Fierté de l’Islam Soufi

Face à l’islam sunnite et à l’islam chiite, le soufisme serait-il la voie vers un islam moderne ou post-moderne ?

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Tombe Haruniyeh où est enterré Ghazali, principale figure de l'islam soufiste

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Fierté de l’Islam Soufi

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 juillet 2014
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Par Farhat Othman.

Ce que l’Orient tourmenté nous offre en spectacle n’est que soubresauts de la fin d’une vision fausse de l’islam. Et comme toute fin, les soubresauts ultimes donnent une illusion de vie. Car la vraie vie est ailleurs, et il s’agit d’une vision vraie de l’islam.

Au Maghreb, une terre ardente où les saints soufis sont nombreux, nous avons un islam pur qu’on a perdu de vie sous la caricature de l’islam officiel. Celle-ci est aujourd’hui à son degré paroxystique dans l’islam de carnaval d’Orient. C’est dans l’Occident de l’Orient que l’heure soufie a sonné, celle du retour aux origines.

Réhabiliter le soufisme

Tombe Haruniyeh où est enterré Ghazali, principale figure de l'islam soufiste (Crédits Zereshk, licence Creative Commons)
Tombe Haruniyeh où est enterré Ghazali, principale figure de l’islam soufiste

Rappelons que l’un des plus grands soufis est Al-Ghazali qui compte parmi les plus grands philosophes de tous les temps, toutes cultures confondues. C’était l’Algazal du Moyen Âge qui a inspiré à Descartes la majorité des plus importants aspects de sa Méthode qu’on nous vend aujourd’hui comme pur produit occidental quand elle était de source orientale, soufie plus particulièrement.

Chez les soufis, la sagesse ésotérique, al-ma’rifa, est une introduction graduelle de la conscience intime, le Moi profond ou Sirr, aux catégories de la pensée raisonnante, soit une présence du subconscient dans le conscient en tant que domaine de réflexion.

Al-Ghazali parlait déjà de cet étranger qui réside dans le cœur de l’Homme avant que la psychanalyse et surtout la psychologie des profondeurs ne le rejoignent dans sa juste intuition scientifique moderne avant la lettre. J’use du terme rétromoderne pour qualifier cela dans mon jargon, proposant le néologisme de la rétromodernité de l’islam qui fut essentiellement soufie.

Dans la foi islamique pure qu’est l’islam soufi, la psychologie transcendantale était en avance sur la science moderne, mettant l’accent sur la nécessité de se connaître soi-même, cette obligation éminente de dépasser le petit moi empirique, positiviste, pour aller au tréfonds où l’âme a une chance de rencontrer son créateur.

Science pure de l’islam

Est-il besoin de rappeler à quel point les maîtres soufis avaient pratiqué les méthodes thérapeutiques les plus perfectionnées et les plus encensées de nos jours?

Avicenne évoquait dans son Canon le divan qu’utilisaient les médecins de l’islam pour faire parler leurs malades et les délivrer de leurs troubles psychiques.

On oublie que nombre de médecins arabes étaient dans le même temps des savants et des philosophes, en plus d’être soufis. Et ils étaient à la pointe du progrès, usant par exemple de la musicothérapie dont la science vient à peine de confirmer les vertus thérapeutiques.

La suggestion qu’on n’a distinguée de l’hystérie que tardivement était utilisée depuis longtemps en médecine soufie pour traiter les névroses. Dans le même temps, en Occident moyenâgeux, on assimilait les malades mentaux aux possédés, leur faisant subir les pires sévices au lieu de les guérir.

Les ouvrages soufis sont riches en enseignements parapsychologiques que les sciences psychiques et les neurosciences modernes réhabilitent désormais.

Un i-slam postmoderne

Aussi, au moment où l’islam officiel atteint l’abîme dans la compromission avec les ennemis du pur islam, qu’ils soient déclarés, étrangers ou cinquième colonne et intimes, il ne peut que se régénérer, déchirant enfin le hideux masque de fer qu’on a appliqué sur ses splendeurs.

Ce masque est celui de l’islam conformiste, faussement légaliste d’un sunnisme prétendument modéré, comme on le voit au Maghreb, où il est essentiellement nourri de tradition judéo-chrétienne contraire à l’esprit islamique originel. Il est aussi radical, comme en donne l’image l’intégrisme salafi et aussi chiite.

La parade est dans l’islam soufi, cet islam spirituel, humaniste dans son oecuménisme, pluraliste dans sa raison sensible. Il est l’islam de notre époque, une foi postmoderne que les soufis avaient incarnée lors de la modernité par anticipation de l’islam, sa rétromodernité.

Comme notre durée est spiralesque, c’est le temps qui revient, nous faisant passer de l’islam rétromoderne à l’i-slam postmoderne après le creux de la caricature d’islam officiel ou officieux. Cet islam pur est bien évidemment soufi.

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  • Votre vision de l’Islam est admirable. Je ne me convertirai pas, mais je vous souhaite sincerement le meilleur du monde possible.

  • Entre l’approche intellectuelle du Soufisme que vous decrivez, dans les pays du Maghreb et en Egypte, et la poesie d’un Jean Amrouche de culture Berbere, Francaise, et Chretienne, il existe un terrain d’entente.

  • Que vient faire un article de cette teneur sur un site libéral? Tout cela relève de la vie privée et ne me concerne pas.
    Cependant, puisque tout cela est exposé ici on peut alors en discuter.

    « psychologie des profondeurs, psychologie transcendantale…. » ou bien « Dans la foi islamique pure qu’est l’islam soufi, la psychologie transcendantale était en avance sur la science moderne, mettant l’accent sur la nécessité de se connaître soi-même, cette obligation éminente de dépasser le petit moi empirique, positiviste, pour aller au tréfonds où l’âme a une chance de rencontrer son créateur. »

    Mais que dites-vous ? Les philosophes de l’antiquité qui avaient déjà développé ces concepts. Surement pas habillé du drap de l’islam….
    Évidemment si vous « dépassez votre petit moi empirique » vous balayez en fait tous ce qu’est la raison, l’entendement, les lumières et vous ne faites que du prosélytisme pour un dogme.
    Stratégie classique de tous les sectateurs….

    « science pure de l’islam » ? Si l’islam est une science alors prouvez-moi l’existence de votre dieu. Bon courage.

    Les vertus du soufisme pouvaient-être en avance sur le temps, au moyen-âge. Néanmoins, aujourd’hui je ne me ferai pas soigner par la médecine soufiste, Je ne consulterai pas un soufiste pour effectuer une psychothérapie… Vous oui ?

    Que vos croyances soient riche d’une tradition, tant mieux. Cependant cela ne leur donne aucune valeur scientifique absolue. Tout s’inscrit dans un passé.
    L’islam se nourrit principalement de judéo-christianisme. Le soufisme n’ai pas la lumière qui éclairera le monde, c’est au contraire une modalité parmi d’autre de l’asservissement et de la soumission.

    Comment un site comme contrepoint qui défend le libéralisme, une certain héritage intellectuel promeut de telles pensées?
    Que l’auteur soit adepte du soufisme ne me gêne point mais qu’il en parle ( donc en fait la promotion) ici me choque.

