Nationalisme : les idées fausses ne meurent jamais

Pourquoi le nationalisme, qu’on croyait tué par l’Europe, la paix et la mondialisation, est-il en plein essor ?

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Marine Le Pen - Front national - Meeting 1er mai 2012 - Blandine La Cain via Flickr

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Nationalisme : les idées fausses ne meurent jamais

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 décembre 2015
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Par Guy Sorman.

Marine Le Pen - Front national - Meeting 1er mai 2012 - Blandine La Cain via Flickr (<a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/
Marine Le Pen – Front national – Meeting 1er mai 2012 – Blandine La Cain via Flickr (

Les idées fausses ne meurent jamais. Le nationalisme et le marxisme ont ravagé le XIXe et le XXe siècle, mais tels des vampires, les voici qui réapparaissent. Le marxisme semblait percé au cœur par la chute de l’Empire soviétique, mais il reste la doctrine officielle de la Chine, ce qui n’est pas rien, requinquée ces temps-ci par Xi Jinping, le Président le plus ancré dans cette idéologie depuis Mao Tsetung. Sans relation avec le réel, bien que contredit par toutes ses expérimentations, le marxisme hante les universités et la pensée économique comme en témoigne le succès de l’ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Aussi longtemps qu’il reste confiné dans des grimoires et sur les campus, il faut bien que jeunesse se passe et adopte des postures révolutionnaires, ce marxisme restera sans effet sur les sociétés occidentales. Il n’en va pas de même du nationalisme, dont on rappellera qu’il est dans l’Histoire l’idéologie symétrique du marxisme, fondé sur la pseudo-science de l’ethnicité, la supposée communauté de destin des nations, la négation de la responsabilité personnelle et le refus crasse de l’économie telle qu’elle fonctionne vraiment. De toutes les idées fausses en circulation sur le marché politique, le nationalisme actuellement ramasse la mise. Comptons ses victoires : le Front National, premier parti de France au scrutin régional du 6 décembre, victoire électorale du Parti (PiS) Justice et Solidarité, ultranationaliste délirant en Pologne, popularité quasi totalitaire de Viktor Orban en Hongrie, indexé sur sa xénophobie, résurrection des nationalismes catalan et écossais, progression des partis nationalistes helvétiques (UDC), norvégien (Parti du Progrès), italien (Ligue du Nord), néerlandais (Parti de la Liberté). Donald Trump enfin, qui refuse de quitter la scène, et devient plus populaire à mesure qu’enfle sa réthorique xénophobe et qu’il exalte une introuvable race américaine. Tous ces leaders se ressemblent et s’assemblent. Marine Le Pen aime Poutine – Kaczynski désigne en Orban un modèle, et Trump se voit faisant affaire avec Poutine, un type dans son genre.

Tous croient que la terre, le sang et les morts fondent une nation et que ceux pour qui la nation devrait être une volonté consentie et contractuelle, sont dénoncés comme des traîtres. Tous ces nationalistes ont en partage la haine de l’autre, celui que l’on suppose prêt à enjamber la frontière ou déjà à l’intérieur, hier le juif, aujourd’hui le musulman. Tous les programmes économiques sont étrangement communs et incohérents : le retour au nationalisme économique qui, privant les peuples de l’échange, nous ramènerait au Moyen-Âge.

Devrait-on se rassurer en raison même de ces incohérences et parce que, de fait, les peuples sont métis et l’économie mondiale ? On s’inquiètera plutôt des ravages que ce discours nationaliste inflige à la raison commune ; on sait que les Duce, s’ils parviennent au pouvoir, ne deviennent pas raisonnables, qu’ils appliquent leur programme fut-il ravageur et qu’échouant, ils en accusent l’Autre.

Demandons-nous pour quelles raisons le vampire nationaliste resurgit au moment où on l’estimait tué par l’Europe, par la mondialisation économique, par l’esprit de tolérance, par le métissage des ethnies et des idées.

