Paul Krugman et la France, une longue histoire d’amour

L’économiste n’a cessé d’opposer l’exemplarité du modèle économique et social français depuis la crise de 2008 face à celui britannique. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Paul Krugman (Crédits : Rachem Maddow, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Paul Krugman et la France, une longue histoire d’amour

Publié le 30 avril 2015
- A +

Par Louis Rouanet.

Paul Krugman (Crédits : Rachem Maddow, licence Creative Commons)
Paul Krugman (Crédits : Rachem Maddow, licence (CC BY 2.0) )

 

Paul Krugman a incessamment défendu le modèle français et son État-providence après la crise de 2008-2009. D’un autre côté, la politique économique britannique serait l’archétype de l’échec des politiques idéologiques et inefficaces d’austérité. Ainsi, selon Krugman :

En grande partie, ce dont souffre la France en 2014, c’est l’hypocondrie, la conviction qu’elle souffre d’une maladie qu’elle n’a pas.

Cependant, mis à part quelques propagandistes keynésiens, personne ne croit que l’économie française n’est pas profondément en crise. L’erreur de diagnostic de Paul Krugman devient de plus en plus apparente.

Contrairement à la France, le Royaume-Uni connaît cette année une croissance très dynamique et plus forte que toutes les autres économies des pays développés. Le taux de croissance britannique était de 2,6 % en 2014 – un taux sept fois supérieur au taux de croissance français – et le taux d’activité de la population en âge de travailler n’a jamais été si haut. Même les salaires, qui étaient constamment comprimés après la crise de 2008, ont repris leur croissance.

Une fois n’est pas coutume, les politiciens britanniques ont profité de ces bonnes performances pour se moquer de la France. Face à la baisse du chômage au Royaume-Uni, le chancelier George Osborne s’est amusé des données de l’emploi français en déclarant : « Et quel comté a créé plus d’emplois que l’ensemble de la France ? Le grand comté du Yorkshire ». David Cameron a déclaré récemment que « le Parti Travailliste nous rendra aussi mauvais que la France ».

Si le dénigrement de la France fait pratiquement partie de la culture britannique, il est cependant vrai que comparée à nos voisins d’outre-Manche, l’économie française est en moins bonne forme.

Austérité fiscale contre vraie austérité

Depuis 2009, la France et le Royaume-Uni ont connu des politiques économiques opposées.

D’un côté, le gouvernement français a augmenté les impôts et n’a pas diminué les dépenses. De l’autre, le gouvernement britannique a baissé les dépenses mais n’a pas augmenté les impôts. Entre 2010 et 2013, le Royaume-Uni a réduit son déficit structurel plus que tout autre pays développé (un effort comptant pour 4,7 % du PIB).

En 2013, le très keynésien Xavier Timbeau écrivait que « le Royaume Uni s’enlise dans l’austérité ». Ce même Xavier Timbeau prévoyait une croissance de 0,8 % pour le Royaume-Uni en 2014, soit plus de trois fois moins que la véritable croissance sur cette même année1. Si l’on suit les idées de Krugman et des keynésiens, la France devrait glorieusement afficher des chiffres de croissance bien supérieurs à ceux de la Grande-Bretagne. Sans surprise cependant, l’exact opposé est arrivé, et pendant que l’économie française s’enlise, le Royaume-Uni a emprunté le chemin de la reprise.

Les dépenses publiques en France sont supérieures de 11 points de PIB aux dépenses publiques de nos voisins d’outre-Manche. Les impôts sont aussi bien plus élevés en France qu’au Royaume-Uni et les réglementations y sont plus contraignantes, particulièrement pour le marché du travail. Par conséquent, il est plus facile pour la structure de production britannique de s’adapter aux nouvelles conditions.

Mais alors que l’importance du secteur public s’est réduite au Royaume-Uni, elle a continué à enfler en France. Par conséquent, comparer les performances de ces deux pays grâce au PIB – un indicateur profondément vicié – sous-estime la performance de l’économie britannique.

Ceux qui sont contraints de payer les dépenses publiques par l’intermédiaire de l’impôt n’expriment pas leurs véritables préférences. Ainsi, les ressources gérées par l’État sont arbitrairement produites et distribuées. Quand l’Union soviétique augmentait en une année sa production de béton par sept, il y avait certes une augmentation spectaculaire du PIB. Malheureusement pour les Soviétiques, le béton ne se mange pas ! Il est donc impossible de savoir quelle valeur les individus donnent aux dépenses gouvernementales2.

