Les quatre puissances qui dominent le monde

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Eclairs Storm & Lightnings - CC Flickr Frédéric Dupont

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Les quatre puissances qui dominent le monde

Publié le 10 novembre 2014
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Par Patrick Aulnas.

Eclairs Storm & Lightnings - CC Flickr Frédéric Dupont

La communauté humaine du 21e siècle est assujettie à des puissances qui ont la capacité de déterminer son devenir historique. Quatre puissances principales sont aujourd’hui nettement constituées : les États, le capitalisme, les religions et la science. Les modalités d’action de ces quatre puissances ne sont pas identiques : les deux premières constituent des pouvoirs, les deux dernières sont des pôles d’influence. Cette dichotomie entre pouvoir et influence a toujours existé, mais elle s’est complexifiée au fil de notre histoire.

Les interactions

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Les quatre puissances sont en interaction. Elles forment un système très évolutif et instable qui trouve à chaque moment de l’histoire un équilibre provisoire permettant aux hommes de s’adapter. Mais les évolutions étant de plus en plus rapides depuis deux siècles, l’équilibre du monde actuel est ressenti comme précaire et génère la peur de l’avenir. Il est tout à fait naturel, humain, que l’indétermination du futur suscite des craintes irrationnelles, mais le risque principal est leur exploitation par l’une des quatre puissances : le pouvoir politique.

L’histoire a progressivement renforcé le rôle du système productif (capitalisme et sciences) qui était à l’origine très simple et ne jouait qu’un rôle mineur, du moins sur le court terme historique. Le système normatif (États et religions) a donc longtemps disposé de presque toute la puissance. Un bref historique permettra de mettre en évidence cette idée.

Évolution historique : de deux à quatre puissances

Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, pouvoirs politique et économique étaient à peu de choses près confondus. Du moins appartenaient-ils aux mêmes personnes. Le pouvoir économique dans l’Égypte ancienne était entre les mains des pharaons et de l’aristocratie. Il en allait de même à Rome. Les patriciens qui détenaient le pouvoir politique étaient aussi les propriétaires des grands domaines fonciers et des esclaves qui constituaient l’essentiel de l’économie. Au Moyen Âge, l’organisation féodale repose sur une hiérarchie de fiefs dirigés par la noblesse. Le seigneur exerce sur son fief à la fois le pouvoir politique (justice, police, guerre) et le pouvoir économique (la terre lui appartient et les serfs sont attachés au domaine). Le pôle d’influence unique est, pendant toute cette période, la religion. La science n’existe pas. Le schéma des puissances ne comporte donc que deux éléments : le pouvoir politico-économique qui est entre les mains d’une petite oligarchie (souverains et aristocrates) ; un seul pôle d’influence : la religion. La religion officielle joue un rôle majeur car le contenu des normes juridiques doit respecter strictement les préceptes religieux. L’apparition du monothéisme chrétien, à contenu éthique plus précis et plus contraignant, renforcera le rôle politique de la religion au Moyen Âge.

À partir de la Renaissance, au 15e siècle, l’Occident va connaître des bouleversements majeurs. L’aristocratie du Moyen Âge perd peu à peu son pouvoir et les États-nations se constituent. A côté de l’économie traditionnelle, reposant sur le grand domaine rural et le petit artisanat, apparaît au 18e siècle le capitalisme. Des moyens de production beaucoup plus importants sont mobilisés et les quantités produites augmentent. À la même époque, la recherche scientifique devient une activité à part entière, ce qu’elle n’avait jamais été. Même si certains principes scientifiques remontent à la Grèce antique, l’aristocratie de cette époque considérait la science comme un art, à l’égal de la poésie ou de la peinture. La mise en œuvre de technologies nouvelles était tout à fait étrangère aux aristocrates de l’Antiquité. L’une des causes de la chute de l’empire romain d’Occident au 5e siècle se trouve dans l’incapacité culturelle de cette énorme structure politique d’utiliser la science et la technologie pour dynamiser son économie.

Il faudra mille ans de Moyen Âge pour que, à partir du 15e siècle, les hommes prennent lentement conscience que leur action peut avoir une influence déterminante sur leur devenir historique. Les historiens ont appelé cette période Renaissance. Il s’agit en réalité d’une prise de conscience qui se déroulera progressivement sur quelques siècles et qui peut être schématisée ainsi : nous autres, humains, ne sommes pas seulement le jouet des dieux, nous avons une histoire et pouvons l’infléchir par notre intelligence. À partir du 18e siècle, cette évolution culturelle fondamentale est un acquis. Le progrès scientifique et technique permet l’émergence d’une capacité de production beaucoup plus importante (révolution industrielle) nécessitant des moyens de financement considérables. Le capitalisme est né. Il prend conscience, bien avant les économistes (l’analyse de la réalité demande du temps), que la destruction créatrice représente un élément moteur de l’histoire. Le capitalisme utilisera systématiquement la science pour asseoir sa puissance. Les quatre puissances qui dominent encore le monde sont constituées à partir du 19e siècle.