Quitte à surprendre, en premier j’invoquerai le recul de la religion chrétienne. Celle-ci imposait des rituels de vie collective, des mœurs charitables et occupait l’Esprit. Le nationalisme me paraît une religion de substitution : il recrée une autre communauté, pas celle des croyants, mais plus archaïque, la tribu. Les leaders nationalistes sont des chefs de tribus, mythiques bien entendu. D’autres, plus économistes, estimeront que le nationalisme est partout déterminé par le marasme économique : la crainte fondée ou supposée de l’appauvrissement, la perte d’un emploi ou l’impossibilité d’en trouver, conduiraient à chercher un sauveur aux idées plus simples que les théoriciens de l’économie de marché et à désigner quelque bouc émissaire comme source de nos douleurs. Que répondre aux nationalistes ? La pire posture est celle du front du refus : ils ne passeront pas ! Ce qui dans certains pays est trop tard et qui dans d’autres, la France, les États-Unis, la Catalogne, le Pays-Bas, renforce la stature du leader tribal.

Mieux vaudrait engager une réflexion autocritique sur les faiblesses du discours non populiste, de droite comme de gauche. La médiocrité du discours européen est une des raisons essentielles de la résurrection du tribalisme national. Le crétinisme économique de la classe politique dirigeante en France, à droite comme à gauche, est en France une cause majeure du déclin national. L’élitisme des dirigeants Démocrates et Républicains aux États-Unis a ouvert la voie au discours idiot, mais à la portée de tous, de Donald Trump. Au total, le nationalisme renaît de ses cendres parce qu’il est immortel (génétique peut-être), mais il ne prospère qu’en raison de la médiocrité de ses adversaires. Condamner avec mépris le nationalisme n’est d’aucun effet ; seule une sérieuse autocritique renverrait le vampire à son sommeil.

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  • Bien que d’accord je me demande quand même si la Chine peut être qualifiée de marxiste, c’est justement car elle en sortait qu’elle a eu un boom.
    Je sais que Xi fait revivre les idéaux de Mao et de Confucius peu à peu et peut-être que les difficultés économiques d’un pays sans doute sorti de ses 30 glorieuses à lui finira par redevenir plus fermée et marxiste mais ce n’est sans doute pas encore le cas.

    • La hHine est cependant léniniste puisqu’elle pratique la NEP, repli stratégique en vue du grand soir que personne n’a jamais vu, NEP qui permet surtout au parti de se maintenir au pouvoir. Car pour un communiste, l’important est d’être au pouvoir de d’y rester à tout prix, y compris celui de 100 millions de morts.

  • Quand à Donald Trump on sait au moins que celui-là ne passera pas, la démographie américaine étant ce qu’elle est un tel discours ne peut pas fonctionner. Dans le dernier sondage Post/ABC on estime qu’il perdrait d’au moins 10 points face à Hillary Clinton, dans un pays où Mitt Romney a perdu face à Obama même en obtenant 60% du vote des blancs ! Alors imaginez en 2016 avec un Trump qui selon les sondages aura encore moins de vote des femmes, des latinos, des Juifs, des Musulmans et même des Républicains modérés qui seront plusieurs millions de plus qu’en 2012 ?

    Trump pourrait gagner les primaires du GOP mais est incapable de devenu président, Hillary pourra dire « It’s the demographics, stupid! » 😀

    Je vois les Etats-Unis comme un rempart contre cette vague dangereuse rien que par leurs traditions et leur démographie.
    66% des Américains se disent en désaccord avec les propos de Trump sur les Musulmans, mais 60% des Républicains sont pour. Ça en dit long et montre qu’il est à la ramasse de l’électorat global.

  • Pourtant , comparée au gloubi blouga qu’est l’UE , la nation et sa déclinaison , le nationalisme , n’ont pas que des inconvénients …d’ailleurs , n’en déplaise à nos multi culturalistes ouverts de service , la plupart des pays du monde fonctionnent en mode nationaliste ..

  • Est-il sûr que le marxisle n’ait pas d’influence sur les sociétés occidentales? Il me semble en tout cas qu’un marxisme rampant fait des ravages en France…

  • pourquoi les nationalistes corses ou basques ou bretons sont soutenus par ceux-la même qui critiquent le front national, alors qu’en réalité ils sont souvent encore plus xénophobes, violents, sectaires, et repliés sur eux-mêmes ?

