent de produire une étude, Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects (plantes génétiquement modifiées : expérience et perspectives), qui aborde une série de questions et d’opinions sur l’économie, l’agronomie, la santé, la sécurité et d’autres impacts des plantes et aliments génétiquement modifiés. Elle peut être lue ou téléchargée à partir du site des NAS. Un résumé de quatre pages figure ici.

Selon la présentation,

« Les affirmations et les recherches qui mettent en relief les bénéfices et les risques des OGM ont formé un paysage confus pour le public et les décisionnaires. Cette publication se propose de faire un état des lieux indépendant et objectif de ce qu’on a appris depuis l’introduction des OGM, sur la base des éléments de preuve actuels. »

Vingt ans après…

Beaucoup, surtout les activistes si prompts à lancer une roquette sur Monsanto, l’ont oublié : la première plante transgénique mise sur le marché, en 1994, a été la tomate FlavrSavr, à durée de conservation prolongée, de Calgene. Ce fut un éclatant échec commercial : la grande idée des gens en blouses blanches avait succombé à leur incapacité à chausser des bottes pour voir comment on cultive et commercialise des tomates. L’hagiographie – la saga – des OGM les fait donc partir de 1996.

Aujourd’hui, les plantes transgéniques sont cultivées sur près de 180 millions d’hectares dans le monde, soit 10% des terres arables (trois fois la superficie totale de la France), dans 28 pays et par quelque 18 millions d’agriculteurs, dont une très grande majorité de « petits agriculteurs » pauvres.

La situation actuelle est très contrastée. Les OGM, ce sont essentiellement des plantes de grande culture, aux premiers rangs : soja (83% de la production mondiale), maïs, cotonnier et canola, et deux « traits » (caractères), souvent combinés : la tolérance à un herbicide (majoritairement le glyphosate) et la résistance à des insectes piqueurs et foreurs conférée par une protéine issue de Bacillus thuringiensis. Quelques autres combinaisons plante-caractère ont réussi à atteindre le marché. Un exemple en est le papayer résistant au virus des taches en anneaux, à Hawaï (où cette production a été littéralement sauvée). D’autres sont prêtes pour le lancement (par exemple une pomme de terre résistante au mildiou aux États-Unis – en Europe, BASF a retiré sa demande d’autorisation de mise en culture de sa ‘Fortuna‘ devant le blocage manifeste de la procédure). D’autres encore, nombreuses et variées, sont dans les cartons.

Cette situation est le résultat d’une combinaison de facteurs. Le secteur privé a évidemment privilégié les résultats rapides, au rapport investissements-bénéfices le plus favorable, susceptibles d’être déployés sur de grandes surfaces, donc profitables. Notons bien que s’ils sont adoptés par les agriculteurs, c’est que ceux-ci y trouvent aussi leur intérêt. Le secteur public a été très en retrait. Les petites et moyennes entreprises n’ont pas été en mesure, au moins jusqu’à récemment, de participer à grande échelle à la course aux investissements.

Si elle représente une formidable avancée technologique, avec une vitesse et un taux d’adoption de ses produits parmi les plus remarquables de l’histoire de l’agriculture, la transgénèse n’en reflète pas moins un formidable gâchis. En cause : une combinaison d’oppositions superbement organisées, sans scrupules (cette ignoble photo de rats affligés de tumeurs énormes…) et de lâcheté politique, dans le contexte d’une réglementation conçue dans certains pays pour, en fait, empêcher l’émergence des solutions et des progrès génétiques issues de la transgénèse.

Un « committee camel »

Pour produire leur pavé de plus de 400 pages, les membres des comités pertinents des académies ont examiné plus de 1000 documents de recherche et autres documents, tenu des réunions pour rassembler des informations et exploité plus de 700 commentaires du public. Ils ont produit un « rapport de consensus » qui a des airs de « committee camel », un document qui tente de faire cohabiter le loup, la chèvre et le chou (selon l’adage, un chameau est un cheval conçu par un comité). On trouvera un résumé des assertions ici et, sous la forme d’une présentation en anglais, ici.

