Pourquoi les robots créeront des emplois

… et pourquoi il faut arrêter de s’inquiéter chaque fois qu’on parle du développement de la robotique.

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Pourquoi les robots créeront des emplois

Publié le 17 mars 2015
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Nouvel épisode dans l’hystérie anti-moderniste française, la peur des robots. Chaque fois que je présente les récents développements en matière de science et technique dans un cours d’innovation, et quelle que soit l’audience, la première réaction de celle-ci est toujours celle de l’inquiétude. Les promesses de la biologie synthétique ? On va nous fabriquer des Frankenstein. Les miracles de l’informatique ? C’est Big Brother. Les développements incroyables de la robotique ? Ils vont nous piquer nos emplois. Revenons spécifiquement sur la question des robots.

Les progrès récents de la robotique couplée à l’intelligence artificielle sont très rapides et font légitimement penser que de nombreux métiers seront à terme plus ou moins automatisés. Cela ne va pas sans traumatisme. On a tous en tête la révolte des Canuts de Lyon. Il existe toujours une substitution en matière de travail et de capital avec ses impacts sur l’économie. Lorsqu’une filature s’automatise, il y a trois impacts :

  1. Elle abaisse ses coûts, ce qui lui permet de vendre ses produits moins chers. Cela bénéficie donc aux consommateurs. Les progrès humains des deux derniers siècles sont au moins autant dus aux inventions scientifiques qu’à la baisse considérable des coûts des produits qu’elles ont permises. Cet aspect essentiel de la démocratisation des produits n’avait pas échappé à Schumpeter.
  2. Elle emploie moins de travailleurs, ce qui les rend disponibles pour d’autres industries.
  3. Elle achète des machines, ce qui alimente la croissance du secteur de la machine-outil (et de la robotique).

Évidemment, une économie sans croissance ne sait quoi faire des travailleurs « libérés » et ils finissent au chômage. C’est le problème français : l’Allemagne a deux fois plus de robots que la France et un taux de chômage pourtant deux fois inférieur. Mais les deux autres impacts restent importants, et potentiellement plus importants que celui-ci. En tout état de cause, la clé pour cette transition est l’émergence de nouvelles industries et de nouveaux marchés.

Mais il y a un quatrième impact qui n’est que rarement mentionné et qui pourtant est fondamental : c’est que l’innovation permet la création de nouveaux marchés. Prenez l’exemple de l’automobile. Elle a mis les maréchaux ferrants au chômage, mais elle a créé un nombre incroyable de métiers et de marchés : chauffeur de taxi, location de voiture, station essences, assureurs, équipementiers, constructeurs de routes, auto-écoles, coureurs automobiles, campings, fabricants d’auto-radio, parkings payants, etc. De même, Internet a créé les webmasters, les sociétés spécialisées en optimisation de moteurs de recherche, les designers web, les spécialistes du big data, et nombre d’autres. Une innovation génère d’autres innovations en cascades qui sont autant d’opportunités économiques et sociales qui changent notre société et créent de l’emploi : l’économiste Tyler Cowen indique ainsi que pour faire voler un drone (avion sans pilote embarqué), il faut 168 hommes au sol, que l’armée US a du mal à recruter car les compétences sont nouvelles, alors qu’il n’en faut que 100 pour un chasseur F16 avec pilote.

Il ne faut donc pas commettre l’erreur de raisonner à propos de l’impact des robots sur notre économie en imaginant celle-ci est immuable, en utilisant le terme horriblement trompeur des économistes « toutes choses étant égales par ailleurs ». Car les choses ne sont jamais égales par ailleurs. Au contraire, les robots, comme toute innovation, vont permettre de créer des marchés inimaginables aujourd’hui, et ce sont ces marchés qui créeront de l’emploi. Lesquels ? Je ne sais pas. Mais des milliers d’entrepreneurs sont déjà en train de travailler sur la question pendant que nous pleurons. Faites l’exercice et essayer d’imaginer ces nouveaux marchés. Ça vous semble impossible ? Ridicule ? Sachez que chaque génération a été incapable d’imaginer l’impact économique et social des inventions de son époque. Le téléphone était un gadget. Le train un danger. Le phonographe servirait à écrire des lettres dictées. Le laser un gadget scientifique inutile (laser à rien !). Etc.

