Retraites : 3 problèmes à reconnaître

Alors que les retraites complémentaires fondent comme neige au soleil, peut-être serait-il temps de réformer le système en son entier ?

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Retraites : 3 problèmes à reconnaître

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 30 décembre 2014
- A +

Par Emmanuel Bourgerie.

Vieux credits Vinoth Chandar (licence creative commons)

Jusqu’ici, le sujet des retraites avait été mis de côté avec la crise persistante en France, mais un nouveau rapport pointe du doigt le rythme alarmant auquel les réserves des caisses de retraite complémentaires fondent. C’est un nouveau symptôme de problèmes déjà bien connus, et les Français sentent bien que la réforme Sarkozy pour passer l’âge de 60 à 62 n’aura été que la première étape si l’on veut maintenir les retraites fonctionnelles. Je vais ici en aborder trois : l’insensibilité de l’âge de départ aux variations démographiques, la conjoncture qui n’aide pas et le fondement même du système par répartition.

1. L’âge de départ et les variations démographiques

L’équation est pourtant bien simple dans un régime par répartition : ceux qui travaillent paient des cotisations pour ceux qui ne travaillent plus, avec la promesse qu’à leur tour ils bénéficieront du même privilège quand ils auront passé un certain âge. Seul hic, jamais dans le système que nous avons aujourd’hui la progression de l’espérance de vie n’a été prise en compte. Nous pourrions gagner ou perdre 10 ans que l’âge de départ resterait identique.

Quand François Mitterrand a passé l’âge de départ légal de 65 à 60 ans en 1981, l’espérance de vie était de 74 ans. Même après sa réforme, la retraite représentait en moyenne 14 ans dans la vie d’un salarié, ce qu’il était parfaitement possible de financer à l’époque. Il est facile de blâmer Mitterrand pour avoir commis le « pêché originel », alors que le problème est que depuis l’espérance de vie s’est allongée de 8 ans entretemps. Il n’est ni responsable de ce fait, ni responsable de l’inaction totale des gouvernements qui ont suivi sur ce sujet.

Si l’âge de départ à la retraite avait mécaniquement suivi l’espérance de vie, nous devrions aujourd’hui attendre 68 ans avant de pouvoir nous arrêter de travailler. Les 14 ans de retraite sous Mitterrand semblaient généreux dans le contexte de l’époque, ils seraient aujourd’hui vus comme de l’ultra-libéralisme exploiteur.

2. L’aspect conjoncturel

Mais il ne faudrait pas négliger ici l’aspect purement conjoncturel. Comme on l’a vu plus tôt, tout est une question d’équilibre entre travailleurs et retraités. Or, le chômage est un coût supplémentaire à la sécurité sociale. Si ces personnes étaient employées, elles seraient au contraire une source de revenus. « Remettre les gens au travail » – pour employer une expression assez vulgaire – pourrait en réalité avoir beaucoup plus d’importance qu’il n’y paraît.

Sans aller jusqu’à dire que tout va bien et qu’il suffit d’un peu de croissance pour remettre les régimes de retraite dans le vert comme le font certains keynésiens panglossiens, je souhaitais juste pointer du doigt que la situation dépend du contexte économique et une partie des déficits pourrait se résorber avec une meilleure conjoncture.

3. Le système par répartition

Ce qui m’amène au « cœur » du problème : la retraite par répartition est peut-être un bon outil de redistribution, mais est-ce vraiment un outil adapté pour financer les retraites de chacun et anticiper les futures évolutions démographiques ? Personnellement, j’ai beaucoup de mal à accepter le fait qu’il faille payer une retraite généreuse à des gens qui auront gagné plus que moi toute leur vie, ce qui rejoint la confusion que j’avais déjà évoquée auparavant entre redistribution et service public.

Non seulement le système actuel de répartition est moralement plus que discutable, mais il a en plus des effets de bords économiques qui posent réellement problème. Quand l’État annonce vouloir s’occuper intégralement des retraites de chacun, quel est la réaction parfaitement rationnelle à attendre des salariés ? Pas besoin d’épargner autant que prévu. Je suis toujours aussi frappé par cette hypocrisie française qui condamne le consumérisme, mais fait tout pour inciter à la consommation immédiate et condamne fermement l’épargne et l’investissement.