L’apparition des idéologies

Au 19e siècle naissent les idéologies. Il s’agit d’explications globales comme les religions, mais n’utilisant pas le concept de dieu. Au cours des deux derniers siècles, la seule idéologie qui ait eu une influence importante, mais brève, est le marxisme. Cette pensée propose une vision de l’histoire axée sur la notion de lutte des classes sociales. À terme, une société sans classes, donc sans injustice, doit voir le jour. L’État, c’est-à-dire le pouvoir politique, disparait. L’administration des choses remplace le gouvernement des hommes. L’influence géopolitique du marxisme a été importante au 20e siècle puisque des États (URSS, Chine, etc.) prétendaient mettre en œuvre la pensée de Marx. Ils ont donc créé une structure productive entièrement étatique qui s’est révélée totalement inefficace par rapport au capitalisme. Au début du 21e siècle, il subsiste quelques États se réclamant encore du marxisme, mais il s’agit de dictatures assez sordides qui disparaîtront tôt ou tard. La Chine quitte progressivement l’orthodoxie marxiste du fait de sa réussite économique qui nécessite souplesse et adaptabilité.

L’idéologie marxiste a donc constitué un pôle d’influence essentiel au 20e siècle, aux côtés des religions. Il s’agissait pour les États communistes, d’une sorte de religion officielle, mais sans dieu. Dans les États démocratiques, des partis communistes et socialistes ont joué un rôle important en tant que force d’opposition au capitalisme. Ils ont poussé les États à intervenir dans l’économie, les transformant ainsi en centres de pouvoir économique, à côté du capitalisme. Le socialisme et le communisme ne peuvent pas être considérés comme les seuls bâtisseurs de l’État-providence, mais ils ont influencé l’orientation en ce sens.

Aujourd’hui, le communisme a presque disparu et le socialisme s’est adapté aux réalités en abandonnant l’essentiel de son idéologie traditionnelle. L’idéologie marxiste est morte et constitue une explication du devenir historique correspondant à certaines réalités du 19e siècle (l’exploitation de la classe ouvrière par la bourgeoisie était bien réelle) et à une forme de pensée scientiste prétendant pouvoir élaborer une conception générale du monde avec quelques concepts (Weltanschauung).

L’efficacité productive croissante du capitalisme a conduit à la fin du 20e siècle à un nouveau questionnement : la conciliation de l’économie et de l’écologie. De petits partis politiques écologistes sont apparus et ils ont construit un corps de doctrine. La question est de savoir s’il s’agit d’une idéologie émergente. La réponse est plutôt positive car la pensée écologiste dessine notre avenir de façon très stricte sur la base d’un ensemble d’idées assez articulées et formant un véritable corpus doctrinal : économie d’énergie et de matières premières par la réglementation étatique, relocalisation des productions, réglementation stricte du transport et du logement, fiscalité fortement incitative, etc. Les écologistes veulent imposer à tous un comportement jugé par eux vertueux en agissant par l’intermédiaire du pouvoir étatique. Il s’agit là d’une forme d’autoritarisme caractéristique de toutes les idéologies : la certitude de détenir la vérité conduit à vouloir l’imposer à tous. Il n’est pas possible de développer cette problématique nouvelle ici. Disons simplement que l’écologisme constitue un danger important car il cherche à s’emparer de l’appareil étatique avec l’ambition de soumettre à sa doctrine tout le système productif : capitalisme, sciences et techniques. L’objectif est le monopole écologiste sur les quatre puissances en utilisant l’État comme instrument de domination. Le potentiel totalitariste de l’idéologie écologiste est donc élevé.

Les luttes de puissances

Les puissances étant en interaction, elles cherchent à augmenter soit leur pouvoir, soit leur influence sur les pouvoirs. Trois confrontations importantes ont pris naissance depuis deux à trois siècles et subsistent encore : le système productif accroît historiquement sa puissance au détriment du système normatif ; les sciences et techniques fournissent une lecture de l’univers qui affaiblit les religions et idéologies ; le capitalisme profite des erreurs et de la faiblesse des États.

1. Un système normatif archaïque face à un système productif efficient

L’aperçu historique qui précède permet de mettre en évidence l’importance croissante du système productif (capitalisme, sciences & techniques) par rapport au système normatif (États, religions & idéologies). Le système normatif est en fait totalement déstabilisé aujourd’hui par la prodigieuse efficacité du système productif. Les pôles d’influence du système normatif (religions et idéologies) ont pour fonction d’élaborer des dogmes très statiques qui vivent douloureusement la révolution permanente induite par le système productif. Les dogmes cherchent à figer le monde, alors que les sciences et techniques se proposent de le faire évoluer. L’évolution l’emporte de plus en plus sur la stagnation depuis l’apparition du capitalisme, qui est le bras armé de la mise en œuvre de la destruction créatrice.