    • Je crois au contraire qu’il faut saluer la tolerance et la complexite intellectuelle exprimee par le Soufisme. Il nous appartient de reconnaitre en l’autre la tolerance liberale qui nous habite (Il s’agit d’etre fort aussi face a ceux qui veulent nous detruire mais c’est un autre sujet donc je le laisse de cote pour l’instant). Mais reconnaissons les qualites intrinseques du Soufisme a la paix et a la raison sans s’attacher a la realite historique d’un passe bien entendu revolu (comme le notre d’ailleurs) ou la medecine soufiste des 11eme ou 12eme siecles doit bien evidemment etre consideree dans le contexte de l’epoque et que certaines pratiques, connaissances ou philosophies emmanent des grecs anciens n’a aucune importance pour ce qui est d’avoir eu le bon sens et l’intelligence de les recuperer.

      En temps qu’artiste professionnel, et non subventionne, sans etre misereux pour cela, je suis particulierement sensible a cette phrase de M. Othman ou il cite « une presence du subconscient dans le conscient en tant que domaine de reflexion ». La raison pour laquelle je cite cette phrase c’est que dans la pratique du dessin je me livre souvent a des sessions de graphie qui durent des heures et des heures, souvent toute la nuit et ou j’oublie volontairement la pratique physique du dessin, auquel je m’adonne de maniere hypnotique, pour aller chercher le ou les sujets dans mon subconscient meme. Je ne decouvre alors ce que je dessine qu’au moment precis ou les formes, toujours reconnaissables pourtant, apparaissent. Grace a cette technique le dessin est vrai. C’est tout a fait le meme excercice d’oubli de soi, de l’ego, que suggere la citation precitee.

      La philosophie et la religion parlent souvent du meme sujet tout en s’adressant d’ordinaire a des publiques differents. Il est des religions, ou en tout cas des religieux, qui sont rares mais qui sont tout a fait capables de faire les deux. Il serait imprudent de les faire taire. Ce language de tolerance et aussi celui du vivre ensemble, le vrai.

      Il est donc entierement liberal et a sa place ici.

      • Loin de moi l’idée d’être intolérant. Ce que je considère c’est qu’il existe des forums, sites, blogs où il est possible de partager sa foi.
        Ce que je pense, c’est qu’un lieu comme contrepoints n’a pas vocation à héberger une pensée religieuse quelle qu’elle soit.

        Le soufisme m’apparaît comme la version « intellectuelle » de l’islam. Celle qui va parler justement à des Humains portés à la réflexion. L’islam s’habillera différemment pour porter son message à d’autres populations qui auraient d’autres préoccupation.

        Quoique les exégètes pourront penser le soufisme est un courant de l’islam. A ce titre, il respecte le coran et d’autres éléments constitutif de la pensée islamiste.

        Quelle est la position par exemple d’un soufi sur l’apostasie, le port du voile, la théorie de l’évolution, les éléments biographique du prophète etc…? A mon sens, même si des particularités se détachent, le soufisme est plus a rapprocher de l’orthodoxie religieuse que du libéralisme de la pensée hérité des lumière et de la possibilité de penser un univers sans forcément un dieu.

        Et non, la philosophie ce n’est pas de la religion ni de la théologie. Je ne veux pas faire taire quiconque. Mais le langage du vivre-ensemble est plutôt celui que partage toutes les pensées dogmatiques et sectaire. Cela va du religieux au socialisme….

        • J’essaie simplement de me concentrer sur le possible, par rapport a une situation donnee, en contraste avec la poursuite d’un ideal chimerique ou tout le monde penserait la meme chose et ou personne ne croirait en rien. En ce qui me concerne je serais plutot agnostique, sans rejeter pour cela la possible existence de quelque demiurge cache quelque part, sous mon assiette ou dans les cieux; d’autres qui viennent ici sont catholiques ou protestant, musulmans, boudhistes, shinto, que sais-je. Religieux n’est pas forcement antinomique avec liberal. Il y a en particulier un excellent commentateur qui sevit sur Contrepoints, comme sur le blog H16, et qui assume un christianisme declare. On peut facilement reconnaitre l’homme (ou la femme) de bonne volonte sous n’importe quel deguisement. Peu importe le cheminement choisi. Je suis parfaitement conscient des interpretations diverses que des lecteurs plus ou moins eclaires, ou pas, peuvent faire d’un livre religieux et des difficultes de voisinage que cela peut causer, ou pas.

          J’imagine egalement que l’editeur responsable de la selection des articles sur Contrepoints aura voulu donnner la parole a un representant modere de la religion musulmane pour contrebalancer d’autres articles deja parus ces derniers jours sur le sujet. Pour ce qui est du vivre ensemble ce n’est pas parceque le terme a ete largement galvaude dans le passe qu’il faut automatiquement en voir ici le reflet. Le vivre ensemble est deja un etat de faits, la question c’est de savoir trouver des

          • Je suis assez d’accord avec vous.

            En ce qui me concerne, je pense que la religion est antinomique avec le libéralisme. Encore faudrait-il préciser quel libéralisme exactement.
            Par contre, la foi, la croyance sont compatibles. Mais c’est un autre débat.

            On ne peut pas reconnaître facilement l’homme de bonne volonté. Les escrocs professionnels sont légions.

            Ce qui m’aurait plut c’est que contrepoints donne la parole à des individus qui ont grandis au Maghreb et qui relateraient ici leur vie en France. Ils apporteraient ainsi une réflexion sur ce qu’est être un étranger, sur les discriminations ( raciales, confessionnelles, professionnelles…) qu’ils subissent. Et qui surtout ! ne placeraient pas leur confession comme préoccupation centrale ou comme élément exclusif de leur identité. Car là n’est pas le problème…
            Je connait de nombreux Français (ou pas qu’importe) qui sont comme l’on dit « issu de l’immigration ». Pour eux, il y a une réelle difficulté à constituer leur identité. Ils ont des choses à nous apprendre sur la face obscure de l’intégration étatiste à la française.
            Ils nous révèlent comment fonctionne un état loin de la pensée libérale. Comment le socialisme et le communisme dans le courant des années 80 a échoué à leur proposer un statut, une reconnaissance et comment l’islamisme à proposer une alternative efficace à cet échec dans les années 90. Ils nous informeraient de la situation actuelle.

            Le libéralisme ne les considère pas dans leur dimension spirituelle, il ne préjuge pas de leur confession. La seule problématique est de savoir si des croyants sont prêt à épouser certaines conceptions du droit, a commercer librement avec moi. Il m’importe de savoir si leur croyance n’est pas un obstacle à la coopération.
            Or, tout me fait penser qu’une religion en tant qu’institution est à l’opposé des propositions libérale. Elle projette plutôt comme choix de régime politique la théocratie.

    • Il vous sera rappelé l’indigence de la raison humaine, tout comme ineffable unicité divine qu’aucun homme ne saurait évoquer.
      Vous devinant septique, je vous conseille vivement de pratiquer le dhikr, exercice spirituel qui consiste à répéter le nom d’Allah de manière rythmée.
      Si après ça vous n’êtes toujours pas endoctriné, pardon, convaincu… c’est que vous êtes définitivement perdu pour la cause.

