Austérité : qui sera finalement le dindon de la farce ?

Quand les caisses seront vides et que l’argent ne rentrera plus, quelles seront les prestations touchées en premier.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Austérité : qui sera finalement le dindon de la farce ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 septembre 2014
- A +

Par Nicolas Nilsen

poule_bbr2 CC Switchie

Je reviens sur la grande farce politique et cette tragi-comédie économique qu’est la non-diminution des dépenses publiques et des déficits budgétaires. Pour repousser sans cesse l’échéance du redressement d’un État-providence en faillite et au bord du dépôt de bilan, Valls rejette ce qu’il appelle « l’austérité » (qu’on ne lui demande d’ailleurs même pas : on exige juste de la rigueur et de la discipline budgétaire). Mais comme il sait que les Français sont terrifiés par le mot « austérité », il l’agite comme un chiffon rouge pour ne rien faire et reporter sans cesse le redressement à une date ultérieure. Ce qu’il ne dit pas, c’est que cette austérité maudite, il l’inflige aux Français qu’il matraque fiscalement, alors qu’il ne l’accepte jamais pour l’État qui refuse obstinément de se serrer la ceinture. Alors quand on refuse de réduire le poids de l’État, que reste-t-il pour continuer à aligner les ardoises ? C’est simple : il reste l’impôt, l’emprunt, et… la réduction des prestations. Et dans tous les cas, ça va faire mal.

Matraquage fiscal

Du côté des impôts et taxes, les Français ont déjà donné. Les contribuables viennent de recevoir leurs feuilles d’impôts et il ne faut sans doute plus trop les chercher davantage de ce côté-là. Sinon ils achèteront tous des bonnets rouges pour l’hiver. Après l’avoir combattue à l’époque, le pouvoir envisage une TVA dite sociale pour remplir ses caisses vides , mais là aussi, il est possible que, malgré le qualificatif de « sociale », les consommateurs déjà ratiboisés n’apprécient pas vraiment une nouvelle taxe ! Comme ils n’ont plus confiance et ont peur de l’avenir, les Français mettent leur épargne de côté, mais ils savent bien que l’État lorgne avidement vers cette manne dormante et que la spoliation de l’épargne n’est pas loin (la bonne Europe a déjà tout prévu de ce côté-là avec la ponction directe sur les comptes bancaires).

Dette publique

Du côté des emprunts, l’État-qui-ne-renoncera-jamais-à-dépenser a déjà propulsé la dette à 2000 Mds d’euros pour la porter à près de 95% du PIB ! Il y a évidemment le feu au lac et si vous et moi étions endettés à ce point, nous arrêterions d’emprunter en déchirant immédiatement notre carte de crédit. Mais, voyez-vous, nos énarques socialistes pensent autrement et comme avec la dette ce sont les générations futures qui payent les ardoises, ils se moquent comme de l’an 40 d’accroître la dette encore et encore. Ça permet de continuer à dépenser allègrement : pour vous ce sont des dettes à payer, mais pour eux ce sont des bulletins de vote. Donc pourquoi y renoncer ?

Rabotage des prestations

Alors, que reste-t-il ? Eh bien, les prestations qui vont diminuer, et le dindon de la farce, finalement, ce sera vous et moi. Aussi simple que ça.

Les prestations sociales, les allocations, les aides, les primes en tout genre (vieillesse, santé, famille, chômage, pauvreté, invalidité etc.) correspondent aux versements d’argent que l’État-providence considère comme correspondant à des « objectifs sociaux ». C’est l’avantage de l’État-Providence et c’est évidemment parfait… Enfin, tant que la croissance est là, que l’État est riche et qu’il y a de l’argent à distribuer. Mais quand il n’y a plus de croissance et que les caisses publiques sont vides, alors il y a problème. En 2010, ces prestations étaient de l’ordre de 430 milliards d’euros, soit 22% du PIB. Que se passe-t-il d’après vous quand il n’y a plus d’argent dans les caisses publiques et que l’État est en faillite ? Eh bien les robinets se ferment peu à peu et l’État qui a refusé de se réformer fait payer la facture de son incurie à ses citoyens spoliés : il diminue la valeur du point de retraite, diminue les remboursements de Sécurité sociale, diminue les prestations, dérembourse les médicaments, emprunte même pour payer les salaires de ses fonctionnaires !

