L’Europe au défi de la démagogie

Devrait-on s’inquiéter de cette démagogie galopante ?

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Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0)

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L’Europe au défi de la démagogie

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 février 2015
- A +

Par Guy Sorman.

Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0) publié d'abord sur Flickr
Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0) publié d’abord sur Flickr

 

Le succès du Parti gauchiste Syriza en Grèce, la montée du mouvement Podemos en Espagne, l’enracinement du Front national, nationaliste et réactionnaire en France, la naissance d’un parti patriotique anglais, UKIP, le mouvement anti-immigré Pegida en Allemagne, la Ligue du Nord en Italie, le Parti du « Progrès » au Danemark, le Parti de la « Liberté » aux Pays-Bas, tous participent d’une même idéologie démagogique, dissimulée derrière des étiquettes trompeuses exaltant liberté et progrès. Tous contournent la raison pour exalter le sentiment national – ou régional – contre le cosmopolitisme européen, une horreur de l’économie réelle et de sa logique, la nostalgie d’un ordre ancien ou futur imaginaire qui relève de l’invention de la tradition. Que ces partis se proclament de gauche, de droite ou d’ailleurs, tous sont en vérité similaires dans leur négation du monde réel, dans la mobilisation des pulsions élémentaires pour persuader des électeurs béats que la politique pourrait changer leur vie, pour le meilleur bien entendu.

On constatera non sans ironie, que le premier parti de cette collection démagogique à s’emparer du pouvoir (pour un temps certainement limité) est grec puisqu’à la Grèce antique (qui ne coïncide avec la Grèce contemporaine que par la géographie), nous devons trois concepts d’actualité : la « démocratie » avec ses tours et détours, la « démagogie » qui fut hellénistique avant de devenir moderne et « l’Europe », qui est notre nouvel horizon. Bien des Grecs, souvent, considèrent qu’ayant « inventé » la démocratie, le reste du monde devrait leur verser des droits d’auteur pour l’éternité et que les règles de bonne gestion économique ne sauraient donc leur être imposées : mais si l’on admet ce raisonnement romantique, ne devrait-on pas déduire de ces « royalties » sur la démocratie, le coût tout aussi hellénistique de la démagogie ? On envisagera que le résultat est une somme nulle.

Devrait-on s’inquiéter de cette démagogie galopante ? Oui, mais sans frayeur. Elle me paraît moins le résultat d’une évolution profonde des nations européennes – comme dans les années 1930 – qu’une protestation contre la stagnation économique et une sanction adressée aux partis classiques. Les protestataires attendent-ils réellement que les partis démagogiques gèrent mieux les nations que n’y parviennent ces partis classiques ? On en doutera : les électeurs de la démagogie, pour la plupart d’entre eux, n’attendent pas grand-chose de leur vote impulsif. Certainement préféreraient-ils que les partis traditionnels et professionnels se montrent plus créatifs, plus persuasifs, voire plus transparents.

Le succès provisoire des démagogues me paraît avant tout une invitation à la modernisation de la droite et de la gauche classiques : une modernisation souhaitable et possible. Considérons quelques exemples simples. En économie par exemple, il est consternant que nos écoles n’enseignent pas aux enfants (et à leurs professeurs) la science économique en même temps que toutes les autres sciences : ce qui éviterait aux démagogues de tous les pays de laisser croire aux plus démunis qu’ils sont les victimes d’une « austérité » imposée par l’Allemagne. De même que la Terre tourne autour du Soleil et pas l’inverse, chacun devrait apprendre que seules les entreprises créent des emplois, que l’État dépensier détruit la croissance, que trop d’aides sociales suscitent dépendance et chômage, que la création arbitraire de monnaie (y compris par la Banque centrale européenne) ne remplace pas l’innovation.

Pareillement, les programmes scolaires, comme les discours publics, devraient incessamment rappeler combien l’Union européenne est un véritable miracle historique auquel nous devons, chaque jour, la paix entre nos nations, la liberté de voyager sans encombre, la baisse des prix grâce à la concurrence imposée par la Commission de Bruxelles, la protection de nos libertés grâce à la Cour de Justice européenne et une monnaie, l’Euro, qui garde sa valeur parce qu’elle échappe à la mauvaise gestion et à la démagogie nationaliste. Ce bonheur européen n’est plus guère apprécié que par les anciens qui se souviennent de la guerre et de l’inflation d’après-guerre ; pour les autres, l’Europe est tellement évidente qu’ils en ignorent les vertus, ce qui autorise à la mépriser.

Dans la Grèce ancienne, le meilleur orateur sur l’agora emportait l’adhésion de la majorité. Les temps modernes ne sont pas tellement différents : nos démagogues se révèlent excellents conteurs. Il appartient donc aux démocrates de devenir des narrateurs moins ennuyeux, plus persuasifs. Les démagogues ont leur utilité s’ils nous éveillent de notre torpeur, idées reçues et autosatisfaction ; ils ne deviennent dangereux que si nous restons bêtement silencieux. Il ne serait pas interdit aux démocrates, de surcroît, de manifester quelque imagination : les bons auteurs libéraux, depuis des décennies, ont offert des solutions innovantes sur la manière de gérer les aides sociales, l’éducation, le logement accessible pour tous, le plein emploi, la santé publique, en y introduisant plus d’esprit d’entreprise, plus de concurrence, plus d’initiative et de responsabilité personnelle. Cette boîte à outils et à idées, à disposition et sans frais, il est grand temps d’y puiser pour reprendre l’initiative de la narration créative. Sans esprit de parti, je regrette que la boîte à outils des socialistes soit vide : ce qui appauvrit le débat. « Quand la démocratie est en péril, disait Friedrich Hayek, il est temps de proposer des utopies alternatives ». Ce temps, c’est tout de suite.