À moins de souscrire à une vue malthusienne de l’économie, fausse depuis 200 ans, et à l’idée également fausse selon laquelle nous avons atteint les limites de la croissance, c’est en tout cas sur cela qu’il faut miser : la capacité d’imagination de l’homme, sa seule vraie ressource, et inépuisable celle-ci.

Voir sur le même sujet l’article bienvenu de Robin Rivaton: L’offensive des roboptimistes. Sur la démocratisation des produits permise par l’innovation, lire mon article Le low-cost c’est le coeur du capitalisme. Sur Malthus, lire mon article « 200 après Malthus a toujours tort: vers une société d’abondance durable. » Sur le marché de l’emploi du futur, voir le livre « Average is over » de Tyler Cowen.


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  • Je n’ai pas vu de peur des robots dans la société française. En revanche, j’y ai vu une forte opposition au rôle qu’ils supposent de donner au capital dans la production…

  • « Les progrès récents de la robotique couplée à l’intelligence artificielle sont très rapides et font légitimement penser que de nombreux métiers seront à terme plus ou moins automatisés. »

    C’est progrès formidables doivent déjà avoir des applications concrètes et des conséquences visibles. Pour bien préciser de quoi on parle, pourrait-on citer quelques exemples de robots qui ont pris le travail d’un salarié ces 5 dernières années ?

  • Votre erreur fondamentale à mon sens est que vous n’avez pas assimilé ce qu’est un robot: un homme mécanique.
    A partir du moment ou les robots deviennent capable de faire tout ce dont sont capables « certains » hommes, ces hommes deviennent inemployables. Les machines ont remplacé certains hommes parce qu’elles étaient plus fortes ou plus rapides, mais les hommes ont pu alors se diriger vers les taches nécessitant adaptabilité (secteur des services). A partir du moment où les machines ont toutes les capacités des hommes (capacité à se déplacer dans des environnement complexes, capacité à analyser un large éventail d’informations pour choisir une stratégie d’action différenciée, …) tout en étant moins chères, il n’y a plus de place pour l’homme.
    Mais ceci dit, je suis pour la robotisation, car quand le robot s’occupera de tout ce qui est « pénible » (le travail au sens large pour certains, moi j’ai réussi à ce que mon travail soit aussi mon loisir, donc je ne considère pas cela comme pénible), l’homme pourra se consacrer de plus en plus à ses relations avec les autres, à l’art, … Donc le but ultime est bénéfique.
    La seule préoccupation sera la distribution équitable des richesses produites par les robots, ces richesses étant devenues « gratuites » (ce qui fait le prix d’une chose est « majoritairement » la somme des rémunérations des personnes qui ont produites cette chose, or un robot construit par des robots avec des matières premières produites par des robots est « gratuit » donc produit des choses gratuitement). Il faut donc trouver un modèle social qui permet cette transition (non, ce n’est pas le modèle socialiste français 🙂 ).

    • entièrement d’accord , le robot signe la fin du travail humain sous la contrainte du mieux vivre, seul le bénévolat subsistera un certain temps puis disparaitra avec la civilisation . l’homme est ainsi fait , il doit vaincre des obstacles , sans obstacles la vie n’a plus aucun sens . une vie a observer l’évolution des robots , c’est pareil qu’un vache regardant les trains passer..pendant combien de temps les robots supporteront ça avant de supprimer le gêneur qui prend le travail du robot-tondeuse à gazon ?

