Le féminisme de genre, parasite de la cause de la liberté des femmes 3/3

L’« abolitionnisme », qui vise à faire des prostitués des parias, est la pire abomination engendrée par le féminisme de genre.

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Le féminisme de genre, parasite de la cause de la liberté des femmes 3/3

Publié le 2 juillet 2014
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Par Jabial

abolitionnisme prostitution

Lire les deux premiers articles de la série :  (1) Le féminisme de genre a abandonné le combat pour la liberté des femmes (2) pour fonder son action sur des peurs irrationnelles qui attisent la haine.

Les prostituées : oubliées, bannies, infantilisées, exclues

Les féministes de genre, comme tous ces gens qui portent sur leur cœur leur passeport de membre du Parti du Bien qui les autorise à prendre les autres de haut, à les haïr et à prendre comme une évidence qu’ils sont idiots ou mal intentionnés, n’hésitent pas une seule seconde à marcher sur les plus faibles lorsqu’ils sont sur le chemin du Paradis sur Terre promis par leur magnifique idéologie. Et c’est ainsi que, comme les socialistes ont créé le chômage de masse (on appelle ça SMIC : c’est le niveau de productivité sous lequel vous n’avez pas le droit de travailler) au prétexte de protéger les ouvriers et les employés de la terrible exploitation, voilà que les féministes de genre, à quelques dissidentes près (et je dis bien dissidentes, car les hommes féministes de genre s’en trouvent quasi totalement absents), ont décidé que les prostituées n’étaient pas assez opprimées comme ça et qu’il fallait en rajouter une couche.

Je parle bien sûr de la pire abomination qu’a engendré le féminisme de genre dernièrement : le soi-disant « abolitionnisme ». C’est-à-dire que ces ignobles salopards osent se parer de l’aura de ceux qui ont combattu l’esclavage pour tenter d’affamer les prostituées, d’en faire des SDF, de les priver de tout pour les forcer à changer de métier de gré ou de force. Leurs motivations sont diverses : préjugés moraux réactionnaires non assumés, peur de la concurrence des professionnelles qualifiées, naïveté infantile ou au contraire le cynisme dont seuls les politiciens sont capables. Ils prétendent aujourd’hui qu’une large majorité des prostituées seraient des esclaves sexuelles asservies par des proxénètes, et que pour la maigre population de prostituées libres qu’il resterait, ces pauvres filles ne seraient pas capables de réaliser ce à quoi elles consentent.

Ces gens se rendent-ils donc compte exactement de ce qu’ils sont en train de défendre ? Certains choix de vie d’une femme seraient donc une preuve de son incapacité à choisir sa propre vie ? Cela devrait rappeler à tout féministe de biens sinistres souvenirs. Mais de quoi se souviendraient-ils ? Ils sont dans le féminisme comme ils pourraient être dans l’écologisme ou l’antiracisme ; ils ont une révérence superficielle teintée d’un mépris fielleux pour ces précurseurs qui n’avaient pas tout compris, contrairement à eux. Chevaliers blancs fantasmés d’une grande cause qui n’avait pas besoin d’eux, ils sont fiers des dégâts qu’ils causent comme jadis étaient fiers les soudards de la bannière des croisades parce que chaque pillage, chaque viol, chaque meurtre, était une expression de supériorité sur l’ennemi, et qu’après tout, Dieu reconnaîtrait les siens.

Les « abolos », comme les appellent celles des associations de défenses des travailleurs du sexe qui refusent de regarder en face la nature de ce qu’elles combattent, qui sont-ils avec leurs chiffres qui sortent de nulle part, leurs spécialistes qui n’ont jamais vu que des victimes de violences, leurs réunions où on ne laisse pas les prostituées parler, sauf si elles sont « repenties » (leur propre terme lu de mes yeux – comme si on devait se repentir d’avoir été, selon eux, exploitée) ? Ces gens parlent de traite et d’esclavage à longueur de journée mais semblent interloqués quand on leur explique que ce phénomène n’est pas spécifique au secteur du sexe et que ce secteur n’y est même pas majoritaire. Qui parle de ces ateliers où des milliers de femmes travaillent douze heures par jour en échange d’une maigre pitance pour récupérer un visa qui ne viendra jamais ? Mais qui sont ces gens aux mots vides qui prétendent tendre la main à leurs victimes pour mieux les jeter dans le précipice ?

 

Imaginez donc. Vous êtes éboueur. On décide que votre métier est sale. On arrête votre patron alors vous louez un camion et vous vous mettez à votre compte, mais on arrête le loueur aussi. On ferme votre compte en banque. On menace votre propriétaire, qui vous expulse de chez vous. On arrête votre femme parce qu’elle bénéficie de vos revenus. Et maintenant, on veut aussi faire payer des amendes aux copropriétés qui font appel à vous pour le ramassage de leurs ordures. Comment finirez-vous ? Vous serez seul et isolé. Les seuls qui accepteront de vous louer un camion, c’est la mafia. Gare à vous si vous bronchez. Les copropriétés prendront un risque en faisant appel à vous, il sera plus difficile de trouver des clients, alors il faudra demander moins cher et accepter des conditions de travail plus dures.

C’est ce qui arrive aux prostituées aujourd’hui. C’est ce qui arrivera aux prostituées demain si nous ne faisons rien.

Un devoir : agir

Trop facilement, nous nous laissons intimider. Trop facilement, nous sommes lâches et pitoyables. Alors que ceux qui nous ont précédés ont risqué la mort ou l’asile, nous aurions peur pour notre réputation ? Si nous ne parlons pas de la cause des prostituées dans notre vie de tous les jours, si nous ne réagissons pas aux arguments mensongers des féministes de genre qui veulent écraser des femmes réelles au nom d’une femme idéale dont l’image exclut la notion même de fonctions biologiques, qui le fera ? Les socialistes sont acquis aux féministes de genre ; quant aux réactionnaires, ils cherchent déjà à revenir sur le droit des femmes sur leur propre corps.

Mais tout n’est pas sombre. Il ne tient qu’à nous de redresser la barre. Si les nobles causes ont toutes attiré des parasites dès lors qu’elles sont devenues populaires, nous ne devons pas renoncer pour autant. Ce n’est pas une excuse. Il n’y a jamais d’excuse pour ne pas faire le bien. Il existe ici et maintenant des gens de bonne volonté qui souhaitent depuis plusieurs années refonder le féminisme autour de l’individu et des droits humains. Si vous voulez faire quelque chose pour la cause des femmes, alors voici où vous devez chercher (désolé, tout est en anglais) :

Il n’est pas non plus interdit d’aller faire un tour du côté du STRASS, le syndicat français du travail sexuel. Oui mais voilà, elles et ils sont français et, tout imprégnés de marxisme et de féminisme de genre, ont bien du mal à reconnaître leurs amis de leurs ennemis.


Lire aussi : Prostitution : l’abolitionnisme à l’épreuve des faits

Voir les commentaires (79)

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  • J’ai beaucoup aimé vos 3 articles sur le féminisme. Vraiment très intéressant! Merci.
    Je suis assez d’accord avec vos propos, j’avais un prostitué devant la porte d’entrée de mon immeuble passé une période, j’avais un peu discuté avec elle!

    • Et …. elle vous avait fait part de sa vocation pour son métier depuis sa tendre enfance J’imagine ?