Henry Miller, sur Forbes, considère que le rapport ne fait pas de faveurs à la science. Il nous semble pour notre part qu’il manque singulièrement de vision. Le monde des OGM ne se limite pas aux grandes cultures, ni aux articles scientifiques ou à prétention scientifique.

Mme Marion Nestle, sur EcoWatch, note, après avoir signalé qu’elle a été une des réviseuses du rapport :

« En essayant d’être impartial, le comité ne fera plaisir à personne. Les promoteurs seront désolés de voir que les bénéfices n’ont pas été loués avec plus de vigueur. Les critiques seront fâchés de voir que le rapport traite bon nombre de leurs préoccupations de manière péjorative (activisme). Les deux partis trouveront largement de quoi étayer leurs points de vue. La conclusion générale – « il faut plus de recherches » – fait sens mais n’aide pas à un rapprochement. »

D’une manière générale, cependant, ce rapport est perçu comme favorable « aux OGM » (nous mettons des guillemets, car « OGM », au pluriel, ça ne veut rien dire en pratique). Mais il y a une réalité incontournable derrière cette perception : le bilan des OGM actuellement sur le marché suffit à plaider en leur faveur.

Quelle utilité ?

Aux États-Unis d’Amérique

Cette étude a-t-elle une utilité pour les États-Unis d’Amérique, où les OGM sont largement cultivés et utilisés ? Peut-être.

Car les plantes et les produits GM sont de plus en plus vivement, et surtout efficacement, contestés pour des motifs idéologiques ou bassement économiques (le dénigrement des OGM est ainsi une arme de marketing pour le « bio »). De grands groupes agroalimentaires, de la distribution et de la restauration ont succombé aux pressions ou plus prosaïquement à la tentation de conquérir des parts de marché en surfant sur la vague de l’obscurantisme et de l’anxiogénèse (en France, certaines enseignes ont utilisé le « nourri sans OGM » ; aujourd’hui, c’est le « cultivé sans pesticides de synthèse à partir de la floraison », mais, peut-être – beurk – avec du purin d’ortie ou du jus d’ail).

Et, en cette année électorale, le Sénat américain renâcle aussi devant une proposition tendant à organiser au niveau fédéral l’étiquetage des produits « OGM » (nous mettons des guillemets ici car, par exemple, du sucre de betterave GM est strictement identique au sucre de betterave non GM ou de canne ; pour une illustration des conséquences sociales, économiques et environnementales potentielles, voir par exemple ici et ici). Or, à l’évidence, s’il est introduit au niveau des États sur la base des propositions que l’on connaît déjà, l’étiquetage sera utilisé pour jeter le discrédit sur les produits concernés. Ce n’est pas pour rien que le US Right to Know (le droit de savoir) est essentiellement financé et promu par l’industrie du bio qui a tout à gagner de la stigmatisation des produits « conventionnels ».

« Un mensonge fait la moitié du tour du monde avant que la vérité n’ait eu le temps de mettre son pantalon » selon un aphorisme célèbre de Winston Churchill. Dans le cas des OGM, la vérité n’a souvent pas même le temps d’attraper son pantalon. Et c’est sans compter sur les difficultés croissantes qu’éprouvent les scientifiques rationalistes, et non militants, à communiquer sans être harcelés, traînés dans la boue ou menacés. Aux États-Unis, l’arme de guerre ou de guérilla, c’est le Freedom of Information Act et les lois des États qui permettent au citoyen d’accéder aux informations, notamment aux courriels des chercheurs des institutions publiques.

Une victime emblématique a été M. Kevin Folta, de l’Université de Floride ; notons qu’en quelque sorte en représailles, le New York Times a demandé les courriels de M. Charles Benbrook, ce qui a permis d’explorer quelque peu le labyrinthe des relations et liens d’intérêts entre l’industrie du « bio » et certains chercheurs réputés « indépendants », mais qui se sont révélés être des mercenaires. Remarquons qu’en France, c’est l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire par des procès en diffamation qui est utilisée, y compris en faisant appel à la générosité des militants.

S’il faut trouver un mérite à l’étude des Académies, c’est sans conteste l’encouragement des vulgarisateurs à continuer leur œuvre.

