OGM, climat : des décisions prises par des ignorants

Comme au temps de Galilée, la croyance entre en conflit avec la connaissance.

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OGM, climat : des décisions prises par des ignorants

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 novembre 2015
- A +

Par Guy Sorman

MPhotographe-Graines de millet(CC BY-NC-ND 2.0)
MPhotographe-Graines de millet(CC BY-NC-ND 2.0)

 

Dix-sept pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, mais pas l’Espagne, viennent d’annoncer que la culture des OGM serait désormais interdite sur leur territoire. Seule la recherche fondamentale reste autorisée, mais qui investira dans la science dès l’instant où son application serait prohibée ? Il est rare qu’un continent entier s’exclue volontairement de l’avenir. Imaginez l’Allemagne bannir l’imprimerie au XVe siècle ou les États-Unis, l’automobile au début du XXe siècle. La comparaison n’est pas excessive, puisque les OGM constituent la toute première phase d’une révolution scientifique qui a commencé il y a trente ans, en Europe et aux États-Unis : elle permet aux agriculteurs d’accompagner la demande exponentielle d’alimentation dans le monde, en particulier dans les économies émergentes.

L’OGM, pour le décrire simplement, est une semence, de blé ou de soja le plus souvent, dans laquelle est introduit un gène qui tue les insectes ravageurs des récoltes. À défaut d’OGM, les exploitants doivent inonder leurs cultures d’insecticides pour maintenir les rendements. Les ennemis des OGM ont donc choisi la chimie d’hier contre la biotechnologie de demain. Cette étrange coalition des ignorants en Europe compte des alliés tout aussi inattendus hors d’Europe : la Russie, par exemple, parce que nul ne sait y produire des OGM et le Zimbabwe où le Président Mugabe a récemment déclaré que les Américains devenaient impuissants dès l’âge de 24 ans, en raison de leur consommation excessive d’OGM.

Ce refus des OGM, une option entièrement idéologique, n’obéit à aucun critère scientifique : depuis trente ans que les cultures d’OGM sont répandues, à peu près cent pour cent du soja et du maïs dans les deux Amérique, et s’en rapprochant vite la Chine et l’Inde, les OGM n’ont jamais causé le moindre accident de santé ni affecté la nature. La biodiversité chère aux écologistes n’est en rien affaiblie. Ni les animaux ni les hommes ne consomment d’OGM en tant que tels, puisqu’il ne s’agit que d’un procédé d’élimination des insectes : les seules victimes sont les chenilles. Les insecticides, en revanche, provoquent des dégâts irréductibles dans la nature et sur la santé.

La décision de ces gouvernements européens est donc dictée par le lobby le plus obscurantiste chez les écologistes. Cette secte place la Nature immuable au-dessus des besoins de l’humanité : elle est marginale en politique, mais suffisamment décisive et vociférante pour faire basculer une élection et assiéger les médias. Pour cette secte écologique, les OGM sont d’autant plus haïssables qu’ils sont commercialisés par des entreprises capitalistes et souvent américaines, Monsanto en tête. C’est oublier que cette domination américaine est, en partie, le résultat de la fuite des cerveaux des biologistes européens agressés par les écologistes, y compris par la destruction physique de champs et de laboratoires d’OGM.

À la veulerie des gouvernements s’ajoute l’hypocrisie, puisque l’Europe importe trente millions de tonnes par an de soja et de maïs OGM d’Amérique du Nord, du Brésil et d’Argentine pour nourrir le bétail et alimenter l’industrie de la conserverie. Les OGM bannis de nos champs pour « préserver l’image verte de notre pays », comme l’a déclaré le Premier ministre écossais, sont partout dans nos assiettes. Un cynisme cocasse s’il n’était annonciateur d’un obscurantisme plus généralisé. Ainsi Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, vient-il de licencier son conseiller scientifique, Anne Glover, cédant à la pression des lobbies écologistes, parce qu’elle était favorable aux OGM. Or l’ensemble de la communauté scientifique est favorable aux OGM ! Juncker a trouvé la solution : le conseiller scientifique ne sera pas remplacé du tout !