      • Depuis longtemps la matière grise humaine se passe de l’intervention divine.
        Si l’on vit en attendant dieu on ne peut que patienter le temps de passer ad patres. Dans un endroit ou la vie elle-même n’est plus. Ce n’est qu’a ce moment que l’on pourra peut-être espérer le croiser.
        Car pour preuve du contraire, je croise quotidiennement les preuves du génie de mes congénères. Alors que celui d’un pseudo-dieu je l’attend toujours.
        Normal que toutes religions soit un discours sur la non-vie, car en attendant dieu est nul part.

          • Il semble au contraire que les cellules grises de certains adeptes du pret-a-penser, fut-il liberal, beneficieraient grandement d’une intervention divine.

            Helas, meme Dieu ne peut pas tout

            • Je crois que vous n’avez jamais lu sérieusement un livre libéral.

              Si dieu ne peut pas tout, il n’est alors pas dieu. Donc il n’existe pas. Donc la religion n’est qu’une arnaque.

              Révisez vos classiques avant d’avancer des attaque ad hominem s’il vous en plaît ! En attendant mes cellules grises vous ont prouvé en deux secondes les lacunes de votre pensée.

            • @inanutshell : tout en défendant une cause religieuse, c’est vous qui osez parler de « prêt-à-penser » ? vous ne manquez pas de culot. Le soufisme ne repose que sur le conditionnement de l’humain.

              Vous trouvez normal de répéter à en devenir imbécile le nom d’Allah (le dikhr) ? savez vous que la première phase du soufisme est l’abandon de la conscience remplacé par un état d’ivresse spirituelle ? Savez vous que l’on demande au soufi de rejeter dans un premier temps le monde extérieur ? etc, etc, etc…

              Le soufisme, dans sa grandeur, souhaite laisser une place à la raison, il veut juste la restreindre le plus possible, si c’est ce qui vous plait, libre à vous.
              Après tout, c’est par le conditionnement que certains hommes, les plus faibles il ne fait nul doute, pensent s’épanouir.

              Si votre dieu existe, il s’avère que c’est un très mauvais gestionnaire…

        • « Alors que celui d’un pseudo-dieu je l’attend toujours. »

          Attention au chemin de Damas alors 🙂

          • Oui 🙂

            je ne suis pas intolérant. J’attend la preuve.

            • Si vous aviez lu inteligement ce que j’ai ecrit plus haut, vous auriez compris que je ne parlais pas de religion per se mais, dans le cas du Soufisme, puisque c’est ce qui nous interesse ici, de la corelation qu’il existe parfois entre une pratique savante de la religion et de la psychologie. Et de la tolerance de l’autre en religion comme ailleurs.

              Pour ce qui est de l’intervention divine que je cite plus haut. Desole, mais vous m’aviez donne le bois pour vous battre.

              Ne faites pas l’erreur grossiere de penser que l ‘athe a forcement une superiorite intellectuelle sur le croyant. Nous croyons tous un peu a quelque chose. Meme vous. Je suis un liberal convaincu mais cela ne veut pas dire que je considere le liberalisme comme une panacee universelle applicable partout. Je suis un artiste liberal de droite ce qui je vous l’assure est aussi rare que le dodo. J’ai par ailleurs l’ambition dans la vie de former mes opinions tout seul (tout en les documentant bien entendu) et de tester les idees de seconde main avant de les embrasser. Nous sommes probablement d’un niveau culturel voisin vous et moi. La difference c’est que je n’utilise pas ma culture en gargarisme…

    • Bjr , exactement . Socrate exhortait déjà l’homme à se connaitre soi-même notamment par la maïeutique .

    • Bjr Romaric, exactement ! Socrate exhortait déjà l’homme à se connaitre soi-même notamment par la maieutique.

  • C’est un réel plaisir de voir un tel article sur Contrepoints.

  • Un salut à tous, particulièrement à ceux qui ont apprécié voir ici l’article, en les remerciant de leurs aimables paroles.
    Je voudrais juste confirmer que le soufisme est un art du vivre-ensemble, et c’est d’abord un mysticisme oecuménique, transculturel. Aussi ne faut-il pas être trompé par les catégorisations et les identifications que nous impose le temps qui va.
    Je préciserais aussi, à l’intention de Romaric, que je ne fais pas de réclame, mais je constate, en sociologue, des faits que j’observe au Maghreb et auxquels on ne fait pas assez attention, étant obnubilé par l’écume des apparences, alors que ce qui compte est en leur creux.
    Sinon, il y a eu déjà des gens bien plus qualifié ayant fait avec talent et à juste raison la promotion de l’islam spirituel. Je me limiterais juste à citer ici l’un des plus éminents, Henry Corbin.
    À l’intention toujours de Romaric, je rappellerais que le scientisme est dépassé et, depuis Bachelard, il y a un nouvel esprit scientifique, dont Gilbert Durand a fait la déclinaison anthropologie et, dans leur lignée, j’entreprends une introduction à un nouvel esprit islamique.
    S’agissant des questions qu’il pose, qu’il soit rassuré : un soufi croit aux droits (à l’apostasie, par exemple), aux libertés (de se voiler ou d’être nu, la nudité n’étant pas un péché en islam soufi), à la science, y compris anthropologique. Sur toutes ces questions et d’autres, je lui conseillerais de s’informer et d’éviter de se laisser aller aux stéréotypes.
    Pour finir, je lui rappellerais d’abord que le soufisme est l’islam populaire par excellence.
    Ensuite, s’agissant ce qu’il dit sur les preuves du génie d’un pseudo-dieu qu’il ne rencontre pas, je lui apporterais une réponse de soufi : ce défaut de rencontre vient du fait que le pseudo-dieu est bien réel et qu’il est en vous; mais vous êtes incapable de le rencontrer, étant peu attentif à ce que vous avez en votre tréfonds de richesses ignorées. Or, justement, l’un des intérêts du soufisme — de toute spiritualité en fait — c’est de donner accès à ces richesses en nous enfouies. Les savants d’aujourd’hui, vers lesquels vous vous dirigez plus volontiers, ne font rien d’autre. Au mieux, ils vous demandent votre montre pour vous donner l’heure.
    Amitiés

    • Ne me fait pas croire qu’une religion est un art du vivre ensemble. C’est tout le contraire. C’est un art de la division qui défini ceux qui font partie du club et les autres.

      Les lois édictées par les autorités religieuses ( et pas par un dieu soit disant ) ne s’appliquent qu’a la communauté de fidèle. Les autres: couic ou esclavage.

      Exemple: « tu ne tueras point ». Cela ne vaut que pour un fidèle. Les mécréant, couic.

      L’islam est quand même une merveilleuse religion qui nous fait croire que le statut de dhimmi est un progrès, une marque de tolérance ou de vivre ensemble comme vous le dites. Or, c’est un statut de semi-esclave, de citoyens de seconde catégorie. Ou est la liberté là-dedans ?

      Vous constatez en sociologue ? Non ! Pas de chiffre, pas de protocole de travail, pas de sources… rien. Basé vous sur des faits et pas une vision mystique. En attendant vous faites promotion de vos croyances. Pourquoi contrepoints est le relai de vos croyances ? Alors qu’ici certains dénoncent les collusions entre notre démocratie de façade avec un islam institutionnalisé…. ou est la cohérence ?

      Le scientisme dépassé ? Par quoi ? Par le soufisme? Mon voisin est atteint d’un cancer, va-t-il voir un soufi pour le guérir ? Un curé pour lui faire une imposition des mains ? Soyons sérieux un peu ! Arrêtons de jouer sur la crédulité des gens.