Dans les pays en développement

Certains pays en développement tentent, avec des fortunes diverses, d’introduire des plantes génétiquement modifiées dans leur agriculture et leur alimentation.

Il peut s’agir de solutions agronomiques confirmées par l’expérience de deux décennies de culture comme les maïs Bt ou HT ; ou éprouvées dans le cadre d’essais comme l’aubergine Bt qui réduit considérablement l’exposition aux insecticides à la fois des producteurs (et de leurs familles) et des consommateurs. Il peut s’agir d’un progrès technique dont l’intérêt peut échapper au public non averti, par exemple la tolérance à un herbicide à l’excellent profil toxicologique et écotoxicologique (quoi qu’en dise la mouvance anti-pesticides) ; ou d’une contribution majeure à la santé publique, comme le Riz Doré enrichi en provitamine A et d’autres plantes « biofortifiées ». Il peut s’agir enfin de la seule réponse réaliste à un problème de ravageur menaçant la survie de l’espèce, voire la base de l’alimentation de la population d’un pays, le bananier ougandais frappé par le flétrissement bactérien dû à Xanthomonas campestris pv. Musacearum étant un exemple emblématique.

Ces pays ont le plus grand mal à se dépêtrer de la désinformation des entités incorporées sous forme d’associations, d’ONG. Celles-ci bénéficient de très généreux financements d’entités internationales, de fondations, et même d’institutions gouvernementales, notamment européennes, ainsi que d’un soutien matériel et médiatique ; des financements en principe consacrés au développement et, dans la réalité, à son blocage et son refus.

La publication des académies américaines peut contribuer à faire bouger les lignes dans les pays anglophones, particulièrement ceux qui lorgnent sur les maïs Bt et HT, mais aussi « résistants » à la sécheresse (nous mettons des guillemets car cette résistance est une notion complexe).

Dans les pays francophones… hélas… Comment ne pas s’insurger ici contre la politique française d’aide au développement qui ne finance pas de projets impliquant des OGM ? Et dire que cela fait la fierté de son promoteur, M. Pascal Canfin, qui fut ministre délégué au développement et est maintenant directeur général du WWF France (non il n’y a pas de conflit d’intérêts…)…

En Europe

Une telle publication est-elle de nature à modifier les attitudes en Europe ? On peut en douter. Particulièrement dans le cas de « Bruxelles », empêtré dans une sorte de pat législatif et réglementaire et ballotté par des politiques nationales démagogiques, suicidaires pour l’Europe.

Et pourtant… coïncidence ou lien au moins partiel de cause à effet, le Guardian – le porte-voix de la mouvance verte britannique – a publié le 22 mai 2016 un éditorial au titre fracassant : « Le point de vue de l’Observer sur le débat sur les OGM – L’Europe ne peut plus tourner le dos aux avantages des plantes génétiquement modifiées ».

Et le 24 mai 2016, la Royal Society a publié une foire aux questions sur les OGM.

Mais l’Angleterre sera-t-elle encore dans l’Union européenne dans quelques temps ?

En France… hélas !

En France règne en maître un front du refus obstiné dans les milieux politiques, les médias, et l’opinion politique (largement manipulée). Les uns s’alimentent auprès des autres, qu’ils alimentent en retour dans une spirale infernale.

Illustration : le Conseil d’État a annulé pour défaut de motifs sérieux, non pas un, mais trois arrêtés successifs pris par des gouvernements de droite et de gauche pour interdire la culture du maïs MON 810 – qui profite à l’économie espagnole et, dans une moindre mesure, portugaise, sans que cela suscite là-bas un drame national. La « petite » loi, petite car composée d’un seul article, sans aucun considérant explicatif, votée dans l’urgence le 2 juin 2014 pour interdire en France la mise en culture de toutes les variétés de maïs OGM repose sur un mensonge d’État selon une analyse fort pertinente de Mme Catherine Regnault-Roger, professeur des universités émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour, membre de l’Académie d’Agriculture de France. C’est, pour des motifs bassement politiciens, une insulte à l’avenir puisque la loi barre l’accès aux champs français (mais pas aux étables par le biais des importations) de toutes les variétés GM, présentes et à venir.

