Retraites : les salariés du privé sont les dindons de la farce

Publié Par Kevan Saab, le dans Retraites

Par Kevan Saab

Il vaut parfois la peine de se pencher longuement sur les rapports électroniques ennuyants que produisent chaque année les diverses administrations françaises. Truffés entre des paragraphes de niaiseries bureaucratiques, on trouve la plupart du temps des graphiques et des bilans comptables qui invitent à se poser des questions sur le bon fonctionnement de notre fameux « modèle français ». Prenons le cas du rapport de la Caisse Nationale d’Assurance Retraite, ou CNAV pour les intimes, par exemple, disponible ici. Pour ceux qui n’auraient pas déjà eu affaire avec cette entité, sachez qu’elle représente, organise et gère le fameux « régime général » de retraite des salariés du privé (lesquels cotisent généralement aussi à un organisme membre de l’ARRCO ou de l’ARGIC).

Comme 13.23 millions de retraités, ou 17.81 millions de cotisants, vous faites sûrement partie des 31 millions de français qui, de gré ou de force, dépendent de la CNAV pour vos vieux jours. Aussi, il y a fort à parier que vous seriez curieux de savoir comment sont gérées les sommes conséquentes que vous avez versées ou que vous continuez à verser chaque mois à cet organisme.

Plongeons nous donc sans plus attendre dans les chiffres. En matière de recettes, en 2012, la CNAV a ramené dans ces coffres pas moins de 106.8 milliards d’euros. Dont 67.8 milliards rien qu’en cotisations, soit plus de 3 800 euros par cotisant, comme nous le montre le tableau ci-dessous :

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Parallèlement, la caisse a déboursé seulement 101.5 milliards d’euros aux retraités (soit seulement 640 euros par mois par retraité au passage), soit un différentiel de plus de 5 milliards d’euros, de quoi assurer la continuité des versements en cas de crise. Miracle ? Il y aurait donc une administration non-déficitaire et prévoyante dans l’Hexagone ?

C’était sans compter sur la cuisine comptable des partenaires sociaux aux commandes des caisses de retraite. En effet, la CNAV, administrateur du « régime général » de retraite est loin d’être la seule entité en lice en matière de retraite. En réalité, si l’on inclut les régimes spéciaux et les autres régimes complémentaires obligatoires, c’est plus d’une trentaine d’organismes administratifs qui coexistent dans une absurdité bureaucratique kafkaïenne. Évidemment, certains régimes spéciaux ont poussé la spécificité bien au-delà des bornes de la saine gestion comptable. Mais fort heureusement pour eux, au pays de la solidarité, un partenaire social en charge d’un régime spécial peut toujours compter, par l’entremise de l’État, sur un chèque de son collègue partenaire social de la CNAV. Ainsi, en 2012, la CNAV a déboursé pas moins de 6.8 milliards d’euros en transferts aux régimes spéciaux et prestations aux industries électriques et gazières (IEG, comprenez aux retraités de GDF et EDF), soit une coquette somme de 220 euros pour chacun des 31 millions de cotisants et retraités de la CNAV.

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Bien-sûr, à la vue des perspectives démographiques, et donc financières, peu réjouissantes pour la CNAV (explosion du nombre de retraités, relative stabilité des cotisants), on est en droit de se questionner sur la capacité de la CNAV à financer les retraites des régimes spéciaux.

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Mais surtout, au pays de la justice sociale, on en vient à se demander au nom de quoi la CNAV transfère 1.5 milliard d’euros aux salariés de EDF et GDF chaque année. En effet, les bénéficiaires des régimes spéciaux comptent parmi les retraités les plus à l’abri du besoin, un ancien de GDF/EDF, par exemple, perçoit près de 2 433 euros (bruts) par mois quand un salarié du privé émarge seulement à 1166 euros (nets) en moyenne. Comment peut-on oser parler de solidarité quand la CNAV verse 640 euros par mois en moyenne à ses retraités mais envoie un chèque de 1.5 milliard aux 159 000 retraités ou ayants-droits de EDF/GDF ? On parle ici de 9 400 euros de transferts annuels par ancien de chez EDF/GDF, soit 785 euros mensuels ! Plus que ce que la CNAV verse à ses propres retraités.