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  • Tb article mais comment des siphonneurs d’argent public peuvent y renoncer volontairement ?

  • La distinction que vous opérez entre partis classiques et partis démagogiques est naïve. Tous les partis représentés au Parlement français sont démagogiques. Et c’est le cas sauf rares exceptions (De Gaulle-Pompidou) depuis le début de la IIIe République (sinistrisme). Les politiciens républicains ont sucessivement promis
    – l’Alscace-Lorraine sans douleurs
    – la paix dans le désarmement européen (Briandisme)
    – l’Algérie française
    – le programme commun
    – la solidarité,
    – l’égalité des chances, l’anti-discrimination

    Avez-vous pris conscience que le danger d’aujourd’hui n’est pas dans un parti périphérique au système (quel que soit son bord) mais au coeur du pouvoir d’Etat !
    Premier ministre : mettre fin à l’apartheid en France !
    entendre brasser autoritairement les communautés, contre leurs voeux, Staline le faisait déjà !
    Président de l’Assemblée nationale : fin du bicamérisme !
    C’était déjà le cas sous la Convention !
    Ministre de la Justice : il est légal d’espionner le chef de l’opposition
    Ministre de l’Education : il faut éduquer les enfants dans le respect de la laïcité et les valeurs de la République !

    Les « valeurs de la République » sont celles que le pouvoir politique veut imposer au peuple, ce sont des valeurs d’asservissement.

    Mon précepte moral c’est le Décalogue – infalsifiable par les politiciens. Et pour que le Décalogue devienne la loi morale de la cité, il faut mettre fin à l’expérience française de la laïcité !

    On ne doit rien à la République, que des désastres ! la DDHC de 1789 était libérale et royale !

    • Pour fuir les valeurs laïques, une famille doit payer une école religieuse privée.
      C’est un contre sens du but de l ‘éducation pour tous !

      Je ne suis pas pratiquant, je crois, sans plus, mais je sais que les valeurs laïques sont des valeurs nauséabondes pour l’éducation des enfants.

      Ne croire en rien, sauf peut être en l’Etat et la République est très malsain, car justement, les valeurs renvoyées sont elles mêmes:

      La corruption, la démagogie, la petite magouille, le détournement d’argent, le proxénétisme, la drogue, le trafic divers et varié.

      Donc, ne pas être laïc, c’est plutôt une vertu.

      • Pour aller dans votre sens, la laïcité est le principe politique qui permet aux gouvernants de s’affranchir de la morale traditionnelle – celle du Décalogue – en particulier « Tu n’envieras pas la maison de ton voisin » commandement antinomique avec la « lutte contre les inégalités ». Le bien commun c’est de lutter contre la pauvreté ! La République laïque a remplacé le bien commun par l’intérêt général ! Quelle déchéance !

        Quant à la liberté de conscience et de culte, elles n’ont point besoin de laïcité dans la quasi-totalité des pays et royaumes chrétiens. En France depuis 1789 et tout au long du Concordat.

  • Notre Europe est riche des différences. La plus grosse erreur est d’avoir voulu nivelé ces différences avec l’Euro.

    Si au lieu de vouloir centraliser cette différence dans une tour d’ivoire avec des technocrates démagogiques, l’on laissait les pays libres de vivre et de faire ?

    De protéger leurs frontières comme ils le veulent, de taxer librement sans se prendre un coup de bâton de la France. Le carcan socialiste est la source de l’échec de l’Europe.

    Le plombier polonais est une richesse, pas une menace. Le Luxembourg, Monaco, et les autres pays qui veulent attirer les « riches » savent que l’argent crée la richesse (pas bête!).

    Il faut arrêter la logique de petitesse, le nous allons tous mourir sous les OGM et la pollution. Sur le : mon dieu la planète se réchauffe !

    Si chaque pays pouvait prouver sa capacité à gérer comme il le faut son pays, les pays comme la France deviendraient ridicules. Le changement serait maintenant.

    Au lieu de cela, nous mutualisons la connerie socialiste. Le progrès, c’est pas pour maintenant !

    • « De protéger leurs frontières comme ils le veulent, de taxer librement sans se prendre un coup de bâton de la France. »

      Empêcher ce genre de choses est le seul truc que l’Europe fait de bien en l’échange de toute ses normes ubuesques…

  • Parler de vrais problèmes comme l’immigration de masse, la déprédation de la finance, et la perte de la souveraineté nationale, n’est pas de la démagogie. 

    • L’immigration n’est pas le problème. C’est surtout ce que l’on promet qui l’est.

      • Si ce n’etait pas un problème le FN n’arriverait pas en tête des élections.

        • Si j’étais Président !

          J’ouvrirais les frontières aux richesses, à l’intelligence. J’accepterais les entreprises, la créativité, la recherche. Voyez vous, pour faire une bonne cuisine, il faut des bons ingrédients.

          Le bilan Français est l’inverse:
          On fait fuir les gens compétents, l’argent, l’intelligence.
          On importe en échange des mauvais ingrédients qui coutent beaucoup d’argent.

          Prenez la Suisse, il y a beaucoup d’étrangers ! Est-ce un problème ?