Par conséquent, comme l’économiste J. Salerno l’écrit :

Il est certainement vrai qu’une réduction des dépenses publiques réelles entraîne une baisse du PIB réel tel qu’il est officiellement calculé. Mais… la réduction des dépenses publiques ne retarde pas la croissance de la production des biens et services qui répondent aux demandes des consommateurs. Elle est en fait plus susceptible de l’accélérer.

Rouanet1

Mais même si l’économie française est aussi solide que le prétend Paul Krugman, pourquoi alors tant de Français quittent leur pays pour traverser la Manche ?

Quand vous voulez savoir si une économie est en bonne santé, regardez comment les gens votent avec leurs pieds. Si Krugman avait fait ça, il aurait vu que ce sont principalement les Français qui s’installent à Londres et non pas les Anglais à Paris. En effet, le nombre de Français immigrants au Royaume Uni a explosé ces vingt dernières années. Le maire de Londres, Boris Johnson, aime plaisanter en disant que Londres est la sixième plus grosse ville française. Il y a maintenant plus de 200 000 immigrants français rien que dans la capitale britannique.

Bien sûr, le Royaume-Uni est très loin d’être un havre de libéralisme et il n’est certainement pas question ici de soutenir toutes les actions des institutions publiques britanniques.

La dette publique reste trop élevée et beaucoup reste à faire, principalement au sujet du très étatisé système de santé britannique. En effet, les dépenses publiques de santé ont continué d’augmenter malgré la crise – 4 % en volume entre 2010-2011 et 2014-2015.

De plus, la Banque d’Angleterre a conduit une politique monétaire expansionniste ce qui a alimenté le mal-investissement, rendu l’économie britannique instable et peut amener à une autre crise. Il existe par exemple une bulle immobilière importante en Angleterre ainsi qu’une bulle du secteur financier. Mais cependant, ces politiques monétaires ne peuvent pas être tenues pour responsables de la croissance. Malgré ce qui est souvent dit, la BCE a elle aussi procédé à des politiques monétaires expansionnistes depuis la crise. De même, il existe aussi une bulle immobilière en France.

Les chiffres de Krugman et les vrais chiffres

Le 8 novembre 2013, Krugman protestait contre la décision de S&P de dégrader la note de la dette souveraine française :

Je suis désolé mais je pense que lorsque S&P se plaint du manque de réformes, elle se plaint en réalité que Hollande augmente, et non pas diminue, les impôts pour les plus riches, et qu’il est en général pas assez en faveur du libre marché pour satisfaire le cercle de Davos.

Quelques jours après que Krugman a écrit ces lignes, des données meilleures que prévues sur l’emploi britannique étaient publiées alors que la France continuait à avoir un taux de chômage à deux chiffres. Déjà en 2013, on pouvait voir que quelque chose ne fonctionnait pas avec la politique économique du gouvernement français. Mais Krugman était convaincu du contraire.

Début janvier 2015, il publiait un autre article où il tentait de montrer la supériorité de l’économie française sur l’économie britannique. Et là encore, il n’a fallu que peu de temps pour que de nouvelles statistiques montrent qu’il avait simplement tort.

Pour étayer son argument, il utilisait le graphique suivant sans citer d’où viennent les données :

Rouanet2Krugman écrivait :

L’austérité est triomphante. Ou peut-être que non. Une partie de cette opinion est le sophisme du taux de croissance, peu importe à quel point une économie a performé sur une longue période, vous déclarez que c’est un succès après un an ou deux de bonne croissance.

Il y a deux principaux problèmes avec cette affirmation.

Premièrement, si l’on regarde le PIB par tête depuis 20 ans, c’est-à-dire sur une longue période, le Royaume-Uni surperforme la France.

Deuxièmement, le graphique de Paul Krugman est tout simplement faux. Que l’on regarde les données du FMI, de la Banque mondiale ou d’Eurostat, aucune ne correspond aux données avancées par Krugman.

Le graphique devrait en réalité ressembler à ceci :

Rouanet3
Source : Eurostat

De plus, les politiques d’austérité au Royaume-Uni n’ont été introduites qu’après 2009. Ainsi, l’orthodoxie keynésienne est incapable d’expliquer pourquoi la croissance, la baisse du chômage, la baisse de l’inflation et l’austérité se sont manifestées sur la même période. Krugman ne donne pas d’explication.

Le chômage

Entre décembre 2009 et décembre 2014, en Grande Bretagne, le nombre de fonctionnaires est passé de 6 370 000 à 5 397 000 alors que la population totale employée augmentait d’environ 1 700 000.