Un document de synthèse américain qui, pour l’essentiel, recense et ordonne ce que l’on sait déjà depuis longtemps, ne suffira pas à sortir de cette ornière.

Il suffit d’une brève revue de presse pour s’en convaincre. Une bonne partie des médias français se font sceptiques dès le titre, que ce soit par un conditionnel, un adverbe ou un doute clairement exprimé.

C’est à la lecture de la lecture qui en a été faite par les médias français que l’on se rend compte de la justesse des analyses de M. Henry Miller sur Forbes et de Mme Marion Nestle sur EcoWatch : l’exercice d’équilibriste des académies – « d’un côté… de l’autre côté… », alors que les côtés sont très loin d’être d’égale importance – a donné lieu à beaucoup de cherry picking destiné à flatter, et entretenir, les préjugés de l’opinion publique.

Mais on aurait aussi reproché un parti pris aux académiciens s’ils n’avaient pas évoqué toute la palette des points de vue. L’équation de la bonne communication est insoluble face à la partialité, sinon la mauvaise foi. Ainsi, dans Ouest-France :

« D’après les scientifiques, les données actuellement disponibles « n’ont pas décelé de différences dans les risques pour les humains entre les cultures OGM et les récoltes conventionnelles ». Mais le rapport reconnaît tout de même « la difficulté à détecter des effets subtils ou à long terme sur la santé ou l’environnement ». »

Dans la présentation Powerpoint, les auteurs écrivent pour la santé (c’est nous qui graissons) :

« Pour tout nouvel aliment, GM ou non GM, il peut toujours y avoir des effets subtils sur la santé, favorables ou défavorables, qui ne sont pas détectés, même par un examen approfondi… »

La mouvance anti-OGM

Bien évidemment, la mouvance anti-OGM se livrera aux mêmes manœuvres de tri sélectif et de reconditionnement. À moins de traiter ce rapport par l’indifférence.

Mais il y a mieux. La veille de la sortie du document des Académies, Food & Water Watch titrait : « Sous influence : le Conseil national de la recherche et les OGM ». Ils n’avaient évidemment pas encore lu le document… ils supputaient qu’il allait être défavorable à leurs thèses… ils ont dégainé leur arme de désinformation massive : le conflit d’intérêts.

Remarquez, en France, Le Monde a publié un article de M. Stéphane Foucart au titre très expressif : « Une étude américaine banalise les effets des OGM ».

 

  1. Etude financée par qui ??? directement ou indirectement …
    Ces OGM n’ont pour seul but que de permettre la tolérance à des produits « bio » genre glyphosate, autre but labelliser c’est à dire privatiser le vivant …
    Libre à vous de faire allégeance à ces multinationales moi et mon entourage, et je ne suis pas le seul, je fuis comme la peste tout ce qui est « industriel » boeuf aux hormones, poulet au chlore ou élevé au Sanders, poisson d’élevage … etc …

    1. Quand on étudie les faits, qu’ils soient scientifiques, médicaux, économiques ou sociaux vos slogans tombent complètement à côté.

      Combattre une peur quasi religieuse.est très difficile, mais juste pour l’amusement:
      -Le brevet du gliphosate est tombé dans le domaine public, devinez qui a intérêt à scier sa prédominance pour vendre des remplaçants réputés plus « verts » et à prix d’or ?
      Monsanto

      On est en droit de se demander par qui sont payés tous les gens qui, comme vous, s’acharnent contre le gliphosate.

      Arcousan: « poisson d’élevage … etc … »

      Ah, parce que vous voulez vider les mers en plus ?