          C’est juste un choix, une orientation politique: SOCIALISTE qui crée ce problème.
          Marine à part la violence, ne va pas résoudre le problème: elle est nationaliste.

          Les bons ingrédients ne rentreront pas ! Elle va de plus tuer les mauvais (90% de la population)

          • « Prenez la Suisse, il y a beaucoup d’étrangers ! Est-ce un problème ? »

            Pour les suisses oui … c’est la raison du succès de l’UDC …

      • l’immigration est un problême lorqu’elle devient à but électoral et lorsque le pays est fauché ;

      • L’immigration est un problème, mais il y a immigration et immigration, une certaine pose problème !

        Un américain, un russe, un japonnais, un italien, un grec, un espagnol qui viennent ne posent pas de problèmes, ils viennent et adoptent nos lois, ceux qui viennent et veulent nous imposer leurs lois, ou faire changer notre loi pour eux posent problemes.

    • Pour la finance, nous avons la BCE qui mutualise la connerie socialiste. Les banques rachètent aux Etats, qui rachètent aux Banques. Les lois sont votées pour les suivants, dans…après moi, je m’en tape.

      Lois qui sont détricotées pendant environ la moitié du mandat présidentiel. Puis vient la pré-campagne électorale pour l’après, durant la seconde partie du mandat présidentiel.

      La finance est devenu un outil socialiste de démagogie. D’ailleurs l’argent ne vaut plus rien: vous pouvez emprunter à 2% pour acheter un bien immobilier. La question est: pourrez vous la rembourser !?

      L’Europe est à l’image de cette France. Nous cachons la misère sous le tapis. En créant cette centralisation démagogique il y a une grosse concentration de frustration humaine. Chaque pays se sent arnaqué. Même la Grèce qui est la pire de toutes.

      Il faut rompre ce cycle socialiste qui conduit à l’extrémisme.

  • « la création arbitraire de monnaie (y compris par la Banque centrale européenne) ne remplace pas l’innovation. »

    Non seulement elle ne la remplace pas, mais surtout elle empêche l’innovation. En effet, l’argent gratuit de la BC permet aux concurrents dépassés par l’innovation de survivre malgré tout. L’injection monétaire a pour conséquence d’augmenter le coût d’entrée sur le marché pour les nouveaux entrants innovants relativement à ceux qui sont déjà en place et bénéficient des libéralités monétaires. C’est ainsi que les injections monétaires (ou budgétaires, d’ailleurs) ralentissent la croissance, jusqu’à engendrer la récession. Face à une guerre monétaire d’ampleur mondiale, il ne faut pas être surpris d’observer le ralentissement généralisé de l’économie partout à travers monde, tandis que certains marchés font la baudruche à peu de frais.

    La bonne nouvelle, c’est que le pays qui décidera le premier de sortir de l’impasse de la guerre monétaire prendra un avantage conséquent sur ses concurrents, sans doute une bonne décennie d’avance. Ce n’est pas un hasard si tant de bonnes âmes ont exigé et obtenu le QE de la BCE : grâce au QE et aux idiots utiles qui l’ont soutenu au sein même de l’Europe, voilà un concurrent de moins sur les marchés !

    Ceci dit, le QE n’est pas inéluctable. Puisqu’il est parfaitement illégal, il est encore temps de l’interrompre avant que le mal ne soit fait (sans oublier de remercier ses promoteurs).

    • L’injection monétaire a pour conséquence d’augmenter le coût d’entrée

      Tout à fait. D’accord sans la moindre réserve.
      Et paradoxalement, en apparence, de priver l’innovation des fonds nécessaires, puisque les produits/services nécessaires voient en général leurs coûts augmenter. L’asphyxie des secteurs innovants est rapide et se fait, comme vous le soulignez, au profits de rentiers du marché qui deviennent amateurs du capitalisme de connivence s’ils ne l’étaient pas déjà.

  • Le plus remarquable, c’est que ce type dépourvu de toute légitimité, représentant moins du quart du corps électoral de son modeste pays (moins de 10 millions d’électeurs, 36% d’abstention, élu avec 36% des votes exprimés, soit moins de 2,5 millions d’électeurs) entend imposer son point de vue à plus de 500 millions d’Européens. Ca, de la démocratie ? Une vaste mascarade, oui !

  • L’Europe est au défi d’elle même : des fins de séries politiques recyclés avec des salaires inouïs, une bureaucratie qui se mêle de tout et partout, un espace démocratique inexistant, un mépris du peuple digne de la Cour de Versailles, une monnaie destructrice d’économie, une déresponsabilisation des hommes politiques nationaux permettant une sélection « à l’envers » des plus médiocres.
    Et bien sûr la critique est taxé de « populiste », vieux réflexe stalinien et totalitaire de discréditer le contradicteur en le diabolisant.

  • L’europe = EURRS, ça ne peut pas marcher.

  • Certes, mais ça ne m’empêchera pas de voter FN aux prochaines élections même si j’ai une sensibilité politique libérale.

    En France, libéralisme =utopie.
    Le libéralisme c’est bien pour les dîners en ville.
    Alors soyons réalistes.

    L’important c’est de mettre les voleurs, pardon le PS et l’UMP dehors.C’est la suppression du permis à points, du carcan des normes dont beaucoup viennent de Bruxelles, le rétablissement de la liberté de la presse et de la liberté d’expression en refusant le contrôle d’Internet. C’est la préférence nationale et l’inversion de flux migratoires.

    C’est le programme du FN, même si il est critiquable sur ses autres volets notamment économique.

    En politique seul le réalisme paye.

