Pour l’émergence d’un islam gallican

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Voile femme Islam (Crédits Julien Lagarde, licence Creative Commons)

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Pour l’émergence d’un islam gallican

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 avril 2014
- A +

Par Adel Taamalli.

Selon Le Point du 6 mars dernier, Manuel Valls, en tant que Ministre des Cultes, et près d’un mois avant qu’il accède finalement au poste de Premier ministre (ce qui lui donnera une meilleure position pour impulser sa marque sur le sujet), souhaitait l’émergence d’une nouvelle structure de représentation de l’islam de France, en lieu et place du Conseil Français du Culte Musulman (le CFCM), structure qui serait « plus indépendante et moins imperméable aux influences étrangères (principalement algérienne et marocaine) ». Bien qu’il appartienne avant tout aux musulmans de notre pays de juger du bien-fondé d’une telle mesure, cet éventuel remplacement pourrait être une opportunité à saisir. Car ce serait, là, l’occasion de conceptualiser un véritable Islam de France, lequel serait influencé par une doctrine religieuse historiquement française, le gallicanisme.

En effet, comme le soulignent Cédric Bayloq et Michaël Privot dans l’avant-propos du livre d’entretien qu’ils ont conduit et qui est consacré à Tareq Oubrou, l’actuel imam de Bordeaux et « inventeur » du concept de « sharia de minorité »1, le développement d’un islam européen ne peut pas passer outre les spécificités nationales. Entre le multiculturalisme de tradition britannique et la République française laïque, la réflexion canonique et théologique de la religion, tout comme l’organisation pratique de son culte, doit se faire en tenant compte des cadres législatifs, philosophiques et culturels locaux de la seconde, sans pour autant appeler à une réforme de ce qui fait la sève de l’islam, laquelle tire sa source dans son crédo2, sa pratique obligatoire3, et son éthique4. Autrement dit, la France offre un paysage public différent de celui qui a cours au Royaume-Uni ou dans tout autre pays européen. Il s’agit de s’en imprégner pour penser l’islam de France, et participer de l’évolution du pays.

Un islam gallican

Jacques Berque, célèbre spécialiste de l’islam contemporain, et admirateur de cette religion, avait émis, en visionnaire, un vœu dont la mise en pratique se fait attendre. Écoutons ses mots : « Supposez qu’il se crée en France non pas un islam français, mais un islam de France, disons pour simplifier, un islam gallican, c’est-à-dire un islam qui soit au fait des préoccupations d’une société moderne, qui résolve les problèmes qu’il n’a jamais eu à résoudre dans ses sociétés d’origine qui, pour des raisons historiques, ne sont pas des sociétés du niveau du Nord de la Méditerranée. Figurez-vous le retentissement qu’aurait cet islam de progrès sur le reste de la zone islamique »5.

Ainsi rêve-t-il d’un islam de France, d’un islam gallican, à la pointe du progrès dans le monde musulman. Ce concept de gallicanisme tire son origine de l’Histoire de France, lorsque des clercs français, appuyés par le pouvoir royal, ont élaboré à partir du Moyen-âge l’idée schématique que l’institution du Concile des évêques était supérieure aux décisions du pape, quand il s’agissait de l’organisation temporelle de la religion. Même si l’islam se caractérise par rapport au christianisme par une absence de clergé considéré dans la foi catholique comme le lieu de transmission exclusif des pouvoirs sacerdotaux de sacrements (par l’ordination), sa situation d’installation durable en France invite à se poser la question de savoir si sa propre organisation, ainsi que ses travaux canoniques et théologiques, ne doit pas se décider de manière indépendante face aux pays étrangers majoritairement musulmans. Car en effet, un islam gallican chercherait d’abord à établir un agenda en rapport avec les préoccupations directes et prioritaires des musulmans de France, sans que cela soit un appel à ce que les ponts soient coupés sur le plan spirituel avec le monde musulman lui-même, lieu depuis toujours, notamment à Al-Azhar, de la transmission de génération en génération de la phénoménale somme théologique et jurisprudentielle de l’islam.

Dans cet agenda, deux lignes, qui seraient autant d’exemples pertinents quant à l’avantage de construire un islam gallican, peuvent servir d’illustration. Ils concernent les prénoms que donnent des parents musulmans à leurs enfants, ainsi que l’harmonisation, qui reste à mettre en place, du calendrier islamique, particulièrement pour définir chaque année le début du mois sacré de Ramadan.

