Interdiction du maïs OGM : indignité nationale ?

L’interdiction « définitive » du maïs OGM ressemble plus à un règlement de comptes envers l’horrible Monsanto qu’à la traduction dans nos lois d’un légitime souci de santé publique.

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Interdiction du maïs OGM : indignité nationale ?

Publié le 11 mai 2014
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Par Philippe Robert.

OGM maïs transgéniqueUne fois de plus, une fois de trop, hélas, la France, seconde économie brinquebalante de l’UE, se distingue par sa singularité en matière de principe de précaution : jusqu’à nouvel ordre, les OGM n’ont jamais été à la source d’aucun dommage humain, animal ou environnemental. Mais « Jusqu’à nouvel ordre » est le problème.

Pour Charles Gave, honorable financier et économiste avisé, nous serions des lions menés par des ânes (Robert Laffont, mars 2003). Mais cela, c’était hier. Aujourd’hui, à peine onze ans plus tard, ne serions-nous pas devenus un pays de pleutres gouverné par des hyènes occupées à dépecer les restes de la bête France encore pantelante ?

Car l’ampleur malsaine, hier de droite et aujourd’hui de gauche, des interdictions sans cause véritablement établie s’abattant sur les OGM est d’autant plus désastreuse qu’elle ne repose, en fin de compte, que sur des bases obscurantistes s’appuyant sur de fausses intuitions le plus souvent issues des rives problématiques de l’irrationnel !

Ainsi en est-il du vote « définitif » intervenu au Sénat consacrant l’interdiction, en France, de la culture du maïs transgénique s’appliquant donc au MON810 et au Pioneer TC1507, un vote qui ressemble plus à un règlement de compte visant l’horrible multinationale Monsanto qu’à la traduction dans nos lois d’un légitime souci de santé publique.

Jamais n’entend-on parler, comme s’il s’agissait d’un maladie honteuse qu’il faut à tout prix cacher, de Norman E. Borlaug, prix Nobel de la paix 1970, qui, dès 1959, fut un grand précurseur des OGM en sélectionnant des variétés de blé à haut rendement pour les milieux tropicaux, triplant alors les rendements de cette céréale.

Ces semences ont donc permis, dans les années 1960 et au début des années 1970, de sauver un milliard de Pakistanais et d’Indiens de la famine en doublant quasiment la production de blé : « La plus grande période de production vivrière de l’histoire de l’humanité », selon Kenneth Quinn, président de la World Food Prize Foundation.

Dans un article paru en 2013 sur le site Enquête&Débat et intitulé « Les OGM ou l’obscurantisme français », Jacques de Guénin, ingénieur de formation, ancien élève de l’Ecole des Mines de Paris et titulaire d’un Master of Sciences de l’université de Berkeley (Californie), écrit ce qui suit (texte intégral ici) :

« Si l’on veut comprendre à quel point cette exception « culturale » est ridicule, il faut prendre conscience qu’il existait l’année dernière dans le monde 170 millions d’hectares cultivés en OGM. Plus de 17 millions d’agriculteurs en cultivent dans 28 pays dont les Etats-Unis, l’Inde, la Chine, le Brésil, etc. (…) Il y avait déjà plus de 100 millions d’hectares cultivés en OGM en 2007, dans 17 pays et par 8,5 millions d’agriculteurs ! Du soja, du maïs, du colza, du coton et du riz sans compter les plantes thérapeutiques. Il y avait déjà 1;7 millions d’hectares en 1996, il y a dix-sept ans. On peur donc dire que cette progression n’est pas récente et qu’on a eu tout le loisir d’en mesurer les effets. Or, on n’a pas encore noté un seul cas d’intoxication ou de conséquence négative sur l’environnement ».

La posture parfaitement obscène du député européen José Bové se muant, à ses heures perdues et en toute impunité, en saccageur hystérique de champs d’OGM représente, au nom d’un dogme quasi-religieux, un symptôme inquiétant d’une perte du sens démocratique débouchant in fine sur un déni pure et simple de l’état de Droit.

« Quoi qu’il en soit, le combat contre les OGM relève de la barbarie et de l’obscurantisme. Il nous rend ridicules dans les autres pays civilisés. Il a fait perdre beaucoup de temps à nos meilleurs chercheurs, dont certains ont préféré partir à l’étranger. Il diminue la compétitivité de notre agriculture et il a fait prendre un retard peut-être irréversible aux semenciers français qui comptaient pourtant parmi les meilleurs du monde ».1

Notes :

  1. Jacques de Guénin cité par Jean Robin dans on ouvrage « Le livre noir de l’écologie –Pollution, pauvreté, anti-humanisme, des dizaines de millions de morts, etc. » aux éditions Tatamis, novembre 2013.
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  • Merci pour votre billet. Je viens de commander le livre de Robin.

  • Pour compléter le conseils de lecture, il faut également lire l’ouvrage suivant: Marcel Kuntz. OGM, la question politique. Editions Presses Universitaires de Grenoble, 2014.

    Livre remarquable par la qualité du texte mais surtout par les idées et constats qui y sont fait.
    La mécanique infernale de la désinformation menée par les médias, le quasi-éco-fascisme pratiqué par Bové et sa clique en toute impunité politique ET JUDICIAIRE, le tout avec la bénédiction apeurée et automatique des élus. Lamentable et enrageant.

  • la france est entré dans l’ère post-moderne,i.e.,ce qu’il reste du moderne lorsque l’on éteint les lumières.