    • Après la décision du QE et à l’observation des courbettes européennes devant le guignol grec, la sortie de l’euro devient plus séduisante, pour ne pas dire indispensable. Eh oui, quitte à avoir une monnaie pourrie, autant qu’elle ne serve pas à financer les boit-sans-soif grecs ! De manière surprenante, le programme économique du FN, qui servait jusqu’à présent de repoussoir, gagne en crédibilité par défaut.

      MLP peut remercier SuperMariole !

    • Le FN est mou et laxiste sur ces sujets notament refus de l’adoption de lois d’immigration identiques à celles de Singapour ou de la Malaisie…Quand au « programme » économique avec par exemple sa planche à billets à gogos…Et son étatisation de l’économie qui sent les années 50…

  • La démocratie est née en Grèce… alors c’est peut être logique que c’est là qu’elle évolura pour faire barrage à la néo féodalisation de populations pronée par les ultralibéraux… qui n’ont pour seule ambition… le pouvoir du fric. La pire des démagogie c’est de laisser mourir des millions de gens pour du fric…et ses paraitres.

    • néo féodalisation de populations pronée par les ultralibéraux

      Vous n’avez rien compris :

      C’est la néo-turbo féodalisation de populations prônée par les ultra méga néo turbo libéraux :mrgreen:

    • la démocratie athénienne n’a rien à voir avec la démocratie moderne. la grèce moderne illustre bien les dérives de la démocraties (démagogie, clientélisme,…). l’ultralibéralisme n’existe pas. la grèce est l’un des pays les plus socialistes d’europe. ce pays n’a rien de libéral. aucun libéral ne prône la néoféodalisation. au contraire, les libéraux sont favorable à la liberté. ce sont les socialistes qui prônent la féodalisation car ils sont favorable à un état de plus en plus grand qui a le droit de donner des privilèges à certaines catégories de personne. la redistribution de richesse n’est qu’un prétexte pour pratiquer le clientélisme. la gauche (la droite ne fait pas mieux) a pour but de transformer les pauvres en assistés, en clients (grace aux aides sociales) sans jamais les aider à s’en sortir, à s’enrichir. voilà pourquoi elle parle toujours d’inégalités et non pas de pauvreté. le libéralisme permet à tout le monde (y compris les plus pauvres) de s’enrichir. le problème de l’état est que contrairement à ce que croit tous les socialistes (de gauche et droite), ce n’est pas quelque chose de bien mais c’est un instrument aux mains de l’élite au pouvoir (ump et ps) qui s’en sert souvent pour ces propres intérets, pour aider ces copains. le vrai problème est le capitalisme de connivence, c’est quand l’État soutient certaines entreprises, soit qu’il cède à leur pression par corruption, soit que ce soit de sa part une volonté délibérée à des fins politiques.

    • parlez d’ultralibéralisme quand on sait que près de la moitié du pib est controlé par les états est risible. de plus, la politique de la troika n’a rien de libéral. une politique d’austérité libérale consiste en une réduction de la taille de l’état (réduction du périmètre de l’état (et non pas des dépenses publiques) et baisse des impôts et des taxes) ce qui n’a jamais été fait en Grèce où l’austérité a surtout consisté en une augmentation des impôts et des taxes et à partir de 2010, à une réduction des dépenses publiques. de plus, la majorité des libéraux se sont opposés au sauvetage de la Grèce. Beaucoup ont préconisés à juste titre une sortie de l’euro pour la Grèce. la liberté économique qui était déja extrêmment bas par rapport aux autres pays a encore baissé ces dernières années. croyez vous que si les ultralibéraux étaient au pouvoir en grèce la liberté économique aurait continué à baissé. la Grèce est classé 130 pour la liberté économique

    • La démocratie née en Grèce il y a fort longtemps et avec de belles analyses (Platon bien qu’il fût plutôt un ennemi de la Liberté cf Karl Popper) qui limitait son efficacité aux risques de la démagogie (invalidant 24 siècles avant qu’ils n’existent communisme et socialisme) mais aussi des aspects qui ne sont plus admissibles aujourd’hui (l’esclavage). Merci Grégoire pour cette belle pensée ultra-réactionnaire!!

  • Le problème pour l’europe est la monnaie COMMUNE européenne, l’euro comme l’avait prédit miss Thatcher, c’était une monnaie européenne (à l’époque l’ECU) qui aurait coexistait avec les monnaies nationales.
    De toute façon l’inéluctable arrivera un jour, l’explosion de la zone euro actuelle mais plusieurs scénarios sont possibles et c’est là le point d’interrogation.

  • Pourquoi c’est pas démagogique par essence un parti politique ?
    Nos hommes politiques ne sont pas démagogiques depuis 40 ans ?
    Ces débats en se pinçant le nez sur le populisme et la démagogie sont insupportables ..

  • Sans esprit de parti, je regrette que la boîte à outils des socialistes soit vide : ce qui appauvrit le débat.

    Ah non, elle n’est pas vide leur boîte à outils : elle contient tout l’attirail de l’arracheur de dents. C’est leur manière de pervertir le débat.

