Pétrole cher : une parenthèse dans l’histoire ?

Le pétrole cher n’est-il plus qu’un vieux souvenir ?

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Pétrole cher : une parenthèse dans l’histoire ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 mars 2015
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Alors que les prophètes de malheur prévoyaient la montée inexorable du prix du baril, nous assistons depuis quelque temps à sa chute. Le pétrole cher n’est-il plus qu’un vieux souvenir ?

Par Stéphane Montabert.

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Vous souvenez-vous de l’époque où le baril de brut se négociait à un prix de 147 dollars ? Alors qu’aujourd’hui le baril de brut se traîne péniblement autour des 50 dollars, le record semble carrément appartenir à un autre siècle.

Pourquoi le prix du pétrole s’est-il effondré ? Plusieurs théories s’affrontent. La montée en puissance de la production de pétrole issu des sables bitumeux en Amérique du Nord, devenue rentable précisément à cause du prix élevé du baril, aurait entraîné une surproduction. D’autres pointent l’Arabie Saoudite comme l’origine de cette surproduction, soit parce que le royaume saoudien serait incapable de se forcer à baisser sa production (ce qui se comprend puisque pareille décision grèverait ses revenus), soit au contraire parce qu’il chercherait à maintenir les prix au plus bas pour ruiner ses concurrents et rester seul maître du jeu.

La manœuvre aurait certes quelque chose de diabolique mais l’hypothèse ne tient guère debout : l’OPEP est notoirement incapable de respecter les quotas qu’elle impose à ses membres et si l’industrie de l’extraction non-conventionnelle de pétrole (sables bitumeux et autres) a pu s’envoler avec un prix du baril au-delà des 70$, on ne voit pas très bien, quitte à ce qu’elle soit ruinée aujourd’hui, pourquoi elle ne pourrait pas renaître de ses cendres demain, avec un baril à nouveau suffisamment cher. Mieux encore, le temps passé à rendre compétitive ces sources alternatives améliore chaque jour leur rentabilité et leur efficacité tout en diminuant leur impact écologique.

La nouvelle donne du pétrole bon marché a un effet direct sur les revenus des pays pétroliers comme le Venezuela, l’Arabie Saoudite ou la Russie, permettant à toutes les théories du complot imaginables de prendre racine. Mais les partisans de telles théories oublient bien vite qu’un effondrement pétrolier prolongé aura tout autant d’effet dévastateur sur l’emploi aux USA et au Canada, les acteurs renouvelés de la production d’or noir.

Vous rappelez-vous de cette époque folle où le baril dépassait les 140$ ? C’était le moment où chaque péripétie internationale offrait un prétexte pour justifier une hausse de prix – une raffinerie en panne par ici, des pressions sur le détroit d’Ormuz par là. Aujourd’hui, des pays producteurs entiers comme la Libye sont à feu et à sang. Ailleurs des champs pétroliers sont carrément entre les mains d’islamistes. L’Iran, cible de sanctions économiques à cause de sa course à l’armement nucléaire, prive les marchés de 1 million de barils par jour. Et tout le monde s’en fiche complètement ! Admettons en tout cas que les cours du brut ne reflètent plus vraiment les préoccupations géopolitiques.

Non, l’explication la plus simple est sans doute la meilleure : les cours du brut s’effondrent parce que la demande s’est affaiblie. Oubliez les records boursiers bâtis sur du vent et les discours triomphants des politiciens ; l’économie réelle ne va pas bien et au premier chef l’économie américaine, sa locomotive mondiale. Un puits de pétrole crache du brut de façon régulière ; la consommation, elle, dépend d’une multitude de facteurs. Il en faut peu pour qu’une chaîne de production surdimensionnée mène à une surproduction.

Paradoxe de notre époque, alors que le pétrole bon marché présage d’une ère d’abondance, tout le monde gémit à l’unisson. Les analystes financiers torturent les courbes à l’aide d’outils statistiques pour leur faire avouer que les cours vont remonter, il le faut, leurs bonus en dépend. Les politiciens grimacent devant la baisse des recettes fiscales issues des innombrables taxes sur l’essence. L’abondance d’un pétrole bon marché présente le deuxième défaut de contredire un des principaux arguments utilisés pour justifier leur interventionnisme perpétuel. Les consommateurs quant à eux se plaignent parce que le prix à la pompe ne reflète pas les baisses de prix de la matière première, révélant au grand jour toutes les manipulations éhontées destinées à tondre la laine sur leur dos.

Mais les écologistes sont sans doute les plus grands perdants de l’actualité. Non seulement toute énergie bon marché est une hérésie à leurs yeux mais le pétrole est celle qu’ils haïssent le plus juste après le nucléaire, parce qu’il permet le plastique, fournit l’essence pour la mobilité individuelle et produit le CO2 contre lequel ils sont partis en une absurde croisade.