    • Peut être parce qu’ils s’en prennent à ceux qui sont puissants, à ceux qui peuvent réellement faire changer les choses. Ça demande déjà plus de panache que de s’en prendre à plus faible. Peut-être aussi parce que c’est plus pertinent que de s’en prendre à des bouc émissaires qui n’y peuvent rien, ça changera les problèmes de personne de s’en prendre à ceux qui n’y sont pour rien (je parle pour le FN).

  • Réponse: parce que ni l’Europe, ni la paix, ni la mondialisation n’existent.
    L’Europe est une civilisation, pas un Etat, si la paix existait, nos journaux seraient bien vides, et enfin la mondialisation est un mot creux camouflant les intérêts nationaux.

  • C’est tout simplement ce travail entrepris par mr Sorman et ses amis,depuis 50 ans
    C’est depuis cette date qu’une formidable entreprise de deculturation,de haine de soi,de suppression progressive des racines judeo chretiennes de notre pays,d’abandon de pans entier de notre histoire,de la preference pour l’etranger paré de toutes les vertu(les chances pour la France) c’est tout un choeur formé par l’Europe,les politiques français,l’education nationale,les milieux intellectuels et artistiques ont entrepris et reussi en partie par transformer des citoyens en consommateurs
    Le heros c’est le gagnant du concours photo de la Fnac qui se torche le cul avec notre drapeau tricolore
    L’art c’est l’enlaidissement de notre patrimoine culturel Versailles et Louvres pour donner l’illusion que l’art Moderne americain a supplanté notre civilisation(plug anal et vagin de la reine)
    Il s’agit d’un trop plein et d’une revolte
    Et les deux cent mille jeunes français,diplomés mais exiles tous les ans par le chomage socialiste retrouverons sans doute bientot des raisons d’aimer leur patrie,la France

    • Je partage votre commentaire, peu ou prou.

      Il est dommage que l’auteur tire des conclusions hâtives du constat – hélas juste – de l’incapacité des gouvernements de droite comme de gauche à proposer et à mettre en oeuvre une politique de libération des énergies et des responsabilités.

      Cette explosion de « populisme » ne saurait être confondue avec le nationalisme, qui reflète des valeurs communes de vivre ensemble, de partager une langue commune, et de fierté de son passé. L’auteur devrait se rappeler que l’Angleterre, les Etats-Unis sont des pays très mondialisés et basés sur l’ouverture des économies, des capitaux, des individus, mais n’oublient jamais qu’ils sont avant tout des nations ayant des territoires définis et qu’ils savent défendre…

      On ne peut en dire autant de cet « espace européen ouvert de Brest à…la Turquie, et à terme jusqu’à la Mandchourie ». L’adhésion des peuples est la base de leur adhésion, pas une monnaie unique, ni un grand supermarché. , ni une superposition de déficits, de problèmes ethno-religieux au nom du « multiculturalisme enrichissant.

      Les E-U sont une vraie nation, qui sait se faire respecter. Qu’on les aime ou pas n’est pas la question, mais eux ont réussi sur une vision bien définie.

      Que l’auteur cesse de nous rabâcher sa petite musique démodée de la pensée unique.

  • Si on voit la nation comme un groupe sociale au même titre qu’un autre cela pourrait donner des pistes. Lorsqu’un groupe se sent en danger (réel ou non) face à un autre groupe il a tendance à se replier sur lui même et se montrer agressif face aux groupes concurrents ou ne partageant pas les même codes/cultures/point de vue/religion, etc.

    On retrouve la même problématique à des dégrées divers entre les différentes classes sociales et les milieux d’appartenance (qui peuvent être à cheval sur les classes sociales). Après on va parler de nationalisme, de racisme, de lutte des classes, de stigmatisation, d’ostracisme, … Chacun essayant de préserver l’identité de son groupe et son statut au lieu d’essayer de comprendre l’autre et/ou lacher du lest. Bref tout ce qui nuit aux communications inter groupe.

    Ceux qui soufflent sur les braises de ce phénomène naturel et/ou participent à rejeter l’autre qui n’est pas de son groupe n’aident pas à la résolution de ces types de conflits de même que les groupes dominants qui refusent le dialogue ou le partage. Surtout qu’on aurait même tendance à légitimer le rejet de l’autre, à légitimer ce qui nous vient naturellement de manière bien souvent non justifié (propagande de guerre, les riches sont tous des salauds, les pauvres n’ont aucune ambition et ne savent même pas s’exprimer, les politiques sont tous des pourris, l’islam c’est la barbarie, le bien commun c’est ringard, c’est eux qui nous volent, etc …).