  • Excellent article, bravo !

    Désormais, ne dites plus José Bové, mais Joseph Bové.
    C’est son vrai prénom ; en l’appelant José, vous l’aidez dans sa com. politique

  • bis repetitas:
    2° conseil de lecture: Gil Riviere-Wekstein. Faucheurs de science: les fanatiques sont dans nos campagnes. Editions le Publieur, 2012.
    Les méthodes de Bové et des faucheurs y sont décrites ainsi que leur financement, appuyé par les écolos et Greenpeace. Un mélange détonnant aggravé encore une fois par la complaisance médiatique et de la justice.

  • Bové illustre à merveille la troisième obsession pathologique des socialistes : la défense l’espace vital. Que les Indiens et les Pakistanais crèvent tous du moment que son petit confort de petit blanc n’est pas affecté !

  • Ok les ogm ont permis de nourrir la population. Mais lorsque l’on regarde les dernières études qui prouvent que ces Ogm sont néfastes ont peut se poser des questions. Après ces études se font consciencieusement démonter pour des broutilles, mais l’inverse personne n’en parle. Aucune étude réellement sérieuse sur le fait que ces Ogm soient bons, pire c’est Monsanto qui fournit la preuve que ces Ogm sont bons par lui même avec ses propres études, ce coup ci, franchement critiquables.
    Que dire également de la disparition des maïs au Mexique, contaminés par les OGM ? Disparition des riz et autres céréales résistantes naturellement car là encore contaminée par les Ogm.

    • Oh ! Le guignol du jour ! Vous nous manquiez.
      Bon, maintenant, donnez-nous les références des « études qui prouvent », qu’on rigole un peu. Scélératlini ? C’est cela ?

    • « contaminés par les OGM »

      Parler de contamination pour de la génétique (reproduction sexuée, hein), ça vous donne la mesure du personnage.

      Vous voulez dire, comme la race blanche a été contaminée par les nègres?

      Autre chose?

      Merci de préciser votre pensée.

    • Néfastes, les OGM ? à quel point ? plus que le blé rempli de gluten qui tue des allergiques ? que le colza et son acide érucique ? que les fruits et leur alcool ?
      précisez un peu, qu’on rigole

    • « Que dire également de la disparition des maïs au Mexique, contaminés par les OGM ? Disparition des riz et autres céréales résistantes naturellement car là encore contaminée par les Ogm. »

      La maïs a disparu ou est en train de disparaître au Mexique ? Ça c’est un scoop !

      Les riz et autres céréales ? Il n’y a pas de riz ni d’autres céréales (autres que le maïs et évidemment le riz) qui soient GM.

      Vous souffrez d’un énorme déficit d’information ainsi que d’une énorme dose d’endoctrinement.

      Le maïs mexicain, criollo, souffrirait de la présence de maïs états-uniens GM, par exemple HR ? Qu’est-ce que cela change par rapport à la présence du même maïs états-unien mais non HR ? Réponse : rien.

      Quant au blé ou à l’orge, ils sont autogames. Les « contaminations » sont exceptionnelles. Et même s’il y a « contamination », il suffit de repartir dur de nouvelles semences produites dans les règles de l’art (définies et pratiquées depuis des décennies).

      • La maïs a disparu ou est en train de disparaître au Mexique ?

        Il voulait dire le maïs du jardin d’Eden, racialement pur.

  • Ce qui me gène avec Monsanto, ce n’est pas tant le fait qu’ils transforment le patrimoine génétique d’espèces végétales (ou animales), c’est qu’il soit légalement reconnu que tout OGM qu’ils créent leur appartient, en vertu des droits de propriétés. Ce brevetage du vivant leur donne un pouvoir de contrôle mondial sur l’alimentation, et il semblerait que cela va jusqu’à leur permettre de déposer des brevets sur des plantes utilisées depuis des millénaires par des populations autochtones, et de poursuivre ces mêmes populations pour usage illégal!

    Ce fonctionnement pose des questions éthiques très importantes: par exemple, de quel droit une firme peut se prévaloir de posséder un droit de propriété sur une plante, sous prétexte qu’elle en a modifié le code génétique, alors que pour ce faire elle a utilisé des gènes déjà existant dans la nature? Et à la base, la firme utilise des plantes elles-mêmes issues de siècles de sélections et hybridations opérées par des générations de paysans. De ce fait, il me semble injuste que la propriété de ces organismes soient l’exclusive prérogative de ces firmes.

    L’alimentation, la biodiversité, la reproduction et l’évolution des espèces végétales et animales sont des questions trop cruciales pour qu’on les confie à des seules multi-nationales. Le vivant ne peut à mon sens être considéré à l’égal d’un produit manufacturé, les plantes et animaux devraient par nature, sans jeu de mot, bénéficier d’un statut différent de celui des produits manufacturés, prenant en compte ses spécificités: les hommes n’ont pas inventé le blé ou le maïs, ils n’ont pas inventé leur mode de reproduction ni de diversification, par contre ils ont développé des méthodes pour en améliorer les caractéristiques et la production. Tout ceci devrait faire l’objet d’un débat éthique pour en définir un statut qui protège autant les droits des cultivateurs, des consommateurs que celui des firmes de génie génétique.

    • « Un pouvoir de contrôle mondial sur l’alimentation » ? Franchement, vous croyez à l’énormité que vous écrivez ? Et cela se traduit concrètement par des poursuites contre des petits paysans qui ne possèdent rien ? Monsanto saisira leur houe pour la vendre publiquement ?