En outre, un pétrole bon marché est un pétrole compétitif, sans aucun rival même subventionné jusqu’à plus soif tels des panneaux photovoltaïques poussifs et des éoliennes aléatoires. Que reste-t-il de la « transition énergétique » lorsqu’on n’est plus nécessaire ?

L’ère du baril bon marché met aussi en défaut le principal argument anti-pétrole, l’idée que nous nous précipiterions vers une pénurie. Nous n’en avons jamais été aussi loin. L’époque du record à 147$ nous permet de ressortir quelques textes pas tellement anciens qui prennent tout leur sel aujourd’hui…

  • Le Monde Diplomatique écrivait en 2006 que « rien n’indique que, dans les décennies qui viennent, les prix de l’or noir vont à nouveau baisser ». Le baril n’était pourtant qu’à 75$…
  • Dans un bel exemple d’extrapolation, Le Monde imaginait déjà en mai 2008 un baril à 200$. Et annonçait sans hésiter une pénurie pour 2016 ! Préparons-nous, c’est pour bientôt !
  • Et bien sûr des écologistes décrétaient quant à eux que nous assistions au chant du cygne de l’or noir puisqu’il allait de soi que la hausse des prix ne pouvait être que la traduction du pic pétrolier c’est-à-dire une pénurie de l’offre (une altération de la demande, ne cadrant pas avec leur théorie, étant quant à elle inenvisageable).
  • 100 dollars le baril, c’est le signe de la fin de la civilisation du pétrole. »— un écologiste mystique

Le baril de brut remontera-t-il ? Sachant que son cours est aujourd’hui exprimé dans une monnaie-papier comme le dollar, cela n’a rien d’impossible. Il suffit d’ailleurs d’oublier l’érosion de la valeur de la monnaie pour présenter l’histoire de façon alarmiste ; mais à dollar constant c’est nettement moins probable. Pour s’en convaincre, il suffit de se demander si les principaux consommateurs d’or noir – USA et Europe – sont sortis de la crise, et se rappeler que grâce à l’inventivité humaine les techniques et l’efficacité progressent sans cesse. Elles repoussent les perspectives de pénurie là où le libre marché fonctionne.

Les cours historiquement bas du prix du baril ne sont vraisemblablement pas un accident ; c’est plutôt la parenthèse d’un pétrole anormalement cher qui est gentiment en train de se refermer.

Et nous devrions cesser de nous en plaindre.

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  • La baisse des cours est effectivement liée à la baisse structurelle de la demande mondiale, selon trois facteurs, d’une part l’optimisation progressive des consommations dans les pays développés et en Chine, l’atonie de la demande d’une économie mondiale qui peine à trouver un second souffle après des années de croissance forte ensuite, la valeur relative du dollar enfin.

    Si l’AS n’est pas à l’origine de la baisse des cours, on ne peut en revanche douter de sa volonté de l’accompagner, de l’amplifier, par pur opportunisme. Le pari peut sembler suicidaire en première analyse, notamment pour ses équilibres budgétaires, mais pas tant que cela finalement. Disposant d’importantes réserves de change promises à une perte de pouvoir d’achat du fait de la multiplication des politiques non conventionnelles à travers le monde, elle préfère les investir tant qu’elles ont encore de la valeur pour affaiblir ses concurrents, exploitant à son avantage le prix de revient le plus faible au monde, juste au moment où la concurrence est exacerbée du fait d’une demande stagnante ou réduite. L’AS aura bien le temps de forcer une nouvelle augmentation des prix lorsqu’elle sera de nouveau en mesure de l’imposer.

    Il n’y a pas de complot. C’est un jeu, l’exploitation plutôt intelligente et rationnelle d’une opportunité historique. Il reste à voir comment les autres joueurs vont s’adapter. L’Europe a intérêt à rechercher une certaine indépendance vis-à-vis du pétrole (mais de grâce, que les politiciens crétins cessent de se la jouer avec leurs fariboles infantiles à propos du RCA, c’est parfaitement inutile pour viser cet objectif et plus personne avec deux sous de bon sens ne croit à leurs mensonges). Les USA peuvent être tentés de favoriser leur propre production par des mesures protectionnistes ciblées. La Chine développe son parc nucléaire pour remplacer les centrales à pétrole ou à charbon. La Russie fait le pari d’accords privilégiés avec la Chine. A suivre.

  • Désolé de vous contredire.

    Mais la « chute de la consommation » relève du… mythe.

    Jugez plutôt.

    https://www.iea.org/oilmarketreport/omrpublic/

    On voit clairement que l’année 2014 était supérieure à 2013, elle-même supérieure à 2012.

    Si vous regardez l’offre, c’est encore plus frappant.

