Guillaume Pepy et le naufrage de la SNCF

Témoignage sur le train au quotidien à la SNCF.

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Guillaume Pepy et le naufrage de la SNCF

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 décembre 2015
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Vendredi dernier, je voyageais avec la SNCF entre Paris et Lyon, siège de mon entreprise. Encore une fois, j’ai trouvé le fonctionnement de cette entreprise sur une ligne emblématique totalement hallucinant. Il est vraiment temps que la SNCF tourne la page Pépy.

La SNCF et ses prix hors concurrence

Comme à mon habitude, j’ai prix mon billet à la dernière minute sans aucune carte de réduction. La veille, la très médiocre application SNCF m’avait indiqué que le prix du billet était à 75€ « seulement » pour un aller à Lyon en 2e classe. En arrivant à la gare, l’automate m’indique que le train est complet en 2e classe. Il ne reste plus de place qu’en surbooking en première à… 133€. Le prix, en lui-même, ne me gêne pas. Simplement payer 133€ pour rester debout (sans Internet) pendant deux heures jusqu’à Lyon, ça justifie que les autres services soient irréprochables. C’est curieusement très loin d’être le cas.

La SNCF et son insoutenable légèreté face au terrorisme

Deuxième mauvaise surprise de la journée : à l’entrée de chaque voiture (en tout cas en première classe), la SNCF a posté un contrôleur qui fait le pied de grue dans une manifeste lassitude. L’agent est là, debout, mais absent : aucun bonjour, aucun contrôle des bagages, ni même aucun contrôle des billets. Entre qui veut dans le train, au nez et à la barbe des personnels chargés de sa surveillance.

Dans le train, un contrôleur me fait un aveu : il n’a reçu aucune consigne ni aucune formation en cas d’attentat dans le train :

« J’ai cherché sur Internet comment réagir si un gars monte avec une Kalachnikov et traverse le train en tirant. »

Rassurant, non ? Un sujet sur lequel Guillaume Pepy maintient un black out total.

La SNCF et son code de la paresse

Un contrôleur m’informe par ailleurs qu’un préavis de grève était déposé à Montpellier le matin même. Il faudra un jour étudier le taux de grève dans la région Sud-Est de la SNCF, qui me semble extrêmement élevé. Les grèves à Montpellier un vendredi, on va bien entendu nous expliquer que c’est pour le bien des voyageurs, certainement pas pour rallonger le week-end des cheminots.

La SNCF et la restauration dans les trains

Finalement, je voyage souvent avec la SNCF, et l’un de mes plaisirs est de humer les effluves d’un bon café chaud en regardant, au bar, le paysage défiler. Avec le temps, je suis devenu un vrai connaisseur de ces bars, spécialement dans le TGV. Il faut dire que les autres lignes n’en ont plus. C’est le cas du Paris-Clermont-Ferrand, que j’emprunte de temps à autres, où il faut interminablement attendre le passage du chariot de ravitaillement (là encore, avec une pointe d’ironie, l’expérience montre qu’on est toujours assis dans la voiture servie en dernier). Je ne parle même pas du Paris-Lille où aucune restauration n’existe.

À l’usage, tous les « barristas » de la SNCF me confient toujours la même chose : « On ne mélange pas les torchons et les serviettes. Nous ne sommes pas SNCF et la SNCF nous traite mal. On ne peut même pas garer notre voiture dans les parkings, même vides, des personnels SNCF. »

La CGT Cheminots nous fera, après ça, de grands laïus sur la solidarité de tous les prolétaires.

La SNCF et sa rentabilité

Depuis 15 ans, Guillaume Pepy chouchoute les TGV : le résultat est fascinant. Les TGV sont, en période de risque terroriste, peu sûrs, chers, souvent en retard, avec des services annexes médiocres. Bref, une grande réussite managériale.

On pourrait se consoler en se disant que la qualité est sacrifiée au profit de la rentabilité. Mais c’est le contraire qui se produit : le TGV perd des clients et sa rentabilité s’effrite, selon les aveux de la SNCF elle-même.

SNCF

Depuis 2007, la marge opérationnelle du TGV stagne, et les redevances à RFF augmentent.

La SNCF et son manque de professionnalisme

Le 14 novembre 2015, 11 personnes mouraient dans le déraillement d’une rame d’essai de la SNCF en Alsace. Parmi elles, plusieurs enfants qui n’avaient rien à faire à bord. La tolérance vis-à-vis des « petits arrangements » du personnel avec les règles a encore frappé. C’était, l’occasion, pour le président de RFF, Jacques Rapoport, de redire, en ménageant la chèvre et le chou, ce que tout le monde voit mais que personne ne dit :

« Le diagnostic, ce sont les trois accidents en un peu moins de trois ans (Brétigny, Denguin, et Eckwersheim, NDLR), ce sont quatre rapports d’expertise », et plusieurs incidents, comme un TER devenu incontrôlable sur 20 kilomètres, en Normandie. Il « ressort en fil rouge de tout ça, que parfois on manque un peu de rigueur dans le respect et la mise en œuvre des bonnes pratiques professionnelles », a-t-il continué, assurant qu’il ne s’agit pas d’une « mise en cause du personnel, de son professionnalisme, c’est un contexte général plutôt systémique, qui est d’ailleurs en partie lié à l’extrême complexité de nos réglementations et de nos organisations ».

Traduction : le personnel manque de rigueur et n’est plus très professionnel, mais on ne le met pas en cause, ni lui, ni son professionnalisme.

La SNCF et Pepy ou l’art de se maintenir à son poste

Une rapide anatomie de la catastrophe de Brétigny, en 2013, montre comment, face à cette évidente agonie de la vieille dame française, Guillaume Pepy se maintient malgré tout à son poste. Quelques jours après la catastrophe, la SNCF s’est précipitée pour rendre son propre « rapport d’expertise » sur les causes de l’accident. Curieusement, ce rapport la blanchissait complètement.

Le BEA-TT, Bureau d’enquête des accidents de transport terrestre, s’interrogeait pour sa part sur les raisons pour lesquelles le personnel de maintenance n’avait pas détecté la fissure du rail qu’il considérait à l’origine de la catastrophe. Sur ce sujet, la SNCF est restée muette.

Un an après la catastrophe, un rapport d’experts judiciaires posait pour sa part les questions qui fâchent :

Le procureur d’Évry a confirmé lundi à la presse que l’examen de l’aiguillage « fai[sai]t apparaître 211 “faits remarquables” dont une centaine de défauts qui ne sont pas la conséquence de l’accident ». S’appuyant sur le rapport des experts, Eric Lallement a affirmé que tout acte de malveillance était écarté et que la cause principale de l’accident mortel de Brétigny était un « déficit de la qualité de maintenance ».

« Dès 2008, les TJD [traversées-jonction double, autrement dit les aiguillages] de Brétigny-sur-Orge préoccupaient manifestement les ingénieurs de la SNCF », ajoutent-ils. Or, le passage de Brétigny-sur-Orge « est connu des services techniques de la SNCF comme une zone à risque et de ce fait classée en zone d’évolution rapide nécessitant le traitement rapide des anomalies ».

Autant de particularités locales négligées par l’entreprise de transport public. Pour les experts, cela « aurait logiquement dû conduire la SNCF à une surveillance accrue, et surtout adaptée ».

Malgré ces évidentes défaillances dans le fonctionnement de la SNCF, aucun ministre ne semble avoir sommé le président de la SNCF de tirer toutes les conséquences du désastre…

À quoi tient l’impunité de Pepy ?

On lira avec intérêt le Richie de Raphaëlle Bacqué pour comprendre les raisons de l’impunité dont Pepy tire profit aujourd’hui pour rester en fonction alors qu’il saborde consciencieusement, année après année, l’entreprise monopolistique qu’il dirige. Si l’on croit ses analyses, entre un entrisme à tous crins et une utilisation systématique d’un réseau qui gangrène l’appareil d’État, Pepy pourrait s’affranchir allègrement du principe de responsabilité.

De ce point de vue, il est une illustration du mal français. La technostructure de notre pays est défaillante, médiocre, arrogante, mais elle a organisé un système aristocratique qui lui permet de préserver ses rentes comme un parasite suce le sang du zébu dans un marais malgache.

À nous de savoir pendant combien de temps nous accepterons ce système qui nous mène à la catastrophe…

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  • « À nous de savoir pendant combien de temps nous accepterons ce système qui nous mène à la catastrophe… »
    Qu’attendez-vous Eric pour utiliser Blablacar même à titre pro ? Des dizaines voire des centaines de départ toutes les heures surtout sur un trajet comme Paris-Lyon avec bien souvent un service porte-à-porte. C’est vous en acceptant des prix faramineux et un service minable qui aidez à maintenir ce service en fonction. Sans compter que nous aussi payons votre ticket.

    • Blablacar résout le problème ponctuel du déplacement des personnes, il ne conduira en rien le contribuable qui paie pour les chemins de fer soit à en avoir pour son argent, soit à cesser d’être un cochon de payant.

      • Ponctuel ? Dans votre tête. Blablacar c’est 2000 rames de TGV par an et sur du trajet longue distance.

        Janvier 2015 :
        « Alors que, depuis une quinzaine d’années le nombre de passagers affichait une hausse de 2 à 3% par an sur les lignes TER, 2014 a vu la fréquentation reculer de près de 4% selon Yvon Borri, directeur régional Centre SNCF Mobilités.
        En dépit d’un soutien massif de la Région Centre qui finance 45% des trajets TER – l’une des régions de France les plus généreuses – et qui a permis depuis des années à la SNCF d’améliorer son offre de transports avec à la clé une hausse du nombre de passagers transportés, 2014 aura été une année sombre pour la SNCF avec un recul de 4% de la fréquentation sur les lignes TER. »
        __________
        Tant que le trafic grimpait personne ne se posait de questions. Mais moins de trafic nécessitera plus de subventions et ça commence à se voir. La question de la légitimité finira par se poser d’elle-même.

        • Oui, ponctuel parce que si le problème du déplacement personnel peut se régler avec Blablacar, celui des 12 Mds d’argent du contribuable n’est même pas abordé quand vous décidez d’utiliser le covoiturage plutôt que le train. La SNCF est ravie quand vous utilisez Blablacar : ça fait un usager mécontent de moins à transporter, sans que les salaires, les retraites, ou les investissements y baissent d’un centime !

      • Non. La voiture, c’est lent. C’est inconfortable. Je préfèrerais une flotte uniquement composée de Corails à des TGV. Au moins, on y est bien et on peut travailler, pour des voyages aussi longs que la voiture. Et en plus c’est très abordable…

        • Abordable, oui car payé par l’argent des autres.
          Dans les TER par exemple en 2011 le montant total du trafic payé est de 1064 millions d’euros mais atteint 3616 millions avec les subventions. Vous ne payez qu’à peine 1/3 du ticket. (IFRAP)

          • La route aussi est très largement payée par les impôts.

            D’ailleurs la remarque du contribuable qui paye est moins pertinente poir un Paris-Lyon en TGV que pour les TER ou TET.

            Et le problème des retraites est surtout un problème de démographie, le régime cheminot devant retrouver son équilibre même sans réforme une fois la vague de l’après guerre décédée.

            Après, on a le choix entre investir pour redonner envie d’emprunter un transport propre et confortable, ou bien faire des bus et fermer des lignes de trains (mis à part les TGV qui s’ils sont moins rentables qu’avant le sont quand même, et quand ils ne desserivont que les grandes villes, tout ira bien, saif vos poumons)

            • Bonjour Dr Dré

              La SNCF est largement subventionnée tandis que la route est largement taxée (TICPE), donc votre argument ne tient pas.

              Le TGV est un erreur massive, le transport se faisant ente l’avion distance sup 400 Km), un train normal ( pendulaire avec voie normale) ou car pour les petites distances.

              Le pb des retraites est que les cheminots partent trop tot (et vous le savez bien les mécecins partant à 67 ans).

              Arguments des poumons n’est pas recevable car la pollution est surtout due à la circulation urbaine, bientot des voitures électriques sans conducteur avec des acteurs privés?

              • Poir la retraite, vous avez tort. Il y a eu plus de 250 000 actifs après guerre poir 146 000 aujourd’hui. Ceci explique cela.

                La TICPE ne finance pas les routes. Demandez donc si les départements en voient la couleur.

                Rien n’empêche de prendre son carburant ailleurs qu’en France. Rien n’empêche de rouler à l’électricité.