    • Les machines ont surtout commencé à remplacer les hommes parce que le droit du travail à rendu la vie impossible à ceux qui ont besoin de bras en plus des cerveaux.
      Pour rendre les robots plus productifs que les hommes, il a fallu des efforts de R&D gigantesques, qui n’auraient pas recu autant de moyens

      – si le cout du travail était plus raisonnable et plus libre de s’adapater à la concurrence internationale
      – si le droit du travail s’était attaché à définir des responsabilités plutôt qu’à définir des montagnes de mesures et moyens spécifiques pour chaque action qui peut avoir lieu dans une entreprise
      – si les États ne subventionnaient pas la R&D
      – si les États ne forçaient pas les banques centrales à placer les taux d’intérêt principaux à zéro pour financer leurs gabegies clientélistes
      – si les politiques clientélistes et l’éducation n’avaient pas implanté dans la tête des gens l’idée que de la fin des études à la mort, tout ce qui vous arrive est la responsabilité des entreprises
      – si la transmission des savoirs n’avait pas été détruite par la nationalisation de l’éducation
      – etc

      Même à croissance nulle, il y a parfaitement moyen que le remplacement des salariés par des robots leur soi bénéfique. Il suffit qu’ils soient propriétaires des robots.

      Maintenant, ne nous voilons pas la face. Aujourd’hui, et demain, les robots installés viendront prendre la place des salariés, qui seront ensuite gravement dans la merde s’ils se laissent surprendre. Les créations les dépenses d’investissement et de consommation permises par la croissance des bénéfices et la baisse des couts arriveront en décalage et pourront ne pas convenir aux gens qui auront été jartés.

      Par ailleurs, dans une économie endettée jusqu’au cou, on peut craindre que les bénéfices soient affectés à du désendettement, auquel cas les destructions d’emploi ne seront pas compensées ailleurs.

      Soyons lucides sur les robots. Il ne sert à rien de lutter contre leur développement par la contrainte ou par des destructions façon Luddites. Il faut libérer le fonctionnement de l’économie pour éviter des investissements qui ne sont rationnels que dans un contexte d’une législation irrationnelle, avec pour conséquence le chômage de masse et l’instabilité sociale.

    • « A partir du moment où les machines ont toutes les capacités des hommes … il n’y a plus de place pour l’homme. »

      Il me semble que l’on est un peu optimiste (ou pessimiste) sur « la machine qui a toutes les capacité des hommes ». Ce qu’on appelle « intelligence » – et permettrait à une machine de remplacer réellement un humain est très étroitement lié au langage. Le langage (lexique et grammaire) est lui même organisé autour des perceptions et des « réflexes » physiologiques humaines. Le « super-robot » qui remplacerait l’humain serait donc un homme artificiel que l’on aurait doté de mécanismes mais surtout d’une logique câblée reproduisant celles d’un humain. (Les concepts de base du langage ne peuvent sortir du néant)

      Un robot pour maîtriser notre langage doit intégrer des primitives de base qui reproduisent la peur, la faim, la douleur, l’envie, le jeu, la notion de territoire (et bien plus) qui sont la base de toute espèce animale, mais aussi des mécanismes plus complexes propres (plus ou moins) à l’homme comme l’imitation, la projection dans le futur, la conscience de groupe, la découverte, l’expérimentation (et encore bien plus).

      J’ai bien peur que la réalisation et la mise au point de cette logique câblée soit bien plus difficile qu’on ne le pense. Et si cette logique câblée n’est pas suffisamment similaire à celle d’un humain, il nous sera impossible de communiquer avec un robot et le robot sera incapable de comprendre le travail d’un humain et donc de le remplacer.

      • « l’imitation, la projection dans le futur, la conscience de groupe, la découverte, l’expérimentation (et encore bien plus). »
        L’imitation, c’est fait, http://www.latribune.fr/entreprises-finance/20120920trib000720430/baxter-le-robot-low-cost-a-destination-des-pme.html
        La projection dans le futur, réellement, vous trouvez que la majorité des humains se projettent dans le futur ?
        La conscience de groupe, c’est fait http://www.ted.com/talks/vijay_kumar_robots_that_fly_and_cooperate?language=fr
        L’expérimentation, la encore, la majorité des humains ne la pratiquent pas vraiment.

        Il ne fait pas raisonner avec les robots en se disant « ils sont bien moins intelligents que moi, donc ils ne me remplaceront pas », il faut raisonner en se disant « ils vont devenir plus efficace en tout que 1% des humains, puis 2%, puis … ». Je ne dis pas que c’est déjà la cas, je ne dis pas que c’est dans 10 ans, je dis que c’est le sens de l’évolution totalement inévitable, et que ma fille qui passe son bac sera à mon avis à coup sur avant la fin de sa carrière confrontée à ça et lui imposera une remise en question beaucoup plus complexe qu’un simple changement de métier (ce à quoi de plus en plus de personnes sont déjà confrontées, ce qui prouve que l’organisation économique est déjà confrontée en des changements de plus en plus rapides).

        Demandez vous a quoi sert un médecin généraliste aujourd’hui. Dans 90% des cas de viste chez lui un infirmier avec un logiciel de diagnostique médical type Watson serait déjà sans doute plus performant. Et demain c’est votre montre qui prendra toutes les mesures biologiques automatiquement et vous avertira de votre maladie avant même que vous ayez réalisé avoir les symptômes. Pourtant un médecin est considéré comme un des summum de l’intelligence (études les plus longues, à part les spécialistes ou c’est encore plus long).

        • « La projection dans le futur, réellement, vous trouvez que la majorité des humains se projettent dans le futur ? »

          C’est une idée que j’ai prise d’un documentaire vu il y a quelques temps qui comparait les réactions de singes et de jeunes enfants : ce qui nous différencie des singes n’est pas tant l’intelligence ou la capacité d’imitation mais le fait qu’un singe ne « prévoit » pas ses actions à plus de quelques heures. (Et donc ne thésaurise pas de façon systématique et déterminée).

          De même il ne faut pas sous-estimer le concept d’expérimentation : le phénomène de « mode » n’est rien d’autre que l’expérimentation perpétuelle suivie du rejet de la nouveauté. Peut être ce qui à permis à « sapiens » de sortir du lot.

          Tout ça pour dire que la nature humaine est complexe et que certains aspects en apparence secondaires (et peut importe lesquels) de cette complexité peuvent être la clé du fonctionnement de notre « intelligence ».

          Du coup, il y a de mon point de vue une incertitude sur la complexité de la réalisation d’une véritable « intelligence artificielle » qui tempère les prévisions de progrès en la matière. (Mais ce n’est bien sur qu’une question de temps: années ou siècles ?)

          En revanche, je suis persuadé que dès lors qu’une machine pourrait absorber les bases du langage (absorber les concepts de quelques milliers de mots), elle serait capable d’apprendre toute seule et les progrès seraient fulgurants. En d’autres termes qu’il n’y a pas réellement d’étape intermédiaire entre l’automate programmé qui n’est qu’un outil, et la véritable IA qui nous surpasserait en tout point.

  • Je suis d’accord avec vous mais avec un bémol. Tous les emplois sans réelles formations vont disparaître comme actuellement, au Japon avec les vendeurs, serveurs, agents hospitaliers, ou au USA avec ouvriers monteurs sur chaîne auto. Puis viendra le tour des maçons, Ouvriers Spécialisés, … et bien d’autres et enfin les cadres. Les concepteurs parlent de robotiser également des professions comme médecins ou chirurgiens par exemple, c’est dire leurs attentes. Ne restera que les métiers à très fortes valeurs ajoutées et donc d’un QI conséquent. Mais alors que feront l’immense majorité, c-a-d ceux envoyés par Dieu sur cette planète avec comme épreuve une vie intellectuelle diminuée ou ordinaire afin d’évolution, alors qu’en école d’ingénieurs on sensibilise les élèves à l’étape suivante, la nanotechnologie ?

  • La découpe laser, qui utilise un robot, est un moyen de débiter des pièces en petites quantités et se rendre indépendant des Chinois ; donc de rapatrier les emplois en Europe, de manière régionale.
    Comme dans un autre domaine, les imprimantes 3D.

    La Chine n’étant attractive que par grande quantité, du fait du coût ajouté du transport.

    La robotique réintroduira du travail dans nos banlieues.

    • Sauf que les imprimantes 3D seront fabriquées en Afrique sur des plans chinois par des robots chinois. La Chine dont vous parlez, elle est déjà en voie de disparition.

