Oui, le libéralisme est social !

Dans l’esprit de la majorité, les libéraux sont des égoïstes ne pensant qu’à eux. Au delà des préjugés, est-ce vraiment le cas ?

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Oui, le libéralisme est social !

Publié le 7 avril 2013
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Dans l’esprit de la majorité, les libéraux sont des égoïstes ne pensant qu’à eux. Au-delà des préjugés, est-ce vraiment le cas ?

Par Jacques de Guénin.

Conférence délivrée aux Assises Libérales de Bretagne, en 2005.

De l’extrême gauche à une grande partie de la droite, les Français se disent « sociaux », et anti-libéraux. Ils veulent dire par là qu’ils s’intéressent au sort des plus défavorisés, alors que nous, les libéraux, qui défendons l’individu et l’économie de marché – rebaptisée loi de la jungle pour la circonstance – sommes des égoïstes, avides de profit. Or il se trouve que c’est exactement le contraire : c’est nous les généreux, et eux les prédateurs ! Mais il nous acculent toujours à la défensive en se plaçant sur le terrain de la morale. Il est grand temps de repasser à l’offensive, et d’occuper à notre tour ce terrain.

C’est l’objet de cet exposé. Je vous préviens tout de suite que c’est un exposé de combat, et qu’il a pour ambition de vous donner des armes. Ceux qui n’ont pas envie de se battre peuvent quitter la salle sans me vexer… Je n’en vois pas, je reprends le fil. Voici tout d’abord une arme tactique pour déstabiliser l’adversaire : faites l’innocent et demandez lui ce qu’il entend par libéralisme. Il y a toutes les chances pour qu’il bafouille des inexactitudes. Dites lui alors que vous n’êtes pas surpris qu’il n’aime pas le libéralisme, car il ne sait pas ce que c’est. Contrairement à ce qu’il croit, où feint de croire lorsqu’il sait mais que la vérité le gêne, les sociétés qui appliquent la morale libérale ont toujours été, dans tous les temps et sous tous les cieux, les sociétés les plus prospères, les plus tolérantes, les plus ouvertes et les plus humaines.

Vous pourrez ensuite terrasser votre adversaire tout à loisir avec les armes que je vais maintenant vous donner.

Beaucoup de personnes voient dans le libéralisme seulement une doctrine économique, d’autres y voient aussi une doctrine politique. En réalité le libéralisme est avant tout une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie.

Le libéralisme repose sur deux principes moraux : La liberté et la responsabilité individuelles.

  • Être responsable, cela veut dire assumer soi-même les conséquences de ses propres actes. C’est un principe d’apprentissage par tâtonnement et d’auto perfectionnement.
  • La liberté individuelle, pour le libéral, ce n’est pas ma petite liberté égoïste, c’est la liberté de chacun. Ce n’est pas faire tout ce qui me plait sans me soucier des autres, car alors je risquerais de limiter la liberté d’autres personnes : si je me livre à la drogue au point de ne plus pouvoir assumer ma propre existence, je deviens une charge pour les autres.

Cette idée est exprimée de façon remarquable par l’article 4 de la fameuse Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui dit : « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. »

Je vous demande de bien noter au passage que cette fameuse Déclaration est l’œuvre de libéraux. Comme vous le savez, les jacobins, c’est-à-dire les socialo-communistes de l’époque, se sont assis dessus et ont institué la Terreur.

Les concepts de liberté et de responsabilité ne sont pas indépendants l’un de l’autre. Aucun des deux ne peut exister sans l’autre. En effet :

  • on ne peut être responsable de ses actes que si on est libre de les commettre ou non. Réciproquement,
  • si l’on veut respecter la liberté des autres, il faut assumer soi-même les conséquences de ses propres actes.

Pour assurer sa vie, l’homme doit produire, au prix d’un effort et en utilisant sa raison, des biens qu’il pourra consommer, stocker, ou échanger, ainsi que des services qu’il pourra échanger contre d’autres biens ou d’autres services. Celui qui n’a pas droit au produit de ses efforts n’a pas la certitude de pouvoir entretenir sa vie de la façon qu’il désire. L’homme qui produit alors que d’autres disposent de ce qu’il produit est un esclave. Celui qui produit alors que l’État lui en prend la moitié, est un demi esclave. La propriété acquise par l’effort et la raison est donc une condition impérative de l’exercice de la liberté.

Celui qui produit et échange gagne ce qu’il consomme. Il ne prend rien aux autres. Il ne s’attend pas à être payé sur ses plaintes ou sur l’expression passive de ses besoins, mais sur ses réalisations, sur ce qu’il a accompli. Réciproquement, la propriété acquise par la force, le vol ou la tromperie, est en contradiction totale avec la morale libérale. Si l’on veut que chacun jouisse de la liberté, on ne doit rien obtenir des autres par la coercition, mais seulement avec leur consentement.