      « un soufi croit aux droits (à l’apostasie, par exemple) »

      Ah bon ? vous y croyez ou vous acceptez l’apostasie ? Vos propos ne m’éclairent pas. En quoi le soufisme se dégage du coran. Quels sont les points de division ou de réunion avec le coran et les hadiths ? L’apostasie est fermement condamné dans le coran et dans les hadiths. Le soufisme ne suit-il pas le coran ?

      Je connait bien les textes islamiques, mieux que certains croyants, mais mal le soufisme. Ce que j’ai du mal à comprendre c’est comment le soufisme peut se distinguer du coran sur certains points et continuer à se revendiquer de l’islam.
      D’une certaine façon se serai un protestantisme….?

      Comment pouvez-vous croire à la science ( donc le big bang, l’évolution etc ) et croire à la fois au coran. Pour avoir lu ce dernier livre, je ne peut qu’y voir un livre écrit par un bédouin névrosé du 8 ème siècle avide de pouvoir et voulant instituer un état religieux fort et autoritaire. Rien à voir avec le libéralisme donc.

      Pour votre dernier paragraphe Mr F.Othman, ne renversez pas la vapeur. La charge de la preuve ne revient pas au mécréant (comme ce plait à me nommer votre religion ) mais bien aux croyants.

       »
      De nombreuses personnes orthodoxes parlent comme si c’était le travail des sceptiques de réfuter les dogmes plutôt qu’à ceux qui les soutiennent de les prouver. Ceci est bien évidemment une erreur. Si je suggérais qu’entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil, personne ne serait capable de prouver le contraire pour peu que j’aie pris la précaution de préciser que la théière est trop petite pour être détectée par nos plus puissants télescopes. Mais si j’affirmais que, comme ma proposition ne peut être réfutée, il n’est pas tolérable pour la raison humaine d’en douter, on me considérerait aussitôt comme un illuminé. Cependant, si l’existence de cette théière était décrite dans des livres anciens, enseignée comme une vérité sacrée tous les dimanches et inculquée aux enfants à l’école, alors toute hésitation à croire en son existence deviendrait un signe d’excentricité et vaudrait au sceptique les soins d’un psychiatre à une époque éclairée, ou de l’Inquisiteur en des temps plus anciens. »
      B.Russel

      Quand les musulmans se rendent compte de l’inhumanité de l’islam, ils quittent l’islam.
      Ils ouvrent les yeux sur tous les mensonges mahométans qui poussent à la haine.

      En quoi le soufisme est différent de l’islam sur ces points:

      La Charia ou loi de l’islam c’est un ensemble de normes comportementales que les musulmans se doivent de suivre s’ils ne veulent pas aller en enfer comme par exemple :
      La discrimination sexiste (femmes d’un côté, hommes de l’autre lors des rassemblements de musulmans ou horaires réservés aux musulmanes dans les piscines).
      La discrimination vestimentaire avec les accoutrements voile, burka, kami etc autant de marqueurs religieux intolérables dans notre espace publique où la discrétion religieuse est de mise.
      La discrimination alimentaire avec le halal ou encore la prohibition de l’alcool.
      La discrimination matrimoniale, une musulmane ne pouvant épouser un non musulman.
      La discrimination sépulcrale avec l’exigence des carrés musulmans pour ne pas mélanger les torchons et les serviettes, je voulais dire les purs et les impurs.
      Et bien d’autres choses encore comme le ramadan, le jihad, la peine de mort pour les homosexuels et les apostats, l’amputation pour les voleurs etc.

      Le soufisme peut se désolidariser de ces points qui sont la part obscure de l’humanité mais qui sont constitutifs de l’islam. Et j’en ai bien d’autres, la liste est très très longue….
      Dans ce cas, arrêtez de vous revendiquer musulman si vous prônez l’humanisme. Il existe des Magrébins, des Arabes qui n’ont pas besoin de cette religion pour trouver leur identité et prouver la richesse de leur histoire. Pourquoi vous est-il impossible de dissocier la pensée religieuse de l’identité culturelle ?

      • en préambule, je précise que je ne suis pas musulman, histoire d’éviter les quiproquo. Cela étant je ne peux m’empecher de rebondir sur un point qui releve d’une méconnaissance historique :

        « L’islam est quand même une merveilleuse religion qui nous fait croire que le statut de dhimmi est un progrès, une marque de tolérance ou de vivre ensemble comme vous le dites. Or, c’est un statut de semi-esclave, de citoyens de seconde catégorie. Ou est la liberté là-dedans ?  »

        Le statut de dhimmi est a remettre dans son contexte (ceux qui veulent l’appliquer aujourd’hui sont en effet des idiots / esclavagistes). A savoir que l’impôt payé par le dhimmi était le corollaire :

        – de la protection assurée par l’envahisseur
        – de la dispense de conscription

        Au final pas très différent des impôts qu’on paye aujourd’hui et qui vont à la défense et nous dispense de manier le FAMAS.

        Maintenant, si cela est la base de ce statut, forcément la chose a dégénéré avec certain dirigeant. Par exemple le vêtement distinctif des dhimmi fait pour ne pas être raflé et embarqué de force dans la troupe est devenue un signe de discrimination.

        « La Charia ou loi de l’islam c’est un ensemble de normes comportementales que les musulmans se doivent de suivre s’ils ne veulent pas aller en enfer comme par exemple »

        Certaines branches de l’islam ne suivent pas la chariah…

        • Ce serait intéressant de comparer le statut de dhimmi et celui d’immigré en France.

          Je connais assez bien cette partie de l’histoire sans être un spécialiste de la question. Mais c’est assez simple de comprendre que l’Islam conquérant de l’époque ne pouvait pas balayer les populations présentes. Donc des jeux d’alliances se constituaient entres communautés religieuse/ethniques. Il fallait proposer une alternative au régime byzantins ultra-repressif et en passe a des grosses dissensions internes sur la nature divine. La dhimmitude était une des réponse. Mais de là à en faire une belle chose !!

          Un libéral ne peut consentir a ce statut !

        • Votre description du statut du dhimmi, même remis dans son contexte, s’accorde très mal avec les propos plutôt sévères tenus dans le coran à leur encontre et les actes, plutôt sanglants, du prophète à leur endroit.

          Ce qui est étonnant par contre c’est que l’allusion, conforme à la réalité, qu’en donne Romaric correspond, elle, très bien aux propos coraniques les plus virulents et aux actes du prophète/modèle. C’est d’ailleurs une des explications de la conversion à l’islam des populations chrétiennes envahies. L’impôt et le statut d’inférieur.

          De toute façon, avouez que la vision de « l’invité d’honneur » qui paye pour sa protection et plutôt difficile à faire avaler en soit.
          La dhimmitude est une méthode de racket digne de la mafia sicilienne, pas d’une société civilisée.

        • Rigolo.
          Mon frère est militaire, manie le FAMAS et tout ça… Et n’est pas dispensé d’impôts.
          La « protection assurée par l’envahisseur » ça a un bon coté mafia. Donc on parle bien d’extorsion, même pas camouflée par le vote. Et si cela n’était qu’un impôt…

          Un statut qui fait de vous un être nominalement inférieur, interdit la construction d’une maison plus grande que celle du musulman, qui ne vous autorise à aller à cheval que si aucun musulman ne va à pied, etc. ce n’est pas un statut de semi-esclave ? Ce n’est pas un statut qui crée un sous-homme et le fait payer en tant que tel ?