                Le pendulaire est intéressant, mais le TGV est très bien aussi si bien utilisé : partir et arriver en centre-ville, pouvoir se déplacer, ne pas subir les problèmes de pression,…

                • Et d’ailleurs si la TICPE finançait la route, ça voudrait dire que le rail (15000 km de lignes non électrifiées) finance la route !

                • Vous avez tort 🙂

                  -Pour les medecins, numerus clausus 12000 dans les 70′ 3000 dans les 90′, ce qui explique la retraite à 67 ans, mais les decins ne sont pas CGT.
                  – La TCIP finance tout c’est une rentée fiscale, la SNCF est subventionnée et pas qu’un peu.
                  -Le pendulaire arrive aussi en ville contrairement a certaine gare TGV qui sont en pleine campagne.

                  • La TICPE est payée aussi par le train. Et elle arrive dans le budget de l’Etat dont seule une partie arrive en dotation aux collectivités locales. Donc elle ne finance pas beaucoup les routes.

                    L’évolution de la demographie cheminote fait que même sans réforme leur système va redevenir bénéficiaire.

                    Oui le pendulaire arrive aussi en ville mais moins vite. Sa maintenance n’est pas simple, et il peut u avoir des questions de gabarit

                    • Ben voyons, il y a combien de trains électriques qui ne payent pas de TICPE, et combien de voitures électriques qui ne payent pas la TICPE (et qui sont d’ailleurs subventionnées à mort).

                      Pour la démographie je vous ai répondu; les médecins qui ont aussi un pb démographique à cause de l’état d’ailleurs partent à 67 ans pour équilibrer les caisses de retraite.. mais vous n’écoutez pas… On demande un effort de la part des cheminots (on peut rêver).

                      Le pendulaire permet d’utiliser les voies classiques, le coût du TGV étant dù essentiellement au voie dédiées. Pour faire 400 km un pendulaire suffit.

                    • Pour la retraite des médecins vous confondez plusieurs xhoses, ils peuvent partir comme tout le monde à 62 ans. Les cheminots ont encore un age de depart un peu moindre (mais qui a été augmenté hein) mais s’ils partent à cet âge, ils sont très loin du taux plein. Donc vous comparez un depart à l’âge légal avec un départ au taux plein ? Pour avoir un taux plein un cheminot doit cotiser aussi longtemps que n’importe qui, mais plus (taux de cotisation employeur+employé largement plus haut que dans le régime général)

                      Donc on a demandé des efforts aux cheminots, alors même que sans réformes leur régime va repasser beneficiaire.

                      Le TGV roule très bien sur voie classique aussi, c’est même sont intérêt par rapport à l’aerotrain de Bertin. Poir le pendulaire, vous surestimez, je pense les gains sur ligne classique, et vous mettez de côté la maintenance accrue et plis complexe ainsi que les éventuels problèmes de gabarit.

                      Subventions comprises, le système ferroviaire français est second ex aequo en Europe en terme de performances excellement classé en terme de coût.

                    • Les roulants partent à 52 ans à taux plein, 4 ans de cotisations valent 5 (de mémoire).

                      Les TGV sont un tout, le matériel roulant ET la ligne TGV. Sans ligne TGV le train TGV n’a aucun intéret. Or le cout du TGV c’est la ligne TGV.
                      Le pendulaire permet de rouler vite, certes moins vite que le TGV mais pour des distances intermediaires c’est suffisant.
                      C’est le pb du TGV sur 400 km un train normal suffit, pour 600-800 km l’avion devient competitif.

                      Par contre le transport parisien ferré est dans un état déplorable, mais c’est pas sexy, les usagers sont des sans dents.

                      Si votre étude montre que la SNCF est très performante, pourquoi les syndicats freinent des 4 fers contre l’ouverture à la concurrence?

            • Ou privatiser.. Et laisser la concurrence améliorer tout ca. On a un exemple retentissant. Dans les année 80 les chemins de fer japonais étaient aussi mauvais que la Sncf. Aujourd hui le japan railway( privatisé depuis) est le meilleurs réseau ferré du monde sur tous les points.

              • Les Japonais ont aussi (voire surtout) une mentalité très différente, qui diminue grandement les difficultés ďexploitation

                • C’est un argument tellement facile, tellement utilisé, et tellement faux…

                  Si les japonais ont une autre mentalité n’est-ce pas à cause de ce système privé et efficace et non le contraire ? Si les américains et les suisses ont une telle minorité qui s’accroche à la liberté n’est ce pas grâce à leur systèmes plus libéraux que le notre ?
                  N’oublions pas qu’en 1789 le peuple le plus libéral, de loin, était le peuple Français. Que Tocqueville, Constant, Say ou Bastiat n’étaient ni japonais, ni américains ni Anglais…

                • et ça explique que la JR privée fonctionne mieux que la JR publique quelques années plus tôt ? …

                  • Beaucoup d’études ont montré qu’ils n’y a pas de lien entre performances du système ferroviaire et privatisation.

                    Sur la ponctualité oui le comportement des japonais est déterminant. Après le niveau d’investissement des JR est bbien plis fort et aujourd’hui ils viennent voir la SNCF pour apprendre à maintenir bien à pas cher depuis que leur conjoncture économique se degrade

                    • Ouais, des « études » du genre de celle qu’on pourrait faire sur la SNCF, fruit de la nationalisation d’entreprises malades …
                      Mais à la limite on s’en fout.
                      Dans un système « privé », chacun est libre d’être, ou pas, copropriétaire d’une entreprise ferroviaire, ou client, si il y trouve sa satisfaction.
                      Dans un système « public » (terme volé parce qu’il n’y a rien de plus privé qu’une entreprise « publique ») le contribuable est enrôlé de force et il n’a aucun droit, aucun pouvoir, ce qui est un scandale en terme de démocratie.
                      Rien que ça, c’est suffisant pour condamner sans appel le « public », fusse-t-il le plus performant des système (ce qu’il n’est pas plus que l’esclavage n’est le meilleur des système de production).

          • Il y a les naïfs qui pensent que c’est pas cher sauf qu’ils oublient que beaucoup de choses en France sont à la charge de ceux qui paient des impôts.

            Tout service public a un coût qui est généralement bien plus cher que les services du privé. Eh oui, il faut bien payer tous les parasites qui vivent sur le dos de la bête.

            Mais comme disait Coluche : « on leur dit, ils le croient ».

          • Bonjour sam player,

            L’argent du contribuable ne sert il pas à enrichir des fonds étrangers, le gvt doit savoir tout cela. La SNCF développé à l’international avec l’argent du contribuable français. C’est du trafic d’influence.

  • En accidentologie, il est d’usage de considérer que les accidents visibles ne sont que la partie émergée de l’iceberg des incidents et autres dysfonctionnements (comme les retards et autres annulations). De ce point de vue, la vieille dame qu’est la SNCF est en très mauvais état. Sur la ligne Paris-Bordeaux, on en compte plus les retards chroniques dus officiellement à la construction de la la LGV (30 mn en matinée jeudi dernier pour le TGV entre Tours et Poitiers – distance un petit 100 km -), magnifique exemple de gabegie nationale. Officieusement, la raison est plutôt à chercher du côté de la vétusté des installations et à la perte grandissante de professionnalisme du personnel imputable soit à la lassitude devant la situation ou soit au laisser-aller institutionnel (cf « la Grève » d’Ayn Rand. Ce n’est pas pour rien que c’est un bastion pour un syndicat très marxiste). Les retards sont devenus tellement courants (sans parler des excuses bidons comme les feuilles mortes à l’automne, le froid l’hiver et la chaleur l’été. Conclusion, privilégiez le printemps pour voyager en train) que j’évite autant que faire ce peut l’usage de ce moyen. Inscrit sur Blablacar, nombre de mes covoitureurs préfèrent un trajet un peu plus long mais sûr et à un tarif raisonnable à une liaison chère et aléatoire où de surcroît la notion de service est inexistante.
    On peut faire un parallèle avec EDF où l’état du réseau électrique laisse fortement à désirer et où, dans bien des cas, il est moins onéreux, vu la productivité, de faire appel à des sous-traitants plutôt qu’aux équipes maison.

    Bonne journée

  • Superbe analyse d’un expert de la production férrroviaire. Billet d’un hargneux pisse froid. Tout les paragraphes sont à charge et n’ont comme source qu’un vague ressenti avec le gout amer de la frustration.
    Merci de m’avoir fait perdre mon temps à lire cette analyse de wagon bar.

    • @Laurent

      L’objectivité de l’auteur est patente dans la mesure où aujourd’hui comme hier d’ailleurs, il n’est pas possible d’écrire sur la SNCF autrement qu’à charge. Il n’y a aucun élément qui puisse être avancé pour défendre cette entreprise (si tant est qu’on puisse considérer que c’en soit une…).

      Si vous avez du temps pour lire, vous pouvez en perdre…décontractez vous, respirez… ! Allez au wagon bar pour vous faire plaisir et y écouter les brillantes analyses dont vous pouvez être porteur.

      • Bon allé, je ne suis ni expert ferroviaire ni agent SNCF, mais je vais mettre un peu de bon sens au milieu de ces propos qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez:

        – Il s’y prend au dernier moment pour acheter son billet (sur la ligne la plus utilisée de France, à l’heure de pointe) et le paie plein pot… Oh surprise!!! Dans n’importe quel système billetique sur cette planète il paiera le prix fort pour sa place dans de telles conditions. C’est une méthode de management du remplissage des trains (ou avion, ou bateau, ou festival, ou xxx) répendue, voire généralisée. Du coup il est en colère et a envie de tapper sur quelqu’un. Le jour ou il a pris un preum’s a 20€ il était bien content qu’en s’y prennant en avance il puisse payer moins cher. On peut pas faire circuler un train entier avec des billet avec 90% de reduction. Personne ne le force a prendre un billet sur strapontin.
        L’interet de cette entreprise est facile a comprendre pourtant: plus le train est plein rapidement, mieux elle peut s’organiser et gérer ses couts. Elle encourage donc les gens à s’y prendre plus tot.

        – La sécurité : Je propose qu’il affine son analyse sur les tarifs de la SNCF et qu’il propose une solution à la menace terroriste qui ne fera pas changer le prix du billet, qui permettra a sa clientèle de ne pas avoir à arriver 40mn avant pour faire un trajet de 20mn, qui ne multipliera pas par 2 la masse salariale, qui sera adaptable à tout les quais et gares de France,, qui n’aura pas de faille… Bla bla bla… Si y’a une solution à facile à mettre en œuvre je suis sur que Pepy sera super content de recevoir l’info.

        – La restauration dans les trains laisse a désirer en effet. si vous voulez ils peuvent supprimer un wagon, installer un restaurant qui transformera des produits frais avec 3 cuisiniers et compenser les 120 places en moins en augmentant le prix des autres wagons. Et si la SNCF devrait offrir une place de parking a tout les sous traitant de France, y’aurait plus de place pour les voyageurs dans les gares.
        La SNCF perd surement une soixantaine de sièges pour loger un espace de restauration… Devinez qui paie la différence?
        Et sur Paris Lille, le trajet dure 50mn… Y’a vraiment besoin de mettre en place tout une logistique pour assurer la restauration alors que les gares de chaque côté offrent tout les services permettant de passer ces 50mn sans problème?

        – manque de professionnalisme de la SNCF. Pouvez-vous nous fournir des stats comparant les chiffres dans le domaine sur les différents réseaux? Je ne suis pas sur qu’ils soient si nuls que ça. Et encore un fois si y’a une solution facile, faut pas hésiter et la donner à Pepy.

        – Ceux qui citent le Japon comme modèle n’ont peut etre pas regarder avec assez d’attention quand ils ont emprunté les trains la bas. Y’a pas mal d’inconvenient aussi : Leurs réseau est éclatés et géré par des dizaines de compagnies nationalement, y compris à Tokyo. Chacune gérant sa flote, son historique, ses clients, ses abonnements, les 3 lignes ou elles circulent avec leurs particularités. Ce travail d’unification la SNCF l’a fait.
        Par contre en effet niveau information et gestion du traffic la c’est des killers. Mais je pense que comme dans tout ce qu’ils font c’est la mentalité japonaise qui rend les chose facile. Le shinkansen est génial et son cadencement super pratique, mais contrairement a ce que racontent les légendes je l’ai déjà pris avec 10 ou 15 minutes de retard, comme tout les trains du monde. Et il dessert un bassin de plus de 100 millions d’habitants. C’est plus facile de remplir un train toutes les 10mn dans ces conditions.

        Bref, notre réseau est certe couteux, mais il est efficace, et globalement plutot fiable a mes yeux.

        JE fais des Montpellier – Lille en TGV toute les semaines, et je reste souvent émerveillé de voir qu’on peut parcourir 1000km et prévoir à 5mn près son arrivées dans 95% des cas. C’est quand même pas si mal que ça.

        • Bonjour Laurent

          Vous ne payez pas les vrais coûts.
          Si le prix du billet était multiplié par 2 ou 3, vous ne seriez pas si enthousiasme.

          Cordialement

    • Encore faut-il qu’il soit ouvert!

    • Un hargneux pisse froid ? Dans le monde reel, on appelle cela un client.

    • Ah un cadre de la SNCF (ou un employé à jeun)

  • Pepy a vécu sur sa réputation pendant 10 ans. En fait son fait d’armes essentiel est d’avoir dit amen aux revendications des syndicats, pour avoir la paix sociale. Ca commence a se voir et à se savoir. La vieille dame SNCF est ravagée, ruinée, mais Pepy aura une retraite confortable et heureuse.

  • Monsieur Pépy, à force de nous prendre pour des poires, va avoir un pépin et se trouver … pomme:!:

  • Souvenez-vous quand en 1995 les grèves infernales avaient pour slogan. Nos grèves servent à l’ensemble des français pour améliorer le service avec à la manœuvre un certain THIBAULT
    Ce fut Mitterand qui injustement inaugura le TGV en son temps ce fleuron de la France a été abandonné à une bande d’incapables qui comme dans la conclusion du papier viennent sucer le sang du zébu.
    Je peux comparer les services avec les équivalents espagnols il n’y a pas photos. Moins de personnel en Espagne pour un travail effectif
    Prenez le train à Hendaye,dès le départ vous trouverez les contrôleurs au bar assis pour discuter de la prochaine grève ou des RTT pendant le trajet jusqu’à Bordeaux on ne les voit jamais y compris pour contrôler les billets
    Le confort des TGV est plus sommaire. Les toilettes ne sont pas ragoûtantes. Le bar est nul et beaucoup trop cher

    • Un wagon bar ça coûte la peau des fesses. Faites le calcul en ajoutant les frais de personnel, les coûts de traction et le réassort.
      Des machines automatiques pour les boissons chaudes comme sur les autoroutes et des distributeurs de viennoiserie et sandwichs, salades etc ça rendrait un meilleur service et ça serait plus profitable… et ça éviterait de faire 500m aller retour.

  • Perso je condamnerais l’individu à prendre ses transports tous les jours pendant 10 ans , je pense que cette peine serait une juste punition de ce qu’il fait subir quotidiennement à tous ses clients (je refuse le terme usager que je trouve ignoble et impropre )

  • Il y a 30 ans le train était à portée de bourse des étufdiants, retraités, petits salaire, aujourd’hui le Thalys, TGV et autres Rols Royce sur rail les ont rejetté, exclus.

  • Marre du transport collectif régional (TER), aucune organisation tendant au développement qui est le produit (ici le TER).
    L’autocar concurrence le TER donc il faut privilégier l’autocar et puis le TER non électrifié pollue. Plus d’argent public utile, les lignes TER vont être supprimées ??.

  • Et encore, le gros de l’augmentation du trafic dans les années 2000 venait de l’ouverture de la LGV Méditerranée en 2001. Depuis, les compagnie aérienne low-cost lui taille des croupières sur ce trajet, car elles sont moins chers pour des trajets d’une heure …

  • Chaque km de plus de LGV construit rabote la rentabilité du TGV mais on continue a construire des lignes qui ne servent à rien à un coup pharaonique 16Meuro du km sachant pertinemment avec l’expérience acquise qu’en dehors de Paris Lyon, Paris Lille, Paris Tours une ligne LGV ne servent à rien.

  • Je ne comprends pas comment on peut autant critiquer…je signale que je ne suis pas un de leurs agents mais je trouve qu’en France nous sommes bien loti question transport…mais bon la encore c est dans notre sang de toujours raler…alors pour commencer prendre son billet au dernier moment avez vous essayer de le faire chez notre compagnie national?ou alors même lowcost? vous m en direz plus monsieur…sinon la restauration pareil à comparer aux lowcost et leurs sandwich inmachable! et hors de prix …nan merci…pour ce qui est des accidents Tgv oui c est arrivée dernièrement seulement en service commerciale (train voyageurs) cela ne se serait pas arrivé! oui car tous les systemes de sécurité sont actifs (si on depasse la vitesse le train s arrete tous seul…eh oui c est beau la technologie)et pour finir Blablacar euhhhh nan merci…personne qu on ne connais pas,dangereux pour les femmes (cas d’agressions)et c est longgggggg alors moi je vais sur Tgv prems ou Tgv pop et c est superj ai ma place assise pour que dalle!

  • Réponse à Mr Éric Verhaeghe.

    Pour votre 1 ère critique personne ne vous oblige à emprunter ce train et de payer un billet 1 cl, il y a d’autre Tgv dans la journée. Savez vous que quand le train est plein en réservation très souvent il reste de places car beaucoup de voyageurs qui n’empruntent pas le train pour lequel ils ont réservé ne le signale pas à la centrale de réservation et donc les personnes comme vous qui veulent réserver au dernier moment ne peuvent pas acheter les places non remis à disposition mais vous vous croyez que c’est la SNCF qui ne sais pas gérer alors quand on ne connaît pas tout les tenant et les aboutissant on ne critique pas.

    Pour votre 2 ème critique sur la sureté dans les gares et dans les trains en France il y a des lois et la loi c’est la loi un agent SNCF même agent de la SUGE n’a pas le droit de contrôler les identités des voyageurs ni de fouiller les bagages alors prenez vous en aux décideur du ministère de l’intérieur et laissez les cheminots respecter la loi surtout que vous serez le premier à les incriminer en cas d’abus de leur pouvoir.

    Pour votre 3 ème critique sur les grèves déjà la grève est un droit qui est écrit dans la loi même si ca ne vous fais pas plaisir ensuite oui les grèves sont faites pour défendre les conditions de travail des cheminots mais aussi vous en déplaise ou non pour la défense du service public.
    Avec la réforme du ferroviaire de Juin 2014 qui se met en place petit à petit c’est moins de guichet pour les grande gare et des horaires réduit ( Exemple Lyon Perrache ouverture 7h30 en semaine et 10h30 le w-end depuis 15 jours) c’est la fermeture de toutes les boutiques même celle rentable, c’est des Ter sans contrôleur et bien sûr sans baisse de prix pour vous les voyageurs. c’est mettre des bus en concurrence directe avec les lignes Ter comme OUIBUS filiale de la SNCF et non en complément des trains etc, etc etc …..
    Et encore je ne connais pas tout ce qui va arriver.

    Pour votre 4 ème critique sur la restauration à bord effectivement le personnel n’est pas SNCF donc laissez les tranquilles avec vos critiques sur le personnel SNCF ils ne sont pas concernés et ce n’est pas de la faute de la CGT comme vous le pensez.
    Pour en revenir à la restauration à bord elle est déficitaire car il y a beaucoup de manutention et de perte à cause des dates de DLC et la SNCF a trouvé comme solution de supprimer les Bar, malheureusement ce n’est pas finit elle va continuer sur les trajets de moins de 2h et la encore ce n’est pas la faute du personnel du Bar. Elle a déjà commencé en septembre avec la suppression du service PRO à la place.
    Pour information elle fait pareil avec les trains à problème elle les supprime comme ça il y a plus de problème et la aussi ce n’est pas les cheminots qui décident c’est la direction alors déversez votre venin sur elle mais pas sur les employés qui exécutent des ordres.

    Pour votre 5 éme critique sur la rentabilité de la SNCF si vous lui enlevez la dette sur les infrastructures qui devraient être une dette d’état et surtout que l’état lui impose la construction de lignes même si il n’y aura jamais de rentabilité (Ex la ligne TGV Rhin Rhone ou TGV est) et bien elle serait
    rentable.
    Mais es ce que le vrais service public peut être rentable????
    Autre question les compagnies aériennes paient elles les infrastructures et la construction des aéroports non elles paient des taxes comme la SNCF des péages mais en plus la SNCF paie la construction des lignes et l’entretien sans compter les gares.

    Pour votre 6 éme critique sur le manque de professionnalisme suite aux accidents et bien quand on supprime des postes à tout va qu’on réduit les investissements au seul motif de la rentabilité, qu’on délègue les travaux à des entreprises privée qui n’ont que très peu de connaissance des particularités ferroviaires on arrive à des drames et la encore les cheminots de base n’ont aucun pouvoir dans les décisions qui sont prise par la direction et quand ils protestent ils se font cracher dessus et traiter de nantis par des gens comme vous car il est tellement plus facile de penser ça que de chercher à comprendre le fond du problème.

    Pour les autres critique c’est l’état la aussi qui met en place les dirigeants des entreprises publique enfin ce qu’il en reste donc les cheminots n’y peuvent rien sur les compétences de telle ou telle personne.

    Votre article est entièrement à charge et sans aucune objectivité, la SNCF n’est pas parfaite certes mais elle n’est pas la seule à avoir des manquement dans ce pays. Si vous êtes journaliste c’est vraiment dommage car c’est votre métier de chercher l’information et non donner votre avis.

    • Bonjour Delamare

      Votre reponse, en gros, c’est pas la faute à la SNCf, c’est la faute à l’état.. c’est trop facile, vous oubliez que sans la contrainte de l’état la SNCF serait rien… Pas de monopole, pas d’interdiction des cars, pas de subvention, pas de grêve politique (merci la CGT annexe du PC), etc..

      Sans monopole pas de SNCF.

      • Vous ne pouvez pas pas reprocher à des employés de respecter la loi.

        Ppur le reste, certe des choses peivent et doivent améliorées, mais il est vrai qu’une grande part est dans les mains de l’Etat, une autre dans celle des usagers (du service public, on dit usager, on n’est pas client du service public).

        En vrac sur les points souvent reprochés
        – Les routes sont payées par nos impôts.
        – le système de retraite des cheminots n’est déficitaire que par effet démographique et même sans réforme il va redevenir équilibré.
        – la présence d’enfants à bord de la rame d’essai est, jusqu’à preuve du contraire, sans lien avec l’accident. Emmener des enfants sir un liei de travail n’est pas interdit. Les réactions sont juste de l’hypocrisie
        – le train en France est aujourd’hui assez peu cher, même le TGV. Tous les Allemands que j’y ai croisé me l’ont fait remarquer
        – on a le service public qu’on mérite : si les français fraudaient moins, degradaient moins les installations, on perdrait moins de temps, d’énergie et d’argent et on aurait des trains et gares plus modernes
        – il n’y a ni plus ni moins de glandeurs à la SNCF que dans n’importe quelle grosse boîte
        – terminer de vider les trains poir mettee des bus n’est sans doute pas la meilleure idée pour le train et c’est tellement peu COP21

        • Pour faire bref

          Il faut vider-fermer les lignes déficitaires, elles le sont toutes (quasi) et repartir sur des bases saines, des trains privés, non subventionnés, en concurrence (pas de concession monopolistique).

          PS pour l’argument de la COP21 vous êtes mal tombé ici. 🙂

          Cordialement.

        • « – Les routes sont payées par nos impôts. »
          Oui, évidemment, mais … l’automobiliste paye bien plus en taxe sur le carburant (sans parler du reste) que ce que coutent les routes. On ne peut pas en dire autant du rail

          « – le système de retraite des cheminots n’est déficitaire que par effet démographique »
          effets démographiques connus il y a … 60 ans, Louis Armand l’écrivait à son ministre en 1956 ( http://web.archive.org/web/20140401223745/http://lwdr.free.fr/ , rubrique « retraite » ). Alors désolé, mais il est déficitaire juste parce qu’il est conçu comme ça, pas pour des raisons extérieures.

          – la présence d’enfants [… ] « Les réactions sont juste de l’hypocrisie »
          Là on est d’accord ! ceux qui ont emmenés leur enfants ni la direction ne peuvent faire comme si les enfants s’étaient trouvés là par hasard…
          Mais c’est plus grave que juste de l’hypocrisie, c’est de l’irresponsabilité à tous les niveaux.