Ces gouvernements européens, la coalition des « ignorants » qui rejettent le consensus scientifique en agronomie, nous imposent paradoxalement, au nom de la science, l’hypothèse du réchauffement climatique par le dioxyde de carbone. En vérité, la climatologie est une science moins exacte et moins vérifiable que la biologie et l’agronomie : le consensus qui est réel sur les bienfaits des OGM ne l’est pas du tout sur le rôle déterminant ou non du dioxyde de carbone. L’obscurantisme est à géométrie variable, dicté par des sectes, mais aussi par des intérêts industriels. La France, par exemple, milite en tête contre la production d’énergie au charbon qui réchaufferait le climat, parce qu’elle vend des centrales nucléaires qui ne le réchaufferaient pas.

Nous voici ramenés au temps de Galilée, quand la théologie entrait en conflit avec la connaissance. Galilée fut condamné, ce qui – déclara-t-il – n’empêcha pas la Terre de continuer à tourner. Eh bien, en Europe, la coalition des ignorants aura beau bannir les OGM, la biotechnologie continuera, mais ailleurs. Tant pis pour la recherche, l’industrie et l’emploi sur notre continent. Il est fort à parier, quelles que soient les résolutions du prochain sommet de Paris sur le climat, que le climat continuera à changer, comme la Terre à tourner. Le climat change par définition. S’il existe des causes industrielles à ce changement, nous continuerons à les ignorer, puisque la coalition des ignorants (une expression que j’emprunte à un Professeur de Cornell, Marc Lynas) bannit toute recherche qui ne serait pas politiquement correcte.

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  • l’innovation est toujours bonne a prendre mais elle a un inconvénient majeur : elle détruit le Travail.
    alors ne soyons pas trop négatif sur les anti -OGM , il se pourrait qu’ils nous sauvent nos emplois avec leur obscurantisme maladif !

    • Je ne suis pas certain que le travail des champs (à la main car CO2 oblige) soit vraiment l’aspiration ultime des chômeurs, ni qualifiable de rupture technologique …

    • « elle détruit le Travail »

      N’importe quoi. L’irrigation a libéré du temps et des ressources pour que les femmes fassent autre chose que de se détruire le dos à porter de l’eau.

      Libre à vous ensuite de vouloir arroser votre jardin avec une petite cuillère plutôt qu’un seau ou un tuyau.

      • le but du jeu , réduire ce qui coute, la valeur travail, et récupérer une partie du pognon.
        l’irrigation en pays pauvre a supprimé le ‘travail ‘ de porteur d’eau. en pays riche elle a permis d’augmenter les rendements..donc , un agriculteur fait le travail de 2..1 agriculteur au chômage..et explique la diminution du nombre d’agriculteurs..dans l’industrie le phénomène est le même..et bientôt, dans les services on se passera des hommes

      • Il est temps de revenir sur cette pratique honteuse qu’est l’irrigation et qui depuis plus de 5000 ans détruit la biodiversité.

      • libération des femmes mais aussi des enfants qui au lieu de travailler la terre peuvent aller à l’école et s’instruire

    • Mais c’est très bien de « détruire le travail ». Depuis une cinquantaine d’années dans les pays riches le gros des gains de productivité est affecté à la réduction du temps de travail. Dans les pays pauvres le gros des investissements est consacré à réduire le temps consacré au travaux de base.

      Réduire le travail, libérer du temps est l’objectif principal de l’investissement et de l’innovation, c’est à dire du capital.

      • libérer du temps….pour quoi faire, dépenser le capital accumulé , encore faut il que cela tombe dans toutes mains..l’accumulation de capital des derniers travailleurs français..même pas de quoi se payer leur retraite et leur santé , tout a crédit !