          Le vêtement distinctif pour ne pas être raflé
          Ah, bon parce qu’en terre d’islam les musulmans était raflés pour être enrolés de force ? Et l’étoile jaune en Allemagne c’était pour ne pas se retrouver de façon impromptue combattre dans les balkans avec les SS Handžar ?

          Certaines branches de l’islam ne suivent pas la chariah…
          Là, vous éveillez ma curiosité ! Et si vous avez aussi des branches de l’islam qui réfutent le coran car incohérent et qui trouvent les hadiths trop violents et donc se réclament plutôt de la vie de St François d’Assise, ça sera encore mieux. Ou alors qui étudient la Torah et attendent le messie, pourquoi pas ?

          • Reponse groupée pour vous 3 messieurs : )

            Le statut de dhimmi etait forcément un statut inférieur a celui du citoyen lambda… les mecs venaient de se faire envahir. Ce que j’explique plus haut; c’est que ce genre de statut « tu paye et on te protège / tu va pas te battre » etait monnaie courante aux époque féodales. Et pour Franz : oui, il y avait des rafles d’enrôlement dans la troupe (c’est pas contemporain de vouloir esquiver d’aller à la guerre); les mecs passaient dans les villages; les hommes entre tel et tel âge etaient enrôlés de force et fin de l’affaire.

            Après il existait en fonction des envahisseurs d’autre option… l’autre majoritaire étant de tuer les hommes et de reduire en esclavage le reste de la population. comparé a ça, le statut de « dhimmi » ou l’équivalent chrétien en terre sainte devait être vue comme un « progrès social ». Mais ça reste bien sur de l’extorsion.

            Maintenant, comme je l’ai dis dans mon premier; on parle d’une époque précise et ce qui pouvait être acceptable a cette époque ne l’est plus actuellement. D’ailleurs quand on y regarde de plus près, les musulman qui sont encore dans le delire dhimmi se retrouve chez les salafiste / wahabite (il suffit de voir le statut des étrangers dans le Royaume). Dans des coins a tendance malikite comme le Maroc; on en entend pas parler (même si les choses risque de changer a cause de l’influence des sous-sectes hanbalites qui font de la retape)

            #Franz : regardez du coté des nizarites : ils pensent que suivre la chariah c’est pour les neuneus et que le coran n’est a prendre que de façon metaphorique /symbolique. Concernant les haddith je ne pourrais vous repondre mais vue le reste; ils ont dû en balancer un paquet.

  • Bon article, mais de même que l’Islam populaire « traditionnel » du Maghreb a été balayé par une génération d’Imams nourris par les pétrodollars du Golfe, j’ai bien peur que le soufisme ne se meurt au profit des interprétations plus radicales, mais également plus « matérialistes » (regardez les points de cristallisation de l’Islam en France par exemple, ce sont toujours des sujets d’habillement, de nourriture etc).

    • Car en France votre religion n’intéresse que vous, vos proches, relève de votre vie privée.

      La tolérance impose de respecter les croyances de chacun. Là où on peut discuter c’est qu’en se « matérialise » les croyances en des pratiques.

      La religion est depuis le début du matérialisme. Je soutiens la thèse que tout homme de religion ne le fait pas par foi mais par intérêt.
      Tout comme un sportif, un footballeur, ne chante pas la marseillaise car si il pratique son sport c’est avant tout pour sa pomme. Et il a bien raison.
      Un religieux c’est pareil, ce n’est que le pouvoir, la considération etc qui nourrit sa pensée.

      • « La tolérance impose de respecter les croyances de chacun. Là où on peut discuter c’est qu’en se « matérialise » les croyances en des pratiques.  »
        il fallait écrire:
        « La tolérance impose de respecter les croyances de chacun. Là où on peut discuter c’est comment se « matérialise » les croyances en des pratiques. « 

  • @ romaric :

    Cher Monsieur,

    On ne parle pas de la même chose. Vous explicitez votre vison limitée d’une religion qui n’est pas qu’un culte; moi je parle d’une culture qui a fondé une civilisation. Le reste n’est que futilités.

    Je ne me revendique rien du tout, sinon d’être humaniste; et c’est le fondement de l’islam.
    Vous, par contre, vous vous prétendez humaniste, mais ce que vous écrivez vous révèle anticlérical. C’est valable pour une pure religion, ce que n’est pas l’islam dont je parle.

    Encore une fois, documentez-vous afin de n’être pas que l’écho du pire dogmatisme profane; ce qui est équivalent au dogmatisme religieux que vous pourfendez.
    C’est aussi être d’esprit libéral !

    Adieu, mon ami et méditez cette sagesse : avant de voir la paille dans l’oeil de notre prochain, veillons à enlever la poutre qui nous aveugle !

    • « documentez-vous afin de n’être pas que l’écho du pire dogmatisme profane »

      ahahahahaha vos automatismes vous trahissent ! vous êtes impayable d’inculture et d’intolérance.

      • Je dénonce un discours lénifiant sur le soufisme, l’auteur nous avait déjà gratifié de ses saillies sur le supposé racisme et sectarisme occidental. C’est un VRP de la pensée formatée qui, comme vous, entend donner des leçons aux autres.

        Vous croyez beaucoup de chose… essayez donc de penser, ça vous changera vous verrez.

    • Nous parlons de la même chose. Que vous soyez musulman ( soufi ou pas ) et que je sois agnostique en théorie et athée en pratique ( pour reprendre B.Russel ) n’importe pas. Ce débat aurait sa place sur croyance.com…

      Votre foi, votre croyance intime vous fait honneur. Vous avez compris que nous ne sommes pas d’accord sur certains point et que le débat pourrait être intéressant autour d’un verre de thé. Même si la plupart des discussions que j’ai eue avec des musulmans étaient tendues bien plus qu’avec des catholiques par exemple. Mais cela relève du préjugé.

      Ce que je récuse dans votre article c’est défendre certaines conceptions à l’opposé du libéralisme. Et de plus, sans références historique solide. Reprenons point par point:

      « Ce que l’Orient tourmenté nous offre en spectacle n’est que soubresauts de la fin d’une vision fausse de l’islam. Et comme toute fin, les soubresauts ultimes donnent une illusion de vie. Car la vraie vie est ailleurs, et il s’agit d’une vision vraie de l’islam. »
      Qui êtes vous a votre tour pour condamner la religion d’autrui et qui êtes vous pour vous prétendre dans la Vérité. J’ai toujours eu une peur bleue de ce genre de propos surtout en introduction. Je vous accuse de n’être absolument pas objectif. Vous annoncer la conclusion de votre réflexion avant même de démontrer et de proposer votre argumentaire. La « vraie vie ailleurs » est une thèse redondante dans la bouche de tous les religieux de tous bords. Vous ne pouvez rien me prouvez ici, alors attendons d’être aux portes du paradis ?

      « Au Maghreb, une terre ardente où les saints soufis sont nombreux, nous avons un islam pur qu’on a perdu de vie sous la caricature de l’islam officiel. Celle-ci est aujourd’hui à son degré paroxystique dans l’islam de carnaval d’Orient. C’est dans l’Occident de l’Orient que l’heure soufie a sonné, celle du retour aux origines. »
      Le Maghreb porte aussi en lui autre chose que l’islam ou des soufis. Le retours à quelles origines ? Précisez ! Celle de l’antiquité Romaine par exemple ?