Les prénoms musulmans ont vocation à devenir français

L’installation massive et durable de populations musulmanes en France a donné naissance à un phénomène inédit. Des prénoms musulmans, transcrits de l’arabe à partir de mots tirés généralement du Coran ou de l’Histoire des premiers temps de l’Islam, ont fait une apparition marquée sur la scène sociétale française. Dorénavant, et sauf cataclysme que personne ne veut, Mohamed, Djamila et Chafik côtoieront pendant longtemps Julie, Nicolas et Guillaume.

Sauf que, deux problèmes existent simultanément aujourd’hui lorsque l’on porte des prénoms dits musulmans : il y a risque accru de subir des discriminions à l’embauche, et la tradition orale des pays d’origine, différente que l’on soit en Tunisie, au Maroc, en Turquie ou au Sénégal, implique qu’il existe plusieurs orthographes pour un même prénom. Par exemple, mon propre prénom s’écrit de plusieurs manières en français, alors même qu’il est le même dans tous les pays musulmans puisqu’il est tiré du Coran (il signifie « le juste »). Il sera transcrit sous la forme « Adel » s’il est porté par un Franco-tunisien, ou « Adil » par un Franco-marocain (ou même un Franco-turc, dont le pays d’origine a tout de même abandonné l’alphabet arabe pour choisir dans les années 1920 la translittération latine de sa langue).

Il est ainsi urgent qu’une autorité musulmane reconnue s’occupe de l’harmonisation des prénoms des musulmans. Cela pourrait se faire sous la forme d’un dictionnaire de recommandation des prénoms arabes, qui répercuterait les choix de translittération savante de l’écriture arabe en français, tout en prenant en compte la spécificité phonétique de la langue de Molière. Prenons l’exemple de Fatiha, prénom féminin qui reprend le nom de la première sourate du Coran, répétée dans chaque unité de chacune des prières liturgiques quotidiennes. On peut le rencontrer sous plusieurs formes : de Fatiha donc lorsqu’il est porté par une  Marocaine, il devient Fathia (qui est un mot différent de « Fatiha » en arabe) pour les Tunisiennes. Est-ce qu’un répertoire officiel des prénoms musulmans, publié par une autorité musulmane reconnue, ne serait pas idéal pour apporter sa propre recommandation de l’orthographe unique à privilégier pour ce prénom ? De même, doit-on choisir Amin ou Amine, Wahide ou Wahid, Walid ou Walide, Noureddin ou Noureddine ? N’est-il pas opportun de prendre acte qu’une syllabe se finissant par le couple de lettres « in » se prononce, en français, généralement comme l’on prononce le nom du département de l’Ain ? Cela ne devrait-il pas alors nous amener à choisir de faire terminer des prénoms tels qu’Amine, Wahide, Walide, Noureddine, par la lettre « e », et ce, afin que l’orthographe coïncide avec la prononciation usitée ?

Malgré la conséquence positive que pourrait avoir un tel dictionnaire d’harmonisation et de recommandation dans une simplification de la visibilité des musulmans de France vis-à-vis de leurs compatriotes (qui ne devraient pas penser que le brouhaha est la norme lorsqu’il s’agit de l’islam de leur  pays), et de leur administration (notamment en ce qui regarde la rationalisation de ses pratiques pour l’établissement des pièces d’identité sur lesquelles sont inscrits les prénoms), cet outil ne répondrait pas immédiatement à la problématique des discriminations. Or, celles-ci touchant bien plus les musulmans, une autorité de l’islam de France ne peut ne pas tenir compte de cette contrainte sociale qui les touche et accentue, par les conséquences de ghettoïsation qui en découlent, le risque de séparatisme culturel que personne ne souhaite parmi les gens de bonne intelligence qui tentent de trouver des solutions en faveur du vivre-ensemble.

Elle devrait faire preuve de sagesse temporalisée à son propre contexte. Elle doit réfléchir à l’opportunité et à la faisabilité théologique de la francisation des prénoms musulmans. En effet, les musulmans ont la chance de porter des prénoms qui possèdent de belles significations. Sofiane est « pur », alors que Latifa est « douce », Charif, « noble », et Amira, « une princesse ». Voici donc une base de signification intéressante qui pourrait être exploitée afin à la fois de rester fidèle à la tradition musulmane6, et de se positionner en avant-garde de la lutte contre les discriminations qui touchent nos jeunes sur le marché de l’emploi. L’on pourrait alors prénommer un enfant sous l’appellation romantique de « Douce » ou « Noble », ou même donner un prénom composé aux progénitures : Princesse-Amira, ou Pur-Sofiane (ou dans un ordre inversé : Amira-Princesse, Sofiane-Pur). Mais cela reste le travail exclusif de docteurs de l’islam…

Cependant, rappelons-le, quel que soit le chemin pris par les musulmans dans l’appellation de leurs enfants, entre harmonisation d’une translittération de prénoms musulmans en langue française ou francisation de ces mêmes prénoms, leurs choix seront légitimes et participeront de l’évolution de la géographie des prénoms français.