  • De quel côté se trouve réellement la démagogie?
    Il n’y a aucun exemple dans l’histoire de crise de dette publique de cette ampleur qui ait été résolue par une politique d’austérité économique.
    La vraie démagogie, c’est dire aux européens qu’on pourra sortir de cette crise de dette publique grâce l’austérité. C’est mathématiquement impossible.
    De telles dettes peuvent être résorbées soit par l’inflation (mais elle n’a toujours pas le vent en poupe malheureusement), soit par une légère redistribution des richesses (mise à contribution des créanciers).
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130723trib000777080/les-pays-qui-ont-applique-l-austerite-ont-vu-leurs-dettes-publiques-exploser.html

    • De telles dettes peuvent être résorbées soit par l’inflation

      Alors, combien de chiffres ❓
      25% annuel ❓

      • L’inflation est quasi nulle (0,1% à fin 2014) et le taux d’emprunt est autour de 1%.
        Il suffirait d’une inflation de 5% pour que le taux d’intérêt réel de la France devienne très négatif (-4%).

        http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-inflation-menace-pour-creanciers-endettes-eric-verhaeghe-321068.html

        « La France pourrait revenir aux critères de Maastricht, c’est-à-dire à une dette égale à 60 % du PIB, simplement en laissant filer la hausse réelle des prix à 5 % pendant 5 ans »

        Sans compter les effets positifs sur l’investissement (lorsque l’argent qui dort perd de sa valeur, on le dépense!) et donc sur l’emploi.

        • et donc voir la maîtrise de la monnaie un moyen d’escroquer les autres…
          « laisser filer »..

        • J’ai plus simple pour vous : revenez au FRF, et laissez la BNF imprimer les billets sans contrepartie, sur commande de l’état, sans limite. Ce sera surement excellent pour l’industrie française. On pourra fabriquer les casse-noix des chinois, et tous les écrous M6 et les exporter en Chine contre devises trébuchante, euh surtout sonnantes 🙂
          Monopole mondial garanti 🙂

          Sans compter les effets positifs sur l’investissement (lorsque l’argent qui dort perd de sa valeur, on le dépense!) et donc sur l’emploi.

          L’argent qui dort dîne :mrgreen:
          Bien sur, le banquier qui reçoit notre paye entasse les billets un par un dans son coffre-fort :mrgreen:
          Vu le temps qu’il a mis a les ranger, il va pas les prêter, ce serait trop stupide :mrgreen:

        • « La France pourrait revenir aux critères de Maastricht, c’est-à-dire à une dette égale à 60 % du PIB, simplement en laissant filer la hausse réelle des prix à 5 % pendant 5 ans »

          J’avais pas lu. Ânerie monstre, mort de rire. Avec l’Euro, vous ne pouvez avoir un différentiel d’inflation trop grand, sinon personne n’achèterait plus rien.

          Pour ce faire, il ne vous plus qu’à suivre le FN qui propose la sortie de l’Euro et la « souveraineté nationale ».
          Vous aurez alors les moyens de retourner à l’Euro puisque selon votre théorie la dette descendra sous les 60%. Il faudra beaucoup plus que 25% d’inflation… Mort de rire … 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂

          Vous allez vous retrouver comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir : des réformes à l’insu de votre « plein » gré. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

          • « vous ne pouvez avoir un différentiel d’inflation trop grand, sinon personne n’achèterait plus rien. »

            Que veut dire un différentiel d’inflation? Si la politique inflationniste est mise en oeuvre au niveau de la BCE, il n’y aura pas de différentiel d’inflation entre les pays membres. Si l’inflation est homogène, stable et maîtrisée, elle peut être non nulle sans problème.

            • Ah, vous comptez appliquer ce délire inflationniste à l’Europe entière ❓
              Et les autres vont dire oui gentiment parce que vous le demandez gentiment ❓

              Si l’inflation est homogène, stable et maîtrisée, elle peut être non nulle sans problème

              Cela c’est de l’affirmation que vous avancez Kamarad, cela serait en fait très hypothétique.

              • C’est fou ce que l’on peut inventer, en France, pour ne pas devoir corriger le fait que l’état (central et local) claque 57% de PIB contre 45% pour l’Allemagne!

                Comment expliquer que l’informatisation des services se soit accompagnée d’un plus grand nombre de fonctionnaires?

                (j’ai toujours été persuadé que « l’administration installée » avait pour premier souci sa pérennité, sa croissance, ses taches et son pouvoir alors qu’elle n’est pas élue, qu’elle se dit « non-responsable » et qu’elle prétend être au service du public même si on peut constater bien trop fréquemment l’inverse, forçant les acteurs économiques à des tâches « bénévoles » mais coûteuses! D’autant qu’elle a besoin de complexité pour se rendre incontournable.)

                L’Europe n’a pas décidé l’austérité: les 3 critères du pacte de stabilité ont été signés à l’unanimité des pays membres dès … 1997, il y a 17 ans!

                Personne n’a encouragé les gouvernements français successifs à abandonner tous les efforts au suivant! Maintenant que la limite des prélèvements fiscaux semble atteinte, les socialistes diminuent la « redistribution », en veillant bien à épargner les membres du bloc politico-administratif, ultra-conservateur, sur ce point, et pourtant peu productif!

                Qui est responsable de ne pas avoir profité des époques de croissance pour enclencher cette rationalisation raisonnable qui permettra quand tous les pays respecteront ces critères (qui ne sont jamais que des principes de bonne gestion raisonnable), de développer d’autres avantages liés à l’usage de la monnaie commune (parmi lesquels, une certaine harmonisation fiscale, dans la nature et l’appellation des différents impôts et taxes, mais pas tout de suite dans les taux que vous rêvez d’imposer aux autres)?