  • Je suis assez d’accord avec l’auteur Il existe un paradoxe de refuser les OGM d’une part et de continuer a employer des insecticides dans l’agriculture francaise d’autre part. Il existe aussi un autre paradoxe , s’ il est vrai est que Bruxelle est accuse de tous les maux, une directive europenne impose désormais une protection speciale lors de l’epandange et un local ferme pour l’entrepot de ces produits phyto sanitaires dangereux. Enfin ces produis ont un impact sur l’environnement

  • Merci de dire à vos journalistes de bien se documenter sur le sujet avant de pondre de pareils articles. Les OGM constituent un réel danger pour la biodiversité et notre santé. La culture d’OGM induit obligatoirement l’utilisation de pesticides et c’est bien pour cela que sont utilisation est néfaste et dangereuse pour les agriculteurs, pour tous ceux qui consomment ainsi que pour la survie de l’espèce végétale…. Je ne crois pas que les gouvernements soient des bandes d’ignorants comme vous les appelez bien au contraire ils savent ce qu »il se passe.

    • C’est bien de réciter ton catéchisme.
      Peux tu argumenter avec des faits avérés? Et pas seulement des infos venant de Inf’OGM? Merci

      • Oui! Il y a des arguments.

        il y a eu un article, ici-même, sur Contrepoints, sur les semences en Tunisie ou des cultivateurs racontaient qu’ils se détournaient des OGM: en fait les semences « autorisées » du catalogue nationale (des Monsanto) demandaient un traitement spécial (de chez Monsanto), vu qu’elle n’avaient évidemment pas la même origine que les semences autochtones et donc pas la même adaptation au sol et au climat local.

        De plus, ils devaient acheter leurs semences chaque année sans pouvoir, légalement, utiliser leurs semences autochtones qu’ils pouvaient produire eux-mêmes. Intelligemment, les autorités fermaient les yeux, ce qui les rassuraient mais jusqu’à quand?

        Je ne suis évidemment pas opposé aux manipulations génétiques des végétaux: pour moi, dire « OGM », c’est comme dire « cancer »: lequel, quelles paticularités, quelles conséquences, quelle expérience? Un OGM n’est pas l’autre et les essais de culture qu’on faisait en France, était intelligents: il fut stupide de les détruire.

        Le piège des brevets couvrant les OGM montre bien que ce n’est pas d’annihiler la faim dans le monde qui est la motivation. Si quelques firmes trustent le quasi-monopole des brevets « OGM », la concurrence sera réduite et l’achat annuel devenu quasi obligatoire: c’est bien l’idée que je me fais d’un aspect de cette WW3, économique, qui ne veut pas dire son nom mais qui est bien commencée, me semble-t-il.

        • Vos arguments sont plutôt tournés vers des pratiques anti concurrentielles de marché. Pour Mar2701, OGM=Mal.
          Il y a une sacré différence…

        • Je n’ai jamais bien compris cet argument de l’achat annuel obligatoire présenté comme le mal absolu : si cet achat me coûte moins que de re-planter une partie de ma production, où est le mal ? La dépendance à mes fournisseur ? mais est-ce plus dangereux que d’être à la merci des aléas de ma propre récolte ? Et si l’achat annuel me coûte plus cher, pourquoi choisirais-je les OGM ?

          « Le piège des brevets couvrant les OGM montre bien que ce n’est pas d’annihiler la faim dans le monde qui est la motivation. » So what ? Que nous importe les jugements moraux sur les motivations supposées des uns et des autres, si les résultats sont positifs ? Les médicaments aussi sont sous brevet : on pourrait en conclure que les chercheurs sont loin d’être motivés par le bien-être des humains… P’t-être bien que oui, p’t-être bien que non… Du moment que leurs médicaments soignent et que la médecine avance…

    • Bonjour Mar2701

      « ils savent ce qu’il se passe. »

      C’est bien de croire que nos bons maîtres oeuvrent pour notre bien. Tout nous indique le contraire, mais vous continuez à élire des bras cassés.