De la nécessité de l’harmonisation du calendrier islamique

L’année dernière, la communauté musulmane de France s’est distinguée par la littérale cacophonie qui a résulté de la décision du CFCM de définir plusieurs semaines à l’avance le début du mois de ramadan. En effet, une bonne partie des musulmans de France ont préféré écouté les quelques recommandations émises de suivre la tradition de l’observation à l’œil nu de l’apparition de la nouvelle lune, pour finalement décider de débuter le jeûne au lendemain du début « officiel » du mois sacré.

Le phénomène étant mondial, et puisque les musulmans sont partie intégrante d’un pays qui se gausse de son cartésianisme, n’est-il pas concevable d’utiliser la raison pour trouver une solution qui contenterait la oumma dans son ensemble ? En cas de succès, n’y aurait-il pas alors ce retentissement sur le reste de la zone islamique dont parlait avec emphase Jacques Berque ?

Car, alors que tous les ans le monde musulman montre sa désunion sur la fixation du calendrier (on voit le mois du Ramadan commencer, selon les lieux, avec deux, voire trois jours de décalage), il importe de trouver le moyen de ne plus vivre cette discorde sur un plan aussi élémentaire que celui du calcul du temps objectif. À l’heure de la communication en temps réel qui touche aussi le monde musulman, cela est incontestablement beaucoup plus préjudiciable en termes de discorde, comparativement au passé au cours duquel il fallait du temps pour qu’une information traverse les continents.

Une autorité musulmane française, forte de sa représentativité, pourrait proposer au monde musulman que, dorénavant, la terre émergée la plus à l’Est de notre planète, tout en étant celle qui est la plus proche à l’Ouest de la ligne de partage des jours qui se trouve dans le Pacifique et que tout le monde reconnait, soit l’endroit à partir duquel on indiquerait au reste de la Oumma que le mois de ramadan (et les autres du calendrier lunaire) débute, pourvu que des musulmans y résident, si l’on part du principe que seule une vision humaine de l’apparition de la lune valide le passage au mois suivant. En effet, puisque tous, dans le monde musulman, s’accordent sur le nom des jours, et sur leur échelonnement dans le temps, et alors que le lundi qui apparaîtra sur cette terre hypothétique sera toujours ensuite le même lundi qui naîtra plus à l’Ouest dans le reste de la planète, et vu que ce lundi précédera perpétuellement, pour tous, le mardi suivant, et ainsi de suite, il est logique de penser que cette solution est la bonne pour unifier le calendrier lunaire de l’islam.

Mieux, si l’on se décidait à penser l’astronomie comme auxiliaire salutaire de la fixation du calendrier islamique, ce qui, enfin, permettra une projection sur le long terme sur le plan organisationnel7, l’on pourrait décider à l’avance, grâce à cette science, quand les mois du calendrier islamique débuteront en prenant pour base les apparitions de l’astre lunaire sur cette terre hypothétique.

Une autorité musulmane gallicane pourrait très bien reprendre cette solution de bon sens, et la porter humblement à la connaissance du monde.

Conclusion : la recherche du bien commun

Une réflexion engagée ouvertement sur les liens entre gallicanisme et islam de France peut aider à la construction du vivre-ensemble, bien que celle-ci doive se faire par des musulmans, et selon un prisme islamique, tout en prenant en compte l’environnement social, culturel et politique. Car elle doit œuvrer avant tout pour le bien commun.

La fin du CFCM serait peut-être une erreur stratégique pour entamer ce travail de longue haleine. Il possède tout de même un certain nombre de cadres réglementaires, lesquels peuvent paraître adéquats (élections de ses représentants par les mosquées, participation de plusieurs associations musulmanes, plus de dix années d’existence, une alternance à sa tête entre les différentes tendances…). Toujours est-il qu’un islam gallican reste à penser…

  1. Tareq Oubrou, Profession iman, 2009.
  2. L’Unicité de Dieu et la véracité de la mission du prophète Muhammad, d’où découle un certain nombre d’articles de foi essentiels (la croyance en des Livres, au Jour du Jugement dernier, en l’existence de l’Invisible…).
  3. Les cinq piliers.
  4. Œuvrer pour le bien commun, en l’espèce, pour celui, en priorité, de la collectivité nationale.
  5. D’après Tareq Oubrou, Profession imam, 2009, page 9.
  6. Celle de prénommer ses enfants de jolis prénoms, car tous seront appelés par leurs prénoms le Jour du Jugement dernier.
  7. Ce qui concerne les musulmans, mais aussi les non-musulmans, et ce, dans tout un tas de domaines d’activité comme l’organisation du travail (les congés), le tourisme, les échanges économiques, les communications, la politique…
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  • Supposons que nous sommes le 1er avril. Je ne vois aucune autre explication.