À un moment où les entreprises françaises n’ont plus les capacités d’investir, où le chômage galope et où l’on se demande comment seront financées les retraites, que l’on refuse de poser la question de la capitalisation montre à quel point les esprits sont religieusement opposés à l’économie de marché.


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  • l’erreur fondamentale de la retraite par répartition et d’avoir choisi les cotisations au lieu des impôts pour la financer, ce qui aurait permis de s’abstenir d’avoir une retraite inégale ou proportionnelle aux cotisations. mais , comme toujours , une loi ne permettant pas des privilèges et des privilégiés n’est jamais choisie en priorité par nos élus plus royalistes que le roi .
    la capitalisation .. pour un smicard..c’est impossible et vous le savez .

    • votre distinguo entre cotisations et impôts est absurde: c’est bien l’aspect répartition qui est une erreur économique bien au-delà de la simple question des retraites elles-mêmes.

    • Vous dites n’importe quoi. Combien cotise un SMICard pour sa retraite aujourd’hui ? 15.15% de 9.53€/h. Soit une capitalisation de 106K€ en fin carrière (40 ans) sans prendre en compte la revalorisation du SMIC. Si l’on y ajoute les interêts, en prenant pour exemple des rendements comparables aux fonds de pension chiliens (~9%/an), cela représente >1M€ en fin de carrière, ce qui permet de prendre quelques années de retraite confortables. Surtout pour un SMICard. Le système vole les pauvres aujourd’hui.

      • Je cotise a un fond de pension et pourtant je gagne 20% d’un smic.

      • @happymeal :il faut revoir vos calculs!
        un smicard qui aurait cotisé 15 ù de ses 9,53 € de l’heure aurait effectivement une capitalisation d’environ 100 K€ après 40 ans ( en supposant un taux d’intérêt réel, donc en plus de l’inflation , de 2 % ce qui est très correct). Si, ce même smicard obtient une retraite de 10K € par an pendant 22 ans ( si c’est une femme il faut compter 28 ans!) il récupérera 220 K € , soit plus du double de ce qu’il a cotisé ( et 280 K€ si c’est une femme). Le système vole les riches qui ont cotisé plus et non les pauvres!

        • @VISOR, je recommence car vous ne semblez pas saisir la teneur de mon message :
          Si nous étions dans un sytème par capitalisation, en prenant 9% de rendement pour un fond de pension privé (exemple chilien), compte tenu des niveaux de cotisation outranciers pratiqués en France (15.15%) Un SMICard qui capitaliserait devrait finir sa carrière avec 1M€.
          Or, comme vous le soulignez très justement, il ne touchera dans le système actuel que ~200K€-300k€. Le sytème par répartition le vole aussi… mais sans qu’il le voit 😉
          Il va sans dire que le système par répartition vole aussi les riches de manière bien plus visible.

      • 150 euros par mois suffisent tout juste à faire un complément de retraite mais ne permet pas de vivre sans un taux d’intérêt supérieur a l’inflation réelle et sur 40 ans , cela tiendrait du miracle !
        c’était possible avec l’immobilier mais , la barre est de plus en plus haute pour y accéder..150 euros , juste une voiture bas de gamme , pas un appart !

  • Et encore si c’était une vraie répartition….
    La retraite des fonctions publiques ne sont que des cotisations fictives part salarié et inexistantes part employeur. Pour 5 million de personne c’est une retraite par taxation.
    Autant de gens retirés de l’assiette des cotisants des régimes de répartition.
    L’état impose la répartition pour les autres mais pas pour les siens.

  • Sur le point 1 :
    Il faut faire le calcul avec l’esperance de vie au moment du depart en retraite (et non l’espérance de vie à la naissance).
    D’après l’Insee, l’esperance de vie à 60 ans a augmenté de 4 ans entre 1980 et 2005, pour s’établir à 26 ans pour les femmes et 21 ans pour les hommes.

  • Petit « oubli » : les régimes spéciaux, qui ajoutent 10 ans de retraite, retirent 10 ans de cotisaction (quand elle n’est pas fictive) avec un calcul de pensions ultra-favorable. L’auteur serait-il socialiste ET fonctionnaire ?

    • Et Mitterrand pas responsable ? L’allongement de l’espérance de vie, de même que le nombre de baby-boomers étaient parfaitement connus en 81. Mitterrand savait qu’il n’aurait pas à assumer les conséquences de sa démagogie. Tout ce qu’il voulait, c’était le pouvoir, quitte à faire un pacte avec le diable (ce qu’il a fait, en s’associant avec les tenants de l’idéologie la plus criminelle du 20ème siècle – le communisme, le nazisme n’arrivant que second, en nombre de victimes)

  • Il faudrait aussi analyser les inconvénients de la retraite par capitalisation:
    – il faut avoir des opportunités d’investissements à long terme et le capitalisme financier actuel a tué ce concept du capitalisme industriel, les managers ne regardent plus qu’à quelques mois pour leurs bonus et options, peut-on leur faire confiance pour qu’une épargne sur 40 ans n’aient pas été mangées par leur cupidité et leur absence de vision?
    – les gérants des fonds deviennent les actionnaires majoritaires de société sans y mettre un centime de leur poche, peut-on vraiment faire confiance à de tels actionnaires pour contrôler la bonne gestion des entreprises?
    – A-t-on vraiment des besoins d’investissements correspondant aux besoins des pensionnés de toute la planète?
    – que se passe-t-il quand les crises, bulles et autres méfaits financiers ont laminés les réserves?

    Il faut un mix intelligent:
    – un système par répartition qui donne une pension ne dépendant pas des revenus mais bien de ce que les gens ont fourni à la collectivité, c’est-à-dire un supplément de pension pour les enfants en charge en fonction du nombre des années de cette charge, ceux qui ont des enfants ont moins de capacité d’épargne et leurs enfants cotiseront pour tout le monde, y compris ceux qui n’ont pas eu d’enfants et ont pu épargner plus
    – un système par capitalisation pour une pension complémentaire uniquement liquidée sous forme de rente (jamais sous forme de capitaux), le futur pensionné pouvant cotiser au fonds qu’il estime le plus performant et non à un fonds imposé par l’employeur ou tout autre

    • @Alain :

      Pour toutes vos questions sur la pertinence des fonds de pension et leur efficacité : cf le fonds de pension norvégien.

      Pour le mix entre répartition et capitalisation, donnons le choix aux gens : comme au Chili, ils choisiront dans la plus grande majorité la capitalisation, avec le succès que l’on sait pour eux.

      • En matière de gestion de fonds, la Norvège est une exception positive (cfr aussi leur fond souverain), malheureusement on ne peut se baser sur l’exception pour s’assurer de la viabilité d’un modèle.

        La répartition ne peut en aucun cas être un choix car on sait bien qu’il s’agit de solidarité et que les mieux nantis aident les moins natis. Donc en cas de choix seuls les moins nantis optent pour cette option ce qui la rend non viable

  • Il existe un système de répartition qui serait efficace même si certains pourraient le trouver injuste.
    Effectivement le taux d’emploi et les changement dans l’espérance de vie engendre des inconnues qu’il est pourtant facile d’éviter. Pour cela il faut considérer plusieurs points : pas d’âge limite pour prendre sa retraite. Le travailleur cotise un certain pourcentage de son salaire : utilisons des chiffres simples même si non réalistes pour comprendre le principe. Chaque travailleur donne la moitié de son salaire comme cotisation retraite. Il cotise pendant un certain nombre d’années. On fixe une limite de nombre d’années de travail égale à 60% de l’espérance de vie, ce qui rend déjà le système plus flexible. Au bout de ce nombre d’année, le retraité touche 75% du montant cotisé jusqu’à sa mort. Si il travaille moins d’année, il reçoit mois, si il travail plus, il reçoit plus (calcul qui peut être fait via une simple règle de trois). Le reste sert à alimenter un fond qui offre une pension à ceux n’ayant pas travailler ou pas assez de manière à atteindre un maximum définit (pour que ce montant ne dépasse pas celui de la pension de celui qui a travaillé toute sa vie). En cas d’année de fort taux d’emploi, ce fond se rempli bien et permet de donner ce maximum de pension à tout ceux qui n’ont pas travaillé voir de capitaliser pour les années de vache maigre. En cas de mauvaise conjoncture économique, le niveau de pension de ceux n’ayant pas travaillé diminue en dessous de ce maximum en fonction des montants disponible dans le fond. Cela peut paraitre dure vis-à-vis de ceux n’ayant pas travaillé mais au moins ils bénéficient de quelque chose sans qu’on ponctionne de plus en plus les travailleurs du fruit de leur travail. Par contre utiliser d’autres sources de taxations pour alimenter le système devient injuste puisque le but de chaque taxe ou prélèvement est d’agir pour financer un service particulier.