      •  » Et cela se traduit concrètement par des poursuites contre des petits paysans qui ne possèdent rien ? »

        Oui, à peu près. Je mesure la portée de mes propos, soutenus par de nombreux cas de poursuites judiciaires menées contre des firmes pour « bio-piraterie » entre autres, et sérieusement reportées par des ONG et autres associations.

        Ce pouvoir de contrôle mondial sur l’alimentation que je dénonce est peut-être un peu exagéré, mais cela reste une menace potentielle, et conduit déjà à des sanctions contre de simples jardiniers qui s’échangent des semences « traditionnelles », au prétexte que celles-ci ne sont pas dûment déposées.

        Je vous rappelle que mon commentaire n’est pas une charge haineuse et irrationnelle contre le génie génétique quel qu’il soit, mais pose avant tout des questions éthiques, qui font largement l’objet de polémiques et conflits légaux à travers le monde. Ces questions sont complexes, et ne peuvent être balayées d’un geste sous le seul motif du progrès de la science ou de l’économie. Alors, s’il vous plait, ne soyez pas si véhément.

        Les sources d’information sur le sujet sont nombreuses sur le web, je vous en donne un petit aperçu:

        http://ethiquedessciences.com/wiki/Le_brevetage_du_vivant_et_les_savoirs_traditionnels

        • Vous agitez un épouvantail, et puis vous demandez de discourir sereinement ? Très drôle. Et puis, pour la biopiraterie, le lien que vous donnez mène à un procès de l’Inde CONTRE Monsanto, pas le contraire. Et avec des articles du Monde, des reportages d’Arte, etc., l’exposé de toute votre problématique est déjà biaisé.

          • Je n’agite pas un épouvantail, je présente des faits, peut être de façon imparfaite, mais au moins sans prise de position hystérique.

            Ce lien, comme je le disais, n’est qu’un aperçu… et votre façon de n’en sélectionner que certains éléments et de les interpréter comme il vous convient semble montrer que vous êtes de parti-pris. Décidément, le fanatisme n’est pas que du côté des anti-ogm… dont je ne fais pourtant pas partie!

            Cela dit, je reconnais que je me suis laissé emporter dans l’amalgame quand j’ai écrit que cela se traduisait « à peu près » par des poursuites contre des paysans qui ne possèdent rien.

            Cependant, le fait que des firmes déposent des brevets sur des plantes aux propriétés connues de populations autochtones constitue déjà en soi une attaque contre leur liberté à disposer de leur patrimoine naturel. Cela me paraît peu… libéral, et encore heureux que des états ou des paysans peuvent se défendre en justice contre ces atteintes.

            • Dr Slump, je partage votre opinion. On peut être libéral mais éthique à la fois.

              Certains OGM me semblent souffrir de droits de propriété intellectuelle abusifs, de façon analogue aux contenus numériques avec DRM. Cela ne me paraît pas durable.

              Quant à Célestin, il faudrait élever le niveau de votre argumentation et tenir un discours un peu plus respectueux.

            • Les DRM? Vous pouvez expliquer?

              Il faut un sol sécurisé avec Secure Audio Path et Protected Video Path pour faire pousser des PGM? Les consommateurs doivent avoir la licence Monsanto pour bouffer? Je vais devoir m’acheter un système digestif HDMI?

            • je présente des faits, peut être de façon imparfaite

              Non, vous ne présentez pas des faits, vous répétez une propagande basée sur du vent, comme tous les escrolos.

            • Tout n’est pas blanc ou noir. Autant l’interdiction des OGM est parfaitement antilibérale, les brevets les sont tout autant car ceux ci ne tiennent que grâce à l’action violente des états qui les distribues comme des bonbons aux multinationales. Il est urgent de libéraliser le commerce et de supprimer brevets et droits d’auteurs qui n’ont qu’un seul but : dépouiller une la grande masse des individus au profits de quelque uns pour leur offrir des rente de situation.

            • Si pas de brevets et pas de financement publique, la recherche ne plus avancer des masses…

        • poursuites judiciaires menées contre des firmes pour « bio-piraterie »

          Vous voulez dire que certains (qui? les ONG?) utilisent des lois de propriété intellectuelle pour combattre les firmes?

          Alors, c’est bien ou c’est pas bien?

    • « il semblerait que cela va jusqu’à leur permettre de déposer des brevets sur des plantes utilisées depuis des millénaires par des populations autochtones »

      N’importe quoi.

      Vous pouvez donner des exemples? Merci d’éviter de bavasser sur les mamelles humaines, on parle de plantes.

      • Des exemples, il y en a dans le lien d’un de mes commentaires.

        Il semble que vous ayez bien choisi votre pseudo, puisque que vous vous comportez effectivement en caricature du simple touriste, qui ne fait que passer et se permet néanmoins de proférer des jugements définitifs du haut de sa supériorité culturelle, et en dépit de sa méconnaissance du pays visité.

        Je ne vais pas m’échiner à justifier répétitivement des arguments déjà amplement développés, et de plus accessibles facilement en googlant la requête adéquate au moyen de votre ordinateur.

        Mais pour cela il faut un minimum d’ouverture et de modestie, dont vous révélez clairement l’absence. Avant de taxer de « n’importe quoi » ce qu’un autre dit, renseignez vous, revoyez vos prémices, cela m’épargnera des efforts, merci!