    Au fond, vous êtes victime du même biais : avant le moindre événement « justifiait » la hausse, et aujourd’hui, on guette la moindre « chute » de conso de quelques centaines de milliers de barils / jour pour « justifier » la baisse.

    (rappelle : appro mondiale : 94 millions barils / jour en janvier 2015)

    Il faut se rendre à l’évidence : l’offre et la demande NE JOUE PAS, ou alors à la marge, sur ce marché qui est si hautement stratégique.

    L’énergie est en outre lié à la monnaie (USD), bref 2 raisons pour que ce « marché » soit… scruté de très près… voire manipulé.

    La chute de 60 % du prix en 6 mois fut clairement un acte géopolitique. Idem pour la hausse « avant ».

    Ca n’a rien d’une conspiration : c’est simplement l’évidence qui ressort de l’analyse des chiffres.

    Le prix du pétrole répond avant toute chose à un signal politique.

    Répétons-le : l’énergie et le dollar sont deux choses trop sérieuses pour les laisser au « marché ».
    Ca tombe bien : les deux sont intimement liés. Et ce n’est pas un hasard.

  • Ce que dit Charles ne semble pas dénué de sens. On est loin d’avoir une baisse de la demande proportionnelle à la baisse des prix (du moins, il me semble). Autre hypothèse : le pétrole aurait-il fait l’objet d’une bulle ces dernières années ? Qu’en pensez-vous ?

    • Une image valant mieux qu’un long discours :
      http://www.advisorperspectives.com/dshort/charts/inflation/gasoline-volume-sales-per-capita-vs-price.gif

      En cherchant un peu, vous trouverez la même tendance de fond pour l’Europe, voire plus récemment pour les pays en développement. Il ne faut pas s’en étonner, alors que l’ensemble de la production automobile propose des véhicules consommant 30 à 40% de moins que ceux produits 30 ans plus tôt. On se souvient de voitures qui consommaient un bon 15 litres aux 100 en ville voici une trentaine d’années. Aujourd’hui, on a du mal à consommer plus de 9 ou 10 litres avec un véhicule de cylindrée identique, pratiquement deux fois plus lourd et mieux équipé. Demain, on sera globalement à moins de 5 litres, soit une baisse des deux-tiers en 50 ans, ce qui suffit amplement à compenser l’augmentation du nombre de véhicules en circulation dans le monde.

      Les variations instantanées de prix ne dépendent pas seulement de la consommation comme on peut l’observer. En outre, la consommation automobile n’est pas la seule façon de consommer le pétrole. On n’ignore pas non plus que les pays émergents ont contribué à la hausse de la consommation ces dernières décennies. Mais à long terme, l’influence sur les prix de la maîtrise de la consommation de toutes les activités consommatrices (transport, chauffage, électricité, production manufacturée), y compris dans les pays en développement, est une tendance lourde impossible à ignorer.

      Parallèlement, les concurrents au pétrole se multiplient (électricité pure pour les flottes captives, hybridation, hydrogène, pétroles de synthèse, abandon progressif des centrales électriques à pétrole…) On peut donc attendre sereinement le peak oil, surtout quand on compare l’évolution de la consommation à celle des réserves.

      • Merci beaucoup pour cette fine analyse ! 🙂
        Je n’avais pas du tout réalisé cette baisse. Tout cela me semble cohérent.

    • les 147 dollars de l’été 2008 ( si ma mémoire est bonne ) était clairement l’expression d’une bulle : sans etre un spécialiste de la question, il est probable que les sommes faramineuses qui étaient en train de se retirer de l’immobilier US devaient absolument trouver une autre niche ?

  • Reste que le prix du pétrole est plafonné par ceux du gaz et du charbon, moyennant un (petit) multiplicateur correspondant au frais de conversion ou substitution. Or gaz et charbon sont toujours aussi abondants et à des prix en baisse.

  • 1er LOL :

    « Les politiciens grimacent devant la baisse des recettes fiscales issues des innombrables taxes sur l’essence. »
    >> Excepté la TVA, toutes les autres taxes sont fixes au litre

    2ème LOL :

    « Les consommateurs quant à eux se plaignent parce que le prix à la pompe ne reflète pas les baisses de prix de la matière première, révélant au grand jour toutes les manipulations éhontées destinées à tondre la laine sur leur dos. »

    Prenez une machine à calculer : un baril qui baisse de 60%, un euro qui baisse de 20% par rapport au $ et des taxes fixes qui représentent 60% du prix TTC, des coût de distribution et marge de 5% qui ne bougent pas ça vous fait une baisse théorique à l’arrache de 60%*(1-20%)*(1-(60%+5%)=16.8% et à 2 ou 3 centimes près c’est exactement la baisse à la pompe.

    • … et j’ajoute que plus le pétrole baisse, plus les taxes fixes représentent un pourcentage important.