L’individu peut obtenir les biens ou les services qu’il ne peut ou ne veut produire lui-même, grâce à l’échange. L’échange se fait avec un autre individu ou avec une société : par exemple l’échange d’un travail contre un salaire. Lorsque l’échange est libre, les deux parties y trouvent leur satisfaction, sans cela ils ne le feraient pas, et aucun tiers n’est lésé. Les échanges favorisent les rapports pacifiques entre les hommes et contribuent à la moralisation de ces rapports. Car pour que les échanges soient efficaces, ils doivent exclure le mensonge. Et l’on constate bien que la confiance règne dans les sociétés libérales. Ceux qui la trahissent sont l’objet d’opprobre. Si vous voulez vous en convaincre, je vous recommande la lecture du livre fondamental d’Alain Peyrefitte La Société de Confiance.

L’homme obtiendra des résultats d’autant meilleurs qu’il fera plus d’efforts et utilisera mieux sa raison. C’est la seule source d’inégalité cohérente avec la morale libérale. La morale libérale ne tolère pas l’inégalité devant la loi, quelles qu’en soient ses formes – l’esclavage, les castes, les privilèges – parce que ces inégalités sont obtenues par la coercition exercée par le pouvoir. Il faut que vous vous pénétriez bien de cette vérité historique : en France l’esclavage a été aboli une première fois en 1794 sous la pression inlassable de Condorcet, l’Abbé Grégoire, et La Fayette, qui étaient tous des libéraux. Rétabli par Napoléon, il a de nouveau été aboli en 1848 grâce aux efforts non moins inlassables d’autres libéraux, en l’occurrence Tocqueville, Montalembert, et Victor Schoelcher.

Les interactions volontaires avec les autres permettent à l’individu d’améliorer considérablement son efficacité dans sa recherche du bonheur par l’effort et la raison. D’abord, la comparaison de ses résultats avec ceux des autres permet de progresser – à condition que le jugement ne soit pas altéré par l’envie, péché capital pour un chrétien, mais moteur de l’action socialiste.

Réciproquement, la recherche individuelle du bonheur par l’effort et la raison engendre des conséquences extrêmement positives pour les autres. S’il jouit de la liberté, l’homme peut créer, inventer de nouvelles voies. Ce faisant, il enrichira aussi les autres. La plupart des gens consomment à peu de choses près l’équivalent de la valeur qu’ils produisent. Mais l’homme qui produit une idée, une invention, ne reçoit qu’une infime partie de la valeur qu’il a ajoutée au patrimoine de l’humanité, et dont un nombre illimité de personnes bénéficiera.

Si aucune autorité n’intervient pour lui dicter ses choix, l’homme peut choisir le travail qu’il préfère, se spécialiser dans ce travail, et aller aussi loin dans la voie du succès que sa volonté et son talent le permettent. Mais à une condition : il faut que ce travail ait un intérêt pour d’autres. C’est ce que ne comprennent pas tous ceux qui considèrent que la Société doit leur fournir le genre de travail auquel ils aspirent, même s’il y a déjà beaucoup trop de gens qui font ce travail.

Quant à l’entreprise, elle meurt si elle n’est plus durablement en mesure d’assurer à ses clients le service qu’ils désirent. La plus grosse entreprise perd sa puissance et son influence dès qu’elle perd ses clients. Le profit va donc seulement à celui qui a compris ce que veulent les autres. Il n’en est pas de même pour les activités de l’État, qui ne connaissent aucune sanction.

Les théories de gauche et de la pseudo droite sur l’entreprise, généralement conçues et propagées par des gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise, partent de l’idée qu’il existe une opposition irréductible entre les intérêts des travailleurs et ceux des patrons. Il n’y a rien de plus contraire à la réalité, au moins dans un marché libre. Car dans un marché libre, il n’y a pas de chômage permanent, et les patrons sont en concurrence les uns avec les autres pour attirer les meilleurs salariés. Et même en situation de sous emploi, les patrons conscients, qui pensent d’abord à la pérennité de leur entreprise avant même de penser au profit, savent qu’une entreprise ne peut être efficace que si les travailleurs s’y sentent bien. La préoccupation majeure de tout bon manager, est de faire en sorte que ce soit le cas. C’est très difficile, car chacun de nous croit volontiers que ses mérites ne sont jamais suffisamment reconnus, et les syndicats nous encouragent à le penser. Dans l’entreprise privée, on y parvient pourtant, puisqu’il n’y a que 5% de syndiqués, et il n’est pas rare de voir les syndicalistes eux-mêmes demander discrètement une place dans l’entreprise pour leurs enfants. Bien entendu, il y a des mauvais chefs d’entreprise, mais en moins grand nombre que ne le laisseraient croire le cinéma et la presse – qui sont à 80% au mains des gauchos – et s’il y en a peu, c’est pour une raison bien simple : les mauvais chefs d’entreprise ne survivent pas longtemps.

J’ai découvert un jour dans les archives du groupe Peugeot un petit livre datant de 1894 intitulé « Institutions patronales de la maison Les Fils de Peugeot Frères ». Ce livre avait donc plus d’un siècle. Il contenait de manière très claire et très lisible les comptes des différentes institutions suivantes :

  • une caisse de retraite
  • deux sociétés de secours mutuels (une par usine)
  • deux sociétés d’appui mutuel en cas de décès
  • une caisse d’assurance contre les accidents
  • des logements ouvriers
  • trois écoles
  • deux cercles ouvriers
  • un hôpital

J’ai vainement cherché dans notre Sécurité Sociale totalitaire s’il existait des avantages que n’avaient pas déjà les salariés de la maison Peugeot. Je n’en ai trouvé aucun. En revanche j’ai trouvé trois avantages qu’avaient sur nous ces salariés il y a plus d’un siècle :

  • leur participation n’était que de 5,5% du salaire, le reste étant couvert par l’entreprise
  • bien que la part patronale fut très supérieure, la gestion était paritaire
  • tous les salariés recevaient ce petit livre, clair, lisible et précis.

Et ce petit livre se terminait ainsi :

« Les ouvriers de la Maison « Les Fils de Peugeot frères » ne se sont jamais mis en grève et une entente parfaite a toujours existé entre les patrons et les ouvriers »

« Un grand nombre de familles sont occupées dans les usines depuis 3 générations » J’ai découvert depuis que les Peugeot n’étaient pas les seuls. D’autres grandes familles industrielles, notamment les Michelin, avaient des institutions comparables.

Ce pan d’histoire a été masqué par la propagande gauchiste, ou tourné en dérision sous le vocable de « paternalisme ».

Je ne peux pas m’étendre aussi longuement sur chacune des conquêtes sociales du libéralisme que je viens de le faire pour celle-ci, car je dépasserais très largement le temps pourtant raisonnable qui m’est imparti. Je me contenterai de les résumer brièvement.

Dès 1803, Jean-Baptiste Say déplorait le travail répétitif. Il pensait qu’il fallait donner plus d’initiative aux ouvriers, et se faisait pour cela l’apôtre de l’instruction primaire obligatoire, loi défendue par les libéraux et combattue par les marxistes avec Jules Guesde, qui y voyait une façon pour les capitalistes de se procurer une main d’œuvre plus rentable !

La loi du 28 mars 1841 interdisant le travail des enfants de moins de 8 ans et limitant celui des enfants de 8 à 12 ans fut introduite à la Chambre par des libéraux. Le rapporteur était Charles Dupin.

Le 17 novembre 1849, à l’Assemblée, Frédéric Bastiat, dans un discours très documenté, et très émouvant, soutint un amendement destiné à autoriser les syndicats ouvriers et la grève, la grève sans violence bien entendu. Il ne fut pas entendu.

Il faudra attendre la loi de 1864, pour que soit reconnu le droit de grève. Cette loi a été promulguée par Napoléon III sous l’influence du libéral Émile Ollivier, premier ministre et ministre de la justice. Il faudra attendre vingt ans de plus pour que devienne légale l’existence des syndicats. Une loi avait été déposée en ce sens dès 1876 par le député libéral Édouard Lockroy. Mais elle fut combattue pendant 8 ans par les socialistes. Poussée par le ministre de l’intérieur libéral Waldeck-Rousseau, elle devint la loi du 21 mars 1884. Mais quand en 1900 et 1901 Waldeck-Rousseau, devenu président du conseil, tenta de l’étendre en accordant la personnalité civile aux unions de syndicats, il se heurta à l’opposition des socialistes.

Le 2 juillet 1906, le député libéral Gaston Doumergue déposa un projet de loi autorisant la création de conventions collectives. Le congrès de la CGT prit parti contre cette proposition. À partir de 1908, c’est encore sous l’impulsion des libéraux que furent créées les premières caisses d’épargne. Comme elles étaient privées, elles ne rencontrèrent que sarcasmes de la part des socialistes.

Les socialistes, eux aussi, prétendent être motivés par une morale. Mais il y a une immense différence entre leur morale et la nôtre, sur laquelle je voudrais attirer votre attention. La morale libérale, comme la morale chrétienne, avec laquelle elle se confond d’ailleurs partiellement, s’adresse à l’individu. Elle s’adresse à l’individu pour lui faire assumer la responsabilité de ses actes, et ce faisant assurer la liberté de son prochain. La morale socialiste, elle, proclame certes qu’elle veut le bien de l’individu, mais elle ne cherche à établir ce bien que par l’intermédiaire de l’État et de ses lois, c’est-à-dire par la coercition. Le socialisme et ses avatars définissent ce bien a priori, ils l’inculquent aux enfants par l’éducation, et ils l’imposent par la gestion étatique de toutes les activités humaines.