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Enfin, abordons la question des frais de gestion de la caisse. La CNAV s’enorgueillit d’avoir une gestion et une maîtrise des coûts irréprochables. Cependant, les chiffres tendent à prouver le contraire. De fait, avec 1.36 milliard d’euros en 2012 en frais de gestion pour un effectif de 13 548 employés et des dépenses de 115.5 milliards d’euros, la CNAV affiche des dépenses de fonctionnement de plus de 100 000 euros par employé. Pire, avec des frais de gestion représentant 1.2% des dépenses, la gestion de la CNAV apparaît calamiteuse en comparaison des performances des fonds de retraite privés de nos voisins comme le montre cette étude de l’OCDE.

Pour faire simple, la quasi-totalité des pays d’Europe occidentale affiche des frais de gestion compris seulement entre 0.1 et 0.5% des actifs en gestion comme le montre le graphique ci-dessous :

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Bien évidemment, les fonds de pension et les caisses de retraite par répartition, comme la CNAV, étant différents en termes de fonctionnement, la comparaison présentée ici possède ses limites.

Néanmoins, le faisceau de preuves avancées jusqu’à là est accablant pour la CNAV. Entre une gestion coûteuse, une démographie défavorable et des transferts pesants aux cigales des régimes spéciaux, le gigantesque système de Ponzi sur lequel repose les espoirs de retraite des fourmis laborieuses du privé, menace plus que jamais de s’effondrer en même temps que les finances de leur caisse de retraite.

  1. En résumé et pour faire plus simple, le modèle social français n’est qu’une ersatz du modèle Royaliste :
    – le Roi et sa Cour => Président et Politiciens.
    – les petits seigneurs => élus locaux, fonctionnaires, régimes spéciaux et syndicats.
    – la plèbe => les esclaves modernes qui entretiennent tout ça.
    Bof, c’était vraiment pas la peine de faire 1789, je pense même qu’avant ça coutait moins cher.

    1. Et si on naissait ET DEMEURAIT égaux en droit ?

    2. Tout à fait d’accord avec le résumé de Winch , il faudrait ajouter les transferts des sommes importantes des caisses de l’AGIRC VERS LES RÉGIMES SPÉCIAUX ,voir le combat que mène SAUVEGARDE RETRAITE depuis longtemps pour rectifier ce problème honteux, avec plusieurs centaines de milliers de signatures transmises à l’ELYSEE sous les mandatures de J CHIRACet N SARKOSY ,alors vous connaissez les raisons de cette gabegie ,simplement que nos politiques sont plus préoccupés par leur carrière, en raison du risque de coupure de courant par la CGT d’EDF ,scandaleux mais réel .

  2. Sans compter que sur chaque facture EDF, une ligne appelée « taxe d’acheminement » qui n’a rien a voir avec de l’acheminement électrique, sert uniquement a payer les privilèges de retraite des salariés de EDF.
    C’est ni de la répartition ni de la capitalisation, mais de la retraite par taxation.

  3. Ce seras le plus gros scandale financier depuis l’emprunt russe! les syndicats et autres profiteur ne démordrons pas de leur positions car ça leur rapporte l’argent et le pouvoir pour votre bien……! Après il vous resteras vos deux yeux pour pleurer c’est pas faute d’être prévenu des méthodes de gestions de ces organismes(personne responsable et tout pour ma gueule)

  4. Même en élevant l’âge de la retraite à 75 ans, même en alignant les régimes exorbitants des politiciens, fonctionnaires et assimilés sur celui du privé, le système par répartition ne peut que faire faillite. Les jeunes et moins jeunes ne peuvent ni ne veulent plus le financer à fonds perdus pour toucher demain une retraite qui ne permettra même pas de survivre. A quand le retour de la démocratie sur ce sujet ?

  5. Beau travail , documenté.

  6. Déjà quand on voit ce qui se passe au niveau du CIPAV, on n’aura plus besoin de retraite, vu qu’elles seront nulles, tout le monde n’est pas chez EDF ou à la SNCF. Il nous faudra demander les minimums sociaux.
    Cela va être la fête des droits de l’homme : punition (administrative…) pour les personnes âgées qui déposent leur déclarations de revenus (nuls) en retard…

  7. Et combien gagnent les personnels et dirigeants de nos caisses de cotisations (RSI, URSSAF et autres voleurs) ? Nous donnons des salaires et des conditions de travail plus que confortable à ces gens qui viennent ensuite nous agresser. Nous sommes indirectement, voir directement leurs employeurs, alors un « s’il vous plait madame, monsieur, pourrais-je vous soulager de 40 000 ou 50 000 Euros » marquerait déjà le respect que nous doivent ces escrocs.