      « Rappelons que l’un des plus grands soufis est Al-Ghazali qui compte parmi les plus grands philosophes de tous les temps, toutes cultures confondues. C’était l’Algazal du Moyen Âge qui a inspiré à Descartes la majorité des plus importants aspects de sa Méthode qu’on nous vend aujourd’hui comme pur produit occidental quand elle était de source orientale, soufie plus particulièrement. »
      Preuves ? Ensuite que les savants partagent leurs connaissance est souhaitable, mais en aucuns cas cela ne me parle de soufisme ou de religion.

      « Dans la foi islamique pure qu’est l’islam soufi, la psychologie transcendantale était en avance sur la science moderne, mettant l’accent sur la nécessité de se connaître soi-même, cette obligation éminente de dépasser le petit moi empirique, positiviste, pour aller au tréfonds où l’âme a une chance de rencontrer son créateur. »

      Qu’est ce que la pureté encore une fois ? En ce qui concerne l’avance sur la science moderne celle-ci à pris une sacrée longueur d’avance. Les soufis sont-ils adepte du concordisme ?
      « Connait toi toi même » C’est, selon le Charmide de Platon, le plus ancien des trois préceptes qui furent gravés à l’entrée du temple de Delphes. Ce n’est pas une pensée exclusive au soufisme
      Je ne crois pas que comparer Avicenne à Freud soit si pertinent. Connaissant les travers du Freudisme…

      « On oublie que nombre de médecins arabes étaient dans le même temps des savants et des philosophes, en plus d’être soufis. Et ils étaient à la pointe du progrès, usant par exemple de la musicothérapie dont la science vient à peine de confirmer les vertus thérapeutiques. »

      Oui ! On peut-être Arabe et être intelligent, cultivé, sage etc !!! Pourquoi après rajouté « en plus d’être soufis  » ? Oui on peut-être croyant et intelligent, raffiné etc…. et alors ? Cela ne prouve rien sur la pureté religieuse du soufisme.

      « Aussi, au moment où l’islam officiel atteint l’abîme dans la compromission avec les ennemis du pur islam, qu’ils soient déclarés, étrangers ou cinquième colonne et intimes, il ne peut que se régénérer, déchirant enfin le hideux masque de fer qu’on a appliqué sur ses splendeurs. »

      Que vous voulez dire qu’il n’y a pas UN islam mais DES islams, je vous rejoint et je vous soutiens. Justement c’est une bonne chose à rappeler ! Mais vous me faîtes plus peur que les islamistes que vous dénoncez quand vous parlez de pureté, de vérité vraie etc….

      Je ne vois rien qui nourrit une pensée libérale ici !

      Parlez-nous plutôt de la société civile tunisienne ! De comment justement la, les religions coexistent avec le régime actuel. Des réalité sociales, de ce que veut dire être un libéral en Tunisie aujourd’hui !

      Quand vous dites dans votre autre article en préambule:
      « L’avenir est à une Tunisie soufie : regardons donc le soufisme prendre sa revanche sur le salafisme !  »

      Je vous répondrait : « l’avenir est à une Tunisie LIBERALE » qu’elle soit d’une confession ou d’une autre mais qu’importe !

      « Et l’Occident n’a aucunement l’intention de laisser la Tunisie échapper à son emprise idéologique, surtout en termes économiques. Pour cela, il entend en faire un marché ouvert à ses produits avec le maintien d’un système de libéralisme économique sans libéralisme politique qui supposerait, pour le moins, un égal traitement entre les hommes et les marchandises. »

      Êtes-vous libéral ?

  • L’auteur fait bien de rappeller que la plupart des grand penseurs et scientifiques qu’a connu l’islam sont repris a tort par les sunnite (et dans une moindre mesure les chiite). Quand on sait qu’ils étaient pour la plupart ismaelien ou soufi. Et que ces deux groupes ont tendances a être déclarer hérétique par les précédent avec tout ce que cela implique. Un peu comme si nos instances catholique s’appropriaient des penseurs cathars, vaudois ou bogomiles.

    Je connais un peu moins le soufisme que la pensée ismaelienne, mais Hasan II ‘Alâ Dhikrihi al-Salâm (penseur ismaelien) a dit « la chariah ne concerne que les enfants et les idiots (aka déficients) « ; expliquant que l’homme raisonnable n’a pas besoin qu’on lui dise où pisser ; )

    • Non les soufis ne sont déclarés héretiques que par les salafistes qui ne représentent qu’une branche du hanbalisme qui n’est qu’une des 4 branches du sunnisme que sont : le malekisme, le chafiisme, le hannafisme en plus du hanbalisme. L’Histoire des penseurs musulmans est beaucoup plus complexe que vous ne l’imaginez …

      • en theorie oui mais dans les faits c’est de moins en moins le cas. les « adorateurs de tombes » (petit surnom sympa donné aux soufis) sont de plus en plus critiqué et « excommuniés » par les 3 autres branches. Mais il faut y voir là l’influence justement des salafistes qui parasitent de plus en plus des 3 autres école de jurisprudence.

        Si vous voulez en faire l’expérience, allez jeter un coup d’oeil sur un forum nommé « planete islam ». Un récent sondage a montré qu’ils sont en majorité malekites. Tapez soufi dans le truc de recherche et vous n’allez pas être deçu du voyage XD

  • N’en déplaise à l’auteur de l’article, l’image donnée par l’article des soufies est complètement idéalisé. Je suis désolé de le dire, mais les maîtres n’ont jamais été des promoteurs de la rationalité en Islam. S’il faut chercher un Islam des lumières, il faudra chercher plus du côté des philosophes purs et durs comme Al Kindi et surtout Averroes, qui ont mis en place une véritable réflexion rationnelle dans un cadre 100% islamique (n’en deplaise à quelques thuriféraires laicardes à deux balles qui voient en eux des libres penseurs…). Ou bien du côté des Moutazilites, qui avaient donné plus d’importance à la raison qu’aux textes (Coran compris), avec une méthodologie propre, loin de toute influence grecque.
    Au contraire, le soufisme n’est qu’un énième avatar du néoplatonisme et de la gnose, teinté des fois de manichéisme qui refuse catégoriquement la Raison. Certes Al Ghazali etait un grand philosophe, mais ça c’était avant sa conversion au soufisme suite à une crise de doute qu’il avait traversé. Après ça, plus de raison, on jette la philosophie à la poubelle.

    • @ Moi
      Bonsoir,
      Nous ne parlons pas de la même raison.
      La mienne, et celle des soufis, est une raison sensible, la même que celle que redécouvrent aujourd’hui les sciences sociales et la sociologie compréhensive.

      J’ai d’ailleurs précisé que je me situais dans la lignée de Bachelard et de G. Durand, maître incontesté en France de l’école de l’imaginaire. Je suis aussi disciple de son élève, M. Maffesoli, pape de la postmodernité.

      Pour le reste, et les limites de la raison cartésiste, je vous inviterais à consulter éventuellement mon blog Tunisie Nouvelle République.