Cependant, les chiffres du nombre de fonctionnaires ont été affectés par des reclassifications importantes en raison des privatisations. Mais même si l’on prend ce paramètre en compte, le nombre d’emplois créés par le secteur privé reste très impressionnant.

En France, inversement, le nombre de fonctionnaires n’a jamais cessé d’augmenter et le chômage se maintient à un taux très élevé. L’économiste à l’OFCE Éric Heyer expliquait il y a environ un an que « il y a un mystère au Royaume-Uni » et que les chiffres de l’emploi britannique était une « anomalie ». Selon lui, une correction devrait avoir lieu3.

Les keynésiens sont donc complètement incapables d’expliquer ce qui s’est passé. Ils prévoyaient que l’austérité entrainerait de fortes pressions récessives. Ç’a n’a pas été le cas.

Rouanet4

Bien sûr, l’argument favori des keynésiens face à la forte baisse du chômage britannique est que celle-ci est le résultat des contrats de travail à 0 heure. Cependant, cette explication est également invalide. L’ONS (Office for National Statistics) a publié des statistiques montrant qu’il n’y a pas d’épidémie de contrats à 0 heure. De plus, 66 % des travailleurs ayant signé ces contrats ne veulent pas travailler davantage. Enfin, la proportion de ceux travaillant à temps partiel parce qu’ils n’arrivent pas à trouver un emploi à plein temps est restée stable. Ainsi, non seulement les chiffres du chômage sont bons mais de plus le taux d’emploi britannique n’a jamais été aussi élevé, contrairement aux États-Unis où la baisse du chômage est principalement un artifice statistique.

Pour ceux qui ne sont pas aveuglés par le keynésianisme, l’état de l’emploi et de la croissance britannique peut être expliqué. Une réduction du déficit est bénéfique car elle permet de dégager de l’épargne pour de nouveaux investissements. L’investissement britannique en 2014 a augmenté de 7,8 %.

Une réduction du nombre de fonctionnaires permet aussi de libérer des ressources humaines et les rendre disponibles pour les investissements privés. De plus, cela permet à certains salaires de baisser, rendant viables des projets d’investissements. Ainsi, quand l’importance du secteur public se réduit, il devient plus attractif de travailler dans le secteur privé. C’est alors que les énergies entrepreneuriales peuvent être utilisées pour satisfaire les demandes des consommateurs plutôt que d’être monopolisées par la recherche de privilèges dans l’arène politique.

Le futur de la France n’est pas aussi glorieux que veut le faire croire Paul Krugman. Ses conseils sont loin d’être vérifiés par la théorie et par les faits. Pendant les crises, la meilleure conduite qu’un État puisse avoir est, comme Rothbard l’a écrit, de « ne pas intervenir dans le processus d’ajustement du marché ». En temps de crise, l’État peut prendre une autre décision bénéfique, celle de procéder à des coupes sèches dans les dépenses publiques et les impôts.

Dans une certaine mesure, c’est plus ou moins ce qu’a fait le Royaume-Uni, surtout en comparaison avec la France.

Comme Rothbard l’a énoncé :

La dépression est une période de difficultés économiques. Toute réduction d’impôts ou des réglementations interférant avec le libre marché stimuleront l’activité économique saine ; toute augmentation des impôts enfoncera davantage l’économie dans la dépression.


Inspiré d’un article précédemment paru sur Mises Daily

  1. Timbeau Xavier, « Le commencement de la déflation » Perspectives 2013-2014 pour l’économie mondiale, Revue de l’OFCE, 2013/3 N° 129, p. 9-57.
  2. Pour une discussion sur le sujet, voir : « The Problem of Growth » In : Murray Rothbard, Man, Economy and State, 2nd edition, Ludwig von Mises Institute, 2009. P.962-973.
  3. Voir la partie 5 de la conférence à partir de 11 min 27 : http://lthinkliberal.org/conference-sur-le-chomage-partie-4-et-5/
Voir les commentaires (20)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (20)
  • Solide analyse. Paul Krugman est passé de Nobel d’économie à chroniqueur du New York Times et il a troqué sa grille d’analyse équilibrée pour la pratique du journalisme de combat à gauche. Même The Economist s’en est rendu compte.

  • En même temps Krugman n’est plus crédible depuis un bon bout de temps.
    Penser que la France a un avenir glorieux alors qu’on va droit dans le mur, le mec n’a pas peur du ridicule.