  • La retraite par répartition, c’est un peu une pyramide de Ponzi, non ?

    Il serait faux que l’espérance de vie augmente parce que les générations qui ont été conçues par des géniteurs peu ou non pollués diminuent

    Il y a des cadres qui sont très bien payer pour des boulots pas fatigant du tout pour autant que manier la fourchette et lever le coude dans des restaurants huppés pour traiter des affaires ou des ententes ….

    • Et bien tant mieux pour eux et il est normal qu’ils reçoivent une pension à la hauteur de leurs cotisations. Une personne qui gagne un million par an pendant 45 ans et qui verse 500000 euros pour sa pension peut bien bénéficier d’au moins 350000 à 400000 de pensions (chiffre fictif pour le principe) ce ne serait que justice même si son travail était tranquille. Si j’arrive à me débrouiller pour avoir un tel job je vais pas tout perdre parce que d’autres n’y sont pas arrivés. En plus il contribuera certainement à payer la pension de plusieurs employés ou ouvriers avec son niveau de cotisation -dans ce cas au minimum la pension de 40 à 50 personnes ayant un salaire de 2000 à 2500 euros. Je trouve même qu’il mériterait une médaille et la gratitude de la nation pour cela (pour info je fais partie de ceux qui par leur choix professionnels ne recevra qu’une pension de mer.. voir pas de pension du tout et si je vis jusqu’à cet age là vu mes problèmes de santé)

      • Vous me permettrez juste de douter des chiffres que vous avancez concernant la retraite SS d’un PDG qui aurait gagné 1 million d’EUR chaque année pendant 40 ans. On est très loin de 350000, c’est plus de 100 x moins 🙁

        • je donnais des chiffres fictifs pour expliquer le principe n’ayant pas la possibilité d’avoir des chiffres réels

        • @Michel C précisez vos calculs ( 100 fois moins ???? )
          Pour un salaire net ( avant impôt ) de 100 la cotisation retraite ( part personnelle + part patronale ) est d’environ 40. Les gros salaires avec 40 ans de cotisations méritent donc largement leur retraite ! Le déficit ne vient pas d’eux mais de tous ceux qui ont peu ou pas cotisé et qui ont quand même une retraite ( sans parler du niveau de retraite des fonctionnaires vs leur dernier salaire et surtout quand ils partent à 50 ans!)

          • La retraite SS doit être de l’ordre de 2000 EU mensuel pas beaucoup plus, ARCO environ 3000-4000 mensuel
            J’ai tiré mes chiffre depuis un simulateur. je peux vous donner le lien.
            1970 100000 EUR net
            2014 1000000 EUR net
            fin de carrière à 1347200
            progression rapide
            cela donne en mensuel:
            CNAV 1600.-
            ARCO : 610.-
            ARGIRC : 8320.-
            Total 10530 mensuel donc 3x moins que 350k pour être exact.
            Et sans AGIRC, vous avez beaucoup moins

            • Michel C vous êtes même optimiste quand vous dites que mensuellement la retraite de base c’est 1600 euros.
              Car en 2014 le plafond étant fixé à 3129 euros cela signifie que n’importe qui partant en retraite en 2014, ne pourra en AUCUN CAS prétendre percevoir une retraite de base supérieure à 3129 * 50% soit 1564 euros bruts (AVANT PRELEVEMENTS)

              http://www.securite-sociale.fr/Montants-du-plafond-de-la-Securite-sociale-pour-2014

              • Vous avez certainement raison : le simulateur ne doit pas être à jour, merci de le remarquer.
                Disons que cela donne un ordre de grandeur.
                Il ne faut pas s’étonner que tout ce qui est décision, et soumis à la dure loi du marché, évite la fRance.
                Chez nous, pertes > 10 millions suite à des erreurs. Licenciements > 10 personnes.
                Certains retrouveront facilement, d’autres devront baisser leur prétentions, sinon galère.

                Une entreprise n’est pas là pour perdre de l’argent, si cela se produit, pas de cadeaux, ou que ce soit sur terre. Contrairement à ce que pensent beaucoup (les trolls) à propos des « méchants patrons exploiteurs », c’est que le patron doit rendre des comptes aux investisseurs.

