OGM : évitons la psychose

Des milliers de travaux académiques n’ont jamais pu mettre en évidence une quelconque altération de la santé des animaux ou de la qualité des produits par les OGM.

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OGM : évitons la psychose

Publié le 2 octobre 2014
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Des milliers de travaux académiques n’ont jamais pu mettre en évidence une quelconque altération de la santé des animaux ou de la qualité des produits tels que la viande, le lait ou les œufs par les OGM.

Par jacques Henry.

imgscan contrepoints 2248 OGMUn exemple significatif de l’obscurantisme qui se répand tant chez les décideurs politiques que dans la population est l’étiquetage des denrées alimentaires pour prévenir le consommateur si celles-ci contiennent des plantes génétiquement modifiées ou non. Cette nouvelle psychose, répandue par des groupes non gouvernementaux (que je ne nommerai plus pour ne pas leur faire de publicité) à grands renforts de campagnes de sensibilisation, conduit à une aberration. Celle-ci consiste à faire croire aux consommateurs que finalement, les OGM sont dangereux pour la santé et l’environnement sans autre forme d’argumentation. Les études sérieuses sur les OGM et leurs éventuels effets sur la santé animale et humaine sont évidemment conduites aux États-Unis, et non pas en Europe, puisqu’une majorité de pays de l’Union Européenne ont cédé au chantage des écologistes et interdit les OGM.

Puisque les argumentations scientifiques sérieuses en faveur des OGM proviennent d’études réalisées par des universités américaines, ses concepteurs sont certainement à la solde des grands semenciers comme Dupont-Pioneer ou Monsanto, cela va de soi. Ce sont des chimistes qui polluent les sols avec des pesticides donc les plantes transgéniques sont certainement toxiques, point barre. Et pourtant, depuis l’apparition commerciale des premières plantes transgéniques en 1996, les risques qu’elles peuvent provoquer sont contrôlés et répertoriés par un organisme international appelé la Codex Alimentarius Commission.

Le concept en est l’étude de « l’équivalence substantielle » qui définit ainsi que toute plante transgénique doit être étudiée en regard de son équivalent non modifié. Aux États-Unis, 165 « événements » de transgenèse concernant 19 espèces de plantes ont été étudiés et finement analysés depuis ces dernières 20 années. Le Japon a fait mieux, puisque les laboratoires indépendants de toute société impliquée dans la transgenèse végétale ont passé au peigne fin 189 « événements » de transgenèse.

Curieusement, les plantes modifiées génétiquement par irradiation gamma ou par croisement ou hybridation dirigée ne sont pas analysées, alors que certaines d’entre elles se sont révélées toxiques pour les animaux et les humains. Pour ne citer qu’un exemple : une variété de tomate obtenue par croisement classique s’est trouvée produire de trop grandes quantités d’un alkaloïde toxique, l’alpha-solanine, qui est une arme de défense des solanacées (pomme de terre, tomate…) présentant des propriétés insecticides mais mortel pour l’homme. Bien qu’étant une réussite par ailleurs, cette tomate a été précipitamment retirée du marché.

La Commission européenne a exigé en 2013 que les protocoles d’évaluation des plantes génétiquement modifiées incluent une étude sub-chronique de 90 jours sur des animaux de laboratoires bien précisés. Mais cette démarche sous-entend en réalité que les plantes transgéniques aient un effet sur une voie métabolique particulière. Cela constitue à l’évidence une entorse déontologique sérieuse. En fait, dans la réalité, ce sont les études réalisées sur les animaux d’élevage nourris avec des plantes transgéniques qui fournissent le meilleur champ d’expérimentation en vraie grandeur. Depuis 1996, aux États-Unis seulement, plus de 100 milliards d’animaux destinés à l’alimentation humaine ont été nourris avec des plantes transgéniques, que ce soient des lapins, des poulets et autres volatiles, des porcs ou des bovins et même des poissons. N’est-ce pas là le meilleur champ d’investigation qui puisse être trouvé et qui s’étend maintenant sur de nombreuses générations ?