La fin de l’État-providence, ça va faire mal

Hollande dindon rené le honzecUn jour prochain, forcément, Valls, les yeux rougis par les larmes, viendra nous annoncer la fin de l’État-providence socialiste. Quand cette austérité imposée arrivera (les Grecs ont vécu cela), la seule question sera de savoir qui sera pénalisé en premier : les vieux ? les handicapés ? les familles ? les jeunes ? On verra bien… En tout cas quand les caisses sont vides et que l’argent ne rentre plus, ce sont les prestations qui sont les premières touchées.

D’après vous, quelles sont les allocations qu’ils diminueront en premier ?

  • L’aide sociale à l’hébergement pour personnes âgées ?
  • L’aide ménagère aux personnes âgées ?
  • Les frais de garde à domicile pour personnes âgées ?
  • L’allocation aux adultes handicapés (AAH) ?
  • L’allocation de garde d’enfant à domicile ?
  • L’allocation de logement à caractère familial (ALF) ?
  • L’allocation de logement à caractère social (ALS) ?
  • L’Aide Personnalisé au logement (APL)
  • L’allocation de rentrée scolaire (ARS) ?
  • L’allocation parentale d’éducation (APE) ?
  • L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ?
  • L’allocation de solidarité spécifique (ASS) ?
  • L’allocation de soutien familial (ASF) ?
  • L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ?
  • L’allocation équivalent retraite (AER) ?
  • L’allocation journalière de présence parentale ?
  • L’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) ?
  • L’allocation veuvage ?
  • Les allocations familiales de base ?
  • Le complément familial ?
  • La prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) ?
  • L’allocation d’adoption ?
  • Le complément de libre choix de mode de garde ?
  • Le complément optionnel de libre choix d’activité (Colca) ?
  • Les prestations partagées d’éducation de l’enfant (PréParE) ?
  • L’allocation journalière de présence parentale (AJPP) ?
  • Les bourses de l’enseignement supérieur ?
  • Les bourses de lycée et collège ?
  • L’aide financière pour la fourniture de l’électricité ?
  • L’aide financière pour la fourniture du gaz ?
  • Le revenu de solidarité active (RSA) ?
  • La prime de retour à l’emploi ?
  • L’aide à la mobilité pour la reprise d’emploi  (ARE)
  • Etc.

Je n’ai évidemment pas fait la liste exhaustive des prestations (à laquelle il faut encore ajouter les trucs genre primes de Noël et toutes les aides de type Mairie de Paris que la chère Anne Hidalgo continue de distribuer aux frais des contribuables) mais c’est juste pour vous donner une idée de ce qui se passera quand l’État avouera sa faillite à des citoyens éberlués, sidérés et abasourdis de se voir spoliés comme les Grecs.

Mais peut-être ai-je tort de m’inquiéter ? Je devrais sans doute faire confiance à Claude Bartolone, le Président de l’Assemblée Nationale, qui nous a assuré avant-hier : « On ne touche pas aux totems du progrès social ».


Sur le web.

À lire aussi : Retraites, les salariés du privé sont les dindons de la farce.

Voir les commentaires (43)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (43)
  • Je ne crois pas que tout disparaîtra d’un coup, ces aides existeront toujours mais ils seront significativement réduits dans un premier temps.
    De plus ce sont pas ces aides qui creusent le plus le déficit mais l’excès de fonctionnaires et leurs coûts en termes de retraites.