    • Vous avez absolument raison. Il a par ailleurs mis l’oeuvre de Piketty sur le même pied que les grands classiques historiques de la science économique. Il faut savoir doser ses commentaires comme économiste, même si on devient chroniqueur,

  • « Une fois n’est pas coutume, les politiciens britanniques ont profité de ces bonnes performances pour se moquer de la France »

    tres drole 🙂 dénote une parfaite connaissance du monde politico-médiatique outre Manche et celui des milieux auto proclamés Anglo Saxon en général

  • Les mérites de Krugman sont surtout en économie « internationale » (commerce, protectionnisme ou libre-échange, délocalisations). Pour ce qui est de l’économie du travail, budgétaire, monétaire il est beaucoup trop biaisé. L’article est intéressant même si je n’aime pas trop comparer 2 économies avec tant de variables.

    Le modèle français peut se résumer ainsi : les citoyens ne savent pas bien gérer leurs richesses (trop d’épargne), nous allons donc en prélever une partie qui servira à financer les biens que nous aurons choisi avec les coûts que nous aurons décidé (étant donné l’absence de concurrence). Le privé ne crée pas assez d’emplois, facile : on embauche des gens dans le public à ne rien faire.

    Ne parlez pas de flexibilité à ces gens. Pour eux, un fonctionnaire licencié restera un chômeur toute sa vie. Un pauvre ne peut s’en sortir sur la durée sans aide.

  • J’adore les graphiques où l’on met le point de départ avec un indice 100 (le même pour tous les pays à comparer, même si leur situation de départ est très différente) arbitrairement sur une année pour démontrer tout ce qu’on veut.

    • Je reprends ce qu’a fait Krugman…

      Après je pense personnellement que les indices peuvent être utiles pour une meilleure compréhension.

      • Krugman fait ça très souvent. Avec un 100 bien placé et une période bien choisie, on peut dire ce qu’on veut.
        Il avait déjà fait le coup pour qualifier la reprise en Estonie de pétard mouillé. Faut dire que ça l’embête un peu d’avoir une sortie de crise rapide assortie d’un déficit inexistant.

    • Oui ça peut être un problème comme les dilatations d’échelle, les décalages de zéro etc…

      Il faut juste s’en rendre compte.

      Dans le cas présent je l’avais noté mais la date de 2007 comme départ de la base 100 est assez neutre vu que les 2 économies UK et FR étaient à leur apogée ou pas loin.

    • C’est du même ordre de précision que » toutes les autres économies des pays développés.  » toutes se résumant à 7 pays, alors que, déjà, en Europe, c’est faux! Bien gentil l’étudiant en « Siences-Po », domaine aussi scientifque que les prévisions des économistes.

  • enfilez lui une toge et mettez lui une lire entre les mains et il ressemble à peter ustinov …

  • Bon résumé des atouts et défauts de la GB qui illustre l’impéritie des idéologues socialo-keynésiens, dont les mensonges sont une nouvelle fois révélés par la réalité.

    En GB comme ailleurs, les politiques discrétionnaires des banques centrale mènent l’économie mondiale à sa prochaine crise. L’impression de fausse monnaie pour sauver les Obèses se payera au prix fort de la destruction de marchés. « Market capitalism (…) desperately requires honest money and capital markets where savers are rewarded, gamblers disciplined and entrepreneurs are allocated capital for productive investment based on criteria of efficiency and risk-adjusted returns. »(*) Ce qui est vrai pour la BoE l’est tout autant pour les autres banques centrales, aux USA, au Japon, en Chine ou en Europe. La concomitance des politiques monétaires discrétionnaires dans les principales zones économiques est un des facteurs décisifs qui vont précipiter le monde dans une récession sans précédent dont nous pouvons déjà observer les premiers signes (**). Les Obèses ne peuvent pas être sauvés. Cette crise est leur crise terminale.

    * http://davidstockmanscontracorner.com/punk-q1-gdp-wasnt-surprising-it-extends-a-60-year-trend-of-exploding-money-and-imploding-growth/
    ** par exemple :
    http://stockcharts.com/h-sc/ui?s=$BDI&p=W&b=3&g=0&i=t64664583319&a=309540155&r=1391796418201
    http://stockcharts.com/h-sc/ui?s=$DJUSCL&p=W&b=3&g=0&i=t64664583319&a=309540155&r=1391796418201

  • Un pays qui stagne et qui ne rentre pas en récession ne peut pas connaître une croissance importante qu’une économie qui a connu une forte récession. L’économie anglaise a récupéré de sa baisse d’après-crise aidé par une banque centrale plutôt réactive.
    Mais tout comme en France les conditions sont tout aussi précaire Outre Manche et pouvoir dire aujourd’hui l’un est meilleure que l’autre me semble difficilement justifiable, c’est comme comparé des vaches et des moutons.