Par exemple, le maïs MON810 qui exprime la toxine Bt a fait l’objet d’un nombre impressionnant d’études dans plusieurs pays et sur plusieurs générations d’animaux avec 90% de ce maïs dans leur nourriture qui ont été scrupuleusement comparées à des animaux contrôles nourris avec un maïs isogénique, le même maïs hybride F1 mais n’exprimant pas la toxine Bt. Il a été impossible de retrouver des séquences du gène codant pour la toxine Bt ou de la construction utilisée pour la transgénèse alors que la puissance des techniques d’analyse d’ADN et d’ARN n’est plus à démontrer. La protéine Bt n’a jamais pu être détectée ni dans le sang, ni dans le lait ni dans les urines ou les défécations des porcs ou des vaches laitières étudiés sur plusieurs générations, ni dans la chair des volailles ni dans les œufs. Les variations infimes, par exemple le volume de lait produit ou la taille des porcelets n’ont jamais pu être corrélés avec la présence ou non de maïs ou de soja transgéniques dans l’alimentation des animaux.

Enfin, aucun effet sur la flore intestinale des animaux n’a pu être décelé chez les bovins alors qu’avec les porcs des différences mineures ont été observées sans qu’elles puissent être attribuées à la présence de maïs Bt dans l’alimentation. Il ne s’agissait pas dans ces études de gavage intentionnel d’animaux de laboratoire, mais d’une étude sur le long terme dans les conditions normales d’élevage. S’il y a eu relativement peu d’études comparatives strictement contrôlées, une cinquantaine tout de même, en revanche le retour d’expérience avec des animaux d’élevage est considérable et s’étend sur plus de 15 années.

Aux États-Unis, moins de 2% des animaux d’élevage sont certifiés sans OGM et la situation pourrait devenir problématique pour le business « bio » ou « organique » puisque moins de 0,8% des champs cultivés sont certifiés organiques, c’est-à-dire sans pesticides ni résidus de cultures génétiquement modifiées. Pour situer l’utilisation des OGM aux USA, il y a 8,6 milliards de poulets, 338 millions de poules pondeuses, 248 millions de dindes, près de 31 millions de bovins destinés à la viande, un peu plus de 9 millions de vaches laitières et près de 111 millions de porcs (chiffres de 2011) . La part des animaux dits organiques est respectivement dans cette énumération de 0,33%, 1,97%, 0,2%, 0,34%, 2,78% et pour les porcs 0,01% car seulement 12 000 porcs sont certifiés organiques dans ce pays.

Depuis l’introduction des plantes transgéniques, on estime qu’en dix ans, de 2000 à 2011, près de 100 milliards de poulets ont été nourris avec du maïs génétiquement modifié, et il en va de même pour les autres animaux d’élevage pour arriver à un total de près de 103 milliards sans que jamais on n’ait pu être objectivement capable de déceler un quelconque souci de santé de tous ces animaux ni une dégradation de la qualité des diverses viandes, du lait ou des œufs. Par exemple, si les plantes transgéniques avaient un quelconque effet sur la santé des vaches laitières, la production de lait s’en ressentirait immédiatement. Or c’est exactement le contraire qui a été observé et dûment répertorié par les autorités du Département de l’Agriculture. En 1983, la production par vache laitière était de 5700 kilos par an, en 1996, donc l’année de l’introduction des premières plantes génétiquement modifiées, elle était de 7485 kilos et en 2011 de 9680 kilos par an et par vache. On ne peut pas raisonnablement dire que le maïs, le soja ou la luzerne résistants au RoundUp ou Bt (mais oui la luzerne transgénique ça existe) aient un réel effet sur la santé des vaches…

Les inspections sanitaires dans les abattoirs de bovins et de porcins n’ont pas montré de différences significatives en ce qui concerne l’état de santé de ces animaux : 2,49% des animaux ont été équarris en 2007 contre 2,6% en 1994 avant l’introduction des plantes transgéniques. Pour les poulets, compte tenu de l’importance de la production (9 milliards par an) les données objectives en provenance des inspecteurs du Département de l’Agriculture sont encore plus parlantes. La figure suivante est incontestable : après l’introduction des plantes transgéniques dans la nourriture des poulets, la mortalité a diminué comme le nombre de carcasses condamnées à l’équarrissage. Et parallèlement le taux de conversion de la nourriture en chair s’est amélioré quant à l’âge des poulets à l’abattage, 48 jours en moyenne, il n’a pas significativement changé.