          « – le train en France est aujourd’hui assez peu cher, même le TGV »
          Vous êtes sûr ? Vu que le client qui paye 1 en billet rajoute 2 (environ) en tant que contribuable, c’est fort contestable. A moins d’adhérer à l’idée que « c’est gratuit, c’est l’état qui paye » …

          « – on a le service public qu’on mérite : si les français fraudaient moins, dégradaient moins les installations, on perdrait moins de temps, d’énergie et d’argent et on aurait des trains et gares plus modernes »
          Si ma tante en avait…J’imagine la troche du capitaliste à qui le patron tenterait d’expliquer qu’il a fait des pertes, mais qu’il aurait fait des bénéfices si les clients trichaient moins, volaient moins, dégradaient moins.
          Non mais sérieux, le simple fait que vous rameniez cet argument fait de vous un pierrot lunaire déconnecté du réel.
          Au demeurant, les français d’aujourd’hui ne sont ni pire ni meilleurs que les français d’avant ou que pas mal d’étrangers, et le secteur privé vit avec aussi, il faut faire avec et arrêter d’y trouver une excuse aux défaillance du secteur public. D’autant plus que soi-disant le « public » est indispensable parce que le privé n’est pas parfait… alors à quoi sert le secteur public si ce qui justifie son existence, justifie aussi qu’il ne peut pas fonctionner correctement ???

          Accessoirement les français frauderaient moins si ils avaient moins de prétexte à s’auto-indemniser d’un service défaillant qui ne les indemnise jamais ET si les contrôleurs et autres agents faisaient leur boulot sérieusement.
          Exemple tout frais : dans la voiture TROIS clients, séparés, signalent au chef de train qu’ils ont besoin d’un billet ou d’une prolongation de parcours pour la gare X. Il dit OK je repasse pour vous faire ça. Il n’est jamais repassé et les clients sont juste descendu à leur gare prévue…

          « – il n’y a ni plus ni moins de glandeurs à la SNCF que dans n’importe quelle grosse boîte »
          Les autres grosses boites, on râle autant contre elles que contre la SNCF ou … on change de fournisseur. Ah si on pouvait faire appel à d’autres, on râlerait moins contre la SNCF. Je vous assure que le client blablacar ne fait que rire de la SNCF et de ses glandeurs plus ou moins nombreux, il s’en fout.

          « – terminer de vider les trains poir mettee des bus n’est sans doute pas la meilleure idée pour le train »
          On s’en b…. du train, ce qui compte ce sont les voyageurs
          « et c’est tellement peu COP21 » Tout ce qui est plus économique est « COP21 », et de ce point de vue c’est le train, ou plutôt la SNCF, qui est « tellement peu COP21 » …

          • Sur la retraite, non vous vous trompez, le système a été beneficiaire et le redeviendra même sans réforme : il s’agit juste d’un ratio actif/retraités.

            Le régime des mineurs ou des agriculteurs sont eux aussi déficitaires essentiellement à cause de leurs démographies (0 actif pour les mineurs), maos avec peu d’espoir d’ajustement démographiques.

            Le train paye aussi des impôts sur le carburant (15000 km de lignes non électrifiées). Les taxes sur le carburant ne vont pas à la route. Et vous pouvez rouler à l’électricité pour y échapper ou acheter votre carburant à l’étranger.

            Sur le cout, y compris subventions (donc impôts) oui, le système ferroviaire français est peu cher (c. F. Etude BCG 2010)

            Sur le respect du bien public, si ça compte : un allemand, un hollandais un danois, bfef presque n’importe qui respecte le bien publique. Un français a tendznce à le salir, le casser, frauder, retenir le train en gare. Dire que le privé fait avec est partiellement faux : le français se permet ce comportement sur ce qui est « payé par l’état » donc à lui sans l’être. Il respecte le bien privé d’autrui.

            Pas mal d’études ont montré que ceux qui râlent sont rarement les clients SNCF. Et blablacar c’est peut-être 2000 tgv an, SNCF cnest 14 millions de voyageurs jour.

            Non COP21 c’est pas payer moins pour polluer plus. Le train (bien rempli, donc sans politique pour le casser) estun bon compromis coût / pollution.

            De plus tres rares sont les cpvoitureurs qui comptznt l’amortissement du véhicule (~0,4€/km) qui rend la route bien moins rentable… Mais bon certains pensent que cnest gratuit quand c’est l’état qui paye, d’autres quand ils ne voient pas que c’est directement eux…

            • Mais c’est qu’il est tétu..

              On attend que la SNCF n’ait plus de subvention, et que la concurrence soit libre, et on en reparlera de votre SNCF qui refuse toute concurrence.

            • C’est trop facile on vous répond à un endroit, vous ne répondez pas et ressortez les mêmes les mêmes arguments (faut pas se gêner) en les modifiant à peine.

              Pathétique Dr troll..

            • Sur la retraite, prenez donc Louis Armand pour un con … Un système correct est totalement indépendant du ratio actif/retraité (et j’anticipe votre objection que ça ne serait pas possible : si, c’est possible, ça existe).
              Même chose pour les régimes des mineurs.
              Celui des agriculteurs est un peu différent : ils ont des retraites de misère ( et c’est en fait normal : cotisations misérables, elles aussi), et le mécanisme de la compensation démographique (qui existe) en ferait un régime super-bénéficiaire, contrairement à celui des mineurs et des cheminots.

              « Le train paye aussi des impôts sur le carburant […] acheter votre carburant à l’étranger.  »
              Vous êtes hors sujet. Le fait demeure que les seules taxes payées par les automobilistes couvrent bien plus que les frais routiers au sens le plus large. Et c’est bien normal. Rien de tel pour le train qui touche bien plus en subvention que ce qu’il paye en impôts. En clair le train NE contribue PAS à la richesse national ni au fonctionnement de l’Etat, il en vit, en parasite.

              « le français se permet ce comportement sur ce qui est « payé par l’état »  »
              On ne serait mieux dire qu’il ne faut surtout pas que la SNCF soit assimilée à l’État, payée par l’État. Vite, nationalisons la SNCF : confisquons là à la CGT-SNCF et rendons-la à la nation (c’est à dire vendons la à un capitaliste).

              « Pas mal d’études ont montré que ceux qui râlent sont rarement les clients SNCF.  » Merci captain Obvious : vous aviez besoin d’une étude pour comprendre que celui qui n’est pas satisfait d’une service évite d’y faire appel, et qu’inversement quand on est satisfait on y retourne plus volontiers ?

              « 2000 tgv an » c’est bien plus que le trafic des nouvelle lignes de TGV qu’on est en train de construire à grand frais, alors que blablacar ne coute pas un rond au contribuable ; d’un coté (SNCF) on gaspille sans compter l’argent public, de l’autre (blablacar) le fisc encaisse.
              Dans 10 ans, 20 peut-être, la voiture automatique arrive. Que restera-t-il des 14 millions de voyageurs ? Et que restera-t-il des voies nouvelles qui s’amortissent sur 30 ans ?

              Le train , un bon compromis coût / pollution ? Commencez par compter correctement et on en reparlera :
              * n’oubliez pas les subventions, c’est à dire l’activité (et la pollution qui va avec) des fournisseurs (forcés ! ) sans laquelle les trains ne rouleraient simplement pas.
              * n’oubliez pas qu’il faut aller à la gare et en repartir, donc d’autres transports, voire des détours. Oublier ça c’est comme compter la consommation et la pollution d’une voiture que sur la partie facile (ligne droite en descente) en faisant abstraction des efforts fait pour atteindre la partie facile.
              * n’oubliez pas que le train est un transport lourd en terme d’organisation, qu’il circule plus souvent vide que plein,
              * n’oubliez pas que la SNCF exige des clients qu’ils s’adaptent à ses contraintes au lieu de s’adapter à leurs désirs (comme c’est pratique en terme de couts … )
              Une fois tout compté correctement, il reste (peut-être …) quelques cas où le train est effectivement le moins polluant, mais ce n’est certainement pas une loi universelle.

              Amortissement à 0,4 € du km ??? 40 000 € pour 100 000 km ? ? ? wow … vous roulez en quoi ?

              • Sur un système indépendant du ratio, pourquoi pas, mais ça veut dire sans répartition (i.e. où les actifs payent poir les retraités), et attention beaucoup de ces systèmes ne sont pas garantis.

                Quant à l’assimilation SNCF /Etat, elle est detenue à 100% par l’Etat est jouit du statut d’Epic. Et en particulier pour les parts infrastructures, il est pertinent de voor ça comme de l’investissement étatique.

                Bien tenté sur le bilan carbone, mais dans la majorité des cas vous pouvez vous rendre à la gare à pied, par un autre train, en bus, en métro, etc…

                Les bilans carbones prennent en compte la part fournisseurs, construction, etc… Donc encore une fois enfumage. Oui un train vide pollue plus qu’une voiture pleine. La question pour moi est plutôt pourquoi le train est-il vide et comment y remédier.

                0,4€/km correspond au barème kilometrique, c’est aussi la moyenne des estimations Argus. La plus faible etant pour la Twingo 1,2L qui tombe a 0,28€. Ce barème prend en compte tout ce qui est garage, visite technique, assurance, etc…

                Mais bon, vous ne semblez pas dans le dialogue : vous avez décidé que votre position était la vérité…

                • « Sur un système indépendant du ratio, pourquoi pas, mais ça veut dire sans répartition »
                  « répartition » est un mot qui ne veut rien dire : par exemple l’assurance-vie c’est aussi de la répartition, compte tenu des flux permanent entre les actifs qui en achète et les retraités qui en revende. Le mot adéquat, jamais prononcé en politique française, est le mot PROVISION (réserve dimensionnée pour faire face aux obligations futures, telles qu’on peut les évaluer au mieux). Aucun système n’est garanti, mais ceux qui fonctionnent sans provisions le sont encore moins. La SNCF aurait du avoir, et aurait pu avoir, les provisions nécessaires pour payer les retraites qu’elle avait promises, et le système n’aurait pas été déficitaire, à aucun moment.

                  « Les bilans carbones prennent en compte la part fournisseurs, construction, etc… » oui et … non. L’automobiliste qui roule et l’entreprise polluante, qui payent des taxes qui sont transformés en subventions à la SNCF sans lesquels la SNCF ne pourrait pas faire rouler ses trains, ce sont des fournisseurs, et des fournisseurs indispensables (à hauteur de leur contribution financière). Ils sont où dans la méthodologie bilan carbone ? nulle part : ils sont oubliés parce que la SNCF ne les paye pas. Cette méthodologie est adaptées à des entreprises normales, qui produisent de la valeur ajoutée, mais pour des entreprises massivement subventionnées comme la SNCF ou la RATP, elles ne donnent qu’un grand n’importe quoi. Et comme par hasard se sont surtout ces entreprises qui mettent en avant leur « bilan carbone » …

                  « La question pour moi est plutôt pourquoi le train est-il vide et comment y remédier.  » Il est vide parce qu’il est dimensionné pour la charge de pointe sans possibilité de faire des économies sensibles si cette charge n’est pas atteinte : ajouter / enlever (et stocker) des voitures au train en fonction des besoins couterait plus que ce qu’on économise . Y remédier n’est pas possible, c’est une caractéristique de base d’un système aussi capitalistiquement lourd que le train, doté d’une proportion de frais fixes aussi considérable.
                  Ce pourquoi le train ne se justifie que dans des cas bien précis et relativement rares, et ça n’a aucun sens de vouloir l’étendre au-delà de son domaine normal. Domaine qui ne fait que se réduire, avec les progrès qui profitent nettement plus à l’automobile qu’au train…

                  Le barème kilométrique n’est pas l’amortissement seul, c’est le tarif au km tous compris, amortissement mais aussi assurance, essence etc. 0,4 € je n’ai pas d’objection. Le train est à combien ? si vous avez l’info, je prend. J’ai lu qq part (mais sans garanti) qu’il est à 0.25 par voyageur dans le meilleur des cas (réseau IdF saturé). Et que les voitures automatiques devrait être en dessous de 0.2 €, rien que par l’amortissement plus rapide et un taux d’usage plus important.

              • Louis Armand n’était sans doute pas idiot, il a vu effectivement que le ratio démographique allait poser problème. Par contre son point sur l’allongement de la durée de vie est moins important qu’il ne le pensait : le prévisions donnent ke régime cheminot benefiaire d’ici quelques années.