    • « Je ne crois pas que les gouvernements soient des bandes d’ignorants comme vous les appelez bien au contraire ils savent ce qu’il se passe. »

      Dit autrement : « Réjouissons-nous d’être les esclaves de tels maîtres… »

    • salopards de producteurs d’OGM , ils vendent leur produits pour vendre moins de pesticides , un peu comme l’EDF qui demande des économies d’énergie

    • Même que chez les rats de Séralini, ils leur poussent des tumeurs cancéreuses grosses comme des balles de tennis. Vu de mes yeux vu, si c’est pas une preuve scientifique incontestable alors c’est que je n’y connais rien en science.

      • ces rats sont cancéreux même sans OGM !

        • Bel aveu en vérité !
          Même en se contentant de regarder la bouffe OGM ingurgitée par leurs voisins, nos rats nourris au bon grain fermier label rouge ont quand même développé des cancers balle de tennis.
          Ces sal… s (lire saletés) d’OGM sont encore pire que je ne pensais.

          J’espère qu’en ne faisant que lire l’article, j’échapperais à la mort séraliniesque.

      • Séralini ? Le chercheur qui ne sait pas faire de graphique avec des échelles et des titres ?
        J’ai lu son « papier » et même en oubliant le fait de faire des tests sur des séries de données aussi peu importante et donc statistiquement sans aucune signification, ces tests montrent que les rats ayant ingurgités des doses de cheval meurent en moyenne moins vite que ceux nourris normalement. C’est très drôle.

        • Exact.
          Visiblement Seralini lui même (ainsi que les journalistes qui l’encensent) n’a pas lu « son » papier (ni même regardé ses graphiques mal foutus).
          Le papier est indigne d’un mémoire et maîtrise et totalement inconclusif.

    • Cette réponse est complètement fausse et montre une totale méconnaissance de l agriculture et de la nature

    • « Les OGM constituent un réel danger pour la biodiversité et notre santé. »

      Tout comme l’agriculture ou encore l’évolution…

      Ce fantasme d’un monde au fragile équilibre stable et immuable…

      Quant à notre santé, j’ai pas l’impression qu’on aille de mal en pis…

      • Npn, ça ne va pas de mal en pis!

        Mais on pratique beaucoup (surtout en politique mais pas que…) la technique dite « par essai et erreur ». Il faut être de mauvaise fois pour ne pas voir ou savoir que

        – on utilise, en France, bien trop de pesticides avec bien trop peu de précautions
        – il est utile de varier les cultures sur la même terre afin d’en prélever les éléments de façon équilbrée
        – il n’était pas très subtil de supprimer des haies là où elles empêchaient le trop important ruissellement des eaux de pluie, certains jours, « lessivant » ainsi la terre
        – il faut s’inquiéter de la disparition dramatique des abeilles qui prolifèrent, par contre, en ville: il faut découvrir la cause: c’est un signal à ne pas négliger!
        – de même les renards deviennent nombreux et réapparaissent près des maisons pour fouiller les poubelles, parfois: il sont à la fois des prédateurs et des propagateurs de microbes (la rage, entre autres): faut-il les revacciner?

        Les « paysans » ne vont plus à pied! Beaucoup moins nombreux qu’avant, dans la cabine climatisée du tracteur, ils observent l’écran de leur GPS connecté à leur ordinateur puis ont hâte de quitter leurs terres pour gérer sur écran, leur difficile entreprise, en devant l’adapter aux fréquents changements de la P.A.C. et à la mercuriale!

        • Mikylux: « – on utilise, en France, bien trop de pesticides avec bien trop peu de précautions »

          Depuis 30 ans les pesticides catégories IV ont diminués de 40%, les III de 50% (a 10% actuellement), les II de 40% et il ne reste guère de catégorie I (5%).

          A quelle époque, quels pesticides et quel est le niveau « acceptable » selon vous ?

    • Ah si vous connaissiez au moins ce dont vous parlez alias MAR2701 ?

      1) A vous lire, vous êtes superbement IGNORANT de ce qui motive ces « gouvernants ».
      2) Vous reste plus qu’à proposer au Comité Nobel de Stockholm la nomination de Bové à leur prochain con-cours de sciences chimi-comiques, puisqu’ils l’avaient aussi sottement et aveuglément attribué à des Al Gore (climaxtologue patenté) et Obama (chercheur de paix …qui fout la pagaille là où ils s’agite).

  • Il est tout à fait utile de dénoncer les décisions stupides prises sous l’influence d’un lobby écologiste qui vit du mythe d’une bonne nature opposé à un mauvais artifice (et entretient toute sorte de peurs à ce sujet). Mais comme d’habitude chez Guy Sorman, l’argumentation est desservie par des approximations et incohérences. Comment par exemple peut-on écrire que « ni les animaux ni les hommes ne consomment d’OGM en tant que tels », et quelques lignes plus bas que l’on importe des OGM pour « pour nourrir le bétail » et que « Les OGM bannis de nos champs pour « préserver l’image verte de notre pays », […] sont partout dans nos assiettes » ? Car oui, animaux et hommes consomment bien des OGM.

    • Entièrement d’accord, c’est le problème avec M Sorman. Autre approximation, les Ogm ne feraient que se défendre contre les insectes. C’est évidemment faux : d’une part les modifications génétiques peuvent concerner tout type de caractère, d’autre part le cas des Ogm « anti insecte » est un bien mauvais exemple quand on sait que certains Ogm ont été conçus pour résister aux insecticide eux-mêmes et que c’est un argument ressorti systématiquement par les anti Ogm (ou les anti Monsanto ? ).

      • Il est vrai que M. Sorman commet quelques imprécisions, on comprend facilement que ce n’est pas un spécialiste des techniques OGM, cela dit le fond de son article est parfaitement juste, l’écrasante majorité des scientifiques reconnaît la promesse que sont les OGM et les politiques suivent stupidement les lobbies obscurantistes.

  • Il y a un exemple de précédent : au début du XVème Siècle, l’amiral eunuqe chinois (musulman, mais c’est anecdotique) Zeng-He était loin devant les Portugais en termes de grandes découvertes par la navigation. Puis, du jour au lendemain, sur un coup de tête de l’empereur, ce fut interdit et il y fut mis un terme.

    La Chine a ensuite mis 6 siècles à retrouver sa place dans le monde, et encore.

  • Les écolos sont contre les pesticides et les OGM … mais en revanche se bourrent de médicaments et font la promotion de l’habitat mal aéré (car bien isolé) et à l’atmosphère remplie des solvants volatiles et de laine de verre …

  • Combien de temps faudra t-il consacrer et combien de salive faudra t-il user avant que le mythe de l’innovation destructrice d’emploi ne soit définitivement éradiqué? Le 20ème siècle a été le plus innovant et en même temps le plus créateur net d’emploi. Des centaines d’économistes et d’observateurs ont étudié, analysé les mécanismes de destruction d’emploi dans certains secteurs compensés par des mécanismes de création dans d’autres. Ils ont de même mis en évidence (l’économiste Sauvy par exemple) le principe du déversement c’est-à-dire de déplacement des actifs vers les branches génératrices de travail. Certes avec plus ou moins de fluidité, avec du temps et avec les nécessaires adaptations de ces actifs à un nouveau contexte économique (via la formation). Mais entendre répéter cette vieille lune obsessionnelle malthusienne de la fin du travail est lassant. Quel temps perdu! Quelle désolation d’être aujourd’hui l’objet d’idéologues millénaristes qui nous dictent leurs phantasmes en manipulant des peurs d’un autre âge!

    • ce n’est pas un mythe et la disparition du travail ne veut pas dire appauvrissement de la population sauf avec nos doctrines politiques actuelles qui s’acharnent a montrer du doigt l’oisiveté . le ‘chômage’ est l’avenir mais seulement si il est volontaire , mais quel état sera assez libéral pour accepter la fin de l’esclavage , combien de milliards sont jetés actuellement par les fenêtres pour imposer l’austérité et la contrainte financière aux populations ?