                Or le mythe en fRance, pleins de mites, c’est de toujours vouloir « faire payer les riches ».
                Cela détruit le pays.

          • mêmes chiffres mais sans AGIRC :
            CNAV 1600.-
            ARCO : 3810.-

            Total 5410.- mensuel donc 5.39 x moins que 350k pour être plus précis.

            On voit que la retraite CNAV ne suffit pas. C’est bien pour cela que certain ont des systèmes en plus de l’AGIRC.

          • D’accord avec vous.

            quand ils partent à 50 ans! Et surtout à 50 ans.

            Sinon c’était 100 x moins, mais 26 pour la retraite de base, et quand même bien plus avec les complémentaires, pour autant qu’elles puissent fournir car en 2017, il y aura des grincements de dents, surtout dans le cas de notre très talentueux PDG.

  • On accuse, volontiers, Mitterand d’avoir contribué à mettre en grande difficulté financière le système de retraite avec sa réforme démagogique de « retraite à 60 ans ».
    Mais il ne faut pas oublier ceux qui après lui n’ont pas su, malgré les alertes, prendre la moindre décision pour redresser la barre.
    En particulier, Jacques Chirac président entre 1995 et 2007.Pendant 12 ans Il n’a rien fait ! ! !
    Immobilisme total sur le plan des réformes.

  • « cette hypocrisie française »
    C’est une hypocrisie socialiste.
    Le libéralisme récuse toute contrainte dans les arbitrages entre consommation et épargne (consommation différée). Les taux absurdes que les États nous imposent actuellement sont la pire manifestation de cette perversion.

    Le socialisme produit toujours l’exact contraire de son discours: Prétendument au service des pauvres, ils les pille au bénéfice des riches (qui n’en sont pas responsables, ils ont voté contre).
    Dans le capitalisme, les taux nuls signifient: Excès d’épargne.
    Or c’est faux, ils sont nuls par décision arbitraire des banques centrales, donc des États – qui ne peuvent pas payer plus !
    Mais la cohérence des prix exige de gonfler la valeur de l’épargne, ce qui inclut l’immobilier et les actions.
    Ainsi, au lieu que la réalité de l’épargne donne les taux, l’État impose des taux et gonfle l’épargne en conséquence.
    Et voilà comment la dépense publique socialiste oblige à spolier les pauvres au bénéfice des riches.

    Dans une économie parfaitement capitaliste, l’épargne est rémunérée selon les besoins, et elle est dépensée dans des investissements rentables, c’est-à-dire augmentant la productivité.
    C’est pourquoi les prix baissent (le capitalisme exige une monnaie stable) de quelques pourcents chaque année, ce qui enrichit les pauvres plus que les riches.

  • Fait on une différence entre espérance de vie en bonne santé et espérance de vie ?

  • Pourquoi tant de différence entre les retraites? pourquoi chaque retraité ne percevrait-il pas la même somme d’argent ou tout au moins établir une fourchette avec un minimum et un maximum .
    Les allocations familiales fonctionnent bien ainsi.
    Un individu ayant eu la chance de bien gagner sa vie a déjà eu ce qui lui revenait . Alors!

    • Parce que ce serait du vol, quelqu’un qui travaille 60 heures semaine dans des conditions pénibles, qui grace à cela a un salaire plus élevé et qui contribue donc plus à la sécurité sociale mérite d’avoir une meilleure pension.
      Quand aux allocations familiales, elles ne devraient pas exister, avoir un enfant est un choix que chacun doit assumer personnellement. Il n’est pas normal non plus qu’une personne qui gagne bien sa vie et cotise plus reçoive moins d’allocations familiales qu’une personne qui cotise moins (voir raisonnement ci-dessus). Tout cela contribue à un nivellement par le bas où l’effort et la réussite sont punis. Qu’il y ai un minimum pour tout le monde quelque soit sa situation est normal mais chacun doit pouvoir bénéficier d’un niveau progressif des avantages en fonction de sa contribution et pas l’inverse, on passe d’un système de solidarité avec redistribution à un vol qualifié. Ceux qui trouvent cela injuste devraient alors appliquer le système qu’ils préconisent jusqu’au bout c’est à dire que la redistribution devraient alors se faire vers ceux qui sont vraiment les plus démunis et ils ne sont pas en Europe de cette manière ils seraient comme ceux qu’ils considèrent comme riche, plus des contributeurs que des bénéficiaires ce qui serait logique par rapport à leur raisonnement. C’est pourquoi je qualifie cela de vol qualifié, vouloir des avantages sous prétexte d’une situation économique inférieur au niveau local mais qui est largement supérieur par rapport à un niveau global c’est s’accaparer des biens qu’on ne mérite pas