  • Entre les deux, vous pouvez glisser tous les contrats, services et travaux fournis par les entreprises privées pour l’état et les collectivités. L’austérité est là pour ces marchés publiques réduits comme peau de chagrin. J’ai ouïe dire que Montpellier, la belle, avait une économie qui en dépendait à 80%…. Le reste c’est l’immobilier. Comprenez que par la bas, la situation est… Lyrique. Qu’en est il dans toute la France?

    • Le pire c’est que dans certains pays la dette est une dette d’investissement et que donc c’est économiquement utile et apporte de la valeur ajoutée mais en France l’investissement se réduit comme peau de chagrin..Voir l’état du réseau ferroviaire !

      • Un investissement d’Etat est, au mieux, inutile, au pire (et c’est la plupart des cas) un mal-investissement, c’est-à-dire un investissement qui ne rapporte pas l’effet escompté. L’Etat ne crée pas d’argent, il ne fait que prendre le votre et l’implante un peu partout au grès de son humeur.

        • En effet, le secteur privé crée la richesse que l’état détruit (dévore) avant même qu’elle ne soit créée à travers la dette.
          Et non seulement il détruit la richesse créée, mais encore il empêche la naturelle destruction créatrice de jouer son rôle.

        • Ce que je dis est qu’une dette d’investissement est moins nuisible qu’une dette de fonctionnement.
          S’endetter pour construire un pont qui diminue le temps de trajet et réduire la congestion a quand même plus d’effets tangibles qu’une dette destinée à financer les régimes spéciaux.

          • Je vous avis bien compris SW, d’autant plus que les dépenses d’investissements ne représentent même pas 9% du budget de l’état français. Le reste c’est du fonctionnement et de la distribution d’argent gratuit des autres.

            • L’investissement dans les dépenses publiques ? Même pas 5% réels, sans doute plus proche de 2 ou 3% ! Et quels investissements ! Des ronds-points et pistes cyclables inutiles à foison, des bus et des trains vides, des hôtels de région somptuaires pour potentats locaux, des systèmes informatiques en double ou triple dont aucun ne fonctionne correctement, des érections cul-culturelles navrantes…

              • Oui et non. Les dépenses de fonctionnement de l’état, ce sont grosso modo 400mrd€. Les prestations sociales, grosso modo 600 mrd€. Pour arriver aux 1200 mrd€ de dépenses publiques, il reste grosso modo les collectivités territoriales. Alors certes pour l’instant les sbires de l’administration ont contenu les déficits sociaux en augmentant régulièrement assiettes et taux, mais je ne pense pas me tromper en affirmant qu’on atteint le maximum du supportable, et qu’ils ne seront pas significativement augmentés. Avec la réduction actuelle du secteur marchand dans l’économie, les déficits sociaux vont exploser…

              • « Des ronds-points et pistes cyclables inutiles »

                ronds-points : ils en mettent même parfois là il n’y a PAS de croisement

                pistes cyclables : plus qu’inutile, dangereuses, vu qu’elles incitent les vélos à rouler plus vite sur le trottoir où les gens ne font pas attention

                « des bus et des trains vides »

                Même à Paris, ville très dense où les transports collectifs se justifient pleinement, la mairie a réussi à inventer des mini-bus parfaitement inutiles qui font des mini-parcours grotesques.

            • Pour retrouver les chiffres relatifs à ces investissements, voir la ligne « formation brute de capital fixe » en comptabilité nationale.

              • Voilà les chiffres officiels de l’INSEE. Rapportées au PIB 2013 (2114 milliards), les dépenses publiques représentent 57% (1208) et la FBCF publique 4% (85).

                Mais les 4% sont une évaluation financière dont on connaît le caractère aléatoire, tant en terme de fiabilité d’évaluation que de répartition entre fonctionnement et investissement. L’investissement public effectif est plus probablement proche de 2% du PIB, soit moins de 4% des dépenses publiques.