                • Incroyable. l’expérience montre que dès que le système commence à produire quelques bénéfices, ils sont immédiatement consommés, et, plus grave, qu’on appelle « bénéfices » des augmentations de trésorerie, ce qui est fort différent, surtout quand on omet consciencieusement de faire les provisions nécessaires…

    • Bonsoir M. Delemare,

      Je pense que vous avez entièrement raison.

    • Si l’on est pas obligé de prendre ces trains, on est bien obligés de payer les impôts servant à subventionner ce trou sans fond.

      • Les subventions issues des impôts devraient servir au transport ferroviaire français. Il n’y a même pas de contrôle.
        L’argent arrive à l’institution et les zelus et leur suite le distribue comme ils le veulent. Avant une grosse part de cet argent sera ponctionnée pour aller hors de France.

    • Le transport n’a jamais été un service public. C’est une pure construction collectiviste, un mythe destiné à justifier des dépenses injustifiables, des statuts de privilégiés, et des rentes indues.

  • En 2008, 3 heures pour 50 km entre Gimont et Toulouse. Comme il y avait des travaux sur la voie, un bus assurait entre Gimont et Colomiers. A Colomiers, la correspondance ne nous a pas attendus. Des clientes sont allées se plaindre. le type a alors fermé son guichet pour réceptionner une pizza.

  • Quel joie de lire des articles sur la SNCF! Toujours écris avec une haine farouche et une rancœur folle.

    Répondons point par point.
    * Ses prix hors concurrence :
    75e du jour au lendemain pour un Paris Lyon en seconde classe. Je trouves ça raisonnable, pourquoi ne pas l’avoir réserver? Vous êtes joueur à priori.
    Grâce à viaMichelin, le calcul du trajet en voiture revient à 78.54, sans compter assurance, prix de la voiture, ni les difficultés de parking, les embouteillages, retards, pannes, la fatigue du trajet, le confort de la voiture, les pauses nécessaires, et j’en passe. Tiens finalement, je choisirais le train pour ma part.
    Un rapide coup d’œil sur les tarifs de la journée via le site voyage-sncf : 75e, en effet. Un mois à l’avance : 38e. Pour ma part, je trouves ça plutôt bien en comparaison aux prix de la voiture.

    *La formation terroriste :
    La fonction de ces agents, c’est quoi? Agent de service du train non? Ce n’est pas agent anti-terroriste désarmeur et désamorceur de bombe à priori? Chacun sa fonction. Ils ne sont pas formés au self défense, ni au port d’armes. Et si c’était le cas, vous râleriez du danger que cela représente de former des incompétents, susceptiblement terroriste syndiqués, preneurs d’otages.
    Ces agents sont là pour la sécurité du train et des voyageurs, et le service des voyageurs.
    Après c’est peu-être la peur ambiante des attentats, mais avant cela ne vous posez pas problème? Alors qu’il y a déjà eu des agressions à bord des trains… Et justement, l’agression, c’est je pense ce qui se rapproche le plus de ce cas de figure, et dans ces cas, ils me semblent qu’ils doivent appeler les secours et ne pas se mettre en danger, mais je ne connais pas leurs procédures.

    *Pour la grève de Montpellier :
    Vous êtes vous inquiéter de savoir pourquoi les cheminots se mettent en grève? Quel service?(conduite, aiguillage, technicentre, … ) Nous y reviendrons un peu plus loin…
    Rallonger les weekends? Vous devez pas être aux courant que les trains roulent le weekend, et que ça ne se fait pas tout seul.

    *La restauration :
    Je suis d’accord avec vous, c’est plus agréable les voitures-bars(malgré des fois la longueur de la file d’attente, mais il faut faire avec).
    Après pour ce qui est de les considérer comme cheminots ou non, sachez que c’est une revendication des syndicats sur la réforme ferroviaire, que de considérer que tous les agents travaillant sur , ou à proximité des trains gare, soient au status cheminot, et aux conditions de travail, soit sédentaire soit roulant, selon le cas. Un autre exemple est la grève des dames-pipi parisiennes d’il y a quelques mois qui revendiquait ça aussi(accompagné dans leurs démarches par des cheminots). Et oui, les cheminots luttent souvent, mais personnes ne prends la peine de savoir pourquoi, ça risquerait de changer l’opinion de la population…
    Mais que voulez-vous? Le libéralisme est là, et il faut passer par pleins de filiale pour pouvoir avoir pleins de personnels exploités et dont les conditions de travail se dégradent.

    *Pour les coûts du TGV :
    Je n’en sais rien, je n’y connais rien, et pour ma part, j’évite de parler sur des sujets dont j’ai aucune information et connaissance.

    *Pour le manque de professionnalisme :
    Dites ça aux deux cheminots présents dans le train fou en Normandie, dont l’un a sauté du train en marche pour mettre des cales.
    Dites ça à l’ensemble, qui, lorsqu’ils voient une accident de train, se retrouvent toucher au plus profond d’eux même, si disant que ça aurait pu être eux.
    Ces personnes qui sont là, matin et soir, qu’il vente, qu’il pleuve et qui font le maximum pour faire leur boulot, et qu’en retour, ils n’ont que des reproches et des insultes, du mépris et de la haine.
    Ces gens, invisibles, qui passent de nombreux weekends et nuit à leur travail, vous leurs reprochez d’avoir pris leurs enfants? Je ne sais pas si vous avez des enfants, mais sachez qu’à cette âge, ils ne lancent pas de pierre sur les trains, mais au contraire, ils ont les yeux qui brillent à l’idée de voir un train.
    Oui, il y a des incidents, mais au lieu de lancer la faute sur le manque de rigueur que vous lancer envers les cheminots, sans même certainement avoir parler avec l’un d’eux, c’est plutôt la recherche incessante de la rentabilité à tout prix qu’il faut remettre en cause, et qui va s’accentuer avec la concurrence.

    *Pour le rapport de Bretigny :
    Vous dites « la SNCF s’est précipitée pour rendre son propre « rapport d’expertise » « , mais en fait c’est partout pareil? Si, il y a un entrepôt qui prends feu, la police va certainement enquêter, ce qui est logique, mais le propriétaire aussi, via son assurance non? Je ne trouves pas ça absurde.
    A aucun moment, vous ne parlez des cheminots manquant de professionnalisme, ayant signalé à maintes reprises cette aiguille, ni le fait que le nombre de cheminots diminuent, et par ce fait, l’entretiens des voies?
    « aucun ministre ne semble avoir sommé le président de la SNCF de tirer toutes les conséquences du désastre… »
    Au lieu de s’attaquer aux conséquences, ne serait-il pas mieux de s’attaquer aux causes évidentes du dysfonctionnement : manques de personnels et de moyens? Aucun ministre ne s’engage vers là non plus, ça serait renier la politique gouvernemental et européenne, depuis une vingtaine d’année, visant à augmenter la productivité, les cadences, à diminuer les coûts et l’engagement de l’état dans ces systèmes.

    * Pour la haine envers Pepy:
    Je n’apprécie pas particulièrement Pepy, mais je ne comprends pas pourquoi vous lui jeter la pierre avec tant d’insistance. Que vous as-t-il fait? C’est une chamaillerie d’école? C’est un jeu de bizuthage à l’ENA, c’est ça? Ou mieux, vous rêvez d’avoir sa place?
    Allez, trêve de plaisanterie.
    On peut dire ce qu’on veut, G.Pepy est quand même président d’une institution, et peu importe son avis sur cette institution, elle n’est pas facile à gérer, elle est ancienne, et ses changements sont lents et coûteux. Mais ce n’est pas tout, c’est aussi une institution au main de l’état, donc peu importe les décisions qu’il souhaiterait prendre, il doit le faire sous les ordres de l’état Français, des Régions, et désormais, avec Réseaux & co.
    Alors qu’on le prenne comme bouc-émissaire, c’est un peu facile.

    * Et pour ma part :
    Vous l’avez deviner, je suis cheminot, non syndiqué, fier de ma profession et de mes collègues.
    Et j’ai une haine profonde des gens comme vous, des ENArques, et autres cols blancs, n’ayant jamais mis leurs mains dans la merde, surpayé, si ce n’est enfoncé encore un peu plus ce pays avec de nouvelles réformes inutiles, incapable de comprendre qu’un salarié peu ne pas sourire, ni dire bonjour, tout simplement parce qu’il s’est levé à 4 H du matin ou tout simplement parce qu’il passe une journée de merde.

    • Je résume , ou plutôt vous résumez vous même :
      « Quel joie de lire des articles sur la SNCF! Toujours écris avec une haine farouche et une rancœur folle. »
      « Et j’ai une haine profonde des gens comme vous »
      Voila : vous vous êtes résumé tout seul en un seul mot. haine.
      Individuellement, c’est dommage surtout pour vous et je vous plains. Mais collectivement, rien que ça, ça justifie qu’on en finisse une bonne fois pour toute avec la SNCF, incarnation de la haine reçue et rendue.

      La haine, et l’absurdité. Parce que point par point tout ce que vous dites est absurde.

      Absurde de mettre en avant le faible prix du billet, alors qu’il ne représente que 30 ou 40 % de ce qu’on paye pour la SNCF.
      Absurde de trouver normal que le prix du billet soit comparable à celui d’un déplacement en voiture : il devrait être 2 fois moins cher, au moins, puisque, soi-disant la SNCF, le train est nettement plus efficace que la voiture (spécialement sur la ligne Paris-Lyon avec son taux de remplissage de rêve).

      Absurde de se dédouaner de ses privilèges par la revendication de leur extension à tous, dame-pipi et employés des restaurateurs, et même la terre entière je suis sûr, parce que c’est juste impossible : tous le monde ne peut pas gagner au détriment de tous les autres, tout le monde ne peut pas toucher une pension du roi…

      Absurde d’écrire « Chacun sa fonction » quand le slogan « attentifs ensemble » passe en boucle dans les gares et train. Le terroriste ne sait pas ce que vous avez le droit ou pas le droit de faire, comme une fouille, mais il sait reconnaitre l’agent qui manifestement s’en contrefout et laissera tout passer. A l’entrée de mon travail un gars fouille les sacs, il n’a pas le droit d’exiger de le faire, bien sûr, mais il a le droit de refouler toute personne qui ne se plierait pas à sa demande ; de toute façon tout le monde comprend bien que la démarche (tout en la trouvant absurde, ce qu’elle est) et les gens lui facilite le travail plutôt que de s’en plaindre. Si la SNCF ne le fait pas c’est juste parce que ça supposerait que l’agent bosse au lieu de glander sur le quai

      Absurde de répondre à critique « manque de professionnalisme » par du … sentimentalisme ! Parce que c’est du sentimentalisme, l’héroïsme du gars qui saute en marche (au mépris de tous les règlements ) ou « se retrouver toucher au plus profond [de soi] ». Le professionnalisme n’exclut pas l’implication sentimentale, mais si vous confondez les deux, c’est bien le signe du manque du premier.

      Absurde d’accuser « la recherche incessante de la rentabilité à tout prix » dans une entreprise où, vous l’illustrez à merveille, la rentabilité est méprisé, honnie, et totalement incomprise. Rien que l’expression « rentabilité à tout prix » est juste absurde si vous y réfléchissiez deux secondes, « à tout prix » indiquant qu’on est près à payer sans limite…
      Mépriser la rentabilité, c’est mépriser l’efficacité et la rigueur, c’est donc aussi mépriser la sécurité qui a besoin des deux. Sécurité et rentabilité sont alignées à 90% au moins, et tous les inspecteurs du travail vous le diront, c’est dans les entreprises en difficulté, les moins rentables, qu’ils ont le plus d’inquiétude de sécurité.

      Absurde de venir nous parler de « manques de personnels et de moyens » à propos de Bretigny, alors que le rapport non SNCF a pointé qu’il y avait là (au moins là), pléthore de personnel et tous les moyens utiles pour s’occuper de l’aiguillage. ça n’a juste pas été fait…

      Absurde de voir dans Pépy un bouc émissaire, quand on sait qu’il n’est qu’un échantillon représentatif du système énarchie copinage, petits services entre amis (emplois fictifs, études bidons, soutient électoraliste …). Système où l’échec patent de sa direction du fret (trafic qui s’écroule, clientèle qui fuit, déficit qui explose, …) lui a permis d’obtenir … la direction de l’ensemble. Il faut croire qu’il n’y avait pas échec pour tout le monde.

      Si vous voulez avoir le « droit » de faire la gueule sans dire bonjour, faites un métier loin du public.

      • Si le commentaire de Chris est un poil caricatural, le votre l’est complètement.

        Quand il critique la rentabilité à tout prix, à toit prix veut dire chercher des € immédiats au détriment du long terme voire de la sécurité. Mepriser l’investissement dans la maintenance du réseau conduit à améliorer la rentabilité… tant que le réseau tient encore (un peu l’exemple anglais)

        Je n’ai jamais vu de rapport sur Bretigny pointant qu’il y avait pléthore de personnel. J’ai vu des rapports pointant des visites réalisées par un agent seul non chevronné, des difficultés à se débrouiller parmi tous les textes complexes…

        Quant à la fouille vous savez très bien que si on mettait en place ce dispositif sans aval législatif vous ou d’autres crieraient à l’abus.

        Oui, les inspecteurs du travail ont plus de craintes dans les entreprises en difficulté car rogner sur ka sécurité conduit à des économies. Le « luxe » de la sécurité n’est possible que lorsque par ailleurs tout va bien. Chris oppose la rentabilité à tout prix (i.e. au détriment de la sécurité ou d’autres fondamentaux) à la rentabilité par rationalisation.

        J’aimerais bien voir vos sources sur le ratio prix du billet (TGV) sur cout payé par le contribuable, le TGV, surtout Paris-Lyon n’étant pas subventionné.

      • Oui, il m’arrive d’avoir la haine, envers les gens qui jugent et insulte mon métier, et par la même occasion, m’insulte. Et avoir des sentiments est tout à fait normal, on est humain! Çà a l’air de vous échapper.
        Et justement, quand on est fasse à des gens méprisants, c’est notre professionnalisme qui nous fait rester calme et impassible.
        Et c’est parce qu’on est attaché à notre métier, et à ce qu’il rends aux gens qu’on est professionnel, c’est parce qu’on aime notre métier! Et « aimer son métier », ça vous échappe aussi je crois.
        Si on n’aime pas son boulot, on le fera mal. Si on l’aime, on le fera bien.
        Et si vous connaîtriez notre métier, le monde ferroviaire, vous saurez qu’il n’y a pas de place à l’amateurisme. Les personnes embauchés à la SNCF font leurs carrières à la SNCF, et acquièrent chaque jours plus d’expérience.

        « au mépris du règlement », sachez qu’on a le droit de sauter du train, si celui-ci a un risque de collision, ce qui était le cas. Et que, en cas de dérive, il faut mettre tout les moyens possible pour arrêter le train.
        Après si vous auriez préféré que le collègue ne soit pas descendu mettre les cales, et qu’il y ait eu collision, ça vous regarde.

        J’imagine que vous parlez des subventions? Oui la SNCF en a certainement. Mais ne me dites pas que les routes sont apparu par magie? Il me semble que les routes sont entretenues par nos impôts. Je m’avance peut-être, ça doit être certainement un grand monsieur généreux qui prends des sous de sa tirelire…
        J’aimerais dire: « absurde de considérer que comparer deux modes de transports est absurde », mais ça n’aurait pas d’intérêt.
        Et si vous avez bien lu, justement, j’ai cité les avantages du train par rapport à la voiture. Tenez je vous les recopies pour que vous les relisiez : « sans compter assurance, prix de la voiture, ni les difficultés de parking, les embouteillages, retards, pannes, la fatigue du trajet, le confort de la voiture, les pauses nécessaires, et j’en passe ». Et le tout en économisant deux heures sur le trajet Paris/Lyon…
        Certes, ça ne correspond pas au « moins cher » que vous mettez en avant, mais pour moi, le confort à une certaine valeur.
        Si vous voulez vraiment faire des comptes en prenant tous les critères, rajoutez donc l’assurance annuel(revenu sur un trajet, considérer un nombre n de trajet par ans), le prix du parking, si vous en avez pas à votre domicile, c’est dans les 50e par mois facilement, l’entretiens de la voiture(une batterie 150e, …), les possibles amendes, …

        Vous continuez par la suite en sous-entendant que je souhaite que le statu soit appliquer à tout le monde. Ce n’est pas ce que j’ai dis. J’ai dis, et ce qui me parait légitime, que considérer que les gens qui travaillent à bord, et aux abords des trains et des gares, soient des cheminots. Que ça soit l’agent du technicentre qui répare les trains, ou celui qui vend des billets. Bref, c’est le principe de la convention collective, qui est de prendre en compte les particularités d’un corps de métier pour les conditions de travail.

        Mais vous serez le premier à râler que des agents vous fouille! Et croyez moi, les gens savent que les agents ne peuvent pas fouiller les sacs, ou faire une clé de bras, et dans ce cas, ils se retourneraient directement contre lui!
        Et vous qui parliez du règlement, il y a des règles à ce niveau là, non? Il faut des habilitations il me semble?
        Mais dans quel monde croyez vous qu’on vive pour croire que tous les agents sncf sont payés à glander? Ces agents là ont été mis en place récemment. Il y a 5 ans, ils n’étaient pas là. C’est peut-être une demande de la région,ou une asssociation d’usager? Et si vous voulez savoir sa fonction, demandez lui! C’est comme si je considérais que chaque personne derrière un écran, derrière un bureau, ne fait que glander sur son facebook. C’est absurde…

        Pour ce qui est du détournement d’une expression(le « à tout prix ») qui est pris au pieds de la lettre(ce qui est absurde), je vous renvoie à la réponse de Dr Dré, qui est très juste.
        Je reviendrais juste sur : »Mépriser la rentabilité, c’est mépriser l’efficacité et la rigueur », c’est juste totalement faux. Mépriser la rentabilité, c’est accepter de prendre le temps de faire les choses, mais les faire bien, même si pour ça, cela implique du retard, voir des supressions, ce qui amène à des malus et donc, coûte plus cher.
        Pour donner un exemple simple pour être sûr que vous compreniez, c’est comme si vous commander une tasse à un artisan. Il peut se dépêcher de la faire, et ainsi en faire deux dans le même temps, mais certainement de moins bonne qualité. Tandis qu’il prendrait le temps de la faire correctement, avec la « rigueur de la tradition » par exemple, ça sera certainement moins rentable, mais par contre, son produit finit sera de meilleur qualité.

        Dans les rapports que j’ai eu, ils soulignés qu’en quelques années le nombre d’agents de la zone ont diminué, que les visites se sont espacés dans le temps…. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/bretigny-un-rapport-met-en-lumiere-le-manque-d-agents-de-la-sncf_1620934.html
        Et même les collègues qui bossent là bas le disent.

        Le droit de ressentir, et donc de faire la gueule est inaliénable malheureusement.
        Si chaque agent devait démissionner dès le premier jour où il fait la gueule, il resterait plus grand monde…

        • C’est sûr, c’est dur de vivre sur le dos des contribuables, par la contrainte en plus.

          Je n’ai pas de haine envers vous, vous êtes l’exemple du syndrome de stockholm, pensant être gagnant dans le monopole de la SNCF, alors que dans un système libéral, vous seriez reconnu pour votre valeur et non prisonnier du statut que l’on vous impose.

          Libérez vous.

          • Vivre sur le dos des contribuables. Je n’ai pas cette vision. Je vie de mon travail, qui est productif. On rends un service, que l’on vends à l’état.

            Je vois ce que vous voulez dire.
            Un système où on serait payer aux nombres de trains, et à leur régularité.
            Alors il ne faut surtout pas aviser des défauts, c’est une perte de temps. Un passage à niveau sans barrière? J’vais faire comme si j’avais rien vu, je gagnerais du temps.
            Et pourquoi se reposer, après tout on payé au train. Si j’m’endors en conduisant, c’est pas grave!
            (c’était du sarcasme, avant qu’on retourne ces propos contre moi)

            Il y aura peut-être des gagnants.
            Mais il y aura surtout des perdants, des personnes avec des contrats 0 heures, si y a du boulot, on les appels, sinon, on les appels pas, et à la fin du mois, il y aura pas grand chose pour ces gens là.
            C’est aussi des clients perdant. Pourquoi s’intéresser à une ligne qui a un taux de remplissage de 60%, on a qu’à fournir nos services pour les lignes à un taux de remplissage d’au moins 80%, les autres, on s’en fout, où on les fait payer à mort!
            Sincèrement, je ne vois pas en quoi je serais gagnant. Je ne cherche pas à gagner plus. Surtout pas en voyant les nouvelles conditions de travail qu’ils nous préparent.
            Je ne cherche pas à écraser les autres. Ici, on travail tous dans le but de faire rouler les trains, en toute sécurité.

            La privatisation n’a pour but que de permettre à des boîtes privés de s’en mettre pleins les poches, après que, justement, le contribuable, ait réglé la note d’achat, et de mise en place des lignes ferroviaires.
            Ça a toujours été ça. L’état prends en charge pendant un temps la mise en place d’infrastructure coûteuse, et peu attractif, et une fois les grosses dépenses réglés sur notre dos, il le donne au privé, soit disant pour donner plus de liberté, alors que c’est qu’un chèque en blanc qui est donné à quelques uns.

            La concurrence peut avoir des bons attraits aux premiers abords. Les trajets seront moins cher peut-être. Du moins au début. Comme les bus. Mais je ne crois pas que faire un bus à 5e/tête ça soit vraiment rentable… Une service amélioré, plus accès sur le voyageur.
            Et dans tous les cas, les installations, elles, seront toujours à la charge de l’état. Et c’est ça qui est déficitaire à la SNCF. C’est l’entretiens qui coûte cher.
            Et si vous voulez mon avis… La SNCF aura sa propre filiale pour se faire concurrence, comme VFLI, ou Geodis, ou keolis…

            • Non vous m’avez très bien compris.

              Vous êtes prisonnier de la SNCF. vous pensez être du bon coté du manche.
              Vous êtes comme tous les français dans un système perdant-perdant.

              • Expliquez moi ce que j’ai à y gagner, et ce qu’il y a de si fabuleux dedans?
                Pour ma part, la recherche de profits à outrance, la compétition, jusqu’à l’écrasement de l’autres, je ne trouves pas ça très humain.

                • Sortez de la doxa anti-liberal où les riches s’enrichissent sur le dos des pauvres, le monde n’est pas statique, le monde n’est pas un gâteau à partager entre les sans-dents et les escrocs.

                  Ayez une vision win-win, vous êtes compétent dans votre domaine, vous apportez un plus pour le client qui vous en est reconnaissant.

                  La vision dirigiste est une vision de contrainte. Vous aimez le monde du transport ferroviaire (j’adore le monde ferroviaire), soyez vous même dans une relation d’égaux, un client qui a une demande et vous qui y répondez, sans contrainte.

                  Seul un relation libre permet que chacun trouve son compte. Un relation de contrainte est une relation de profonde insatisfaction.

                  Vous n’avez jamais eu envie de sortir de la pesanteur de la hiérarchie?

                  • Oui effectivement, le monde n’est pas un gâteau à partager. C’est juste un lieu, où on vie tous, et où il n’y a que les riches qui en exploitent les richesses pour leur seul compte et sans aucune légitimité. Pour ma part, je ne trouves pas l’intérêt à l’exploiter jusqu’à sa destruction.

                    « win-win »…
                    Ayez une vision solidaire et commune. Travailler pour le bien commun, pas que pour soi.
                    Vous allez me dire : « oui il y a les profiteurs du système, ceux qui vont en profiter sans rien faire », oui, il faudra se débarrasser des actionnaires d’une manière ou d’une autre.

                    Vous considérez que l’état impose les contraintes, mais ce n’est rien de plus qu’un client au final. Dans tout échange, il y a des contrainte. Lorsqu’on conçoit un produit, les contraintes sont reprises au cahier des charges.

                    Pour ce qui est de la « pesanteur de la hiérarchie », pour ma part, je ne la ressent pas. Je suis libre d’exercer mon métier, quasiment sans voir mes supérieurs(ce qui ne veut pas dire que j’ai le droit de tout faire, et qu’il ne vérifie pas mon travail). Ayant travailler dans le privé, la pesanteur de la hiérarchie était bien plus importante, avec un management plus agressif.
                    J’ai de nombreux exemples de boîte, où les employés sont poussés à bout, pour le bénéfice unique du patron, ou d’un supérieur ambitieux.
                    Comme vous dites, on peut être récompenser grâce à ses compétences dans le privé, on peut aussi ne pas du tout être récompenser, malgré ses compétences. Un copain qui bosse bien depuis 8 ans dans une boîte, n’ayant jamais eu d’augmentation, a un jour demander une prime, parce qu’il avait des soucis financier sur le moment, et s’est vu répondre : « ayez de la chance d’avoir un emploi ».(Et l’entreprise n’était pas en difficulté).
                    L’avantage d’être comme nous, sur une grille, c’est que les supérieurs ne peuvent pas nous faire une pression salariale. On fait bien notre boulot, on reste à notre place, on a notre salaire. On fait mal notre boulot, on perds notre poste. Au final, on est récompenser pour nos compétences et d’une façon plus égalitaire.
                    « Oui mais ce système empêche toute innovation ».Pas vraiment, l’existence de prime lorsqu’on apporte une innovation qui est mis en place n’est pas interdite.