        • Je te mets au défi de me montrer un seul exemple, bouffon.

          • @simple-touriste
            Il peut être utile de rappeler la devise de Contrepoints: «le nivellement par le haut».
            Vous n’en faites pas la meilleure des illustrations.

            • Quand on écrit :
              « proférer des jugements définitifs du haut de sa supériorité culturelle »
              « un minimum d’ouverture et de modestie, dont vous révélez clairement l’absence »
              sans apporter de fait précis concernant le sujet, qui je le rappelle est l’appropriation du vivant (grace aux brevets sur les gènes) par Monsanto et compagnie…

              On argumente ou on s’écrase.

              Et là, j’en vois qui s’écrasent.

            • Je suis assez d’accord avec stop néanmoins. Hurler au troll n’est peut-être pas une bonne solution, surtout que Slump a, au moins, le mérite de soulever le débat sur le droit de propriété.

              On est effectivement sur Contrepoints, on devrait pouvoir parler et se répondre sans hausser le ton virtuel et invectiver. Que l’absence d’argument de sa part soit fondée ou non ne saurait justifier un mot grossier. Être libéral/libertaire est déjà une tare en France, ayons au moins la dignité d’être bien éduqués.

            • Libertarien*, vilaine auto-correction Windows.

          • Ah? Curieux nom… bref, enchanté bouffon, moi c’est Christophe.

            Sa seigneurie voudra bien m’excuser de ne pas avoir pris le temps de décrire quelques exemples qui illustrent mon propos, ça prend du temps, c’est pourquoi, pour la milliardième fois, j’ai mis ce lien vers une page qui explique plus précisément les questions que je soulève, avec la description de quelques cas d’école.

            Mes questions sous avant tout d’ordre éthique, et légal, et je les explique je crois suffisamment clairement, et je vous remets ce lien qui permettra aux débatteurs de bonne foi de se faire une idée. Je ne suis pas prof, je ne suis pas votre journaliste attitré, alors encore une fois, avant d’insulter l’autre, renseignez vous.

            http://ethiquedessciences.com/wiki/Le_brevetage_du_vivant_et_les_savoirs_traditionnels

  • Paradoxe Français
    On interdit la culture des OGM en France et on négocie l’accord de libre échange USA/Union européenne.
    Notre gouvernement a seulement demandé à ce que notre « exeption culturelle » soit préservée, pour le reste tout est parfait….Or, il faut savoir que cet accord est léonin et favorable aux USA (on s’en serait douté dans la mesure où c’est Obama qui le demande). Il y aura libre circulation des biens -en principe- car cet accord est un accord fédéral et rien n’interdira à un Etat de refuser l’importation du foie gras ou de roquefort arguant du fait que cet accord a été signé par Washington et non par le dit Etat. Ensuite, la France ne pourra pas refuser les céréales transgéniques, la viande bovine élevée aux résidus des biscuiteries et chocolateries (cela coute moins cher que les céréales et les animaux grossisent plus vite) les volailles lavées au chlore etc, etc sous peine de sanctions financières astronomiques. Mais pour savoir cela il faut aller lire la presse américaine . Ici, on nous dit que ce traité est l’avenir de notre économie.
    Par ailleurs, cela fait fait des dennies que nous mangeons du riz, des tomates, des melons, etc et que nous importons du maïs, du colza et du soja d’Argentine ou de Bolivie génétiquement modifiés.
    Encore une concession faite aux gurus écologiques qui rêvent de sauver la planète tout en laissant seshabitants mourir de faim.

  • pourquoi donc ne pas parler de la hausse d’utilisation de pesticides induite par la culture d’OGM. Ce n’est pas de l’obscurantisme mais bien des fais scientifiques.
    pourquoi ne pas parler des transferts de gènes autre que par procréation (ce qui remet en cause un dogme scientifique datant de plusieurs siècles), mais qui prend tout son intérêt aujourd’hui avec les cultures OGM et les hypothèses de transfert envers les bactéries que cela induit ? Là encore études scientifiques.
    pourquoi ne pas parler des plants OGM stériles pour empêcher les agriculteurs de fonctionner comme pendant des siècles pour semer les graines produites par leurs plants ? Bizarre de produire des hybrides stériles ! Là pour le coup cela n’a rien de scientifique !

    Visiblement la science est quelque chose que vous maîtrisez mal, mais cela ne vous empêche pas d’en parler pour essayer de vous justifier.

    • Bizarre de produire des hybrides stériles !
      Il faut savoir ce que vous voulez.

      Vous? les escrolos, vous ne savez pas!

    • Bizarre de produire des hybrides stériles !

      Il faut savoir ce que vous voulez.

      Vous? les escrolos, vous ne savez pas!