    Les spécialistes des sciences humaines ont déjà travaillé sur le sujet de la résolution de tels conflits, la résolution de tels conflits pouvant aussi contrarier certains conflits d’intérêts. Problème bien complexe.

    Un lien assez clair et simple sur les notions de groupe (avoir conscience de certaines notions est un premier pas) :
    http://gendd.over-blog.com/page-4977174.html

  • Sans oublier que le nationalisme est consubstantiel au socialisme. La tribu socialiste est hostile naturellement à la propriété individuelle. Le socialisme étant un collectivisme, il ne peut qu’être autarcique et réactionnaire.

    • Quel fatras ! visiblement, vous n’avez jamais eu à discuter dialectique contre dialectique avec les vrais communistes, ceux de la grande époque de la guerre froide, quand l’URSS était dirigée par Brejnev – ne me fais pas sourire, j’ai les lèvres gercées – et la Chine par Mao le grand timonier, tandis que l’Occident perdait pays après pays qui basculait dans le camp adverse, en Afrique particulièrement.
      Vous n’êtes pas un baby-boomer soixante-huitard, sinon vous connaitriez Marx et surtout Lénine (la Bible pour un communiste) et aussi Sartre suffisamment pour contrer un interlocuteur marxiste.

      Les marxistes-léninistes français actuels (PCF, Front de gauche, EELV) sont des orphelins dont la religion est morte et qui s’accrochent à n’importe quelle idée à la mode pour essayer de survivre et d’imposer encore leurs idées grâce au politiquement correct qui sidère l’adversaire. Le slogan « l’Amitié entre les Peuples » devenu ringard a été utilement remplacé par l’anti-racisme qui a l’avantage de fustiger et de faire taire l’opposant.

  • ‘Rarement été aussi d’accord avec un article de Sorman.

  • Décidément, M. Sorman surfe sur l’air du temps au détriment d’un vrai travail de réflexion. Il démontre, encore une fois, son incapacité à remettre en cause le prêt-à-penser admis opportunément par ceux qui se sont autoproclamés progressistes et qui ont la volonté de tordre toujours plus la réalité. Ce faisant, il pense apparaître in, avant-gardiste, moderne, ouvert, universel…
    C’est raté, certaines personnes arrivent à se dégager de l’opinion dominante ambiante.
    Son approche, oubliant la vraie histoire, part d’un syllogisme étriqué. Pour lui, dès lors que ce sont des nations qui se sont fait la guerre, ce sont les nations qui en sont les responsables. Le principe même de nation est alors rejeté et même nié (ce qui constitue d’ailleurs une contradiction irréductible). Mais il ne suffit pas de renier les évidences pour les faire disparaître.
    Par qui les guerres du XXe siècle ont-elles véritablement été initiées et conduites ?
    Ces guerres ne sont-elles pas justement la conséquence d’une remise en cause directe ou indirecte de la nation. Autre exemple, la détestation que nous suggérons aux fous de Dieu, n’est-elle pas en partie liée au reniement que nous ne cessons d’afficher à ce que nous sommes, à notre histoire et notre identité.
    M. Sorman ne voit-il pas cela, ne le comprend-il pas ? Est-il à ce point le sujet des idées simplistes, toutes faites, construites, in fine, uniquement pour servir un projet à imposer aux autres.

    • « Pour lui, dès lors que ce sont des nations qui se sont fait la guerre, ce sont les nations qui en sont les responsables. »

      Je ne connais pas toutes les idées de l’auteur, mais d’accord avec vous sur ce point le raccourci est trop facile et facilement démontable.
      C’est d’ailleurs un des postulats des usa (dixit l’ancienne conseillère de Jacques Chirac) et c’est aussi ce postulat qu’ils semblent vouloir imposer au monde en tant que puissance numéro 1 (par la force si nécessaire). La construction européenne en est en partie reliée.