 

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J’ai déjà mentionné que des dizaines d’études n’ont jamais permis de montrer la présence d’ADN, d’ARN originaires des transgènes ni de produits de ces derniers alors que 97% du soja mondial se répartissant entre les États-Unis, le Brésil et l’Argentine est transgénique. Ces mêmes trois pays sont les principaux producteurs mondiaux de maïs qui est pour plus de 70% transgénique. Jamais en regard de ces données il n’a pu être possible de détecter un quelconque effet adverse sur la santé animale.

L’émergence d’une nouvelle technique de transgenèse ne comportant pas d’intervention directe sur le génome avec l’introduction de gènes étrangers ou de promoteurs modifiés est « l’édition génique » (gene-editing). Celle-ci consiste à changer l’expression de certains gènes par modification ponctuelle à l’aide d’enzymes des promoteurs commandant cette expression. Or cette technique est indécelable car elle ne modifie en général qu’un seul allèle, et la mutation ponctuelle qui pourrait éventuellement être identifiée au prix du séquençage complet du génome de la plante concernée pourrait tout aussi bien provenir d’une mutation naturelle. Cette technique est en plein développement dans les laboratoires, notamment de Pioneer et de Monsanto, et de quelques petites start-up, pratiquement toutes américaines, car il y a très gros à gagner au final.

En effet, il ne sera plus possible aux pourfendeurs des OGM de combattre ces plantes améliorées d’un type nouveau. Prenons un exemple : le maïs RoundUp Ready de Monsanto sur-exprime artificiellement la cible du glyphosate, pour mémoire l’EPSP synthase, qui n’existe pas chez les animaux. Par la technique de « gene-editing », la modification de l’opérateur du gène de l’EPSP synthase conduira au même résultat et rendra obsolète la technique « archaïque » utilisée il y a près de 20 ans pour construire une suite de divers gènes avec des marqueurs variés facilitant la sélection en laboratoire des transgènes. C’est la « deuxième génération » de la transgenèse végétale qui émerge, et bien malin celui qui aura les arguments pour combattre ces plantes modifiées car elles sont le résultat d’une sélection et de croisements opérés naturellement ou manuellement par pollinisation forcée comme c’est le cas pour les hybrides F1 largement utilisés avec le maïs transgénique ou non.

En conclusion, l’élevage animal est le plus gros consommateur de plantes transgéniques dans le monde, des centaines de milliards d’animaux ont été nourris avec ces produits depuis près de 20 ans et des milliers de travaux académiques n’ont jamais pu mettre en évidence une quelconque altération de la santé des animaux ou de la qualité des produits tels que la viande, le lait ou les œufs.

Jamais il n’a pu être observé de différences nutritionnelles de ces produits par rapport aux produits dits organiques, c’est-à-dire provenant d’élevages sans plantes ni produits végétaux d’origine transgénique. L’industrie alimentaire et l’élevage sont devenus largement dépendants de la production de soja et de maïs provenant de pays qui ont approuvé ces cultures génétiquement modifiées. Bannir les plantes transgéniques ou exiger un étiquetage des denrées alimentaires aurait pour résultat un renchérissement immédiat et généralisé de nombreuses productions alimentaires et l’arrivée du « gene-editing » rendra la situation ambiguë et les revendications des écologistes deviendront tout simplement inutiles.

Source : UC Davis, lien pour les curieux dont ce billet est inspiré


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  • Mangez les OGM si vous voulez, vous et vos enfants. Moi, je mange bio, merci, moi et mes enfants.
    http://www.collective-evolution.com/2014/04/08/10-scientific-studies-proving-gmos-can-be-harmful-to-human-health/

    • Attendez-vous à ce que Jacques Henry vous dise que manger bio viole le second principe de la thermodynamique 🙂

      • Hi, hi, hi … je rigole car Jacques-henry l’a bien cherché celle là.
        Mais, sur les OGM, il base sa réflexion sur des faits avérés.
        Comme quoi, on peut mentir comme un arracheur de dent sur un sujet, et dire la vérité sur un autre.
        Bon sujet de sociologie ou de psychologie en tout cas.