    1. A moins de 10000€ par mois, dans ce milieu corrompu, t’as raté ta vie ! Alors, tous n’ont pas 10000 sur la fiche de paye, mais quand on ajoute les primes, les voitures de fonction (plaques paires et impaires) avec chauffeur et gyrophare, le logement gratuit dans la capitale, les voyages d’étude, mais d’agrément quand même, à l’étranger, les petits fours et le champagne, on y arrive sans peine.

  8. Les directeurs sont bien payé, mais il ne faut pas oublier tout le personnel et les administrateurs qui sont d’ailleurs la pour dire a tout le monde, ne vous inquiétez pas tout va bien. Le système est mafieux, car ce type de placement pour les caisses est obligatoire (type ponzi) et interdit dans les systèmes bancaires et qualifié d’escroquerie. Politicien et syndicats serons responsable de ce désastre qui arrive

  9. Comparer un montant net et un montant brut pour augmenter l’écart entre les valeurs est plus que douteux (montant des retraites salariés du privé et du régime EDF GDF) et remet en cause une analyse qui dans le fonds me semble pourtant juste.

    1. Si vous avez les retraites nettes pour les retraités de EDF/GDF, je suis preneur. En attendant, on fait avec les informations disponibles.

  10. Va y’en avoir des économies de faites quand la grande lessive va démarrer…

  11. oui ! surtout depuis que sarkozy a fait main basse sur 30 milliards d’euro dans la caisse de réserve des retraites .
    les preuves sur google .

    sarkozy : main basse sur 30 millards d’euro sur la caisse de réserve .

  12. Il y a une grosse erreur quand vous parlez des régimes spéciaux en considérant que les entreprises IEG ne concernent que les agents edf et gdf or les entreprises IEG couvrent 156 entreprises qui ont un lien avec le gaz et l’électricité tels que par exemple les producteurs privés et celles qui réalisent les travaux des réseaux.
    Deuxième erreur quant à la limitation des régimes spéciaux aux seuls EDF et GDF. Vous oubliez les fonctionnaires, la SNCF, la RATP, la Poste, la fonction publique, les présidents de la république anciens et en fonction, les députés nationaux et européens, les sénateurs, les conseillers départementaux, régionaux, etc etc.
    Les pensions EDF et GDF versées aux retraités incluent la part régime général et retraite complémentaire prélevée d’office sur leur paye durant leur temps d’activité. il faut donc comparer ce qui est comparable et qui explique donc le différentiel de pension et le reversement de la CNAV à la CNIEG qui gère les retraites des agents des 156 entreprises qu’elle couvre ; on est donc loin des 159 000 agents uniquement EDF-GDF.
    Quant au montant des taxes sur les pensions brutes EDF il est aux environ de 11%.
    Quant à la CTA « contribution tarifaire d’acheminement » elle a été crée par le gouvernement en 2004 avec baisse d’un montant équivalent du tarif des abonnés pour garder celui ci constant.
    Voir les liens : http://www.erdf.fr/medias/Institutionnel/TURPE_4_Plaquette.pdf et http://fr.wikipedia.org/wiki/Contribution_tarifaire_d%27acheminement

    1. 1/ EDF, GDF-Suez, RTE et compagnies représentent 93% des salariés de la branche IEG. Bref, le régime des IEG c’est avant tout un régime privilegié pour les anciens fonctionnaires de EDF-GDF.
      http://www.cnieg.fr/tout-sur-la-cnieg/decouvrez-le-regime-des-ieg/la-branche-des-ieg.html

      2/ Bien-sur qu’il existe plus de régimes spéciaux. Relisez attentivement:

      « En réalité, si l’on inclut les régimes spéciaux et les autres régimes complémentaires obligatoires, c’est plus d’une trentaine d’organismes administratifs qui coexistent dans une absurdité bureaucratique kafkaïenne. »