      TABLEAU DES TAXES TIPCE par HL suivant le carburant auxquelles il faut rajouter 2.5 centimes par litre de taxe régionale et la TVA de 20%:

      http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-fiscalite-des-produits,11221.html

      Même avec un pétrole à $0 (zéro) on paierait le super carburant (62.41+2.5)*1.2 = 0.78 euros

      • Votre franco-centrisme a quelque chose de délicieusement suranné. A croire qu’aucun pays du monde ne taxe le pétrole de façon différente.

        • Ah on se rattrape aux branches.

          Le problème c’est que vous propagez la légende urbaine des distributeurs de carburant qui ne répercuteraient pas complètement et pas assez rapidement les baisses des carburants alors que c’est faux et je me suis donc permis de mettre cette formule : il aurait mieux valu me dire merci mais c’est parfois difficile il semble. Et en final vous faîtes comme les medias mainstream au lieu de justement informer sur cette formule : 60% de baisse du pétrole ça fait 16% à la pompe A CAUSE DES TAXES FIXES.

          Ce serait donc un complot mondial mais uniquement dans les pays fortement taxés puisque cela ne se produit pas dans ceux dans lequel le carburant est à 50 ou 70 cents de $ : je voyage juste un peu en Asie… et aux USA par exemple les prix baissent beaucoup plus qu’en Europe et justement parce que les taxes US sont d’à peine 20 cents du litre soit 3 fois moins qu’en Europe.

          Et en Suisse c’est idem, la plus grosse partie de taxes sont fixes :

          (site avia.ch)

          « Les diverses taxes représentent à elles seules pratiquement la moitié du prix de l’essence et du diesel. Ces dernières sont prélevées lors de la mise en circulation du carburant en Suisse. Les taxes fixes que représentent la taxe sur les produits pétro- liers, la surtaxe sur les huiles minérales et les taxes d’importation renchérissent l’es- sence de 73,45 centimes par litre. A cela viennent s’ajouter les charges auxquelles doivent faire face les importateurs afin de remplir l’obligation de compensation du CO2 (en vigueur depuis le 1er janvier 2013).
          De plus, la valeur de la marchandise est encore soumise à la taxe sur la valeur ajou- tée (TVA 8%). Ceci montre clairement que l’Etat profite du niveau élevé des prix de l’essence. Au total, les rentrées fiscales résultant de la vente d’essence et de diesel, soit quelques 6 milliards de francs, repré- sentent quelques 10% des rentrées fiscales de la fédération. »

          … et en Belgique idem… il vous faut le lien ?

          • Pour info les prix des carburants comme ceux de l’électricité se négocient sur des marchés spot accessibles à tout un chacun et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est la meilleure façon d’avoir une formation des prix correcte.

            Actuellement le prix du gaz oil sur le spot est de 518.92 E/tonne ce qui donne avec une densité de 0.85 un prix du litre de 0.44 Euro Hors Taxes.

            En comptant 1.5ct pour le transport, 2.5ct pour la distribution et 4 cent pour la marge ça donne 0.52 E/l HT.

            Avec les taxes (46.82+2.5) ça donne 1.01 et avec la TVA 1.21E le litre de GO.

            Jetez un oeil au site collaboratif zagaz.com, c’est le prix à 1 centime près. D’ailleurs le prix sans marge serait de 1.17 et ce sont les minis que l’on trouve en France… oui je sais c’est suranné…

            Lien du spot :

            http://www.energymarketprice.com/

  • Il y a 10 ans en 2005, le baril était à 25$ et durant les années 90, il naviguait entre 10-20$. Ca c’est un baril bon marché. A 50$, historiquement, c’est cher.

    La demande ne diminue pas, mais sa hausse se ralentit. Nous passons de 91 à 93 millions b/j.

    L’huile de schiste n’est pas rentable même à 90$. Les USA ont explosé la dette des exploitants de schiste à 202 milliards $ entre 2010 à 2014. L’administration Obama voit avec soulagement cette bulle qui se dégonfle.

    Dernier point: Est-il plus rentable de miser dans le pétrole avec des rendements et des risques élevés ou miser sur le solaire ou les énergies alternatives avec des rendements inférieurs mais garantis? Si vous vous êtes faits griller les ailes avec le schiste, probablement que l’éolien va vous sembler sexy!

    • entre le pétrole et le solaire, c’est facile
      un baril c’est 1600 kWh (thermique), et le kWh solaire revient aujourd’hui, au mieux, à 0.25 $ (le double en production directe chez un particulier). Ça met le solaire à l’équivalent de 400 $ le baril.
      Les industriels du solaire espère descendre un jour à 0.1 $ par kWh, soit 160 $ le baril. Le temps qu’il y arrivent, si il y arrive un jour, tout le pétrole « facile » aura été brulé.

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