Un deuxième constat est à la portée de tous : l’inflation législative et règlementaire. Les États, confrontés à des évolutions rapides, cherchent à maintenir leur pouvoir en produisant une avalanche de normes juridiques de plus en plus techniques et de qualité très inégale. Le renouvellement du droit est incessant et certaines lois votées par les assemblées législatives restent lettre morte faute de textes précisant leurs modalités d’application. Le système normatif vit au rythme des assemblées, des discussions interminables, des bulletins de vote en papier et des isoloirs, des tribunaux surchargés, alors que le système productif est en permanence dans la destruction créatrice et doit utiliser les outils les plus performants, les dernières avancées scientifiques et technologiques. Sa réactivité est celle des technologies de l’information et de la communication : le temps réel, l’immédiateté. Dans ce contexte, l’avenir ne peut se situer que dans une adaptation du système normatif au monde nouveau qui est en train de naître. Les États, prouvant chaque jour davantage leur inefficacité, seront probablement concurrencés par d’autres entités. Quant aux religions et idéologies, elles ne retrouveront pas leur influence passée car une fraction croissante de l’humanité échappe à leur emprise.

2. L’affirmation des sciences et le recul des religions

Du côté des pôles d’influence, la science a dû lutter contre les religions pour conquérir son statut actuel. Les religions ont toujours considéré l’approche scientifique avec réticence. Mais l’observation de l’histoire de l’humanité depuis le paléolithique permet un constat simple : les techniques seules d’abord, les sciences et techniques depuis deux à trois siècles, représentent le facteur déterminant de notre devenir historique. Il existe depuis toujours un progrès scientifique et/ou technique qui permet aux hommes d’accroître leur capacité d’action. Ce progrès a été d’une rapidité et d’une efficacité technique sans précédent depuis le 19e siècle, bouleversant totalement la condition humaine. Le pôle d’influence majeur est donc constitué aujourd’hui par les sciences et techniques induisant la destruction créatrice schumpeterienne.

Les religions et les idéologies ne présentent pas du tout les mêmes caractéristiques. Les idéologies ont peu d’importance car elles ne durent jamais : le marxisme n’a vraiment influencé l’humanité que pendant à peine un siècle et il n’en reste rien aujourd’hui. Les religions sont elles-mêmes fluctuantes. Les polythéismes antiques se substituent à la magie paléolithique ou néolithique, puis disparaissent au profit de monothéismes. Ces monothéismes ont perdu aujourd’hui une grande part de leur influence car la science ouvre des possibilités qu’ils n’avaient évidemment jamais envisagées. Le fondamentalisme religieux, qui sombre parfois dans la violence, n’est qu’une manifestation du désarroi des croyants les plus intransigeants.

Le point focal de la lutte d’influence entre science et religions concerne à l’heure actuelle les problèmes dits « sociétaux » (par exemple procréation médicalement assistée et son champ d’application légal). En réalité, ces problèmes sociétaux constituent un symptôme de la confrontation historique entre sciences et religions. Les religions ont toujours eu une forte tendance à s’opposer aux sciences lorsqu’elles remettaient en cause leur conception traditionnelle et dogmatique du monde. Ainsi, à la Renaissance, la terre ne devait pas tourner autour du soleil ni d’ailleurs tourner sur elle-même. « Et pourtant, elle tourne » (Galilée). Plus personne ne le conteste. La remise en cause de la procréation humaine traditionnelle va évidemment constituer un facteur de dissension dans les décennies futures. Mais il est déjà très clair que les possibilités ouvertes par la science dans ce domaine ne feront que croître et que quelques préceptes religieux ne seront pas en mesure de bloquer une évolution fondamentale. Notre condition de mammifère intelligent est en voie d’être dépassée de multiples façons. Les modalités de la reproduction de l’espèce ne constituent qu’un des éléments d’une révolution technologique en cours, beaucoup plus fondamentale.

3. État et capitalisme : du modus vivendi à l’affaiblissement des États

Du côté des pouvoirs, la confrontation entre le capitalisme et l’État a conduit, après les luttes du 20e siècle, à un certain modus vivendi. L’État-providence est un compromis historique entre le capitalisme et les États, qui a pu être instauré au cours de la période de forte croissance économique des années 1944-1974. La fin du communisme signe un échec majeur de l’État face au capitalisme. Mais il ne concerne qu’un nombre restreint de pays. La Chine d’aujourd’hui a eu l’habileté de ne pas s’opposer frontalement au capitalisme, ce qui l’aurait conduite au même échec que l’URSS. La Chine représente une solution transactionnelle entre un État tout puissant et un capitalisme qui alimente financièrement ses structures politiques. Il n’y a pas grand risque à parier sur une libéralisation progressive de la Chine d’un point de vue économique, même si une telle évolution pourrait être plus lente en ce qui concerne les libertés publiques. Le capitalisme s’étant toujours caractérisé par sa souplesse et son adaptabilité, il peut fonctionner dans des contextes politiques multiples, à condition cependant qu’une certaine sécurité juridique soit assurée.