      Voir liste (non-exhaustive) ici: http://www.regimesspeciaux.org/

    2. « Les pensions EDF et GDF versées aux retraités incluent la part régime général et retraite complémentaire prélevée d’office sur leur paye durant leur temps d’activité. il faut donc comparer ce qui est comparable et qui explique donc le différentiel de pension et le reversement de la CNAV à la CNIEG qui gère les retraites des agents des 156 entreprises qu’elle couvre ; on est donc loin des 159 000 agents uniquement EDF-GDF.
      Quant au montant des taxes sur les pensions brutes EDF il est aux environ de 11%.
      Quant à la CTA « contribution tarifaire d’acheminement » elle a été crée par le gouvernement en 2004 avec baisse d’un montant équivalent du tarif des abonnés pour garder celui ci constant. »

      Enfin, si vous pensez que les anciens de l’IEG touchent beaucoup plus parce-qu’ils cotisés plus, c’est complètement faux. Comme la plupart des régimes spéciaux en faillite virtuelle, leurs retraites mirifiques ne s’expliquent que par le pillage organisé des autres caisses de retraite et de l’État.

      1. Bonjour,
        ci c’ est si avantageux que cela il te falais renter dans les IEG mais je pense que tu en est meme pas capable.

    3. on sent bien la personne qui sait de quoi elle parle, quant à vos 4%, sur du ht…..donc la tva vient toujours en bout de course, et donc à payer par le consommateur final….votre liste de nantis est longue, mais ça, nous le savions, vous avez oublié d’aborder le sujet CE de edf/gdf, qui est resté en l’état, % sur le facturé et non sur la masse salariale, alors qu’il y a moins de petits hommes bleus, car sous-traitance….. donc les veinards qui sont toujours en poste doivent bien se régaler, ils n’ont qu’à prendre une partie CE pour payer une part de retraite…ce serait plus honnête…qu’en pensez vous, et que l’on vienne pas me dire « ne touchez pas à mes acquis » sinon, ce n’est pas une coupure de courant qui me fera peur, mais eux devraient peut être y penser…..à avoir la trouille des utilisateurs

  13. Le pb est que l’objectif no1est que ca dure le plus longtemps possible . Comment toucher aux privileges des regimes speciaux? Justice et efficacite, c’ est juste bon pour les discours . Les pb c’est pour demain et les suivants

  14. hé hé, et après vous entendrez des gens vous dirent que vous n’aviez qu’à travailler à edf/gdf….mais déjà, le verbe travailler n’a rien à voir avec ces gens là, sauf lors des tempêtes, où on nous gave d’images à la télé, heureusement qu’ils sont là, et même des agents qui viennent d’autres départements….ne vous en faites pas, ils ne viennent pas pour rien, à la sortie, ils palpent…de plus le maigre % de leurs factures, la différences devraient être à déclarer en avantages en nature….et les départs anticipés, oui, s’ils le veulent, mais avec une décote, comme dans le privé….un peu comme les sncf qui partent encore à la retraite à 55 ans, même s’ils n’ont jamais mis les pieds dans un train, enfin si, pour profiter des kilomètres gratuits, je rêve d’un jour, où ces privilégiés seront mis au même régime que les autres travailleurs du privé…. @lequidampost d’après vous, combien de Français savent qu’ils participent à la retraite des agents par cette ligne « pirouette » sur la facture……idem d’ailleurs pour leur CE, qui est une honte, d’avoir autant d’argent et de demander aux gens de participer à leurs retraites…..ne parlons pas des syndicats, sinon je vais passer ma nuit à pianoter, ces gens là ne sont que des fouteurs de mer2, je vais terminer par dire que j’ai beaucoup aimer ce rapport, tellement explicite qu’il fait mal, à ceux qui bossent pour que d’autres puissent profiter des largesses de notre système…..si j’étais un edf/gdf ou sncf, et autres régimes spéciaux, j’aurais HONTE….