      1. @ilmryn
        Il est peu probable que l’arrêt du glyphosate soit dans l’intérêt de Monsanto car c’est leur vache à lait qui leur permet d’investir des sommes énormes dans la génétique végétale ( qui est leur véritable stratégie).Monsanto n’a aucune recherche décente en agrochimie et ils n’ont pratiquement aucune autre molécule et ce depuis 40 ans. Leur source de croissance est le marché des phytosanitaires ( puisqu’ils n’ont en pas à part le glyphosate) et c’est pourquoi ils se sont concentrés sur les OGM permettant de se passer d’herbicides sélectifs ou d’insecticides : ils faisaient d’une pierre deux coups : capter le profit des phytos et affaiblir des concurrents en semences .Par contre Monsanto était prêt depuis longtemps à vendre le business glyphosate à la condition d’en tirer un gros cash.Monsanto est souvent présenté comme une société agrochimique à cause de l’importance du glyphosate, elle même due à leur stratégie OGM glyphosate alors qu’ils sont des nains dans ce domaine. A titre d’exemple, en Europe Monsanto a une part de marché de 3 ou 4 % du marché agrochimique!

        1.  » capter le profit des phytos et affaiblir des concurrents en semences  »

          Ce sont les pouvoirs publiques en Europe et leur interdiction des OGM avec la bénédiction des gauchistes que Monsanto est favorisé dans ses exclusivités des emences.

          D.J

        2. Prolux: « Il est peu probable que l’arrêt du glyphosate soit dans l’intérêt de Monsanto »

          Monsanto a investi plus d’un milliard pour un remplaçant du glyphosate, mais ce n’est pas la question: il est tout à fait amusant de contrer des arguments complotistes et simplistes par d’autres arguments du même tonneaux.

          Exemple hilarant avec le 911:
          https://www.explainxkcd.com/wiki/images/c/c8/jet_fuel.png

          1. @Imryn
            Oui Monsanto investit plus de 1 milliard $ en R et D … mais en semences et pas en agrochimie!!
            En agrochimie leur investissement R et D est proche de 0 . Renseignez vous avant d’affirmer des choses fausses.Les grands investisseurs en agrochimie sont Bayer, Syngenta, Basf
            Pour votre info le total des investissements recherche en agrochimie par les sociétés d’agrochimie dans le monde est d’un peu plus de 3 milliard$ et ce n’est pas Monsanto qui a moins de 10 % du marché et qui ne possède bien peu de molécules sur les 300 utilisées qui est un acteur significatif en agrochimie.

            1. Bon, vous n’avez rien compris au fond du message, pas grave.

        3. Biensur que c’est dans l’intérêt de monsanto et des autre fabricans que le glypho soit interdit.
          La molécule est dans le domaine public et est produite par plus d’une vingtaine de fabricant maintenant.

          Il y a longtemps que les glypho ne sont plus la vache a lait de monsanto. (Molécule dans le domaine publique depuis plus de 20 ans!!)
          .
          Une molécule plus protéger et les prix « dégringole ».(loi de marché banale que préfère oublier ceux qui verraient un de leur argument tomber…)

          Pour homologuer une molécule nouvelle , il faut qu’elle amène un plus que celle qui existe sans de problème supérieur environnemental ou santé.

          Tant que le glypho est là, aucune molécule dans les tiroirs ne peut être meilleur que lui vis à vis de la santé ou de l’environnement (le glypho est vraiment loin devant de nombreuses molécules de ce coté là malgré les délire débile d’une ségolaine vilaine avec sa démagogie crasse).

          Les fabricant ont dans les tiroirs des molécules pour lesquelles ils ne prendront pas le risque de présenter à l’homologation tant que le glypho sera là.

          Le glypho disparaît. hiphip houra on peut homologuer de nouvelles molécules (protéger) avec des marges qui non rien a voir avec les produit sans protection.

          Donc il facilement compréhensible pour ceux qui non pas l’esprit bloqué « anti qui ne réfléchi plus » de constater que les firmes chimique vont gagner plus d’argent si le glypho est interdit.
          Logique économique de base.

    2. 43 morts en allemagne et on ne sait combien souffrant de séquelles, avec des graines germées bio… un record encore a battre par n’importe quel produit de l’agroalimentaire.

    3. P.L.jesuisunhommelibre

      Se nourrir de poissons qui ne sont pas d’élevage est un acte proprement scandaleux. Les ressources halieutiques baissent dramatiquement car la mer n’appartient à personne, ce qui est la meilleur façon de piller une ressource cf. Eléphant d’Afrique vs éléphants d’Asie, ou les vaches et les bisons.