      • quid des éboueurs ? des marketeurs téléphoniques ? des domestiques ? etc.
        et surtout, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, quand une femme a une vocation pour le sexe, c’est une circonstance aggravante ; « chienne », « salope » et autre termes moins avenant encore sont d’usage.
        Si vous aviez deux sous de féminisme, vous hurleriez contre ces termes dégradants, contre la stigmatisation des putes, et plus généralement la répression de l’activité sexuelle des femmes (et des hommes, accessoirement). Mais manifestement vous préférez y participer activement, à cette répression. Réac.

        • @P
          Merci pour la lecon de féminisme venant d’un homme c’est toujours savoureux …
          Vous parlez de vocation pour le sexe, je parlais de vocation pour la prostitution … Ce n’est pas la même chose à mon humble avis. Les femmes se protituent elle par gout pour le sexe ? J’en doute pour la plupart d’entre elles.
          Fort heureusement pour moi en tout cas on peut vivre une sexualité heureuse sans se prostituer, de quelle répression parlez vous ?
          Les prostituées sont des femme, comme moi. Des femmes qui pourraient être ma mère, ma soeur …
          Je suis toujours surprise pas la passion que mettent certains hommes à défendre tout a coup la cause des femmes à travers la cause des prostituées : où étaient les hommes comme vous quand il s’agissait de défendre l’accès des femmes à la contraception, l’avortement …? Elles étaient bien seules les femmes dans la rue.
          Par quel étrange saut périlleux, la prostitution est elle devenue l’ultime combat des féministes à lire certains hommes.
          La défense des prostituées n’est pas une cause féministe à mes yeux mais une cause humaniste.

          • ce n’était pas une leçon de féminisme, c’était une leçon d’humanisme, donc de libéralisme.
            « Les prostituées sont des femme, comme moi ». Ce qui veut dire que si elles n’étaient pas comme vous vous vous en fouteriez… Et que bien sûr vous vous foutez des hommes qui exercent. Quel aveu.

            « où étaient les hommes comme vous quand il s’agissait de défendre l’accès des femmes à la contraception, l’avortement …? » LOL. Vous devriez plutôt demander où étaient les femmes « comme vous », parce qu’à part Simone Weil il n’y a que des hommes (Lucien Neuwirth, le Gal de Gaulle, Giscard ) dans cette histoire. Les femmes activistes, elles, entre la chasse aux putes et le droit à l’avortement (par exemple), elles avaient choisit leur combat : elles ont obtenu la fin des maisons closes bien avant le droit à l’avortement (et ne venez pas nous raconter que c’est la résistances hommes qui a fait la différence, hein, clairement les hommes préfèrent largement aller au bordel qu’empêcher les femmes d’avorter).

            « La défense des prostituées n’est pas une cause féministe mais une cause humaniste. » 100% d’accord, mais ce ne sont que des mots puisque vous avez écrit que ce qui vous touche se sont les femmes comme vous, pas les humains en général.
            Si vous prétendiez défendre la cause des maçons, des agriculteurs, ou des mineurs en criminalisant l’achat de maisons, de grains ou de charbon, on vous prendrait pour une folle. Apparemment il y a des gens pour qui la prostitution est un truc extraordinairement à part, un secteur dont on protège les professionnels en interdisant leur activité, de la façon la plus sournoise (comme il y avait une différence entre interdire la vente et interdire l’achat)… N’est-ce pas fou et révélateur ?

      • Ben non, nous avons discuté de la vie mais pas de son métier.
        Tout le trafic qu’il y a autour est bien plus cruel il me semble et malsain et pervers et corrompu que la relation sexuelle tarifée en elle-même.

    • Voilà encore un défenseur de la liberté des femmes à renoncer à leur liberté.
      Entre le client prostitueur et la personne prostituée (une femme dans 80 % des cas), c’est lui qui est libre : si je veux, quand je veux, où je veux, comme je veux. Avec mon argent j’achète un consentement sexuel.
      Le pouvoir est du côté de l’argent.
      L’étude «Comparing Sex Buyers with Men Who Don’t Buy Sex », de Farley et 6 autres chercheurs, montre notamment que :
      – 41% des acheteurs de sexe ont sciemment utilisé à des fins de prostitution une femme qui était sous le contrôle d’un proxénète
      – 66% des acheteurs de sexe disent avoir constaté que la majorité des femmes sont attirées, trompées ou victimes de la traite dans la prostitution.

      http://www.prostitutionresearch.com/pdfs/Farleyetal2011ComparingSexBuyers.pdf

      Focus sur les clients prostitueurs, responsables et coupables !

      • « 41% des acheteurs de sexe ont sciemment utilisé à des fins de prostitution une femme qui était sous le contrôle d’un proxénète »

        Il y aurait 59% d’indépendantes ? J’imaginais beaucoup moins.

        • Savez-vous que des cours sont donnés gratuitement pour remédier à l’illettrisme? Renseignez-vous auprès de votre mairie.

  • Les prostituées sont des criminels .
    La légitime défense est un crime .
    DSK est innocent .
    Dieudonné n’a pas le droit a la parole .
    L’affaire bygmalion est une machination contre l’UMP et Copé .
    Hollande n’y ai pour rien dans l’affaire des écoutes de Sarkozy .
    La France est engager militairement au Mali , en centrafrique et au Niger pour aider ses copains .

    Mais dans quel monde vis-t-on ?

  • Autant j’ai aimé les volets 1 et 2, autant le volet 3 me laisse perplexe avec sa charge sans nuances et à sens unique.
    Quant à la conclusion :
    « Il existe ici et maintenant des gens de bonne volonté qui souhaitent depuis plusieurs années refondre le féminisme autour de l’individu et des droits humains. » J’aimerais faire partie de ces gens de bonne volonté. mais je n’imaginais pas que cela conduirait à voir la prostitution comme le summum du combat féministe !!!

    « Certains choix de vie d’une femme seraient donc une preuve de son incapacité à choisir sa propre vie ? »
    Incapacité ? Les abolitionnistes parlent ils d’incapacité ? En ce qui me concerne (même si je ne suis pas abolitionniste) je pencherais plutôt pour un triste enchainement de circonstances ( misère matérielle, solitude affective, enfance saccagée, charge d’enfants, chômage …). Certaines expériences dégradent l’image que l’on a de soi et vous amènent à prendre des choix désastreux qui vous enfonceront encore plus. La drogue aide bien des prostituées à endurer leur « choix » de vie.

     » Ils prétendent aujourd’hui qu’une large majorité des prostituées seraient des esclaves sexuelles asservies par des proxénètes, et que pour la maigre population de prostituées libres qu’il resterait, ces pauvres filles ne seraient pas capables de réaliser ce à quoi elles consentent. »
    Ce serait donc l’inverse ? Une large majorité de prostituées super contentes et une petite minorité d’esclaves ? Ça m’en bouche un coin … La cause à mes préjugés moraux réactionnaires sans doute ?

    « Qui parle de ces ateliers où des milliers de femmes travaillent douze heures par jour en échange d’une maigre pitance pour récupérer un visa qui ne viendra jamais ?  »
    Ben si quand même beaucoup de gens en parlent et tentent de trouver des solutions à un problème qui ne concerne pas que les femmes d’ailleurs.