      Mais les usa ne sont pas à une contradiction près, chez eux la pression sociale pousse à être numéro 1 (esprit de compétition exacerbé, tout ça). Là aussi le concept n’est pas naturel et contradictoire. Vouloir être numéro 1 au détriment de soi ne peut qu’entrainer tensions et conflits internes à l’individu, donc un risque que ces tensions soient renvoyés vers l’extérieur. Avoir pour but d’être soi même avant toute chose me semble être plus en adéquation avec les lois naturelles. D’autant plus que vouloir être numéro 1 A TOUT PRIX peut aussi être une cause de guerre et conflits en tout genre, un frein à la tentative de résolution d’un conflit d’intérêt ou idéologique.

      Je veux bien que les usa soient les dominants actuels mais pourquoi ce suivisme aveugle de postulats qui ne tiennent pas la route ? Bourdieu en a peut-être la réponse « les dominants (groupes sociaux, ethnies, sexe) imposent leurs valeurs aux dominés qui, en les intériorisant, deviennent les artisans de leur propre domination ». Si les dominants avaient les bonnes valeurs je n’y verrais pas de problème.

      • Ouf, le complot des USA enfin évoqué, je commençais á m’inquiéter de l’État de santé de nos complotistes préférés !

        • C’est vrai je m’égare.

          Les USA sont parfaits par essence, ils se sont construit en éduquant généreusement les barbares amérindiens. Ils représentent le camps du bien qui guerroie le camp du mal pour le bien de tous dans un bel élan altruiste. Tel Robin des Bois ils redistribuent gracieusement le pétrole et les matières premières que les barbares musulmans voulaient garder pour eux. Ils ne cherchent pas à influencer ou contraindre leurs alliés car leurs alliés sont comme leurs frères. Ce sont les garants de la liberté du monde moderne.

          Mais ils doivent faire face à des traîtres intérieurs tel Henri Kissinger (haut responsable américain) qui nous explique sournoisement que son pays n’aurait pas dû chercher à briser cette Russie tyranniques, mais plutôt chercher à l’intégrer :
          http://www.les-crises.fr/henry-kissinger-briser-la-russie-est-devenu-l-objectif/

          Ou encore ce traitre de G. Friedman (directeur de la société de renseignement et d’analyse Stratfor) qui nous explique à l’aide de mensonges éhontés que son pays fait tout pour que l’Europe ne s’entende pas avec la Russie communiste et rétrograde dans le but de préserver leur hégémonie, allant même jusqu’à dire à l’aide d’une médisance inouïe qu’ils le font d’une manière « cynique, amoral, mais ça marche » :
          https://www.youtube.com/watch?v=emCEfEYom4A&app=desktop

          Aidons les à rétablir la vérité car ce ne sont pas seulement nos alliés, mais ce genre d’amis à qui nous pouvons faire une confiance aveugle.
          Chirac fut le dernier de nos présidents à s’égarer, il n’avait pas voulu aider nos bienfaiteurs à libérer le Moyen Orient. Heureusement que ces successeurs, bien plus conscients de la dangerosité d’un pouvoir régalien et nationaliste, ont compris l’importance de ce combat pour un monde meilleur (J’ai bon là ?).

          • FELICITATIONS pour votre clairvoyance ironique, quant à moi ,je faisais la différence entrel’impérialisme et le nationalisme qui lui ,par essence n’est que défensif….Suffit de regarder l’Histoire , mais on ne me passe pas mes commentaires ,Pourquoi ?

  • « le nationalisme dont on rappellera qu’il est dans l’Histoire l’idéologie symétrique du marxisme, fondé sur la pseudo-science de l’ethnicité, la supposée communauté de destin des nations, la négation de la responsabilité personnelle et le refus crasse de l’économie telle qu’elle fonctionne vraiment. »

    Guy Sorman n’est pas sérieux et se moque du lecteur tant cette définition est un fatras à l’emporte-pièce.

  • Pour paraphraser Jean-Jacques Rousseau à propos de Descartes, je dirai que je tâtonne Sorman et ses égarements, sublimes, il est vrai, mais frivoles romans.