                • Je n’aurais jamais crû que les dépenses d’investissement étaient si faibles, c’est pire que je ne le pensais.

                  • Le pire, c’est que les dépenses publiques détruisent l’investissement privé, laminé par les impôts et les réglementations ubuesques. Ceux qui imaginent que l’investissement public compense l’investissement privé manquant se leurrent.

                  • En plus, son mode de calcul a été régulièrement modifié pour camoufler le fait qu’ils ne font presque plus d’investissement. Maintenant, c’est avant tout des dépenses de maintien d’une partie des actifs existant : achats de logiciels, renouvellement d’équipements détruits ou volés, etc. Toutes ces choses pour lesquelles une entreprise ne constaterait pas de nouvel investissement.
                    La comptabilité publique, c’est de la magie.

              • La vieille FBCF §§§

            • Pascale ,

              Les 9 à 10 % d’investissement via le budget et l’endettement , c’était vers l’an 2000 !!! actuellement , cela a dû encore baisser … que du fonctionnement et de l’état providence …

  • C’est les vieux qui vont trinquer:
    Ils sont nombreux, donc de grosses économie sont en perspective.
    Ils ne manifestent que peu, parce qu’ils sont vieux et quand ils manifestent, ils sont plus faciles à disperser.
    Soit ils ont du patrimoine à perdre alors ils ne font pas trop de vagues, soit ils sont pauvres et l’arret des prestations les font crever plus rapidement ce qui limite le risque électoral.

    Je mise sur les vieux.

    Ceci dit, quand la rigueur imposée nous tombera dessus, tout le monde en prendra pour son grade, parce que tout le monde essaye de vivre aux dépens de tout le monde comme disait ce bon vieux Fred. Ah si… es politicards, eux, ils trinqueront moins. C’est normal, ils peuvent se voter des protections.

    • Moi aussi. Et comme je suis depuis peu à la retraite, je ne suis pas rassurée. Heureusement que je continue à travailler tout de même.
      Dans de nombreux pays, il semblerait que beaucoup de vieux fassent de même. Pourquoi pas ?

    • Le problème des vieux c’est qu’ils votent plus que les autres groupes d’âge et que leur nombre est en forte augmentation donc ptet pas si simple.
      Mais effectivement ils sont une cible de choix, les fonctionnaires et étudiants seront sans doute les derniers touchés par contre.

      • Le problème des vieux, c’est qu’ils (que nous) sont (sommes) vieux.
        Ce pourrait aussi être une absence de problème, le jour où ils seront (comme moi) de plus en plus dégoûtés par la gabegie environnante, et qu’ils n’auront plus rien à perdre qu’une existence à laquelle ils tiendront de moins en moins.
        Gare.

    • Les vieux aussi,

      Une manifestation de 10 000 vieux, ça ne se voit pas, ils peuvent pas faire greve, ils ne travaillent plus.
      Une manifestation de 10 000 agriculteurs, routiers ou fonctionnaires, ça se voit, ils peuvent bloquer le pays.

      • Marc ,

        Vous avez tout faux , car je ne suis pas sûr que le vote des agriculteurs et routiers soit important politiquement , car gelé sur des partis qui permettent aux socialistes de diriger le pays avec 20 % des voix , par contre les vieux font peur au gouvt élus car leur vote peut les faire tomber …

        Le vieux , voilà l’ennemi …

        • @ Volva

          Aucunes différences entre la droite et la gauche, ils sortent tous du même moule: l’ ENA, et ne veulent qu’une chose, se remplir les poches sur le dos du contribuable.

    • « C’est les vieux qui vont trinquer »

      Les constructeurs de voitures et les voyagistes aussi.

      Les pensions étant pour un tiers à crédit, elles seront amputées de 30-40% d’un coup quand la cessation de paiement se produira.

      Les vieux ont voulu mener la grande vie sur le dos de leurs enfants, ils vont payer très cher leur égoïsme.