En Occident, le capitalisme a rapidement compris tout le parti qu’il pouvait tirer de collectivités publiques riches et dépensières. Celles-ci figurent aujourd’hui parmi ses clients les plus importants étant donné l’ampleur des investissements publics et des dépenses de fonctionnement des administrations. Mais si l’on ajoute à cela l’ensemble du système de protection sociale (santé, maternité, retraite, chômage, famille) financé par prélèvements obligatoires, on peut avoir une idée assez concrète du modus vivendi entre les États et le capitalisme dans les démocraties occidentales.

Les deux dernières décennies du 20e siècle inaugurent cependant une évolution majeure qualifiée de mondialisation ou de globalisation. Ce phénomène complexe et multiforme déstabilise les États et avantage les grands groupes capitalistes. Le droit reste en effet principalement étatique alors que le système de production et son financement deviennent mondiaux. Il en résulte que les corpus juridiques étatiques constituent pour le capitalisme une variable stratégique parmi d’autres. L’aspect le plus connu du phénomène est l’optimisation fiscale par laquelle les groupes multinationaux mettent en concurrence les fiscalités étatiques. Le modus vivendi entre États et capitalisme subsiste largement mais le capitalisme tire un avantage considérable de la globalisation du fait de sa plasticité extrême et sa réactivité. Les États semblent au contraire de lourdes machines archaïques.

L’affaiblissement récent de nombreux États occidentaux résulte également de leur surendettement et de leur dépendance à l’égard des marchés financiers. Cette situation provient de la démagogie de la classe politique qui a continué à promettre des avantages nouveaux à la population alors que la croissance économique permettant de les financer n’était plus au rendez-vous. Le financement par la dette publique donne un nouvel avantage au capitalisme face aux États devenus ses débiteurs. Cette situation est inédite dans l’histoire : il s’agit presque d’un suicide politique. Dans le passé, l’endettement public excessif concernait des pays pauvres (Afrique, Amérique latine) ou des situations exceptionnelles (révolutions, guerres). L’endettement des États occidentaux apparaît au contraire en temps de paix et dans les États les plus riches de la planète. Il est, de toute évidence, et quoiqu’en disent ceux qui stigmatisent les « déclinologues », un signe majeur de la faiblesse, de la démagogie et parfois de la corruption des élites politiques occidentales et, par suite, un marqueur du déclin des États. Il est impossible de dire comment le capitalisme tirera avantage de cette faiblesse à l’avenir, mais les États se sont placés dans une situation d’infériorité qui ne peut manquer d’être exploitée.

Qu’est-ce que le libéralisme ?

Le libéralisme n’a pas été évoqué jusqu’à présent. Il n’appartient en effet à aucune des quatre puissances qui dominent le monde. Le libéralisme est la défense de la liberté contre toutes les puissances qui cherchent à asservir les hommes. Il est résistance aux pouvoirs et résistance aux pôles d’influence si ceux-ci s’avisent de s’acoquiner avec le pouvoir politique comme le font parfois religions et idéologies. Il a pour vocation de promouvoir un équilibre entre les puissances de façon à empêcher l’une d’entre elles de dominer les autres. L’une des idées fortes des penseurs libéraux est la répartition du pouvoir. Montesquieu, dès le 18e siècle, propose, pour le pouvoir politique, un principe de séparation des pouvoirs qui peut être généralisé. Le pouvoir doit être réparti le plus possible et il faut, au minimum, dans le monde du 21e siècle, maintenir un équilibre satisfaisant entre les quatre puissances.

Le politique, représenté par l’État, est l’instrument de domination le plus dangereux. Les idéologies ont toujours eu pour ambition de conquérir le pouvoir étatique pour imposer à tous leur dogme et annihiler la liberté. Il ne s’agit pas pour elles de trouver un équilibre de façon pragmatique entre les puissances. Elles ont un caractère messianique qui induit rapidement le syndrome de la table rase. Le monde des idéologues est à rebâtir sous la contrainte alors que celui de libéraux est à perfectionner et à équilibrer dans la liberté.

Il importe donc de cantonner l’État à un rôle modeste, même si une certaine régulation de la vie économique ne peut provenir que de lui. La présence du capitalisme face à l’État est essentielle pour les libertés comme l’a prouvé l’histoire du 20e siècle qui est celle de la lutte entre dictatures et démocraties. Le capitalisme a davantage servi les démocraties que les dictatures. Mais le noyau dur du libéralisme se situe dans la liberté individuelle, c’est-à-dire dans la possibilité offerte à chaque être humain de juger et d’agir par lui-même. Le maintien de cette liberté est un combat permanent contre les puissances. Voilà le seul idéalisme qui ait survécu depuis la Renaissance. L’ambition égalitariste a conduit à la servitude, le culte du chef et de l’autoritarisme a mené aux pires exterminations. Seules la liberté de conscience, les libertés politiques et les libertés économiques attribuées à chaque individu conduisent à un équilibre entre les puissances parce qu’elles permettent à chaque être humain de croire, d’inventer et d’agir.