        • Suivez les lobbys manipulateurs pour mieux s’enrichir, qui financent plein de recherches qui ne les dérangent pas.
          Evitez ma psychose !!
          Ne mangez pas bio et mangez des pommes, des raisins, d’autres fruits ou des aliments, ayant subis près de 30 traitements chimiques, mangez plein de viande nourrie avec des OGM conçus pour résister aux herbicides nocifs, mangez plein de la malbouffe industrielle, avec produits chimiques, très étudiée pour nous rendre addictifs, en se moquant des conséquences, comme épidémie d’obésité, diabète, cancers, etc.. et vous ne changerez d’avis que trop tard une fois bien malade, comme je vois autour de moi, pleins de trop gros à mon age.

      • touché..ça c’est drôle/

    • C’est étonnant cette façon moderne de s’exprimer : « moi et mes enfants ».
      J’avais appris a l’école que l’on devait dire: »mes enfants et moi ». C’était par là une marque de respect et surtout ne pas se surévaluer.
      Mais bon, les temps changent et peut-être que politesse d’hier est derrière l’église… (lol, vieille blague de Toto)

    • méfiance , il n’y a jamais eu d’études de toxicité sur les produits BIO prouvant qu’ils sont réellement sans danger , appliquez le principe de précaution !

      • si il y en a eu,
        c’est plus dangereux (notamment les anti oxydants qui sont cancérigènes).
        les celleri bio sont bien plus alergisants que les autres, parce qu’ils se défendent avec leurs insecticides les furanocoumarines.
        les mais non 810 ont des problèms d’aflatoxines (cancérigènes) parce qu’ils sont plus attaqués et que les champignos y pénètrent.

        en plus la théorie prévoit cela. c’est pas une surprise.

        en plus les test sur la population ont montré que le bio était dangereux (E-coli, datura, et qq autres passées sous silence). la toxicité du bio est prouvée être bien au dela de la quantité consomée.

        en plus même l’UFC que choisir a une époque a montré que le bio était plus dangereux que le normal ou le normal low cost, parce que c’est moins surveillé….

        bref je vois pas pourquoi on imagine encore que c’est bon le bio?

        c’est même pas bon pour l’environnement car ca consomme bien plus de terre et de phytosanitaire parce que les rendements sont plus bas et le phytosanitaires bio sont moins performants a dose égale, mais moins « moins toxiques » que « moins efficaces »…

        faur arrêter cé délire relivieux… bio, halal, kasher, c’est religieux pars rationel…

        je demande le droit que mes enfants ne mange pas bio, au nom de la sécurité sanitaire, sur la base du principe de protection face a une épidémiologie calamiteuse et des théories concordantes avec les accidents observés…

        • « bref je vois pas pourquoi on imagine encore que c’est bon le bio? »

          Ils peuvent essayer la strychnine. C’est bio.

    • En suivant le lien, la liste des 10 études prouvant la dangerosité des OGM contient l’étude Séralini de 2012. Je vous laisse conclure.

      • l’étude Séralini c’est pas l’étude qui a fait grand bruit car les anti omg ont vu la preuve que les omg étaient mauvais ?? avant de se rendre compte que cette étude étaient un ramassis de connerie. elle a été complétement démonté

  • Ce ne sont pas que les OGM, il y a toute une vague de « manger naturel » qui arrive dernièrement, consistant à systématiquement considérer à priori ce qui est naturel comme meilleur pour la santé que ce qui est industriel/OGM/whatever. Sans aucune analyse de ce qui est obtenu.
    Le bio je n’ai rien contre, mais la diabolisation de tout le reste à son exception, ça m’énerve.