  15. Le gouvernement n’a pas eu le courage de faire une profonde réforme des retraites en instituant un régime systémique par points et n’a fait qu’une réformette en taxant les familles nombreuses.
    FO et la CGT des régimes spéciaux ayant déclaré que ce serait un casus belli, le gouvernement a de suite capitulé.
    L’erreur initiale revient à F.Mitterand en 1982 avec la « généreuse » retraite à taux plein à 60 ans reconnue non financée par le Livre Blanc de Rocard en 1991 préconisant des réformes que le PS a esquivées malgré 4 premiers ministres et 8 ans au pouvoir, tout en critiquant les réformes de l’UMP.

  16. Cher monsieur,

    j’ai rarement lu un tel tissu d’ineptie érigé en article d’investigation. Un petit peu de recherches sur ce sujet vous aurait permis de comprendre que le régime spécial des IEG a été adossé à la CNAV sur le principe d’une neutralité financière stricte. Voir ce qu’écrit le COR à ce sujet :

    http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1953.pdf

    extrait :

    « Depuis le 1er janvier 2005, le régime de retraite des IEG est adossé financièrement au régime
    général ainsi qu’à l’ARRCO et à l’AGIRC. En vertu de cet adossement, la CNIEG reverse
    chaque année à ces régimes les cotisations qu’ils percevraient si les agents des IEG y étaient
    affiliés. En contrepartie, le régime général, l’ARRCO et l’AGIRC reversent chaque année à la
    CNIEG les prestations dont auraient bénéficié les retraités du secteur s’ils avaient été affiliés à
    ces régimes ce qui les conduit à gérer pour chacun des affiliés de la CNIEG un compte virtuel
    individuel. Le calcul de ces prestations est défini par des conventions financières. La
    neutralité financière de l’adossement pour les régimes CNAV et AGIRC-ARRCO est assurée
    sur le long terme via le versement d’un « droit d’entrée » financier, aussi appelé « soulte »
    (CNAV) ou via une reprise non intégrale des « droits passés » (AGIRC-ARRCO) définis dans
    le cadre de la procédure d’adossement.  »

    La subvention du régime général au régime des IEG n’existe ainsi que dans vos rêves.

    Je suis personnellement en général contre toute forme de monopole mais force est de constater qu’en matière d’électricité et de gaz on a déjà libéralisé tout ce qui pouvait l’être..Il est en particulier assez absurde d’imaginer deux réseaux de distribution se faire concurrence.
    Par ailleurs, jusqu’à preuve du contraire l’électricité en France reste l’une des moins chères d’Europe, ce qui tend à prouver qu’en matière d’énergie les français n’ont franchement pas eu à se plaindre du résultat de la gestion étatique (pour une fois !)

    Si vous cherchez des secteurs protégés de la concurrence où des professionnels de la rente se font plaisir sur le dos de nos concitoyens, allez plutôt voir du côté de la santé et du droit où les « numerus clausus », « quorum » et autres « charges »qui fleurent bon l’ancien régime pullulent en toute impunité..

    1. Cette histoire d’adossement c’est la blague du siècle. En réalité, la CNIEG au vu des perspectitives désastreuses de ses finances a reussi à faire passer un accord qui justifie les transferts annuels de la CNAV, de l’ARRCO et ARGIC à condition d’envoyer une partie des cotisations récoltées chaque année.

      Bref, en ce qui concerne la CNAV, puisque c’est le sujet ici, le CNIEG a envoyé 984 M d’euros en 2012 (http://www.cnieg.fr/rapport-annuel-2012/) quand la CNAV lui en renvoie plus de 1584 M d’euros. Bref, il y a bien financement des retraites dorées de chez EDF/GDF par les salariés du privé. Et ca ne s’arrête pas la, 5.2 autres milliards d’euros partent en « transferts et compensations » chaque année pour rééquilibrer les comptes d’autres régimes spéciaux déficitaires.

      Bref, les salariés du privé sont toujours bel et bien les dindons de la farce

      1. Vous vous enfoncez dans le non-compréhension des choses : Si chaque année le transfert CNIEG vers CNAV présente effectivement un solde négatif, ceci était bel et bien prévu au moment de l’adossement et fut compensé par le versement d’une soulte. Ce droit d’entrée de 7 649 millions d’euros permettant précisément d’assurer la neutralité financière à long terme de cet adossement.

        http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/1_l_adossement_de_la_caisse_des_industries_electriques_et_gazieres_au_regime_general.pdf

        Bref vous nous avez pondu un article sur la base d’un délire total de votre part, et c’est regrettable. La lutte contre les nombreuses gabegies et injustices résultant du système collectiviste à la française est une cause juste et nécessaire : elle mérite bien mieux que d’être portée par des gens qui travestissent la réalité…

        1. Lol : « Ces versements annuels [la soulte] seront financés par la contribution tarifaire instaurée au profit de la CNIEG sur les prestations de transport et de distribution d’électricité et de gaz naturel. Le tableau 2 détaille
          l’échéancier de versement de la soulte. »

          Ce n’est pas la CNAV qui paie, c’est le consommateur d’EDF. Du génie.