                Cette idée d’une inflation galopante pour rembourser la dette en « monnaie de singe » est non seulement un « vol qualifié avec préméditation » des épargnants (prévoyant, eux, que dans l’avenir, ils pourront moins compter sur l’état pour survivre) mais à l’opposé de cette « bonne gestion » du pacte de stabilité: c’est absurde et cela n’existera jamais dans une Europe avec l’Allemagne!

                Et si la France quittait l’ € (mais qui y pense sérieusement?), elle n’aurait plus de rôle dans l’Union, sa monnaie, actuellement uniquement adossée sur la seule « confiance », ne vaudrait plus rien et ne jouerait plus aucun rôle international, sauf dans la vente, à prix devenu très intéressant, de vos « bijoux de famille »!

                Mais que faire d’autres quand on s’adresse à des gens qui préfèrent 1000 fois les discours qui flattent leur orgueil national à des comparaisons de chiffres austères de ces peuples qui ne sont même pas Français!

            • C’est quoi une inflation homogène? Vous croyez vraiment que la monnaie ainsi créée va se répartir gentiment dans toute l’économie comme une flaque d’eau? Non cette argent gratuit ne va créer que des bulles spéculative (faire grimper démesurément la bourse ou l’immobilier ou la high tech) car ceux qui en bénéficieront savent pertinemment que cette argent va se déprécier rapidement et qu’il faut très vite lui faire faire « des petits » à très court terme. De fait, tous les investissements à long terme en pâtissent car leurs rendement devient d’autant plus faible. Non la seule résultante de la création monétaire c’est le « shoot dans le bras » la création d’un apparente richesse lié à la formation de bulle. A moyen terme l’impression de valeur disparait et on se prend un gros kickback en s’apercevant que des sommes ahurissantes on été investies en pure pertes (voir la crise de l’immobilier au US)

    • « soit par l’inflation (mais elle n’a toujours pas le vent en poupe malheureusement) » combien d’expériences catastrophiques (république weimar, zimbabwé,…) vous faudra t il pour comprendre les dangers de l’inflation ?? l’inflation n’est ni plus ni moins qu’un impôt caché. l’inflation prive les acteurs économiques du fruit de leur travail. C’est pourquoi il faut une monnaie stable. Autres raisons pour lesquelles la monnaie doit être stable, c’est que la monnaie est un 1) instrument d’échange 2) un instrument d’évaluation commun 3) une réserve de valeur. L’inflation corrompt ces trois finalités de la monnaie. je suis choqué par le nombre de personnes qui croient qu’il suffit de faire « tourner la planche à billets » pour créer de véritables richesses

      • Les cas cités (République de Weimar et Zimbabwe) sont des cas d’HYPERINFLATION. On sort du cadre de l’inflation maîtrisée dont je parle.
        Et dans le cas présent de la politique d’austérité la majorité des acteurs économiques sont aussi privés des fruits de leur travail puisque les impôts explosent pour que les Etats
        puissent honorer le remboursement des dettes.
        Concernant les trois fonctions de la monnaie, le problème vient bien du 3ème. L’accumulation trip importante de réserves de valeur de certains acteurs économiques fait que la monnaie se raréfie pour d’autres acteurs économique, l’empêchant de jouer son rôle de valeur d’échange, ce qui plombe l’activité économique. L’inflation maîtrisée peut pallier ce problème.

        • Orel lien iconoclaste :mrgreen:

          Vous tenez donc a spolier des personnes retraitées qui ont une rente fixe comme c’est toujours le cas ❓
          Vous voulez les envoyer pousser les chariots comme aux states ❓
          Cool ❗

        • L’accumulation trip importante de réserves de valeur de certains acteurs économiques fait que la monnaie se raréfie pour d’autres acteurs économique, l’empêchant de jouer son rôle de valeur d’échange, ce qui plombe l’activité économique. L’inflation maîtrisée peut pallier ce problème.

          Mon dieu, mon dieu 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁
          Vous aller faire exactement l’inverse de ce que vous prétendez 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁
          Bref, vous ne maîtriserez rien bien au contraire. 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁

          • Au temps pour moi Orel/econoclaste est bien la même personne.
            Concernant les retraites il suffit d’indexer les pensions sur l’inflation comme c’était le cas.
            Concernant la « maitrise » de la situation c’est vrai que les institutions européennes maitrisent tellement la situation qu’on ne peut que s’incliner.
            Tout va bien, c’est le plein emploi, vive la stagflation (voire la déflation…) !

            • Oui, l’Orel c’est Hardi … 🙂

              Concernant les retraites il suffit d’indexer les pensions sur l’inflation comme c’était le cas.

              Et abracadabra, vous modifiez étatiquement les contrats de droit privé ❓
              Ou vous versez des fonds aux institutions ❓
              Il vous faudra un paquet de QE pour générer le PQ nécessaire … :mrgreen:

              • Dans quel monde vivez vous?
                Bien sûr que les réformes des retraites modifient les contrats. Pourquoi sommes nous passés de 60 à 62 ans???
                Il n’y a rien de magique la dedans. Ça s’appelle la politique.

                Et pour info les retraites sont déjà indexées sur l’inflation.

                http://mobile.lemonde.fr/argent/article/2014/03/11/pourquoi-les-retraites-ne-vont-pas-augmenter-cette-annee_4381033_1657007.html

                • Et vous, vous plein de petits nuages roses ❓
                  Cela doit être charmant 🙂

                  Si les retraites d’état sont grosso-modo indexées sur l’inflation, il n’en est pas de même des contrats de droit privé. Ce n’est pas automatique.