  • Saz a raison sur un point, chacun doit pouvoir choisir ses aliments avec ou sans OGM , à partir du moment ou le consommateur est averti , à lui de choisir en fonction de ses gouts ou de ses valeurs. Si un produit génétiquement modifié n’a aucune incidence, que ce soit sur la santé du consommateur ou son environnement, alors aucune raison de ne pas le préciser sur les emballages, même si on est à 0,00001% d’OGM.

    • C’est la théorie.
      En pratique, à la force d’entendre que les OGM, c’est « mauvais pour la santé », le consommateur lambda finit par le croire.
      Le plus idiot, dans l’histoire, c’est de globaliser les OGM. ça ne veut rien dire.
      Les OGM seront acceptés par le consommateur quand il y trouvera un avantage, comme le riz doré par exemple. Le seul avantage qu’il peut y voir aujourd’hui, c’est la différence de coût: l’écart de prix entre du nourri garanti « sans OGM », et le sans garantie, va progressivement augmenter. C’est le prix final qui fera la différence.
      Et par les temps qui courent, ça ira peut être plus vite que prévu.

      • Si c’est le prix final qui fait la différence, je crois que je ne vais avoir les moyens de me payer du riz doré; ça existe en bronzé ?

      • Pas idiot comme argumentaire de rappeler globaliser les OGM n’a aucun sens.

        Les solanacées sont en moyenne plus toxiques que les papilionacées, il est grand temps d’interdire tomates, aubergines et patates, et d’imposer les haricots pour tous !

    • le problème s’est que les anti omg veulent interdire les omg. ils sont tellement sectaires qu’ils veulent interdire toute recherche scientifique sur les omg. parfois, je me demande vraiment si l’écologie n’est pas une secte qd je vois le niveau de sectarisme des écolos.

      • je ne me pose pas la question
        http://ecowatch.com/2014/10/01/jailing-climate-deniers-robert-kennedy-jr/

        rappeler l’histoire c’est parfois un point godwin

        quand aux sectes elles ont deux suipport idéologiques
        – le catastrophisme, l’apocalipticisme… returevous de ce monde corompus , la fin aproche
        – la pseudo-médecine . vous êtes empoisonnés par la société corompues, venez cheznous vous serez gueris.

        l’un, l’autre ou les deux.

        la caractéristique de la secte est que c’est une offre religieuse qui n’offre pas de vivre dans la société, mais d’en sortir.

        certaines offres verts sont clairement sectaires (anti wifi, bio communauté).

        la forme religieuse s’exprime déja par une manière d’imposer un code alimentaire qui accessoirement verrouile la clientèle vers l’offre de l’église et de ses fidèles (halal, bio, kasher)

        elle peut s’exprimer de facon fondamentaliste en demandant un retour a une époque passée qui n’a jamais existé… un rétromodernisme.
        http://news.bbc.co.uk/hi/english/static/events/reith_99/week3/week3.htm
        à différencier de la tradition

        la tradition en agriculture c’est pas le bio (qui est un fondamentalisme) mais une agriculture industrielle à basse consommation de toxiques, hors sol, ou sans labour, des engrais recyclés, ou utilisant des trucs bio mais ceux qui marchent… sans rejeter ce qui est requis par le rendement.

        c’est une crise religieuse mais aussi sociologique, comme les autre fondamentalisme actuels, que ce soit ISIS, la manif pour tous, ou le tea party.

        les seuls qui parlent de couper des têtes ce sont
        – ISIS
        – ecowatch

        • « certaines offres verts sont clairement sectaires (anti wifi » ..) est encore une manipulation de lobby, en niant la réalité des effets des ondes électromagnétiques, très complexes mais réels, qui perturbent les cerveaux de certains animaux de façon plus visible que pour les hommes (excepté certains devenus allergiques), et comme pour l’amiante, il faudra un siècle de négation et manipulations par les lobbys, de morts, pour admettre de force la réalité des dangers de niveaux excessifs de ces ondes.

          • le danger de l’amiante était connu dès le départ vous savez…
            et de façon parallèle on sait depuis longtemps que la poussière que ce soit sciure, charbon , ciment sciure est mauvaise pour la santé, surtout pour les pros…

            vous baratinez ferme car pour le moment il n’y a pas beaucoup d’éléments de preuve pour abonder dans votre sens, ou dans tous vos sens…

            d’un autre coté je vous conseille d’aller lire les rapports de l’académie des sciences sur le cancer en france….

            la question n’est jamais le risque absolu , c’est toujours le risque relatif ce qui implique de relativiser…car sinon, c’était mieux avant..ce qui reste à prouver!