        2. Le résultat est toujours le même : pour compenser un déficit du à un régime bien déséquilibré donc trop avantageux, on pioche de l’argent sur la caisse générale. Que l’argent soit pioché via plusieurs petits tuyaux sur la masse des retraités, contribuables, ou consommateurs d’EDF ne change pas grand chose in fine.

  17. il ne sert a rien de se lamenter sur le lait répandu,la question est de savoir comment faire pour réformer cet état de faits…je ne me sens pas concerné par une bataille d’expert,ce que je veux c’est que l’on nous donne ce pourquoi nous avons cotisé point.donc,j’en reviens a ma phrase précédente….bonne journée a tous a défaut de bonne retraite ….

  18. Qui paye les dividendes à deux chiffres des actionnaires ponctionnes sur les résultats de l’entreprise ? et les rentiers dont on ne sais jamais comment ils ont eu leur argent ?

    Personne n’en parles et surtout gardons l’anonymat!

    C’est tellement plus facile d’attaquer les fonctionnaires et assimiles, garce à la complicité bienveillante des « chiens de garde » médiatiques, n’est-ce pas ?

    oui à la justice et l’équité mais pour tous y compris les professions libérales ………….
    OUVRONS – LES – YEUX ET LA SOCIÉTÉ NE S’EN PORTERA PAS PLUS MAL!

  19. je ne m’étais donc pas trompé,le gouvernement nous prends vraiment pour des cons !!!!et ne faites pas sauter mon commentaire sous prétexte qu’il n’est pas deontologiquement correct.je vous défie de prouver le contraire !!!après avoir cotisé plus que de besoin ,je viens enfin de demander a partir en retraite et ce que je viens de lire me conforte dans mon raisonnement perso; a savoir : le gouvernement ce chenapan plonge les mains dans la caisse(de retraite )pour alimenter les régimes spéciaux qui eux n’ont pas assez cotisé pour toucher ce a quoi nous aurions droit sans ces gens la !!!alors ne venez pas me demander de voter ,pour quoi que ce soit !!!j’en ai marre de cette bande de bouffons ,je regrette qu’en mai 68 nous n’ayons pas éliminée cette bande de bons a rien !!!
    ir

  20. Je suis, à 51 ans, écoeuré par toutes les magouilles politiques, la désinformation des différents gouvernements (droite/gauche si cela existe encore) pour maintenir un système qui ne demande qu’à exploser mais que les différents pays se sont empressés de renflouer (cf les banques) sinon leurs propres intérêts personnels volaient en éclats. La justice à 2 vitesses et les régimes spéciaux qui étranglent de plus en plus le système général des retraites en sont quelques exemples non exhaustifs.
    Victime depuis mi-février d’un burn-out qui est selon mon auto-analyse dû un un investissement en temps trop important durant toutes ces années pour qui pourquoi? Pour être de plus en plus prélever alors que les déficits annoncés par les différents gouvernements sont en augmentation. Mais où passe l’argent alors? 29 ans de carrière dans le transport intl dont 20 ans dans l’encadrement je vais ESSAYE de me reconvertir dans un métier manuel du secondaire. Cérébralement je suis lessivé, epuisé.

    La gestion est un véritable panier percé où les mêmes personnes doivent toujours mettre la main au porte-monnaie pour les profiteurs de tous genres. Les magouilles non vérifiées avec les CAF, les ASSEDIC, la CPAM avec les professionnels qui surfacturent mais on laisse tout faire.

    Honnêtement tous ces manquements incitent les gens à la médiocrité…J’aspire moi-même maintenant à profiter du système et prendre du temps pour moi. Ces 2 derniers lois j’en est fait plus à titre personnel que les 15 dernières années.