Le libéralisme existait bien avant le capitalisme et l’assimiler au capitalisme comme le fait l’extrême-gauche constitue une grossière erreur. La pensée libérale ne se résume pas à l’économie de marché qui elle-même ne se réduit pas au capitalisme. Elle possède un corpus conceptuel politique et philosophique qui remonte au moins au 18e siècle. Il est réconfortant de constater qu’il existe depuis fort longtemps des penseurs qui ne se proposent pas de dessiner une nouvelle Utopia mais qui cherchent des solutions pour préserver notre liberté contre tous les pouvoirs.

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  • « Quant aux religions et idéologies, elles ne retrouveront pas leur influence passée car une fraction croissante de l’humanité échappe à leur emprise. »

    Je trouve au contraire que l’Islam n’a jamais été autant influent, puisqu’il arrive aujourd’hui à mobiliser des forces dans le monde entier, et progresse toujours plus dans les pays occidentaux…

    C’est plutôt l’Eglise catholique romaine qui a largement perdue en influence, mais ce n’est pas nouveau, cela date de la Réforme… La Réforme a permis une forte décentralisation de la religion chrétienne, où un système collectif pyramidale a laissé progressivement la place à un système individualiste dans lequel chaque croyant peut librement composer sa propre foi.

    L’influence d’un système individualiste est toujours bien plus difficile à évaluer qu’une influence pyramidale relayée par l’Etat, mais on notera que l’ouverture toujours plus grande en Chine au capitalisme s’accompagne d’un accroissement important de cette forme de protestantisme… 

    « Les religions ont toujours eu une forte tendance à s’opposer aux sciences lorsqu’elles remettaient en cause leur conception traditionnelle et dogmatique du monde. Ainsi, à la Renaissance, la terre ne devait pas tourner autour du soleil ni d’ailleurs tourner sur elle-même. « Et pourtant, elle tourne » (Galilée). »

    Contrairement à la propagande distillée par l’école publique, le cas Galilée n’est pas une opposition science vs religion, car Galilée lui-même était très croyant et s’était assuré que sa doctrine scientifique était en accord avec les écrits bibliques et avait aussi présenté une vision théologique de sa théorie scientifique… Ce qui n’est pas une démarche très scientifique… 

    Autrement dit, le cas Galilée, c’est surtout un individu avec sa théologie et sa théorie scientifique qui s’oppose à la vision théologique et scientifique de l’autorité étatique.

    On retrouve ce même genre d’opposition aujourd’hui, lorsque des individus contestent les théories scientifiques promues par l’Etat, comme c’est le cas avec le réchauffement politique…

    • « Quant aux religions et idéologies, elles ne retrouveront pas leur influence passée car une fraction croissante de l’humanité échappe à leur emprise. »

      L’auteur oublie de mentionner le conspirationniste « idéologie des idéologies », ce dernier est en plein essor aujourd’hui, tout le monde l’est plus ou moins (même certains libéraux) bien qu’il sert principalement de matrice de réflexion aux idéologies totalitaristes : anticapitalisme, communisme, néonazis, écologisme, fondamentalisme, etc.

      Exemple : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ultralib%C3%A9ralisme#La_th.C3.A9orie_du_complot

  • Décidément, la convocation de ce pauvre Galilée est devenue le révélateur ultime de la vacuité.

  • Apocryphe Polisson © ®
    10 novembre 2014 at 13 h 39 min

    Le dérèglement climatique (d’origine humaine) est la nouvelle religion qui promet les Enfers à l’Homme s’il ne se flagelle pas pour gagner le Paradis.

    Le GIEC est son église avec son clergé ses prêtres porte-voix ses ouailles.

  • « Au Moyen-Âge … la science n’existe pas »

    Ah bah merde alors… Ça veut dire que le mémoire que je fais en ce moment sur un logicien du XIIIe n’existe pas? Je suis confus. Qui croire? L’auteur de l’article ou les sources que je lis?

    Nan, mais franchement, quand les économistes s’immiscent dans l’histoire ou la philosophie, je rigole toujours. Il faut s’en tenir à ses compétences, hein ; et aussi préciser / nuancer ses jugements.

    • Qu’est-ce que vous voulez nous raconter de votre côté ? Que l’état et la place de la science sont identiques au XXIe et au XIIIe ?