    • C’est vrai que comparer un pays en plein redressement et un pays en pleine chute, c’est pas sympa.

    • @ CDC :

      Pour information, le PIB marchand français (le seul PIB qui compte, puisque la seule production véritable de richesse) est toujours inférieur à son niveau de 2008, contrairement au PIB marchand anglais …

      et si on regarde le taux de chômage français et britannique, le britannique n’a jamais atteint le niveau du françias, même au plus fort de la crise et de la récession…

      Et encore, le taux de chomage français est énormément trafiqué (on ne tient pas compte des chomeurs B et C, et on en regarde pas le taux d’activité de la population en age de travailler => la France manque de 8 millions d’emplois salariés par rapport à la GB, pays de taille démographique tout à fait comparable)

      • Le PIB marchand, le seul PIB qui compte… Par définition, énormément de richesses qui sont crées ne peuvent pas être valorisés de la même façon. en prenant l’exemple des professeurs, l’éducation étant privé aux UK, il est plus simple de valoriser correctement leur apport au PIB contrairement en France.

        « Je ne crois que les statistiques que j’ai moi même falsifié ». Churchill

        • Les richesses créées sont correctement mesurées par la valeur ajoutée réalisée dans le cadre de l’échange volontaire. Quand il n’y a pas de valeur ajoutée ou quand il n’y a pas échange volontaire, il n’y a pas création de richesse, tout simplement. Ce n’est pas parce qu’une charge s’avère indispensable (fonctions régaliennes par exemple) qu’il s’agit d’une création de richesse. Une charge reste une charge et la compter artificiellement dans le PIB comme s’il s’agissait une richesse nouvelle est un mensonge.

          On note que le PIB marchand est lui aussi partiellement faux puisqu’il intègre certaines activités réalisées à partir de faux prix, à savoir des tarifs administratifs déterminés par des fonctionnaires en dehors du cadre de l’échange volontaire.

        • CDC, le meilleur indicateur est celui qui montre les choix effectués par les agents économiques et bien souvent ça fonctionne beaucoup mieux que l’agglomération subjective de paramètres complexes : et à ce niveau il faut regarder le solde migratoire UK-FR.

          Vu qu’au niveau de l’éducation vous semblez plus valoriser une dépense d’état qu’une dépense privée, vous pourriez arguer que les agents économiques ne font pas toujours les bons choix, mais il faudrait juste définir ce qu’est un bon choix : pour un libéral un bon choix est le choix que l’on a fait soi-même; et même si un choix imposé pouvait être satisfaisant, l’absence de concurrence (ou de choix) empêche de savoir si un optimum pourrait exister.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le marché français est en baisse de 6 % depuis jeudi.

Les actifs tangibles comme l’or et le pétrole résistent plus. L’or a baissé de 10 % depuis son record du mois de mars. Mais il affiche toujours un léger gain sur 6 mois. Et le baril de pétrole reste au-dessus des 100 dollars... bien au-dessus des niveaux de l’an dernier.

Au contraire, le marché-actions est en baisse de 12 % sur les 6 derniers mois.

La plupart des investisseurs croient sans doute à l’abandon des tentatives de normalisation de la part de le Fed. Les auto... Poursuivre la lecture

Les actions ont d’abord grimpé suite aux annonces de la Fed, cette semaine.

Certains investisseurs pariaient sur une hausse de 0,75 %. Du coup, une hausse de 0,50 % - moins que prévu - a envoyé un signal d’achat.

La Fed a peu de chances de tenir dans sa voie actuelle de hausses de taux. Même d’ici cet été, elle pourrait faire demi-tour.

Les médias parlent ces temps-ci « d’atterrissage en douceur » (en anglais, Soft landing).

Selon ce scénario, les autorités mettent fin aux mesures de soutien - taux proches de zéro ... Poursuivre la lecture

La situation des finances publiques n'est pas brillante. Le niveau de dette s'établit à 112,9 % du PIB (2800 milliards d'euros, soit 164 000 euros par foyer imposable, environ 17 millions), le déficit public est attendu à -5 % en 2022 après -6,5 % en 2021. La trajectoire de retour au déficit sous les 3 % en 2027 suppose une croissance des dépenses limitées à 0,7 % sur la période, ce qui n'a jamais été réalisé sur plusieurs années et suppose des économies massives. Par ailleurs, la hausse des taux d'intérêt va augmenter mécaniquement la charge... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles