Pénalisation des clients de prostituées : une loi discriminatoire

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Prostitution à Paris (Crédits Nils Hamerlinck, licence creative Commons)

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Pénalisation des clients de prostituées : une loi discriminatoire

Publié le 27 novembre 2013
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Par Alain Borgrave.

prostitutionLa nouvelle loi visant à lutter contre la prostitution sera examinée à l’Assemblée aujourd’hui 27 novembre, ainsi que le 29. La mesure la plus controversée de cette loi est la pénalisation des clients de prostitué(e)s qui risqueront une amende de 1500 euros, doublée en cas de récidive. Les débats autour de cette proposition de loi ont déjà été nombreux. Un élément crucial n’a cependant pas été abordé : prohiber l’achat d’un service dont l’immense majorité des clients sont des hommes ressemble très fort à une discrimination. Et la discrimination selon le sexe est interdite par la loi.

Quand on écoute les défenseurs de la pénalisation des clients, les soupçons de discrimination s’alourdissent.

Maud Olivier, rapporteur de la proposition de loi : « La prostitution contrevient au principe d’égalité entre les sexes, car les clients sont à 99 % des hommes. »

Osez le féminisme : « Les clients sont des hommes à 99 % et l’extrême grande majorité des personnes prostituées des femmes (…) Au XXIe siècle, des clients prostitueurs nient le désir des femmes en toute impunité. »

Joelle Milquet, ministre de l’Intérieur en Belgique : « Est-il normal que les clients, en majorité des hommes, puissent acheter des personnes, en majorité des femmes, pour en exploiter lucrativement le corps ? »

Selon ces trois extraits, prohiber l’achat d’un service parce que les clients en sont majoritairement des hommes, c’est-à-dire pratiquer la discrimination selon le sexe, semble être considéré non seulement comme acceptable mais même souhaitable.

Discrimination indirecte

La notion de discrimination indirecte concerne les discriminations sur base de critères neutres en apparence qui affectent de façon disproportionnée un groupe de personnes défini, par exemple, en fonction de leur sexe. Pénaliser l’achat de services sexuels n’est pas une discrimination explicite puisqu’en théorie la loi s’appliquera aussi bien aux femmes qu’aux hommes. Mais étant donné que l’on peut déjà prévoir que près de 100% des personnes sanctionnées par la loi seront des hommes, on entre dans le champ des discriminations indirectes.

Or celles-ci ne sont permises que si elles sont « objectivement justifiées par un but légitime et que les moyens pour réaliser ce but sont nécessaires et appropriés ». Il faudrait donc d’abord démontrer qu’abolir la prostitution est « un but légitime » et qu’ensuite pénaliser les clients est « nécessaire et approprié ».

Abolir la prostitution est-il un but légitime ? Cela semble difficile à défendre devant une Cour. Les arguments utilisés pour abolir la prostitution sont en réalité démagogiques. Ils reposent entièrement sur l’image de femmes en détresse, image très efficace pour influencer le débat public, mais qui résiste mal à l’analyse. Comme je l’ai illustré dans mes précédents articles, en réalité la traite des êtres humains ne concerne pas 90 % des prostitué(e)s mais de 5 % à 10 % d’entre elles. Et la plupart des études essayant de prouver les divers traumatismes dont elles souffriraient sont réalisées par des activistes qui ne respectent pas les critères de la recherche scientifique.

Dans la réalité la grande majorité des prostituées ne sont pas des victimes traumatisées mais des personnes qui ont choisi cette activité pour des raisons économiques. Il semble donc difficile de justifier une discrimination sur cette base, d’autant plus que celle-ci aurait la conséquence grave de porter atteinte à la liberté des pratiques sexuelles, voire d’exclure de la sexualité certains clients n’ayant pas d’alternative à l’achat de services sexuels.

Pénaliser les clients est-il nécessaire et approprié ? Sans préjuger de la réponse à la première question (but légitime), si l’on veut défendre les intérêts des prostitué(e)s, la pénalisation semble une très mauvaise solution. La prohibition va les fragiliser (p.9) en les poussant dans la clandestinité. De plus il n’est pas difficile de comprendre qu’une loi qui fait fuir votre clientèle ne vous est pas favorable. Il sera donc relativement aisé de montrer devant une Cour que la pénalisation des clients n’est pas dans l’intérêt des personnes que l’on prétend protéger, les prostitué(e)s.

Un sondage (p. 278) a d’ailleurs été réalisé au Danemark, et il en ressort que 89 % des prostitué(e)s étaient opposées à la pénalisation de leurs clients. Seules 6 % y étaient favorables. Comme on a peu de raisons de penser que la situation soit différente en France, il sera difficile de convaincre une Cour que la pénalisation des clients est dans l’intérêt des prostitué(e)s quand celles-ci rejettent massivement cette mesure.

La pénalisation des clients est donc un projet qui, s’il est voté, a toutes les chances d’être rejeté par le Conseil Constitutionnel. Et s’il passe cette étape, il restera vulnérable à l’invalidation pour son caractère discriminatoire.

Abolir la prostitution : un projet féministe

Si le quotidien des prostituées est souvent beaucoup plus banal que celui d’esclaves traumatisées, pourquoi alors vouloir l’éradication de la prostitution ?

Derrière les fausses statistiques et les prises de position démagogiques, se cache quelque chose de beaucoup plus grave : un projet discriminatoire dont le but conscient ou non est de contrôler la sexualité des hommes.

Les clients de prostituées sont un équivalent masculin des femmes adultères. Et tout comme punir les femmes adultères est dans l’intérêt de leurs maris, punir les clients de prostituées est bien-sûr dans l’intérêt de leurs femmes et compagnes.

C’est dans ce sens que l’abolition de la prostitution est un projet féministe.

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  • Quand une jeune prostituée m’a un jour proposé de la payer 1000 francs ( c’était avant l’euro…) pour coucher avec elle une nuit …Je lui ai répondu : » Ah oui ? Alors tu vas me devoir 200 francs !… » Elle: » Pourquoi donc ? « , Moi : » Parce que moi je te prend 1200 francs la nuit pour coucher avec toi…! » On a bien rigolé et finalement on a bu un verre et je ne me souviens plus qui a payé le verre…Mais on n ‘a jamais couché ensemble !

  • surtout ne pas s’en prendre aux proxénètes hein ?! normal , la france est gouverné par des maqueraux , alors bien sur , entre gens de même acabit…..

  • L’argumentation met en faiblesse les raisons invoquées par certains abolitionnistes. Cependant les citoyens ne peuvent ils pas décider que des actes ne peuvent être rendus mercantiles car ce faisant l’admission publique de cet acte mercantile cautionnerait publiquement la perversité des clients et la complicité des offreurs de service?

    • Effectivement le débat mérite de ne pas être occulté. Encore faut il que l’avis des principaux acteurs soit pris et exposé en priorité. Car il s’agit d’eux , avant tout!

      Or ceux qui parlent le plus fort sont souvent les moins directement concernés, toujours prompts a condamner la vie des autres, tout en croyant mieux savoir qu’eux ou est leur « dignité » et leur « ressenti ».

      Ceux la même ont un avis et un point de vue moral sur tous les aspects de la vie en société; et que ca donne l’air moins bête que de prétendre ne pas en avoir.

    • Bonjour,
      Ce post date d’un moment, néanmoins je me permet de remettre le débat en place. En effet, la condition des vendeuses peut être controversé, dans ce cas, remettons en place le système de maison spécialisés (non pas des maison close, dont les femmes ne peuvent sortir et dont elles sont esclaves, mais plutôt des maison avec des règles d’hygiènes, où les femmes sont considérées comme salariés et qu’elles sont payées comme des actionnaires (plus elle font gagner et plus elles gagnent)). Ce système permet en outre (preuve en est dans des pays comme les Pays-Bas) de contrôler les fréquentations et l’hygiène de ces lieux, de ces personnes et enfin de stopper l’ascension des proxénètes et filiales en marge de la société (ou intra sociétale en fonction des points de vue). Le sexe n’est pas un besoin humain, néanmoins il est l’effet de la reproduction qui est un besoin et même une nécessité de la part de tout être vivant. La prostitution est un moyen pour des personnes n’ayant pas la chance de pouvoir faire autrement de rester dans un acte consenti (en prenant le cas ou c’est une professionnelle et non une femme dépendante à la drogue qui fait sa pour que ses gosses ne soient pas vendus eux aussi). La prostitution permet depuis des millier d’années à des femmes de ne pas se faire violer, à d’autres de ne pas se retrouver à la rue, et enfin à d’autres de garder leur mari près d’elles (eux).
      Alors, pour expliquer le premier point : La mise en place de maison close a permit entre autres, de diminuer le nombre de viole ou le droit de « cuissage » (terme utilisé à défaut mais qui explique bien le fait) qui était établit sur les servantes et autres personnes de conditions moindres.
      Si la prostitution est arrêtée ce sont des millions de personnes en situation de détresse sociale, amoureuse, sexuelle, ou encore des personnes en situation de handicap qui n’ont aucune chances dans cette société qui met en avant la beauté physique, (et oui, elle prône l’égalité mais combien ont déjà vu des personnes en situation de handicap lourd et de malformation sur des magazines autres que des pubs pour un film d’horreur ou à frisson). Les personnes ayant des besoin autres tels que ceux d’enfants ne sont pas défendus dans ce post car allant à l’encontre de mes convictions et de mon opinion et à l’encontre des pratiques discutées ici.
      Ensuite, la prostitution est un moyen comme un autre de gagner de l’argent. Imaginez que vous soyez esclave de vos pulsions sexuelles (nymphomane), vous ne pouvez pas vous empêcher d’avoir des envie constante de sexe, au travail, en faisant les courses, et vous êtes sans cesse en situation de frustration sociale étant donné que vous n’osez pas parler aux autres sans avoir peur que ce soit pris à contre sens. Alors la prostitution (attention je parle là de prostitution contrôlé) peut être une option (gagner de l’argent tout en prenant du plaisir à faire cela et en améliorant donc sa condition sociale du fait de la frustration réduite).
      Enlever les clients de professionnelles et alors elles n’auront plus de travail, et certaines femmes n’auront plus de moyen d’envoyer leurs enfants à l’école, de les nourrir, de se nourrir…
      Ensuite, la prostitution ne permet serte pas de contrer l’adultère, mais néanmoins, même si l’acte sexuel à lieu, il répond plus à un besoin physique qu’affectif et donc ne met pas en soit la vie de couple en danger. En revanche si ce substitut sexuel n’était pas mit en place, alors de nombreuses femmes (ou hommes) se retrouverait seul(e)s car ne pouvant pas subvenir aux besoin sexuels de leur mari.

      Enfin, point à ne pas oublier. Lorsque l’on parle de prostitution l’on pense surtout à celle des femmes, hors la prostitution de la gente masculine est de retour et certaines femmes (ou hommes) en profites. Ce n’est certes pas à pourcentage égale (loin de là) mais néanmoins, doit-on toujours oublier de prendre en compte les besoin relevés chez les minorités (à en croire notre société et les débats qui la font vivre, alors oui.).

      Point de vue personnel et totalement subjectif :
      La société dans laquelle nous vivons et pleine d’incohérence. Certains actes sont réprimandés lorsqu’il s’agit de tel ou tel personne mais mis en lumière comme fantastiques lorsque d’autres personnes y prennent part. La prostitution avant de ne plus être contrôlé été réglementé et le commerce parallèle n’était pas aussi étendu. La condition de la femme fut rabaissé de ce fait, car n’étant plus prise en compte comme une femme mais comme un substitut sexuel ou comme objet sexuel.
      L’homme et la femme ne sont pas sur un pied d’égalité, il faut arrêter de rêver.
      Depuis que le sexe est mis en avant plus que la conviction religieuse alors l’homme a perdu se pouvoir prétendu. En outre, l’homme est esclave de la femme depuis plus longtemps que la femme de l’homme (et oui le sexe est une arme bien trop souvent oublié).
      La femme, du fait de sa facilité à se faire du bien, à obtenir un orgasme seule est en position de force vis à vis de l’homme. Personnellement, je ne prends de plaisir à travers l’acte sexuel que si la personne en face de moi en prends. je considère que si j’étais une femme, je n’aurais pas à me poser cette question. Et même si je le sais, l’on dit que vous nous enviez parce que nous pouvons uriner ou bon nous semble, seul la condition psychique nous permet de le faire plus facilement que vous. Le temps nous permettra peut-être de revenir à l’essentiel, la vie.

      Désolé, mon cerveau est totalement endormi et donc il est possible que je me soit perdu dans mes phrases et dans mes mots…

      Olivier

  • je ne suis pas d’accord avec l’argument, si l’inspiration est sexiste la loi ne le sera pas pour autant, l’interdiction de la prostitution est bel est bien une interdiction faite au gens de faire ce qu’ils veulent de leur corps.

    La prostitution semble un sujet mineur mais il est toutefois fort exemplaire du mouvement de restriction des libertés individuelles .
    ON a le sentiment que pour certains ce n’etaient pas tant les restrictions de liberté qui existaient auparavant qui etaient le problème mais que ce n’etait pas les bonnes!
    Des curés vert ou rouges remplacent les noirs…

    • Oui c’est exactement ça.
      Je ne sais pas s’il agissent par pure conviction, ou bien, ce que je soupconne :

      Qu’il ne s’agit que d’une stratégie de survie politique, car de solutions aux problèmes fondamentaux – économiques – il n’y en aura pas.

  • De grâce… ne tombons pas dans ce énième piège…

    Mariage gay, Taubira, rascisme… et maintenant les tapins.

    C’est cousu de fil blanc.

    Faux débats, textes mal ficelés, stratégie de diversion, mélangés à des morceaux d’idéologie…. forment le brouet mortifère et vomitif que Hollande nous sert, en permanence.

    Rien à foutre des homos, des putes, de leurs clients, de la drogue, du « racisme », de l' »extrême-droite », des juifs, des musulmans… autant de red herring, conçus pour faire remuer la queue des vaches et des veaux.

    Revenons à l’essentiel.

    C’est à dire saigner la Mafia pseudo étatique, les asphyxier financièrement, réduire la base imposable, assécher la rapine.

    Leur faire la peau.

    Si on se débarrasse de ces engeances, de cette façon, alors tous les sujets évoqués plus haut disparaitront d’eux-mêmes.

    Sans coercition fiscale, sans rapine institutionnelle au service d’une minorité… alors :
    -Taubira ferait des ménages
    -Coppé serait notaire
    -Hollande serait journaliste sportif dans un quotidien de province
    -Vallaud-Belkacem serait femme au foyer
    -Duflot serait clocharde
    -Ayrault serait chanteur, etc.

    ILS N’AURAIENT AUCUN POUVOIR DE NUISANCE.

    Je caricature, mais à peine.

    Seuls notre argent et notre travail rend possibles notre asservissement et nous transforment en rats de laboratoire, à la merci de toutes ces obscénités.

    Concentrez-vous sur l’essentiel… ne vous laissez pas distraire.

    La thune.

    -expatriez vous
    -réduisez votre temps de travail de 20 % (professions libérales, commerçants)
    -licenciez (chef d’entreprises), passez sous les seuils (10, 50 etc.), délocalisez
    -consommez moins, stoppez les investissements

    Mettons les en faillite !

    Seul moyen de retrouver la vraie liberté.

    • En somme, tuer le malade pour le guérir.

      Moi… moi… moi…

      Il faut accepter de grandir maintenant et devenir un adulte conscient de ses responsabilités par rapport à la société (pas le gouvernement) à laquelle il doit tout, le pire et le meilleur.

      • Vous faites semblant (j’espère) de ne pas comprendre.

        Il ne s’agit pas de tuer un »malade ».

        Il s’agit de tuer le chien enragé. C’est très différent. C’est très humain, rationnel, et c’est un devoir pour tout homme de bien.

        Maintenant, libre à vous (justement) de continuer à culpabiliser (votre relation difficile manifestement au moi), ou de continuer à jouir de votre condition d’esclave.

        A moins que vous n’apparteniez à la clique étatique, auquel cas votre légèreté serait parfaitement compréhensible (et justifiée).

        Bonne chance.

      • Oui le socialiste ne veut pas tuer le malade;

        et veut juste le garder en vie, et suffisamment malade pour continuer a justifer ses émoluements.

      • c’est la politique de barclay de tolly en 1812: on brule tous, les villages, les moissons, les greniers, on empoisonne les puits, on fait fuir le bétail dans les immenses forets, de façon à se qui ne reste plus rien pour que l’ennemi ai de quoi ce nourrir. on ne se bat pas quand l’ennemi est plus nombreux, mais on le harcelle, la nuit, les attardés. on coupe les ponts, on abat les arbres sur les routes. tranche, taille, court…
        à cette époque, ça a marché, mais ça laisse des traces: un siècle de retard pour le developpemnt de la russie sur le reste de l’europe!

  • « Le sage montre la Lune et l’idiot regarde le doigt »

    Les prostituées sont des esclaves sexuelles importés de pays pauvres par des réseaux criminels très violents. Les victimes sont souvent torturées, violée, droguées et menacées de mort, elle et leur famille. Ce sont des victimes.

    Les clients sont le plus souvent des frustrés sexuels qui achète un peu de satisfaction sans se préoccuper de la malheureuse qu’il exploite. Sans les clients, plus de marché, plus de prostituées, plus de tortures et d’assassinats de malheureuses. Là est la logique de cette loi.

    Prétendre que cette loi pénalise les clients est une loi féministe contre les hommes est totalement immature. Cette réaction fondée sur l’idéologie libérale exige la « liberté » d’exploiter des humains sans contrainte légale pour ceux qui possède le capital et le pouvoir.

    La réflexion typique du stade « adolescent » se maintient dans les étroites limites du MOI, du droit au plaisir tout de suite et maintenant, sans frein, au mépris de tout le reste y compris de la dignité humaine.

    • Votre argumentaire balaye d’un revers de main toute idée de contre argumentaire, car ce dernier serait alors une réflexion d’adolescent consommant sans considération pour la personne qui lui fournit le service. On a trouvé gens plus ouvert d’esprit. Montrez donc la horde d’esclaves sexuelles par le chiffre. Montrez donc comment notre pays serait d’une tolérance extraordinaire pour cet esclavage.
      Les clients sont rangés dans une catégorie de miséreux qui exploite une malheureuse. C’est une caricature née dans l’esprit de gens qui vivent la prostitution comme dans des séries policières des années 70. Que dites vous déjà ? « Il faut accepter de grandir et devenir un adulte conscient de ses responsabilités … bla bla. » Montrez donc l’exemple. Parce que là, vous ne montrez que le visage d’un homme qui vit dans son monde et est incapable d’appréhender la dite société.

    • « Sans les clients, plus de marché, plus de prostituées, plus de tortures et d’assassinats de malheureuses »

      Votre argumentaire m’a fortement inspiré, aussi laissez-moi le développer un peu plus :
      Sans la vie, plus de meurtre, plus de malheurs, plus de souffrances, interdisons la vie

      • Comme pour la drogue : criminalisons les clients, comme ca plus de meurtres, plus de délinquance, plus de suicides de malheureux.
        Il nous faut d’urgence Roux a l’intérieur : il a des idées ce gars la.

    • En général on lit l’article avant de répondre.
      La prostituée esclave est ultra-minoritaire.
      Quant à « l’idéologie libérale d’exploiter… » stop. Bullshit. Ça n’existe que dans ta tête.
      Et personne ici n’achète un être humain hormis dans tes fantasmes. Quand tu paies une prostituée, tu achètes un service. Point à la ligne.

      • En général, je lis les articles que je commente.

        Mais lire n’est pas accepter sans réserve, ni vérification ce qui est écrit. Je tiens à garder un esprit critique et ma liberté sans me laisser intimider par les insultes d’adolescents que l’on m’envoie (faute d’arguments?) sur ce site uniquement, genre : con, crétin, sans cervelle, socialiste, communiste et même étatiste…

        • « con, crétin, sans cervelle, socialiste, communiste et même étatiste… »

          Quand on n’assume pas ses écrits, faut pas s’étonner.

          Dans la liste, vous avez oublié confiturologue et imposteur.

      • « La prostituée esclave est ultra-minoritaire. »
        De plus, si on refuse l’amalgame entre les deux, une esclave est avant tout une esclave, et ceci est punissable en soi par la loi!… Le fait qu’elle soit prostituée ne rentre pas en ligne de compte du jugement a y apporter.

        L’amalgame est justement pratique pour ceux qui essayent de nous enfoncer dans le crane a coup de matraque idéologique que prostituée esclave, comme ouvrier esclave, ecetera. Et que au nom de tous ces esclaves, il faut tous nous mettre en esclavage.

    • Daniel ROUX: « Cette réaction fondée sur l’idéologie libérale exige la « liberté » d’exploiter des humains sans contrainte légale pour ceux qui possède le capital et le pouvoir.  »

      On est encore mort de rire sur ta sorties de hier « Je ne suis pas socialiste » LOL !

      Cédric t’as répondu: le client achète un service, pas une esclave. D’autres part pleins de crétins ont testés la prohibition à travers les siècles ça n’a fait que marginaliser et rendre les conditions encore plus dures pour les prostituées.

      • La cohérence de l’idéologie libérale est indéniable :

        On paie alors on a tous les droits. Ce sont les mêmes réactions qu’hier sauf qu’hier, c’étaient les salariés: On paie alors z’ont qu’à travailler sans demander leur part des richesses produites. Z’ont qu’un droit, fermer leurs gueules.

        Libéral mais contre la liberté des autres.

        • Daniel ROUX: « On paie alors on a tous les droits. »

          Non, aucune somme au monde ne suffira à t’acheter une vraie intelligence.

        • Vous inventez des contraintes là où elles ne sont pas. La très grande majorité des prostitués rend un service que d’autres sont prêts à payer. Vous, avec vos idées préconçus et vos chiffres invisibles, vous inventez un esclavage et donc une absence de liberté, là où les deux parties sont consentants.
          Si vous empêchez les abus, il suffit d’avoir un vrai statut et cessez une chasse aux sorcières ridicules.

        • « On paie alors on a tous les droits. Ce sont les mêmes réactions qu’hier sauf qu’hier, c’étaient les salariés: On paie alors z’ont qu’à travailler sans demander leur part des richesses produites. Z’ont qu’un droit, fermer leurs gueules. »

          Tout faux, on paye en echange d’un service entre des personnes. Il s’agit un contrat oral, chacun est libre de l’accepter ou non.

        • « z’ont qu’à travailler sans demander leur part des richesses produites. »

          Le salaire en échange d’un travail, c’est donc de la merde.

          Confiturologue va !

    • Assez naïf comme vision des criminels et de la Justice.

      Les criminels tiennent leurs victimes par la violence et le chantage de représailles contre leur famille.

      Ces gens sont méchants mais pas idiots.

      Un bel exemple de la liberté d’entreprendre (et d’exploiter) sans entrave et sans impôt.

      • Daniel ROUX: « Un bel exemple de la liberté d’entreprendre (et d’exploiter) sans entrave et sans impôt. »

        La prohibition à toujours donné leurs meilleurs heures à la criminalité sans foi ni loi.
        Mais t’es définitivement un socialiste, beaucoup trop con pour comprendre ce qui dépasse la complexité de deux allumettes.

      • Alors d’accord criminalisons les clients. et indirectement les prostituées qui en supporterons le cout.
        Elle le payerons du prix de plus de clandestinité, de plus de précarité.

        Comme ca vous pourrez crier deux fois plus fort que la prostitution précarise les individus, vu que vous aurez tout fait pour aggraver cette précarisation.

        Vous voulez d’autres effets pervers? Renchérissement du coût du service devenu plus rare => attirance de nouveaux négriers de la prostitution, éventuellement plus féroces, plus ambitieux, et que l’on trouve partout ou il y a plus d’argent a se faire. Comme ça vous pourrez crier « au loup! » encore plus fort.

        L’archétype du remède bien-pensant. Avec des anges gardiens tels que vous, la répression a encore de beaux jours devant elles; les meilleurs sont probablement a venir.

        • Ces raisonnements sont de pures perversions.
          Préconiser des remèdes qui aggravent le mal, sous couvert de bons sentiments.
          Je ne crois pas que ce soit seulement la bêtise qui pousse les gens a raisonner sur ce mode.
          Mais plutôt une vraie perversion.

      • Pour éradiquer l’esclavage dans le milieu de la prostitution, il faut interdire la prostitution (sachant qu’heureusement, la population dans son ensemble, le majeur sur la couture du pantalon et le regard fièrement posé sur l’horizon dira : »chef oui chef » et ne paiera plus pour des relations sexuelles).

        Dans la même veine, il arrive que de la viande de boeuf hachée contienne des traces de cheval. Interdisons la viande de boeuf hachée, nous éliminerons le problème. Il y a des alcooliques qui conduisent sur la voie publique. Interdisons les voitures, nous réglerons le problème de l’alcoolisme.

        Bravo, vous avez résolu les problèmes du monde moderne.

    •  » Cette réaction fondée sur l’idéologie libérale exige la « liberté » d’exploiter des humains sans contrainte légale pour ceux qui possède le capital et le pouvoir.  »

      Non c’est tout le contraire. Le libéralisme c’est de pouvoir offrir librement ses services même avec son corps. Le corps de la femme appartient à celle qui le porte. Il n’appartient ni à l’état et ni à ceux qui veulent interdire la prostitution tel que vous. Une femme qui veut gagner sa vie librement en se faisant baiser c’est son problème pas le vôtre. Beaucoup de femme le font de par leur libre arbitre. Personne n’oblige personne d’aller payer des femmes pour coucher avec.

      Quand à votre argumentaire sur l’esclavage sexuelle on aurait pu l’appliquer sur l’agriculture. C’est pas en ayant interdit la culture du coton aux USA que l’esclavagisme dans la culture du coton dans ce pays a disparu ou presque.

      La prostitution connait ces problèmes de traite humaine parce que ce métier n’est pas légalisé au nom de la morale et que l’on a laissé faire tout est n’importe quoi.

      D.J

    • C’est toi qui le dit maman.

    • « Les prostituées sont des esclaves sexuelles importés de pays pauvres par des réseaux criminels très violents. Les victimes sont souvent torturées, violée, droguées et menacées de mort, elle et leur famille. »

      Complètement hors sujet. L’esclavagisme, la torture, le viol, ou encore la menace de mort sont d’ores et déjà des crimes dans pratiquement tous les pays du monde.

    • La dignité de l’Homme est dans la liberté.

  • 1500 pour le gros mac + le prix de la passe… encore une discrimination envers les pauvres !

  • Je trouve assez paradoxal qu’on veuille défendre les intérêts et la sécurité des prostituées en rendant leur activité clandestine.
    Les travailleuses du sexe facturent un service, pas leur corps à proprement parler donc parler d’esclavage est inapproprié. Payer pour une passe, ce n’est pas s’approprier le bras ou la jambe de la prostituée, c’est payer l’heure ou la prestation « d’amour tarifé ».
    La majorité exerce ce métier par choix et est contre cette loi. Qui sommes-nous pour leur imposer des restrictions et mettre à mal leur liberté d’entreprise et leur gagne-pain? Elles paient des impôts accessoirement, donc je trouve ça beau de dire « c’est mal, on va te protéger contre ton gré (t’es trop con pour comprendre que c’est pour ton bien), tu auras peut-être moins de clients mais bon, oublie pas de payer tes impôts sur le revenu! ».
    Et très honnêtement, je préférerais que l’Etat encadre cette profession pour vraiment la sécuriser (et pour le coup, démanteler les réseaux et sanctionner le proxénétisme) plutôt qu’il pointe du doigt les clients. Sans compter tout de même que certains clients n’ont effectivement pas d’autre alternative pour le sexe. Et qu’en limitant la frustration, on évite certainement quelques viols…

    Bref encore une réforme pour gratter de l’argent sous de faux prétextes.

    • Que cela échappe a une bac +X socialiste comme Najat Vallaud Belkacem, et a tous les intellectuels de gauche qui sont au garde a vous en ce moment. Ils sont tous en train de devenir réacs de l’ordre moral ou quoi?

  • Et si on laissait tranquille les gens qui veulent tirer un coup !

    Je ne juge pas, chacun son truc, mais il faut arrêter de faire chier les gens.
    Là, je vais vous dire: on touche au Freudien. Touchez au zizi, je vous dis pas le bordel que ça va être.
    Il y a des gens qui ont pensé à ça ?! Non. Il y a un paquet de tordu du zizi, il y en a toujours eut. Il faut bien dégazer, qui va s’occuper de ces pervers ? Taubira (ça risque de pas marcher….) ?

    Laissons tomber ces conneries….

  • Il faut rétablir les maisons closes en abrogeant l’inique loi Marthe Richard qui était elle-même une prostituée :
    http://jacqueshenry.wordpress.com/2013/11/27/il-faut-retablir-les-maisons-closes/

  • Qui pourra savoir qui a payé quoi et pour quoi faire ? A Paris, j’ai vu deux filles noires qui dormaient dans la rue, je leur ai payé l’hôtel en réservant moi-même la chambre car l’hôtelier ne voulait pas sans pièce d’identité. Il y a des tas de mecs qui passent qui voient la situation et qui payent pour discuter 10 minutes et c’est tout. C’est un acte de générosité, cela arrive beaucoup plus souvent qu’on le pense. Les homme ne sont pas tous des salauds, mais cette loi les considèrent comme tel !

    • « Les hommes sont tous des salauds » est pourtant l’un des superbes acquis du socialisme de ces 50 dernières années.
      Un peu de respect pour les avancées sociales , quoi. 🙂

      • Bien vu Herbe !

        Aider un mec en lui filant 100 € c’est une bonne action.
        Aider une fille c’est un délit car c’est forcément du fric pour son proxénète.

  • « Abolir la prostitution est-il un but légitime ?  »

    Quel est le rôle de l’État ?

    1 – Si on est socialiste: Imposer la morale définie par la religion socialiste, par l’endoctrinement obligatoire des enfants, par la mainmise sur les médias, par le dévoiement de la justice résultant de lois subjectives (les juges se prononcent en fonction de leur perception de la qualité humaine du prévenu), par l’invasion de la société civile par des associations subventionnées tentacules du Partis Socialiste …

    2 – Si on est libéral: Défendre la liberté des individus, c’est-à-dire empêcher que des transactions de biens et services aient lieu sous la menace ou le mensonge (escroquerie).

    3 – Si on est conservateur: La liberté des individus, plus la préservation de l’État et de la société.

    Pour un socialiste, les clients de la prostitution doivent être châtiés, mais plus ou moins durement selon leur appartenance aux catégories à défendre ou à combattre: Un Blanc hétérosexuel catholique de droite (bref un con) subira la loi dans toute sa dureté, surtout s’il gagne bien sa vie, et on lui témoignera tout le dégoût qu’il mérite.

    Pour un libéral, la prostitution n’est pas un sujet en soi. S’il y a contrainte, le client subira la loi.
    Pour un conservateur, il s’y ajoute la prise en compte des désordres et des mesures pour y remédier (p. ex. limitations du racolage pour limiter le phénomène et ses conséquences sur les familles, donc sur la société dans son ensemble)

    Perso, je prône l’attitude conservatrice: Le libéralisme pur est ma référence théorique, je n’admets d’entorses que si les faits l’exigent.

  • 1) Il est plus aisé de choper des consommateurs lambda, plutôt que des proxénètes.
    2) Les putes font baisser l’immobilier dans certains quartiers (de Paris en particulier) en tapinant en bas des immeubles, les proprios sont mécontents.
    3) Moralement et politiquement, il y a un intérêt à défendre l’abolitionnisme, même si c’est totalement illusoire.
    4) Ce sont les femmes « honnêtes » et non-consommateurs qui parlent le mieux de la prostitution.

    Tout est réuni pour une juste cause qui va faire parler dans les cabines, pendant que le Titanic coule…

    •  » les putes font baissées l’immobilier dans paris  »

      à la frontière espagnol, c’est exactement le contraire, devinez pourquoi ?

      laissons les traitres qui dirige ce pays, pondre leurs lois scelerates, si les français vont baiser en espagne ou en allemagne, comme dit christophe, la mafia aura moins de fond à sa disposition pour detruire la france, et sa chutte sera d’autant plus rapide…

  • bientot najat bel chépaqua va interdire de se masturber: les hommes seulement, c’est ce qui fait le plus sale, il en foute de partout…

  • Je suis d’accord avec Chistophe sur le fait que c’est encore un sujet a la con pour détourner l’attention des vrais problèmes. Mais..
    En libéral je ne vois pas ce que l’état a a faire dans une transaction privée entre adultes consentants. A moins que ce soit un état fasciste qui veut restreindre un peu plus les libertés.
    En laïc convaincu je ne vois pas la différence entre vendre ses bras ou son cerveau, et vendre son sexe. A-t-on pensé a ce que vont faire les dizaines de milliers de femmes qui n’auront plus de boulot ??
    C’est peut-être vrais aussi que l’état fasciste a constaté l’impuissance de sa police a éradiquer le proxénétisme marginal qui peut encore subsister et passe a la vitesse supérieure en méprisant une partie de la population.
    Quand a Daniel ROux…. oh la la , quelle caricature. !!

  • En premier lieu, la prostitution n’est pas illégale, et cette loi va punir les clients de personnes (femmes ou hommes) qui se prostituent ? il y a de quoi retoquer sur ce motif.

    Au passage l’état ramasse deux fois : les impôts prélevés sur la prostitution et maintenant une taxe sous forme d’amende sur les clients.

    Pour le traitement du sujet, il faut lire Elisabeth Badinter, oui je sais elle est dite de gauche (…), mais c’est surtout une intellectuelle remarquable, libérale méconnue par les libéraux eux mêmes, où prétendus tels.
    Elle a fait le tour de la question il y a plus de 20 ans déjà avec une analyse sans égal à ce jour.

    • Pourriez-vous nous retrouver l’analyse faite par Mme Badinter ?

      • @zecrocwhite : si vous la connaissiez, c’est l’oeuvre de Badinter en fait.

        Achetez « La ressemblance des humains, l’oeuvre d’Élisabeth Badinter » (Paul Munier), Germina.
        En page 175 vous avez la liste des ouvrages qui ont servi à cette synthèse, et tout le long de ce même ouvrage vous aurez les liens des interviews et débats qu’elle a donné à la presse ces 30 dernières années.

        La liste des ouvrages de Badinter est entre autre ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_Badinter

        Lisez, si ce n’est fait « Le conflit, la femme et la mère », c’est une analyse remarquable des lobbys féministes US et de la pression qui est exercée sur les femmes (accouchement allaitement, culpabilisation, dictats…).

        Ici : (à l’origine dans le Monde, en 2002) une interview « Rendons la parole aux prostituées » http://www.ledevoir.com/non-classe/6313/rendons-la-parole-aux-prostituees

        ———————————————————————————————————
        Un passage correspondant au sujet de l’article et de la loi :
        « Supprimer l’offre

        De cette appréhension de la prostitution, il résulte que la prostituée, fût-elle indépendante, est une irresponsable à sauver coûte que coûte et que la répression ne doit s’exercer que sur le «client». Cette volonté de punir unilatérale s’appuie, d’une part, sur l’axiome qu’il suffirait de mettre fin à la demande pour supprimer l’offre et, d’autre part, sur le statut attribué au client et à la prostituée. Dès lors qu’on assimile le client à un «violeur légal» […], il est juste qu’on le réprime sans états d’âme. Il suffit d’ôter «légal» en criminalisant la demande et il ne reste que la notion de viol. Raccourci audacieux qui n’est guère conforme à la réalité. Partout où la prostitution a été prohibée, elle est tout simplement devenue clandestine. Par ailleurs, une prostituée à son compte peut refuser un client, et la sexualité sans plaisir n’est pas nécessairement un viol. Là aussi, seules les prostituées sont habilitées à parler.

        Inaudible et non crédible »

        (…)
        ———————————————————————————————————

        Nous avons des Libéraux en France, des intellectuels de très haut rang, malheureusement nous sommes à toujours à regarder outre atlantique des auteurs pour le moins médiocres… ou à tout le moins qui ne supportent pas la comparaison avec une Elisabeth Badinter, ni son mari du reste.
        Il faut sortir des faux clivages, ces penseurs seraient-ils de gauche (je suis l’antithèse du socialisme) que leur réflexion sur divers sujets est remarquable.

    • trés bonne biographie de condorcet par madame badinter.

    • Si Badinter à raison sur le sujet elle n’a rien de spécialement libéral d’une manière générale.

      Elle est certes bien meilleure que la féministe moyenne ou que le « philosophe » modèle courant, mais ce n’est pas vraiment un exploit.

      • @Arn0 : votre appréciation de valeur sur Badinter est personnelle, respectable, et elle vous appartient.

        Néanmoins, je préfère l’approche d’une Badinter ou sur un autre registre d’une Arendt, d’un Aron, etc, qui apportent une analyse qui est très large.
        Elles (ils) ne sont pas spécialisées, leur regard regard embrasse toujours la totalité de la toile et pour finir, elles ne prétendent à rien, le libéralisme transparait dans leur propos il est en filigrane.

        Elles ne rédigent pas des modes d’emplois du libéralisme, ni de rien d’autre, elles ne prétendent pas détenir les clés d’un modèle quelconque, par contre elles peuvent être de terribles polémistes, et surtout elles sont d’une honnêteté intellectuelle rare.

        Vous voyez, je préfère vous lire comme un peu plus haut : « La dignité de l’Homme est dans la liberté ».
        Pas besoin d’abécédaire du petit libéral illustré, nous savons que l’essentiel est la, vous le formulez avec une conviction qui se suffit à décrire ce qu’est et doit être le libéralisme.

        Le libéralisme est protéiforme, l’approche des « techniciens » ou pseudos spécialistes que vous me savez décrier ici et la me déplait fortement, tous ces gens ont l’immense prétention (1) d’apporter un modèle, encore une fois je préfère votre avis que la matrice rigoureuse d’un penseur de l’école autrichienne, cette seule appartenance me fait fuir.

        L’homme s’étudie et se considère dans un milieu, il en est le centre.
        Dès qu’un système, modèle économique ou politique vient en substitution et déplace l’homme à la périphérie, faisant de lui une variable d’ajustement, vous m’y trouverez toujours opposé avec véhémence.

        Analyse et polémique, oui et toujours; modèle ? non jamais définitivement.

        (1) si ce n’est eux, c’est la lecture qui en est faite.

        • D’abord on ne peut pas simplement mettre de coté la question économique quand on parle du libéralisme. Si l’économie n’est pas tout c’est tout de même un élément déterminant.

          Ensuite même sur les sujets de société elle n’a pas une approche libérale des choses. Elle est pour la liberté des prostituées parce qu’elle n’a rien contre les prostituées, mais elle n’hésitera pas à défendre des mesures liberticides contre les mères aux foyers ou les femmes voilées vu qu’elle n’apprécie pas ces dernières. Il n’y a aucun mérite à défendre la liberté d’une activité que l’on ne désapprouve pas.

          • @Arn0 : on se rapproche doucement…

            je ne recherche pas de « statues » libérales, je les évites bien au contraire, chacun de nous a fatalement un comportement qui peut ou pourrait paraître liberticide mais qui doit s’apprécier au cas par cas.
            Ce qui m’interpelle c’est le jaillissement libéral, la réflexion parmi la foultitude des mots, c’est ça qui me fait distinguer une personne, la seconde chose étant sa capacité d’analyse.

            Au seul sujet du libéralisme, je préfère (de beaucoup) un adversaire où un opposant à mes idées mais qui possède les qualités décrites ci-avant, qu’un partenaire ou allié qui soit un modèle de perfection libéral.
            Le premier me poussera toujours au débat et à l’échange (c’est souvent agaçant), l’autre me précipitera invariablement vers l’isolement et l’abomination de l’excès.

            Seule la difficulté est révélatrice de l’excellence, si tant est qu’on y aspire, elle est permanente voire croissante, elle force à une remise en question permanente.
            La certitude et le technicisme c’est l’excellence des cons…

            L’économie pour moi est un élément totalement secondaire, je laisse ça aux techniciens, ce n’est pas avec des règles économiques que l’on dirige des hommes, ce sont les hommes qui doivent toujours décider à tout moment quelles règles ils vont adapter à leur style de vie.

            Dans le cas contraire, j’aurais élevé mes enfants avec la bible de Françoise Dolto, et ramené à ça, vous percevez que ce n’est pas faisable et encore moins souhaitable.

            Le système au service de l’homme et ce dernier au centre, jamais le contraire, sinon à accepter qu’une armée d’imbéciles sortant du moule d’une université fusse-telle prestigieuse plaquent un modèle économique à nos sociétés, nous imposant de facto un mode d’emploi.

            Ces penseurs labellisés école autrichienne sont des gens remarquables, je dis simplement qu’ils m’emmerdent prodigieusement, ils restent des techniciens sans que cela n’ait aucune connotation péjorative.
            Je suis par ailleurs moi même technicien, mais ce n’est pas ce qui gouverne ma vie, et encore moins qui me sert de modèle, c’est un élément du puzzle.

            Observez le GIEC et le réchauffement climatique, tout a été ramené à un débat technique, 0.1 degré par ici, 1 micron par la, on y parle de rayonnement, d’océans, de glaciers, au final tout le monde sent bien qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, mais plus personne ne parle car c’est devenu un débat de « spécialistes », même cet ahuri de Claude Allègre, pourtant compétant, a servi les intérêts du GIEC en disant que lui seul était habilité à parler car c’était un scientifique, ce qui est vrai mais stupide.

            Le résultat, c’est que des décisions sont prises et elles engagent des sommes hallucinantes d’argent public, pire encore, on impacte et contraint le comportement de milliards d’individus, tout cela sur la base d’un modèle (!!!).
            A partir de ce moment, nul besoin de savoir qui a raison car, tout le monde à tort… il en va de même avec l’économie.

            Le désastre mondial que nous constatons, c’est justement depuis que l’homme s’est rendu esclave de modèles, celui libéral n’échappe pas à cette critique.

            Mon libre arbitre, ma liberté, passent par cette capacité de refus d’endoctrinement et de propositions de modèles prémâchés, c’est pour cela que je préfèrerai toujours la lecture du Petit Prince de St Ex, que les élucubrations de Ayn Rand, qui je vous assure est très loin d’être à mon idée de libéralisme, mais je ne saurais l’imposer au monde.

  • La prostitution n ‘est pas un métier, c’est une perversion morale.
    En effet comment expliquer sinon la différence entre la mendicité et la prostitution ?
    La différence de gain existe car la prostitution agit sur la perversité tandis que la mendicité agit sur la générosité et la compassion…Donc la perversité rapporte plus que la mendicité . Que l’on ne viennent pas ensuite nous beurrer la raie avec des histoires de femmes victimes de la prostitution. Toute prostituée peut s’échapper et commencer par mendier histoire de « changer de circuit » en attendant mieux !

    • Aucune définition de « perversion morale » ne semble coller a votre propos, et j’en ai vu plusieurs…
      Les condamner au nom de la morale est encore pire qu’au nom de l’hygiénisme mental des socialos.

    •  » comment expliquer la différence entre la mendicité et la prostitution  »

      et l’etat providence et sa ribembelle d’allocation, c’en est pas de la mendicité ? on est ravi d’apprendre qu’il y a 65 millions de putes dans l’exagone !!

  • Personne n’a parlé de l’aspect politique de l’affaire.
    Bon, il y a la permantente « diversion sociétale » des socialistes qui utiliseront tous les moyens pour qu’on imprime moins le mot « impots » dans les journaux.

    Mais sinon; y a t’il une vraie réserve de voix que l’on peut attirer a gauche avec ce thème?
    Ou alors une tentative de reprendre la main sur le terrain de la fermeté républicaine, après les déroutes des roms, léonarda, et l’abdication de la gauche sur la question de l’ordre républicain dans les cités?

    • Et l’aspect violation de la propriété privée ?
      Occupation illégale du domaine forestier par exemple par les prostituées et leurs clients et autres nuisances induite par ce commerce exercé sans autorisation sur la voie publique ou des propriétés privées.

  • Que l’on s’occupe surtout de luter contre les vrais délinquants et criminels (les proxénètes par exemple) au lieu de céder aux caprices de quelques « féministes » hystériques…

    • toute la politique de gogoland tient la dedans: comme il n’a aucune prise sur l’économie, il donne des gages au ramassi de bobo gauchiste parisien, qui l’on soutenus, d’ou le mariage pour tous, l’abolition de la prostitution, et bientot l’interdiction de la vente des cacatoès.

    • l’ordre moral socialiste, et ses porte-étendard facon DSK, est en marche

  • 100% des personnes qui accouchent sont des femmes. Arrêtons cette injustice et interdisons les accouchements ! 🙂

  • Je me demande quel genre de services, sinon sexuels, notre Flanby obtient en échange des nombreux avantages matériels qu’il fait verser par le contribuable à la première concubine.

  • L’angle de la discrimination des hommes, celui-ci il fallait y penser ! Beaucoup d’inventivité, de goût pour l’absurde. J’imagine que l’auteur est content de sa trouvaille.

  • quelques remarques :
    – sur le caractère indirectement discriminatoire. L’argument est fallacieux. En effet, si l’on se réfère à la définition de discrimination indirecte, quel est donc le désavantage particulier que subirait un groupe de personnes sur un autre groupe ? Le fait de ne plus pouvoir se servir des services de prostituées ? mais il n’y a aucun désavantage sur le groupe qui n’utilise pas ces services ! J’ajoute qu’avec votre raisonnement, on pourrait démontrer que pénaliser les vols, les homicides par exemple, sont une discrimination indirecte puisqu’on trouve plus d’hommes qui sont coupables de tels actes. Pensez-vous que pénaliser le vol ou l’homicide soit discriminatoire ? Un peu curieux non ?
    -sur le couplet sur la liberté des pratiques sexuelles. En réalité, cette loi ne remet nullement en question la liberté des pratiques sexuelles, chacun a le droit d’avoir les relations qu’il veut avec qui il veut, de la manière qu’il veut. Ce qui est pénalisé, c’est la commercialisation des corps, ou la marchandisation des individus.

    • Lionel37,

      La discrimination est un argument de collectiviste, en cela vous avez raison la discrimination a un caractère fallacieux. L’auteur met l’accent sur la débilité des combats des féministes (et celui de la pénalisation des clients en est un). Cela s’appelle de l’ironie (il est vrai que les donneurs de leçons ont du mal à comprendre).

      Un homme ou une femme se jugent en fonction de ce qu’ils disent ou font, pas en fonction de ce qu’ils sont.

      Sur le couplet de la pénalisation de la commercialisation des corps, si vous avez un métier plutôt intellectuel, vous commercialisez votre cerveau, si vous avez un métier plutôt manuel vous commercialisez une partie de votre corps, vous vous marchandez. Suivant votre définition, si vous travaillez, vous êtes vous-même une pute.

      Vous avez compris qu’il n’y a pas d’aliénation d’une partie du corps dans la prostitution ? Il s’agit d’une prestation de service à caractère sexuel. Ça trouble peut-être votre conscience et vos opinions, mais vous et vos amis êtes obligés d’employer la violence pour imposer votre ordre moral.

      • « la discrimination est un argument de collectiviste », voilà une affirmation gratuite, arbitraire, qui mériterait quelques développement. J’avous avoir du mal à voir le lien entre le collectivisme et le concept de discrimination.

        Vous argument sur la commercialisation est complètement à côté de la plaque. Lorsque vous avec un métier dit intellectuel (ce qui ne veut pas dire grand chose), vous ne commercialisez pas votre cerveau, personne ne vous achète ou ne loue votre cerveau ou une partie de votre cerveau, soyez sérieux. Idem lorsque vous faites un métier dit manuel (là encore ce qui ne veut pas dire grand chose), vous ne vendez, ni ne louez tout ou partie de votre corps. Vous restez propriétaire de votre corps et vous en faites ce que vous voulez, ce qui est complètement différent de la prostitution, où justement la prostituée met son corps à la disposition du client. Lorsque vous travaillez dans une entreprise, vous ne mettez pas votre corps à disposition de votre employeur qui le contrôle. Ne soyez donc pas si sophiste.

        Une prestation de service ? Ou comment le langage sert à déformer la réalité ! En fait, si je vous suis, même la vente d’organe n’est pas une commercialisation du corps, mais une prestation de service ! Complètement absurde !

        • Lionel37,

          Il va falloir faire un effort et ouvrir un livre… Je veux bien être sympa mais je ne vais pas faire votre travail à chaque fois que vous allez me sortir l’argument du développement.

          Le lien : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/discriminer/25879

          Maintenant la définition idoine de l’action de discriminer: « Établir une différence entre des personnes ou des choses en se fondant sur des critères distinctifs. »

          Les critères distinctifs des collectivistes : la couleur de la peau, la religion, la race… et évidement le sexe. En l’espèce, c’est le sexe. Ensuite, on établit une différence entre ces critères dans lesquels les collectivistes auront pris soin de « ranger » les individus (ex: un homme). Découle ensuite toute sorte de théories scabreuses telle que la théorie du genre ou autre… On pourra avoir des études, des statistiques… pour dire que les hommes sont comme ci et les femmes comme ça. De facto, les collectivistes excluent les individus qui n’entrent pas dans les cases, et donc ne correspondent pas aux théories élaborées par les « experts ».

          Donc la discrimination fondée sur le sexe comme celle fondée sur la couleur de la peau ou autre, ne peut être que fausse. Ainsi, c’est bien un argument fallacieux.

          Encore une fois, la discrimination suivant le sexe permet aux collectivistes de juger un individu en fonction de la collectivité à laquelle il aura été associé et non en fonction de ses actions et paroles.

          Donc, je réitère : la discrimination est un argument de collectiviste pour servir vos théories nauséeuses.

          S’agissant de la commercialisation, c’est surtout ce que vous dites qui ne veut pas dire grand-chose ! Vous croyez vraiment qu’une prostituée ne reste pas propriétaire de son corps ? (Ben non, au temps pour moi, le client repart avec sa chatte sous le bras). Honnêtement relisez-vous, au moins pour voir si ça a un sens ce que vous écrivez.

          Quant à l’entreprise, si vous imaginez que votre employeur ne vous contrôle pas, c’est que vous ne devez vraiment pas comprendre le monde dans lequel vous vivez (ou alors vous n’avez jamais mis les pieds dans une entreprise). Ouvrez un code du travail et recherchez la définition de ce qu’est un lien de subordination (pour vous aider la jurisprudence a donné un faisceau d’indices sur le sujet). On en discutera après.

          La vente d’organe est une commercialisation du corps, si je vous vend un poumon, vous repartez avec : il y a un effet translatif de propriété. Expliquez donc quel est l’effet translatif de propriété dans la prestation sexuelle ?

          Ne vous en déplaise, la prostitution est une prestation de service, mais comme tout bon donneur de leçons, vous savez mieux que n’importe qui ce qui est bien et ce qui ne l’est pas pour les autres.

          • J’adore quand l’adversaire tombe dans le piège d’ouvrir un dictionnaire et n’est pas capable de comprendre la polysémie des mots et pire, le fait que « les mots tremblent en contexte ». Sur dernier point et étant donné que vous m’incitez à lire, je vous inciterai à lire Quine.

            Bien évidemment que discrimminer a un sens tout à fait objectif, on en parle même en mathématiques ! Mais lorsqu’on l’emploie en droit, par exemple, il n’a pas du tout le même sens. faites l’effort de bien lire votre dictionnaire et je suis sûr que vous trouvez cette définition qui vous manque et qui vous empêche d’avancer.

            Pour ma part, je vous parle de la définitio légale de la discrimmination indirecte à laquele fait référence l’auteur. Lisez-là également et nous en reparlerons.

            Parler de « théorie du genre » est bien un indice montrant que vous ne connaissez pas grand chose de cela. Il ‘nexiste pas de théorie du genre, même les chercheurs travaillant sur le genre réfutent ce terme, il n’y a que les opposants sectaires qui l’emploient.

            Je vous conseille également de relire votre Larousse pour retrouver la définition de collectiviste, car vous ne semblez pas bien la maîtriser.

            La commercialisation peut bien entendu être temporaire (comme lorsque vous louez un bien, votre maison par exemple, vous restez propriétaire mais c’est bien l’individu qui a la jouissance de cette maison).

            Donc un employeur peut vous obliger à tailler une pipe, à écarter les jambes, etc ? Nous n’avons pas travailler dans les mêmes entreprises.

            Bon plus sérieusement et pour relever un peu le niveau, pourquoi la prostitution n’a rien d’une prestation de service. Tout simplement parce qu’un service ne fait pas du support matériel qui va le fournir quelque chose d’indispensable. Lorsqu’on demande à un employé de transporter tel marchandise à tel endroit, on se fiche de comment il le fera, ce qui compte c’est qu’il ne fasse, ce qui compte c’est le résultat, idem pour un avocat à qui on demande de fournir une défense, on se fiche de comment il la trouvera, avec son cerveau, ses pieds, son sexe, peu importe, ce qui compte c’est le résultat (le service). Rien à voir avec la prostitution sauf si vous nous soutenez que la prostitution peut se faire sans le corps de la prostituée, ce qui serait assez alambiqué.

            Concernant la vente d’organe, suivant votre raisonnement, je peux très bien dire également que c’est une prestation de service. Je vous offre le service de disposer de mon rein, par exemple ! Vous voyez, ne vous laissez pas piéger par les mots !

      • Steph75, vous ne m’avez pas entièrement compris.

        L’argument de la discrimination n’est pas de l’ironie. Je pense que cette notion de discrimination indirecte pourra dans le futur être utilisée pour faire annuler cette loi. Loi qui est je le pense injuste et … discriminatoire.

        Et sur le fait que la discrimination serait un argument « collectiviste » je suis en désaccord avec vous. Il est vrai que la lutte contre les discriminations peut prendre la forme d’entraves aux libertés parfois en dépit du bon sens.

        Mais au contraire il peut être utilisé pour défendre les libertés ce qui est une bonne chose. Je vais donner un exemple: imaginez une loi qui interdise le port du voile (simple) sur la voie publique. Cette loi ne serait pas explicitement discriminatoire puisqu’elle interdirait le voile des bonnes soeurs tout comme celui des musulmanes.

        Mais dans ce cas-ci la notion de discrimination indirecte pourrait aussi être utilisée en montrant que les musulmanes représentent la grande majorité des victimes de cette loi et qu’il s’agit donc d’une discrimination selon la croyance religieuse.

        Ceci pour illustrer que la lutte contre les discriminations est aussi un garant des libertés.

        • Alain,

          Merci pour ces précisions. Votre article aurait très bien pu être de l’ironie vis-à-vis des collectivistes.

          Ce n’est pas la discrimination en elle-même qui est un argument de « collectiviste », nous discriminons tous, tous les jours. La discrimination est un argument de collectiviste dès qu’elle est utilisée par le législateur.

          La discrimination par exemple pour le racisme ou l’anti-racisme, est le fait d’accorder une importance morale, sociale ou politique à la lignée génétique à laquelle un homme appartient, et de croire que ses traits intellectuels et caractérologiques sont héréditaires. Ce qui veut dire, en pratique, qu’un homme doit être jugé, non en fonction de son caractère et de ses propres actions, mais en fonction de ses ancêtres. »
          Ayn Rand « The objectiviste Newsletter », septembre 1963

          Lorsque vous prenez l’exemple de l’interdiction du port du voile sur la voie publique, vous prétendez que cette loi ne serait pas explicitement discriminatoire alors qu’elle discrimine expressément les religieuses (les sœurs et les musulmanes) par une atteinte à leur liberté. Elles sont donc discriminées à partir d’un critère de collectiviste car la loi aura visé une catégorie d’individus.
          La seule limite possible au port du voile est le droit de propriété.

          Il ne sert à rien de lutter contre les discriminations, chaque individu le fait tous les jours. Chaque loi discriminante ou anti ne garantira pas la liberté : elle donne l’apparence d’en octroyer à certains mais avec la certitude que ce sera au détriment des autres, c’est tout.

    • Lionel37, sur le concept de discrimination vous affirmez qu’il n’est pas applicable. Je vous conseille de lire attentivement ceci:

      http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/30266/definition-de-la-discrimination-indirecte-en-raison-du-sexe-de-individu.php

      « Une telle discrimination est caractérisée lorsqu’une mesure par nature anodine affecte finalement une proportion nettement plus élevée de personnes d’un sexe. »

      Ce qui compte c’est la proportion des personnes affectées. Dans ce cas-ci, l’immense majorité voire la totalité des clients sanctionnés seront des hommes, ce qui implique que le concept de discrimination indirecte est applicable.

      Pour les cas des viols, homicides etc. l’argument de la discrimination indirecte serait balayé par le fait que l’interdiction de ces actes est à la fois un but légitime et les moyens (répressifs) en sont à la fois nécessaires et appropriés.

      • « Pour la Cour de cassation une discrimination indirecte en raison du sexe est constituée « dans le cas où une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre est susceptible d’entraîner un désavantage particulier pour des personnes d’un sexe donné par rapport à d’autres personnes »

        Cela ne concerne que les hommes clients de prostituées et non l’ensemble des hommes.

        J’ajoute que je vois mal quel désavantage cela produit.

        Pour conclure, sauf si réponse, je dirai simplement que je trouve assez malhonnêté d’essayer de détourner la loi en jouant sur les mots. Ce n’est pas très digne d’une personne se disant passionée par la philosophie.

        Concernant les viols et les meurtres, si je suis ce que vous avez écrit précédément, c’est bien une discriminatio indirecte mais justifiable. Pensez-vous véritablement que condamner les vols et les meurtres soient une discrimination indirecte (même justfiable).
        Cordialement.

  • Comme écrit @vertigo 27/ 11 14h 33 comme pour l’ adultère il faudra prouver qu ‘il y a eu acte sexuel . il va y en avoir des astuces des 2 bords et des suites éventuellement judiciaires.
    Diversion @ christophe mais aussi occultation de responsabilité . Les divers politiciens socialistes et leurs médias depuis une quarantaine d’ années ont promotionné une immigration mal maitrisée ils sont donc responsables d’ une de ses conséquences , une prostitution de + en + difficile à maitriser . exemple @ Syrphe 27/11 .

  • En Afrique , les africaines qui se prostituent appelle ça : » Faire boutique mon cul ! » C’est joli non ?
    Héhé…..Quand la boutique est ouverte on se précipite pour être servi en premier !!!

  • Bravo pour cette intéressante démonstration. Je ne vois pas pourquoi en effet les clients seraient plus pénalisés que les prostituées. L’état ne devrait pas interférer dans les affaires qui relèvent de la sphère privée. Si une femme souhaite se faire payer pour avoir des relations sexuelles, on ne devrait pas le lui interdire. Si un homme souhaite payer pour avoir de relations sexuelles, on ne devrait pas le considérer comme un délinquant. Certains hommes préfèrent fréquenter des prostituées pour de multiples raisons tout à fait légitimes (une prostituée peut également donner de la tendresse ou être simplement une présence amicale). De plus, certaines personne n’ont pas d’autre choix que de payer pour avoir des relations sexuelles, notamment par exemple parce que du point de vue physique elle ne correspondent pas au stéréotype qui constitue l’idéal féminin et qu’elles ne plaisent pas aux femmes (car elles sont extrêmement exigeantes). Faire payer les clients est donc pour un nombre d’entre eux une double peine.
    On peut avoir des centaines de très bonnes raisons de payer une prostituée : on avoir par exemple des problèmes de couple etc. L’avantage de payer est qu’on sait à quoi s’attendre, ce qui est d’une certaine manière plutôt rassurant. Les lois liberticides et le retour à l’ordre moral ne changeront rien au fait que la prostitution est le plus vieux métier du monde et qu’il le restera. On s’adaptera, voilà tout.
    Le gouvernement devrait également en profiter pour s’inspirer du modèle social des pays nordiques qui sont bien plus en avance que nous.

  • houla cer compliker
    8 avril 2015 at 19 h 21 min

    L’argument de la discrimination n’a aucun sens…
    Comment ne pas voir à quel point c’est inepte ?

    Personne ne veut interdire la prositution pour l’unique raison que les clients sont des hommes. Ils veulent l’interdire car ils pensent que cela est globalement détrimentaire aux gens qui le pratiquent.

    Imaginons un pays où on a le droit d’éjaculer sur les gens dans la rue. Sur n’importe qui, je vois une fille qui me plait, j’ai le droit de lui éjaculer dessus.

    Un jour, un politique se dit que quand même, c’est pas très cool d’éjaculer sur les gens, il faudrait ptetre l’interdire.

    Et là surgit l’ADES (l’association des éjaculateurs surprise) qui brandit comme argument que puisque concrètement seul les hommes pratiquent ce droit, alors c’est de la discrimination contre les hommes !

    Cet argument n’a aucun sens, ce n’est pas cela la discrimination. D’abord on évalue si une activité est BIEN ou MAL, et ensuite seulement on s’assure que son application soit équitable pour les deux sexes !

    S’appuyer sur les déclarations citées ici est un strawman, les deux premières citations étant globalement idiotes.

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