      • Parce que vous croyez que le système actuel, ce n’est pas du vol? Vous appelez ca un système de solidarité?
        La bonne blague. Répugnant, c’est le seul mot que je peux utiliser pour décrire le quasi-monopole de l’Etat sur les retraites en Europe. Untel a payé beaucoup de cotisations et de taxes? Eh bien il s’est fait entuber par l’Etat, c’est tout.

        Je ne vois pas en quoi cela donnerait-il le moindre droit, le moindre privilège, la moindre légitimité a ponctionner, a asservir les gens qui travailleront lorsque cette personne aura atteint l’age de la retraite, afin qu’elle puisse préserver son style de vie bien douillet pendant que d’autres triment dans la misère.

        C’est la un des effets pervers de l’Etat providence, les gens finissent par croire que leurs avantages indus sont légitimisés par une sorte de droit divin. Mais le mot important reste ‘avantage indu’. Que l’on taxe les gens pour aider les plus démunis, c’est peut-etre acceptable a l’extreme limite, mais taxer les gens pour verser des pensions a des gens qui sont déja aisés, ca dépasse toutes les limites de l’indécence.

      • Duchateau, je vous recois 5/5

    • Mais c’est pourtant la situation actuelle avec la retraite de la CNAV. Lisez mes posts de 18:07 et 18:12.
      Pour quelqu’un qui gagnerait 1’000’000 net en fin de carrière, il ne toucherait que 1600.- de la CNAV.
      Plus égalitaire, ce n’est pas possible, que vouloir de plus ❓

      • Oui mais attention si vous percevez un gros salaire mensuel (par exemple 10 000 euros) votre cotisation pour la retraite de base (celle de la CNAV ) est calculée proportionnellement au montant maximum de 3129 euros.
        II n’y a AUCUN prélèvement sur les 6000 et quelques euros au dessus.
        Sauf pour les complémentaires (AGIRC) où là, on cotise sur l’ensemble du salaire; mais où il n’existe pas de plafond maxi sur les retraites.

        • Merci pour la précision. J’ai tellement l’habitude l’habitude de voir des taxations sur les salaires, que ce soit France ou Suisse, et que le montant taxé ne donne pas de droits, comme en Suisse ou les surtaxes chômage ne donnent pas de droits, que l’on oublie ce genre de détails.
          Et à part la CNAV, le AGIRC ARCO, existe-t-il des cotisations sur l’ensemble du salaire qui ne donnent aucun droits?
          Genre URSAFF ?

          De toutes façons, AGIRC, ARCO vont bientôt être mal.

  • il faut savoir que nos régimes de retraite sont un immense schéma de PONZI !!!!!

  • Le bonus accumule par les prelevements effectues dans les « bonnes » annees aurait du etre porte en PROVISIONS pour les annee a venir et CAPITALISE. Je presume que les statuts l’interdisaient, etant une emanation bolchevique…

    Le systeme actuel est de mon point de vue AUSSI, une impasse DES SA CREATION. En fait ce n’est rien d’autre qu’un systeme de Ponzi, et exceptes les « fronts populaires » incultes et manipules, personne ne pouvait l’ignorer. Il n’est nul besoin d’etre nanti d’un Doctorat en Mathematiques pour se faire.

    Toutefois, pour se qui est des retraites par capitalisation, ce n’est CERTAINEMENT PAS la panacee, ce n’est pas parce que rouge est mauvais, que noir est parfait. Vous servez la MEME langue de bois.
    Pour etre efficace cette retraite par capitalisation depend de plusieurs facteurs, ou les epargnants n’ont AUCUN pouvoir.