    J’ai inculqué à mes 3 enfants la valeur du travail mais quels exemples nos soient disant dirigeants, à la solde des banques, de l’Europe et des grands groupes industriels, nous montrent. Les ministères ne cessent de grossir en nombre pour satisfaire les besoins personnels des « copains » des plus magouilleurs de la politique c.a.d ceux qui ont des bons points et arrivent en haut. Quel coût cela représente t-il? Des personnes payaient à vie et qui cumulent les mandats alors que c’est interdit mais pas appliqué.
    Tous les ans la cours des comptes relate les piètres « performances » des différentes gestions présidentielles, quelles sont les sanctions? Rien, nada écoeurant. Ils sont mauvais et nous mentent à longeurs d’années. Nous votons pour des personnes non choisie au départ par le peuple, les dés sont pipés. Nous devons choisir entre la peste et le choléra…

    En conclusion faites ce que je dis mais pas ce que je fais. Responsables mais pas coupables. J’espère vivre assez longtemps connaître un mai 68 puissance 10. Réveillons nous! Le peuple gronde mais les privilégiés qui ne vivent pas dans le même monde que 95% des français ne l’entendent pas. Le peuple n’est pas sa préoccupation. Seulement la gestion de leurs intérêts, ça oui!

  21. Je pense qu’il serait intéressant de faire le même genre d’étude sur le système mafieux des mutuelles qui grâce à Hollande ont le droit de ne pas publier leurs comptes annuels, ne restituent à leurs sociétaire que 70% des cotisations et sont en train de monter la plus formidable opération de ratissage de fonds sur le dos des salariés du privé avec la complicité de l’état en obligeant les employeurs de vendre des contrats à leurs salariés. Contrats qui auront été « négociés » entre les branches professionnelles et la mutualité française.
    Lorssque les salariés partiront à la retraite ils auront le choix entre continuer avec la même mutuelle d’entreprise mais en payant la part patronale ou s’inscrire à une autre mutuelle avec bien sûr des cotisations très chères puisque les mutuelles font leur beurre lorsque leurs « sociétaires » sont en période d’activité.
    Qui peut dénoncer ce scandale?

  22. Bonjour, article très intéressant merci !
    Je suis entreprise individuelle créée il y a un peu plus d’un an et j’attends avec angoisse les avis de régularisation de charges des organismes que vous connaissez bien :-/
    Et une mauvaise nouvelle, l’U.M.R. (Union Mutualiste Retraite) m’envoie un courrier le 9 oct. 2014 pour m’informer de la baisse de mes droits! « …cette baisse est estimée à un tiers compte-tenu des paramètres en vigueur à ce jour … »
    2è baisse ….. s’il n’y avait pas la réduction d’impôt je retirerais tout ce que je leur ai versé…
    Si quelqu’un a des infos là-dessus?
    Merci et bon courage à tous pour votre retraite :-/

  23. Je trouve votre réponse sur EDF et GDF très très simpliste et elle ne reflète finalement pas la réalité.

    Je vous propose la réponse du ministère en question :

    Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé
    publiée dans le JO Sénat du 07/02/2013 – page 415
    Le régime spécial d’assurance vieillesse des industries électriques et gazières, géré par la caisse nationale des industries électriques et gazières (CNIEG), a été adossé au régime général d’assurance vieillesse géré par la caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS) et aux régimes complémentaires AGIRC (association générale des institutions de retraite des cadres) et ARRCO (association pour le régime de retraite complémentaire des salariés) à partir du 1er janvier 2005. L’adossement a pour objet de faire prendre en charge par le régime général et les régimes de retraite complémentaire obligatoires AGIRC et ARRCO la partie des prestations du régime spécial équivalente aux prestations servies par ces régimes de droit commun. L’adossement se traduit ainsi par le versement des régimes de droit commun au régime spécial de pensions calculées selon leur propre réglementation ; en contrepartie la CNIEG reverse aux régimes de droit commun des cotisations patronales et salariales établies sur la base des taux et assiettes de droit commun, équivalentes à celles qui seraient perçues si les ressortissants du régime spécial relevaient des régimes de droit commun. Dans le cadre de l’adossement, les avantages spécifiques du régime spécial demeurent exclusivement financés par le régime spécial. La loi a posé le principe de la neutralité financière pour les assurés sociaux des régimes d’accueil de toute opération d’adossement (article L. 222-7 du code de la sécurité sociale). En effet, l’adossement d’une nouvelle population au régime d’accueil peut entraîner la modification de son rapport de charge (rapport entre le montant des prestations et des cotisations). Le respect de la neutralité financière suppose donc de neutraliser la modification du rapport de charge à moyen terme (vingt-cinq ans) du régime général et des régimes ARRCO et AGIRC induite par l’adossement. Les moyens pour compenser cette dégradation du rapport de charge sont, soit un abattement sur l’équivalent en prestations versé par le régime d’accueil (solution retenue pour l’AGIRC ARRCO), soit le versement d’une soulte par le régime accueilli (solution retenue pour la CNAVTS). En l’occurrence, la soulte permettant de neutraliser les effets de l’adossement sur le rapport de charge de la CNAVTS a été estimée à 7,649 milliards d’euros (3,060 milliards d’euros (soit 40 % environ) qui ont été versés au fonds de réserve des retraites (FRR) dès 2005, le solde étant versé par échéance annuelle à la CNAVTS sur une durée de 25 ans). La neutralité financière de l’adossement ne peut donc être évaluée, en comptabilité, sur les résultats d’exploitation annuels de la branche retraite mais doit s’apprécier par rapport à l’absence de déformation du rapport de charges des régimes d’accueil sur la période de référence de l’adossement (soit vingt-cinq ans). À cet égard, un rapport sur la neutralité de l’adossement, tel que prévu au dernier alinéa de l’article 19 de la loi du 9 août 2004 relative au service public de l’électricité et du gaz et aux entreprises électriques et gazières, a été remis au Parlement fin 2010. Ce rapport fait apparaître que les cinq premières années de réalisation de l’adossement confirment les hypothèses retenues pour le calcul de la soulte et conclut que rien n’indique, aujourd’hui, que le dispositif d’adossement au régime général du régime des IEG s’éloigne de la neutralité financière.

  24. Arrco et Agirc deux entités qui vous emmènent dans des quiproquos infinis pour ne pas vous payer vos pensions. En effet on ne tient pas compte de vos évolutions de statuts matrimoniaux ou adresses postales, les dossiers maints fois fournis sont inlassablement réclamés. Pas d’interlocuteurs valables, que des gens sur la réserve qui ne savent rien a part largesse de promesses. Des blaireaux des inaptocrates en quelque sorte. Ca me rappelle le cassoulet une andouille petite bien sur au milieu et plein de fayots autour.

    1. Je comprends qu’il est difficile pour des non initiés d’admettre la raison des transferts d’argent d’une caisse de retraite à une autre.
      Toute entreprise cotise sur son nombre d’actifs et non de retraités. la solidarité inter entreprise permet , de payer les pensions des retraités des entreprises ayant réduits drastiquement son personnel ou n’existant plus.
      Il en va de même avec les entreprises soumis aux régimes spéciaux. La SNCF par exemple a aujourd’hui plus de retraités (ayant atteint l’age de départ opposable à la CNAV) que d’actifs. Sur la base des droits de la CNAV des transferts d’argent sont donc réalisés entre les régimes.
      Tous les avantages que peuvent éventuellement obtenir les salariés des régimes particuliers (bien souvent contre contreparties durant la carrière professionnelle) sont entièrement payé par des cotisations supplémentaires de ces entreprises et ne coûtent pas un euro de plus à la CNAV, que s’il était le seul régime existant!
      La pension de retraite de tous les salariés quel que soit leur régime n’a pas pour objet d’atténuer les disparités existante durant leur vie professionnelle. Or il se trouve que les entreprises soumis aux régimes particuliers sont des entreprises à majorité de main d’oeuvre très qualifié donc évidement mieux rémunéré, ce qui explique l’écart moyen du niveau de pension avec les pensionnés de la CNAV.
      Bien sur une réforme des pensions pour atténuer les écarts des salariés (à euros constant) pourrait être envisagée, mais cette réforme n’aurait rien à voir avec les différents régimes elle serait un choix politique que beaucoup de salariés du privés ayant eu une carrière correcte, n’approuveraient pas!

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