    • C’est bien là, le problème: actuellement, d’une certaine façon, c’est votre job qui vous définit.
      Il semble bien que dans 10 à 20 ans, le job de vos enfants n’existe pas encore actuellement.

      Vous vous rendez compte de la persécution qu’est la question du quinqua- ou sexagénaire à votre enfant: « Et qu’est-ce que tu veux faire, plus tard? »

      Tout va de plus en plus vite: pas étonnant que tous ne suivent pas!

  • Vous oubliez tous de préciser que la première modification génétique apportée aux OGM est de rendre la plante stérile de façon à ce que l’on soit dépendant du fournisseur !! Ou est le gain ?? et pour qui ??

    • Cette affirmation est totalement fausse

    • « Ou est le gain ?? et pour qui ?? »

      Pour la société AMERICAINE à laquelle on laisse le champ libre et sans concurrence par pure bêtise , camarade !

      • Bien dit !
        On peut même rajouter que les copains de l’Etat ont du revenir avec quelques enveloppes bien garnies pour valider le brevetage des gênes.

    • en gros STT, les paysans sont cons… et donc tu vas prendre des décisions pour leur bien.

    • A supposer que ce soit vrai (ce que j’ignore, mais passons), c’est normal.

      La mise au point d’un OGM impose des frais de recherche et développement. Il faut donc que le semencier les amortisse et, si possible, fasse des bénéfices. Ce qui est tout de même son but. Il n’y parviendrait pas si chacun de ses clients pouvait conserver une partie de sa récolte pour la ressemer. Il s’abstiendrait, donc.
      Quand au client, il voit ce que lui coûte chaque année l’achat de semences, il estime ce que la vente de la récolte va lui rapporter, et il calcule la différence….

      En fait, il n’y a rien de vraiment nouveau.

      Avec la technologie des hybrides ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybride ) utilisée depuis des décennies en agriculture, on a à peu près la même chose. Si l’agriculteur resème une partie de sa récolte, il obtient un mélange de graines aux caractéristiques dissemblables ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_de_Mendel ) difficilement commercialisable. De sorte qu’il vaudra mieux pour lui se réapprovisionner auprès du semencier.

      • Je vous signale
        – qu’un cultivateur n’a le droit que de semer ce qui est repris dans un semencier, le catalogue du ministère de l’agriculture
        – qu’il aurait tort d’obéir si il constate que ses semences sont les plusfécondes parce qu’adaptées à ses terres et au climat local
        – que justement, les semences de Monsanto réclament l’additf Monsanto pour lui donner ce qu’elle ne trouvera (peut-être) pas dans la terre locale!

    • Ah! Alors c’est de possible contamination de parcelles « non OGM » par des plantes stériles que nos guignols verdâtres ont peur?

  • Fillon avait révélé (secret de polichinelle) que, alors 1er ministre, Sarkozy lui avait imposé l’interdiction des OGM en échange d’une certaine retenue des écolos sur le nucléaire.
    Et lui de répondre en substance et de mémoire : peut-être que dans 50 ans les OGM seront plus importants pour notre économie que le nucléaire. Puis de s’écraser définitivement.

    Ce n’est pas le principe de précaution, par ailleurs largement dévoyé, qui aurait dû être inscrit dans la Constitution.
    C’est la séparation du pouvoir politique avec le savoir scientifique.
    OGM, GIEC, les scientifiques n’ont pas à servir d’alibi aux lâches décisions des politiques.

  • une référence historique est le refus de l’imprimerie par la civilisation arabe au 15ème siècle qui a conduit à son décrochement et à sa stagnation

  • C’est le genre d’article avec lequel je suis d’accord sur le fond, et qui se rendent insupportable par leur phraséologie moralisatrice. NON, le fait d’utiliser le mot d’obscurantisme et tous ses dérivés ne rend pas l’argumentation plus solide. Et une certaine partie des articles de contrepoints usent de ce genre d’ « arguments » dignes des plus parfaites têtes à claques.