     » Leurs motivations sont diverses : préjugés moraux réactionnaires non assumés, peur de la concurrence des professionnelles qualifiées, naïveté infantile ou au contraire le cynisme dont seuls les politiciens sont capables. Ils prétendent aujourd’hui qu’une large majorité des prostituées seraient des esclaves sexuelles asservies par des proxénètes, et que pour la maigre population de prostituées libres qu’il resterait, ces pauvres filles ne seraient pas capables de réaliser ce à quoi elles consentent. »

    Peur de la concurrence des professionnelles qualifiées … faut qu’on m’explique : qui a peur ? La femme mariée ou en couple ? Cet argument m’a toujours fait mourir de rire. ; )
    Peur de quoi ? Que le mari divorce pour épouser la prostituée ? On voit cela tous les jours en effet.

    « Qualifiées » par l’expérience je suppose ? Car si une formation existe merci de m’en faire part, je suis toujours partante pour apprendre des trucs nouveaux ; ) (sauf s’il s’agit d’apprendre des trucs du genre comment soigner son vagin après10 passes plus ou moins délicates, cela va sans dire)
    J’entends encore le témoignage de cette prostituée expliquant qu’elle n’avait pas le choix de ce qu’elle allait « servir » au client. Qu’elle obtempérait sans plaisir en s’efforçant de penser à autre chose. Mais bon, je fais du misérabilisme là, j’m’ excuse.

    « Si nous ne parlons pas de la cause des prostituées dans notre vie de tous les jours, si nous ne réagissons pas aux arguments mensongers des féministes de genre qui veulent écraser des femmes réelles au nom d’une femme idéale dont l’image exclut la notion même de fonctions biologiques, qui le fera ? »

    Mouais, dois je comprendre que la prostitution constitue une des fonctions biologiques en question ?

    L’abolition de la prostitution est une illusion, un remède sans doute pire que le « mal » (un mal pour les prostituées) mais je reste toujours sidérée par la vision de la prostitution de certains.
    Si votre femme, votre fille envisageait de faire ce métier, vous ne trouveriez rien à redire, vraiment ? Vous fileriez l’adresse de vos amis pour l’aider à démarrer sa clientèle, comme vous filez l’adresse de votre dentiste ?

    • « Incapacité ? Les abolitionnistes parlent ils d’incapacité ? En ce qui me concerne (même si je ne suis pas abolitionniste) je pencherais plutôt pour un triste enchainement de circonstances ( misère matérielle, solitude affective, enfance saccagée, charge d’enfants, chômage …). Certaines expériences dégradent l’image que l’on a de soi et vous amènent à prendre des choix désastreux qui vous enfonceront encore plus. La drogue aide bien des prostituées à endurer leur « choix » de vie. »

      Il existe des tas de parcours différents, des malheureuses que vous décrivez aux étudiantes qui font ça pour payer leurs études, jusqu’aux escortes de luxe qui font ça parce qu’elles en tirent beaucoup d’argent. L’image de la femme tombée dans la prostitution à cause de la dureté de la vie existe mais elle est loin de refléter toute la profession. Toujours est-il que même dans ce cas là, l’abolitionnisme est une impasse, qui ne fait qu’empêcher ces personnes-là de se faire aider.

      « Peur de la concurrence des professionnelles qualifiées … faut qu’on m’explique : qui a peur ? La femme mariée ou en couple ? Cet argument m’a toujours fait mourir de rire. ; ) »

      L’argument est amusant mais pourtant vrai, c’est la raison pour laquelle les prostituées sont depuis longtemps considérées par certains féministes comme « traîtres à la cause des femmes »

      « Si votre femme, votre fille envisageait de faire ce métier, vous ne trouveriez rien à redire, vraiment ? Vous fileriez l’adresse de vos amis pour l’aider à démarrer sa clientèle, comme vous filez l’adresse de votre dentiste ? »

      Ce n’est pas la question. Autoriser n’est pas approuver ou encourager. C’est un sujet qui regarde la famille, pas le législateur.

    • « Ce serait donc l’inverse ? Une large majorité de prostituées super contentes et une petite minorité d’esclaves ? Ça m’en bouche un coin … La cause à mes préjugés moraux réactionnaires sans doute ?  »

      Oui.

      « Si votre femme, votre fille envisageait de faire ce métier, vous ne trouveriez rien à redire, vraiment ? Vous fileriez l’adresse de vos amis pour l’aider à démarrer sa clientèle, comme vous filez l’adresse de votre dentiste ? »

      Heureusement, ce n’est pas à moi de choisir à la place de ma fille ce qu’elle doit faire de sa vie, elle est l’unique maître de son destin. Ça s’appelle la liberté, essayez.

  • « Imaginez donc. Vous êtes éboueur. On décide que votre métier est sale. »

    En fait, et c’est pareil pour les questions autour du genre (et, en fait, peut-être derrière la question de la prostitution, ce serait peut-être l’axe à trouver pour les libéraux -> ?), c’est la versatilité des rôles qu’il faut prôner. « Vous êtes éboueur » -> non, pas plus que je suis banquier ou quoique ce soit : je suis auto-entrepreneur et je suis en contrat sur plusieurs missions, avec une rémunération au résultat. Ainsi à des moments je peux m’occuper des poubelles, mais ce n’est pas une profession, je n’appartiens plus à aucune corporation particulière, on pourrait ensuite mettre en place des bonnes pratiques commerciales pour garantir qu’il n’y ait pas de relation de monodépendance, sinon on se retrouve à nouveau dans le salariat, la profession, la corporation… et il n’y a plus de versatilité des rôles, plus d’individualisation.

    • Vous voulez dire que chacun devrait concevoir sa profession comme de l’entreprenariat?

      • Un peu, en fait je pense qu’il faut concevoir son travail comme une entreprise, et que l’idée de profession est accessoire, un moyen qui peut être utile tant qu’il n’est pas nocif. Si se déclarer « prostitué » ou « éboueur » est nocif, à quoi bon ?
        Plus important : il faut essayer de faire en sorte de multiplier les dépendances plutôt que de les réduire et se retrouver dans une situation de mono-dépendance, que ce soit auprès de l’état ou d’un employeur unique. C’est plus facile à dire qu’à faire car nous sommes conditionnés dans une conception maladive du travail (l’emploi)… je veux dire : je ne fais la leçon à personne, c’est une tentative de construction d’une réflexion. On peut évidemment se spécialiser et compter sur une organisation collective puissante pour répondre à tout ce qu’on ne fait pas, à l’inverse on peut prendre tout à sa charge et en fait être submergé par le quotidien et ne plus pouvoir servir quiconque (ce qui n’est pas vraiment du travail)… Je dirais qu’il faut trouver le moyen d’avoir plusieurs compétences distinctes et entretenir une mobilité. Pourra-t-on un jour être professeur-agriculteur-éboueur-investisseur-ingénieur-imprimeur ? un jour ici, un jour là ?

        • Je comprends très bien, c’est un de mes rêves d’ailleurs.
          Mais je me pose tout de même une question, j’ai ma réponse mais je vous la pose quand même. D’accord pour plusieurs comp et de la mobilité mais vous n’avez pas peur d’être « moins efficace » en démultipliant les activités au lieu de se centrer sur une seule ( comme aujourd’hui =un seul métier) , et d’être moins performant, car ayant moins de connaissances?

          • La question de la performance est difficile. Aujourd’hui nos moyens de mesure sont entraînés vers le fond avec toute la civilisation industrielle (dont fait partie l’état-nation).
            Il n’y a sans doute pas de réponse définitive à ce niveau, en tous cas je n’en ai pas, mais je pronostique un changement d’organisation et le changement d’outil de mesure qui va avec. Aujourd’hui nous pensons que nous faisons mieux qu’au Moyen Age par exemple, les outils de mesure du Moyen Age nous ont poussés à faire la Guerre de Cent Ans pour pouvoir conserver une économie territoriale… mais en fait nous avons fini par changer d’outils de mesure et par comprendre qu’en réalité le dépassement du Moyen Age était dû à un gain de performance, non à une perte.

  • Et si… Et si… Et si…

    Tenez, j’ai une idée. Elle va vous sembler extrémiste.

    Et si on écoutait les professionnelles du sexe ?

    La réponse à la totalité des objections exprimées en commentaires se retrouve déjà dans l’un des liens que je donne en fin d’article.

    Le trafic, le vrai, si on veut vraiment lutter contre, on sait exactement quoi faire, mais c’est beaucoup plus simple d’emmerder des prostituées marginalisées et éventuellement des clients qui n’assument pas.

    La stigmatisation des professionnels du sexe, voilà l’horreur, et c’est ce qu’on perpétue ici. C’est comme ça qu’une femme d’une vingtaine d’années qui faisait des études supérieures s’est suicidée dernièrement aux Etats-Unis : parce que ses amis l’ont laissée tomber du jour au lendemain. Quelle honte… Comment peut-on traiter une jeune femme qui fait son coming out d’actrice pornographique pire qu’un criminel ? Vous pouvez dire que vous avez braqué des voitures, vous ne serez pas traité comme ça.

    Quand je pense à cette vie perdue à qui on a fait le triste honneur des médias, je me demande combien d’autres chaque jour. Est-ce que j’ai envie de faire partie de ce genre de société dégueulasse où les « bonnes gens » se comportent ainsi ? Certainement pas. Je la rejette avec le plus grand mépris.

    • La stigmatisation des professionnels du sexe n’a rien à voir avec l’abolitionnisme, la mafia ou je ne sais quoi. Autrefois le boulanger retournait le pain du bourreau qui avait pour autant le droit d’être bourreau. On stigmatise à peu près tout ce qui est de l’ordre du tabou. Si la sexualité n’est plus vraiment un tabou elle reste réservée (pourquoi ? comment ? devons-nous changer ?) à des espaces privés, de la même façon que de faire ses besoins ou d’autres choses.

      • Plus précisément, ce n’est pas qu’elle « reste » réservée à des espaces privés, c’est qu’elle a été et est encore chassée de l’espace public. Et pas seulement sous la forme de la prostitution.

        • La sexualité est chassée de l’espace public avant tout en dehors de la prostitution. La prostitution, parce qu’elle en fait un travail et l’intègre dans une organisation sociale générale, est justement une dynamique qui la rendrait publique tout en jouant sur l’interdiction (morale avant tout).
          La Loi est une chose, le souci c’est que la sexualité est considérée comme étant du domaine privé par la quasi totalité des personnes : faut-il transformer les représentations de la population ? comment ? ne serait-ce pas assez rapidement totalitaire sur quelque chose d’aussi fondamental ?

          • Je faisais seulement référence au fait qu’il n’y pas si longtemps les bordels était présent dans l’espace public et que les hommes affichait volontiers leurs « amies » rétribuées. L’acte sexuel est privé, oui, mais la sexualité en général ne l’était pas, elle était publique.

    • On est dans le vrai retour de la dictature des bigots.

      Bigots au discours totalement refondé, modernisé,new-age-isé, ou le « bien commun » sert de justification morale. Et une tartufferie sans nom.

      Mais ce sont les mêmes, la même haine, la même supériorité méprisante que s’autorise la prétendue noblesse morale, le même biais pervers dans la présentation des causes et des solutions, la même volonté inconsciente de nuire, les mêmes catastrophes évidentes – pour qui veut voir – en perspective.

  • Le fond du problème est la fusion entre la morale et l’État, au rebours de la vraie laïcité.
    L’Occident s’est distingué depuis sa christianisation par la distinction entre deux ordres relevant de deux autorités.

    L’Église définissait la morale, car ce qui est absolu est de nature spirituelle.
    L’État imposait l’ordre.
    L’Église n’imposait pas l’ordre, car Jésus n’oblige personne à rien.
    L’État ne faisait pas la morale, c’eût été sortir de son rôle « temporel », c’est-à-dire le contraire d’absolu.
    En cela on peut dire que c’était un état chrétien.

    Dans un tel système la condamnation morale de la prostitution (ou du recours à la prostitution) peut être parfaitement intransigeante, puisque la morale est absolue et abstraite (et néanmoins très utile).
    Le rôle de l’État était de s’opposer à la prostitution très pragmatiquement dans la mesure où elle nuit à l’ordre, par exemple en brisant les familles, objectivement indispensables à la pérennité et à la prospérité de la société.

    Notre État n’est plus chrétien, il est socialiste.
    Il n’y a donc plus de laïcité: L’ordre et la morale sont sous la même autorité.
    La loi n’est donc plus guère pragmatique, et la morale aussi floue que mouvante.
    L’absurdité côtoie le nihilisme dans la désillusion générale et la perte de repères.
    Une civilisation phare sombre dans la banale médiocrité: La fin de la laïcité et le retour au pouvoir totalitaire, qui plaît tant aux esprits simplistes, nous ont ramené mille ans en arrière.

  • les féministes sont nuisibles pour deux raisons: la première, ce sont des assistées qui vivent grace aux subventions. la seconde, qu’elles font parties de ces gens qui font des croisades morales, qui veulent imposer leurs positions morale à tout le monde, qui veulent changer la société pour qu’elles deviennent comme elles croient que c’est mieux. ces personnes qui font des croisades morales (antiracisme, féministes, lgtb,…..) passent leurs temps à se meler de la vie des autres, à imposer leurs vision dumonde, de la morale,… à l’ensemble de la société. au final, ils sont dangereux meme si à la base leur combat est juste. avec ce genre de gens, on arrive dans un pays comme la france, un pays régit par la pensée unique et le politiquement correct où quand on critique certains choses ou meme que l’on veut débattre de certaines choses on est considéré comme un facho, un rétrograde. et puis quand les gens en ont marre de vvre sous cette pensée unique, ils se tournent vers des partis populistes d’extreme droite comme le front national.

    • On peut se mêler de la vie de autres, c’est même souhaitable, à condition de ne rien imposer que d’absolument nécessaire.

      Il faut revenir à l’idée de pouvoir temporel dissocié de l’autorité morale.
      Les préoccupations des « féministes de genre » et autres « homosexualistes » sont pertinentes mais hors des attributions de l’État en vertu de la laïcité, la vraie, pas la laïcité orwellienne à sens unique dont on nous rebat les oreilles.
      Encore faut-il admettre que l’État ait des limites …

      • tous gens qui font des croisades veulent justement imposer des choses aux autres, ils veulent que l’état légifère avec des lois liberticides

        • Parce que la notion même de laïcité a été dissoute.
          Un pays est libre si on peut y prôner, haranguer, exhorter, mais pas contraindre.
          Donc si on n’y contraint pas au titre de la morale.

          Ne pas se fier à l’intransigeance: Un discours moral est d’autant plus intransigeant que son auteur n’entend pas l’imposer, et d’autant plus pragmatique qu’il est destiné à faire loi.

          Un pays conformiste en est un où, au contraire, la morale a été annexée au pouvoir et tient un discours feutré prétendument consensuel, mais contre lequel la dissidence se paie cher.

          La figure du prophète (la biblique, pas celle du prophète casqué qu’on trouve dans telle autre religion), et a fortiori de Jésus, fut à cet égard très bénéfique.

      • pour ce qui est des homsexuels et des féministes. quand il s’agit de réclamer une égalité des droits là je les soutiens mais aujourd’hui, dans les pays où ils ont obtenu cette égalité, ils veulent recevoir des privilèges, ils réclament d’autres droits. ils veulent l’égalité des chances

        • Attitude incohérente et vouée à l’échec.
          Le mariage n’a de sens que lié à la procréation: Vous ne pouvez reconnaître le mariage civil homosexuel sans les pourvoir en enfants aux frais de l’État, et les en reconnaître comme parents sous peine de répression par l’État.

          Tous les avantages associés au mariage prennent leur sens en cas de procréation seulement.
          Ils sont la reconnaissance de la valeur de la procréation, de son coût, et de la dissymétrie entre le parent qui assume l’éducation et celui qui y pourvoit.

          Ne pas tomber dans le panneau égalitaire.
          Un droit est l’envers d’un devoir, et on n’est pas égaux devant les devoirs.
          L’État doit être limité et les lois aussi.
          Ce qui limite les lois, c’est l’adéquation à la finalité qu’elles servent, et qui doit être objectivement nécessaire (sinon la loi est arbitraire).
          En dehors de tels cas la liberté doit prévaloir.
          Et l’institution du mariage est contraire à la liberté.

          • pourquoi vous me parlez de procréation ??? et d’enfants ???? je pige pas trop le sens de votre commentaire….

            • Au sujet de l’égalité de droit au mariage civil, lequel est une loi et doit donc découler d’une nécessité objective.
              Ou être aboli.
              Cette nécessité (si elle existe) est la procréation.
              En tous cas je n’en vois pas d’autre…

          • quand je parle de droit en plus, je pense par exemple au fait de pénaliser l’homophobie (le simple fait de prononcer des paroles homophobes sont dans certains pays passible de peine de prison

            • Je ne suis pas non plus pour lutter contre l’homophobie par la loi.
              De telles lois sont perverses, comme le montre Thomas Sowell dans le cas de celles ciblant les Noirs américains notamment (Youtube), dont le sort s’est considérablement aggravé depuis la fin de la ségrégation selon bien des indicateurs sociaux cruciaux (foyers monoparentaux, chômage…)

              Walter Willams (de l’université George Mason) est aussi très convainquant sur ce sujet:
              – La discrimination ne produit pas d’effet négatif sur les populations visées
              – L’existence de particularités handicapantes dans une population n’est pas corrélée à une discrimination

              Globalement, le marché élimine les discriminations parce qu’il élimine ce qui ne fonctionne pas.
              Les lois anti discrimination sont contreproductives.
              ON retrouve Frédéric Bastiat: Ne pas contraindre à l’harmonie ce qui est harmonique de soi.

              La société civile agit de manière bien plus pertinente et moins sujette aux excès que l’État.
              Elle ressoude la société.
              Si véritablement les homosexuels sont brimés et en pâtissent, une campagne d’information est facile à mener de nos jours – si tant est qu’il ne suffise pas d’informer sur l’intimidation en général.

              Le recours à l’État est selon moi surtout un outil politique d’obtention du pouvoir: Votez pour moi car vous avez besoin de ma protection.
              L’approche politique est perverse et divise la société.
              Il faut la rejeter.

          • Comme d’habitude il y a une confusion.
            Le mariage est lié à la responsabilité dont le résultat de la procréation est l’objet. Le fait est que la responsabilité de la prise en charge du quotidien des enfants peut être tenue sans qu’il y ait une distribution des tâches correspondantes exactement au genre de chaque membre du foyer. Le panneau c’est de croire qu’il y a un lien matériel entre les enfants et leurs parents biologiques, alors qu’en réalité il s’agit, en gros, d’un contrat. En fait il serait possible de rendre ce contrat encore plus libre dans l’association d’adultes relativement à la prise en charge du quotidien des enfants… nous verrons bien, mais de toutes façons quoi qu’il arrive lorsqu’un contrat est passé entre personnes cela nécessite l’intervention d’une autorité tierce pour le faire respecter, sinon c’est autre chose.
            Bien sûr l’Eglise pourrait être cette autorité, mais d’une part elle ne l’est pas ou plus aujourd’hui, d’autre part elle ne fait rien pour l’être… donc tant pis j’ai envie de dire, les gens se débrouillent sans elle.

            • « sans qu’il y ait une distribution des tâches correspondantes exactement au genre de chaque membre du foyer »
              La grossesse et l’allaitement sont nécessairement l’apanage du sexe féminin, à quoi bon tergiverser ?
              D’où l’écart de revenu entre hommes et femmes: Leur femme les rend plus disponibles avec mission de gagner plus, et ils y parviennet. Y faire obstacle, c’est les heurter eux, leur femme et leurs enfants.

              Mais la question n’est effectivement pas là: Si c’est l’homme qui se consacre au foyer, c’est donc la femme qui doit y subvenir.
              Il y a donc toujours dissymétrie dans une famille, et notre État-providence envahissant est contraint d’en tenir compte à cause de toutes ses dispositions comme par exemple son système de retraite (à la Ponzi, mais c’est un autre débat).

              « Le panneau c’est de croire qu’il y a un lien matériel entre les enfants et leurs parents biologiques, alors qu’en réalité il s’agit, en gros, d’un contrat.  »

              Attention, terrain dangereux !
              Primo , un contrat est un engagement entre deux parties volontaires, ce que les enfants à naître ne sont pas.
              Deuxio, la psychologie de l’hérédité et de la transmission va bien au-delà de ce que ce terme véhicule.
              Et je me cantonne au côté matérialiste…
              On joue avec l’humain ici, il faut rejeter le constructivisme.
              Prudence et conservatisme, le socialisme conduit droit au Meilleur des mondes (Huxley)…

              « cela nécessite l’intervention d’une autorité tierce pour le faire respecter »
              Ici, ce n’est pas la raison.
              Un devoir est toujours devant quelqu’un.
              Le mariage est un devoir devant la famille, devant la nation, éventuellement devant Dieu.
              Celui de fonder une nouvelle famille pour contribuer au mieux à la nouvelle génération.

              Un contrat de mariage se signe devant un notaire.
              Mais le mariage lui-même est célébré devant le représentant de la nation ou de Dieu, qui récite cérémonieusement aux mariés les exigences qu’ils doivent s’engager à respecter.
              Qu’ils en refusent une, et ils ne se marient pas.

              « Bien sûr l’Eglise pourrait être cette autorité »
              C’est le rôle qu’elle se donne, étant entendu que le christianisme précise que cela lui interdit d’exercer le pouvoir.
              Évidemment cette séparation est inutile si ceux qui exercent le pouvoir prétendent eux aussi à cette autorité. Or tel est le cas du pouvoir socialiste.