    • mais les transferts de gènes existent ..ogm ou pas….
      si la culture des ogm est plus complexe ou couteuse que le traditionnel les agriculteurs laisseront tomber!
      en fait le rapport que j’ai lu à se sujet faisait état de mauvaises conduites des cultures ogm absence de rotation des cultures avec développement de résistances par exemple..mais bien conduite…c’est intéressant…

      et pour les graines stériles, les agriculteurs décident là encore…vous vous placez dans une situation ou les agriculteurs feraient face à un monopole…et de toutes façons, quand il y a monopole, il y a problème….

      quand l’argumentaion sur la nocivité des ogm pour les consommateurs échoue , on passe sur leur ineptie économique ; j’ai connu ce procédé avec seralini, qui etait venu expliquer dans une réunion dans la campagne manchoise que les ogm n’étaient pas valables pour des cultivateurs indiens…. ce à quoi j’avais répondu peu ou prou que ça regardait surtout les cultivateurs indiens et que si ils étaient cons…ça les regardait…

      La science c’est la connaissance, ça n’a pas à se maîtriser, ce qu’on doit maitriser c’est la méthode scientifique qui est repose peu ou prou sur la logique…

      l’état de la science actuelle dit pas de nocivité des ogm cultivés pour le consommateur.

      des hypothèses vous pouvez en faire autant que vous voulez..et du moment qu’elles sont réfutables par nature, .la seule différence entre une hypothèse farfelue et une hypothèse qu’on qualifie de scientifique n’existe pas….les deux sont valides jusqu’à preuve du contraire… mais une hypothèse non invalidée ne constitue pas une vérité scientifique.

      • « de mauvaises conduites des cultures ogm  »

        Comme ne faire que du RR en monoculture pendant des années en n’utilisant que le Roundup comme désherbant?

        • Oui.

          Mais le mot « monoculture » fait partie du vocabulaire dénigrant. Ce peut être – et c’est souvent du reste – une rotation maïs-soja. Mais maïs RR (désherbage au glyphosate) – soja RR (désherbage au glyphosate).

          Le problème de l’apparition d’une résistance est le même quand on utilise un herbicide (glyphosate ou autre) de manière répétitive. Il y a des résistances au glyphosate de par le monde qui ne sont pas liées à l’emploi de variétés GM (il y en eu une même en France, il me semble dans la vigne).

      • Les transferts de gènes existent bien et c’est bien là le problème car d’une part, le risque de « contamination » envers des cultures non-OGM est accru. Les transferts de gènes de résistance envers les pesticides s’accroit et peut donc toucher des organismes qu’on veut éliminer obligeant ainsi à une hausse de l’utilisation de ces mêmes pesticides, avec tous les dangers sur la santé aussi bien des agriculteurs que pour les consommateurs, sans parler la pollution de la terre.
        Concernant les graines, il y a bien un problème car les agriculteurs ne peuvent pas semer n’importe quoi, les variétés commercialisables sont bien établies. Quant aux semenciers, voilà bien un secteur où domine quelques gros oligopôles, avec de nombreux conflits d’intérêt qui y sont rattachés.
        Il existe bien une différence entre une hypothèse ou une proposition scientifique et une proposition d’un autre type : sa falsifiabilité. Le critère poppérien marche assez bien pour effectuer cette distinction. Maintenant, je serai plus précis que vous. Je dirai surtout que votre problème porte sur l’existence et l’inexistence. L’inexistence d’une chose (en tout cas en science expérimentale ne peut se montrer quasiment que par l’absence de preuves d’existence de cette chose). Ainsi, s’il n’y a pas de preuves d’existence de risque, on doit conclure à l’inexistence. Mais pour les OGM, le problème est bien là, les études sur le sujet (dont Séralini, bien que très imparfaite et sans doute plus politique que scientifique) introduisent des éléments qui vont appuyer cette hypothèse. D’où les controverses scientifiques.

    • Ou sont les faits  » scientifiques  » qui montreraient que l’utilisation d’OGM ferait augmenter la consommation de pesticides. Essayez seulement de développer une réflexion à ce sujet et de proposer un mécanisme explicatif. Ceci est totalement faux ( certains OGM permettent même de faire baisser l’utilisation de pesticides comme pour le mais BT ) . C’était d’ailleurs la stratégie de Monsanto car ils ne vendent pratiquement aucun pesticide ( donc ils cherchent à capturer la valeur des insecticides) et le seul qu’il ont ( le glyphosate ) ils proposent des plantes résistantes au glyphosate rendant ainsi l’emploi des autres herbicides inutile.renseignez vous et réfléchissez!

      • il n’ ONT plus le glyphosate, ce dernier est tombé dans le domaine publique depuis 2000 ( je crois ) heureusement, car depuis, c’est les chinois qui le produise et on peut enfin en acheter …

        • Il est vrai que le glyphosate est tombé dans le domaine public donc théoriquement tout le monde peut en faire. Dans la pratique Monsanto reste et de très loin le premier vendeur de glyphosate car il a développé une stratégie industrielle implacable ( le plus bas coût de production mondial) et une stratégie de  » bundling  » avec les OGM ( vente globale de la variété Roundup ready et du glyphosate).Beaucoup d’industriels qui avaient construit des usines ont tout stoppé car Monsanto a baissé les prix pour qu’ils ne gagnent plus d’argent.Beaucoup de marques vendent en fait maintenant du glyphosate Monsanto! mais .. chut il ne faut pas le dire ( c’est plus rentable pour elles mais Monsanto les tient par la barbichette).Pour les produits chinois il ya du bon et du moins bon ( car la matière active est une chose mais la qualité des adjuvants en est une autre).

      • Je vous invite à vous informer sur le sujet. Je vais être gentil et vous en donnez un exemple : Genetically Engineered Crops in the USA par Jorge Fernandez Cornero, Seth Wechsler, Mike Livingston, Lorraine Mitchell. Vous maintenez que Monsanti ne produit quasiment aucun pesticides ? Vous êtes sûr ?