      Si oui, vous manquez d’un sérieux sens des proportions et sombrez dans le relativisme – ce qui serait assez comique pour quelqu’un qui se pose en donneur de leçon historique.
      Si non, votre commentaire n’est que de l’enculage de mouches à côté de la plaque et prétentieux. Tout autre lecteur aura bien compris que l’auteur ne dresse ici que quelques grandes tendances, puisqu’il s’intéresse aux rapports de forces.

      • Il y a une nuance entre n’existe et existe peu, non ?

      • Je ne parle nullement d’un « état de la science » identique, ce qui serait parfaitement ridicule. D’une part je ne vois pas en quoi « sombrer dans le relativisme » (mdr) fait perdre son crédit à un historien (ce que je ne suis pas au passage)… D’autre part, j’en ai un peu assez de lire toujours les même inepties à l’emporte-pièce. La démarche scientifique existe depuis l’antiquité grecque et a eu des héritiers dans plusieurs cultures. Que ce soit dans le Moyen-Âge islamique ou chrétien, on retrouve de nombreux savants qui entendent fonder un discours rationnel basé sur l’expérience et l’exercice logique de la raison. Personnellement, j’appelle ça la science, que l’anachronisme contemporain ambiant le veuille ou non.

        • Vous confirmez ce que je pensais. Du bête relativisme.

          Avec votre définition de la science, on pourrait remonter jusqu’à l’âge de pierre.

          • @ Raphaël

            « Avec votre définition de la science, on pourrait remonter jusqu’à l’âge de pierre. »

            Avec raison… L’invention de la roue et des outils de base a été autant bénéfique à l’humanité (si ce n’est plus) que celle de l’énergie nucléaire et n’en sont pas moins scientifiques… 

            C’est comme si vous disiez qu’une addition de deux entiers est moins scientifiques qu’une racine carrée négative… 

            La science, c’est simplement appliquer un raisonnement logique sur des observations et expérimentations reproductibles. En fait, c’est le complément de la religion qui elle, consiste à appliquer un raisonnement logique sur des révélations et expériences non reproductibles…

            Les opposer n’a aucun sens et est souvent plutôt une forme de scientisme, qui consiste à mélanger la science avec une croyance spécifique dans le but d’exclure toute autre croyance que celle-ci au nom de la science… 

  • Modération Contrepoints
    10 novembre 2014 at 19 h 26 min

    MODÉRATION CONTREPOINTS >>
    Des messages insultants ont été supprimés.
    Premier avertissement avant bannissement.

  • Le capitalisme c’est quoi. Est ce une accumulation des richesses produites ou une accumulation de la valeur des richesses produites ?
    Merci pour votre réponse

    • @ bernie

      Ni l’un, ni l’autre.

      Le capitalisme, c’est en théorie le fait de pouvoir s’approprier quelque chose de manière individuelle, ce quelque chose sera appelé le capital de l’individu.

      Le capitalisme s’oppose au collectivisme où en théorie les biens appartiennent à une collectivité et non à un individu.

      • @ aloygah,
        Merci. Donc lorsque M. le maire me parle de partage des richesses pour l’impôt foncier, c’est une interpretation qui n’a pas de sens ?

        • @ bernie

          Oui, il ne s’agit pas de partage, mais de redistribution des richesses. Ce n’est rien d’autre qu’une loterie obligatoire à grande échelle: tout le monde paye pour un billet, et ne gagnent que ceux qui correspondent aux critères définis par les lois. La différence, c’est qu’au lieu de grand gagnant, tout le monde profite de la redistribution, mais la majorité y perd clairement par rapport à ce qu’elle a payée. Les vrais gagnants seront ceux qui ont les moyens de se mettre le plus en position favorable par rapport aux lois (soit les riches) et l’appareil de redistribution (soit l’Etat).

    • Le capitalisme c’est la concrétisation de la conscience humaine : les animaux savent créer des outils (en les trouvant ou en les façonnant) mais les animaux ne savent pas concerver ces outils (capital) pour les réutiliser (travail) ou pour les détourner dans un autre but (innovation) chaque element ne prenant de la valeur que lorsqu’il y a un échange (marche).
      Le libéralisme économique est un capitalisme basé sur la notion de libre marché, de capital, travail et innovation individuelle, le collectivisme économique est un capitalisme basé sur la notion de marché regulé, de capital, travail et innovation collectives. Le socialisme est un collectivisme économique et politique.

      Le principe de performance du libéralisme est de dire que l’innovation créé du capital marginal (croissance), et que cette innovation fonctionne mieux lorsque les acteurs cherchent individuellement et en toute liberté dans un environnement ou ils peuvent se comparer par la valeur de leur production (diversité, diversification, concurrence) : l’innovation étant par définition la découverte d’usage du capital que l’on ignorait auparavant, elle est impossible à planifier.