Ce culte de l’État par des gens qui comprennent beaucoup d’intellectuels, c’est-à-dire des gens qui sont censés observer et réfléchir, a toujours été pour moi une source d’étonnement. Je veux bien qu’il faille une bonne connaissance des mécanismes économiques – qui n’est guère enseignée par l’éducation nationale – pour comprendre tout le mal que fait l’État à l’économie. Mais sur le plan social, qui est celui de cet exposé, il n’y a pas besoin d’être très savant pour constater que toutes les horreurs que l’on trouve dans l’actualité et les livres d’histoire sont le fait des États : les guerres, les massacres, les déplacements de population, les camps de concentration, les destructions, les enlèvements, les procès truqués, les détentions arbitraires, les tortures, les famines, les persécutions, les confiscations. C’est à chaque siècle et en de multiples endroits que ce culte de l’État aboutit aux mêmes dérives abjectes, comme la Terreur en France, le National Socialisme – c’est à dire le nazisme – en Allemagne, ou les exterminations méthodiques opérées au sein de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

Les libéraux, eux, en sont conscients, et c’est pour cela qu’ils ont toujours cherché à limiter le pouvoir des États. Ce sont eux qui ont inventé le principe de séparation des pouvoirs, si difficile à mettre en œuvre, même dans notre vieille démocratie. Ce sont eux qui ont inventé la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 pour protéger les individus contre l’État.

Mais le libéral est conscient que si l’homme peut acquérir des biens par l’effort et la raison, il peut aussi les acquérir aux dépens des autres par la ruse ou par la force. Le libéral accepte donc comme un moindre mal une autorité dont la seule vocation serait précisément de faire respecter les droits individuels. En pratique cela veut dire un État limité aux seules fonctions dites « régaliennes » : la Justice, la Police, et la Défense Nationale, ce qui implique une Diplomatie. Toutes les autres fonctions sont mieux accomplies par la libre association d’individus.

Les deux concepts de la morale socialiste dont on entend le plus parler sont l’égalité et la solidarité. Je voudrais vous montrer à quel point ces idéaux, a priori édifiants, sont dévoyés par les mécanismes même du socialisme.

L’égalité. Le libéral combat les inégalités vraiment injustes, c’est-à-dire celles qui profitent aux hommes politiques et aux fonctionnaires, et les inégalités qui résultent du vol ou de la coercition, qui sont souvent le fait de l’État, ou le fait que l’État ne fait pas son travail.

Le socialiste, lui, recherche l’égalité de résultat, et c’est ainsi que dans ce pays tout est fait pour encourager celui qui ne veut rien faire, et tout est fait pour mettre des bâtons dans les roues à celui qui entreprend. C’est ainsi que l’Éducation Nationale, n’ayant pas réussi à uniformiser les résultats des élèves par le haut, s’est résigné à les uniformiser par le bas.

Je vous le demande, n’est-il pas profondément injuste de récompenser de la même façon le paresseux et celui qui se donne du mal ? Celui qui fait n’importe quoi et celui qui réfléchit ?

La solidarité. Pour le libéral, la solidarité, la sollicitude vis-à-vis de ses semblables, sont des vertus individuelles qui s’exercent directement ou au moyen de libres associations. La solidarité qui s’exerce par exemple dans les petites communautés, villages, quartiers, lieux de travail, où les gens se connaissent et s’impliquent. L’étude historique des sources de l’aide aux déshérités, montre qu’elle était plus importante, en pourcentage du niveau de vie moyen, lorsqu’elle était privée que depuis qu’elle est publique. On se doute qu’elle était aussi plus souplement adaptée aux besoins réels des individus et qu’elle laissait moins de place aux gaspillages et à la corruption. Je voudrais vous lire à ce sujet quelques lignes de Frédéric Bastiat sur les sociétés de secours mutuels.

Les sociétés de secours mutuels, [sont une] institution admirable, née des entrailles de l’humanité, longtemps avant le nom même de Socialisme. Il serait difficile de dire quel est l’inventeur de cette combinaison…Toujours est-il que j’ai vu surgir spontanément des sociétés de secours mutuel, il y a plus de vingt cinq ans parmi les ouvriers et les artisans les plus dénués, dans les villages les plus pauvres du département des Landes (écrit en 1848). Dans toutes les localités où elles existent, elles ont fait un bien immense. Les associés (…) sentent tous leur dépendance réciproque, l’utilité dont ils sont les uns pour les autres ; ils comprennent à quel point le bien et le mal de chaque individu ou de chaque profession deviennent le bien et le mal communs…

Ce qui a fait jusqu’ici le succès de ces sociétés, – succès lent, à la vérité, comme tout ce qui concerne les masses, – c’est la liberté, et cela s’explique…

Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité. Ce n’est jamais sans créer pour l’avenir de grands dangers et de grandes difficultés, qu’on soustrait l’individu aux conséquences de ses propres actes. Le jour où tous les citoyens diraient : « nous nous cotisons pour venir en aide à ceux qui ne peuvent travailler ou ne trouvent pas d’ouvrage, » il serait à craindre qu’on ne vit se développer, à un point dangereux, le penchant naturel de l’homme vers l’inertie, et que bientôt les laborieux ne fussent réduits à être les dupes des paresseux. Les secours mutuels impliquent donc une mutuelle surveillance, sans laquelle le fonds des secours serait bientôt épuisé. Cette surveillance réciproque, qui est pour l’association une garantie d’existence, pour chaque associé une certitude qu’il ne joue pas le rôle de dupe, fait en outre la vraie moralité de l’institution. Grâce à elle, on voit disparaître peu à peu l’ivrognerie et la débauche, car quel droit aurait au secours de la caisse commune un homme à qui l’on pourrait prouver qu’il s’est volontairement attiré la maladie et le chômage, par sa faute, et par suite d’habitudes vicieuses ? C’est cette surveillance, qui rétablit la Responsabilité, dont l’association, par elle même, tendait à affaiblir le ressort.

Or, pour que cette surveillance ait lieu et porte ses fruits, il faut que les sociétés de secours soient libres, circonscrites, maîtresses de leurs statuts comme de leur fonds. Il faut qu’elles puissent faire plier leurs règlements aux exigences de chaque localité.

Voila comment les libéraux conçoivent la solidarité, mais les socialistes baptisent cela « charité », et tournent le concept en dérision comme ils ont tourné le paternalisme en dérision. Pour eux, la solidarité consiste à faire redistribuer par l’État de l’argent pris à d’autres. Cela n’a évidemment aucune valeur morale mais donne bonne conscience. Pourquoi venir en aide directement à son prochain, lorsqu’on a déjà payé l’État pour le faire ?

En pratique, l’État tue la compassion. Mais cette fausse solidarité permet de faire mousser les hommes au pouvoir. En réalité, elle est devenue au fil des ans une toile d’araignée si complexe que personne ne la maîtrise plus, et elle laisse par conséquent le champ libre à toutes sortes d’iniquités, de gaspillage, et de corruption. Cela est encore plus vrai lorsque cette pseudo solidarité est exercée par des États par l’intermédiaire d’autres États. Que l’on ait besoin de rappeler de telles évidences en dit long sur le degré de pénétration de la pensée gauchiste.

En conclusion, le libéralisme s’intéresse à l’individu plus qu’à la société. Il considère que la société n’est qu’un ensemble d’individus libres et responsables, et que tout ce que chacun de nous fait pour les autres, il le fait librement, soit par raison, soit par inclination.

Les socialistes et leurs différents avatars, au contraire, mettent la société au dessus de l’individu. Pour eux, l’individu est une espèce d’animal sacrificiel qui ne compte pas devant la société. Ils la voient comme ayant une vie indépendante des éléments qui la constituent, ces éléments étant eux-mêmes des entités abstraites sans grande importance.

Quant aux hommes de pouvoir, tous les hommes de pouvoir, ceux de droite comme ceux de gauche, ils se donnent pour fonction de diriger la société, et toute action individuelle est pour eux potentiellement déviante et donc dangereuse.

Mais comme on ne peut convaincre, comme on ne peut diriger, sans un substratum moral minimum, les intellectuels de gauche et les hommes de pouvoir, qui ont les uns et les autres une mentalité de prédateurs, se sont accaparés la morale comme ils accaparent tout le reste.

Leur méthode est simple : il leur suffit de faire passer pour égoïste tout individu qui ose penser tout seul, pour exploiteur tout individu qui ose entreprendre, et pour ennemi du peuple tout individu qui met ses intérêts avant ceux de l’État. Ils prétendent qu’eux seuls possèdent les vertus d’altruisme et de solidarité.

Tant que vous n’aurez pas assimilé cela, vous serez à la merci des intellectuels de gauche, et vous serez à la merci des hommes de pouvoir de toutes tendances. Si nous, les libéraux, nous voulons sortir du ghetto où nous sommes, il nous faut nous battre sur le terrain de la morale, il nous faut récupérer la morale qu’on nous a volée. Les libéraux adorent les raisonnements économiques et dédaignent le combat politique. Mais les raisonnements ennuient la plupart des gens. En revanche beaucoup de gens sont prêts à se battre, voire à mourir, pour des principes moraux.

Ces principes sont universels. Ce sont les quatre principes du décalogue relatifs à la vie en société : tu ne tueras point, tu ne voleras point, tu ne mentiras point, tu n’envieras point ce qui appartient à ton prochain, ainsi que le principe ajouté par le Nouveau Testament : « aimez et respectez votre prochain individu par individu » – je le formule à ma manière, mais j’en respecte le sens. Or le communisme tue, les gouvernements volent et mentent, les socialistes font reposer toute leur action sur l’envie, et tous ces gens confondent l’amour du prochain avec les faveurs accordées à tel ou tel groupe d’électeurs.

J’espère vous avoir démontré que les vrais libéraux, eux, respectent les principes moraux de notre civilisation chrétienne.