                  • Peut être mais les régimes privés de retraite representent une minorité. Et si ce n’est pas automatique rien n’est impossible. Tout est une question de rapport de force.
                    « L’homme raisonnable s’adapte au monde ; l’homme déraisonnable s’obstine à essayer d’adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l’homme déraisonnable »
                    George Bernard Shaw

                    • Tout est une question de rapport de force.

                      Tout est dit 🙂 : le rapport de force remplace la négociation, le contrat n’a plus lieu d’être 🙁 🙁 🙁
                      J’espère que vous ferez des progrès… des gros ❗

                • Quel contrat? vous avez signé un contrat pour votre retraite? mois jamais…

        • L’inflation n’a jamais réglé les problèmes que de ceux qui en profitent en premier c’est à dire les états, les banques et les grandes entreprises. Les autres (95% de la population) en sont proportionnellement appauvris. La manipulation monétaire est un crime qui devrait être sévèrement punis.

          • L’inflation favorise les débiteurs au dépend des créanciers, nuance. D’où l’opposition aux politiques inflationnistes puisque le pouvoir en Europe est assurément du côté des créanciers… Et il n’y a pas de politique monétaire neutre. La monnaie est par essence un des éléments de la souveraineté d’un État ou d’un groupe d’Etat. Une politique monétaire résolument antininflationniste est une forme de manipulation de la monnaie

            • La monnaie est par essence un des éléments de la souveraineté d’un État ou d’un groupe d’Etat.

              On comprend mieux pourquoi les gens intelligents fuient la monnaie :mrgreen:

            • La création monétaire avantage ceux qui dispose en premier lieu de la nouvelle monnaie créée. Cette nouvelle monnaie percole lentement ensuite vers le reste de la société mais elle est accompagné d’une augmentation des prix si bien que pour les dernier servis l’affaire est négative car non seulement ils ne récupèrent qu’une petite fraction de la monnaie créée mais il subisse la totalité de l’augmentation des prix.
              La monnaie n’est qu’un élément favorisant le commerce et l’investissement originellement, la monnaie est apparu en dehors de tout état, de tout pouvoir. Mais rapidement Les puissants se ont emparé de la monnaie par la force car c’est le moyen le plus simple pour assoir sa domination sur une population et cet état de fait n’a jamais cessé jusqu’à aujourd’hui. La monnaie reste de nos jour le moyen d’oppression le plus simple et le plus efficace pour nos gouvernants. Il ne devrait pas exister de politique monétaire, la monnaie devrait être libre et concurrentiel comme toutes les autres marchandises (ce qu’elle est). Les « politiques monétaire » ne sont que les reliques du temps des despotes que nous n’avons en fait jamais totalement quitté. Personne ne devrait pouvoir manipuler de manière autoritaire la quantité de monnaie et les taux d’intérêt. Ces manipulations sont des crimes qui devrait être punis sévèrement.

              • La monnaie ne peut exister sans confiance (c’est d’ailleurs ça que signifie fiduciaire 😉 ). Surtout depuis la fin de la convertibilité en or. Or qui ferait confiance à une monnaie libre non dépendante d’une organisation politique stable? C’est pourquoi la monnaie est dorcement liée a un État ou une structure équivalente. Vous décrivez un monde qui n’existe pas.

                • bank note? sans avoir réfléchi à la question

                  la blague est « un état ne peut pas faire faillite » alors que tout le monde sait qu’une banque qui émettrait une monnaie fiduciaires est faillible.
                  Le risque est dissimulé…du moins à ce qu’il me semble..et à un nombre réduit de gens qui perdent en ayant fait confiance à une banque on préféré faire payer tout le monde pour la « faillite de l’état’

                  • Un Etat en tant que tel ne fait pas réellement faillite, c’est un abus de langage. Un Etat fait défaut de paiement.
                    Une entreprise fait faillite. Elle est alors rayée de la carte. Un Etat ne peut pas être rayé de la carte. Certes ses institutions peuvent changer, il peut y avoir une guerre civile, une révolution, mais la nation en elle même demeure. Son patrimoine, ses concitoyens, son armée, etc. ne s’évaporent pas. Et surtout, son pouvoir de lever l’impôt ne disparaît pas même suite au défaut de paiement !

                • La monnaie ne peut exister sans confiance , et c’est sur qu’a force de QE générant des rouleaux d’Euros, le rouleaux de PQ finira par servir de monnaie d’échange, car au moins il aura une valeur d’usage …
                  Il faudra juste une brouette … :mrgreen:

                • Ce monde a existé et existerait demain matin si la création de monnaie devenait libre. Le besoin de monnaie est impérieux et vitale, et seule la violence étatique à permit à nos gouvernant de se débarrasser de la monnaie or. celle ci avait le grand désavantage de na pas être suffisamment manipulable à souhait et donc de limiter toutes les malversations auxquelles nous assistons années après années. Laissons faire la concurrence entre les monnaies et une ou plusieurs monnaie saine apparaitrons rapidement avec très certainement une monnaie fiduciaire adossé sur l’or. L’économie pourrais alors repartir sur bases saines.

            • non le problème est la POLITIQUE monétaire quelque’elle soit, elle est forcement injuste… la valeur de la monnaie doit être le résultat du marché… les explicitation données pour justifier telle ou telle action sr la monnaie sont essentiellement de l’enfumage…

              on peut foutre en l’air une économie en jouant avec la monnaie, mais à l’inverse, il est bien difficile d’imaginer que l’on crée de la richesse en imprimant des billets ..on en déplace…au profit de certains au détriment d’autres…

        • L’accumulation trip importante de réserves de valeur de certains acteurs économiques fait que la monnaie se raréfie pour d’autres acteurs économique, l’empêchant de jouer son rôle de valeur d’échange, ce qui plombe l’activité économique.