              Je regrette donc que l’État ne soit plus chrétien, pas pour qu’il porte le discours d’une Église (elles sont là pour ça et elles protesteraient), mais au contraire pour se reconnaître des limites.
              Un État chrétien s’interdit de s’immiscer dans le domaine défini par l’enseignement du Christ.
              Il ne peut donc pas faire d’ingénierie anthropologique.

              Manifestement, sans référence au christianisme, les hommes de pouvoir, même à supposer qu’ils souhaitent se limiter, ne sauraient ni où ni pourquoi.
              Il n’y a pas de laïcité sans référence au christianisme, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

              • « La grossesse et l’allaitement sont nécessairement l’apanage du sexe féminin, à quoi bon tergiverser ? » C’est toute l’histoire de l’humanité, nous tergiversons et inventons le biberon, allez savoir pourquoi.

                « D’où l’écart de revenu entre hommes et femmes » on pourrait dire aussi l’inverse, tout est permis apparemment ! Je propose « d’où leur goût irrépressible pour les tongs » ça ne mange pas de pain.

                « Si c’est l’homme qui se consacre au foyer, c’est donc la femme qui doit y subvenir. » Manifestement non, que voulez-vous que j’y fasse. Vous avez sûrement raison mais les gens ne vous écoutent pas. Et il y a même des couples homosexuels voyez, qui n’ont attendu aucune loi. Le truc c’est que l’attribution des rôles est devenue versatile, mais parce que nous en avons les moyens, pas par l’intervention de je ne sais quel organisme idéologique… on pourrait parler de dématérialisation parce que c’est notre relation au matériel qui est devenue abstraite (il ne s’agit pas d’une disparition du matériel).

                « Primo , un contrat est un engagement entre deux parties volontaires, ce que les enfants à naître ne sont pas. » Oui voilà, l’enfant ne signe rien : les contraintes matérielles sont prises en charge pour lui par des adultes qui s’entendent pour le faire. La plupart du temps ce sont ses parents biologiques qui le font, mais rien ne le rend obligatoire, matériellement le père peut se barrer avant la naissance de l’enfant par exemple, la mère doit attendre 9 mois avant d’abandonner l’enfant… en tous cas c’est comme ça maintenant, peut-être que quand nous saurons faire des enfants en dehors du ventre de la mère ça sera différent, pour l’instant nous ne savons pas.

                « Deuxio, la psychologie de l’hérédité et de la transmission va bien au-delà de ce que ce terme véhicule. Et je me cantonne au côté matérialiste… » C’est une plaisanterie ? la psychologie de l’hérédité et de la transmission c’est matériel ? vous m’envoyez une photo s’il vous plait ?
                « On joue avec l’humain ici, il faut rejeter le constructivisme. » Blague encore ? Savez-vous que notre structure familiale est minoritaire dans le monde ? vous qui aimez tant l’Eglise en plus… à moins qu’elle soit biologique, l’Eglise ? Les gens font ce qu’ils veulent et les couples homosexuels réussissent à tenir un foyer, c’est comme ça, ils sont peut-être très fort parce que c’est peut-être très difficile, à partir de là une autorité qui ne sait pas le reconnaître c’est une autorité qui disparaît (les états veulent persister, malgré moi d’ailleurs je trouve ça has-been), faute de compétence.

                « Un devoir est toujours devant quelqu’un. Le mariage est un devoir devant la famille, devant la nation, éventuellement devant Dieu. Celui de fonder une nouvelle famille pour contribuer au mieux à la nouvelle génération. » Je parle d’un contrat et l’intervention d’un tiers d’autorité. Après on peut s’inventer toutes les ambitions qu’on veut poursuivre derrière ce contrat, Dieu si vous voulez… maintenant si le contrat n’est pas respecté il vaut mieux lui trouver un représentant sur terre parce qu’il ne rend pas toujours immédiatement justice, et même pas toujours de notre vivant : il délègue son autorité si vous voulez, prenez-le comme vous voulez.

                « Mais le mariage lui-même est célébré devant le représentant de la nation ou de Dieu, qui récite cérémonieusement aux mariés les exigences qu’ils doivent s’engager à respecter. » Oui, on invente des rites pour transformer le matériel en symbolique et inversement, c’est très important. Ce qui est intéressant avec le mariage c’est qu’il s’agissait de transformer un lien matériel en lien symbolique, comme désormais le lien est symbolique, le même rite (et c’est assez formidable quand on y réfléchit, à quel point nous sommes adaptables) se retrouve à le matérialiser. Les contraintes sur les rites ne sont pas forcément toujours les mêmes et s’il y a toujours une inertie les rites évoluent toujours quand même.

                « C’est le rôle qu’elle se donne, étant entendu que le christianisme précise que cela lui interdit d’exercer le pouvoir. » L’Eglise ne se donne plus les moyens de représenter une quelconque autorité dans nos pays occidentaux, je pense personnellement que c’est dommage. Peut-être qu’elle réussira à trouver une nouvelle cohérence à pouvoir réellement influer sur notre époque… nous verrons.

                « Il n’y a pas de laïcité sans référence au christianisme, aussi paradoxal que cela puisse sembler. » C’est l’Histoire de la laïcité, oui, et les fondements du christianisme n’y sont pas étrangers, c’est vrai. Et donc ? Le christianisme a 2000 ans, en gros, ce n’est pas rien, mais ce n’est pas le grand tout non plus.

      • et qu’en je parle de « tous gens qui font des croisades  » je n’entends pas que les défenseurs des droits des homosexuels ou les féministes….il en y a bcp d’autres….

  • La prostitution ! C’est un étier qui rapporte beaucoup sans déclarer aux impôts. L’argent de la prostitution échappent aux politiciens. Pour eux c’est insupportable. Tout politicien qui voit quelqu’un faire un peu d’argent il faut qu’il y mette son nez. C’est la morale qui lui permet ceci. Ne nous laissons pas culpabiliser en permanence !

    • Seuls les psychopathes ne connaissent pas les reproches de la conscience.
      Les discours moraux ont toute leur place.
      Mais pas dans la bouche des politiciens !
      Qui veut exercer le pouvoir doit renoncer à l’autorité morale, et inversement.
      Laïcité.

  • Qui fait des prostituées des parias? La loi actuelle qui les criminalise et le mépris qu’expriment à leur égard les « acheteurs » et les proxénètes qui les « mettent en marché ».
    Le mouvement abolitionniste, en réclamant la décriminalisation de ces femmes et une reddition de comptes des hommes qui les exploitent, offre une sortie de cette stigmatisation.
    C’est ce qu’on a constaté en Suède et dans les autres pays scandinaves qui ont adopté cette formule.
    Plusieurs études – dont celles de la psychologue Melissa Farley – démontrent que près de 90% des femmes en situation de prostitution cherchent des façons d’échapper à ce servage, contrairement à ce que prétend le discours néo-libéral qui se cache derrière leur prétendu libre arbitre et derrière des « syndicats » où les proxénètes font la pluie et le beau temps.
    Consulter http://ressourcesprostitution.wordpress.com pour connaître l’envers du décor.