  • Tout d’abord vous semblez ignorer véritablement ce que sont les OGM. Vous dites : « L’OGM, pour le décrire simplement, est une semence, de blé ou de soja le plus souvent, dans laquelle est introduit un gène qui tue les insectes ravageurs des récoltes. ». En réalité cela correspond à une minorité d’OGM, les OGM sont plutôt créés pour résister aux pesticides diffusés sur les cultures pour détruire insectes, champignons, bactéries, mauvaises herbes. C’est ce qui explique pourquoi on observe une hausse de l’utilisation des pesticides avec l’utilisation d’OGM.

    • Expliquez nous comment et surtout pourquoi, une variété à laquelle a été incorporée un/des gène(s) qui lui permet de se protéger contre les attaques de parasites nécessite une utilisation accrue de pesticides.
      Votre affirmation est parfaitement contradictoire.
      Ces variétés, au contraire, voient une diminution de l’utilisation de pesticides.
      Là où M Sorman est à côté de son sujet, c’est lorsqu’il limite les OGM à « une semence, de blé ou de soja le plus souvent, dans laquelle est introduit un gène qui tue les insectes ravageurs des récoltes ».
      Il n’y a pas (encore) de blé OGM cultivé à grande échelle. La majorité des cultivars (maïs, soja, coton) sont soit tolérants à un herbicide total, le glyphosate, ce qui permet les semis sans labour, soit porteurs d’un gène de résistance aux attaques de chenilles (maïs, coton), provenant d’une bactérie (Bacillus thuringensis et largement utilisé par ailleurs en culture bio par pulvérisation

      • en fait, je pense que vous êtes d’accord avec moi. Bien entendu que lorsque la plante produit elle-même son insecticide, il n’y a pas besoin d’utilisation de pesticide, cela pose d’autres questions : est-ce mieux d’avoir une plante qui produit en continu un insecticide ou pulvériser à des moments distincts un insecticide ?

        Mais ici, j’affirme que nombre de plantes OGM ne produisent pas elles-mêmes un insecticide mais sont conçues pour résister à des pesticides, ce qui permet d’employer des pesticides qui détruiront les indésirables (insectes, herbes, champignons, bactéries) sans endommager la plante. Cela n’a rien à voir et entraine assez logiquement une hausse des pesticides comme le montre les études du département de l’agriculture US.

        • « l’usage d’insecticides a baissé, aussi bien chez les agriculteurs ayant recours à des maïs Bt que chez ceux utilisant des semences non GM ». Ainsi, seuls 9% des maïsiculteurs américains ont eu recours à des insecticides en 2010. « L’usage d’insecticide sur les plantations de maïs est passé de 235 g par hectare [0,21 livre par acre] en 1995 à 22 g par hectare [0,02 livre par acre] en 2010″, rapporte le ministère. » – Rapport du ministère de l’Agriculture américain.

    • Bonjour L.S7

      On ignore pas du tout ce que sont les OGM.

      Je n’ai jamais compris comment on peut être contre les OGM en général. On peut prouver (essayer de prouver) qu’une semence spécifique est toxique, mais dire que toute manipulation sur le code génétique est nocif, on rentre dans la religion (Gaïa, les produits naturels, les produits chimiques).

      C’est comme le RCA les OGM c’est le grand satan, c’est le grand capital (Monsanto), c’est l’amérique ultra liberal. Il n’y a pas à dire, les écologistes sont bien des enfants des coco, même méthode même délire.

      • Bonsoir,

        tout d’abord, je n’ai jamais prétendu que vous ignoriez ce que sont les OGM, je pense que G. Sorman l’ignore étant donné ce qu’il écrit.

        D’autre part, je ne suis pas un anti-OGM, je m’intéresse à la rigueur intellectuelle des arguments pro et anti.