          Vous prenez les banquiers et les déposants pour des tartes ❓
          Donc selon vous, les billets sont sagement alignés dans les coffres des banques et se reposent ❓
          Et les agrégats M ❓
          Alors comment fait la Suisse pour appliquer des taux négatifs sur les dépôts ❓
          Le banquier compte les billets un par un puis saisi de sa calculatrice et confisque 75 billets sur 10000 ❓
          Efficace, non ❓

        • l’hyperinflation s’est quand l’inflation devient hors de contrôle. or si on applique votre solution, il y a un risque qu’à un moment on tombe en hyperinflation. L’inflation provoque à court ou à long terme l’augmentation du taux d’intérêt en valeur nominale. Cette hausse du taux d’intérêt occasionne une augmentation du coût du crédit. De plus, lorsqu’il s’élève moins vite, en valeur nominale que le niveau des prix, alors le taux d’intérêt réel s’abaisse quelquefois pour devenir négatif. Les agents économiques sont alors sollicités pour s’endetter. Ce processus conduit à une spoliation de l’épargnant et à un enrichissement indu des emprunteurs. Les agents économiques protestent contre cette spoliation en fuyant la monnaie, c’est-à-dire en accélérant la vitesse de circulation de la monnaie et créant l’hyperinflation. L’augmentation des moyens de paiement a des effets de processus auto-entretenus avec une augmentation induite de la vitesse de circulation qui mène à l’effondrement complet du système économiqu

    • ça n’est parce que toutes les crises passés ont été résolu par la spoliation de 80% de la population au profits des 20% de privilégiés (en gros les politiques, les fonctionnaires et leurs affidés).

    • il ne fallait pas sauvé la grèce mais la laisser faire faillite et la sortir de la zone d’euro. c’est l’un d’être une bonne solution mais c’est la moins pire. certes, il y aurait eu un aggravement de la solution à court terme mais cela aurait au moins donné un avenir à la Grèce pour le long terme (à condition qui fassent leurs réformes structurelles). je ne comprends pas cet acharnement à vouloir laisser la Grèce dans l’euro (de manière plus générale, je ne comprends pas cet attachement à l’euro qui a besoin d’être réformé:pluralisme monétaire (avoir l’euro mais avoir des monnaies locales comme le drachme), mettre en place deux euros: un pour le sud l’autre pour les pays du nord,…) ou bien virer les pays du sud de l’europe (surtout la grèce). l’un des problèmes s’est que l’austérité pratiqué en europe constitue surtout en une augmentation d’impots et de taxes alors qu’il faudrait les baisser. de plus, au lieu de réduire les dépenses publiques, il faut réduire l’état (càd privatiser certaines fonctions de l’état et ne pas baisser le budget des fonctions régaliennes).

  • Les Grecs vont bien vite se rendre compte du pire entre l’austérité et être en crise.

  • « Elle me paraît moins le résultat d’une évolution profonde des nations européennes – comme dans les années 1930 – qu’une protestation contre la stagnation économique et une sanction adressée aux partis classiques. Les protestataires attendent-ils réellement que les partis démagogiques gèrent mieux les nations que n’y parviennent ces partis classiques ? » Dites-vous. Mais a t-on vu dans l’histoire, dans les histroires des différents pays,des politiciens gérer leur pays? C’est une affabulation. Certains esprits faibles trouveront une justification pour, sans soumettre à l’analyse leur croyance, mais quand donc un peuple a-t-il bénéficié d’une gestion efficace d’un gouvernement, d’une assemblée à son endroit ?

  • Euh, non, le premier parti à s’emparer du pouvoir avec une idéologie nationale-clientéliste est le Parti socialiste Français avec une bonne dose de populisme et de démagogie (« j’aime pas les riches »).

  • « Tous contournent la raison pour exalter le sentiment national – ou régional – contre le cosmopolitisme européen, une horreur de l’économie réelle et de sa logique, la nostalgie d’un ordre ancien ou futur imaginaire qui relève de l’invention de la tradition. »

    – Qui pourrait expliquer a monsieur Sorman que son cosmopolitisme tant rêvé est une idée ultra minoritaire ? depuis quand l’application de la volonté du peuple, qui est l’un de base de la démocratie libérale ( avec la liberté d’expression), est synonyme de démagogie ?

    Pas étonnant que le niveau scolaire est a la baisse, car si même les profs des grandes école ne connaissent pas le sens des mots qu’ils employent …

    – En quoi le sentiment national est une mauvaise chose ? expliquer moi ? si vous voulez vivre sur mars faite le … mais ne l’imposez pas à la majorité.

    Quant au futur imaginaire qui relève de l’invention, c’est plutôt votre « utopie » multiculturaliste qui en est un … vous pensez sérieusement que la destruction des nation et culture européen dans une sorte de mélange malsain relevant du néant, est un chose positive ?

    Au final votre vision du monde n’est qu’un condensé de l’idéologie post marxiste très en vogue parmi nos « élites »politique et médiatique, totalement déconnectés du reste de la population, qui cache par une vision pseudo libéral une idéologie de l’homme nouveau libéré de supposés aliénation et avec pour finalité très marxiste une volonté de destruction des piliers de notre civilisation .

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