      • Les enfants en question ont défilé dans les rues pour maintenir la retraite par répartition. Les vieux boufferont l’héritage et s’en sortiront correctement, et les jeunes se feront ceinture. Ca leur apprendra.

      • « Les vieux ont voulu mener la grande vie sur le dos de leurs enfants »

        ignorance !
        opposer les générations c’est un vieux trucs de nos oligarques.
        Les vieux, comme vous écrivez, ont rebâti ce pays après 1945. Ils ont commencé à bosser 45heures par semaine, voir plus, et avec seulement 4 semaines de congé annuel.

        réfléchissez un peu………………………

        ps: au fait , les jeunes aujourd’hui , que font-ils pour renverser le Système ?

  • les vieux , comme vous dites , peuvent être les premiers touchés ; eux , ils descendent dans la rue manifester , mais ils ne mettent pas le feu aux bagnoles , ils ne cassent pas les vitrines , ils ne pillent pas les commerces , ils ne lancent pas de coktail molotov, ils ne s’en prennent pas physiquement aux autres citoyens , ils ne bousculent pas les crs ….bref les vieux sont sans défense , et la droite comme la gauche le sait trés bien ;

  • Exact
    Quand l’état sera en faillite, se seront les « prestations sociale » qui morfleront… Pas l’état, donc pas les fonctionnaires, pas les missions absurdes de l’état… Non tout cela sera conservé !!!

    • je serais plus nuancé ..
      le gouvernement va certainement essayer de limiter les affrontements qui pourraient apparaître , il va donc continuer à payer les prestations pour certaines populations « dangereuses » et préférer ne pas payer celles des populations ou catégories de fonctionnaires moins risquées.

      – arrêt des prestations pour le 9-3 et autres zones sensibles , ça veut dire des bandes de pillards qui viennent se servir en centre ville ( moi, ça m’amuserait assez de voir des bandes mettre les centres villes de Paris , Lyon et Marseille à feu et à sang 🙂
      – arrêt ou baisse des retraites ? risque faible, les émeutes en camping-car et en charentaises ? bof !
      – arrêt des traitements des fonctionnaires ? possible , je parie que ce sont en priorité les flics et les militaires qui seront visés ( manque de chance , on en aura besoin quand ce sont les prestations du 9-3 qui seront supprimées )

      en tout cas , ça va créer un sacré bazar , moi je préfère rester loin des grands centre , au fond de ma plouquie.

      • – arrêt ou baisse des retraites ? risque faible, les émeutes en camping-car et en charentaises ?

        C’est sûr que pour lancer des pavés avec les main arthosées, ce sera difficile.
        On peut donc s’attendre à des réformes « courageuses » !

        • Ca me paraît bien plus risqué que vous ne le pensez. En tapant sur les vieux, le gouvernement ne se met pas à dos que les vieux rhumatisants, mais aussi tous ceux qui seront vieux dans les 10-15 ans qui viennent, qui sont trop engagés pour trouver maintenant une alternative, et qui occupent les postes à responsabilité qu’ils n’avaient pas plus tôt dans leur carrière.

          • Ou au Rollator ! :mrgreen:

            On y met des choses dans un rollator, au moins autant que dans un vélo.

          • Pas si sur. Ils ont une certaine capacité d’enfumage.
            En gueulant bien comme certains lors des meetings, en mettant la main sur le cœur, et en pleurnichant à chaude larmes, avec forces mouchoirs, sinon des serviettes de bain, tout en accusant le vilain néo-ultra-turbo-libéralisme ou encore Angela l’égoïste, cela pourrait très bien passer.

          • C’est effectivement bien plus risqué car si les vieux, comme vous dites, commencent à être insolvables, à ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins, c’est leurs enfants qui devront le faire (et c’est la loi). Donc dépouiller les vieux, c’est aussi dépouiller la génération suivante, leurs enfants, et celle là elle ne se laissera pas tondre aussi facilement.