  • L’idéologie marxiste n’est pas morte (64% des Français croient à la lutte des classes, même si la majorité ne sais pas trop dans quelle classe il se trouve), tout comme la religion catholique romane (la notion de bien et de mal, de péchés et de vertu), tout comme des croyance plus anciennes qui perdurent encore (la croyance de la terre nourricière, de la mère nature, de la pureté de la nature…)

    Si les ‘pôles d’influence normatifs’ sont moins structurés que par le passé, l’empreinte est restée très profonde et toujours existante, culturelle à défaut d’être cultuelle.

    Ce défaut de structuration a fait passer les normes de l’influence au pouvoir par l’inflation de lois et réglementations : les règles morales et religieuses ont été revisitées, réécrites pour devenir législatives : le mal est devenu crime, l’indécent est devenu délit.

    • la lutte des classes est une idéologie marxiste verticale où la paysans sont écrasés par toutes les autres classes qui. se situent plus haut. A cela s’ajoutent les machines qui ont un poids phénoménal.(les chaînes de production)
      Marx a pris en compte que le système productif ce qui aboutit de nos jours à des quotas de production.

      • Et puis il y a eu l’abolition du prolétariat dans ce déclin communiste.
        Pourquoi les responsables « communistes » ont ils aboli le prolétariat ?

      • Non la lutte des classes marxiste est une théorie selon laquelle le capital à toujours appartenu à une classe sociale qui a toujours exploité une autre classe sociale : le prolétariat.

  • L’auteur vante « les libertés politiques ».

    Ici, c’est pour certain un gage certain de communisme avancé.

    • Il est surprenant que l’auteur, pour faire une démonstration pro-libérale (tout au moins je le suppose), s’appuie sur une analyse de l’histoire marxiste (et erronée).
      Marx parlait de l’évolution économique antiquité/féodalisme/capitalisme pour établir un parallèle avec l’évolution sociale esclavage/servage/prolétariat.
      Son but était de démontrer que l’étape suivante était la propriété collective des moyens de production, ce qui se ferait au moyen de l’appropriation par l’Etat.
      En réalité, le capitalisme existe depuis toujours, il a simplement pris une autre dimension au XIXème.
      La science aussi existe depuis toujours, et l’invention de la roue ou du levier sont aussi importantes que celle de la machine à vapeur (qui ne saurait exister sans roue ni levier!)
      L’évolution du progrès humain, s’appuyant sur la science et « l’esprit du capitalisme », est continue. Les idéologies diverses viennent s’accrocher sur cette évolution, et ne durent qu’un temps limité.
      J’appèle « esprit du capitalisme » le comportement humain intuitif qui pousse l’individu à investir le surplus de richesse pour créer encore plus de richesse.

      • A mon sens, les moyens de production sont les bâtiments, les machines, le mobilier. Le propriétaire peut être une entreprise privée mais aussi l’Etat.

        • L’histoire nous montre que l’Etat propriétaire, lorsqu’il est placé dans un contexte concurrentiel, produit avec une rentabilité inférieure.
          Pour subsister, il doit donc, ou bien s’assurer le monopole et supprimer la concurrence, ou bien se faire subventionner par les impôts.
          Le résultat est un appauvrissement de l’économie (ce qui s’est produit dans les anciens pays communistes)
          Par ailleurs, l’histoire nous montre aussi que l’Etat, lorsqu’il est propriétaire d’une entreprise de production, l’est devenu en confisquant ce qui a été créé par le privé.

          • confiscation de ce que le prive a créé : merci de donner un exemple pour éclairer votre affirmation

            • Réponse de l’auteur

              Les relations entre science et religion suscitent parfois des réactions vives. Le sujet est donc sensible, sans doute parce que l’avenir sera déterminé par les réponses que l’humanité apportera dans ce domaine.
              Évidemment, l’idée de vouloir éradiquer le phénomène religieux, comme certains semblent le penser, m’est totalement étrangère. J’ai un profond respect pour les croyants, s’ils ne sombrent pas dans l’intégrisme.
              Mon observation très banale, concernant l’histoire récente, est la suivante : les sciences n’avaient pratiquement aucune influence sur les pouvoirs jusqu’au 18e siècle. Elles ont désormais conquis le statut de pôle d’influence majeur, tant sur les États que sur le capitalisme. Il s’agit d’un bouleversement fondamental dans l’histoire de l’humanité. Corrélativement, les religions ont perdu le monopole qu’elles détenaient en tant que pôle d’influence. C’est une évidence. Je pense que l’avenir accentuera cette tendance au profit des sciences. Fort heureusement, il est possible de penser exactement le contraire.
              Quant au point de savoir si la science existe dans l’Antiquité ou au Moyen Âge, la réponse est évidemment positive. L’expression « la science n’existe pas » signifie qu’elle ne constitue pas une puissance influençant le pouvoir politique ou économique.

              Patrick AULNAS

              • @ Patrick Aulnas

                « les sciences n’avaient pratiquement aucune influence sur les pouvoirs jusqu’au 18e siècle. »

                C’est faux, les savants étaient régulièrement consultés par les rois. Ils cumulaient d’ailleurs souvent des connaissances scientifiques et métaphysiques (ce qui n’a pas vraiment changé, c’est juste plus masqué aujourd’hui).