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  • Remarquable analysé. Bravo !

    J’ajouterai une différence essentuielle en matière de « solidarité » :

    – pour le libéral, sans handicap physique ou mental, un homme en difficulté est un homme qui doit être « réparé » ;
    – pour un socialiste, c’est un « client » qu’il faut maintenir en l’état pour gonfler le troupeau.

    J’ai présidé un petit service d’aide sociale pendant des années : à part 20 % d’alcooliques, drogués, ou autres incurables à mon niveau, 80 % de mes clients sont sortis de leurs difficultés et arrivés à une autosuffisance pérenne en moins de trois ans ! Mais pour y arriver, il faut mouiller sa chemise, expliquer, guider, être disponible, apprendre aux gens à sourire, à gérer leurs petits revenus, à les améliorer, etc.Tuant, mais passionnant surtout quand on les revoit des années après, détendus et à l’aise.

    Nous avions des logements « de crise », pour 3 mois maximum, et des logements sociaux limités à trois ans. Bien suffisant, très peu d’occupation ont dû être renouvelées.

    Autre vision libérale, la scolarisation des enfants, généralement désastreuse dans ces familles déjantées. Pas de psy, ni de machine lourde. Nous avons simplement demandé à des coupes disposant d’une certaine formation, de temps libre et vivant à proximité des écoles de recevoir chaque jour UN enfant après la classe, durant une heure, pour les devoirs et les leçons. Avec des codes précis : pas de réception de luxe, un bol de lait ou de chocolat, et des tartines à la confiture … En quelques mois à peine, tous les enfants qui ont bénéficié de ce système se sont retrouvé dans le peloton de tête de la classe, sans que cela ne coûte rien à personne, et souvent à l’enchantement de l’accueil bénévole !

    Aider les gens, ce n’est pas leur balancer une brouette de fourrage, c’est les considérer comme des personnes uniques, et cela, seul le libéralisme peut le faire.

  • Un article qui mériterait d’être débarrassé des petites piques et autres effets de manche (combat/prédateurs…) tout à fait contre-productifs. Le libéralisme ne convaincra jamais personne par le mépris, et en ne s’adressant qu’à ses ouailles on ne prêche que des con-vaincus.

    Surtout si l’on cite le respect du prochain dans les dernières lignes.

    A le mérite d’exister mais est tout à fait inutilisable si l’on pensait l’envoyer à quelqu’un qui doute du fondement social du libéralisme.

    • Je partage l’avis de Hugues, en rajoutant l’allusion à la « pseudo » droite, comme si le libéralisme était nécessairement de droite et les appels au christianisme comme s’il était nécessairement chrétien.

      Dommage, j’aurai pu, sinon, communiquer ce texte à plusieurs personnes.

  • Une belle oeuvre littéraire.Mais si vous voulez convaincre des couches moins favorisées à y adhérer,point de condescence et de vérités à assainner.

    Une question qui me vient à l’esprit:les richesses économiques et financières sont détenus par une petite minorité de la population.Donc quoi libéraliser si la majorité de la population ne peut pas créer librement ce dont elle a besoin pour sa subsistance?

    Que dire aussi sur les agissements de certaines multinationales ou de financiers usant de passe droit pour garantir des dispositions légales plus favorables pour eux mais pas la majorité?

    Je permet aussi d’objecter une liberté d’initiative au sein de nos entreprises actuelles.Le salarié n’est nullement incité dans sa vie professionnelle à l’initiative,c’est mal vue par la hierachie et insupporte ceux et celles voulant garder le pouvoir …

    Quel place cependant pour des individus dont le destin social,voir les handicaps divers limitent les possibilités de faire plus intellectuellement et manuellement?

  • (Puis-je me permettre une remarque ? Dire du libéralisme qu’il est « social », c’est adapter le point de vue de l’adversaire. Car le socialisme, et lui seul, a décrété que tout devait être social, et que ce qui ne l’est pas est antisocial.

    Du coup, « le libéralisme est social » ressemble un peu à « les Juifs sont de bons Allemands ».

    Mais cela n’enlève rien aux nombreuses qualités de votre article.)

  • «  » »Les socialistes et leurs différents avatars, au contraire, mettent la société au dessus de l’individu. Pour eux, l’individu est une espèce d’animal sacrificiel qui ne compte pas devant la société. Ils la voient comme ayant une vie indépendante des éléments qui la constituent, ces éléments étant eux-mêmes des entités abstraites sans grande importance. » » »

    C’est certainement la raison pour laquelle la grande majorité des sociologues sont de gauche

  • Très intéressant. On voit que parfois la couleur politique va à l’encontre de la logique idéologique. Comme quoi les socialistes ne font pas toujours le travail social craignant d’être trop communiste.

    « La morale socialiste, elle, proclame certes qu’elle veut le bien de l’individu, mais elle ne cherche à établir ce bien que par l’intermédiaire de l’État et de ses lois, c’est-à-dire par la coercition »
    La législation n’est pas l’œuvre socialiste, même si elle est plus à droite le législatif pourrait être l’œuvre d’une forme de communisme.

    Par contre dans la vision libérale, il n’est pas bon de dire que l’on nait avec des acquis que l’on doit pouvoir conserver envers et contre tout. L’égalité des chances forge un pays plus fort et mieux préparé à l’évolution des entreprises familiales. Le difficulté en fait des personnes plus à même de connaitre les pour et contre.

    Si les seuls experts sont juges et partis, l’état est leur moyen d’assoir leur pouvoir et leur coté indispensable. Il n’y a dès lors plus de liberté de choix de la personne, il n’y a plus qu’un très bon élément. Une forme de libéralisme de l’insuffisance est aussi très fréquent.

    L’état devrait avoir un but de former des alternatives, par les écoles, mais de ne pas faire concurrence aux marchés, les projets devrait toucher que des marchés non porteur, pour ne pas soutenir immodérément des entreprises fortes et rentables.

    Par contre je ne pense pas que l’on puisse mettre tous les non-libéraux dans les socialistes, ca laisse encore la place à bien des variantes.

    @mauvaise langue : l’idée de troupeau me semble, hors sujet tous les partis font du clientélisme, même les médecins dits libéraux. Et si vous relisez la partie sur le National socialisme plus haut, vous verrez que votre remarque n’a pas de sens. La vision économique prédomine sur la vision de l’individu dès qu’il y a moins de riches, c’est ca le socialisme à géométrie instable.

  • « En pratique cela veut dire un État limité aux seules fonctions dites « régaliennes » : la Justice, la Police, et la Défense Nationale, ce qui implique une Diplomatie. Toutes les autres fonctions sont mieux accomplies par la libre association d’individus. »

    Qu’en est-il des biens publics et des problèmes dit de « passagers clandestins » ?

  • Excellent billet, merci M. Guenin pour cette mise en lumière pertinente et argumentée. Les références historiques sont précises et contextualisées. Les critiques envers les socialistes sont mordantes sans être outrancières. Parfait, mais pour quelles raisons ne voyons nous aucune traduction politique de l’excellent travail que des personnalités libérales comme vous produisent. Le substrat intellectuel est riche, la littérature et les publications sont là. Pensez-vous que l’étape nécessaire du débat d’idée et du « think tank » débouchera sur l’engagement d’acteurs politiques de premier plan, qu’un parti structuré et représentatif incarnera la pensée libérale. Le petit PLD à rejoint l’UDI dans l’indifférence générale, cela ne va-t-il pas le diluer encore plus ? Y-a-t-il une volonté de coalition avec d’autres partis ? Une stratégie ? Un calendrier ? S’il vous plait éclairez notre lanterne !

  • Super flash back ! Vous êtes contre la théorie les idées viennent de gauche et meurent à droite ? La fin du texte est très pertinente. C’est la question qui tourne sans cesse dans mon « mono-neuronne » : comment vendre le libéralisme avec des libéraux ? Aujourd’hui on dirait « impossible mission ». Un comble, surtout si l’on considère les libéraux comme cultivés, même savant quelques fois. Mais on peut avoir les plus beaux fruits du marché et ne pas savoir les vendre.

  • « si je me livre à la drogue au point de ne plus pouvoir assumer ma propre existence, je deviens une charge pour les autres. »

    Je ne suis pas convaincu qu’il n’y ait que le consommateur de responsable.

    Certes, celui qui se sera livré à la drogue est responsable de ses propres actes puisqu’il viendra impacter la liberté des autres. Mais l’argument ne peut pas être exposé aussi simplement sans risquer de soulever de contestations paralysant le débat.

    Il ne faut pas avoir peur d’aller plus loin dans l’expression de la responsabilité : celui qui vend ladite drogue exerce sa pleine liberté de vendre. Il est censé savoir ce qu’il vend, tout comme il est censé savoir quelles en seront les conséquences. N’a-t-il pas sa part de responsabilité ?

    Bien sûr on pourrait objecter que non, car l’homme est doté de la raison : il y a consentement de la part de celui qui achète. Si l’on entre dans le cœur du débat, on constate que celui qui achète, le fait en connaissance de cause (en tout cas, il est supposé l’être). En quoi le vendeur peut-il être responsable ? Il ne fait qu’exercer sa liberté de vendre, il n’oblige personne à acheter.

    Pourtant, la morale et le social nous commandent à comprendre que le vendeur peu profiter d’un moment de faiblesse de l’homme ou encore de son manque de construction personnelle (i.e. drogue vendue aux lycéens), lui instillant ainsi une conduite addictive. Ce qui aura pour conséquence de détruire la propriété (de sa personne) et donc la jouissance des droits naturels de ce consommateur.

    Dans cette acception, la liberté de vendre implique nécessairement la mise en cause de la responsabilité du vendeur au même titre que l’acheteur est responsable de ses actes.

    Si le libéralisme ne protège pas les imbéciles, il protège quoi qu’il arrive, les plus faibles. Le libéralisme est l’unique philosophie de la protection des individus.

    La dépénalisation de la vente de drogue ferait que les vendeurs souscriraient des assurances (probablement chères), afin d’être couvert sur le risque de recours de consommateurs prétextant une atteinte à leur intégrité physique que le libéralisme protège.

    Voici qui serait plus juste : le consommateur payerait dans le prix de sa drogue l’assurance incluse et donc le coût de ses soins et des dommages qu’il pourrait causer, les assurances maladies des autres ne seraient pas impactées.

    Le libéralisme par ses deux principes de liberté et responsabilité qui ne peuvent comme le rappelle l’auteur de l’article, exister l’un sans l’autre, est la seule philosophie garantissant aux individus le droit de propriété de leur personne.

  • On n’est pas obligé d’acheter de la drogue….on peut aussi la faire pousser. Le résultat est le même à la fin : destruction de neuronnes !
    Il est vrai qu’à l’époque de Beaudelaire il y avait moins de drogués : l’usage était libre et non comptabilisé. Perso je trouve le débat de la drogue un peu largué, car aujourd’hui il est plus facile d’aller chez le médecin et de se faire rembourser ses médocs psychoactifs que d’aller acheter du shit chez votre dealer de quartier. Drogues légales, contre drogues illiciltes : c’est un sujet sympa, surtout en France, où nous sommes les 1° consommateurs au monde de drogues (toutes substances et surtout légales…).

  •  » Je vous demande de bien noter au passage que cette fameuse Déclaration est l’œuvre de libéraux. Comme vous le savez, les jacobins, c’est-à-dire les socialo-communistes de l’époque, se sont assis dessus et ont institué la Terreur.  »

    Je suis tout de même gêné par ce passage.Certes la terreur a été sanglante et je ne la justifie pas mais ce sont ces même  » libéraux  » de l’époque qui voulaient réservé le droits de vote aux seuls citoyens les plus riches ainsi qu’à en exclure les juifs et défendaient l’esclavage. Robespierre et ses partisans  » socialos communistes  » auront au moins le mérite d’avoir lutté pour l’extension à tous du droits de vote, pauvres comme riches, juifs comme non-juif et de combattre l’esclavage.

  • « D’autres grandes familles industrielles, notamment les Michelin, avaient des institutions comparables. »

    Je confirme pour m’être un peu intéressé à la métallurgie qui était à l’époque très présente dans ma région.
    Logements ouvriers (autrement moins exiguës et insalubres que les cages à poules de banlieue en passant) ou simplement une petite parcelle de terre cultivable, prise en charge des maladies/blessures/handicaps, aide pour l’éducation, construction de lavoirs, retraites et ainsi de suite, la liste est longue et parfois ça ne concernait même pas que les travailleurs avec par exemple la construction de lavoirs ou des dons substantiels aux bonnes œuvres des religieux locaux. Ce n’était pas réservé qu’aux grandes familles industrielles d’ailleurs et ce genre de procédés ce seraient probablement généralisés si seulement les socialos n’étaient passés par là.

    L’état est sorti de ses fonctions régaliennes pour devenir un intermédiaire inutile, coûteux et coercitif entre le patronat et les salariés. On vous prend le produit de votre travail avant même que vous ne l’ayez eu en main, tout ça pour que des politiques puissent se faire mousser en faisant la charité aux sans mérites avec l’argent des autres.
    Dans un sens nous sommes devenu plus que des esclaves en ce sens qu’eux au moins étaient conscient de leur condition, nous on nous enfume à longueur de journée au point qu’on arrive même à en redemander. Le réveil s’annonce brutal …

  • Une autre remarque, le libéralisme se limite souvent à ne pas prendre de responsabilité dans les affaires, car il est plus facile de fermer les yeux et ne rien voir que de faire juste !

  • le problème vient du fait que les socialistes ont tellement influencé les gens avec les inégalités sociales. ils ont fait des inégalités sociales un problème majeur d’aujourd’hui alors que le vrai problème vient de la pauvreté et non pas des inégalités sociales. les libéraux s’occupent du problème de la pauvreté mais pas de la lutte contre les inégalités car les libéraux sont pour l’égalité de droit. or l’égalitarisme s’oppose aux inégalités de droit. l’égalitarisme sous ses airs de bons sentiments charitables n’est que motivé par la jalousie et l’envie. http://www.contrepoints.org/2011/01/06/10334-etre-de-gauche-intolerant-et-peu-genereux
    http://www.contrepoints.org/2011/04/13/21001-radins-envieux-racistes-et-intolerants-les-socialistes-et-les-anticapitalistes http://www.contrepoints.org/2010/10/04/2621-gauche-intolerance-generosite-droite-liberalisme

  • a solidarité ne peut pas être forcé au sinon c’est du vol elle doit être volontaire

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