  • Aux cultivars tolérants au glyphosate et à ceux résistants aux chenilles (Bt), il faut ajouter une série d’autres OGM comme le « riz doré », porteur d’un gène qui le rend riche en pro vitamines A ce qui permettrait de sauver des millions de vie là où les gens n’ont pas le pouvoir d’achat nécessaire pour se payer des cures de vitamines qui leur éviterait cécité et diabète, des bananes plantins également enrichies en vitamines A, des papayes résistantes à un virus qui décimait les plantations à Hawaï, des pommes qui ne brunissent pas, diverses cultures tolérantes à des situations de sécheresse ou aux températures élevées (important dans la perspective des augmentations de température promise avec le changement climatique …)

  • Absolument tout ce qui est produit et consommé actuellement est GM. Que ce soit par sélection, par croisement ou par d’autres autres méthodes plus ou moins archaïques. N’interdire qu’une des méthodes (la plus efficace, tant qu’à faire) est une aberration complète.

    • @Jimmy
      Tout a fait d’accord avec vous, je suis jardinier amateur depuis des années (depuis mon enfance d’ailleurs et j’ai 63 ans) et j’ai pu constater l’évolution des graines et semences des différents légumes qui n’ont plus rien à voir avec ces mêmes graines et semences d’il y a quarante ans ..prenez les tomates pare exemple quelle que soit la variété elles ont toutes le même gout, il n’y a que la forme qui diffère et c’est pareil pour tout.
      Il n’y a qu’a lire les informations écrites sur un paquet de semences: créé ou mis au point par xx..xx, quand on écrit créé, cela signifie bien que ça n’existait pas tel quel dans la nature ..CQFD
      Alors quand on me parle de lutte contre les OGM cela me fait doucement rigoler, les OGM sont partout depuis belle lurette…et qu’on ne me parle pas d’agriculture biologique produite à partir de ces graines ..il ne suffit pas de les faire pousser au fumier pour appeler ça biologique !

      • eh oui…où sont les tomates naturelles, le blé naturel et sauvage…
        zut alors…oui les légumes changent..et non pas toujours pour de mauvaises raisons..

        RAPPEL , l’agriculture EST artificielle..la sélection de plantes plus adaptées et ç l’alimentation humaine à la culture a toujours existé, depuis le début…

  • « Seule la recherche fondamentale reste autorisée, mais qui investira dans la science dès l’instant où son application serait prohibée ? »

    Exact ! Soit une fondation, soit l’état subventionnera la recherche, ce qui abouti forcément à l’émiettement des investissements. On aura une culture très théorique, mais peu pratique.
    L’investissement privé implique un retour par l’application. C’est un risque qui correspond à la confrontation au réel.
    Encore une conséquence de la mauvaise interprétation du principe de précaution, où, plutôt que de prévenir les conséquences, on interdit l’initiative privée sous l’excuse d’autoriser la recherche fondamentale.

  • D’un paysan qui me transmet ce lien
    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1180109
    Sous le titre « Et si la nature avait déjà inventé les ogm »
    Les paysans sont bien plus réceptifs et ouverts qu’on ne le pense!
    Accusés de tous les maux et particulièrement sur l’usage de phytos alors que la technologie de précision, le bas-volume* comme les réductions de doses * se sont imposés dans leur quotidien, des outils dont certains détracteurs seraient bien incapables de faire usage!
    * exemples d’innovation née des agriculteurs eux-mêmes, des institutions comme Arvalis commencent seulement à s’y intéresser…

  • Monsieur Sorman semble ignorer que les pesticides et les OGM font très bon ménage !
    Le roundup de Monsanto -carcinogène possible – inonde les cultures OGM.
    les agriculterurs américains retournent aux cultures classiques car les phénomènes de résistance des OGM se multiplent et que rien ne vaut la variété culturale et non l’homogénéité des semences…

  • Plus fondamentalement nous vivon un renversement de notre pensée : la science et le progrès sont désormais des ennemis malfaisant.
    C’est un bouleversement du sens de notre civilisation depuis 500 ans, la sortie du moyen âge et début de la renaissance.
    Une régression inouïe.

  • Ces gens là sont payé par l’industrie chimique.

  • Les commentaires sont fermés.

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