            • philou ,

              Mais ce que vous dites est déjà bien entamé via le coût prohibitif des maisons de retraite soit du 2000 € pour la base ( on lui donne habituellement un autre nom) ou 2500 € plus lingerie ( 150 € en moyenne) pour le moyen de gamme …

              Très peu de seniors ayant cette somme en banque , ils doivent ou vendre leurs maisons ou faire jouer l’obligation alimentaire des descendants envers les ascendants ( art 204 à 211 du CC) , et naturellement , il ne faut pas oublier d’y rajouter ce que verse l’APL ( donc le fisc ) , ce que verse le Conseil Général du coin en hypothéquant le bien du sénior s’il en a ou en taxant les descendants d’office , s’ils ne trouvent pas d’accord amiable …

              Bref , à vot’ bon coeur …

  • et comme avec la dette ce sont les générations futures qui payent les ardoises

    Pas si évident : une génération en fera les plus gros frais, te ce n’est pas dans 20 ans. Celles d’après, un peu moins.

  • Commençons par les aides aux associations.
    Ha non en fin de compte c’est pas possible……
    Les plus grosses et énormes subventions de France sont pour celles qui aident les fonctionnaires….et ils votent à gauche.

  • lisez le roman de l’été écrit par Bercoff dans Valeurs Actuelles depuis le début de l’été…
    C’est une fiction me direz-vous ! Bien peu imaginent le phénomène de ras-le-bol chez
    les « soutiers » de l’économie (professions libérales, commerçants, artisans, petits patrons)
    Mettez une bonne dose de déflation, d’économie parallèle (par nécessité) et d’abus de
    l’ADMINISTRATION ajoutée au mépris de ceux qui gouvernent et le cocktail sera à point !
    Les députés vont devoir raser les murs dans leur circonscription (raser, ils savent faire).
    A propos de manifestants « vieux », observez une manif des syndicats qui font appel à
    leurs « vieilles » troupes, cela ne manque pas de cheveux blancs…
    Opposer les générations est une énorme stupidité.
    Chaud devant !!!!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Johan Rivalland.

Le libéralisme est décidément une notion bien floue et très mal perçue par une grande partie des Français, nourris dès le plus jeune âge aux mamelles de l’État et qui sont persuadés, à tort puisqu’on le leur fait croire en permanence, que le libéralisme serait je ne sais quelle force occulte organisée qui les plongerait dans une sorte d’océan où ils se noieraient sans que personne leur vienne en aide. D’où la justification de l’interventionnisme et de l’État-providence, sans lesquels nous serions sans doute perdus.... Poursuivre la lecture

2
Sauvegarder cet article

Présentation de Sylvain Fontan.

L'échange question-réponse qui suit correspond au dernier entretien de l'économiste et prix Nobel d'économie 1974, Friedrich Von Hayek. Publié par la revue Contrepoint[1. Cet entretien a été publié dans la revue Contrepoint n°50-51, 3e trimestre 1985. L'entretien a été réalisé à Fribourg (ancienne RFA), sous l’égide de l’UJRE (Union des Jeunes Responsables Économiques), qui fédérait plusieurs associations, toutes préoccupées par le devenir de l’entreprise libérale.], l'entretien date de 1985, c'est-à-dir... Poursuivre la lecture

Par Johan Rivalland.

Il est fréquent de croire que le libéralisme s’assimile aux politiques d’austérité. C’est se méprendre à la fois sur le champ que couvre cette philosophie, nullement restreinte à l’économique, mais c’est – même sur le plan économique – en avoir une vision bien terne et restrictive, pour ne pas dire peu enthousiasmante qui ne correspond pas à son esprit.

Vingtième-troisième volet de notre série « Ce que le libéralisme n’est pas ».

Le libéralisme n’est pas qu’économique

Nous l’avons évoqué à de multiple... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles