Climat de terreur

Il est impossible d’entretenir des certitudes à propos de la question du climat . Pourtant, la science continue à être instrumentalisée pour nous faire peur.

Par Nathalie Elgrably-Lévy, depuis Montréal, Québec.

global climate warming

Cette semaine, les médias ont tous relayé le communiqué de presse alarmant de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) annonçant une hausse de la concentration de CO2. Pour le Secrétaire général de cet organisme, si la température augmente, « les conséquences seraient catastrophiques ». Le message est limpide. Si nous conservons nos habitudes, nous causerons les pires calamités.

La rectitude environnementale exige une acceptation absolue du dogme et une dévotion inconditionnelle à la cause. Malgré tout, quelques questions « écologiquement incorrectes », mais rationnellement incontournables, s’imposent.

Premièrement, nous savons maintenant qu’aucune hausse des températures n’a été enregistrée depuis 1997. Le GIEC l’a d’ailleurs admis dans son récent rapport. Dès lors, pourquoi des organisations comme l’OMM, qui se réclament de la science, continuent-elles d’affirmer l’existence d’un lien de causalité entre les émissions de CO2 et le réchauffement climatique ? Ignorent-elles donc qu’une théorie doit impérativement être vérifiée par l’expérience pour devenir scientifique, et que l’approche scientifique exige qu’une prévision fausse entraîne automatiquement la falsification de la théorie sur laquelle elle repose ?

Deuxièmement, absolument aucun des modèles employés par les alarmistes du climat n’avait prévu la stagnation actuelle de la température. D’ailleurs, le GIEC consacre 200 pages de son plus récent rapport à énumérer les écarts entre les prévisions des modèles et les observations scientifiques, et reproche à certains d’entre eux de commettre « d’importantes erreurs ». Dans ce cas, puisque que le GIEC lui-même souligne les échecs des modèles employés, pourquoi devrions-nous croire les prévisions faites aujourd’hui pour 2030, 2050 et même 2100 ? Certes, les modèles ont été modifiés, mais quelles preuves avons-nous qu’ils sont maintenant fiables ?

Troisièmement, à supposer que le réchauffement soit bien réel, pourquoi serait-il nécessairement catastrophique ? D’abord, l’être humain a prouvé sa formidable capacité d’adaptation. Ensuite la planète a déjà connu des périodes chaudes sans conséquences. Notamment, le réchauffement ressenti au Moyen Âge et la fonte des glaciers, admis même par les experts du GIEC, avaient ouvert des voix navigables et augmenté les superficies des terres arables. Finalement, il existe actuellement suffisamment d’études qui affirment que le réchauffement serait bénéfique pour les humains, les cultures, la biodiversité et les animaux, pour qu’on puisse légitimement remettre en question les scénarios apocalyptiques.

Quiconque s’intéresse à la question du climat réalise rapidement l’impossibilité d’entretenir des certitudes. Néanmoins, la science continue à être instrumentalisée pour nous faire peur et nous culpabiliser. Pire encore, on nous sert des théories lourdes de conséquences alors qu’elles ne respectent en rien la méthode scientifique.

Il faut dire que les éco-catastrophistes et la classe politique n’ont d’autre choix que de défendre leur dogme. Admettre le contraire, c’est reconnaitre qu’à cause d’eux, les citoyens du monde entier se font inutilement et outrageusement plumer avec les écotaxes de tout acabit. Malgré tout, aucun artifice des experts du GIEC ou de l’OMM ne changera les observations empiriques, même s’il y a consensus !


Article original publié par Le Journal de Montréal.