    1. La qualite du gestionnaire quand au rendement ET a la securite. Il est difficile de croire qu’un excellent gestionnaire reverserait integralement les plus values generees par ses talents a ses clients. Ou meme juste la plus grosse partie…

    2. La fiabilite du gestionnaire. S’agissant d’entreprises commerciales par ACTIONS ces assurances ou maisons financieres, doivent des comptes a leurs actionnaires, au premier chef. En cas d’erreur, une declaration de faillite suffit a les dedouaner. Maggy Thatcher avait voulu encourager ce genre d’epargne sans pour encore supprimmer les regimes par repartition fort heureusement. Elle avait recommende plusieurs gestionnaires dont Legal & General, assureur. Devant cette manne inesperee, cette compagnie a du decider qu’il vait mieux filer avec la caisse plutot que de megotter sur des petits % de profit a l’annee longue. Conclusion L&G a fait faillite apres 5 ans de cotisations, et les epargnants ( libres de choisir s’pas ? ) l’ont pris en grand dans le derche, avec leurs yeux pour pleurer. Du cote americain il y en a tellement eu, qu’on trouve juste NORMAL que de millions, des dizaines de millions d’epargnants aient ete ruines par la crise de 2008 ( qui n’est certes PAS BOUCLEE, vous revez )…

    3. Vous pouvez aussi regarder du cote du Japon ou les retraites etaient essentiellement organisees par les entreprises et ou tout allait bien tant que ces entreprises tournaient a toute vapeur… Et hop, c’est fini Japon…

    4. Meme si l’on pose en POSTULAT que vous allez decouvrir des gestionnaires INTEGRES et PERFORMANTS, ils sont limites par l’ambiance economique du moment. Pour l’Occident nous sommes entres dans une crise DURABLE, voire meme INCURABLE. Allez vous porter vos economies vers des pays emergents ? Ca peut grossir tres vite votre pelote, absolument. Et disparaitre en qq jours par bouleversement politique, par exemple…

    5. AUCUN des systemes n’est satisfaisant. Il s’agit de retraites, pas d’investissements a plus ou moins gros risques, voire meme de speculation. En outre des succes financiers comme Comme les fonds Berkshire de Warren Buffet, seraient aujourd’hui impossibles a reproduire. Ils etaient lies a la securite et la prosperite de compagnies de haute reputation, avec une tres grosse anteriorite, dans des secteurs incontournables, cotees sur une bourse qui a ete dans ses annees « glorieuses » jusqu’a recemment, dans une monnaie qui etait devenu la devise mondiale par le BRIO ( mais oui ) de leurs politiciens eventuellement muscles. Rien de cela pour l’avenir dans le pays que j’evoque, en tout cas. Grandeur et decadence… Le NYSE aujourd’hui c’est un CASINO, les serveurs informatiques le plus proches possibles pour faire la difference du temps en millisecondes, pour que vos decisions, soient considerees les premieres…
    La premiere chose a faire suivant les Regles de Philosophie, qui est une SCIENCE, le croiriez vous, c;est de faite une observation impartiale, et integre de la situation et des moyens. La METAPHYSIQUE. Et ensuite toujours impartial et integre, par l’EPISTEMOLOGIE, autre branche de cette science, de decider de la MEILLEURE solution a apporter.

    6. Ca risque de rester un reve. Car aucune des parties prenantes, y compris VOUS, porte parole EVIDENT des assureurs prives, ne voudra lacher son morceau. En outre cela suppose des gens CAPABLES et INTEGRES. Un phantasme dans le degre de deliquescence de la societe moderne…La finance d’aujourd’hui ( depuis 10 ans pas plus mais suffisant pour nous envoyer au fond ) est completement detachee de l’economie. La finance est LE superpouvoir. Ca commence avec la FED, un consortium de QUATRE banques privees…

    Je vous remercie de votre attention a me lire.

    • Comment font les suisses alors ❓

      • La Confederation Helvetique est un pays EXTRAORDINAIRE. Comment font-ils pour faire grimper leur devise de 20% en une nuit ? Comment font-ils pour reussir a faire voter TOUS leurs citoyens, en reponse DIRECTE, pour tous les points importants ? Comment font-ils pour demontrer une stabilite politique et aucune entree en conflit depuis cinq siecles ?
        Ah oui j’aurais souhaite etre ( ou devenir) Suisse. Et adopter LEUR systeme de protection sociale, a EUX…Pas une copie de Rolex… Evidemment tout se tient, un univers en soi…

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