    • le néolibéralisme n’existe pas, le fait que vous parlez de néolibéralisme vous décribilise complétement. avant (au 19 siecle), cela voulait dire une actualisation du libéralise mais aujourd’hui, c’est juste une diabolisation du libéralisme.

      • Vous me semblez peu renseigné. « Selon Michel Foucault, le néolibéralisme est présenté comme une technique de gouvernement, une politique économique et sociale étendant l’emprise des mécanismes du marché à l’ensemble de la vie… » Mais, c’est logique: selon la même source,  » les analystes désignés par ce terme refusent le plus souvent de s’y reconnaître. »(http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9olib%C3%A9ralisme)

        • Très bien M. Dufresne.
          Alors moi (i) je définis le courant néofasciste comme une technique de gouvernement visant à étendre l’emprise de l’État dans tous les aspects de la vie jusqu’à l’instauration d’un État totalitaire, (ii) je déclare que vous êtes un idéologue du courant néofasciste et (iii) il va de soi que toute dénégation de votre part ne vise qu’à cacher la véritable nature de vos intentions.
          Ça vous va comme ça ?

          • il faut juste une petite citation de Foucault ou autre intellectuel renommé à la place des « je définis/je déclare » , et ça sera parfait 🙂

        • marrant j’ai lu tous les auteurs libéraux et je suis moi meme libéral. donc excusez moi mais je crois pouvoir dire ce qu’est le libéralisme et les différents courants du libéralisme. le néolibéralisme n’est qu’un terme utilisé par les antilibéraux à tort et à travers pour discréditer leurs adversaire sans devoir argumenter.

    • Melissa Farley est une fervente féministe et activiste antiprostitution et antipornographie…..elle fait des études partiales et qui n’ont rien d’objectif.

    • Monsieur Dufresne en personne ? Vraiment ? Du CMCS ? Je ne sais pas si je dois être flatté. Si c’est vraiment vous, c’est un peu comme si Jean-Marie Le Pen lui-même avait répondu à mon article sur l’immigration.

      Vous êtes l’exemple même de ce que le féminisme de genre au masculin produit de plus laid : des soi-disant chevaliers blancs qui secourent des victimes qu’ils ont choisies eux-mêmes, de gré ou de force, tout en se donnant bonne conscience. Après tout, un siège n’est pas un coup d’épée dans le crâne, n’est-ce pas ? Et le siège, c’est exactement ce que vos mesures scandaleuses promettent aux professionnels du sexe : les affamer lentement.

      Le mouvement abolitionniste n’a jamais rien décriminalisé. En Suède, les lois qui ont criminalisé le client ont au contraire plongé les professionnels du sexe dans une clandestinité pire encore qu’auparavant. La nécessaire décriminalisation de la prostitution est une question totalement séparée de la pénalisation des clients, qui revient à la criminaliser par l’autre bout, pour une simple question d’efficacité. Certains abolitionnistes ne se cachent même pas et disent que la décriminalisation n’est pas souhaitable parce qu’elle amènera plus de femmes à la prostitution. Vous avez du mal à accepter l’idée qu’une femme puisse faire par elle-même le choix de vendre des services sexuels, n’est-ce pas ? Mais comme vous êtes un dworkinien, pour qui le rapport sexuel normal en lui-même est une forme d’exploitation, ce n’est probablement qu’une première étape. Quelle serait la seconde ? Ne répondez pas : je ne veux pas le savoir.

      Pour qui exactement vous prenez-vous pour dicter à ces femmes et à ces hommes (car il y a aussi des hommes, et même des trans femmes et hommes) ce qu’ils doivent faire de leur vie ? Qui êtes vous pour leur dire que ce qu’ils font est avilissant ? Comment pouvez-vous prétendre que, en tenant un discours où ce qu’ils subissent serait si terrible que leur propre choix en serait aboli, vous ne les stigmatisez pas ? Quand une professionnelle du sexe lit vos propos, comment pensez-vous qu’elle se sent après ?

      Quant à répandre la calomnie selon laquelle les syndicats de défense des professionnels du sexe seraient tenus par les maquereaux, vous me donnez envie de vomir, Monsieur. Même rejeté par ce syndicat, j’ai la décence de les respecter et, au delà des désaccords idéologiques, de ne pas prétendre savoir mieux qu’eux ce qu’est leur vie. Vous refusez tout droit à la parole aux premières concernées et à leur place vous citez des prétendus « experts » bien sélectionnés qui gagnent leur vie en répandant ce discours stigmatisant sans se soucier le moins du monde des conséquences, ainsi que des « repenties » que vous avez littéralement reprogrammées en s’appuyant sur leur peur de ne pas être acceptées par la société.

      Vos organisations de « sauvetage » sont des sectes qu’on pourrait comparer à Narconon, créature de la Scientologie. Elles sont des sous-maris pour recruter des féministes de genre chez les anciennes professionnelles du sexe en leur promettant une réintégration sociale. Dois-je vraiment parler ici de tous les scandales qui y sont attachés ? Celui de Somaly Mam n’est que le dernier en date.

      Je ne perdrai même pas mon temps à répondre point par point à vos mensonges. Vous n’êtes pas là pour discuter mais pour répandre vos appels à l’oppression. Le lecteur, lui, pourra consulter utilement le site de Maggie McNeil, dont le lien est donné en fin d’article, et notamment sur le « modèle suédois » dont l’échec est aussi patent que celui de la guerre contre la drogue. Je ne vous salue pas.

      • Les insultes n’ont que le poids de leur signature, monsieur.

        • « Les insultes n’ont que le poids de leur signature, monsieur. »

          Mon commentaire à 21h29 vous était adressé. Avez-vous une réponse à y apporter ?

      • « Quant à répandre la calomnie selon laquelle les syndicats de professionnels du sexe seraient tenus par les maquereaux, vous me donnez envie de vomir… »
        Pendant que vous êtes aux w.c., j’invite vos lecteurs et lectrices à se documenter et à se faire leur propre idée sur ces « professionnels » (ou industriels) du sexe.
        Ici: http://ressourcesprostitution.wordpress.com/lobby/
        et ici:
        http://ressourcesprostitution.wordpress.com/2014/05/03/who-does-the-international-union-of-sex-workers-really-represent/

        • Ah, l’élargissement sans fin du concept de proxénétisme. J’en parle déjà dans mon article. Ne vous moquez pas du monde. En utilisant le terme proxénètes, vous jouez sur l’amalgame entre d’une part des gens qui proposent des services de mise en relation à des professionnelles du sexe indépendantes qui cherchent ce type de service, et d’autre part des esclavagistes qui contraignent des femmes à se prostituer.

          C’est un peu comme si vous qualifiez Uber d’esclavagiste…

          Vous êtes chez les libéraux ici, pas chez les socialistes. Votre discours sera à peu près aussi efficace que de crier aux juges rouges sur le site de Mediapart.

      • Monsieur Dufresnes et ses « sources » trente fois attrapées comme pipeau, c’ets un peu comme si Krugman venait nous expliquer la crise des subprimes.

    • La loi actuelle ne criminalise pas les prostitué en France. Et je ne vois pas en quoi il serait morale de vendre un service et immoral de l’acheter, belle exemple de double éthique. Alors que dans le domaine de la drogue le moralisme majoritaire voit les consommateur comme des innocents et les dealer comme des criminel.
      Personnellement je trouverais qu’une prostitué qui sciemment vendrais ses services en sachant que son client peut se faire mettre à l’amende alors qu’elle ne risque rien comme une personne hautement immoral.