    • les écolos veulent imposer leur vision des choses au reste du monde

  • Regard sur les rayons des grandes surfaces. Les multitudes sortes de lait : du 1/2 écrémé a l’ecreme en passant par le lait entier et puis le bio dans des bouteilles plastiques. C’est la loi du commerce et de la consommation. J’oubliais la pub qui va avec par l’image.

  • Selon moi, le problème est que l’idée même des OMG est de créer des plantes qui résistent à des insecticides/herbicides très puissants (le fameux Round UP), par opposition aux autres organismes non modifiés dans les champs qui eux seraient éliminés par le Round Up. Ainsi on augmente le rendement du champ en favorisant les plantes que l’on cultive. Cependant, dans l’article, l’effet du Round Up sur la santé humaine/animale n’est pas évoqué (je répète, le round up est un mélange de produits chimiques, pas les OMG eux mêmes).
    Pour moi, le véritable problème n’est donc pas l’OMG en lui-même, mais le produit auquel l’OGM est supposé résister. Le glyphosate et les autres produits contenus dans le Round Up semblent en effet ne pas être inoffensifs, à partir d’un certain degré d’exposition…

    Selon moi, il serait bon d’effectuer des recherches approfondies sur ces produits, et non pas seulement sur les OGM…

    • A vous lire, on croirait qu’il n’y a que des plantes OGM qui sont tolérantes aux herbicides. Or, c’est une lourde erreur. La question qui vient ensuite c’est, par exemple : vaut-il mieux un maïs Duo System de BASF qui est tolérant à l’herbicide Stratos Ultra de BASF ou un maïs NK603 de Monsanto qui est tolérant au RoundUp de Monsanto ? L’un est OGM pas l’autre. Pour comparer, il faudrait comparer la toxicité du Stratos Ultra par rapport au RoundUp. Mais, disons qu’en première approche, c’est kif-kif. Donc, ça n’a pas de sens d’autoriser l’un sans restriction (suite à des tests minimums – nourrissage d’animaux sur 17 jours) et d’interdire l’autre (suite à des tests de toxicité de 90 jours n’ayant rien détecté).
      Si on veut être vraiment cohérent, il faudrait interdire les deux. Et là, je vous laisse deviner quel pourcentage des plantes cultivables il faut interdire …

    • « à partir d’un certain degré d’exposition… »

      C’est combien un « certain degré »?

  • Ce genre d’article ne sert à rien un peu comme ceux sur le subventionnement de l’éolien..

    Dans le cadre d’un site libéral on pourrait se demander de quel droit interdire la recherche sur les ogm? ou de quel droit interdire à d’autres d’en manger?

    Pas la peine de démonter une psychose par la rationalité , ça prend trop de temps et en outre l’objet des psychosse n’est pas celui revendiqué…la majeure partie des gens se foutent des ogm, mais par contre rien de plus facile que de dire « non aux ogm » sauf que en quelques minutes vous faites dire aux gens ah ben non alors pas non aux ogm, mais non aux éventuels problèmes causés par des ogm…

    la lutte contre les ogm fait partie d’un mouvement plus vaste essentiellement antiproductiviste capitaliste mené par des gens qui ont pourtant revendiqué comme slogan l’interdiction d’interdire…et qui ont osé avant de faucher des champs sous les yeux des gendarmes bienveillants, démonter un restaurant pour sauver le monde de l’impérialisme américain…
    Peu importe d’utiliser des méthodes d’intimidation ou de propagande dignes des pires régimes de l’histoire puisque ils font partie des gentils…
    L’important n’est pas de faire le bien mais de se convaincre d’appartenir au camp du bien.

  • C’est une traduction, certes, mais en français on ne dit pas « l’élevage animal » mais « l’élevage ».

    A part cette remarque mineure, bravo pour ce billet.

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