    • C’est aussi mon sentiment sur cet article qui aurait pu s’intituler : « A la recherche de l’eau sèche ».

    • Sans aucun doute. Hollande nous parlait pouvoir d’achat et baisse d’impôt, par exemple.
      … Sauf que c’était hier. Mince, ça serait 1er avril tous les jours en République socialiste et solidaire française?…
      Il est vrai que cet article tombe pile le bon jour.

  • Bonne blague.
    Et sinon, quid de la recherche de la France africaine ? Et du catholicisme mécquois, avec sa cathédrale ?

    • Ah,mais le christianisme mecquois existe en partie:les arcades et les colonnades qui entourent la Kaaba proviennent de la cathédrale de Sanaa datant du VI ème siècle.

  • 1er Avril!!!!

  • HiPOpoLyte CAcanasson
    1 avril 2014 at 14 h 41 min

    C’est une délire du au jeûne ?

  • C’est ici le Blablabla habituel : des MOTS uniquement des MOTS !

    Que l’on pose des ACTES : que les « savants musulmans » expurgent le CORAN et le libèrent de tout ce qui le pollue :
    de tout ce qui est incitation à la discrimination et à la violence meurtrière !

    http://cristianu.e-monsite.com/pages/tout-ce-qui-pollue-le-coran.html

    Mais de cela il n’est pas question : on ne saurait « toucher » au coran ; POINT !

    Je propose ici, comme je l’ai fait déjà en maintes occasions, une démarche, en fait la seule démarche possible, me semble-t-il :

    http://cristianu.e-monsite.com/pages/coran-expurge-1.html

    Et je dis : CHICHE !

    ASSEZ DE PALABRES hypocrites !

    • Expurger le Coran n’a aucun sens d’un point de vue musulman.
      Expurger la Bible non plus, d’un point de vue chrétien.
      Et je ne vous parle même pas d’expurger la Torah, d’un point de vue juif.

      Vous pourrez mettre des points d’exclamation partout, ça ne changera rien : l’islam est une religion cohérente, pas un jouet en kit pour non-musulmans. Votre démarche n’a aucune chance d’aboutir. Vous aurez plus vite fait de convertir les musulmans au christianisme.

      • Christianiser l’islam n’a en effet aucun sens: La raison d’être de l’islam, c’est de ne pas être le christianisme.
        Et c’est malheureusement l’islam plus que le christianisme qui va modeler notre société à l’avenir.

        • Oui, voilà. Les milliards de libertés qui interagissent librement entre elles, c’est de la blague. Ce qui compte, c’est votre capacité à tout prévoir. Vous devriez bosser pour Montebourg.

          (À part ça, des musulmans se convertissent chaque jour au christianisme. Mais ça n’a aucun sens, vu que ce n’est pas prévisible.)

          • Il s’agit de « vivre ensemble ». Qui parle de « christianiser l’islam » ?
            Je dis simplement aux musulmans qui veulent nous faire croire que laïcité et islam sont compatibles (alors que la lecture du coran nous prouve le contraire), je dis

            Si vous voulez que l’on vous croit, manifestez votre réprobation contre les actes qui mettent en pratique chaque jour ici et ailleurs les versets discriminatoires et meurtriers… vous pourrez alors, peut-être, imaginer un plan pour une société française dans laquelle il fera bon « vivre ensemble »…

            Mais c’est à vous de jouer ! A vous surtout !

            Qui parle de « conversions » ? Et que vient faire ici Montebourg ?

            • Mais vous croyez en quoi, vous, au fait ?

            • « qu’entendez-vous par « vous devriez bosser pour Montebourg » ? » Je dis cela parce que vous voyez l’avenir. Lui aussi. C’est une boutade.

              « chrétien sans bannir spéciale » Vous pensez que Jésus est Dieu incarné ?

            • Une « boutade » donc, je préfère ça : je croyais avoir perçu cela dans l’expression « votre capacité à tout prévoir » ; j’avais besoin d’une confirmation.