        • Oui je maintiens qu’en dehors du glyphosate ( qui n’est pas nouveau puisqu’il a environ 40 ans!) Monsanto a une part de marché totalement marginale en pesticides ( moins de 1 %). Monsanto est par contre le n° 1 mondial en semences.

          • Monsanto produit au moins 15 types de pesticides parmi lesquels : Harness, Lasso, Machete, Genesis, Screen, Permit, Battalion, Ramrod, Latitude, Far-GO. Sur le marché mondial des pesticides Monsanto est le 5ème avec une part de 9% après Syngenta et Bayer (19%), BASF (11%), Dow Agro Sciences (10%).

      • Il y a des « faits « scientifiques » »…

        Comment mesurer l’utilisation de pesticides ? Par exemple par la fréquence de traitement (IFT), le nombre de traitements à pleine dose (NODU), ou encore par la quantité de matière active.

        Or, si je remplace trois herbicides successifs sur la même culture, représentant 100  grammes de matière active, par un seul traitement avec 1 kilogramme d’une autre matière active, je peux affirmer sans honte que l’utilisation de pesticides a augmenté de 900 %. C’est exactement ce que font les activistes, le glyphosate étant une matière active plutôt pondéreuse.

        Que le kilo de glyphosate ait un profil toxico- et écotoxicologique bien plus favorable que les 100 de cocktail (profil dont on tient compte dans l’EIQ) importe peu pour les activistes. L’essentiel n’est-il pas d’impressionner les gogos ?

        Dans le cas des plantes Bt, la situation est claire : l’emploi d’insecticides est fortement réduit.

    • Les plantes OGM ne sont pas stériles! cette rumeur vient d’une solution qui était proposée aux anti OGM pour garantir qu’il n’y aurait pas de  » contamination  » dans la nature.Cette solution a été abandonnée car justement les firmes auraient été accusées de produire des plantes stériles pour tout maîtriser. Rien n’interdit un paysan de semer des variétés qui ne sont plus protégées mais ils n’ont pas d’intérêt à le faire car les rendements sont trés inférieurs.

      •  » car les rendements sont trés inférieur  »

        inférieur à quoi ?

        on va rigoler …

        • Le rendement obtenu avec des semences certifiées ( OGM ou pas ) est supérieur à celui obtenu avec des vielles variétés dans le domaine public. Ceci est particulièrement vrai avec les hybrides ( mais, tournesol…) mais aussi avec les autogames ( blé..).C’est tout simplement le résultat de la performance du processus de sélection.Se priver du progrès génétique n’est donc pas rentable mais personne n’oblige les agriculteurs à opter pour cette voie.

          • je suis désollé de vous le dire, mais vous n’y connaissez rien :

             » le rendement obtenu avec des semences certifiée est supérieur à celui obtenu avec des variétés dans le domaine public  »

            n’importe quoi : une semence est déclaré certifiée si elle a subit les controles règlementaire, y compris pour les vieilles variété. il n’ y a jamais eu de  » domaine publique  » pour les semences avant l’arrivée des OGM et leur brevétabilité par les firmes productrices , et n’importe quel agriculteur pouvait ressemer sa propre semence, aprés l’avoir acheté la première années auprés du producteur. évidement, avec les OGM, le changement de paradigme est total, est c’est bien ce que la plupart des opposants leur reprochent !

            quand à la prétendu forte baisse de rendement dont vous vous faites l’écho dans votre post précédent, je vais vous expliquer comment cela marche :
            on considère ( et c’est un phénomène historique ) que le gain de rendements des principales cultures mondiales est de 0,5 à 1% par an ( avec ou sans OGM , je rappelle que la sélection agronomique moderne commence au 18ième siècle, et que les OGM ont 20 ans d’age … ) : le mais faisait par exemple 30 QX/h au début du 20ième siècle, on en est maintenant à 90 qx de moyenne avec des pointes à 200 qx quand on est à 99% du potentiel des meilleurs variétées. sur le terrain, cela ce traduit de cette manière : tout les 10 ans, arrivent sur le marché, des variétés supèrieurs qui marquent un saut de 10%, parfois plus, elles sont rapidement adoptées par les agriculteurs, jusqu’à ce qu’une nouveauté vienne détroner l’ancienne gloire. les OGM sont uniquement une modification de ses variétés, et si c’est la variété populaire, mais déja ancienne ( comme le mais  » furio  » dans les années 90 qui fut la première variété modifiée, alors qu’elle était en fin de course et probablement dépassée par de nombreux nouveaux hybrides … ) qui est OGM, l’agriculteur qui adopte la petite nouvelle au potentiel supérieur, a des chances que son rendement soit augmenté plutot que diminué …
            l’OGM est une manière autre de lutter contre un parasite, elle n’ EST PAS une manière d’augmenter le potentiel de la variété, car l’agriculteur peut trés bien maitriser ce parasite par d’autres moyens !