                    • « riches qui en exploitent les richesses pour leur seul compte et sans aucune légitimité. »

                      Ben si ils ont la légitimité d’avoir crée ces richesses.

                      Vous voyez, en fait la discussion ne porte pas sur la SNCF et ses avantages et inconvénients, mais bien entre un monde où chacun est libre de décider de sa vie, et un autre où on est contraint d’obéir ce qu’on a décider pour vous.

                      Cordialement.

                    • D’avoir créer ses richesses? En quoi, total par exemple, a créé le pétrole?Evian a créé l’eau?
                      Non, ils exploitent le sol.
                      Toutes les matières premières viennent de la nature. Mais personne n’a légitimité de dire que la nature lui appartient.
                      Là, c’est plus vis à vis des richesses naturels, on est d’accord.
                      Mais pour la « richesse » crée par la transformation de la matière première, ou même par les services rendu, qu’est-ce qui légitimiste qu’une personne touche des bénéfices dans l’exploitation d’une autre? Pourquoi, l’actionnaire de Tefal, touche 20cent pour chaque casserole. Il n’a pas créé la richesse, il ne possède qu’une part de l’usine à la limite. Mais il n’a rien créé! Il exploite.

                      Oui la conversation a dévié, vu que vous me vouliez me vanter les intérêt de la doctrine libérale.

                    • « vous me vouliez me vanter les intérêt de la doctrine libérale. »

                      Je vous rappelle que vous êtes sur un site libéral, alors c’est un peu normal de défendre le libéralisme, cad démocratie libérale, déclaration des droit de l’homme et du citoyen, séparation des pouvoirs, état de droit, respect des individus contre l’arbitraire.

                      Mais vous êtes peut-être contre ces principes?

                    • Oui, je suis sur un site libérale, mais je réponds ici à un article sur la SNCF…Pas à un article sur le libéralisme.

                      « déclaration des droit de l’homme et du citoyen, séparation des pouvoirs, état de droit, respect des individus contre l’arbitraire. » Quel rapport avec le fait que je soit contre le libéralisme?
                      Je n’ai jamais dis que je suis contre les droits de l’homme et du citoyen, ni contre la séparation des pouvoirs à priori…

                      C’est aussi insensé que si je disais que je n’aimais pas tel journal, et que vous me répondiez : « ah vous êtes contre la liberté de la presse et la liberté d’expression »…

                    • Parce que vous avez un discours anti-libéral et que vous ne vous en rendez pas compte.
                      La liberté ne se saucissonne pas.

                    • Oui, je suis anti-libérale, et ça ne me dérange pas spécialement. Comme je vous disais, ici, je défendais la SNCF, point. Après c’est vous qui êtes sorti du contexte de l’article.

                      Et pour ce qui est de la liberté, vis à vis du libéralisme économique en particulier, je ne considère pas que l’exploitation de l’homme par l’homme, fasse parti de mes principes de libertés.

                    • La SNCF vit par la contrainte étatique (monopole)
                      Vous êtes pour la contrainte.

                      Ergo la SNCF c’est bien.

                      Vous êtes cohérent 🙂

                    • « l’exploitation de l’homme par l’homme », mais qu’est ce ça veut dire ?
                      Payer le prix convenu quelqu’un pour un service qu’il propose lui-même, c’est de l’exploitation ? mais qui exploite qui, alors ? celui qui paye ? celui qui est payé ? ça dépend ? mais ça dépend de quoi, alors ? de la nature du service (un travail, un prêt de machine, un prêt d’argent pour louer une machine …) ? de l’appréciation souveraine de Chris le grand, incluant, si tel est son bon plaisir, sa préférence ou sa détestation pour les vieux chauves à cigare ou les jeunes blondes, tant qu’on y est dans le n’importe quoi ?

                      Prendre de force le fruit du travail du contribuable pour le donner à un cheminot, ce n’est pas de l’exploitation ?
                      Il va falloir mettre un peu de clarté et de cohérence dans vos propos, Chris…

                    • @Gilib :
                      Ca n’a pas beaucoup de sens ce que vous dites. Bon nombre d’entreprise privé fonctionne de même. Pour un cas général :
                      Le vendeur vit par la contrainte du client et de sa hiérarchie.
                      Et pour information, je n’ai jamais dis que la SNCF c’est bien. Mais les points qui ont été attaqué dans cette article, sont, selon moi, pas des arguments de valeurs.

                      @P :
                      Euh, mes propos sont claires. Par contre, je comprends mal pourquoi vous partez en délire.

                      Ca veux dire que des personnes, exploitent d’autres personnes, et en tire profit. C’est pourtant du Français courant et simple à comprendre, après si vous essayez de ne donner aucun sens à cette conversation par manque (enfin par absence pure et simple) d’argument, c’est dommage pour vous.
                      Si c’est la définition d’exploitation qui vous manque, la voici :
                      « Action de tirer un profit abusif de quelqu’un ou de quelque chose » Larousse

                      Et pour ce qui est du « Prendre de force le fruit du travail du contribuable pour le donner à un cheminot, ce n’est pas de l’exploitation ? » placer au milieu de morceaux de phrases sans queue ni tête.
                      Le cheminot ne perçoit que le salaire de son travail, comme n’importe quel employé.
                      Tiens prenons un employé du batiment. Métier dure, compétitif, et appartenant au privé. Et bien, quand cette employé construit une école, une bibliothèque, c’est l’argent du contribuable aussi non? Et on a demandé au contribuable son avis pour payer ce salarié du privé?

                    • « Action de tirer un profit abusif de quelqu’un ou de quelque chose »
                      Bien . Tout est dans le mot « abusif ».
                      Il n’est pas abusif de payer un travailleur, même très peu, et si le salaire ne lui convient pas, il n’a qu’à travailler pour lui même, démissionner (et il peut le faire). Il n’est pas abusif de réclamer un prix pour la location d’un bien, fusse de l’argent (beurk, c’est pas bien l’argent… disent ceux qui en réclament encore plus …)
                      Il est abusif de solliciter le contribuable pour un service tout banal comme le transport. Que celui qui voyage, paye son voyage, et tout ira bien.

                      Une chose est de « [percevoir] le salaire de son travail, comme n’importe quel employé. », qu’on soit ouvrier du bâtiment ou cheminot ou n’importe quoi (c’est tout un), et c’est bien normal.
                      Une autre chose est de défendre le système qui exploite le contribuable, c’est à dire le travailleur, qu’on soit ouvrier du BTP ou cheminot.
                      Et c’est carrément un comble quand on défend cette exploitation par, soi-disant, la volonté d’éviter l’exploitation de l’homme par l’homme.
                      C’est pour ça que je vous demande de mettre vos idées au clair :
                      Le fait est que vous êtes, à l’instar de l’ouvrier du BTP que vous évoquez, en position d’exploiteur. Vous pouviez l’ignorer ou n’en être pas conscient, mais plus maintenant, ce qui vous laisse deux possibilités :
                      * libérale : la regretter, tout en vivant avec (on ne vous demande pas de démissionner, ça ne servirait à rien) le temps qu’elle disparaisse si possible.
                      * antilibérale : la revendiquer ou la nier (ça revient strictement au même). Vous pouvez bien sûr toujours revendiquer votre lutte contre « l’exploitation de l’homme par l’homme », c’est compris dans le lot du parfait petit militant cynique du « contraire » (comme disait Coluche), qui rend un service tellement valable qu’il n’a même pas besoin d’en justifier à un client et qu’il peut se servir tout seul dans la poche des gens…

                      Notez que les deux attitudes ne regarde que vous, en pratique elles vous laisse toute liberté de faire toujours exactement la même chose : la fierté de transporter des gens le mieux possible, le droit de réclamer un meilleur salaire moins de travail ou de meilleurs conditions, etc.

                    • « Le vendeur vit par la contrainte du client et de sa hiérarchie. »

                      Non un salarié est lié par un contrat qu’il peut rompre et qu’il a signé librement.

                      Un esclave est contraint, un contribuable est contraint.

                      La seule contrainte que reconnait le libéral classique, c’est la violence légale de l’état dans ses fonctions régaliennes (justice, armée, police) mais violence encadrée par la séparation des pouvoirs, état de droit , constitution ect..

                      Vous dites que vous n’êtes pas contre la déclaration des droit de l’homme et du citoyen, lisez la.
                      Au XIX° les libéraux était de gauche.

                      La SNCF ne rentre pas dans les missions régaliennes de l’état.

                    • @P
                      « Il n’est pas abusif de payer un travailleur, même très peu » Vous le dites vous même. Tiens et si on le paye pas, ça donne quoi? De l’esclavage! Ce n’est pas abusif, non non non.
                      Si je considère ça abusif pour ma part, que des personnes jouissent, sans travailler, en ponctionnant de l’argent sur le travail que vous effectuer. Tout travail mérite salaire, en quoi ces personnes en méritent-elles,elles qui ne travaillent pas?
                      Vous allez me répondre, « avec les impôts c’est pareil, les cheminots ponctionnent le travail… », mais non, on vends un service. Celui-ci, au lieu d’être entièrement payé par de la monnaie lors de l’achat du billet, est, en partie, payé par l’état.

                      J’ai l’impression que ce qui vous dérange, c’est d’être imposable à priori.
                      Et si l’on part sur votre façon de penser, on ferme les écoles, lycées, universités, (sauf pour quelques riches héritiés),hopitaux, on dissout l’armée et la police, on ferme les transports, on laisse à l’abandon les routes, et j’en passe! Avec des mesures de ce genre, la courbe du chômage va faire envie!

                      Ne payer plus d’impôt et s’est réglé, vous ne serez plus exploiter par des cheminots comme moi, qui venont vous prendre votre argent caché sous votre lit.
                      Pour ma part, je ne me considère pas comme exploiteur, loin de là.

                      @gillib
                      Un contribuable peut déménager dans un autre pays. Il n’est pas contraint, il n’est pas esclave.
                      Par contre, comme vous dites, un employé, esclave de son salaire(et il n’a pas choisi de l’être, le système capitaliste est fait ainsi), est contraint de travailler, et donc, par ce fait, être employer. Oui, il peut faire sa propre boîte, pour ça il fait de l’argent, et donc, être employer de nouveau. Il peut aussi vivre de la nature, mais pour ça il faut être propriétaire, et donc, être employé. Ca ne laisse pas tellement de choix, même pour déménager,il faut avoir mis de côté, et avoir été employer.

                      Et à priori, dans l’absolu, considérant que OK, le contribuable est « contraint ». Vu qu’on est en démocratie, la contrainte venant du gouvernement, il peut la changer. Si elle est toujours d’actualité, c’est parceque l’ensemble a accepté cette contrainte.
                      Mais, de ce que j’ai compris, c’est que le système actuel ne vous convient pas. Arrêtez moi si je me trompes, mais pour résumer, vous souhaiteriez dans l’absolu un système où l’état ne serait limité qu’à la force armé, mais que tout le reste, serait gérer comme des entreprises, libres de choisir et manier leurs conditions de travail, rémunération, congés, en toute liberté, sans avoir de limite imposé donc.

                      Sur ce, étant tout les deux convaincus(ou con-vaincu ^^) et que ces discussions ne mènent nulle part, je vais arrêter de perdre mon temps sur « ce site libérale ». Bien que je reviendrais de nouveau défendre les collègues ou nos métiers au prochains articles qui viendra les insulter sans raisons.

                • J’ai du mal à saisir la cohérence entre « Expliquez moi ce que j’ai à y gagner »
                  Et « pour ma part la recherche de profit … je ne trouve pas ça très humain  »
                  Ce qu’il y a de fabuleux c’est que vous [la sncf ] êtes l’incarnation même de la recherche du profit non pas seulement jusqu’à, mais PAR l’écrasement de l’humain. L’écrasement du contribuable que vous asservissez sans scrupules et avec bonne conscience « par humanisme « … mais humanisme réservé à votre caste, hein…
                  Ce qu’il aurait de fabuleux c’est que vous [la personne] viviez simplement de votre travail reconnu par des clients (qui ne sont jamais satisfaits …). Ça serait bien plus gratifiant pour vous.