                « Corrélativement, les religions ont perdu le monopole qu’elles détenaient en tant que pôle d’influence.  »

                C’est faux aussi. Disons plutôt que les pays qui adoptent le socialisme (comme la France), ont tendance à remplacer leurs religions traditionnelles par de l’athéisme, mais cela reste dans le domaine de la croyance, donc rien de nouveau sous le soleil.

              • merci M.Aulnas. En parcourant votre site j’ai lu l’abstention sociologique. L’élection européenne est importante et l’abstention est importante.
                Ne serait ce pas le fait de ce clivage politique gauche/droite et le nombre de partis politiques de plus en plus nombreux ?

              • L’opposition entre religion et science me semble artificielle.
                Celle entre l’Église et la science est un préjugé infondé, voire même un bobard, dont les piliers, notamment Galilée, que vous citez, illustrent plutôt le contraire.

                Pour se limiter à la France, où la religion était le catholicisme, c’est l’État qui l’a évincée lorsqu’il était aux mains de socialistes, pour des raisons sans aucun lien avec la science.
                Le différend était anthropologique et spirituel – deux domaines qui se confondent, car une vision anthropologique est toujours vue comme hors de l’espace et du temps.
                Quelle autre raison les socialistes avaient-ils de fermer 5000 écoles catholiques et d’interdire les congrégations ?
                Si leur enseignement faisait-il obstacle aux sciences ?
                Si oui, comment expliquer que la France eût été à la pointe avant, et bien moins après ?

            • Les exemples sont tellement nombreux qu’on ne saurait par où commencer.
              Par ailleurs, « citez vos sources » est le procédé employé sur les forums par les différents polémiqueurs gauchisants.

            • L’Etat ne produisant rien, tout ce qu’il possède est nécessairement le résultat d’une confiscation. Eventuellement, merci de nous éclairer en donnant un exemple de propriété de l’Etat qui ne résulterait pas d’une confiscation initiale.

  • Tentative intéressante mais marquée par un manque de perspective.

    L’auteur n’aurait pas rangé « la religion » parmi les pôles d’influence et non de pouvoir si sa perspective historique n’avait été bornée à la chrétienté.
    Il sait pourtant que l’islam donne à tout imam la faculté d’émettre des fatwa, y compris de mort.
    Il relève donc du pouvoir.

    Au sein même de la chrétienté, l’opposition entre science et religion est radicalement fausse.
    S’il y a eu des exemples d’obscurantisme, on ne peut pas en faire une tendance dominante au sein l’Église, où se passait l’essentiel de la vie intellectuelle au Moyen-Âge.

    L’exemple de Galilée est à la fois le plus populaire et l’un des plus mauvais.
    Il témoigne plutôt de l’obscurantisme de notre époque.
    En effet il comparut devant le Saint Office pour son adhésion aux idées de Copernic (lui-même chanoine!) et il lui fut enjoint de les présenter comme une hypothèse, faute de preuve: C’était scientifiquement juste.
    Il comparut à nouveau pour avoir publié son Dialogue, ouvrage de vulgarisation de ces thèses rédigé à la demande du pape. Un enchaînement de circonstances et le caractère de Galilée firent capoter l’entreprise.

    L’Église Catholique Romaine moyenâgeuse était donc l’exact contraire d’un foyer d’obscurantisme !
    Cela n’a rien d’étonnant !
    C’est un préjugé irrationnel de croire que la foi en Dieu s’oppose à la science.
    Au contraire elle peut exclure l’animisme, cette idée de spiritualité diffuse dans toute la nature qui prévalait dans le paganisme et qui revient dans une certaine vision de l’écologie (voyez Avatar…)
    Avec le monothéisme judéo-chrétien, la nature est un objet à comprendre, modéliser, maîtriser; et non des êtres avec qui dialoguer.

    • @ fucius,

      Dans mon sens la religion est une relecture de la vie selon des variantes du pays d’origine.
      Bonne soirée Fucius

    • « Il sait pourtant que l’islam donne à tout imam la faculté d’émettre des fatwa, y compris de mort. »
      En plus d’être une assertion plus que discutable, elle n’aide pas votre propos. Dans ce cas précis l’imam formule que « telle personne adopte un comportement ou a accomplit un méfait qui mérite la mort ». Cela relève donc du domaine de la loi morale, qui appartient tout autant aux fonctions de l’église.
      Mais qui execute cette sentence de mort ? Ce n’est pas le pouvoir religieux mais bien le pouvoir temporel, que ce soit chez les musulmans ou les catholiques.
      La religion est bien pôle d’influence. Elle oriente et dirige, mais ne fait rien. Il faut aller chercher des exemples bien plus savants et marginaux pour oser qualifier la religion de pouvoir tel que l’auteur le définit.

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