      • La loi française est très hypocrite. Tout en ne criminalisation pas directement la prostitution, elle criminalise le racolage, ce qui revient au même pour ce qui concerne la prostitution de rue, dont les praticiennes sont des plus fragiles. Je ne parlerai même pas de cet immondice qu’est le délit de racolage passif, qui inverse littéralement la charge de la preuve et revient à punir une façon de s’habiller.

    • Bonsoir martin dufresne
      Nous sommes d’accord, si une femme est contrainte de se prostituer il faut qu’elle puisse porter plainte et que les auteurs soient condamner.
      Ce n’est pas votre discours.
      Vous connaissez la présomption d’innocence?
      Je n’ai pas l’impression.
      Tous coupables.
      Il existent malheureusement des femmes qui sont contraintes, mais c’est à la justice d’en faire la preuve.

      Vous vous voulez condamnez tout le monde même les innocents, ce n’est pas grave, ils sont coupables collectivement.

    • Le libéralisme existe depuis au moins 3 siècles et consiste à s’opposer à l’emploi de la contrainte.
      Je ne connais pas de néo ou d’archéo libéralisme, s’opposer à ce que les uns contraignent les autres est simplement une lutte perpétuelle contre l’insatiable appétit qu’ont certains hommes pour le pouvoir, pour la griserie d’obliger autrui à se soumettre.

      De sorte qu’il est grotesque d’accuser des libéraux de défendre un quelconque asservissement, nous serions au contraire portés à ne réprimer que cela.

      Si vous voulez qu’aucune femme ne recoure à la prostitution en désespoir de cause, rejoignez-nous donc pour contrer le socialisme, son étatisme qui stérilise l’économie et sa lutte contre la famille qui laisse tant de femmes démunies.
      Une économie offre d’autant plus à tous, notamment les plus pauvres, qu’elle est libérale.
      Et quel meilleur antidote que la famille traditionnelle à la déchéance que constitue la prostitution pour les femmes et les hommes ?

    • Sauf erreur de ma part, ceci vous concerne et dans ce cas, c’est pas joli, joli :

      http://www.philo5.com/Feminisme-Masculisme/040505%20Reponse%20aux%20insultes%20d'un%20feministe.htm

      • Je ne sais pas ce que vous retenez de la lourde prose de M. Brooks, mais je n’y ai lu rien de plus que l’agacement passabkement verbeux d’un réac à se faire dire son fait. Je maintiens tout à fait ce que j’ai écrit à l’époque sur le masculinisme dont il se gargarise. Pour en savoir plus sur ce micro-mouvement, je vous réfère à Melissa Blais et Francis Depuis-Déri qui ont éreinté avec beaucoup plus d’arguments que moi l’antiféminisme primaire de Brooks et autres « philosophes » auto-proclamés, dans « Le mouvement masculiniste au Québec: l’antiféminisme démasqué » (Remue-m.nage, Montréal, 2010) – http://www.uqam.ca/entrevues/entrevue.php?id=459

        • Nul doute qu’il peut exister des individus et même un mouvement misogyne se cachant sous une étiquette masculiniste et aussi con que certains individus et même mouvement misandre et réac qui se cachent sous l’étiquette féministe (se prétendre féministe, c’est assez comique pour des grenouilles de bénitier qui se signent à l’idée que les femmes ont un sexe et peuvent s’en servir, pour le plaisir et pour gagner de l’argent …) .
          C’est une évidence, et il faut être un propagandiste malade et minable pour aller chercher un appui sur un entretien avec une paire d’activistes dans une obscure revue.
          Seulement c’est pas le sujet, voyez vous.

    • « démontrent que près de 90% des femmes en situation de prostitution cherchent des façons d’échapper à ce servage »

      prostitution => servage. Evidemment. LE biais des abolitionistes.

      tiens pendant qu’on y est :
      neo-libéralisme => servage. vertu => socialisme.

      Pff. Discuter avec le socialo Francais. C’est devenu impossible.

  • J’ai une amie depuis 6 mois, étudiante, 23 ans. Elle est occasionnelle.
    Je suis son premier client.
    J’ai 55 ans, une pêche d’enfer.
    Nous nous voyons deux fois par mois.
    Nous restons trois quatre heures, nous avons une relation très érotique, comme des amants.
    Je finance ses études, et j’en suis fou.
    Jamais je n’aurai pu connaître cela à mon age, sans un échange monétaire.
    Elle se donne comme une maîtresse, et me donne des choses très belle.
    Nous sommes devenus amis.
    Je souhaite la payer. Elle est heureuse.
    Est-ce un délit ?
    Sérieusement ?
    Ce projet de loi est très triste.

    • Et pendant ce temps tu délaisses tes voisines de 55 ans comme toi, qu’aucun étudiant de 23 ans ne viendra consoler. Or c’est tes voisines qui font la loi, pas ta copine ni toi …

  • Je dirais personnellement que le « service sexuel » est en concurrence avec la « séduction ».

    Or le « service sexuel » s’adresse quasi-exclusivement à une clientèle masculine. Le féminisme défend en réalité les intérêts sexuels de la grande majorité des femmes qui pratiquent la « séduction » en interdisant aux hommes d’avoir recours au « service sexuel ».

    Ce qui est bien-sûr en totalement contraire aux intérêts des vendeuses dudit « service sexuel ».

    Ce qu’on peut remarquer en regardant n’importe quel débat télévisé sur la prostitution: les prostitué(e)s sont en désaccord total avec les féministes et sont opposées à leur propre « abolition ».

    La position faussement humanitaire des féministes « abolitionnistes » cache en fait une position morale et discriminatoire, opposée au service sexuel parce que les acheteurs sont des hommes.

    • « Dans un système économique où le licenciement est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver sa place. Dans un système sexuel où l’adultère est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver son compagnon de lit. En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des fortunes considérables ; d’autres croupissent dans le chômage et la misère. En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et excitante ; d’autres sont réduits à la masturbation et la solitude. Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. Sur le plan économique, Raphaël Tisserand appartient au camp des vainqueurs ; sur le plan sexuel, à celui des vaincus. Certains gagnent sur les deux tableaux ; d’autres perdent sur les deux »
      Extension du domaine de la lutte-M. Houellebecq

  • Jabial, le STRASS vous a répondu. On peut lire leur réponse sur le feed Tweeter de leur site.

    « Non @Jabial pour nous c’est très clair: vous n’êtes pas un ami. Oui, nous sommes féministes. »

    Donc, confirmation vous avez raison Jabial. Le STRASS a bien du mal à reconnaître leurs amis de leurs ennemis.

  • « Les vieilles … » . Vos propos débordent d’un touchant humanisme … Manifestement seules les prostituées (qui ne sont pas forcément jeunes d’ailleurs) trouvent grâce à vos yeux.

    • rassurez vous, j’utilise aussi « les vieux » (et je m’inclus dans le tas 😉 )

    • Je suis assez logiquement pour un libéral du coté des opprimés et contre leurs agresseurs ; et que l’agression se fasse au moyen de la loi n’est pas une circonstance atténuante, c’est une circonstance aggravante.

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