      • Dans un de vos article sur l’alcool voici ce que vous dites :
        « Une telle tempérance, d’ailleurs, n’est-ce pas la juste façon de boire, que cela soit de l’alcool ou de toute autre boisson ? C’est assurément la règle d’or en matière d’alimentation et de vie. C’est à la mesure et à la tempérance que l’on reconnaît normalement le vrai musulman, cet être libre et libéré de toute soumission, sauf à son créateur avec lequel il a un rapport direct. »

        Vous n’êtes pas libéral. Vous condamnez l’ivresse. Un vrai penseur libéral condamne les conséquences désastreuse de l’ivresse et les dommage causé par l’ivrogne dans le respect des lois.

        Par ailleurs:
        « La première chose à noter est que le Coran ne procède nullement par interdiction. Ainsi, il n’emploie pas, par exemple, des expressions claires comme : «Il est interdit» ou «telle chose est prohibée», comme c’est le cas dans d’autres matières où l’interdiction est explicite. »

        Bien entendu, aucuns texte religieux n’est clair mais procède toujours de façon elliptique. Le moins compétents des astrologue le sait. Mais on ne base pas un projet social sur des textes flous et imprécis. Le vin et les jeux de hasards sont un œuvre du démon…. cela ne suffit-il pas pour comprendre là où veut en venir le coran ? Est-il besoin de faire des contorsions pour tenter une réconciliation avec une pensée occidentale absente du coran ?

        Le porc et le pinard illicites? Désolé vous loupez quelque chose! C’est rudement bon!

        Tous ce que vous désirez c’est accoler l’état Tunisien et la religion musulmane sous la forme de ce soufisme postmoderne.
        Ce projet va à l’encontre des thèses soutenues par le libéralisme. Voulez-vous fonctionnariser les imams ? Proposer une version du droit influencé par le coran même dans sa dimension la plus modérée ? Installer des impôts qui financerons des intellectuels pour penser l’islam ?

        La seule façon pour une religion d’être compatible avec une pensée libérale c’est d’être strictement cantonnée aux aspect privé de la personne. Cela ne regarde pas l’état.

      • Maffesoli c’est celui qui a donné sa thèse à une autre astrologue : Elisabeth Tessier.

        Merci de la référence !

  • Pourquoi Contrepoints ne se fait pas le porte-parole de Mourad Dridi ? Un authentique libéral : http://nawaat.org/portail/2005/06/21/du-liberalisme-au-liberalisme-tunisien/#nb96-1

    Pourquoi Contrepoints ne nous parle pas du parti liberal tunisien ?

    Pourquoi contrepoints fait la part belle à un collectiviste adepte du vivre-ensemble selon le coran ?

  • @ romaric

    Juste un mot pour vous rappeler à la raison dont vous vous réclamez : votre jugement sur Michel Maffesoli, le plus éminent sociologue français actuellement, prouve à quel point vous vous rabaissez dans une pensée qui n’est, au mieux, que de cabotage.

    Élevez le niveau, je vous prie ! Pratiquez une pensée hauturière, et l’horizon s’ouvrira pour vous, chassant les toiles d’araignée qui vous enferment dans une casemate obscurantiste semblable à celle des intégristes religieux.

    Bonne chance, mes voeux vous accompagnent pour un tel effort, pain quotidien de tous les mystiques que vous vilipendez à tort.

    • Pourquoi ne pas avoir répondu à Romaric plutôt que de vous contenter de le traiter d’idiot ? Sa pensée serait « limitée », du « cabotage » ? Il a développé beaucoup d’arguments et n’a insulté personne.

      • @ ShamanFou

        Je ne participe à nul dialogue de sourds et je ne cautionne pas la désinformation, même quand elle s’affuble vainement des plus beaux atours. Je laisse ce jeu puéril à ceux qui s’y adonnent pour réduire l’art de vivre à leur lit de Procuste.

        Et sachez que ne trouve insulte dans ce que je dis que celui qui la pratique en acte et en pensée.

        • Vous n’écrivez donc des articles que pour le monde abonde dans votre sens ?

          Autre dialogue de sourd pour ceux qui ne sont pas forcément convaincus par vos propos très orientés.

  • Je ne partage pas l’avis (mais il va s’en remettre) de romaric sur le fait que Contrepoints publie un article de Farhat Othman, par contre, je suis sidéré de voir que cet auteur s’auto félicite en empruntant pour cela un pseudo « inanutshell », c’est il me semble, la première fois que je détecte une telle imposture.

    L’auteur nous parle ce coup-ci du soufisme en tenant un discours lénifiant sur le sujet, comme s’il y avait quoi que ce soit de recevable dans cette forme d’islam totalitaire qui n’est qu’un conditionnement et un formatage de l’esprit humain.

    N’acceptant pas d’être mit en doute, l’auteur en est à accuser ceux qui ne le suivent de « profanes », « d’obscurantistes », etc. Comble du culot, et Michel Audiard avait raison, osant tout, l’auteur en est à conseiller à ses détracteurs « d’élever le niveau » !

    Pensant combler ses lacunes, comme souvent avec les gens qui n’ont que peu, Farhat Othman cite quelques auteurs, comme d’autres mettent des guirlandes sur un sapin : « J’ai d’ailleurs précisé que je me situais dans la lignée de Bachelard et de G. Durand, maître incontesté en France de l’école de l’imaginaire. Je suis aussi disciple de son élève, M. Maffesoli, pape de la postmodernité ».
    Les mots ne trompent pas « maître incontesté », « pape de la postmodernité », « profane ».

    Cher Monsieur Farhat Othman, si vous aviez lu le dernier Maffesoli (les nouveaux bien-pensants), vous seriez que c’est justement les imposteurs de votre trempe qu’il dénonce sans ménagement.

    • Comment avez-vous fait pour détecter cette « imposture » ?

      • Merci Sils.

        C’est particulierement brilliant dans le sens ou cela fait deja longtemps que j’avais assume ce pseudonyme.

        Pour que personne ne s’appercoive du subterfuge, probablement.

        Quel Machiavel ce inanutshell quand meme…

  • C’est à croire que certains prennent feu lorsque l’on évoque Dieu …

    La mystique libérale athée a des adeptes qu’envieraient beaucoup de sectes.
    M. Othman, il semble que vous ayez théoriquement le droit de parler spiritualité, mais chez vous, devant votre miroir, les volets fermés. La religion chez les zélateurs du libéralisme salafiste, c’est dans les caves qu’elles sont envoyées. La liberté pour quoi faire ? Ben pour marcher sur la ligne bien droite tracée par Dame Pureté libérale. On se fait le porte étandard de toutes les immondices émanant du désir, mais vos pensées hauturières, cher Othman, elles grattent et démangent un peu trop la béatitude des hyènes coiffées qui protègent le temple de la grande putain d’ici-bas, « la déesse à l’âme débraillée », Libéralia.

    • Mr Dupré

      Comment pourrai-je prendre feu pour une chose qui n’existe pas ou du moins dont je n’ai aucune preuve ?

      Je ne me prétend pas représentatif de la pensée libérale. Ce que je prétend c’est que la pensée de Mr Othman n’est pas réellement libérale mais consiste en un islam socialo-démocrate. Il y a des libéraux en Tunisie et qui porte un message d’avenir.
      Je ne l’interdis pas de parler. Je suis juste surpris de la ligne editoriale de contrepoint.