            cela méritait d’etre dit …

            l’agronomie est une science sérieuse et compliquée, qui s’apprend dans les écoles : la sélection végétale en est une branche :

            au début de la sélection, étaient les variétés ditent  » population  » heterogènes, avec peu de rendement, mème s’il y avait déja un processus de sélection par l’agriculteur lui-mème, en triant les semences.
            au 19ième siècle sont arrivée les lignées pures constituées aprés croisement, il fallait 10 ans pour les stabiliser ( par autofécondation ), ensuite, elles étaient beaucoup plus homogène et permettaient ainsi un meilleurs rendement que les variétés populations , mais elles coutaient plus cher à produire à cause du délai pour les stabiliser …
            les hybrides sont une autres étapes : on profite de la  » vigeur hétérosis  » des croisements pour cultiver des variétés trés productives qui améliore fortement les rendements de leur deux parents, la encore, la production de la semence coute plus chère, car il faut castrer un des deux parents. et on ne peut guère ressemer d’une année sur l’autre, car les descendants dégénèrent des la première année, ce qui annule le fait que la semence soit moins chère. la dépendance des agriculteurs envers les semenciers fut critiqué lors de l’arrivée des mais hybrides en europe dans les années 50. on ne pouvait nier le problème, mais l’augmentation de rendement faisait que les agriculteurs s’y retrouvaient et quelqu’un de bien formé ( ça sert à ça de faire des études ) pouvait trés bien produire ses propres semences …
            en asie, actuellement, l’arrivé des riz hybrides permet une augmentation des rendements de 30% environ. on suppose que l’arrivée des mais hybride devait permettre la mème évolution dans la première moitié du 20ième siècle. ces nouveaux rizs progressent rapidement, mais ne doivent pas occuper plus de 30% de l’assolement total : certains n’ont pas les moyens de ce les payer, d’autre préferent garder leur ancienne variété, d’autres encore n’ont pas les moyen technique de les cultiver : comme les semences sont plus chères, il faut un meilleur équipement de semis ( ou de repiquage ) qui la encore peut etre cher …

            les OGM n’ont rien à voir la dedans, et si vous modifiez un ane, pour le rendre résistant à la pyrale du mais, vous n’en ferez absolument pas un cheval de course capable de remporter le prix de l’arc de triomphe …

            • Oui, je suis d’accord que la technologie OGM n’est pas une condition nécessaire pour obtenir des gains de rendement ( je n’ai jamais dit le contraire) . C’est une technique de sélection parmi d’autres. Par contre, les variétés dans le domaine public existent bien ( après 25 ans pour le blé).Vous devriez préciser que les agriculteurs bien formés peuvent effectivement faire leur semences ( semences de ferme) eux mêmes mais ceci n’est pas applicable aux hybrides comme le mais ( on aurait une forte hétérogénéité dans la descendance du fait de la disjonction des caractères en deuxième génération).

            • @visor

              la encore, vous montrez la limite de vos compétences :

              pour un agriculteur astucieux, il est trés facile de faire des hybride double, en croisant deux hybrides simple : il suffit de semer les deux variétés cote à cote, et de castrer la panicule de la variété femelle dont on va récolter les épis, compte tenu de la faible quantité de semences necessaire à l’hectare, et de la productivité des hybride actuels, le proccessus est assez rapide et rentable. les céréalier qui s’y sont essayé ont témoigné que la baisse de rendement par rapport à un hybride du commerce n’excèdait que rarement les 5% , alors que le cout de la semence, en comptant sa main d’oeuvre était beaucoup plus faible…
              je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais depuis l’arrivé des hybrides, les semenciers ont régulièrement présenté des hybrides double dans leurs catalogues .

            • @yeneralalcazar
              je crois que c’est plutôt vous qui montrer les limites de vos compétences! Il faudrait d’abord de tenir compte des différentes espèces.
              Si vous trouvez un agriculteur qui fasse lui même des croisements entre hybrides F1 pour faire des hybrides 3 voies ou doubles en blé ( qui sont déjà peu représentés) je serais ravi de le rencontrer! Pour certaines espèces c’est plus compliqué que ce que vous dîtes ( il faut des mâles stériles ) , pour d’autres ( mais ) il suffit effectivement de castrer les rangs mâles . Bien sûr qu’un agriculteur qui voudrait le faire pourrait le faire .. puisque les sélectionneurs le font bien mais cela n’est pas la pratique ( chacun son métier). Pour le mais on peut resemer les hybrides F1 et faire une sélection récurrente réciproque pour obtenir une population à peu près stabilisée mais ce sera quand même moins homogène qu’un F1.Contrairement à ce que vous dîtes ce n’est pas rentable de faire soi même le travail du généticien pour la plupart des espèces sinon les agriculteurs le feraient! ( en plus des compétences il faut compter le temps …). En tout cas la tendance dans le monde est justement d’acheter des semences aux semenciers et pas de les faire soi même (d’où la forte augmentation de ce marché au niveau mondial).

            • c’était tellement évident dans mon esprit que je n’ai pas mentionner qu’il s’agissait du mais …

              les espèces autogames sont rarement hybridés en europe. les blé hybrides ont été essayés sans grand succés dans les années 90 : les semences coutaient trop chères pour un gain de production qui n’avait rien à voir avec celui obtenu avec le mais. il aurait fallu que les semoirs monograines pour céréales d’automne se généralisent, mais malgrés le succés d’estime du herriau à cette époque, ça n’a pas marché : la période était à l’agrandissement des fermes, au semis sans labour avec l’obligation d’acheter de nouveaux semoirs, souvent américains, qui n’étaient absolument pas monograine, aux semences de ferme pour réduire les couts dans un envirronement de prix trés bas… les hybride de blé sont arrivés au mauvais moment sur le mauvais continent .
              pour le colza, il a fallu attendre 30 ans, pour que les hybrides s’impose réellement avec le retour des prix rémunérateur ( 2007 – 2008 ) le gain espèrer est de 10% environ par rapport aux meilleurs lignées pures …
              les hybride de riz semblent beaucoup plus prometteur. l’agriculture asiatique n’est pas du tout la mème que celle d’europe. les paysans travaillent sur quelques hectares ( le terrain est hyper cher ), ils n’ont donc aucun interet à extensifier, mais au contraire à faire un rendement maximum sur une surface minimum. les riz hybrides les interessent donc fortement.