  • Mr Sorman est au sommet, et défonce d’un coup d’aile les poncifs sur la nation… Et pan un coup aussi dans le moyen Age ultra sombre période de L’Histoire(Mille ans) Legoff doit en rire dans sa tombe.
    Et cerise sur le gâteau Sorman, le couplet méchant sur les USA vilains par des commentateurs.Ca unit bien sa nation française tous bords unanimes. Lire à ce sujet: L’ennemi américain: Généalogie de l’antiaméricanisme Français de Philippe Roger (François Revel aussi) .
    Et pout finir avec mon éventuel coté « petit prof » ou « indécrotable potache » Mr Sorman pourrait-il mettre à profit ses lectures de jeunesse tel » guerres et paix entre les nations de Raymond Aron » . En se servant des « outils » de R. Aron il pourrait mettre en jeu l’histoire longue et récente de la Hongrie et comprendre la politique de Mr Orban soutenue par une majorité de hongrois pas si nostalgique du totalitarisme .(Plus si affinités)
    Ce qui me gène avec Mr Guy Sorman , c’est qu’il parle d’autorité dans un fatras « façon bar du commerce » mais avec la superbe « diner mondain » .
    Dans le genre » VRP j’ai tout dans le coffre » Jacques Attali pourrait être son maitre en analyse « pifométrique ».
    PS:ouf ça fait du bien

  • « Tous croient que la terre, le sang et les morts fondent une nation et que ceux pour qui la nation devrait être une volonté consentie et contractuelle, sont dénoncés comme des traîtres. Tous ces nationalistes ont en partage la haine de l’autre, celui que l’on suppose prêt à enjamber la frontière ou déjà à l’intérieur, hier le juif, aujourd’hui le musulman. Tous les programmes économiques sont étrangement communs et incohérents : le retour au nationalisme économique qui, privant les peuples de l’échange, nous ramènerait au Moyen-Âge. »

    Je ne sais pas exactement pour les autres exemples cités par l’auteur, mais pour la Suisse et l’UDC au moins c’est complètement à côté de la plaque. Un article tout à fait à sa place dans l’hebdomadaire gauchiste (suisse, sic) dont il est tiré…

    Il serait plus intéressant de se demander en quoi les partis « nationalistes » sont pires ou moins pires que d’autres partis (au cas par cas, plutôt que de faire des généralisations hâtives), et surtout, d’ailleurs, s’ils sont même tant davantage nationalistes que d’autres. Et au passage, « le retour au nationalisme économique » ? Mais quel Etat de la planète ne le pratique pas à un degré ou à un autre, Hong Kong et Singapour à tout casser peut-être ?

    • La terre, le sang et les morts, les cimetières, les monuments, les paysages transformés par l’homme ne sont pas constitutifs de la Nation mais de la Patrie – la mot a comme racine Pater, le père, les ancêtres qui ont travaillé cette terre que nous travaillerons à notre tour. La Patrie, c’est le « patrimoine » physique que nos ancêtres nous laissent et où ils sont enterrés.
      La Patrie, est aussi bien son village, sa région et par extension son Pays.

      «Ô citadelle, ma demeure, je te sauverai des projets du sable, et je t’ornerai de clairons tout autour, pour sonner contre les barbares ! »
      Saint-Exupéry – Citadelle.

      La Nation (de natus, né) est ce que l’enfant trouve dans son berceau et qui l’aidera à grandir pour devenir un adulte, son patrimoine intellectuel et institutionnel, les grandes idées civiles et religieuses, la littérature, les arts, les lois, les sciences que ses parents et ses ancêtres ont reçu et amélioré et qui formeront sa pensée.

  • Tous ces nationalistes ont en partage la haine de l’autre, celui que l’on suppose prêt à enjamber la frontière ou déjà à l’intérieur, hier le juif, aujourd’hui le musulman.

    Mais bien sûr… A part que l’islam est une nation (et se veut tel) et les musulmans qui se définissent comme musulmans sont nationalistes plus que tous les « nationalistes » qui semblent l’obsession actuelle de M. Sorman.

    Soit dit en passant, le libéral devrait laisser les nationalistes être nationalistes là où ils veulent tant qu’ils ne le forcent pas à l’être aussi… Mais autant laisser les musulmans être musulmans ça va, autant là, M. Sorman ne peut pas laisser passer ça !

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