                  • La cohérence, c’est que j’attends qu’on me démontre l’intérêt, bien que pour ma part, je pense qu’il ne sera pas facile de m’y convaincre. (Je ne suis pas contre écouter les arguments tout de même)

                    En quoi, nous[la Sncf], sommes à la recherche du profit? Le principe d’un service publique est de fonctionner le moins cher possible, en ayant aucun bénéfice, et aucune perte, dans l’idéal.

                    Pour ce qui est du coût au contribuable, j’aimerais bien savoir la part réel que coûte réellement la SNCF aux contribuable.
                    Je viens de voir un article qui dit « 1000e aux personnes soumis à l’impôt sur le revenu ». Mais il me semble que c’est un peu exagéré… En 2011, l’impôt moyen est de 2300e(et des brouettes), donc quasiment la moitié va droit à la SNCF, et le reste s’occupe de faire tourner le reste de la France(fonctionnaire, politicien, subventions aux routes, actions militaire, éducation, etc…). Si vous avez un article plus sérieux et convainquant, je suis preneur.

                    « La compétition c’est la vie. Ne vous leurrez pas, l’univers anti liberal est tout aussi compétitif que l’univers marchand. Simplement la compétition s y exprime et s’y exerce sur d’autres critères plus sournois et plus méchants, avec des conséquences plus graves que juste de l’argent »
                    Développez, des exemples?

                    Pour ce qui est d’avoir un emploi gratifiant ou non, je participe chaque jour à transporter des centaines, des milliers de personnes à leur boulot, ou à leur loisir. Il m’arrive d’avoir des merci, et des sourires.
                    Je crois que c’est assez gratifiant comme ça. Après, il faut arriver à concevoir que « gratifiant », ce n’est pas uniquement « gagner plus, toujours plus! »

                    • « En quoi, nous [la Sncf], sommes à la recherche du profit?  »
                      Profit à plusieurs sens. Vous sembliez l’utilisez dans le sens « tout pour ma gueule », et pas que pour le fric, et la SNCF est en plein dedans.
                      « Le principe d’un service publique est de fonctionner le moins cher possible » = > c’est la définition même du profit, au sens financier, et effectivement la SNCF n’y est pas du tout … hélas.
                      « , en ayant aucun bénéfice, et aucune perte, dans l’idéal. » Mais qu’est-ce que ça veut dire « bénéfice » et « perte » dans l’univers non marchand où le pouvoir distribue à sa guise privilèges et subvention d’équilibre, pour compenser des exigences débiles (arrêter un TGV tous les 1/2 h par exemple), et ou celui qui choisit et paye le service n’est pas celui qui en bénéficie ?

                      « Pour ce qui est du coût au contribuable, j’aimerais bien savoir la part réel que coûte réellement la SNCF aux contribuable. » oui, vous avez remarquez vous aussi ?, la SNCF ne semble pas très chaude pour faire la lumière … Comptez une dizaine de milliards, peut-être plus, entre les subventions directes et le paiement des retraites des cheminots qui est pris en charge par d’autres. Tout dépendra ensuite de qui vous comptez comme contribuable, mais ça fera pas moins de 200 € par tête (en divisant par 50 millions), et ça peut effectivement faire environ 1000 € pour la dizaine de million de foyers fiscaux contribuables sur le revenu (par contre il n’est effectivement pas très sérieux ni convainquant de laisser entendre que le SNCF couterait quasiment autant que tout le reste de l’Etat, ce qui est totalement faux)

                      « Développez, des exemples? »
                      Des exemple ? la SNCF
                      -> en interne : le choix de Pepy par exemple, qui n’avait pourtant pas un bilan bien terrible à faire valoir au fret
                      -> dans ses relations avec la RATP en IdF, et la crise de nerf permanente sur la ligne D
                      -> comme objet, dans la lutte que se livre les régions pour des lignes nouvelles toutes moins rentables les unes que les autres
                      Et plus gravement, ça ira jusqu’au goulag ou la mort en pays communiste. On dit que Trotsky a fait fusillé des machinistes pour des retards, les cheminots concernés auraient certainement préférer ne perdre que leur salaire…

                      Pour ce qui est d’avoir un emploi gratifiant ou non, vous participez chaque jour à exploiter des centaines, des millions de contribuables à leur boulot, dont pas mal ne prendront jamais le train.
                      Je crois que c’est assez peu gratifiant. Après, il faut arriver à concevoir que « gratifiant », ce n’est pas uniquement « gagner plus, toujours plus! », comme vous dites vous même, ni grappiller quelques sourire de gens qui profite du système.

                    • Il faut croire que c’est vous qui avez des problèmes de définition
                      Le profit, c’est généré du bénéfice, et non « fonctionner le moins cher possible ».
                      Pour la définition du service public, elle est ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_public#D.C3.A9finition_du_Service_public
                      Pour ce qui est de : « pour compenser des exigences débiles (arrêter un TGV tous les 1/2 h par exemple), et ou celui qui choisit », je vous renvoie vers votre région, entité organisatrice du transport, qui choisit, desserte, et conditions de fonctionnement.
                      « ou celui qui choisit et paye le service n’est pas celui qui en bénéficie ? » Dans service public, il y a public, car ça a pour intérêt l’ensemble du public. Avec nos impôts, on paye aussi l’éducation national, on pourrait très bien dire « rien à faire, j’met mes enfants dans une école privé », mais l’intérêt, c’est que ça sert l’ensemble de la population. Vous, vous n’utilisez peut-être pas le train, mais des millions de personnes s’en servent chaque jour.
                      En tout cas, vous défendez fort bien l’individualisme, et l’égoïsme.

                       » la SNCF ne semble pas très chaude pour faire la lumière » Oui oui, la méchante SNCF, c’est elle qui définit la quantité de subvention qu’elle reçoit et qui ne veux pas dire combien. C’est pas du tout l’état qui définit ça.
                      Tiens mais l’état, c’est la démocratie non? Utilisez votre voix pour changer ça.

                      Pour le reste, finalement, je vais vous laisser dans votre délire. Il n’y a juste pas de sens.
                      Quand je vous demande de développer sur la compétitivité, hormis celui de Pepy, vous ne me répondez que des phrases sans réellement d’intérêt pour le sujet en question.
                      Ce que je remarque par contre, c’est que vous associé encore la rentabilité au service public. Je croyais pourtant vous l’avoir expliquer, mince.
                      Et, votre passage communiste n’a que peu d’intérêt, et infondé à priori…(si ce n’est vous démarqué comme Grand Défenseur du capitalisme)

                      Pour ma part, je sais pourquoi je fais ce métier, et ce que j’en retire, point de vue personnel et professionnel.
                      « quelques sourire de gens qui profite du système. » Oui forcément, les usagers sont tous des profiteurs. Voyez à quel point c’est insensé ce que vous dites.
                      Je pense que vous n’utilisez jamais le train, et que vous êtes déçu, parce que vous voulez grappiller quelques centimes sur votre feuille d’imposition, égoïstement. D’ailleurs pour partir dans ce sens, vous êtes certainement contre aussi la sécurité sociale, contre la cotisation pour le chômage, en fait, contre tout ce qui peut avoir un intérêt pour une majorité de personne, sauf vous.

                    • Résumé de la définition Wikipedia du « service public » : il n’y a pas de définition, une page, des livres même, ne suffisent pas donner une idée précise de la notion . LOL.
                      Et puisque vous aimez wikipedia, et que manifestement vous avez votre propre définition (fausse) du « profit », voici la sienne : https://fr.wikipedia.org/wiki/Profit (celle que j’ai donné est équivalente, ne vous déplaise) que vous compléterez utilement, comme indiqué dans l’article profit, de « Soldes intermédiaires de gestion » et « excédent brut d’exploitation ». Ça devrait vous éclairer sur la différence entre profit et bénéfice…

                      L’égoïsme ? toujours les grands mots …
                      L’égoïsme ça inclut de faire payer les autres pour ce dont on profite soi, vous le reconnaitrez je pense, non ?
                      A chaque fois que vous défendez de faire payer les autres sans leur demander leur avis, vous défendez l’égoïsme.
                      A chaque fois qu’on lutte pour que ce soit celui qui profite du service, qui le paye, et pas les autres contre leur avis, on lutte contre l’égoïsme.
                      Alors, qui défend l’égoïste, de nous deux ? Pour moi, c’est clair, c’est vous.

                      « Tiens mais l’état, c’est la démocratie non?  »
                      Depuis quand ? où ? vous avez décidément de drôle de définitions…
                      « je vous renvoie vers votre région » « Utilisez votre voix pour changer ça. »
                      CQFD. Merci pour cet argument massue, qui résume bien la réalité : la réalité de la qualité du service , le public, les voyageurs, tout ça, c’est de la blague, ce qui compte pour vous c’est juste à qui sera le plus fort politiquement pour obtenir un office royal ou une pension du Roi. Vous êtes un « noble » serviteur du service public et ça vous donne « droit » à la faveur du puissant, des privilèges, une part d’impôt.
                      Quant au peuple, il n’a qu’à pétitionner, ou devenir puissant à votre place, si il peut. Qu’il mange de la brioche si le pain (sec) qu’on lui distribue (après lui avoir piquer son blé) ne lui convient pas…
                      Merci pour cet aveu : vous profiterez sans vergogne du pouvoir à votre PROFIT. vous êtes un exploiteur égoïste assumé (mais vous soutiendrez mordicus le contraire, ça fait parti du jeu).

                    • « Profit à plusieurs sens. Vous sembliez l’utilisez dans le sens « tout pour ma gueule », et pas que pour le fric, et la SNCF est en plein dedans. »
                      et
                      « différence entre les dépenses occasionnées par la production ou la vente de biens et services et les recettes obtenues par l’entreprise qui les produit ou les livre sur le marché. Tandis que salaire et intérêt sont des revenus contractuels et forfaitaires, le profit est un revenu résiduel  »
                      Je ne trouves pas que vos définitions soient à proprement dis les même.

                      Je défends que l’ensemble paye pour un service que tout le monde puisse utiliser. Et ainsi, permettre à de faible salaire de profiter ainsi de ce service, je ne crois pas que ça soit une image de l’égoisme.
                      Par contre, garder ces services de bases(transports, éducations, soins) uniquement pour les personnes pouvant se les offrir, et que les autres crèvent la bouche ouverte. Oui je considère que c’est de l’égoisme.
                      Et pour ce qui est de « sans leur demander leur avis », votre avis était à déposer dans les urnes dimanche dernier.

                      Vous repartez de nouveau dans des délires lié à la royauté et la noblesse, il faut arrêter ça… C’est fatiguant. Surtout que derrière, il n’y aucun argument, mais que des avis personnels, et assez… déroutant vu qu’incompréhensible.

                    • « Je défends que l’ensemble paye pour un service que tout le monde puisse utiliser. Et ainsi, permettre à de faible salaire de profiter ainsi de ce service, je ne crois pas que ça soit une image de l’égoisme. »

                      La différence entre le bien et le mal, entre un type bien et un salaud, n’est pas dans les buts, elle est dans les moyens qu’on s’autorise ou qu’on s’interdit pour réaliser ce but.
                      Et quand un type met en avant des buts qu’il prétends nobles et altruiste, méfiance : de si nobles buts ne permettent-ils, n’exigent ils pas, même, des moyens forts, un peu sales … ? Et ceux qui les refusent, ces moyens, ne sont-ils pas des lâches, des traîtres, des … égoïstes ?

                      En réalité vous défendez surtout l’exploitation pure et simple à votre profit direct ( vous en vivez! ) et votre satisfaction intellectuelle de voir VOS buts realisés ( les buts de autres, vous vous foutez). Plus égoïste, je ne vois pas …
                      Pour que vous soyiez crédible il faudrait simplement que les subventions qui vous semble ( à vous ) légitimes sortent de votre seule poche au lieu de celles des autres.

                • La compétition c’est la vie. Ne vous leurrez pas, l’univers anti liberal est tout aussi compétitif que l’univers marchand. Simplement la compétition s y exprime et s’y exerce sur d’autres critères plus sournois et plus méchants, avec des conséquences plus graves que juste de l’argent

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