      • Si vous parlez de la technique de sélection et de diffusion de hybrides F1, en effet, les plants ne sont pas stériles mais si vous ressemez vous avez raison, le rendement sera inférieur, mais il n’y a pas de besoin de technologie OGM pour le faire. Pour retrouver un bon rendement, il faudrait attendre plusieurs générations. Mais je faisais référence à la technologie développée par Delta & Pine Land et critiquée par la FAO.

  • je voudrais bien savoir ou l’auteur à peché l’affirmation qu’il y avait des OGM dans le sous-continent indien dans les années 60, et que ça a sauvé un milliards d’habitants, alors qu’il n’y avait pas un milliards d’indien et de pakistanais à cette époque ?

    le  » triplement  » des rendement des cultures tropicales à cette époque , la fameuse révolution verte, provient : de l’utilisation massive d’engrais chimique, de l’utilisation de desherbant à la place du desherbage manuel, d’un début de mécanisation, ET de l’arrivée de variétées améliorées , qui étaient tous sauf des OGM.

    ou alors j’ai loupé un épisode…

    • yénéral : « je voudrais bien savoir ou l’auteur à peché l’affirmation qu’il y avait des OGM dans le sous-continent indien dans les années 60, et que ça a sauvé un milliards d’habitants, alors qu’il n’y avait pas un milliards d’indien et de pakistanais à cette époque ? »

      Sur wikipédia. Vérifiez, c’est quasiment du copier/coller.

      • Il y a une confusion importante entre la  » révolution verte  » ( Norman Borlaug) et les OGM! La révolution verte implique un changement complet de modèle ( de extensif à intensif): engrais, mécanisation, semences améliorées, produits phytosanitaires,irrigation. C’est cela qui a permis une très forte augmentation de rendement et a sauvé beaucoup d’indiens.Les OGM ne sont venus que bien après et ils ne sont bien souvent qu’une variante au niveau des semences de haut de gamme.

  • Le problème c’est pas tant les OGM que la réglementation du gouvernement qui proitège abusivement les droits de propriété sur le code génétique.

    • La réglementation ne protège pas si bien que cela les inventeurs et c’est la raison pour laquelle il y a moins de progrès en blé qu’en mais ( en blé l’agriculteur peut resemer ses semences et il paye une somme dérisoire pour l’utilisation alors qu’en mais il n’a pas intérêt à le faire car les variétés sont des hybrides et non des lignées).Par ailleurs il y a le concept du  » privilège du sélectionneur  » c’est à dire qu’un sélectionneur a tout à fait le droit ( en France) d’utiliser le matériel génétique d’un concurrent ( à condition bien sûr de faire des croisements et d’apporter une valeur ajoutée).Abaisser encore le niveau de protection conduirait à la régression car les firmes privées doivent rentabiliser leurs investissements…. et si on compte sur les organismes publics ( INRA) le progrès sera bien lent!

  • Vous êtes bien trop généreux, M. Robert. Ce vote n’était pas du tout « un règlement de compte visant l’horrible multinationale Monsanto » et encore moins – vous avez raison de le noter, « la traduction dans nos lois d’un légitime souci de santé publique ».

    Notre personnel politique s’est laisser entraîner dans une spirale descendante de populisme et de lâcheté. Les OGM sont impopulaires… il importe que nous, personnel politique, suivions l’opinion publique – très largement désinformée (y compris par ce personnel politique lui-même), mais qu’importe, puisqu’il s’agit de l’opinion et, in fine, de voix aux élections.

    Il est du reste « amusant » de comparer les comportements de deux présidents successifs et de leurs gouvernements à la suite de l’annulation par le Conseil d’État de deux arrêtés successifs d’interdiction du maïs MON 810. Quasiment identiques. Identiques en particulier de le détournement – grossier, grotesque, indécent et en fin de compte inacceptable – du pouvoir réglementaire de manière à produire des arrêtés d’interdiction susceptibles de résister à la censure du Conseil d’État le temps des semis.

    « Indignité nationale ? » écriviez-vous ? Le point d’interrogation est de trop.

  • « représente, au nom d’un dogme quasi-religieux »

    Libéraux, cessez de rabâcher ces clichés antireligieux qui servent le socialisme !
    Non, la religion ne consiste pas à imposer des dogmes contraires aux faits.
    Les dogmes chrétiens (trinité, création…) en tous cas n’ont pas trait à la nature et ne sont jamais en contravention avec elle.

    Si on appelle dogmatisme le fait d’imposer des croyances contraires aux faits, alors le christianisme n’est pas concerné, mais le socialisme, si ! En matière sociale, économique, anthropologue, le socialisme est constamment dans la négation des faits.

    On ne peut pas critiquer le dogmatisme socialiste en relayant l’un de ces piliers, à savoir qu »il nous délire de l’arriération de « la religion », terme vague par lequel il condamne ce qu’il lui plaît de condamner, comme les nazis décidaient de qui est juif.

    N’oublions par que nous avons besoin d’une loi naturelle pour limiter l’État, il faut résister à la dialectique socialiste, sauf lui rendre service même quand, comme ici, on le condamne (avec justesse, du reste…)

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