      Seule la privatisation des bancs de poisson ou des zones de pêches peut protéger ses ressources. Il en va de l’avenir de nos enfants. La meilleure solution actuelle est donc le poisson d’élevage.

      Enfin, l’organisation qui a le plus de crime à son actif est greenpeace qui interdit l’utilisation du riz doré, ce qui cause la mort de 250 à 500 000 enfants par ans pour cause de carences en vitamine A.

      Enfin, critiquer de façon globale les OGM est une preuve d’une méconnaissance totale de la science la plus basique. Cela fait au moins 10000 ans que nous ne nourrissons plus de plantes non modifiées. Essayez de manger une banane sauvage, pour voir.

    4. Je partage entièrement votre point de vue. C’est quand même incroyable cette volonté affichée par les Ricains à vouloir A TOUS PRX imposer au Monde entier leur m… ! Et dire qu’il y a des gogos pour les suivre dans leur démarche. Vivement le traité transatlantique qui mettra le onde entier en coupe réglée sous la férule des Amerlocs !

      1. Ha ha je parie qu’ils vous ont imposé Apple, Google, Amazon ou Facebook 🙂

      2. delor: « qui mettra le onde entier en coupe réglée sous la férule des Amerlocs »

        On dit « a la botte ». Quand vous récitez le catéchisme conventionné, faites-le convenablement au moins.

        delor: « Et dire qu’il y a des gogos pour les suivre dans leur démarche. »

        Écrivit-il sur ordinateur tchécoslovaque.

  2. Bonjour
    Un chercheur trouve toujours ce qu’il cherche.
    Ce qui me dérange le plus avec les OGM, c’est la main mise de grosses entreprises. Non pas que je sois contre le marché mais je suis contre la régulation à tout va vie des grandes firmes. Je m’explique. Les plantes OGM ne sont distribuées que par des grosses boites. Il est impossible pour le jardinier ou paysan d’en faire des semences. Ces dernières ne se trouvent que chez les fournisseurs. Aussi, il y a un contrôle total du fournisseur sur les clients, une situation de monopole.
    Et une fois que les OGM auront envahi l’agriculture, quid des semences et de la Nature. Elles seront sous contrôle unique de grosses boites qui pourront décider du prix ou de vendre à qui elles veulent leurs produits. Fini la liberté.

    1. Si Monsanto domine le marché des OGM c’est bien grâce aux écolos et autres ONG altermondialistes. Ces derniers ayant fait peur à tout le monde ( sur le risque d’interdiction ) seul Monsanto ( alors en situation de mort virtuelle) a eu le courage de sur investir et d’y croire.Novartis ( à l’époque ) et Dupont ont laissé tomber leurs projets pourtant très séduisants ( l’un pour faire des OGM  » santé  » en améliorant la qualité de l’alimentation et l’autre en faisant produire aux plantes toutes sortes de produits ). on se retrouve avec presque uniquement des OGM  » pesticides  » car c’est la seule chose qui intéressait Monsanto.La technologie ne coûtait pas cher à l’origine et toutes les petites PME auraient pu développer des choses mais c’est le réglementaire qui a fait exploser les coûts ( études écotox…). Qu’à fait l’INRA avec ses 10 000 personnes ?? Quel politique a osé défendre cette technologie sur les 15 dernières années ? ( à part Jean Marie Le pen !) .

    2. Depuis des décennies, les semenciers produisent des semences en génération F1 de façon à bénéficier du phénomène de vigueur hybride, amenant des rendements multipliés par 5 ou 10. et cela bien avant les OGM. Les paysans dont le bon sens en matière économique est largement supérieur à celui de nos écolos ont donc un réel bénéfice à utiliser de nouveaux hybride F1 chaque année (https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybride_F1).

  3. La science n’est pas en mesure de changer des convictions religieuses. Les OGM sont le produit du diable, point barre.

