Climat : ce que vous avez manqué du Sommet de Lima

greenpeace credits Linh Do (licence creative commons)

Trois choses auraient dû retenir notre attention au sommet de Lima.

Par Pierre-Guy Veer.

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Le sommet de Lima sur l’environnement s’est conclu récemment. Plusieurs dénoncent cet accord, trop dilué pour établir des cibles claires de réduction de CO2. Pas que ça ait de l’importance : malgré une hausse continue de ses émissions, les températures stagnent depuis 18 ans, les glaces polaires sont en pleine santé – l’Antarctique est même plus épais « que prévu » – et les tornades aux États-Unis sont toujours largement sous la moyenne.

Toutefois, ce qui aurait dû retenir l’attention sont ces trois événements, qui révèlent la profonde misanthropie du sommet.

Faites ce que je dis…

Tout d’abord, on ne peut passer sous silence « l’empreinte écologique » du sommet. À l’heure des télécommunications qui nous permettent de communiquer presque instantanément d’un bout à l’autre de la planète, *certains* sentent encore le besoin de se déplacer en masse aux frais des contribuables.

Non seulement ça, mais les conférenciers sont incapables de vivre à la hauteur des attentes qu’ils ont de la plèbe. La conférence s’est tenue sur une structure flambant neuve avec la superficie de 11 terrains de football (avec des composantes importées de France), où tous les services modernes ont dû être construits. De plus, parce que les panneaux solaires « ne sont pas fiables », l’électricité provenait exclusivement de génératrices au diesel. Dire qu’on veut « se débarrasser » des énergies fossiles d’ici 2050… Finalement, les conférenciers se sont tous déplacés dans des autobus fonctionnant aux énergies fossiles.

Dogme climatique

En plus d’être fortement hypocrites, les conférenciers semblaient tous adhérer au dogme (probablement faux) vert : le climat se réchauffe, c’est catastrophique et les humains en sont responsables. La preuve : on a coupé court au discours de Walt Cunningham, astronaute d’Apollo 7, pour faire place à John Kerry. Tout ce que l’astronaute voulait dire, c’est que la diabolisation du CO2 n’a pas lieu d’être puisque ce n’est pas le thermostat climatique – la science ne s’accorde même pas sur son influence exacte. Cunningham, de même que plusieurs autres scientifiques reliés à la NASA, proteste contre l’idée supposément arrêtée de l’influence humaine sur le climat – il utilise même le mot fraude pour décrire les sommets de l’ONU.

Le summum de l’environnementalisme anti-humaniste

Toutefois, ce mépris est bien pâle à côté du coup fumant de Greenpeace. Imaginez si des libéraux écrivaient « Live free or die » dans le Grand Canyon ou sur les murs de Québec. Rapidement, les gens les condamneraient pour vandalisme d’un monument naturel/d’un lieu historique. Pourtant, les condamnations du vandalisme éhonté de Greenpeace sur les lignes de Nazca, un site du Patrimoine mondial, semblent très timides.

Et non seulement l’organisme refuse-t-il de nommer les vandales, mais ses excuses sont pathétiques. En fait, ce ne sont pas des excuses ; c’est une justification machiavélique (« nous voulions semer un message d’espoir », « ça pourrait paraître mal ») d’un vandalisme irréparable.
Bref, le sommet de Lima, comme toutes les conférences sur le climat, fut un gros « show de boucane ». On incite « le peuple » à réduire sa consommation alors que les délégués vivent dans une opulence indécente payée par vos impôts, on n’accorde pas le temps promis aux gens qui osent critiquer le dogme vert et on se permet de vandaliser un site historique.

Puisse l’hypermédiatisation de l’hystérie climatique connaître le même sort que l’URSS. L’humanité ne s’en portera que mieux.