  • en production laitière, les robots n’on pas créer d’emplois, mais ont été la conséquence de la disparition des emplois ruraux et des réglementations environnementales: même s’il ne faut pas extrapoler à l’industrie, le bilan est trés négatif :

    l’investissement important, ce double d’un piège de maintenance : en 10 ans, on a payé son robot une deuxième fois …
    le lait produit est à peine commercialisable : comme on attire les vaches avec de la farine elle vont se faire traire 3 fois par jours, ce qui augmente la production journalière, mais entraine une chute de la matière utile : c’est plus du lait, c’est de l’eau …
    entre le robot, la farine, la ration de base ( les vaches ne paturent plus car elles se tiennent prés du robot ou il y a le bonbon … ), les fosses, les coûts explosent et les éleveurs gagnent moins avec un million de litre de quotas, que leurs parents avec 100.000 litres.
    les éleveurs ne peuvent pas aller en vacances car il doivent rester sur place pour surveiller le robot … il faudrait peut-etre inventer un robot surveilleur de robot ?

  • Depuis l’introduction des métiers à tisser, ancêtres des modernes robots, surgis à l’aube de la première révolution industrielle pour remplacer ou compléter une main d’œuvre devenant insuffisante face à une demande en croissance exponentielle, l’objection qui faisait taire les opposants à l’automatisation naissante des tâches, a été que de nouvelles activités naîtraient de cette automatisation. Et l’argument s’est avéré recevable. Il faudrait de nouveaux concepteurs, ingénieurs, entreprises et sous-traitants avec de toujours plus nombreux employés et ouvriers de tous niveaux et qualifications pour produire ces équipements d’un nouveau genre. Mais avec les robots de demain, capables d’en inventer et d’en produire d’autres plus perfectionnés qu’eux-mêmes, il adviendra que ce seront toutes les activités qui s’automatiseront et pourront se passer de cette intervention des hommes désignée par le nom désormais banni de travail. Ce qui pose en des termes bien différents la question de l’emploi, ou plus exactement du non emploi de ces mêmes hommes.
    Il faut en effet être conscients qu’après que la conception, la production, la mise en œuvre et l’entretien des robots sophistiqués du futur aient nécessité des investissements considérables, ces mêmes robots seront capables de se concevoir (donc de se perfectionner), se produire et s’entretenir eux-mêmes.

    • quand j’étais collègien , dans les années 80, le prof de gym, un passionné de science fiction, nous disait qu’en l’an 2000 , les gens iraient tous facilement sur la lune …

      • Tout à fait !

        Ce qui m’ennuie profondément, c’est qu’on fait du buzz autour de prétendus « robots » qui ne sont que des automates. On ne sait pas – et on ne le saura que quand on aura réalisé une vraie IA – si cela est réellement possible avec nos connaissances et moyens actuels. Mais ça n’empêche certains de prétendre que c’est presque fait pour lever des crédits, faire le buzz ou faire de la politique.

        D’ici peu, certains vont se croire obligé de légiférer pour « organiser la société » et protéger « l’humanité ». C’est le RCA sous une autre forme.

      • c’eût été parfaitement possible si on avait choisi un autre ordre de priorité.

        • Ouep. Et pluton serait dans le viseur si on avait mis un bon coup de collier juste après l’arrivée du 1 000 000 ème homme sur la Lune.
          On minerait les astéroïdes, on exploiterait directement l’hydrogène solaire, et la Mars en serait déjà à son 15 ème réacteur à fusion nucléaire.

          Mince. J’ai confondu avec un jeu vidéo. Au temps pour moi. Faites comme si de rien n’était.

  • On peut déjà commencer par remplacer les fonctionnaires. Gain en efficacité, pas de pension à payer, pas d’absentéisme …

    • On pourrait aussi ne pas remplacer les fonctionnaires. Ca laisserait des robots pour faire les tâches utiles…

      • Non seulement « ne pas remplacer les fonctionnaires [partant à la retraite] », mais remplacer les fonctionnaires en activité par les robots. Ils iraient fabriquer des robots en attendant d’être remplacés par ces derniers.

  • Il est aussi important de noter que les robots feront surtout les tafs dont personne ne veut: Qui va se plaindre des robots éboueurs, balayeurs, tailleurs de haie, ramasse déchèts nucléaires, démineur, mineur, égoutier, ouvrier de pressing, etc… Sérieusement, qui fait ces tafs par vocation?

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