      Pour la fin de votre article oui ! Je revendique le droit de convoquer la déesse de la prostitution de la fornication, Sodome et Gomorrhe et de la drogue ! Je reste a un simple niveau terrestre et concupiscent ! Et je le revendique et l’assume.
      Ne venait pas me parler de transcendance métaphysique à l’endroit du vide ! Je suis un mécréant, un voyou des religion, un prévaricateur !
      Et qu’allez vous me faire ? M’accuser de quoi ? D’athéisme ? Qui est ici l’adepte sectaire ? Le zélateur ?

      Mais nous ne sommes pas sur croyance.com…. ce débat n’a pas lieu d’être ici…

      Mr Othman

      Ou est le jugment ? Ou avez vous lu cela ? Ai-je dis que mr Mafesolli est un mauvais sociologue? A vrai dire je n’en sais rien et m’en contrefiche.
      Ce que je sais de lui c’est qu’il a donné une thèse de sociologie à une éminente astrologue accoquiné au socialisme et à F.Mitterrand. Vous en tirerez les conclusion que vous voulez.
      Ce que je sais de lui c’est qu’il palpe mes impôts grassement….
      Vous croyez tout savoir, peut-être béni par la science infuse de l’esprit divin ? Vous ne m’avez même pas bien lu. Pour un exegète…
      N’inversez pas encore la vapeur ! C’est votre religion qui produit l’intégrisme.

      Pour quelles idées travaillez vous ? Pour l’installation d’un étatisme bisous en Tunisie, teinté d’un islam soufi ? Pour un état dans lequel le religieux touchera son salaire d’une dime versé par le peuple ? Vous n’êtes pas libéral et vous vous servez de cette tribune pour défendre une certaine vision politique de l’islam. Il y a des réels libéraux en Tunisie.

      Vous êtes englué avec les préceptes de l’islam qui sont des centaines de pages de commandements, lois, ordres, conseils ( au mieux )…. Encore en train d’expliquer en quoi l’alcoolisme n’est pas forcément passible de coup de fouets ou de l’enfer. On est rassuré !!!
      Vous croyez que nous donner une version édulcorer et modéré de l’islam au travers du soufisme permettra de le rendre compatible avec le libéralisme ?
      Quel est le statut de la femme au regard de l’héritage par exemple dans le coran ? Est-ce une pensée compatible avec le libéralisme ? Pouvez-vous vous relire le texte et triturer ses versions, ses traduction au point d’en alléger le sens lourd d’entrave ? Mais jusqu’à quel point vous pourrez encore rester musulmans alors ?

      Je constate que je vous ai posé plusieurs questions, preuve que je suis ouvert à votre point de vue. Livrez moi vos pensées hauturières de façons précise et sans réponses sibyllines telle que votre propos l’apostasie.
      Je constate encore que vous avez commencé à ouvrir les hostilités en me taxant de scientiste, de caricaturer ma position au lieu de répondre aux points précis. Et que votre défense ne consiste qu’a adopter une posture arrogante me toisant de vos certitudes mystiques et inversant la charge de la preuve.
      J’ai relevé certains éléments qui me font douter de votre libéralisme. Prouvez moi le contraire ! Parlez moi de vos ambitions pour la Tunisie et pour ce beau peuple, pas de votre religion.

      • @ romaric

        Relisez-vous, vous trouverez les réponses aux questions que vous posez.

        Je vous dirais juste, et pour la dernière fois, que je parle en chercheur sociologue qui revendique l’ignorance comme seule preuve d’un savoir jamais parfait.

        Et je vous citerais bien volontiers :

        « Vous croyez tout savoir, peut-être béni par la science infuse de l’esprit divin ? Vous ne m’avez même pas bien lu. »

  • @ Salamanque

    Sachez, Monsieur, que je ne mange pas de ce pain auquel vous semblez habitué.

    L’imposture ayant, en latin classique, le sens de «poser sur», on comprend parfaitement que les paroles de lumières ne conviennent pas à votre obscurantisme et que vous cherchiez, quitte à verser dans l’indignité, à vouloir les mettre sous le boisseau par tous moyens, y compris par la calomnie.

    Tous ceux qui pratiquent la parole juste et de justesse savent bien qu’ils sont toujours sous la menace des dérisoires armes des calomniateurs; et ils acceptent ce risque qui est leur honneur.

    Sachez aussi qu’on est en postmodernité, et il ne suffit plus de calomnier pour entacher les réputations.
    Aujourd’hui, cela ne relève que de l’exercice débile de cracher vers le ciel; voyez donc votre figure déjà toute barbouillée !

    Je vous plains, Monsieur l’imposteur qui crie à l’imposture afin de se donner une quelconque valeur.

    Pourtant, une telle valeur, vous l’avez certainement en vous; or, vous l’épuisez en vain comme vous le faites. Cherchez ce qui vaut en vous au lieu de vous attaquer à votre prochain qui peut vous aider à trouver le meilleur en vous, n’étant que votre propre image.

    Bon courage !

      • Pour quand meme prendre la peine de vous repondre, quand a la double identite suggeree, inanutshell et Fahrat Othman, je vous suggere de relire les ecrits de M. Othman et les miens et de constater une difference de style et de substance dans l’ecriture. Vous constaterez alors que la caracterisation des textes est extremement differente. Si M. Othman etait capable d’un tel subterfuge, je peux vous garantir qu’en meme temps qu’un theologiste erudit il serait aussi un auteur de genie.

        Vous etes vous-meme ici en plein dans le domaine des croyances, infondees…

    • Oui bon, cela ne dispense pas d’expliquer en quoi le coran des soufis est différent de celui qui inspire des mains coupées ou des pendaisons d’homosexuels à des mâts ?

      Le pur islam est-il pur déisme, sans prophète ni texte de référence ?

      • « oui bon », je suis complètement d’accord de ramener la discussion à ce qu’elle doit être mais ce n’est pas possible avec l’auteur !

        Voilà une personne qui vient nous parler de la « fierté de l’islam soufi », comme s’il suffisait de le dire.
        En effet, répéter le nom d’Allah à en devenir imbécile, véritable lavage de cerveau, pour ne parler que de ça, est totalement surréaliste, mais il ne faut pas le dire, sauf à être traité de profane, ce qui a l’avantage d’être clair.

        Observez ses réponses, elles sont toujours à coté et systématiquement ad personam. Lisez la réponse de romaric : le 14 juillet 2014 à 21 h 07 min, il révèle la même chose que moi, à savoir que M. Othman, dès qu’il est contrarié, devient agressif sous un ton faussement enjoué.

        Quel but poursuit M. Othman ?

      • Si mon commentaire passe…
        voila ce que dit romaric le 14 juillet 2014 à 21 h 07 min, nous sommes face à un auteur qui ne supporte aucun contradiction et répond ad personam.

        • Le but de M. Othman ? Nous endormir de belles paroles, monter sur ses grands chevaux, renvoyer le contradicteur à ses études « nous ne parlons pas de la même chose, Monsieur ! » et ne jamais parler concrètement.
          Basse propagande.

  • En fait les musulmans sont intéressés par l’islam authentique basé sur des preuves (hadith, Coran) pas par la philosophie.

    Donc si vous pensez que les gens vont devenir soufis avec pour seul argument que la durée est spiralesque… ben faudra revenir.

  • Les commentaires sont fermés.

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