              Je pense effectivement que Jésus a été de son vivant le Dieu incarné annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament.
              C’est tout l’Evangile d’ailleurs. Merci pour la boutade et pour ces deux mots « évangéliques » !

            • Mais sachez, tout de même, que sans les églises, le christianisme ne serait probablement arrivé jusqu’à vous. Il vous aurait sans doute fallu étudier l’Antiquité à l’Université pour entendre parler de cet obscur juif dissident nomme Jésus. Si tout le monde faisait comme vous, il n’y aurait peut-être même jamais eu d’Évangiles. Donc, faites comme vous voulez, mais n’oubliez pas d’être reconnaissant quand vous passez devant une église. 🙂

            • « Mais sachez, tout de même, que sans les églises, le christianisme ne serait probablement arrivé jusqu’à vous. » Je vous sais gré de me le rappeler.

              Disons que je vais même plus loin car les églises, les Pères de l’Eglise, en remontant aux Apôtres, c’est une évidence… ; je sais gré aussi, autant, au Peuple d’Israël d’avoir su préserver intacte pour le temps de Jésus leur Torah.
              Pour moi l’Ancien Testament est l’annonce de Jésus… le Nouveau Testament, l’Evangile, en est l’accomplissement ; l’Eglise, la continuation jusqu’à nos jours.

              Je pense qu’aujourd’hui un chrétien, même livré à lui-même (île déserte !), avec bien sûr l’Ecriture, son intelligence et son coeur peut vivre sa vie selon les préceptes divins.

              Merci pour votre curiosité et votre rappel : un plaisir !

            • Souvenez-vous tout de même que la porte de l’Église vous est ouverte. Vous ne vous rendez peut-être pas compte qu’elle a besoin de vous. Mais les souffrances de la vie vous feront sans doute comprendre que vous avez besoin d’elle. Et je ne dirai même pas « hélas », car comme le soulignait Blaise Pascal, « l’absence d’épreuves est ce que je ne souhaite pas à on pire ennemi ». L’Église vous attend, elle vous espère, elle est confiante.

              Merci à vous.

          •  » quand je fait de la purée muslim, je suis sur que tout le monde en reprend… « 

            • Le problème soulevé ici est le « vivre ensemble » avec un « islam gallican » ; et non ma propre croyance (je suis chrétien, sans bannière spéciale : je m’en tiens à l’Evangile que je n’ai pas besoin que l’on m’explique… comme les musulmans peuvent être musulmans sans que qui que ce soit leur explique quoi que ce soit).
              D’où l’idée d’un coran expurgé.

              Mais vous n’avez pas répondu à ma question :
              qu’entendez-vous par « vous devriez bosser pour Montebourg » ?

            • « qu’entendez-vous par « vous devriez bosser pour Montebourg » ? » Je dis cela parce que vous voyez l’avenir. Lui aussi. C’est une boutade.

              « chrétien sans bannir spéciale » Vous pensez que Jésus est Dieu incarné ?

          • Combien de gens embrassent l’islam ou le christianisme, cela ne fait pas le tour de la question de l’influence.

            Les principes chrétiens ont joué un rôle capital dans la pensée occidentale, et les principes musulmans aucun.
            Cela a beaucoup changé et changera encore, à cause de la déchristianisation imposée par le socialisme, d’autre part à cause de l’islamisation causée par l’immigration.

            Par exemple, le mot « martyr » portait le courage et la non-violence jusqu’au bout ; et maintenant il porte le recours à tous les moyens pour imposer un ordre théocratique.
            Pas à cause des conversions à l’islam, mais parce que les jeunes ne savent plus rien de l’histoire chrétienne et n’entendent ce mot que dans le contexte d’islamo-terroristes morts les armes à la main ou se faisant sauter dans le but de tuer un maximum d’infidèles.

            Or les mots ont une importance, le changement de sens du mot « martyr » se traduit aussi dans les idées.

            •  » combien de gens embrassent l’islam ou le christianisme  »

              moi, j’aimerais encore mieux embrasser rachida…

  • Pourquoi ne pas appeler ses enfants musulmans Mahomet au lieu de Mohammed?
    Joseph au lieu de Youssef? et j’en passe des prénoms arabes bibliques…
    Abderaman (qui a perdu contre C. Martel) au lieu de Abderrahmane ?

    Aucun musulman français ne s’appelle Mahomet, c’est bizarre, alors qu’il y a plein de Mehmet en Turquie.

  • Un peu grinçant ce 1er avril…

  • Les commentaires sont fermés.

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