  4. La Fondation pour l’innovation politique a organisé jeudi 10 juillet 2014 une discussion sur le thème : « la France a-t-elle renoncé au progrès ? ». Celle-ci était articulée autour des livres de Marcel Kuntz,OGM, la question politique,, et celui de Jean de Kervasdoué, Ils ont perdu la raison, . Retrouvez la vidéo du débat sur le site de la Fondation pour l’innovation politique (http://goo.gl/cAuH33)

  5. Normale que ce soit de grande firme qui développe les OGM, leur développement demande des moyens financier colossaux (Il faut une dizaines d’année pour créer une nouvelles variétés). Les variétés hybrides ne peuvent pas être re semées (OGM ou pas) tout simplement parce qu’elle n’auront pas les propriétés recherché dans une variété hybride. Les semences non hybride peuvent être re semé mais après plusieurs années on perd les caractéristiques variétales. La multinational qui met le couteau sous la gorge est un pur fantasme

    Les gens n’ont pas les connaissances et les compétences pour comprendre les OGM. (C’est le problèmes des nouvelles technologies en général). La population est contre les OGM parce qu’elle ne profite pas directement des avantages. Elle s’en fout de savoir que les cultures sont bouffées par des ravageurs c’est pas elle qui perd son revenu. Bref l’obscurantisme vert profite de l’ignorance pour faire peur.

    1. Arnaud G: « La population est contre les OGM parce qu’elle ne profite pas directement des avantages. »

      Si, mais les écolos leur offrent un mythe religieux simpliste et rédempteur, un culte de la nature « comme au premier âge », qui n’est qu’une parodie totalement déconnectée de la réalité.
      Le rejet des OGM est un dégât collatéral de cette nouvelle religion issue de 40 ans de culpabilisation écologiste qui s’insère parfaitement dans le courant judéo-chrétien.

    2. @Arnaud G
      OGM et hybride sont deux choses différentes
      on peut très bien resemer un OGM , sans perdre ses qualités, si il s’agit d’une lignée d’une espèce autogame (blé, soja, haricot, colza etc…). les anti OGM ne savent pas quoi inventer pour condamner la technologie.
      Ainsi, ils disaient qu’il y avait le risque de diffusion des gènes introduits dans la nature , mais lorsque les firmes ont proposé une solution pour que cela ne soit pas possible ( graines stériles) ils ont été accusés de vouloir interdire d’utiliser les graines pour les resemer).Le débat n’est plus rationnel et honnête depuis bien trop longtemps)

  6. Même les moutons sont sélectifs pour leur alimentation… Trop bête, la gestion politique par l’inculture scientifique et les doxa environnementalistes trouve sa limite.

  7. je n’ai plus confiance en rien et surement pas des études émanant des usa ;

    1. Xénophobe ?

      1.  » Xénophobe ?  »

        Non, sa haine obsessionnelle des USA. Elle en arriverait à critiquer les américains suite à un article sur les étrusques.

        D.J

    2. Avec plus de 400000 articles de journaux scientifiques et techniques en 2013 les USA sont 1ers juste devant la Chine (dont vous vous méfiez sans doute aussi…). En 2011, les articles scientifiques made in USA représentent également 50% des 1% d’articles les plus cités au monde. Dommage de se priver sois-même de sources d’infos…

  8. Lire cet article intéressant de Jacques Henry sur les saumons transgéniques
    https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/05/23/le-saumon-transgenique-de-nouveau-a-la-une-de-lactualite/
    Question santé, personne ne s’inquiète de l’insuline utilisée par des millions de gens et qui est entièrement issue d’OGM. En France les politiques se battent pour savoir qui sera le plus anti OGM mais personne ne remet en cause l’importation de millions de tonnes de soja OGM pour nourrir les animaux dans toute l’europe.
    Même les bios acceptent d’avoir des traces d’OGM dans leur alimentation.
    La question est de savoir ce que vont inventer les communicants pour expliquer que les politiques n’ont pas été idiots et incompétents et que cela aura nuit à l’économie de leur pays.Feront ils repentance ou bien inventeront ils quelque chose qui justifiera qu’ils ne « pouvaient pas savoir  » ??

    1. Réservons l’insuline de porc (non OGM) aux écologistes diabétiques.

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